Partagez votre saison de jardinage !

Bonjour à tous,

En ce début septembre, j’aimerais tout simplement vous inviter à partager vos observations sur la saison de jardinage qui se termine.

  • Vous avez rencontrez pas mal de problèmes ? Maladies ? Ravageurs ? Lesquels ? Dans quelles conditions ?
  • Vous avez-fait des expériences ou testé de nouveaux procédés (nouveaux en tout cas pour vous) ? ça nous intéresse!
  • Certaines de vos récoltes ont été décevantes ? Lesquelles ? Quelles ont été les conditions de culture ? A quelle période ?
  • Vous avez au contraire connu de belles réussites ? Lesquelles ? Dans quelles conditions ? Comment ?
  • etc…

Alors, je ne répondrai sans doute pas directement aux éventuelles questions qui seront posées ici. Ce n’est pas le but.

L’objectif est plutôt de mieux cerner les difficultés auxquelles vous pouvez être confrontés.

Afin bien sûr d’essayer d’y répondre à travers des articles à venir.

Bref, dites-nous tout (utilisez le formulaire de commentaires en bas de cette page)

  • bonjour

    j’étais avant ma retraite arboriculteur en agriculture biologique , quelle belle expérience !!
    maintenant j’ai un jardin que je cultive de manière très écologique , j’ai de bon résultat dans l’ensemble , surtout au niveau des haricots verts !
    mais j’ai de gros problèmes avec les larves de taures sur mes salades . j’essaie les pomme de terre pour les piéger je vais voir rapidement le résultat , sinon quelle solution me préconisez vous en cette fin de saison d’autant plus que ma tanaisie est trop jeune pour faire un purin de tanaisie
    merci , j’accepte tous les conseils !
    on m’a dit d’essayer de l’eau de javel dilue dans de l’eau , qu’en pensez vous ?

    • Bonjour Pierre,

      Qu’appelez-vous « taures » ? si je regarde dans le dico, je vois « jeune vache » !
      D’après votre description, j’aurais tendance à penser que vous vous voulez parler de taupins ? Est-ce le cas ?

      Mais je peux déjà vous dire que je suis totalement opposé à l’utilisation d’eau de javel dans le jardin… Notre but est de favoriser la vie et les équilibres, pas de détruire.

  • Merci de votre rapide réponse .
    pardon ! j’ai employé le terme en occitan , c’est le taupin son nom français !
    vieille habitude ! lol .Ps de souci j en’avais pas l’intention utiliser l’eau de javel , mais j’essaie les piéger avec des pommes de terres car j’ai lu qu’elles en sont friande

  • Bonjour,
    J’ai pour ma part un (petit) jardin depuis 13 mois. Un jardin tout neuf mais assez pauvre (tout a été remué lors de la construction de la maison). Sur ce jardin, j’ai dédié 2 parties au potager :
    – 50m2 plein sud, dans un endroit où la terre était assez tassée et remplie de liseron. Il s’agit ici pour le moment d’enrichir la terre pour le moment, donc de l’engrais vert à prospérer ici depuis le printemps. Seuls quelques pieds de tomates et fraises y on été plantés en plus.
    – dans une partie un peu plus ombragée, on a construit en plus 4 carrés d’1m20 de côté sur 60cm de haut (on n’y pense pas, mais il en faut des brouettes pour les remplir!). A côté de ces carrés, prospèrent framboisiers, aromatiques et tournesols. Ici, mon ennemi est la ronce qui a prospérée longtemps. Et elle est coriace.
    J’ai donc préparé amoureusement mes semis depuis le mois de mars pour une première expérience potagère. L’objectif était de tester un peu tout et voir ce qui marchait et me plaisait (ou pas).

