Nuisibles au jardin, comment s’en débarrasser, sans rien faire !

Les nuisibles* engendrent des dégâts importants dans vos cultures ?

Vous luttez sans cesse : répulsifs naturels, insecticides (bio… ou pas), lutte manuelle… Tout y passe.

Mais vous avez beau faire, les dégâts continuent de saison en saison, d’année en année.

Bref, vous commencez à vous décourager et pensez même peut-être à arrêter le jardinage naturel (si ce n’est pas déjà fait).

J’ai aussi connu cela à mes débuts. Jusqu’à ce que je commence à prendre le temps d’observer… pour finalement envisager les choses sous un autre angle.

Pour le plus grand bien de mes cultures.

Et c’est de cette vision des choses dont j’aimerais vous parler aujourd’hui.

Mais de quoi parle t’on à propos des nuisibles ?

Qu’est-ce qu’un nuisible ?

Mis à part quelques cas (comme les doryphores par exemple, qui, venant de contrées lointaines, n’ont pas vraiment de prédateurs naturels), les nuisibles ne  deviennent nuisibles au jardin que lorsqu’ils se retrouvent en surnombre…

Et cette population excessive, responsable de dégâts dans nos cultures, est pratiquement toujours la conséquence d’un déséquilibre…

Alors, certes, du fait des pollutions environnantes entraînant la disparition, plus qu’inquiétante, de quantités d’insectes (près de 80% d’entre-eux auraient disparu en une trentaine d’années en Europe ! voir ici), d’oiseaux, de batraciens ou de mammifères, les équilibres naturels sont aujourd’hui bien précaires…

Et même le simple fait de jardiner engendre lui-aussi des déséquilibres puisque nous intervenons sur le sol et la végétation (en éliminant la végétation spontanée afin de laisser le champ libre à nos cultures..)…

… Donc, par conséquent, sur les populations animales !

Mais ne pouvons-nous pas au moins, à notre niveau, participer un tant soit peu à préserver quelques espaces naturels susceptibles d’abriter une faune diversifiée ?

Nous y reviendrons plus loin.

Mais ce que je voudrais que vous reteniez déjà ici peut se résumer simplement ainsi : il n’y a pas d’un côté les bons insectes (ou autres animaux), appelés auxiliaires, et d’un autre, les mauvais, les nuisibles (ou ravageurs).

Non !

En réalité, un animal ne devient un « nuisible » que parce que sa population n’est pas régulée et qu’il se trouve par conséquent présent en surnombre.

Et, dans un environnement (relativement) préservé, chaque animal n’est qu’un maillon d’une chaîne de vie (prédateurs, proies…) à l’origine formidablement orchestrée, et s’équilibrant d’elle-même.

Mais encore faut-il savoir rester serein…

Les auxiliaires pris pour des nuisibles

Pour la clarté de mon propos, nous allons employer, dans cet article, le terme d’auxiliaire… bien que, comme nous l’avons vu, il n’y ait en réalité ni auxiliaire, ni nuisible.

Pour beaucoup de jardiniers, la peur des « nuisibles » est telle qu’ils ne peuvent s’empêcher d’intervenir dès lors qu’ils remarquent des animaux inconnus à leurs yeux…

Larve de cétoine dorée
Larve de cétoine dorée – Crédit : http://www.orchidee-poitou-charentes.org/spip.php?article1220

Je vais prendre ici un exemple. Un abonné à ma prestation de coaching, m’a récemment posé une question, que voici :

« J’ai à vous soumettre un petit problème remarqué il y a peu dans mon compost. En effet, je viens de constater qu’il était habité, non pas seulement avec des vers de terre, ce qui est au demeurant normal, mais, également par de gros vers blanc. qui me posent question. D’autres me conseillant de ne plus le répandre sous peine de contaminer mon jardin. Avez-vous une réponse à mon interrogation et surtout un mode d’action au naturel pour éradiquer cette nuisance si tant est qu’elle en soit une. »

Mon intention n’est bien évidemment pas ici de clouer au pilori ce jardinier, qui n’est d’ailleurs qu’un exemple parmi tant d’autres (et à qui je présente ici mes excuses s’il se sent offensé).

Et vous pourrez d’ailleurs remarquer qu’il émet lui-même une réserve « … cette nuisance, si tant est qu’elle en soit une » (j’en profite d’ailleurs pour vous donner au passage un petit conseil : écoutez-vous ! Car très souvent, intuitivement, vous savez ce qui est bon…).

Alors, revenons à la question qui nous intéresse ici. Quel est ce « vers » ? Et en l’occurrence est-ce un « nuisible » ?

Suspens…

Il s’agit en fait de la larve de la cétoine dorée. Et cette larve joue un rôle important dans la décomposition des matières organiques et participe donc activement à l’élaboration d’un bon compost.

Alors, de deux chose l’une :

  • les personnes qui lui conseillent de ne pas utiliser son compost confondent peut-être cette larve avec celle du hanneton (qui, détruisant les racines des plantes, peuvent en effet être nuisibles… mais là encore uniquement lorsqu’en surnombre…). Mais la larve du hanneton est rarement présente dans un compost…
  • Ou bien alors, ils ne réagissent ici que par peur…

Quoi qu’il en soit, larve de cétoine ou de hanneton, la pire des chose auraient été d’éradiquer cette « nuisance » (des termes à bannir de votre vocabulaire en jardinage naturel).

Ok… mais alors je fais quoi face à l’apparition d’un insecte identifié comme pouvant réellement causer de sérieux ravages sur mes cultures ?

Comment réagir face à un nuisible ?

Réservez des zones naturelles dans votre jardin !

Une image vaut parfois mille mots. Je me permets donc de partager ici une pancarte figurant aux différentes entrées de la ville de Coulounieux-Chamiers (banlieue de Périgueux).

 

 

Laissez une partie de votre jardin en Jachère
La ville de Coulounieux-Chamiers, en bordure de Périgueux, donne l’exemple.

