Purin d’Ortie, n’en abusez pas !

Le purin d’ortie est aujourd’hui bien connu des jardiniers.

L’ortie est même considérée par beaucoup comme une plante miracle.

Et de fait, on peut facilement constater les effets spectaculaires du purin d’ortie sur les plantes de notre jardin.

Un bon arrosage sur une plante moribonde et, quelques jours après, cette dernière change radicalement d’aspect. De terne et manquant de vigueur, elle devient rapidement très verte et vigoureuse…

Une super plante donc pour un potager naturel !

Oui, mais… je constate, notamment à travers les questions qui me sont posées par des adhérents à ma prestation d’accompagnement personnalisé, que le purin d’ortie n’est pas toujours employé à bon escient.

Et pire encore, que les conséquences d’une mauvaise utilisation sont fréquentes… et souvent catastrophiques.

Mais avant de voir cela plus en détail, commençons par voir à quoi sert un purin d’ortie.

A quoi sert le purin d’ortie ?

Le purin d’ortie est un engrais azoté à effet rapide.

Le purin d’ortie est utile pour :

  • le développement de la végétation
  • redonner de la vigueur à une plante en état de faiblesse (le manque d’azote se caractérise par une faible croissance et une teinte jaunâtre du feuillage)
  • renforcer les défenses naturelles des plantes

Le purin d’ortie est un engrais très puissant.

Il est donc essentiel de le diluer, que ce soit pour arroser au pied des plantes, ou pour une pulvérisation sur le feuillage.

Vous ne me croyez pas ?

Arrosez n’importe quelle plante avec du purin d’ortie non dilué en mouillant le feuillage… vous ne tarderez pas à voir le résultat : le feuillage va noircir puis mourir…

Une caractéristique qui confère au purin d’ortie une fonction supplémentaire :  c’est un désherbant très efficace (on l’utilise alors pur).

Comment faire du purin d’ortie ?

Tapis d'ortie à disposition pour le purin
Tapis d’ortie à disposition

La préparation à base d’orties la plus connue et la plus communément employée est le purin d’ortie.

Il s’agit concrètement d’une fermentation de feuilles d’orties plongées dans de l’eau.

Voici la recette du purin d’ortie :

  • Remplissez un récipient  (en terre, en bois ou en plastique mais en aucun cas en métal, sous peine d’oxydation) de plantes fraîches. Complétez avec de l’eau de pluies (ou de sources, mais évitez l’eau du robinet, souvent fortement calcaire et chargée en chlore)
  • Couvrez en laissant une légère aération (une petite cale empêchant la fermeture complète du couvercle est très bien pour éviter une putréfaction)
  • Remuez chaque jour : vous pouvez observer une mousse qui se forme à la surface (c’est la fermentation)
  • Le purin d’ortie est prêt à être utilisé quand il n’y a plus de mousse (1 ou 2 semaines)
  • Filtrez-le

Comment utiliser le purin d’ortie ?

Utiliser le purin d’ortie comme engrais naturel

Le purin d’ortie est un engrais azoté très puissant.

Si vous ne voulez pas brûler le feuillage des plantes cultiver, et tout simplement pour éviter un excès d’azote, il est impératif de diluer le purin d’ortie avant utilisation :

  • à 5% (par exemple 0.5 litres de purin pour 10 litres d’eau) pour pulvériser sur les plantes (si vous dépassez largement ce dosage, la plante bénéficiant de la pulvérisation risque tout simplement de mourir)
  • à 10% (1 litre de purin pour 10 litres d’eau) pour arroser au pied des plantes (nous verrons plus bas les conséquences d’un excès d’azote)

D’une manière générale, les besoins en azote d’une plante annuelle se situent en début de culture.

C’est en effet durant les premières semaines que sa végétation va se développer (ce qui est le rôle de l’azote).

Je recommande donc de faire tout au plus 2 ou 3 traitements au purin d’ortie, à 10-15 jours d’intervalle (donc pendant 1 mois à 1 mois 1/2 après la mise en place de la culture)

Par la suite, pour favoriser le développement de fruits ou autres organes (tubercules, racines, gousses, pommes de salades ou de choux…) une plante a aussi et surtout besoin de phosphore et de potasse.

