Le mieux est parfois l’ennemi du bien…Et le jardinier veut souvent trop bien faire. Aucune mauvaise herbe ne doit dépasser dans son potager. Ses plantes doivent être resplendissantes, bien alimentées en matières azotées donc bien vertes et surtout elles ne doivent jamais manquer d’eau… Mais est-ce vraiment là ce dont a besoin un légume-fruit pour une belle fructification ?
Voyons comment aborder cette question dans un potager naturel.
Comment se forme un fruit ?
« Dois-je enlever les petites fleurs qui poussent sur mes pieds de tomate ? »
« Comment inhiber la production florale de tomate ? ».
Ce sont là deux exemples de termes de recherche employés par des internautes avant de visiter mon blog.
Ne serait-ce que pour ces internautes, une petite précision élémentaire s’impose donc :
Tout fruit est issu d’une fleur (Du moins à ma connaissance… J’ai un doute soudain…N’y aurait-il pas là quelque exception qui confirme la règle ?)
Et donc, sans floraison, pas de fructification !
De l’instinct de reproduction des plantes

Posons-nous une simple question : qu’est-ce qui peut fortement inciter un être vivant à se reproduire ?
Réponse : l’instinct de survie.
Ainsi, une plante, dès lors que sa survie sera menacée, va chercher à se reproduire.
Or, comme on l’a vu plus haut, la reproduction des fruits (donc également des légumes fruit) passe par un cycle de floraison/fructification/maturation.
On comprendra donc qu’une plante bénéficiant de conditions idéales de développement aura tendance à se contenter de se développer… sans chercher à se reproduire. Résultat : une floraison limitée, et donc également peu de fruits.
Au contraire, une plante ayant subi un certain stress s’empressera de fleurir pour assurer ainsi la continuité de son espèce.
Nous allons donc voir comment favoriser cet instinct de reproduction chez les légumes-fruits (le principe est le même chez les arbres fruitiers ou encore pour les plantes ornementales à fleurs) et favoriser finalement ainsi une fructification optimale.
« Stresser » une plante pour une belle fructification
Bien sûr, il ne s’agit pas ici de maltraitance ni de risquer de condamner la plante cultivée.
Non, l’objectif est en quelque sorte de lui envoyer un message subliminal l’incitant à assurer la survie de son espèce en fleurissant.
Selon ma propre expérience (qui n’engage que moi), on peut facilement et utilement jouer sur 2 paramètres pour favoriser une floraison et donc une fructification abondante : limiter les apports azotés et priver ponctuellement la plante d’eau.
Limiter les apports d’azote
Je reçois assez fréquemment des messages du genre « mes pieds de courgettes sont superbes, mais il y a très peu de fruits… »

La raison en est très souvent un excès d’azote.
En effet, l’azote est le principal agent de développement de la végétation.
Ainsi, un légume boosté avec un engrais fortement azoté développera un feuillage important… Et ne sera pas incité à se reproduire. La floraison, et par voie de conséquence la fructification, risquent alors d’en être considérablement affectées.
Aussi, évitez les engrais minéraux azotés (même bio), le guano ou autres engrais destinés à booster la plante (je n’utilise plus le purin d’ortie, justement trop riche en azote, qu’en quantités limitées et seulement en début de culture).
Préférez à cela un compost équilibré en azote, potasse (rôle essentiel dans la floraison, bon taux de sucre des fruits), phosphore (nécessaire pour la nouaison et une bonne maturation des fruits) et autres oligo-éléments.
Un apport complémentaire de cendres de bois sera aussi apprécié de vos légumes-fruits.
La consoude est également très riche en potasse et donc très bénéfique pour une belle fructification.
À défaut, utilisez un engrais organique du commerce (utilisable en bio, bien sûr), destiné aux légumes-fruits et dosé approximativement N (4) P(8) K(12).
Priver la plante d’eau pour favoriser la fructification

Une plante privée d’eau pendant un certain temps fleurira rapidement (Faites l’essai par exemple avec une salade : privez-la d’eau en plein été et vous verrez que, rapidement, elle montera à fleur).
Ainsi, après la plantation des légumes-fruits (tomates, concombres, aubergines, poivrons, melons, haricots, courgettes et autres courges…), arrosez copieusement au pied pour en assurer la reprise.
Cessez ensuite les arrosages pendant au moins 8-10 jours (2 ou 3 semaines si les plants sont paillés).
Vous devriez alors pouvoir observer une superbe floraison, synonyme d’une fructification en conséquence et donc de bien belles récoltes !
Après cette période de privation, arrosez copieusement au pied (mais sans noyer) pour permettre notamment une bonne nouaison…
De même, par la suite, évitez d’arroser trop fréquemment, mais espacez les arrosages au moins comme indiqué ci-dessus.
Vous pourrez ainsi envisager des récoltes continues et abondantes de tomates, aubergines, poivrons, courgettes, melons, concombres (qui eux ne doivent pas être privés d’eau pendant la formation des fruits car risque d’amertume…).