 

Car, en effet, les jachères (zones laissées au repos et dans lesquelles on va laisser la végétation spontanée se développer naturellement), outre leur intérêt pour la régénération des sols, vont abriter quantités d’insectes, de petits mammifères, d’organismes vivants invisibles à l’œil nu…

Je ne vais pas ici m’étaler sur la jachère (j’y consacrerai bientôt un article) mais cette diversité animale va permettre, à la plupart des populations, de s’équilibrer naturellement, sans aucune intervention de notre part.

Zone en jachère au fond du jardin
Zone sauvage favorable à la biodiversité animale au fond de mon jardin.

Alors, vous vous dites peut-être ici que vous n’avez pas suffisamment de place dans votre jardin pour laisser une zone à l’état sauvage ? Allez… vous avez bien moyen de trouver un petit espace… ne serait-ce qu’entre 2 planches ou carrés de cultures ? Ou en bordure ?

Lorsque je parle de zones sauvages, on m’objecte systématiquement que c’est bien difficile à appliquer dans un jardin partagé… Les autres jardiniers font pression pour que le jardin soit « propre »…

Et c’est malheureusement encore (trop) souvent une réalité (bien que les choses évoluent favorablement dans ce domaine). Si vous êtes confronté à cette situation, je vous suggère de montrer cet article aux jardiniers récalcitrants…

Des tas de branchages, des murets de pierre, une mare… sont également autant de possibilités de favoriser encore la diversité animale, non seulement bénéfique à vos cultures… mais à la vie sur terre en général.

Imaginez que tous – jardiniers, professionnels des espaces verts, communes… – nous agissions ainsi. Ne verrions-nous pas alors réapparaître quantités de populations animales en voie de disparition ?

Observez avant d’agir

Nous l’avons vu, la peur est mauvaise conseillère.

Et, par crainte de dégâts, lorsqu’il est confronté à ce qu’il considère comme un ravageur, le jardinier réagit très (trop) vite…

Il prend son pulvérisateur et détruit la cause, non pas de dégâts, mais de sa peur !

Or, s’il s’était contenté d’observer la situation, et à condition d’avoir mis en place des conditions propices à une plus grande diversité animale, comme nous venons de le voir, il aurait en général pu constater que l’invasion aurait été vite régulée… les prédateurs naturels du « nuisible » s’étant chargé de cela.

Alors, certes, il peut arriver que l’on n’ait d’autre choix que d’intervenir.

Mais de grâce, n’utilisez pas d’insecticides (même certifiés bio – voyez ici mon point de vue à ce sujet) pour cela. Car vous ne feriez alors que créer un déséquilibre supplémentaire.

On donne souvent pour exemple l’élimination des pucerons… la nourriture favorite des coccinelles.

Éliminez tous les pucerons de votre jardin… et vous aurez alors peu de chance d’y attirer des coccinelles (un formidable auxiliaire pour le jardinier).

Non, il y a d’autres méthodes, comme les associations de plantes, l’implantation de cultures destinées à perturber l’odorat des ravageurs, de fleurs ou, au pire, l’utilisation de répulsifs naturels à base de plantes (tanaisie, absinthe, menthe…) qui ne feront qu’éloigner ou tenir à distances les « indésirables », sans pour cela casser la chaîne de vie, et donc les équilibres naturels dans votre jardin.

Il est même parfois tout simplement possible d’éloigner, à la main, ces charmantes petites bêtes… Vous irez ensuite les déposer dans un endroit plus reculé de votre jardin (ou dans le potager de votre voisin avec qui vous êtes en froid).

 

En conclusion

J’ai parfaitement conscience (je suis aussi passé par là) de la difficulté à rester tranquille face à une attaque animale (surtout lorsqu’elle est importante) qui pourrait, potentiellement, détruire tout ou partie de nos cultures…

Et il n’est par ailleurs par toujours aisé de retrouver un certain équilibre dans un potager naturel… cela peut demander du temps. Et certaines connaissances (cliquez ici pour les découvrir).

Mais j’ose espérer, qu’après lecture de cet article, vous commencerez à voir les choses sous un autre angle (si ce n’était pas déjà fait), avec un peu plus de recul et de sérénité.

Sachez enfin que je suis à votre disposition pour vous accompagner et avancer pas à pas, à vos côtés, vers une pratique du jardinage plus respectueuse de notre environnement, moins coûteuse (laisser faire la Nature ne coûte rien…), moins exigeante en terme de temps de travail, et finalement plus productive… car en jardinage naturel, vos rendements dépendent en grande partie de la biodiversité.

 

*Tout au long de cet article, j’ai employé le terme de « nuisible » ou encore parfois celui de « ravageur »… pour être clair… mais vous l’aurez compris, ce n’est là qu’une vue de l’esprit (dictée par la peur) et je vous demande maintenant d’oublier ces mots!

 

  • Merci pour cet article fort intéressant! L observation et l intuition sont de mises au potager ! Au fond du jardin il y a un endroit tout à fait « sauvage » , où je récolte d ailleurs des petites fleurs de millepertuis et où les abeilles viennent butiner ! Que du bonheur !

  • Bonjour Gille,
    Merci pour vos articles.
    Comment faire lorsque les fourmis semblent en trop grand nombre?
    Elles mangent tout sauf l’herbe, bien entendu. Je sais qu’il y a un grand desequilibre, « anciens » paturages, des cultures autour, et les chardons proliferent aussi. Je suis dans l’hemisphere sud. Ete chaud et humide.