Une préparation à base de consoude, une plante mieux équilibrée en éléments minéraux, répondra alors plus efficacement à ces besoins multiples qu’un purin d’orties.

Utiliser le purin d’ortie comme revitalisant

Si une plante végète, se développe mal ou que son feuillage à tendance à jaunir, elle est probablement carencée en azote (attention, cela peut aussi être un blocage du sol et donc des éléments minéraux présents… le purin d’ortie n’y remédiera alors que ponctuellement, mais redonner vie au sol sera alors une priorité).

Cette richesse en azote du purin d’ortie sera également utile pour redonner de la vitalité à une plante particulièrement faible.

Dès lors, des arrosages ou pulvérisation plus rapprochés dans le temps (tous les 2 ou 3 jours) seront bienvenus.

Il est également possible de diluer un peu moins (mais pas au-dessus de 10 % pour des pulvérisations, et pas au-dessus de 20% pour des arrosages).

Ces traitements cesseront dès que la plante aura repris de la vigueur (s’il s’agissait bien d’une carence, cette reprise sera visible en quelques jours).

Utiliser le purin d’ortie comme désherbant naturel

Nous venons de le voir.

Une dilution non respectée pourra avoir pour conséquence la mort d’une plante…

Nous allons donc nous appuyer ici sur cette caractéristique pour utiliser le purin d’ortie comme désherbant naturel !

Comment procéder ?

Ne diluez tout simplement pas votre purin d’ortie.

Et arrosez directement, avec une pomme d’arrosoir à larges trous (même si théoriquement il est également possible de pulvériser avec du purin d’ortie non dilué, dans la pratique, cela sera beaucoup plus compliqué : les buses de votre pulvérisateur risquent fort de se boucher), sur les plantes que vous voulez éliminer, que ce soit sur une planche de culture à nettoyer, sur des allées ou même une terrasse…

Patientez 2 ou 3 jours…

Les jeunes pousses auront probablement disparu.

Si ce n’est pas le cas, répétez l’opération (cela sera sans doute nécessaire pour venir à bout de plantes particulièrement coriaces, comme le rumex ou le plantain par exemple).

Conserver le purin d’ortie

Le purin d’ortie se conserve, filtré, dans un récipient non métallique, à l’abri de la lumière et dans une endroit frais.

Des bidons opaques placés dans une cave, un hangar ou même simplement à l’ombre, permettront une bonne conservation pendant la saison (à mon sens, passé une saison, les effets deviennent très minimes. Mieux vaut refaire un purin en début de printemps que d’utiliser un purin qui aurait été conservé de l’année précédente).

Pourquoi ne faut-il pas abuser du purin d’ortie ?

Pas besoin de purin d'ortie pour cette culture de pommes de terre
Cette culture de pommes de terre n’a pas, ou plus, besoin de purin d’ortie : sa végétation est déjà très vigoureuse…

Purin d’ortie et pucerons

L’excès d’azote attire les pucerons en masse.

En d’autres termes, une plante trop vigoureuse constitue un attrait indéniable pour les pucerons et quelques autres ravageurs (pour éloigner les pucerons on utilisera une macération comme nous allons le voir plus bas).

Notez également ici que les légumineuses (au potager : pois, fèves, haricots) captent l’azote atmosphérique.

Elles n’ont donc pas besoin d’azote supplémentaire.

Le purin d’ortie n’est donc pas utile pour ce type de plantes…

Il est même néfaste, car du fait qu’elles contiennent beaucoup d’azote, elles sont naturellement très attractives pour les pucerons… Ajoutez un peu de purin d’ortie, et c’est l’invasion presque assurée.

Purin d’ortie et floraison

Nous en avons déjà parlé sur le blog, mais une plante très (ou plus exactement trop) vigoureuse n’éprouvera pas le besoin de se reproduire (voir ici).