Je livre ici une expérience personnelle, basée uniquement sur l’intuition et l’observation. Vos expériences, remarques et commentaires sont bienvenus pour venir infirmer ou au contraire renforcer l’idée abordée dans cet article.






Et en pot? Citronnier, oranger, tomates cerises etc
Merci gilles pour le conseil. oui, j’ai déjà observé cela avec les courchettes, les tomates et les concombres. qu’en est-il des haricots à rames ? faut-il aussi leur offrir une courte période de « déshydratation » ? meilleures salutations eric
Bonjour Eric,
Oui… mais plus courte (les haricots sont moins enracinés que les légumes cités avant… et donc plus fragile).
Amitiés,
Gilles
Bonjour Gilles bonjour à tous, merci pour votre analyse il est vrai qu’ il ne faut pas abuser des produits azotés , j en ai fait l expérience amer au début ou je me suis lancé dans le jardinage,pour ma part je viens de repiquer des poireaux d hiver que j ai semés moi même, j aimerai savoir la cadence des arrosages que je dois leurs prodiguer et savoir si au début je peux utiliser dans ces arrosages du purin d orties.
Merci de votre retour . Bon week-end.
Bonjour Bernard,
Après la plantation, s’il fait chaud, il peut être nécessaire d’arroser tous les jours (pendant environ 1 semaine) pour assurer une bonne reprise.
Puis, espacez ensuite les arrosages afin de rendre les plants plus autonomes (Voyez ici : https://www.un-jardin-bio.com/comment-arroser/).
Oui, du purin d’ortie (sans en abuser – 2 arrosages enrichis à 2 ou 3 semaines d’espacement suffiront), en début de végétation, favorisera le développement des poireaux.
Bon week-end à vous.
Gilles
Bonjour Gilles,
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce raisonnement.
Certes certaines espèces, les plus predatées, se reproduisent vite pour compenser les pertes, donc on peut voir l’analogie avec ce raisonnement, mais d’autres dans des conditions très favorables (les rapaces les années où les proies sont abondantes par exemple) se reproduisent plus (plus de couvées, plus d’œufs).
N’est-ce pas plutôt purement chimique comme fonctionnement?
Ensuite sur l’arrosage ça reste flou! Il faudrait priver d’eau pour fleurir, mais pas trop, pas trop souvent. Mais après pour les tomates, risque de cul noir et pour certains plants, ils vont rester chétifs. Pour ma part je ne suis pas certain que le stress hydrique soit une bonne chose pour n’importe quel organisme vivant.
Je pensais que le goutte à goutte était idéal, mais il ne met pas la plante en manque d’eau…
Merci pour toutes les infos en tous cas et bel été, avant que les étés à venir nous « stressent hydrique »
Bonjour Xavier,
Merci pour votre commentaire.
Plus qu’un raisonnement, il s’agit d’observations faites : une plante trop arrosée, ou bénéficiant de trop d’azote fleurira moins. Cela dit, il est en effet possible que la cause soit plus chimique qu’autre chose…
Concernant les arrosages, j’ai essayé d’être le plus précis possible ; En fait, il y a un juste milieu à trouver (en fonction du contexte de chacun, de l’espèce, de la variété…). Le cul noir ne découle pas d’un manque d’eau, mais plus d’une irrégularité des approvisonnements en eau (j’en parle ici : https://www.un-jardin-bio.com/maladie-du-cul-noir-necrose-apicale-tomates/).
Peu importe le système d’arrosage (goutte à goutte ou autre). Que ce soit pour favoriser la floraison, ou pour un meilleur enracinement (et donc un bon développement…), ce qui importe, c’est d’espacer les arrosages (mieux vaut par exemple mettre le goutte à goutte pendant 4 ou 5 heures toutes les semaines qu’une heure par jour (je développe ici : https://www.un-jardin-bio.com/comment-arroser/)…
Bon jardinage !
Gilles
Bonjour Gilles,
Je viens d’avoir un cas extrême pour une tomate cerise que j’ai « oubliée » sans arrosages dans un coin du jardin et qui a survécue quand même ( avec les rares pluies de mai sans doute) mais qui sans grandir plus que 40 cm a donné tout en bas du pied une trentaine de fruits!Elle avait vraiment envie de se reproduire celle-là!
Dans ce genre de sujet traité qui éclaire nos lacunes de jardinier dont ce n’est pas le métier… pourriez-vous préciser un jour ( Hors sujet jardinage s’il en est!) comment les plantes exploitent les rayons du Soleil?
Ceci car on peut se demander comment certaines plantes placées à mi-ombre progressent bien alors qu’elles ne recoivent pas les mêmes longueurs d’onde à l’ombre qu’en plein Soleil. Sans doute aussi lié, pourquoi sous canicule les voiles d’ombrage permettent quand même le murissement ou pas?