    Dans ce que j’ai noté cette année :
    – Le printemps pluvieux ne m’a pas spécialement dérangé, mis à part une invasion plutôt impressionnante de petites limaces (mes voisins confirment que c’est la 1ère année qu’ils voient ce phénomène) qui m’ont dévorés complètement des plants de courgettes, de concombres et des salades.
    – Il faut planifier les semis à rebours par rapport aux Saintes Glaces (en tout cas chez moi) et pas en se fiant aux périodes de semis indiquées sur les sachets. ça évitera les petits pois, prêts à planter en avril alors qu’il gèle encore trop!
    – Le liseron se révèle plus embêtant que les ronces dans un potager. Je vais donc travailler à décompacter ce sol en plantant dès demain du seigle.
    – 2 de mes 4 carrés ont reçu un fumier de poules au printemps, et on voit bien la différence avec les carrés sans fumier sur la vigueur des plantes. Je vais donc généraliser cette pratique partout.
    – Il est très difficile de savoir combien de kg peut produire une plante. Ce genre d’infos est introuvable sur le net (même si je comprends que de nombreux paramètres entrent en jeu), ce qui rend la planification des cultures assez hasardeuse les 1ères années. Mais je commence à y voir plus clair!
    – Le mildiou commence seulement à se pointer sur les courgettes, sinon, tout le potager est sain. L’association des cultures a très bien fonctionné chez moi pour lutter contre les insectes néfastes, alors que mon voisin direct est envahit d’altises, héhé.

    Les récoltes décevantes ici (en Haute-Savoie), sont :
    – Les courgettes : beaucoup de fleurs sur mes 2 pieds survivants, mais seulement 2 courgettes récoltées pour le moment.
    – Les concombres : 3 concombres pour un plant seulement, mais il est peut-être trop à l’ombre.
    – Les petits pois : un problème de timing sur les semis clairement.
    – Les poivrons : deux fleurs au printemps qui ont été coupées par les corbeaux, il est en train de m’en refaire une autre en ce moment mais c’est trop tard. J’en mettrais un sous un tunnel l’année prochaine.
    – Le basilic : J’en ai toujours eu en pot qui prospérait sans aucun souci. Cette année, pour mon premier basilic en pleine terre, rien à faire, il est tout rabougri.
    – La rhubarbe ne se plait pas où elle est. Il faut que je lui trouve un autre endroit. Ou peut-être est-ce un problème de qualité de la terre?

    Les récoltes qui font plaisirs :
    – Les radis : l’indispensable pour les débutants vu les résultats rapides que cela donne. Ca donne du courage au début!
    – Les tomates : un vrai bonheur de couleurs et de saveurs. Je testerais l’année prochaine le semis en bouteille pour voir. J’ai un pied qui est particulièrement énorme et généreux, mais je ne sais pas pourquoi.
    – Les haricots à ramer : le rendement est juste hallucinant, pourtant, je n’ai qu’une dizaine de pieds. Et ils font encore des fleurs!
    – Le persil qui devient presque envahissant tellement il est luxuriant (alors que les graines proviennent d’un fond de sachet qui a 10 ans!). Je vais essayer de le protéger pour en profiter tout l’hiver.
    – La coriandre : j’en ai fourni à tout mon entourage, et j’ai encore un stock pour plusieurs années! Très rentable, et très joli!
    – L’oseille est prolifique, miam!
    – Un ami m’a donné 3 graines de tournesols et ils sont majestueux. Il y a en permanence plusieurs bourdons dessus qui se régalent.

    Pour l’hiver, les laitues, les navets et les betteraves sont en place. Les poireaux et les carottes grossissent tranquillement.

    Pour l’année prochaine, je ferais en plus des pommes de terre, des oignons et de l’ail. Peut-être aussi un chou-fleur si j’ai de la place. Et je préparerais mes rotations en incluant les légumes d’hiver (là, c’était un peu l’impro, je ne pensais pas en faire du tout à la base).
    Ah oui, il faut que je me penche sur la conservation de ces fruits et légumes, car seule la congélation ne suffit pas, mon congélateur déborde! C’est bien beau de produire, mais si on peut en conserver pour toute l’année, c’est encore mieux!

  • La conservation: je fais sécher presque tous mes légumes, souvent découpés, sur une table: haricots verts, courgettes etc

    Sécheresse persistante: j’ai évité la catastrophe en récupérant (tardivement !) de la tourbe au fond de ma mare asséchée : une merveille qui une fois broyée fait un paillis assez fin pour que les végétaux ressèment, et un excellent engrais.
    J’avais aussi laissé mes radis, salades, choux etc montés en graine à 2m de haut et desséchés: ils ont fait de l’ombre et empêché les intrusions de chats, merles etc

    Limaces et escargots se sont gavés et ont été ramassés la nuit sur les déchets de salades etc laissés sur les allées. Du coup ils ont épargné mes jeunes plants, mais que de travail ! 1000 baveux environ par semaine, que je relâche loin dans les prés !!!