Ainsi, si l’on abuse du purin d’ortie en période de floraison, on continuera à favoriser la croissance de la plante cultivée (croissance excessive se caractérisant par un développement du feuillage très important). au détriment de sa floraison et donc de la production (c’est particulièrement vrai pour les légumes fruits : tomates, concombres, aubergines, melons, courges et courges).

De même, des arrosages ou traitements tardifs au purin d’ortie favoriseront la croissance du feuillage, au détriment du développement des racines, tubercules, bulbes…

Ce déséquilibre rend la plante plus vulnérable aux maladies et autres attaques parasitaires.

Autres préparations à base d’ortie

L’ortie est également employé sous forme de macération ou d’infusion.

Ces préparations permettent un emploi plus rapide que le purin.

Et leurs effets sont différents.

La macération d’ortie

La macération est utile pour renforcer les plantes cultivées contre les attaques de pucerons ou acariens.

Préparation de la macération d’ortie :

  • Mettez les plantes fraîches à tremper (100g pour 1 litre d’eau) pendant 12 heures (pour une utilisation en curatif) ou 2 à 3 jours (pour une utilisation en préventif).
  • Placez si possible le récipient au soleil.
  • Filtrez.

Utilisations de la macération d’ortie :

  • Pulvérisez en préventif  (avant éclosion des bourgeons et à l’apparition des jeunes feuilles) une macération de 2 ou 3 jours diluée 50 fois ;
  • Pulvérisez en curatif (donc en cas d’attaque importante) une macération de 12 heures maximum, non diluée. Répétez l’opération 2 à 3 fois par semaine jusqu’à disparition des indésirables.

L’infusion d’ortie

L’infusion d’ortie est notamment utilisée pour protéger les choux d’une invasion de charançon gallicole.

  • Découpez finement 200 g de feuilles fraîches.
  • Placez dans un récipient non métallique et versez 1 litre d’eau bouillante.
  • Couvrez et laissez infuser jusqu’à refroidissement.
  • Laissez reposer 24 heures.
  • Filtrez et pulvérisez non dilué dans les jours qui suivent sur les jeunes plants de choux.

Conclusion

L’ortie est certes une plante utile pour redonner de la vigueur à une plante faible ou encore pour renforcer les défenses naturelles des plantes cultivées.

Mais, dans un potager naturel, il convient toutefois de ne pas abuser du purin d’ortie sous peine de créer des déséquilibres (en ce sens, on peut tout à fait comparer l’ortie à un engrais chimique à effet rapide).

Le purin d’ortie favorisera la croissance initiale mais par la suite préférez la consoude, plus adaptée à la floraison, à la fructification ou encore au développement des tubercules ou autres bulbes (ou éventuellement un mélange ortie/consoude).

Et plutôt que d’avoir recours à cet engrais “coup de fouet”, il est préférable de tout faire pour favoriser la fertilité naturelle de son sol, ceci par des apports de matières organiques, que ce soit par une couverture permanente (paillage*, BRF, engrais verts) et/ou par des apports réguliers de compost ou de fumiers animaux.

En résumé, le purin d’ortie doit être considéré comme un complément de fertilisation.

Mais la réussite de votre potager reposera avant tout sur des pratiques adaptées à vos conditions de culture (climat, sol, environnement naturel…).

Ces techniques sont détaillées dans Mon Potager au Naturel.

*On peut d’ailleurs très bien pailler avec quelques feuilles d’orties fraîches ; les effets seront alors plus modérés mais aussi plus durables.

 

Pour des cultures saines, cliquez ici

 

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  • Bravo Gilles pour attirer l’attention sur ces aspects particuliers de l’utilisation du purin d’ortie en excès !
    Que faut il penser du purin de luzerne en complément ou suite dans la saison (chez moi je n’ai pas de consoude et le temps qu’elle pousse..)
    Merci si quelqu’un a une expérience.

  • En effet, mal utilisé le purin d’ortie peut être catastrophique. Pour traiter contre les pucerons sur les fèves (et sur conseil d’un ami) j’ai supprimé les pucerons mais j’ai également fait crever tous mes plants de fèves. J’ai pu constater que sur cet emplacement, les plantations suivantes n’ont rien donné. Merci pour ces conseils très éclairés.