C’est en lisant un livre sur le photovoltaïque que j’ai découvert qu’on sait exploiter sur deux couches de cellules différentes des photons d’energie d’intensité différente ( de longueur d’onde) en augmentant ainsi le rendement…D’où le lien que je fais avec les plantes pour savoir comment le spectre des longueurs d’onde de la lumière agit et est traité par les plantes…Vaste sujet…
Bien cordialement.
Bonjour Robert,
Merci pour votre commentaire.
C’est un vaste sujet… qui sort totalement de mon domaine de compétence…
Cordialement,
Gilles
Bonsoir
Votre texte est absolument vrai. Je suis dans le Var donc chaleur intense et soleil constant . J’ai planté mon potager en debut mai 2022 tomate haricots concombre courgette etc je l’ai paillé abondamment. Je leurs ai mis à chaque pied lors de la plantation 10 litres d’eau par pied puis apres j’ai été obligé de m’absenter 15 jours. Évidemment pendant ces 15 jours il n’a pas plus . Je dois avouer que j’appréhendais mon retour et de retrouver mon jardin tout fané. A ma grande surprise tout été magnifique et effectivement tout été en fleurs. J’ai remis de nouveau 10 litre à chaque pied et je vais encore attendre 15 jours en surveillant cela de prêt tout de même. Je vous tiendrai informé de la suite.. Bon jardin à tous
avec l’expérience tropicale, c’est le contraire
pourriez-vous être plus précis ? En quoi est-ce le contraire ?
Bonjour,
Vos remarques rejoignent ce que j’ai entendu/lu ailleurs, mais comme le dit le premier commentaire, je m’interroge sur les autres facteurs suite à quelques observations récentes :
1. Cette année j’ai semé des haricots à rame (Borlotto) sur une planche qui avait été copieusement amendé à l’automne/hiver (principalement compost de surface avec des récup’ de légumes bio, plus un peu de crottin de cheval, et des fougères sèches en quantité). C’est la 3e année que j’en fais pousser, et ils n’avaient encore jamais poussés aussi bien, ni donnés autant de gousses, ni de cette taille.
2. J’ai quatre pieds de courgettes, qui ont tous poussé initialement dans les mêmes conditions, et sont plantés 2 par 2 pas très éloignés les uns des autres. Mais il y a 2 pieds que j’ai arrosé peu avant la fructification pendant une dizaine de jours avec de l’urine (diluée à 1/10e), qui à ma connaissance apporte principalement de l’azote et des oligo-éléments (dites moi si je me trompe). Et bien ces deux pieds ont effectivement un feuillage plus large et plus foncé que les autres, mais ils produisent également nettement plus de courgettes (y compris celui où je laisse grossir la première courgette en espérant avoir des graines).
Voilà, je ne sais pas trop quoi faire de ces observations, à part me dire que comme souvent le jardin, c’est plus compliqué (qu’il peut y avoir d’autres facteurs auxquels je ne pense pas)
Bonjour.
Je vous rejoins completement. Chez moi ce sont des plants de courgette et butternut.
Je les arrose a l urine dilué a 10% toutes les 3semaines environ.. etant paillé je n arrose pas entre. Le sol a été nourrit au compost de pelouse (donc azote +++) en decembre.
Le resultat est extraordinaire, les plants sont gigantesque et surtout produisent a profusion… 8 fruit de butternut sur un seul pied c est enorme non!?
Il faut noté que l urine, en plus de l azote en grande quantité apporte aussi sont petit lot de potassium et calcium en moindre pourcentage certe mais ce n est pas a negligé.
Bonjour,
Voici votre expérience personnelle concernant la fructification. De par la mienne, je dirai que tout dépend aussi du milieu où va pousser le végétal, de la structure de la terre, de la météo, de sa région, de la variété de la plante, bref autant de facteurs qui peuvent influer sur son développement et sa fructification! L’expérience de tout un chacun, son observation, sont primordiales pour amener la plante à la fructification tant espérée! 🙂
Par contre, vous ne mentionnez pas les besoins en eau de la plante lorsque celle-ci est en fruits?… Merci, bien à vous!
Bonjour Pépita,
En effet, les conditions de culture sont toujours importantes à considérer (comme je le répète pratiquement à chaque article…).
Mais il s’agissait en l’occurrence de voir comment nous pouvons nous-mêmes, jardiniers, influer sur cette fructification, et ce quelles que soient les conditions de culture.
Vous ne devez pas avoir lu cet article jusqu’au bout… car j’y parle bien des besoins en eau après cette période de privation (on a donc alors de la fructification), succinctement il est vrai, car ce n’était déjà plus vraiment le sujet du jour (qui est comment favoriser une belle fructification). Mais voici un complément sur les arrosages : https://www.un-jardin-bio.com/comment-arroser/ (article complémentaire qui peut également être consulté à partir du lien « arrosage » en bleu en peu plus haut… liens qui sont justement fait pour ça, sachant je ne peux évidemment développer à nouveau tel ou tel sujet à chaque article).
Cordialement,
Gilles
Si j’avais lu ça plus tôt, j’aurais un peu plus arrosé mes épinards (ils sont montés en graines avant de pouvoir goûter les feuilles) et un peu moins mes courgettes (presque que des fleurs mâles de tout l’été) !
