Observer son environnement

Cette semaine, j’ai l’honneur et la joie d’accueillir à nouveau Yannick sur mon blog. Yannick est l’auteur du blog Au Potager Bio sur lequel il partage avec dynamisme et beaucoup de gentillesse sa passion pour le jardinage biologique.

Merci à toi Yannick,

Gilles

Une rivière à proximité de votre jardin est une bonne chose (présence de batraciens, pas de problème d’arrosage…). Mais attention aux limaces !

Bonjour, tout d’abord je souhaite remercier Gilles qui a volontiers accepté de me prêter son clavier. Vous avez peut être eu l’occasion de me lire sur ce blog avec mon article ma façon de jardiner bio, ou alors sur mon propre blog qui se nomme Au potager bio.

Pour me présenter, je m’appelle Yannick HIREL et j’aime beaucoup la nature, l’observer et apprendre de cette dernière. Je dispose d’un potager de taille modeste et je suis un amateur comparé à Gilles qui est un grand professionnel et qui, je dois l’avouer, m’apprends énormément.

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous montrer l’importance, en tant que jardinier bio, d’observer son environnement.

Lorsque nous commençons un potager, il est important de déceler certains facteurs, en  sachant reconnaitre les avantages et les inconvénients liés au terrain. Ceci dépends de la région, de ce que le sol a subi avant nous, mais aussi de la présence naturelle de certaines plantes qui sont également des indicateurs pour la qualité du sol et qui peuvent également nous servir dans la fabrication de purins, décoctions …

Bien que Gilles n’utilise plus aucun produit de par l’équilibre qu’il a su favoriser, et maintenant préservé, je pense qu’il sera d’accord avec moi sur le fait que certaines plantes peuvent être utiles aux jardiniers, ou plus particulièrement à nos cultures.

A savoir que la plupart des plantes que nous insérons dans nos jardins sont originaires d’autres régions du monde, de ce fait le climat n’est pas toujours adapté à leur réel besoin ; c’est pourquoi, bon nombre de jardiniers décident de se servir des plantes dont ils disposent autour d’eux (comme par exemple : la consoude, l’ortie, la prêle…), permettant de “booster” ou encore d’aider les plantes.

D’où l’importance de savoir les reconnaitre et les utiliser à bon escient, car il ne faut surtout pas que cela engendre des déséquilibres dont Gilles a eu l’occasion de nous parler à travers un interview que vous pouvez découvrir en cliquant juste ici.

L’observation des avantages et inconvénients d’un terrain sont principalement :

– Le climat lié à la région (Comment allons-nous devoir protéger les plantes)

– Le jardin est-il protégé de potentiels vents violents ?

– Qui y a-t-il autour de nous pour savoir quelles sont les espèces que nous pourrons trouver ? Pour ce point il nous faut connaitre quels abris pour quels animaux ou insectes. Quelques indicatifs : une forêt, une rivière, des roseaux … déterminant la présence de gibier, de libellules, de crapauds, de pucerons, de limaces …

S’ils sont situés au nord, ces arbres protégeront le jardin…s’ils sont au sud, ils risquent de faire un peu trop d’ombrage !

– Y a-t-il une bonne exposition ?

Comme vous pouvez le constater tout élément doit être observé et compris par le jardinier, afin de s’adapter à la nature qui nous entoure et non l’inverse.

Faire avec la nature, c’est apprendre à s’en servir mais surtout la laisser faire naturellement son travail. De ce fait, il peut être judicieux et souhaitable de laisser des coins uniquement pour notre mère nature, comme un endroit “sauvage” dans lequel les “mauvaises herbes” (adventices) pourront abriter, de manière tout à fait naturelle, la biodiversité.

L’observation continue avec toutes les espèces qui peuvent être nos alliées mais parfois aussi des dits : “nuisibles”. Selon moi, il est important de savoir les favoriser tous, quels qu’ls soient, car ils font tous partie d’un équilibre alimentaire, d’où l’importance de connaitre leurs fonctions écologiques, leurs régimes alimentaires … pour simplement les comprendre.

Ma théorie est semblable à celle que m’a inculqué Gilles et que j’apprends au fur et à mesure du temps a adapter à ma personnalité  : Lorsqu’il y a une attaque, une maladie qui touche une plante, l’approche d’un jardinier bio est de se poser des questions comme :

– Pourquoi  ma plante est malade ?

– Qu’est ce qui est fait ou pas fait pour cette plante ?

– Quel est le facteur qui a fait que ce nuisible a dévoré cette culture plutôt que la même là-bas ?

Pour conclure

En combinant tous les atouts et les inconvénients d’un terrain, en sachant se servir de ses contraintes et de savoir les maitriser naturellement, je pense que vous avez déjà fait un pas vers un jardinage plein de vie.

Je vous remercie de m’avoir lu et je remercie Gilles.

Je vous invite à nous laisser un petit commentaire en donnant votre avis sur cet article : qu’en avez-vous pensé ? Y a-t-il des points qui vous semble important à ajouter ?

  • Bonjour,

    Je remercie à nouveau Yannick pour cet article qui résume fort bien l’importance de connaitre son environnement naturel lorsque l’on jardine.