  • Mais pourquoi eau de pluie? et je voudrais savoir si je peux traiter les haricots en préventif et en curatif contre les vers.

    • Eau de pluie signifie qu’il faut éviter les eaux javellisées du robinet !
      On peut également utiliser eau de puits, eau de source…
      Si tu ne disposes pas d’une eau exempte de chlore il est possible de laisser une eau du robinet s’aérer pendant quelques heures …
      Une occasion de porter attention à l’intérêt de fabriquer une cuve de récupération d’eau de pluie : facile et vraiment écolo !

      • Bonsoir Roland et à vous tous.
        De l’eau du robinet j’en consomme et pour faire évaporer le chlore il faut du froid, je place ma cruche au réfrigérateur la veille et le lendemain thé et boisson sans goût de chlore garantie.
        Par contre encore bravo à Gilles pour son blog et ses conseils, très bon article et surtout détaillé comme d’habitude.

  • J’aimerais comprendre pourquoi on ne peut pas faire du purin d’ortie dans une bassine en métal… tout le monde dit de ne pas le faire j’entends …
    Mais j’aimerais comprendre

  • Audrey je ne sais pas exactement mais on peut penser que la formation du purin d’ortie, étant une fermentation, elle passe par un stade d’une certaine acidité qui serait corrosive sur le métal. Bien visible par les bulles qui se forment au début…. Processus identique dans d’autres fermentations par exemple fermentation du raisin pour donner le vin…

  • bonjour, concernant la macération d’ortie en préventif puceron, faut il la diluer 5 ou 50 fois comme indiqué après 3 jours de macération ? Merci de votre réponse. Olivier

  • Bonjour j ai semée un pelouse le 1er mai
    la pelouse pousse irrégulier ( mauvais terre par endroits suite à un terrasement ) puis je utiliser le purin d orties et à quel dose merci

  • De bon conseils à retenir, merci! Une précision toutefois concernant les quantités/poids pour faire le purin de base. J’ai lu qu’il fallait 1 kg d’orties pour 10 litres d’eau de pluies. Pourriez vous confirmer ces quantités et/ou y apporter des précisions. Merci pour votre temps.

  • J’ai récolté de jeunes pousses d’orties (nous ne sommes qu’à mi-avril )pour faire ma macération . Depuis 2 semaines ,rien ne semble se passer dans ma cuve : pas de bulles ,pas de mousse ,pas la moindre odeur de purin qui naisse …Serait-ce parce qu’il s’agit de jeunes pousses ? Ou parce qu’il fait encore trop froid ? L’an passé ,je m’y étais pris plus tard (en juillet ) et cela avait pourri très vite .

  • Parasitisme: les purins de plantes :orties, prêle et autres du CHARLATANISME!
    Au final, il est frappant de constater l’écart entre les effets mesurés – nuls, ténus et/ou aléatoires – et les recommandations des prescripteurs de la profession sur l’emploi des purins. !
    https://www.jardiner-autrement.fr/wp-content/uploads/2016/12/purin-ortie-bd.pdf
    http://britta.cbb-developpement.com/veille/fiches/2014-7/15383.htm
    https://www.lefigaro.fr/jardin/2015/01/23/30008-20150123ARTFIG00422-faut-il-jeter-les-purins-de-plantes-aux-orties.php

    http://www.leparisien.fr/archives/jardinage-le-purin-d-ortie-est-il-efficace-03-03-2018-7588113.php

    Certains vont crier à l’imposture, c’est comme pour les médecines, même les plus folkloriques ont leurs adeptes, allez comprendre, on croit avoir découvert le truc miracle, on croit….