(enfin seulement si fleurs mâles et femelles sont bien liées à des différences d’arrosage ???)
Merci pour ces conseils 🙂
Bonjour. Pourriez vous me dire un conseil s il vous plait a propos de mes haricot beurre dans mon potager? Alors je ne sais pas si j arrose de trop ou pas assez mais j ai les feuilles qui deviennent jaune avec sur celle oute en.bas des petite tache marron. Les courgette aussi et les concombre aussi commence a avoir des feuille jaune mais juste les plus basse.merci pour votre aide
Bonjour Pascale,
Que les premières feuilles attrapent une maladie cryptogamique est très fréquent (supprimez-les simplement)
Après il peut aussi y avoir un manque ou un blocage… chose que je pourrais vous aider à déterminer en accompagnement individuel.
Cordialement,
Gilles
Bonjour, j’ai planté mes légumes fruit (tomates, courgettes, melon, aubergines) le 18 mai, il y a quasi une semaine.
Il a pas mal plu le soir même et je n’ai pas arrosé depuis. Est-ce que je dois commencer l’arrosage tous les 8/10 jours dès maintenant ou bien dois je attendre d’être en plein été ? Sachant que les tomates tirent un peu la tête…
Merci d’avance
Bonjour de la Belgique,
Merci pour toutes ces bonnes réponses. J’en prends bonne note pour l’année prochaine…C’est vrai qu’avec cette sécheresse, chez nous en Belgique; il y a moyen d’être perdu; pas du tout habituée!!!
Bonjour Gilles,
excellent article, merci ! Avec la sécheresse que nous connaissons en Belgique depuis début mai, toutes les plantes ont été stressées par le manque d’eau et je comprends maintenant que ce n’est pas nécessairement un mal et qu’il ne faut pas arroser constamment pour pallier au manque de pluie mais laisser la plante entrer en floraison avant de reprendre les arrosages.
Pour ce qui est de l’azote, j’ai arrosé début juin avec un purin mixte d’orties, de consoude, de prêle et de fougères, ça semble bien fonctionner sans doute parce que ces plantes apportent chacune une partie de ce dont mes légumes ont besoin, en plus du compost de fumier de cheval parfaitement mûr au pied des légumes et de cendres de bois.
A suivre en fonction des périodes de précipitations qui finiront bien par arriver.
Bonjour Gilles,
Moi qui suis si fière de mes plants de tomates. J’ai suivis votre conseille; je n’enlève plus les gourmands et les les plants sont magnifiques. C’est vrai que vu la canicule qui sévit même chez nous en Belgique centre, je les arrosais tous les jours abondamment. Je les ai paillées et je vais tester cette pratique; celle de ne plus les arroser régulièrement. J’en suis tellement fière par rapport aux autres années; j’espère que cela va bien fonctionner. Je pensais faire un purin d’orties parce que je n’ai pas de consoude!!!
Bonjour Michèle,
Je ne dis pas qu’il ne faut pas les arroser régulièrement… mais moins souvent (ce qui n’empêche pas la régularité)
Bonjour Gilles,
Cela fait trois ans de suite que j’ai le même problème avec les courgettes. Les premières pourrissent avant de se développer ou bien elles se développent mais avec une peau boursoufflée. Pour les suivantes le développement est normal.
as-tu une réponse à ce problème ?
Bjr Danièle,
La plupart du temps (mais parfois un pied me contredit) les pieds de courgette donnent en 1er des fleurs femelles (avec le renflement sous la fleur) sans encore de fleurs mâles (tige droite sous la fleur). Donc la mini-courgette amorce un début de développement puis avorte par absence de fécondation.
Dès que les fleurs mâles apparaissent , sur le même pied ou mieux sur les pieds voisins, le Pb disparait.
Merci Gilles pour tous vos conseils donnés de façon désintéressée . Que de temps passé pour renseigner tous les jardiniers débutants dont je fais partie et qui aimeraient bien obtenir de belles récoltes.
J’apprends plein de choses grâce à vous. Merci encore.
Bonjour,
Je prends connaissance de ce forum tardivement, mais je voulais me documenter car il m’est arrivé la semaine dernière qui confirme ce qui a été dit.
J’ai planté mes courges dont un plant de courgettes. Ce sont des replants de l’horticulteur du village.
J’avais pris un plant de courgette de trop que je n ai finalement pas planté et posé de côté dans son pot.
Il a fait chaud et sec pendant quelques jours.
Le plant abandonné à son sort à fait 3 fleurs, aussi petit soit il, alors que celui mis en pleine terre et arrosé m’a fait de jolies feuilles mais sans fleurs
Bonjour Mooky
Cela confirme en effet qu’un plant qui souffre va fleurir plus rapidement.
Mais en l’occurrence, avant de produire, un plant doit se développer. Car à ce stade, la plante aura beaucoup de mal à nourrir un fruit…Les arrosages pour la reprise sont donc conseillés.