    Je voudrais toute fois précisé ici que je ne me considère pas comme « un grand professionnel », mais simplement comme quelqu’un de passionné par son métier. ça fait seulement 15 ans que je pratique la culture biologique et j’ai encore beaucoup à apprendre…

    Je vous invite tous à visiter le blog de Yannick que j’apprécie particulièrement pour son dynamisme (vidéos, podcasts, organisations d’évènements…)

    Bonne journée à tous !

  • Bonjour Gille et Yannick,
    tout d’abord vraiment bravo pour toutes ces infos,
    j’aimerai savoir comment évité que les feuilles des courgettes blanchissent? Et si on ramasse la fleur sur une petite courgette est-ce que cela l’empêche de grandir, ou pourrait la faire pourrir? Parce qu’il me semble que c’est arriver chez moi j’ai pas trop fait attention… Merci 😉

  • superbe article . Toutes ces infos sont excellentes

    Je suis en parfait accord avec ce que tu dis .
    Il m’est difficile des fois dans le potager de gérer certains problèmes nous sommes dix jardiniers ayant chacun un jardin a s’occuper dans une même parcelle. Mais je commence a force d’observations comme toi Yannick a Cultiver avec moins de maladies et moins de problèmes de cultures.

    • Merci pour ton commentaire Nancy et encore merci à Yannick pour cet article en effet très intéressant !
      Il est en effet parfois difficile de faire comme l’on voudrait, notamment quand on partage une parcelle comme dans ton cas…
      Moi, ce sont les services communaux qui fauchent parfois, à mon insu; ma bordure enherbée (au bord de la route) et ça m’emm….. !
      Bonne journée,
      Gilles

    • Bonjour Nancy et bonjour à tous,

      Je crois que c’est toute la difficulté d’un grand jardin, surtout lorsqu’il est partagé, enfin si les personnes partagent la même conception du jardin : pas de problème !!

      Je suis content de voir, par ton témoignage, que tu pratique également cette observation qui est à mes yeux très importante, cela permet de comprendre certaines choses.

      Merci à toi et à bientôt
      Yannick

  • bonjour a tous!
    je suis heureux de faire parti des « amoureux » de la nature! Il est important d’observer pour comprendre , s’émouvoir et transmettre ! Etre a l’écoute de son jardin ,de la nature , c’est ne faire qu’un avec elle .il n’y a que comme cela que l’on peu ressentir le végétal (on peu me prendre pour un fou quand je dit cela ). Etre reconnaissant de ce que la nature nous offre ,même si parfois on es un peu déçus ! C’est l’occasion de se poser des questions …..
    merci a tous!

    • Bonjour Arnaud,

      J’adore ta façon de penser !! Je trouve cela important de garder contact avec la nature en essayant de la comprendre un peu.
      J’aime beaucoup rêvasser dans mon jardin (lorsque j’ai un peu de temps) je trouve que c’est très ressourçant.

      Merci à toi et à bientôt
      Yannick

  • Bonjour à tous, c’est tout ce que j’adore du jardinage naturel… prendre son temps tout simplement, observer, apprécier… vivre pleinement!

    Franck Nathié, chercheur en permaculture, nous a partagé que l’idéal avant de créer quoique que ce soit sur une parcelle est d’y vivre 1 année. Et non seulement d’observer son environnement, mais aussi de s’observer soi et ses allers-venues sur la parcelle. En 2011, de retour de notre voyage, nous avons vécu une saison sur notre parcelle récemment acquise dans notre fourgon aménagé avec nos enfants. Quoi de mieux pour vraiment ressentir le lieu ! 😉

    Plus tard, un ancien du coin, jardinier à ses heures aussi, nous informe qu’il faut une dizaine d’années pour vraiment bien connaître son jardin et ne faire qu’un avec lui. Gilles, pourrais-tu le confirmer, pour toi qui a 15 ans de recul maintenant ?

    Et puis, nous nous laissons aussi aller à la vie… pour notre 2ème espace de culture, vu qu’aucune idée de dessin ne venait à nous au départ, nous avons lâché prise et mis cela de côté. Un jour, un livre pour enfant de la bibliothèque sur le moyen-âge nous tombe dans les mains avec une représentation de l’époque d’un jardin-verger. Bingo ! A tel point que le dessin du jardin se présentait à nous naturellement sans trop y réfléchir. En quelques mois, l’espace était prêt (une photo avant-après) !

    Aujourd’hui, je découvre les livres de Machaelle Small Wright sur le jardinage co-créatif avec la nature. Toutes mes expériences au jardin me portent à y croire…

    Belle suite dans votre écoute !
    A bientôt.
    Sylvaine.

    • Bonjour Sylvaine

      Merci beaucoup pour ce témoignage.

      Je n’ai pas les 15 ans de recul sur un même environnement (déménagements) mais je confirme qu’il faut du temps pour bien connaître son jardin. Et celui-ci étant en constante évolution et les saisons si différentes d’une année sur l’autre, on ne le connait finalement qu’en un temps T. Ce qui est vrai cette année ne le sera pas forcément l’année prochaine.

      En fait, on en finit jamais de découvrir…et c’est je trouve ce qu’il y a de passionnant en jardinage naturel !

      Bonne journée !
      Gilles

    • Bonjour Sylvaine,

      Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis, avant de commencer un jardin-potager, l’idéal serait de l’observer pendant plusieurs saisons afin de pouvoir en apprendre les avantages et les inconvénients liés à celui-ci.

      Mais, je crois que l’homme reste un grand impatient 🙂

      Merci à toi et à très bientôt
      Yannick