    • Bonjour (c’est bien la politesse)
      Bon… je n’ai pas de temps à perdre à essayer de vous convaincre : jardinez et essayez… vous verrez par vous-même… non pas un “miracle”, mais simplement un effet fertilisant indéniable pour ce qui concerne l’ortie (un petit test simple : arrosez une plante “moribonde” avec du purin d’ortie, vous verrez rapidement le résultat).
      Il y a ceux qui expérimentent par eux-mêmes et ceux pour qui seule la “science” (si on peut appeler science des études menées par des lobbies ayant tout intérêt à discréditer des pratiques qui ne leur rapportent rien…) détient la vérité.
      Où est le charlatanisme ?
      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour,

    Merci pour votre article très complet sur le sujet. Je trouve intéressant que vous parliez du fait de ne pas trop utiliser le purin d’ortie (d’être raisonnable 😀).

    Bonne continuation
    Thomas

  • IL est dit que l ortie risque de provoquer un exces d azote et que cela favorise les pucerions et d autre part que l ortie macérée est bonne contre les pucerons, il n y a pas là de contradiction?

    • Bonjour,
      J’hésite toujours à répondre quand il n’y a pas la moindre formule de politesse…
      Mais bon…
      Non, il n’y a pas de contradiction.
      Le purin concentre les éléments contenus dans l’ortie, dont l’azote, apportant ainsi cet élément à profusion à la plante, or un excès d’azote attire en effet les pucerons.
      La macération est préparée beaucoup plus rapidement, et sera par conséquent moins concentrée que le purin. De plus, on l’utilise en pulvérisation (donc en quantités minimes). La quantité d’azote apportée sera donc peu conséquente… mais l’odeur (du moins c’est ce que l’on pense), repousse les pucerons.
      Gilles

  • Votre article est très intéressant, preconiser la voie la sagesse face face produit miracle naturel est parfait ! Pour le traitement des acariens type araignées rouges (2 années consécutives d’invasion), préconisez vous de le pulvériser simplement sur les plantes (tomates, cornichon, concombre) ou plus spécifiquement sous les feuilles la ou elles aiment se mettre ? D’avance merci et bonne continuation, j’espère que vous savourez ce confinement dans votre jardin

  • Bonjour Gilles,
    Merci pour cet article, peut-on mettre du purin d’orties sur des semis, si oui, le diluer à combien 5%, 10% ?
    Peut-on arroser une terre avec du purin d’orties afin de la préparer pour des plantations, tomates par exemple.
    Je dis ça car j’ai un surplus de purin d’orties que je ne pourrai pas utiliser (mise à part l’offrir). Pour l’utilisation comme désherbant faut-il l’utiliser pur? Merci pour votre réponse et pour tout ce que vous nous partagez.
    Belle journée
    Olivier

    • Bonjour Olivier,
      L’azote n’est pas utile (voir néfaste) pour la germination. Donc, le purin d’ortie sur un semis n’est pas recommandé.
      De même il s’agit d’un engrais rapide à effet rapide, qui ne reste donc pas dans le sol… donc arroser celui-ci en vue de cultures prochaines n’a aucun intérêt.
      Et oui, comme désherbant, le purin d’ortie s’emploie plutôt pur.
      Bonne journée
      Gilles

  • Pour fabriquer son purin, doit on couper les feuilles ? J’ai lu cela plusieurs fois..
    Et c’est quoi cette nouvelle recette qu’on trouve sur le web et qui parle d’un purin de couleur jaune (pas marron), qui ne pue pas et qui serait plus efficace ?

  • pourriez vous nous dire l’effet d’odeurs ou d’azote sur l’être humain? car je ne supporte pas l’odeur de purin d’ortie que ma femme prépare à la maison

  • Bonjour, bonjour…
    Aie aie malheur je viens de lire votre article…
    Juste aprés avoir pulvérisé 5 litres de mixture (1l de purin du commerce — gamvert — pour 4l d’eau / c’était le dosage indiqué sur la boite) dans mon jardin sur mes arbustes en pot (rosiers, camélia, pieris), mes alteas et surtout (je lui ai bien mis 3l dessus) un vieux cypres landais qui a faillit mourir l’été dernier (chancre? araingées rouges? sécheresse?) et sur lequel on veille depuis comme à la prunelle de nos yeux. Je l’avais tellement bichonné (taille propre, compost, paillage, bisous;) qu’il était en train de revenir à la vie.
    Du coup, aprés vous avoir lu, je suis tout paniqué. Je vois déjà tous mes arbres et pots mourir…
    Est-ce que je peux faire quelque chose pour rattraper le coup???
    Merci.