Bonjour Gilles,
Au vu de mes propres expériences, je suis bien d’accord avec toi sur l’utilisation des purins simplement après repiquage et début de reprise, et puis stop.
Je n’en remets une 2è fois que sur les légumes-feuilles (poireaux et bettes ++) 2 mois plus tard pour aider gentiment à la prolifération du feuillage.
Ceci dit, j’ai bcp d’orties et de consoude pour les fabriquer, mais maintenant je les mélange à plein d’autres herbes à large feuilles (cirses, plantain, carottes sauvages, et aussi une grande plante dont je ne connais pas le nom, à tiges rouge/violet solides et velues et à feuilles dentelées et rêches, et très enracinées) , partant du principe empirique que plus je varie les apports dans le même purin, plus j’aurai aussi une variété d’éléments nutritifs différenciés et peut-être complémentaires.
L’azote y est toujours dans tous les cas, en réaction à la décomposition rapide, la « bonne odeur » est d’ailleurs la même! ( à ce sujet d’apport d’azote , je trouve que le purin de consoude seul semble en apporter autant que le purin d’orties, même si la consoude de Russie apporterait un plus en potasse) mais ce mélange varié semble au moins aussi profitable aux plants, qui sont très sains (compter 3 semaines à un mois pour en voir le résultat, le temps que les plants assimilent tout çà)
Maintenant les purins, c’est pas Lourdes non plus. Mon expérience me ferait dire qu’ils aident plus à une meilleure défense et résistance de la plante qu’à une croissance phénoménale, et c’est variable selon les légumes :
-un purin sur des haricots chétifs au démarrage retardera à coup sûr leur floraison avec un excès de croissance et de feuilles, ce qui rejoint bien tes observations, et l’apport d’azote sur une plante qui en fabrique déjà est contre-productif.
-un test fait sur 4 routes de poireaux, dont 2 nourries 2 fois au purin et 2 simplement à l’eau, pour qu’ils aient le même apport hydrique,…m’a donné simplement la même taille et grosseur en fin de saison…mais j’ai une terre argileuse plutôt riche pour des poireaux qui s’y plaisent, sur une terre plus « pauvre » j’aurais peut-être vu la différence…
Fais-tu les mêmes observations que moi (ou pas) sur ces purins? Ce sujet me passionne et ton expérience de professionnel m’intéresse pour progresser dans leur fabrication et leur utilisation.
Amicalement
Michel
Un tout grand merci pour vos conseils que je lis avec passion à chaque nouvel arrivage dans ma boite mail. Continuez comme ça.
Véronique (passionnée par son potager et le bien manger) et son fils Marcelin (en formation maraîcher bio intensif).
Dans le même ordre d’idées, mon seul pieds de chou-fleur qui merde est le seul à na pas avoir été attaqué par la plérite… Comme quoi !
On m’appelle Pol et non je m’appelle. My name is…
Lorsque je serais pensionné, une passion s’offre à moi grâce à Gilles et aux commentaires des Internautes. D’autre on jardiné à ma place jusqu’il n’y a pas longtemps. Ils ne sont plus là et je « rame ». Pour moi la cuisine et le jardinage sont de la chimie. Dans les livres que je possède cela n’est pas abordé de cette manière et je suis perdu.
Merci de la manière pratique présentée.
Je vous aiderai pour les fautes d’orthographes ou orthografe.
bonsoir,
je suis au Cameroun dans une région de hautes altitudes et je pratique les cultures légumières depuis deux années maintenant. nous rencontrons un grave problème de chute de fruits en début de nouaison. à quoi ceci peut être dû et comment remédier à cela? lerci
Bonjour James,
Désolé, mais je ne suis pas compétent pour te répondre. Je ne connais pas suffisamment les conditions de culture tropicales pour avoir un avis adéquat.
bonjour Gilles,
je suis passionnée du potager mais débutante. je suis en région tropicale d’Afrique, Il pleut tous les trois mois. j’épluches de nombreux articles sur le net concernant les cultures potagères et je suis découragée vu la qualité du sol. trop de cailloux, remplis de rouilles et mes cultures pourrissent sans cesse. j’ai essayé la culture du melon sans succès. les fleurs sont mangées par de gros lézards. que me conseilles-tu?
au plaisir de te lire .
Bonjour Camille,
ce n’est pas tout à fait juste. Bien qu’elle ne soit pas visible, il y a bien une floraison chez le figuier, mais elle a lieu a l’intérieur du fruit… qui est en fait lui-même l’état ultime de la fleur (et n’est donc pas non plus un fruit au sens strict du terme).
Bonjour Gilles,
En passant, l’exception qui confirme la règle: le figuier !
Il doit en exister d’autres….
À bientôt !
Bonjour Gilles,
J’ai lu attentivement.
De mon côté, j’ai effectué un épandage d’or brun en granulé sur les piments/poivrons et courgettes. Pour les premiers, ils ne poussent que lentement (ce sont des semis persos). Les courgettes fructifient et donnent des fruits de bonne taille.