    • Bonjour Liliane,
      Je crains que vous n’ayez pas vraiment saisi le sens de mon article… dont l’objectif est justement de cesser de lutter mais plutôt de favoriser un maximum de diversité… et de laisser faire la Nature afin que les choses s’équilibrent d’elles-même… et ce quelque soit la situation géographique ou climatique.
      J’ai bien conscience de la remise en question importante que cela implique. Mais c’est incontestablement la meilleure voie pour limiter les ravages animaux.
      Cordialement,
      Gilles

      • Bonjour Gille,
        Merci pour votre reponse.
        Je pense comme vous et je ne souhaite pas lutter contre. Mais debutant tant dans notre installation que la preparation d’un futur potager, je voudrais juste savoir comment on peu si prendre pour faire au mieux avec… elles sont voraces et pour l’instant, je dois isoler les boutures et autres plants avec des pots et des coupelles d’eau. Elles adorent meme le thym.
        Je lis avec attention les commentaires qui sont aussi tres interessant, et j’apprend, en plus je dois reprendre la lecture de votre livre que j’avais achete au tout debut.
        Cordialement.
        Liliane

  • Bonjour Gilles,
    après t’avoir lu longtemps, et reçu de ta part de façon très gracieuse et fort aimable tes écris, j’en étais arrivé depuis près de 3 ans à la même conclusion, et même peut être plus,
    Le nuisible c’est un peu et surtout moi, car j’occupe La Terre de tous ce petit (et même plus gros) peuple de la nature, insectes, rongeurs, batraciens ETC.
    J’ai donc commencé par installer un bassin, (depuis 3 ans salamandre, tritons et divers crapauds viennent s’y reproduire)+ libellules et une multitudes d’insectes, attirant de ce fait de nombreux oiseaux, des hérissons, couleuvres a collier, qui en plus de rendre de l’équilibre font des merveilles a observer,
    Puis j’ai planté autour de mon jardin, des consoudes, bourraches bleues, tanaisie, capucines, soucis, zinnias, tagètes ETC, offrant ainsi gite et couvert à tous les insectes s’installant au jardin, le seul « indésirable » reste le doryphore, pour les autres si un déséquilibre se produit ou comme l’été dernier très humide chez moi, beaucoup de chenilles défoliatrices j’ai trouvé de l’aide avec les huiles essentielles, en plus des extraits végétaux,
    et je n’ai quasiment plus de soucis, prenant même plaisir a voir tous ces insectes butiner et polliniser toutes mes plantations,
    et comme tu dis les larves de cétoines sont si belles lorsque elles éclosent, et quel pollinisateur !!!
    bref, laissons un peu a tous ce petit monde, partageons avec le peuple de la nature ce que la terre nous donne, et la nature nous le rendra….
    Bruno de Notre Dame De Sanilhac (pas loin de chez toi Gilles!)

    • Bonjour Bruno bonjour à tous, j’ai acheté il y a 8 ans une petite maison vendéenne sur le littoral avec un jardin « dunaire » de 400M2. l’ancien propriétaire le maintenait « propre »3 passages de rondup par an. « Vous n’y ferez rien pousser » me confiait il .Depuis c’est une petite oasis de vie. arbustes arbres(cerisier pommier abricotier treille (frelons)) tout petit bassin avec fleurs têtards grenouilles salamandres crapauds hérisson (de passage) insectes(grande sauterelle verte, mante religieuse,grands papillons de nuit,cétoine hanneton coccinelles abeilles oiseaux etc . deux petite couleuvres ont limité la population de grenouilles en 3 semaines. plantes aromatiques et plante médicinales se côtoient,mais aussi quelques tomates poivrons courgettes. tous ensemble nous pouvons faire de telle oasis en attendant que l’agriculture change (il faut leur donner le temps de sortir d’un modèle mortifère pour eux (lymphome cancer et Hodgkin) et pour la nature. Tous unis pour nos enfants et petits enfants.

  • Merci Gilles ! Ta façon d’appréhender le problème se rapproche de celle d’Hervé Coves (voir ses intéressantes – mais un peu longues – conférences sur YouTube). Lui parle d’un équilibre entre les taux de limaces et de champignons, qui se régulent l’un l’autre. Il faut assez de carbone dans les sols (BRF, paille, …) pour favoriser les champignons et renforcer les plantes. Et fournir assez de matière organique « juste morte » pour que nos p’tites limaces aient de quoi se mettre sous la « dent ». Dans un milieu équilibré, comme en forêt, les limaces (et autres p’tits grignoteurs) ne prolifèrent pas de façon excessive, mais assez pour nourrir leurs prédateurs, idem dans nos jardins ! Je vais y veiller cette année. Année que je te souhaite fertile et riche en expériences. Merci pour tes chouettes partages !!!

  • Bonjour, merci pour vos conseils. Je me demande comment faire avec la noctuelle de la tomate qui revient chaque année (sûrement est elle ds la terre) et qui détruit gravement les récoltes. Je suis un particulier et effectivement je ne veux pas traiter, même les hormones pour capturée les mâles ne changent rien …. c’est un peu une impasse. Merci de votre réponse.
    Viviane

    • Bonjour Viviane
      Je vous ferais exactement la même réponse qu’à Liliane (un peu plus haut dans les commentaires).
      En précisant toutefois que l’absinthe ou la tanaisie sont des répulsifs naturels plutôt efficaces pour éloigner la noctuelle adulte (le papillon).
      Pour ce qui est du ver, les mêmes principes de biodiversité s’appliquent au sol (et cette biodiversité peut être favorisée par des associations de plantes et, bien entendu, en rendant votre terre plus vivante par des apports de matières organiques diversifiés et le paillage).
      Bon courage,
      Gilles

      • Merci de votre réponses je vais tenter cela. Autre question pour un jardin en ville cad aucune chance d’avoir des hérissons comment rétablir l’équilibre qd les limaces sont légion ?! Pour l’instant je les ramasse et les porte dans un bois hors de la ville mais il y en a tjs énormément ! Et c’est très lourd comme solution.
        Merci

      • Re Gilles,
        si je puis me permettre, l’an dernier par chez moi, nombreuses attaques d’insectes défoliateurs, et j’ai essayé avec succès le traitement ci dessous, sans danger pour la faune et la flore,
        HE MENTHE POIVREE 1,8 ml (répulsive)
        HV AMANDE DOUCE 4,2 ml (aide à mouiller les HE)
        HUILE D’OLIVE 4,2 ml (mélangeur)
        SAVON NOIR 20 ml (fixateur)
        EAU DE PLUIE 3 litres (diluant)
        à renouveler au bout de 48h si besoin,

  • Bonjour d’un autre coin de notre belle Dordogne,
    On récolte ce qu’on sème. Tu as bien raison, c’est avec beaucoup de respect qu’il faut travailler de concert avec la terre.
    Au fait ! je vis au Pizou, où notre terre nourricière nous le rend bien !
    Merci

  • Merci Gilles pour cet article si utile auquel j’adhère totalement.