      • Re,
        merci bien pour votre rapide retour…
        Bon je vais attendre un peu plus serein… Tout en veillant bien d’éventuels signes négatifs. Que je mentionnerai ici pour information.
        Noter en tout cas que vous aviez raison sur un point: ca n’a pas vraiment éliminé les pucerons (sur mes rosiers). Au contraire, ils sont revenus en force…
        PS: pour contrer ces pucerons, avez-vous un petit remède “écolo” à la place du purin d’ortie? Vous avez parlé de macération d’ortie mais pas sur qu’ils en vendent dans le commerce. Puis l’ortie je ne la sens plus trop là;);)
        Cdt.

  • Bonjour,
    J’ai préparé un purin d’orties il y a 3 semaines, et malgré le fait que je le remue une ou deux fois par jour, il y a toujours de la mousse à la surface. Que puis-je faire ?
    Merci pour vos conseils.

  • Bonjour Gilles,
    Je m’intéresse depuis peu aux purins et décoctions et me demande, au vu du rythme préconisé des différents apports, comment traiter par exemple mes tomates avec l’ortie, la prêle et la consoude, en foliaire et/ou arrosages … cela me semble un peu compliqué … faut-il n’en choisir que 2 et alterner ou bien les mélanger …
    Avec mes remerciements
    Cordialement
    Pierre

    • Bonsoir Pierre,
      Chaque plante a ses vertus particulières :
      – l’ortie fournit principalement de l’azote. Elle est donc surtout utile en début de culture pour favoriser le développement de la plante (personnellement, je ne fais qu’un ou deux arrosages au purin d’ortie).
      – la consoude est riche en potasse (mais contient aussi de l’azote et autres oligo-éléments) et est donc utile pour la floraison, la fructification, la maturation des fruits… elle est donc bienvenue à la suite de l’ortie, pendant toute la durée de la culture (un arrosage toutes les 2 ou 3 semaines est suffisant)
      – la prêle agit en préventif contre les maladies cryptogamiques… des pulvérisations avant et après des pluies sont recommandées.
      Cordialement,
      Gilles

      • Merci beaucoup Gilles de la rapidité et clarté de ta réponse.
        je comprends mieux la possibilité de pouvoir utiliser de manière complémentaire ces différents purins.
        Bien cordialement
        Pierre

  • Bonjour Gilles,
    Après lecture de votre très intéressant livre “Mon potager au naturel”, je reste en quête d’informations pratiques en jardinage quant à l’utilisation ou non des différents purins et préparations naturelles dans la culture des principaux légumes et entre autres courgettes, piments, salades, etc … et herbes aromatiques tels que persil, ciboulette, basilic, etc … mais que vous n’abordez pas dans votre livre. Peut-être en projet ?
    Afin d’éviter des heures de recherches assorties parfois d’erreurs ou d’incohérences, pourquoi ne pas préciser ces pratiques de protection et de vitalisation sur chaque fiche de culture des principaux légumes concernés ?
    Autre question pratique du néophyte : si le plant de tomate doit être enterré profondément jusqu’aux 1ères feuilles vraies, que fait-on au mieux des cotylédons ? les couper ou les enterrer ?
    Avec mes remerciements
    Bien cordialement
    Pierre