    Mais la plupart de les légumes n’ont pas donné grand’chose. Rien en navets, mais j’ai heureusement prévu des racines: onagres, bardanes, papyrus souchet, ignames, châtaignes de terre, chervis, radis, yacons/poires de terre, topinambours …

  • Salut Gilles, Salut tous !

    Bon la saison n’est pas tout à fait finie içi. La majorité des couverts d’hiver sont déjà semés, levés et en bonne santé.

    Pour ce qui est des cultures, je m’en tiendrai à ce qui a foiré, et des hypothèses que j’émets sur ces ratages:

    – Echalotes foirées, car trop enherbées et probablement agressées par l’engorgement du sol en eau au printemps. Rectification du tir au printemps prochain, où elles seront plantées dans un petit billon, pour bien drainer.

    – Choux cabus foirés, car placés sur une planche trop dense. Je pense particulièrement que la proximité des panais et de leur imposante végétation les a forcés à « monter » pour trouver la lumière. Du coup, ils ont une bien sale tête.

    – Radis foirés, et pour le coup je n’ai aucune hypothèse. C’est simplement qu’ils ont tout de suite filé en graine. Toutes les variétés, et à toutes les époques de semis. Etrange !

    – Haricots à rames moyens, à mon avis du fait d’avoir été semés dans un couvert vivant où j’ai imprudemment glissé des radis daïkon.

    Maintenant et rapidement, mes bonnes surprises de l’année et mes choix validés pour les saisons suivantes:

    – Incontestablement en numéro 1, le Sorgho Fourrager en culture d’été, que ce soit dans un couvert ou pour porter les haricots à rames. Il est aussi haut que mon poirier.

    Cultivé dans les mêmes conditions que mon maïs et pour les mêmes usages (biomasse, activité biologique et tuteurage des haricots), il fait aujourd’hui un peu plus de 2,60m, soit 60 cm plus haut que le plus beau pied de maïs ! La différence de taille peut aller jusque plus d’un mètre.

    En plus, il a tallé comme un fou (jusque 5 tals pour 1 pied), et n’est pas encore arrivé à l’épiaison. Je suppose qu’il peut encore grandir un peu. Quelle biomasse ! Comme quoi , même dans le nord de la France, avec un printemps pourri et froid, des semis /repiquages tardifs et un terreau très moyen, il y a vraiment quelque chose à faire avec ce fameux Sorgho.

    Bref, ce sera la base de mes couverts d’été pour l’an prochain, incontestablement, et planté à 50x50cm. Attention toutefois à ce qu’il ne mette pas tout le monde à l’ombre !

    N°2: Les patates sous couvert. Pour le coup c’est aussi une très bonne surprise ! Récolte en main, je ne peux être que ravi (76kg pour un carré de 5x4m).

    N°3: Les carottes sous trèfle blanc/trèfle incarnat/luzerne, qui se portent vraiment comme des charmes !

    A plus tard

  • C’est joli en plus, le sorgho ! j’ai aussi quelques pieds de raisins d’Amérique qui sont costauds pour soutenir les rames de haricots et font de l’ombre, mais attention ça ressème beaucoup ! on peut même tendre des fils de l’un à l’autre tant les « troncs » sont solides. J’ai eu les mêmes ratages surtout pour les échalotes pourtant sur butte : sans doute le printemps pourri ?

    • Attention, le raisin d’Amérique est une plante magnifique mais très envahissante. Elle est classée comme peste végétale par l’UICN en raison de la menace qu’elle représente pour la diversité floristique de nos campagnes.
      A éviter dans nos jardins donc.

      Amicalement

      Aurélien

      • Je supprime les grappes, c’est fastidieux mais j’aime bien en avoir quelques pieds (en plus comestibles mais pas encore essayé).