    Pour ma part , depuis plus de 10 ans
    -je laisse « s’ensauvager » tout ce qui est à distance du potager et du coin pelouse,
    -Je ne nettoie (presque) plus les 2 anciennes cressonnières pour que toute forme de vie s’y redéveloppe,
    -je stocke à l’écart bcp de branches vertes ou sèches en fagots tassés puis couverts de feuilles mortes , tontes et autres, pour « brfiser » en bois mort (c’est maintenant ma méthode et le résultat me semble bon) , et çà fait des abris efficaces pour une foultitude de vies.

    Ceci dit ,avant les années 90 je ne prenais pas ces précautions et j’avais pourtant de la vie partout en exubérance. Actuellement, malgré tous mes efforts, cette variété de vie ne revient que très partiellement…Je ne comprenais pas…
    Depuis les remembrements (qui ont accru les lessivages, les ravinements et les pollutions des rivières) …et peut-être surtout depuis le passage à la haute pression pour la pulvérisation des pesticides, (habilement présentés comme un progrès de par la diminution des pesticides et fongicides par deux, voire par trois), l’extermination semble proche du Total sur une très grand surface.
    En effet cette pulvérisation en brouillard, efficace pour imprégner les plants de pesticides sans que çà pisse au sol, se répand aussi très loin dès la moindre brise…et contamine une surface multipliée par 5…par 10…Il y a moins certes de molécules en volume , mais ce ne sont plus les mêmes et elles semblent redoutables…Quand je vois un tracteur en train de traiter à 400m et que le vent est vers moi , je flaire le produit mieux qu’un Epagneul.

    Les producteurs de Bio entourés de non-bios connaissent çà trop bien, et j’invite tous les jardiniers dont le potager borde des champs à être vigilants.
    Certains agriculteurs font attention, mais ce brouillard est tellement fin que c’est peine perdue dès le moindre souffle de vent.
    Dès que l’humidité est en excès sur des plants tjrs trop drus au m2 (céréales+, PdT+++) on traite parfois 2 fois/semaine…mais je m’arrête là.

    Gille, ton article n’en a que plus de valeur.

  • J’ai bien un coin jachère dans mon jardin mais quand des pieds de pomme de terre ou de haricots sont ravagés dans la nuit ça m’énerve.
    Du coup je sors le soir et je peux en découper plus de 100 en une heure.
    J’ai tout essayé avant. Piège à bière qui en prend deux ou trois par nuit. Sciure coquille d’œuf et cendre inefficace tout comme le fil de cuivre.
    Je n’ai pas de hérisson malheureusement. Si qqu’un en a à ceder en région parisienne je suis preneur

    • Bonjour Philippe,
      Pour les pièges à bière, j’en ai déjà parlé plusieurs fois sur le blog. C’est une très mauvaise solution puisque la bière attire des limaces de très loin… oui elles viennent se noyer dans la bière, ravageant au préalable vos jeunes pousses…
      Les coquilles d’œufs ? Voyez ici : https://www.youtube.com/watch?v=T1hRkcKysy0
      La cendre est efficace tant qu’il ne pleut pas…
      Le fil de cuivre ? aucun intérêt (même pour le mildiou – prouvé par de nombreuses expérimentations)
      Vous employez donc des techniques inefficaces…
      Entourer ses plants de fougères fraîches marche par contre plutôt bien pour tenir les limaces à distance.
      Mais je vous renvoie aussi, et surtout, à la vidéo d’Hervé Coves, dont le lien figure dans une de mes réponses ci-dessus.
      Bon courage !
      Gilles

  • PS;
    Merci aussi pour tes précisions sur la confusion, fréquente, entre la larve de hanneton dont je reconnais qu’elle est ch…te, et celle de la cétoine qui est bien utile.
    Pour ceux qui auraient un doute sur la distinction je dirais que:
    -La larve de hanneton se trouve directement dans le sol, d’autant plus que du bois y sera enfoui (donc, pour moi en tous cas, c’est mieux de ne pas enfouir du bois, sauf à la rigueur très profond -sous-couche de butte- juste pour soulever et donc mieux drainer la terre de surface en sol hydromorphe)…ou alors dans des grosses souches de bois bien pourri.
    -mais surtout la tête de la larve de cétoine (partie marron) est plus petite en volume que le reste du corps et les 3 pattes de devant restent presque larvaires (ta photo le montre bien) , alors que la tête de la larve de hanneton est volumineuse, et les pattes sont plus longues et bien visibles.
    Pour résumer à la campagnarde : le hanneton larve a des bonnes pattes et une tête aussi grosse que son cul, alors que la larve de cétoine a un gros cul en dessous et une ptite tête au dessus.
    Par les temps qui courent et dans l’ambiance « weinsteinienne » du moment, je me garderai bien de pousser la comparaison plus avant!!! (humour!)

    • Ici, les hannetons se cachent entre les couches d’ardoises qui ont été enfouies dans la terre. Je suis en train de nettoyer des zones afin de planter une haie gourmande et mellilfère car rien n’y pousse. Ici, les hannetons envahissent tout. Impossible de faire pousser la moindre salade, les pommes de terres sont au tiers mangées et j’en passe. J’en trouve parfois jusqu’à 5 par pelletée… Mon terrain fait plus de 600 m2. 150 dont dédiés au potager, le reste est à l’état sauvage… Aucune tonte.
      Je n’ai aucun problème avec le partage, mais j’aimerais bien quand même profiter un peu des fruits de mon labeur. Et je me sens bien perplexe quant à trouver un équilibre et cohabiter avec ces hannetons qui détruisent beaucoup.