Avec la canicule qui sévit depuis quelques jours (on a frôlé, voire dépassé les 40, ici à Clermont-Ferrand), penses-tu qu’il faut malgré tout en rester au niveau que tu indiques pour les arrosages? J’avoue, étant donné l’aspect des plantes, avoir un peu plus arrosé que d’habitude. Ceci étant, je suis assez d’accord: j’ai constaté que faire forcer la plante en l’assoiffant un peu était bien plus profitable que de lui donner à boire tout le temps (avec de l’eau en excès, les fruits sont certes beaux mais question goût, notamment pour les tomates, ce n’est pas trop ça)
Amicalement
Christophe
Bonjour Christophe,
Le jardinage est avant tout une question d’observation. Et donc, tu as tout à fait raison : si tu remarques que les plantes soufrent un peu trop, il est judicieux d’arroser un peu plus fréquemment…
Bonne journée
Gilles
Bonjour Gilles et tous les autres potageux,
Je viens apporter mon grain de sel (et aussi de poivre, c’est meilleur avec les tomates) à ton article.
Habituellement, je plante une quinzaine de tomates et, plus tard, j’en achète d’autres afin d’étaler la production.
Cette année, j’ai commencé comme d’habitude mais, au lieu d’en acheter d’autres, j’ai fait des boutures avec les premiers gourmands taillés. Aussitôt, je les ai plantés dans des godets assez profonds et bien arrosés. Après le premier jour difficile pour eux, ils se sont redressés et ont commencé à pousser. Quand ce fut le moment, je les ai plantés normalement. Il fallait voir toutes les racines qu’ils avaient produites.
Maintenant, ils sont en retard, forcément, sur les premiers plants mais je suis obligé de reconnaître qu’ils portent quantité de bouquets, beaucoup plus que les premiers. Jusqu’à 3 bouquets sur 60 cm de hauteur. Je pense qu’ils ont souffert de cette taille mais qu’ils essaient de se rattrapper en se dépêchant de fleurir.
CQFD!
Amicalement.
Yvon.
Bonjour Yvon,
Merci pour ton témoignage.
J’en profite également pour te remercie pour les graines d’ail des ours que j’ai bien reçues !
Amitiés,
Gilles
Merci Gilles de votre réponse, on croise les doigts pour qu’avec les vraies beaux jours, les fleures vont s’ouvrir! Justement avec la taille de toute a l’heure, j’ai malheureusement coupée une tige qui portait un bébé butternut! Dommage!
Je suis en Dordogne, comme vous, mais du coté « froid » (vers Thiviers)
Bonjour à toutes et tous!
Pour ce qui concerne l’arrosage des tomates, le manque d’eau favorise le « cul noir »de certaines variètès de tomates Dès qu’elles ont le cul noir les tomates sont impropre à la consommation : donc prudence avec le stress hydrique
Amicalemnt
Jean-Mi
Bonjour Jean-Michel,
En réalité, ce n’est pas à proprement parler le manque d’eau qui provoque le cul noir (nécrose apicale), mais un manque de calcium dans les fruits (ce qui peut en effet être la conséquence d’un manque d’eau, ou plus souvent une alimentation en eau irrégulière, mais pas seulement…).
Plus d’infos ici : https://ephytia.inra.fr/fr/C/5158/Tomate-Necrose-apicale-sur-fruits
Concrètement, si un plant est habitué à un arrosage tous les 10 jours par exemple, il n’y a pas de souci.. Par contre, si vous l’arrosez tous les jours puis cessez subitement les arrosages, il y a alors en effet un fort risque de cul noir… C’est donc la régularité qui est primordiale ici , pas vraiment la fréquence.
Cordialement,
Gilles
Un article très intéressant !
Mais je me demande comment m’y prendre pour les semis, pour éviter le cul noir ? Si je les arrose tous les jours dans leur godet, puis qu’à la plantation je ne les arrose plus que tous les 10 jours, ils seront sujets au cul noir. Dans ce cas, faut-il arroser les semis tous les 10 jours ?
Merci en tout cas pour le travail accompli ici. Je débute au jardin, et ce blog m’est très précieux 🙂
Bonjour Elodie,
En godet, arroser tous les 10 jours risque d’être insuffisant… mais arroser tous les jours lorsque les plants ont démarrés n’est pas non plus une bonne approche (il faut forcer les racines à se développer). Personnellement, et en fonction de l’ensoleillement, j’arrose copieusement les plants tous les 3/5 jours (mais je les sors de la serre s’il fait trop chaud, sinon il risquerait de mourir) puis encore moins avant la plantation.
Ainsi, la transition se fait en douceur et on évite un brutal stress hydrique (ce qui serait en effet le cas si l’on passait subitement d’un arrosage tous les jours à un arrosage tous les 10 jours).