    • Bonjour Pierre,
      Merci pour votre message
      Préciser les différentes préparations naturelles pour chacun des légumes ne me parait ni facilement réalisable, ni souhaitable; tout simplement parce que ces utilisations sont moins dépendantes de l’espèce que d’autres paramètres comme la fertilisation organique apportée (ou pas), l’état réel de développement du plant à un moment donné (donc carence ou pas), son état sanitaire (besoin d’un coup de boost ou pas) météo (risques de maladies cryptogamiques liées à l’humidité par exemple)… et je ne pourrais donc que répéter ce qui figure sur les chapitres consacrés aux différents légumes (alourdissant un peu plus un guide déjà bien conséquent).
      En clair, ces préparations sont des engrais, à utiliser, si besoin, en complément d’une fertilisation organique. Mais elles ne doivent pas se substituer à eux. Car l’objectif premier doit être de rendre votre terre vivante et fertile, par des apports de matières organiques. Donner un “protocole” pré-établi d’utilisation de ces purins reviendrait finalement à substituer aux engrais chimiques des engrais naturels à action rapide…
      Mais pour synthétiser un peu les choses :
      – l’ortie s’utilise plutôt en début de culture, pour favoriser le développement végétatif, en particulier pour les légumes gourmands (légumes fruits, choux, céleris, poireaux)
      – la consoude s’utilise ensuite pour favoriser la floraison et la fructification, ainsi que la pommaison (elle est donc utile pour tous les légumes… mais j’entre beaucoup plus dans le détail dans la formation spécifique sur la consoude)
      – la prêle est surtout utile en préventif contre les maladies cryptogamiques
      Pour ce qui concerne les aromates, il y a un tableau résumant les conditions de culture des aromates dans Mon Potager au Naturel, mais un petit guide spécifique sur les aromates est en effet en cours de rédaction…
      Pour les cotylédons, peu importe. Vous pouvez les supprimer ou les enterrer, ça ne change rien.
      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour, on m’a conseiller de pulvériser du purin d’ortie sur mes plantes je n’ai malheureusement pas lu cette article pas diluer la décoction qui macère depuis 5 jours et j’ai pulvérisé j’ai donc penser à me renseigner et je suis tomber sur votre article. J’ai donc couru à mon potager pulvérisé de l’eau pour rincer les plantes es que cela suffirat il ou ce n’est pas assez?

  • Bonjour Gilles,
    Sur ma haie de Troen je suis infesté d’otiorhynque depuis plusieurs années. Je traite avec des nématodes 2 fois par an mais malheureusement cette année ils sont encore là et maintenant j’arrive à les prendre sur le fait dans la nuit. J’en supprime environ 20/soir (pas par plaisir) mais il ravage ma haie de 2m que je me suis donné du mal à faire pousser à partir de bouture il y a 6 ans.
    Penses tu que le purin d’ortie ferait partir ces petites bêtes méchantes envers ma haie stp ?
    PS : je suis d’accord avec toi, ne réponds pas aux personnes qui ne mettent pas de bonjour héhé 😉
    Passe une excellente journée sous ce beau soleil. (si en picardie il y en a, il y en a partout ahah)

  • Bonjour, et hop la boulette. J’avais du purin d’ortie de l’année dernière qui me restait. Bien sûr je n’ai lu votre article qu’après avoir vidé mes bouteilles de purin d’ortie pure, dans mes carrés potager (il n’y a pas encore de plants à l’interieur) et autour des plantes de mon massif. Que puis je faire ? Ma terre est fichue ? Est ce qu’il y a un moment où je peux me dire que le pire est derrière moi, et qu’au final plus de peur que de mal, ou bien faut-il que j’envisage déjà un budget pour refaire mon massif ? Merci. Bonne journée.

    • Bonjour Séverine
      Pas de panique !
      Le vieux purin d’ortie est tout simplement moins efficace… donc déjà, il n’y aura pas d’excès d’azote.
      Pour les carrés potager, dans lesquels il n’y a pas de cultures, le seul “risque” est que le purin nettoie ces carrés des adventices, par son effet désherbant si non dilué (mais de doute que cela soit le cas avec un vieux purin)
      Pour les plantes de massifs, vous n’avez de toute façon pas aspergé ces plantes; il n’y a donc à priori aucun risque (et si les plantes avaient été atteintes, vous verriez les effets dévastateurs en 2 ou 3 jours).
      Bonne journée
      Gilles

      • Merci d’avoir répondu aussi vite. Je vais donc croiser les doigts les prochains jours et je suis contente de ne pas avoir pollué le sol. Ouf ! J’ai d’ores et déjà enregistré le lien de votre blog dans mes favoris, afin de prendre les infos en amont !! 😊 Bonne journée.

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