      • Bonjour Stéphanie,
        En l’occurrence, et pour rendre les larves de hannetons accessibles à leur prédateurs naturels (oiseaux, poules, hérissons, carabes), il est recommandé de biner la terre pendant l’été. Les taupes en sont aussi très friandes.

  • Merci Gilles pour ce très bon article (comme d’hab!) dont je partage tout le sens et la philosophie.
    Pour apprendre il faut observer la nature et lui « obéir ». Tout ce qui, par prétention, va contre est dangereux.
    Une seule réserve il est difficile de bien observer car souvent nous avons des lunettes « déformantes »… Raison de plus pour considérer que tes articles sont extrêmement utiles.
    Bon démarrage de saison à tous.

  • Je me permets de tempérer. Cette vision d’une nature qui résoudrait tous les problèmes comme par miracle me semble un peu courte. Certes, l’observation et les essais en tous genres permettent de trouver des solutions. Personnellement je sème en petite quantité, souvent et dans différents endroits du jardin et je varie les associations. Ce qui fait qu’au bout du compte, malgré certaines « attaques », je récolte toujours suffisamment de beaux légumes pour nos besoins.
    Il n’empêche qu’il m’arrive de maudire par exemple les rongeurs (des mulots). Mon jardin est entouré de « zones naturelles » comme vous dites. Mais attention, il s’agit non pas d’une petite zone mais de centaines d’hectares. Au milieu duquel un jardin bio, paillé et bichonné, est un petit paradis. Dans lequel il fait bon grignoter partout et se reproduire… Un autre exemple, les chevreuils. Sans clôture conséquente, je ne récolterais rien. Et qu’on ne me dise pas que c’est par manque d’observation ou autre. Qu’on le veuille ou non les animaux de toutes tailles et de toutes espèces sont des alliés, mais aussi parfois des concurrents avec lesquels il faut savoir composer.

    • Vous avez raison Roland.
      Mais mon propos n’est pas de prétendre que la simple observation va résoudre tous les problèmes (je connais bien les chevreuils et les petits rongeurs…) mais plutôt d’envisager les choses sous un autre angle…
      Par exemple, pour les chevreuils, ayant remarqué qu’ils adoraient les blettes, j’ai pris l’habitude d’en semer un rang en bordure (des bois desquels ils surgissent). Et en général, ils ne vont pas plus loin, trouvant ici ce qu’ils sont venus chercher…
      Cela dit, vous parlez d’un jardin « bichonné »… peut-être trop justement ?
      Bon courage !

  • Dans le même ordre d’idée il y a les « cochons » …ils abondent chez moi comme dans de nombreuses régions.
    Les solutions ne sont pas univoques !!!
    Pour les chevreuils, qui adorent mes artichauts, j’ai résolu le problème avec un grillage doublé d’une clôture électrique. Mais je suis bien conscient qu’il s’agit « d’ouvrir une porte avec un bulldozer » !

  • Mon jardin est bordé par des prés, eux-mêmes entourés par des bois, des friches, une petite rivière… bref, un environnement rural et diversifié. 2017 a été l’année de la limace, et pas seulement dans mon jardin, mais partout dans les alentours :
    https://photos.app.goo.gl/tkdtPTuvkH1dBxpd2
    J’ai repéré les facteurs aggravants, les plantes qui résistaient, et ça ira mieux l’an prochain (normalement).

  • Je suis de principe parfaitement d’accord avec l’analyse. Cependant, j’ai une question concernant les oiseaux…J’ai un vieux cerisier dans mon jardin, qui croule sous les cerises chaque été. Il y a quinze ans, je pouvais récolter quelques paniers de cerises mures en grimpant à l’échelle. Les oiseaux en mangeaient certes, mais on pouvait partager… Progressivement, en moins de 10 ans, j’ai assister à une folie de la part principalement des merles, qui n’attendent même plus dorénavant que les cerises soient mûres pour les piquer… A tel point que plus une cerise maintenant n’est récupérable sur l’arbre, c’est une véritable curée chaque année, on arrive tout au plus à manger quelques spécimens en passant outre un coup de bec et en acceptant de les manger presque vertes… Suis je le seul à avoir observer cette évolution? Est ce du exclusivement à mon jardin où pour le coup les oiseaux sont heureux ? !! (j’héberge entre autres un couple de pic verts..) Est ce une évolution inéluctable? Je serais heureux de partager les points de vue…

    • Bonjour Zervi,
      Je fais, comme surement bcp d’autres, la même observation.
      Depuis une trentaine d’années bcp de jeunes propriétaires ont délaissé les fruitiers que nos anciens plantaient dans les jardins. Au mieux ils en ont conservé quelques uns, vivant sur l’acquis des anciens sans renouveler , au pire ils ont tout abattu pour mettre un cèdre bleu…
      Raréfaction de ces fruitiers, concentration des oiseaux sur ce qui reste. Il ne faut que 5mn pour « descendre » un cerisier « qui gêne »…et 10 à 15 ans pour le ravoir.
      Il semblerait que cette tendance commencerait à s’inverser, liée à la prise de conscience que les fruits des vergers pros sont archi-traités. Certains jeunes s’y mettent , mais c’est encore (trop) minoritaire.
      Quand j’étais jeune il y avait par chez nous des fruitiers partout, dans les jardins comme dans les pâtures, cerisiers, pruniers, pommiers cidre ou de table, cognassiers, poires à cuire et au couteau etc…les oiseaux étaient dépassés par la production…mais les jeunes fermiers ont anéanti tout ce qui était dans les prés, fruitiers comme micro-faune , rendement de ray-grass oblige…Je pense qu’un jour l’Histoire les accablera, eux et surtout le « Système » qui les asphyxie.
      Pourvu qu’il ne soit pas trop tard…
      Même les groseilles rouges y passent en intégral…Plus jeune je n’avais jamais mis de filets sur mes groseilles rouges!

