Création d’un plate-forme collaborative sur le BRF

Bonjour à tous,

Partagez vos propres essais sur le BRF (Bois Réméal Fragmenté).

Pour participer  je vous invite à vous rendre sur la plate-forme collaborative Pl@ntNet sur laquelle  j’ai donc créé un projet sur le BRF.

L’objectif de ce projet étant de pouvoir comparer les expériences de chacun et d’en tirer les observations utiles : essences utilisées, périodes de broyage et d’épandage, réactions du BRF selon le type de sol, effets sur les cultures, conséquences sur le sol et la vie animale…

brouette BRF
Une brouette de BRF

 

N’hésitez pas à me contacter pour toute information supplémentaire.

Je compte sur vous !

  • Bonjour Gilles,

    Pour ma part, c’est chose faite, je lis avec grand intérêt tes articles sur ce projet, ce qui me permets de mieux comprendre le fonctionnement le BRF.

    Merci à toi et à bientôt
    Yannick

  • ahh la permaculture et ses atouts et bien sûr inconvénients…je m’explique ; je trouve ça très intéressant de travailler et produire au-dessus de son sol et surtout le réalimenter! nous nous nourrissons de part notre chère terre, bien normal et essentiel de lui renvoyer l’appareil… l’inconvénient c’est que cela reste possible pour ceux qui ont un jardin avec tous l’environnement adéquate car imaginer que tous le monde s’y mettent et que la plupart n’ont pas les feuilles les branches…etc…pour créer leurs BRF ils iront dans la nature en forêt pour y ramasser tous ce qui peut être utile mais alors la forêt, nous lui prenons sa matière organique…je comprend qu’elle puisse refaire son cycle naturelle l’année d’après mais, au fur et à mesure du temps, et si dans l’hypothèse que beaucoup de gens se tournent à la permaculture, est-ce que nous l’appauvrissons pas petit à petit…?
    bon, il y a des atouts, nous les connaissons, je porte pas en mal cette façon intelligente de moins la structure de son sol, j’adopte entièrement, mais si ça devenais à souhait et dans le temps une nouvelle façon de s’alimenter, il ne faudrait surtout pas que cela devienne commercial…sinon ; du monde dans les forêts, pas seulement pour ramasser des champignons…dérangerons la nature avec leurs chiens (qui peuvent effrayer déranger les hérissons par exemple, qui se planquent sous des feuilles…et bien sûr, bien d’autres animaux) pour le coup nous pouvons abîmer les forêts qui nous restent et déloger les compagnons des forêts.

    Conclusion : bonne alternative dans le temps, mais avec un bémol sur la possibilité que l’homme dérange les forêts.

    Qu’en pensez-vous, c’est une idée que je porte, non certaine, si l’on veut m’expliquer le contraire je suis ouvert, et au contraire je voudrais en voir que du positif, durable et à long thermes. Je teste cette année cette alternative, je viendrais déposer mes photos et autres.

    par intérêt aux alternatives écologiques et durables.
    Gildas.

    • Bonjour Gildas,

      Je partage ta crainte à long terme.
      Toutefois, je pense que c’est n’est pas pour demain que tout le monde se mettra à travailler de cette façon…

      Je pense par ailleurs qu’il est possible de faire cela intelligemment.

      On peut par exemple profiter des chantiers d’élagages (ce que j’ai fait) ou de coupes d’arbres pour récupérer les petites branches (qui sont en général brûlées), en prenant soin d’en laisser sur place (pour l’humus de la forêt).
      Je n’ai par ailleurs qu’à faire un petit tout dans les bois par chez moi (en dordogne) pour constater les quantités énormes de bois disponibles et ceux qui ne demande qu’à être coupés (châtaigniers atteints par le chancre)…
      Le BRF se renouvelle tous les 4/5 ans, ce qui laisse le temps de se développer à de nouvelles pousses.

      Alors, oui ! Faisons attention à ne pas aller à l’opposé de notre objectif, préserver la Nature.

      Ma véritable crainte se situerait plutôt du côté de ceux qui pourrait voir cela comme une aubaine financière, sans se soucier de l’avenir (et ceux-là, il y en a déjà)…

      Tu es le bienvenu sur le projet collaboratif. N’hésite pas à t’y inscrire.

      Cordialement,
      Gilles

  • La question du BRF est, me semble-t-il, inséparable de la conception paysagère du jardin.
    Un jardin sans arbres, arbustes ou buissons aura besoin d’importer tout ce qu’il ne donne pas lui même.
    J’entends bien le bruit des dérapages commerciaux autour de la fabrication de BRF. Mais j’écoute aussi la mélodie du bruissement des feuilles dans le jardin.
    Nous avons été, durant plusieurs générations, poussés devant une image restreinte du paysage, celui du jardin privé (de son environnement).
    Car la nature, ce n’est pas seulement, ce qui est resté sauvage, c’est aussi, l’homme et son rapport au monde vivant.
    Afin de prendre sa part dans la construction d’un habitat durable, lieu des préemptions et restitutions,s’inspirer de ce qui se fait sans les hommes, pour améliorer ce que font les hommes, est ce qui donne tout son intérêt aux expériences conduites avec le BRF.
    Associer, celles et ceux qui possèdent de petites surfaces, à la culture de plantes, dont les ligneuses, puis à une récolte collective en vue d’un partage, est possible.
    Comme Gilles le souligne, le BRF n’est pas un engrais mais un agrégat qui ne demande pas être renouvelé tous les ans.
    Penser son jardin en prenant en compte les riverains, participe de la construction du paysage global et à lui permettre de se bonifier.
    S’approvisionner en BRF auprès de ses voisins limiterait la commercialisation spéculative.
    Certes, cela ne garantit pas d’être protégés des effets de la perversion du système financier. D’ailleurs, aujourd’hui, des forêts sont rasées ou menacées de l’être,par des fonds spéculatifs, pour produire des pellets, afin de toucher quelques rentes carbone.
    Mais promouvoir une conduite sage de l’usage du BRF,c’est aussi attirer l’attention sur l’importance de la diversité des essences d’arbres, d’arbustes, de buissons, pour la préservation de la biodiversité nécessaire à un environnement pérenne de l’habitat humain.

  • J’arrive un peu tard, je pense, pour participer à ce blog sur le BRF, mais c’est un sujet qui m’intéresse, et j’aimerais y apporter mon petit caillou! Merci pour l’idée de plantnet, mais le lien BRF sur leur site ne semble plus fonctionner…
    L’idée de partager broyeurs, broussailles et BRF est assez répandue dans notre petit milieu et il serait utile de ne pas multiplier les blogs pour ne pas diluer nos forces. Je travaille déjà avec BRF Génération (http://www.brfgeneration.fr/) qui a fait un site dédié à ces échanges. Pourquoi ne pas tous s’y rejoindre, ou du moins, faire référence réciproque?