Cordialement,
Gilles
Gilles,
J’apprécie aussi énormément touts les conseils et astuces donnes ici, j’apprends pas mal de choses! Justement là, c’est tellement logique que je me demande pourquoi je n’avais pas pensée moi même!!! Je n’ai pas de serre donc les tomates reçoivent de l’eau chaque fois qu’il pleut…………pas d’engrais pour elles sauf l’ortie séché au fond du trou de plantation. Elles fleurissent mais ce n’est pas l’abondance. Par contre, avec mes courges, c’est bizarre………….j’ ai 5 variétés mais il n’y a que les potiron qui fleurissent beaucoup avec les premiers fruits qui sont en développement. Les autres courges ne fleurissent pas et je ne vois que les fleurs mâles mais non ouverts. Ils sont toutes plantés sur la même parcelle sur du compost (fumier de cheval/chèvre) Que faire pour avoir mes courges pour cet hiver???Merci pour tout conseil, bonne semaine de jardinage, on va suer!
Bonjour Catie,
Je pense que ce début d’été pluvieux (mais j’ignore si c’est le cas chez vous ?) n’est pas étranger au défaut de fructification sur certaines variétés de courges… ça devrait s’arranger avec le beau temps qui vient !
Cordialement,
Gilles
des conseils vraiment précieux, en effet a vouloir trop bien faire ,on s’applique a apporter tout ce qui est nécessaire a nos cultures…..en oubliant les principes de base de la floraison.de la multiplication.a méditer !!.merci encore pour ce rappel.
Merci, de toutes ces infos Gilles là je vais aller au jardin et voir un peu ça, c’est vrai que par ici on craint encore les gelées cette semaine déjà il a fait 2 gelées blanches, la plantation n’est pas toute nouvelle j’avais repiqué fraisiers et stolons que ma mère gardait en jardinière au mois d’octobre, il faisait bon et ils ont bien pris, j’ai paillé avec des aiguilles de pin pour rendre le sol plus acide et garder l’humidité, j’ai même mis de l’ail par ci et par là on m’a dit contre le pourrissement des fruits et qlqs salades là où y a de la place j’aime bien tout mélanger en effet!! j’attends ta fiche de culture pour voir si j’ai bien fait ou me rattrapper, pour les fleurs ça me fait mal au cœur de les supprimer mais après tout s’il le faut il le faut :’) je ne voudrais pas qu’ils s’épuisent avant de goûter aux fraises !! Merci de répondre toujours à nos questions et bon fin de semaine 😉
Bonjour Gilles,
je lis et relis tes articles pour bien m’imprégner de tes conseils, ils sont tous très intéressants et clairs, à sujet de cet article y en a qui m’ont dit que je dois enlever les fleurs de mes fraisiers parce que c’est trop tot et que ça risque d’épuiser mes stolons est-ce vrai? perso, je trouve que ce n’est pas très logique… qu’est-ce que t’en penses?
Bonjour Annalisa,
C’est en effet un peu tôt pour la floraison…après si le printemps s’installe vraiment, ça ne sera pas un souci, tu récolteras plus tôt.
Mais si des gelées sont encore possibles par chez toi, il peut en effet être judicieux de supprimer une partie des fleurs, ou alors de protéger la plantation avec un voile de forçage.
Mais, en général, on supprime les premières fleurs d’une nouvelle plantation, car cela risquerait en effet d’épuiser la fraiseraie.
Mais heureux hasard, je publie justement un article sur la culture des fraisiers ce soir même !
Bonjour Gilles,
Tout d’abord, un grand grand merci pour trouver le temps d’alimenter ce blog INDISPENSABLE 😉
Je suis jardinière amateure et j’ai un petit problème avec mes fraises…
Non seulement elles sont envahies d’orties (donc vraiment pas facile de les cueillir pour une allergique comme moi…) mais en plus, les fruits sont bien beaux mais manquent de sucre et de parfum. Ce sont des gariguettes bien installées (c’est un peu long ici en montagne à presque 1000m).
Ma terre est bien calcaire, assez légère.
D’après ce que j’ai compris, c’est l’excès d’azote qui fait à la fois pousser les orties et de beaux feuillages (c’est mon cas…) et fait des fruits pas très savoureux.
Alors, je me dis que je pourrais utiliser utilement la cendre de ma cheminée pour corriger un peu ça dans mon carré de fraises, mais je lis sur le net à peu près tout et son contraire à ce sujet…
Je lis notamment, pas de cendres sur une terre calcaire… Surtout pas de cendres au pied des fraises… J’aimerai pourtant à la fois corriger mon problème et utiliser une matière que j’ai en abondance…
Que pouvez me dire sur le sujet ? 😉
Merci d’avance, et l’avis d’autres est aussi le bienvenu 😉
Bonjour Estelle,
Votre sol est calcaire. Les fraises n’apprécient pas vraiment un tel sol (elles préfèrent une certaine acidité).
L’apport de cendres de bois est en effet alors déconseillé, car ce matériau contient énormément de calcium, déjà en excès dans votre sol(du moins pour une culture de fraises).