    • Je constate aussi la même chose…
      Et je ferais la même analyse que Michel… en y ajoutant la perte de diversité en général, avec notamment la disparition des haies sauvages ces dernières décennies… même si semble t’il un mouvement inverse commence à s’amorcer.
      D’où la nécessité absolue de faire une place à la nature sauvage dans nos jardins !

  • D’accord avec les « bonnes pratiques de jardinage » et ce qui a été exprimé ci desssus.
    En dernier ressort il y a la protection physique. Par exemple pour les cerises un filet peut aider; de même pour le ver du poireau et autres un filet anti insecte, placé au bon moment est une aide non négligeable…

  • Merci à Michel, Gilles et Roland, pour leurs analyses, c’est donc bien une tendance générale, même si certains cerisiers sont moins pris d’assaut que d’autres probablement parce qu’ils sont plus tardifs? Et on ne peut en effet que souhaiter que les tendances s’inversent, à nous d’y travailler avec nos enfants!

  • Bonjour!
    Je reviens sur le « cas » des ravageurs. Et je vous soumets MON « remède anti-limaces ».
    Ce remède part de l’observation que tout le monde a faite. Les limaces aiment la fraîcheur, l’humidité… et les feuilles tendres. Donc, au lieu de les ramasser, de les noyer dans la bière, de les tuer avec des produits qu’on promet respectueux (!) des hérissons, de les brûler et j’en oublie, j’ai aménagé dans mon potager, à l’ombre, un petit coin bien humide (parce qu’il m’arrive de l’arroser!), avec quelques bouts de planches (limaces vont se cacher dessous!) quelques poignées de compost en train de se décomposer et sur lequel je mets les déchets de feuilles de salade, de feuilles tendres, de tomates, de fruits, bref, une petite partie de ce que je mettrais au compost. Les premiers jours, j’ai même été récolter les limaces au jardin pour les mettre là. Je veille à ce que les déchets ne pourrissent pas. Le résultat est le suivant: les limaces ne retournent plus guère au potager (il y en a réellement moins, les dégâts sont moindres) et des oiseaux et hérissons viennent se servir. Cette année, je verrai si « elles » se sont passé le mot. J’ai déjà mis quelques déchets de cuisine, mais il n’y a pas encore foule! Au cas où cette tentative pouvait vous être utile pour la saison printanière qui s’installe! Cordialement à tous les lecteurs

  • Bonjour. J’ai planté environ 700 pommiers de 500 variétés différentes dans des anciennes parcelles agricoles en montagne entre 1988 et 2017. Jusqu’en 2000 je récoltais mes premières pommes sans problème. Puis peu à peu les oiseaux « nuisibles » attaquaient les fruits. En 2016 je sauvais encore 30 plateaux de pommes ce qui est dérisoire. En 2017 toute la récolte a été détruite lorsque les fruits étaient de la grosseur d’une prune… Au début 2018 tous les pommiers d’un des 4 vergers bien protégés par du grillage à moutons de 2 m de hauteur (chevreuils et autres) doublé d’un grillage à poules de 1 m de hauteur (lièvres et autres …) ont été écorcé par des lièvres du sol jusqu’à 1m et plus….Les rongeurs ne sont pas passés sous le grillage ni à travers le grillage à poules, mais ils sautent et passent dans les mailles du grillage à moutons au-dessus du grillage à poules… 30 années d’efforts et d’investissements très importants réduits à néant…
    Il en est de même pour les tentatives potagères : pommes de terre, salades, radis, tout est détruit dès la levée…Plantations de lavandes arrachées…
    Les ruches installées pour la pollinisation et une petite production de miel sont percées par les rongeurs, renversées par des animaux plus puissants (mustellidés ?…)
    La pression exercée par la faune sauvage qui croît localement de façon exponentielle est incompatible avec la moindre tentative de culture sauf à tenter de le faire dans des hangars… A méditer. Camille « ultra de l’écologie » (de terrain, pas de bureau…)
    Il faudra bien retrouver un équilibre permettant de cultiver naturellement et se nourrir sainement et ne pas laisser naïvement le champ libre à tous les animaux quels qu’ils soient. Actuellement les cultures bio sont protégées en quelques sorte par les cultures autres qui limitent fortement la faune, mais peu à peu cette dernière reconquiert le terrain perdu à la faveur des cultures « naturelles ». Les peuplements sont trop importants par rapport à la nourriture disponible hors des cultures. Ils s’attaquent donc aux cultures ce qui accroît leur potentiel de développement etc… Ce constat personnel ajouté aux actions des L214 et autres Vegan devrait nous conduire à la famine et à une suprématie animale…

    • Bonjour Camille,
      Oui… mais cet exemple personnel – il est vrai assez extrême – que vous décrivez témoigne justement d’un déséquilibre : les gros prédateurs et les rapaces par exemple ayant pratiquement disparus, les populations de petits rongeurs ou autres oiseaux friands de fruits se développent alors très vite.
      Ensuite, que faire ?
      Soit on réduit « artificiellement » et drastiquement certaines populations considérées comme nuisibles… ce qui engendrerait irrémédiablement des déséquilibres encore plus grands.
      Soit on favorise au contraire à nouveau la vie animale, sous toutes ses formes… avec alors un espoir que les choses se rééquilibrent à nouveau…
      Etant entendu par exemple que la chasse est également trop facilement montrée du doigt… bien que n’étant pas fervent de la chasse, il faut bien reconnaître qu’elle participe, et doit continuer à participer, à une certaine régulation des populations animales.
      Quant à la famine et à la suprématie animale… nous en sommes encore bien loin- nous n’avons jamais produit autant de nourriture qu’aujourd’hui; et sommes des millions (nous aussi sur le terrain… que croyez-vous ?) à cultiver naturellement avec de belles récoltes, même s’il nous faut aussi parfois partager un peu avec la faune sauvage…
      Cordialement,
      Gilles

    • bonjour Camille,
      Je comprends aussi, comme Gilles, ta désespérance !
      D’une façon générale notre espèce joue avec le feu en modifiant l’équilibre global de la nature et ce à une vitesse pharamineuse depuis ces dernières années. La perte de la biodiversité produit ses effets désastreux que nous constatons tous. Personnellement je viens de perdre cette année 30 ruches qui étaient particulièrement bien développées au printemps dernier. En plus de 40 années d’apiculture je n’avais jamais vu cela …
      Le problème est fort complexe et ne se corrigera qu’en changeant fondamentalement notre mode de vie… il y a beaucoup à dire là dessus…
      Faudra t’il de grands malheurs pour que TOUT LE MONDE le comprenne et modifie radicalement notre mode de vie ?