    • Salut,

      Si tu veux je peux t’envoyer un peu de Sorgho, il m’en reste plus de 2 Kg.

      C’est du Biomass 140, non traité, de chez Semences de Provence.

      Tu n’as qu’à m’envoyer un MP sur le forum de Gilles.

      @+

  • Une année vraiment délicate. Si je rentrais dans les détais ce serait très long bien sûr. Les faits marquants :

    En négatif :
    * Passé pas loin de la cata en Mai Juin pour les tomates. Merci le purin d’Ortie. Mais prod tardive (début Août) et environ 1/3 de l’année dernière.
    * Cata pour les haricots verts qui sont moches, peu nombreux, qui filent et qui ont des fils, jamais vu ça.

    En positif :
    * Carottes et navets de printemps.
    * Les Brocolis que je viens de récolter et qui sont allés très vite.

    Voilà pour faire au plus simple…

  • Bonjour,

    Contexte : Hérault, potager de 30 m3 non ombragé, limoneux mais assez pierreux, jamais cultivé (auparavant une pelouse de chiendent) que je cultive depuis trois ans en pratiquant un bon amendement (fumier, compost et paillage, le tout bio). Peu de ravageurs hormis les oiseaux, goélands et pies notamment) sol très pauvre en vers et pas de limaces compte-tenu du climat sec.

    Contrairement à d’autres jardiniers du blog, le mois de juin a été prometteur ici (nombreux épisodes de pluies moyennement abondantes en fin d’hiver et début d’été et pas trop de tramontane donc une terre meuble au moment des plantations contrairement à l’an dernier), bonne levée en mai-juin de mes cultures méditerranéennes préparées sous serre (courgettes, concombres, poivrons, aubergines, piments, pastèques, aromatiques), tomates variées, haricots nains et parterre de fleurs pour la pollinisation. Ici, pas question de planter l’été des salades et des radis dans un jardin non ombragé.

    La canicule est habituelle ici et a sévi comme partout, ici aussi elle a été exceptionnelle et a duré tout l’été sans rémission, des pics jusqu’à 37° C le jour et guère en dessous de 30° C la nuit à certaines périodes au point que les tomates ont fleuri en juin uniquement et à nouveau maintenant. De ce fait l’ensemble des récoltes a été moyen en quantité mais quand même une bonne récolte pour ce qui concerne les tomates cerises.

    Alors que je suis parvenu à protéger mes cultures de la chaleur tout l’été grâce à un bon paillage, les températures commencent à baisser sous les 30 °C depuis quelques jours, ce qui laissait espérer de nouvelles floraisons et fructifications, mais au lieu de cela c’est la catastrophe. Ce matin j’ai du arracher la moitié de mon potager, ravagé en quatre jours à peine, depuis le rafraichissement relatif, par une maladie dont j’ignore la nature mais qui affecte indifféremment les espèces végétales avec jaunissement et dessèchement brutal des feuilles sur les concombres, courgettes, tomates, haricots, basilic, fleurs, etc. Ça commence à toucher les plantes au port plus robuste comme les aubergines. Seuls les poivrons et piments ne sont pas atteints à ce jour. Je crains de devoir mettre prématurément un terme à mes cultures estivales, de fumer, pailler et laisser reposer plus tôt que prévu en vue de mes cultures automnales et hivernales : salades, radis, choux, fenouil, engrais verts (fabiacées).

    Donc beaucoup d’aléas, été particulièrement difficile à gérer, comme pour la plupart des jardiniers du blog apparemment.

    • Cela devient difficile ! je vais essayer l’an prochain de faire des tonnelles avec mon pied de vigne, des chayottes, afin de protéger un peu les rares plants qui résistent à la chaleur, et peut-être mettre du liner sur le grillage. Deux autres choses en passant : attention aux vers à tête triangulaire qu’on trouve dans la terre importée (pots et godets des jardineries) et un « truc » surprenant pour réussir les semis, parait-il : mettre quelques granules homéopathiques d’indium metallicum (excellent aussi pour nous). Mais l’homéopathie soignant nos corps éthériques et par symboles (lisez « Et si la maladie n’était pas un hasard » pour comprendre) après tout pourquoi pas, pour nos soeurettes les plantes ?