Vous devrez avoir au contraire pour objectif d’acidifier quelque peu ce sol. Comment ? En apportant de la tourbe et en paillant avec des aiguilles et/ou écorces de pins ou encore du BRF (https://www.un-jardin-bio.com/enrichir-sa-terre-avec-le-brf/ ) de résineux…
Évitez également tout engrais azoté (le purin d’ortie par exemple…) mais fertilisez avec un compost mûr (plus équilibré et qui améliorera la teneur en matières organiques de votre sol léger).
Cela dit, un bon ensoleillement est également primordial pour que les fraises aient du goût (en 2013, c’était pas terribles pour les fraises de printemps…)
Cordialement,
Gilles
Merci à tous pour ces témoignages qui semblent pour la plupart confirmer mon intuition…
Amicalement,
Gilles
Bonjour Gilles,
Cette année j’ai planté mes tomates, un peu tard, dans ma nouvelle serre. Je croyais faire un malheur.
J’ai tracé des sillons assez profonds et j’ai planté au fond, avec des orties séchées dans le trou. Pour arroser, je mettais le tuyau au bord du sillon jusqu’à plus soif. Assez souvent.
Grâce à ton article, je comprends pourquoi je n’ai pas eu une grosse récolte, trop d’eau, elles étaient heureuses et ne pensaient pas à la reproduction.
L’an prochain, je serai plus prudent, promis!
Et merci Gilles pour ce que tu m’apportes.
Amitiés!
Yvon.
Excellente remarque dont je vais tenir compte. Merci
nous en avons parlé avec mon ami d un forum de jardinier damien (juste au dessus) qui m as gentillement mis le lien 😉
effectivement tu est dans le vrai
Voilà un article intéressant. J’en tiendrai compte à l’avenir.
Bonjour Gilles,
Je suis d accord avec toi je l’ai remarqué une fois chez moi pas d’eau pendant un moment car j’étais partie en vacances et mon mari avait oublié d’arrosé je n’ai jamais eu autant de fleurs,sur mes pieds de tomates que cette année là.
Effectivement, j’ai installé récemment une serre pour mes tomates et, malgré la chaleur elles ont fleuri énormément car pas arrosées du tout sauf que maintenant j’arrose (1 litre/jour) pour que les tomates grossissent.
Est-ce que l’or brun peut apporter les oligo-éléments nécessaires ?
Pour l’eau : l’espacement des arrosages dépend peut-être un peu de la température qu’il fait ?
Il me semble me souvenir que les figues ne sont pas issues d’une fleur, me trompé-je ?
Bonjour Danielle,
j’étais passé à côté de ton commentaire…désolé !
L’or brun est en effet un bon fertilisant naturel.
La fréquence des arrosages est bien sûr à moduler en fonction du temps.
Non, la figue n’est pas réellement issue d’une fleur, mais ce n’est pas un vrai fruit (voir ici pour plus d’explications : https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux-fruit
Cordialement,
Gilles
Quel article intéressant!
Cela parait tellement évident quand tu le dis!
Je vais bien suivre ces conseils, merci!
Remarque, vu que je n’ai pas arrosé mes tomates depuis leur plantation, et qu’elles sont paillées par les « mauvaises… » herbes que j’arrache autour, j’ai quand même beaucoup de fleurs!
Par contre, cette année, pommes de terre beaucoup moins belles que l’an dernier, et pas mal de doryphores, que j’enlève à la main (enfin, au bocal!)
Bonne continuation 🙂
Bonjour.
Suite à cette info; je crois avoir eu le bon flair. En effet mes pieds de tomates étaient superbes sur le plan de la végétation en l’absence de fleurs. J’ai donc décidé de stopper l’arrosage et il s’en est suivi assez rapidement une belle floraison. J’ai paillé tout mon potager et aujourd’hui j’ai dégusté 4 tomates. Les autres nombreuses encore vertes sont de grosseur satisfaisante.
Je me suis souvenu d’avoir entendu quelqu’un dire: pour avoir des fruits l’arbre a besoin d’avoir soif. J’ai donc pratiqué ce conseil.
Peu d’expérience je livre ici un fait dont sa valeur est de continuer à observer pour en tirer une généralité.
Bonjour Gilles,
Dans mon village de montagne, on sème plusieurs variétés de haricots à rames ( à cueillir en frais ou à écosser en sec ).
On trace les sillons, on place les rames et on sème.
Aucun arrosage, on bine et butte.
On attend la floraison pour débuter l’arrosage, une fois par semaine, et les récoltes sont toujours très abondantes.
Amicalement
Salut Gilles,
Je rejoins tout à fait ton intuition concernant la fructification. Cependant je booste tout de même mes tomates au purin d’ortie au démarrage, ensuite je passe au purin de consoude pour aider à la fructification/maturation.
A bientôt,
Aurélien
Bonjour Gilles,
Je suis entièrement d’accord avec ton analyse, j’ai souvent remarqué que les plantes trop chouchoutées deviennent feignantes et elles se laissent vivre au lieu de fructifier.
Amicalement