    • Bonjour Camille,
      quelques « trucs » pour vous aider,
      1/ pour éloigner lapins et lièvres, il y a bien quelque chose qui fonctionne, mais à renouveller dès qu’il pleut car lessivage, de l’extrait d’ail (voir les livres d’Eric PETIOT, et de Jean François LYPHOUT, les recettes y sont fournies,
      2/ et ça c’est un chasseur (de plumes) qui me l’a donné, car je vis quasiment entouré de bois, et les chevreuils me causaient pas mal de dégats,
      mettre dans un bas une belle poignée de cheveux coupés avanr lavage, de sorte que l’odeur de « l’homme » soit bien présente, attacher tous les 10/20 mètres, répulsif éfficace,
      à renouveler dés que l’effet s’ammenuise,
      3/ pour protéger vos vergers de ces prédateurs, pourquoi ne pas tenter de les attirer hors de vos fruitiers, faites des points de nourrissage, et voyez avec les sociétées de chasse….
      ça vaut ce que ça vaut, mais pourquoi ne pas essayer !!!
      cordialement, Bruno

  • J’aime relire cette citation, elle est d’une insoutenable vérité!
    Citation d’un chef indien: Géronimo. :

    « Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu’il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné nous ait créés. Il a donné vie à toute une variété d’espèces d’hommes. Ainsi, pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné créa les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe a l’ouest. Pour la nourriture, Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il leur enseigna où trouver ces plantes médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s’abriter… (…)
    « Quand le dernier arbre aura été abattu – Quand la dernière rivière aura été empoisonnée – Quand le dernier poisson aura été péché – Alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

    Source : fr.wikipedia.org

  • Je n’ai pas de ruche, mais j’observe depuis 5 ans une disparition quasi totale des abeilles domestiques sur mes plantations.Seuls persistent les bourdons et qques abeilles sauvages…
    Je ne chasse pas, mais la chasse, même en battue, ne concurrencera jamais une rampe de pulvé de 30m passée en moyenne 20 fois sur une saison pour « nettoyer » tout ce qui vit hormis la culture en place , avant de descendre dans les nappes phréatiques et les cours d’eau.

    Les gros lobbys agrochimiques pèsent encore très lourd, le nez uniquement dans le guidon des profits et de l’exclusivité sur ce qui se fera.
    Bcp d’agriculteurs commencent à revoir leur façon de penser…mais pas leur façon de travailler, contraints au rendement par leur endettement.
    Les Politiques ont le nez dans le guidon de l’économie à court terme et des calculs électoraux.

    Aucune carte là dedans pour devancer les problèmes…jusqu’à ce la réalité leur colle le dos au mur de l’irréparable……ou que le consommateur ne vire globalement de bord!
    A nous de leur coller le dos au mur en refusant collectivement la consommation de ces poisons insidieux car jamais nocifs dans l’immédiat.
    Comme l’avait dit Coluche : « Y a qu’à plus acheter pour que çà s’arrête »!
    Pas simple , mais faisable.

    Autour de Lille par ex. les AMAPS se créent en nombre et leur fréquentation explose au point que maintenant il faut attendre son tour pour être client.
    C’est encore minoritaire , mais il ne dépend que de nous que çà s’inverse. Mes enfants se fournissent tous maintenant dans ces Amaps, et ils les font connaitre.
    Je fais de même.
    C’est le seul contre-poids possible à court terme, mais s’il est global il sera bougrement efficace.

  • Bonjour,
    Pour éloigner les taupes et rats taupiers, j’utilise du tourteau de ricin au moment des semis et du repiquage, je fais même une décoction avec laquelle j’arrose de temps en temps et je n’ai plus de taupes et de rats (c’est aussi un engrais).
    Par contre il faut l’enterrer car c’est un poison pour les chiens et les chats et nous avons des chats qui viennent dans nos jardins.

  • Bonjour,
    Cet hiver, les campagnols(je suppose) ont labouré mon potager ,soulevant la terre sous l’ail, les jeunes laitues d’hiver,mangeant les racines du persil et chicorée pain de sucre,(en surface de gros trous de 6 cm de diamètre).
    Au printemps ,déjà,ils avaient dévoré ma récolte de pommes de terre.
    J’ai acheté un produit naturel non toxique mais répulsif (23€ le litre!), à mettre dans les trous,ça n’a pas été efficace car il m’en faudrait plusieurs litres .
    –Je viens d’acheter des fusées anti-taupes qui dégagent du SO2 toxique ,mais je crains pour la petite et micro-faune de mon potager: vers de terre ,bactéries diverses ,donc je n’ai pas encore essayé ce produit; qu’en pensez-vous?
    Pour l’anecdote, voulant favoriser la biodiversité,il y a 4 ans, j’ai implanté 1 mare sur les conseils du référent de la LPO de l’Isère, qui m’avait « promis » la venue de grenouilles, libellules,etc…la mare est désespérément vide ,j’ai probablement des serpents grâce aux branchages en tas à côté, peut-être des hérissons,bien que je n’en voie jamais ;en revanche, en été, dans mon potager,je ramasse la nuit -à la frontale-120 grosses limaces rouges chaque soir.
    J’ai commencé mes semis, mais si je ne mets pas de granulés bleus à base de fer, les petites limaces grises dévorent tout ce qui sort (en hiver, il y en a plein entres les feuilles des chicorée pain de sucre) .
    Ce qui me désespère le plus, c’est que , d’année en année, les oiseaux disparaissent et ce, de plus en plus vite ; en hiver,je ne nourris plus que qq mésanges et encore moins de moineaux, restent des merles ,je vois beaucoup moins de pies , des tourterelles …Où sont les verdiers, chardonnerets, pinsons, pics-épeîche ,sitelles que je nourrissais l’hiver?
    Bon, j’arrête là mes plaintes, merci pour votre réponse concernant les fusées anti-taupes,
    Cordialement,
    Colette.

  • Votre discours décrit en fait une situation très complexe.
    Votre système  » jardin  » ne fonctionne pas bien. Il y a des déséquilibres qui génèrent ces dysfonctionnements.
    Donc il vous faut une approche systémique. Globale.
    Regardez les vidéos de M COVES sur YouTube…

  • Bonjour Colette,
    Je vous déconseille vraiment les fusées, elles tueront à coup sûr toute une microfaune locale, hormis les taupes (sauf quelques fainéantes) car la taupe a un flair d’épagneul, à la moindre odeur suspecte elle bouche sa galerie pour en refaire une autre plus sûre. Les plus proches des fusées y resteront, les autres retourneront le reste du jardin.
    L’effondrement de la biodiversité, nous l’observons tous, et le plus inquiétant est que çà semble généralisé sans exception.
    Je parlais plus haut des énormes rampes de pulvé, il faut savoir que depuis plus de 20 ans on est passé de la pulvé basse pression (qui « pissait » sur le champ mais pas sur le reste) à la haute pression. Très fin brouillard, la soit-disant panacée car traitement sur et sous les feuilles avec 4 fois moins de produit…sauf que cette nébulisation contamine tout sur des Ha à la ronde à doses infimes et redoutables car moins brutales et moins immédiatement mortelles pour tout ce qui vit.
    Les insectes touchés ne meurent pas tout de suite, les oiseaux les attrapent d’autant plus facilement et ramènent çà au nid pour nourrir leurs petits.
    Exemple de l’année dernière:
    Un de mes voisins surveillait des couvées d’hirondelles pleines de petits dans une de ses granges;
    Un matin le fermier du coin vient traiter le champ d’à côté…Le soir même tous les petits étaient morts.
    2 explications possibles :
    -une partie du fin brouillard est rentré dans la grange avec la brise (mais je ne pense pas qu’ils seraient morts de suite, par inhalation c’est moins rapide)
    -les petits ont été gavés d’une multitude d’insectes empoisonnés pris dans la journée, faciles à prendre car affaiblis… et la digestion (rapide cette fois-ci) de ce poison les a exécutés sans sommation.
    Il n’y a aucune raison pour que cette navrante expérience ne se soit pas reproduite dans une foultitude de nids sauvages environnants…
    Et ces nébulisations portent sur des Km à dose infime mais suffisante, sur des hectares entiers les insectes meurent ou survivent empoisonnés, dans les 2 cas les petits y restent…
    Quand je vois la vitesse de progression de l’hécatombe j’appréhende vraiment l’avenir de ces espèces , de nos enfants…
    quant à nos petits-enfants…………..

  • Il y a longtemps que je suis convaincue de faire ainsi et aussi par « fainéantise » (manque de temps surtout donc ça m’arrange). J’habite à la campagne, la plus que vraie avec 10.3 habitants au km2 dans mon village. Dans mon jardin il y a des orvets, des crapauds, des hérissons, il est entouré de haies naturelles et de murets en pierre effondrés, il y a des coins en friche et des tas de bois pourri, je paille depuis plusieurs années pour améliorer mon sol. Et bien je suis envahie par les limaces (et elles sont énormes) et cette année je n’arrive à pratiquement rien avoir. Dès qu’une plante germe elle est rasée dans les 2 jours, pour l’instant il n’y a que les petits pois et les poireaux qu’elles ne touchent pas. Même les pommes de terre sont attaquées! Un vraie tapis dès que la fraîcheur du soir tombe. Alors là je baisse les bras car je ne sais plus quoi faire , je n’ai jamais eu de telles problèmes les autres années, il y avait bien quelques dégâts mais ça se calmait assez vite. Avec la canicule elles vont peut-être se calmer mais du coup rien ne poussera puisqu’on est en déficit d’eau et que mon sol est plutôt sablonneux et conserve peu l’eau. Je suis un peu désespérée car jusqu’ici mon jardin m’a permis de ne jamais acheter de légumes, je mange ce qui est de saison et de mon climat et fait des conserves. Alors d’où vient ce déséquilibre, je ne comprends pas.
    Si vous avez une piste je suis preneuse. Merci pour tous vos conseils et articles.

    • Je viens de re-visionner la vidéo d’Hervé Coves, en fait n’étant jusqu’ici guère confrontée au problème limaces je n’avais pas retenu grand chose finalement. Je pense que le déséquilibre vient du drôle de climat de cette année: frais la nuit (même très frais puisqu’au petit matin on frôlait le 0°) et chaud la journée. Mes plantes végétaient, je le remarquais, il n’y a pas eu de vrai printemps puisqu’on passe directement à la canicule. La solution serait sans doute faire un coin encore plus attractif en bordure de jardin pour les limaces: engrais verts de crucifères. Je vais tester.

  • bonjour gilles…j’habite en ville,et mon jardin se trouve à10km moins de présence le silence comme une foret ,une ancienne colonie de perdreaux c’est installer et beaucoup de visiteurs comme les rapaces par leur prélèvement de rangeur ,l’équilibre commence a se rétablir,je conserve les oiseaux à en favoriser la multiplication dans la faune ,par un point d’eau juste une cuvelle de macon enterrè remplie tous les trois jours en échange de la tranquillité de nos petit semi amicalement

  • La cétoine dorée dévore les boutons floraux (notamment ceux des rosiers et des Lilas) : observation personnelle suite au débroussaillage de la parcelle forestière voisine de mon jardin, qui a laissé sur place un lit épais de broyat (5000 m2 de compost en formation…). La population de cétoines s’est massivement accrue. Pas de problème pour le potager, mais on peut concevoir les réticences de ceux qui cultivent en priorité des plantes d’ornement.

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