Nuisibles au jardin : que faire (ou ne pas faire) face aux ravageurs

Les nuisibles au jardin vous donnent l’impression de ne jamais vous laisser en paix ? Vous avez beau surveiller votre potager, protéger vos salades, bichonner vos tomates, il y a toujours un insecte ou un rongeur pour venir goûter vos cultures en premier… et le découragement n’est jamais très loin.

Alors, vous enchaînez peut-être les essais : répulsifs dits « naturels », insecticides (bio… ou pas), ramassage manuel, pièges en tout genre. Sur le moment, ça semble parfois « efficace ». Mais, saison après saison, les dégâts reviennent, et vous avez le sentiment de lutter en permanence contre des ennemis invisibles.

Je suis passé par là moi aussi, à mes débuts. Jusqu’au jour où j’ai commencé à vraiment observer ce qui se passait dans mon jardin, plutôt que de dégainer le pulvérisateur à la moindre alerte. Et j’ai découvert qu’une bonne partie de ces « nuisibles au jardin » étaient en réalité des ravageurs de passage, parfois même de précieux auxiliaires à un autre stade de leur vie, au cœur d’un équilibre naturel bien plus fin que je ne l’imaginais.

Dans cet article, je vous propose donc de changer de regard sur les nuisibles : comprendre d’où viennent ces déséquilibres, faire la différence entre ravageurs et auxiliaires, et voir comment protéger vos cultures en soutenant la biodiversité plutôt qu’en la combattant. Si vous débutez avec un potager naturel, ou si vous voulez simplement jardiner avec moins de traitements, vous êtes au bon endroit.

Avant de parler de méthodes et de solutions, commençons par clarifier de quoi nous parlons exactement lorsque nous évoquons les « nuisibles au jardin ».

Nuisibles ou ravageurs : de quoi parle-t-on au jardin ?

Au sens strict, un « nuisible » est un animal dont la présence entraîne des dégâts jugés inacceptables pour nos cultures. En pratique, au jardin, ce n’est ni une espèce en particulier ni une bestiole « mauvaise par nature », mais surtout une histoire de quantité, de contexte et de regard porté sur ces fameux ravageurs.

On parle d’ailleurs souvent de « ravageurs » en agronomie pour désigner les insectes, mollusques ou rongeurs qui s’attaquent aux plantes cultivées. Mais, là encore, c’est le déséquilibre qui pose problème : quelques limaces dans un potager vivant, ce n’est pas la même chose qu’une armée de limaces dans un jardin sans auxiliaires ni refuges.

Mis à part quelques cas (comme les doryphores par exemple, qui, venant de contrées lointaines, n’ont pas vraiment de prédateurs naturels), les nuisibles ne deviennent donc nuisibles au jardin que lorsqu’ils se retrouvent en surnombre…

Et cette population excessive, responsable de dégâts dans nos cultures, est pratiquement toujours la conséquence d’un déséquilibre…

Alors, certes, du fait des pollutions environnantes entraînant la disparition, plus qu’inquiétante, de quantité d’insectes (Près de 80 % d’entre eux auraient disparu en une trentaine d’années en Europe !), d’oiseaux, de batraciens ou de mammifères, les équilibres naturels sont aujourd’hui bien précaires…

Et même le simple fait de jardiner engendre lui aussi des déséquilibres puisque nous intervenons sur le sol et la végétation (en éliminant la végétation spontanée afin de laisser le champ libre à nos cultures..)…

… Donc, par conséquent, sur les populations animales !

Mais ne pouvons-nous pas au moins, à notre niveau, participer un tant soit peu à préserver quelques espaces naturels susceptibles d’abriter une faune diversifiée ?

Nous y reviendrons plus loin.

Mais ce que je voudrais que vous reteniez déjà ici peut se résumer simplement comme suit.

Il n’y a pas d’un côté les bons insectes (ou autres animaux), appelés auxiliaires. Et d’un autre, les mauvais, les nuisibles (ou ravageurs).

Non !

En réalité, un animal ne devient un « nuisible » que parce que par manque de régulation de sa population. Et qu’il se trouve par conséquent présent en surnombre.

Et, dans un environnement (relativement) préservé, chaque animal n’est qu’un maillon d’une chaîne de vie (prédateurs, proies…) à l’origine formidablement orchestrée, et s’équilibrant d’elle-même.

Mais encore faut-il savoir rester serein…

Les auxiliaires pris pour des nuisibles

Pour la clarté de mon propos, nous allons employer, dans cet article, le terme d’auxiliaire… Bien que, comme nous l’avons vu, il n’y ait en réalité ni auxiliaire, ni nuisible.

Pour beaucoup de jardiniers, la peur des « nuisibles » est telle qu’ils ne peuvent s’empêcher d’intervenir dès lors qu’ils remarquent des animaux inconnus à leurs yeux…

Larve de cétoine dorée
Larve de cétoine dorée – Ce n’est pas un nuisible !

Je vais prendre ici un exemple. Un abonné à ma prestation d’accompagnement personnalisé, m’a récemment posé une question, que voici :

« J’ai à vous soumettre un petit problème remarqué il y a peu dans mon compost. En effet, je viens de constater qu’il était habité, non pas seulement avec des vers de terre, ce qui est au demeurant normal, mais également par de gros verres blancs, qui me posent question. D’autres me conseillant de ne plus le répandre sous peine de contaminer mon jardin. Avez-vous une réponse à mon interrogation et surtout un mode d’action au naturel pour éradiquer cette nuisance si tant est qu’elle en soit une ? »

Mon intention n’est bien évidemment pas ici de clouer au pilori ce jardinier, qui n’est d’ailleurs qu’un exemple parmi tant d’autres. Et à qui je présente ici mes excuses s’il se sent offensé.

Et vous pourrez d’ailleurs remarquer qu’il émet lui-même une réserve « … Cette nuisance, si tant est qu’elle en soit une ? ». J’en profite d’ailleurs pour vous donner au passage un petit conseil : écoutez-vous ! Car très souvent, intuitivement, vous savez ce qui est bon…).

Alors, revenons à la question qui nous intéresse ici. Quel est ce « ver » ? Et en l’occurrence est-ce un « nuisible » ?

Suspens…

Il s’agit en fait de la larve de la cétoine dorée. Et cette larve joue un rôle important dans la décomposition des matières organiques et participe donc activement à l’élaboration d’un bon compost.

Alors, de deux choses l’une :

  • Les personnes qui lui conseillent de ne pas utiliser son compost confondent peut-être cette larve avec celle du hanneton. Une larve qui, détruisant les racines des plantes, peu en effet être nuisibles… Mais là encore uniquement lorsqu’en surnombre…). Mais la larve du hanneton est rarement présente dans un compost…
  • Ou bien alors, ils ne réagissent ici que par peur…

Quoi qu’il en soit, larve de cétoine ou de hanneton, la pire des choses auraient été d’éradiquer cette « nuisance » (des termes à bannir de votre vocabulaire en jardinage naturel).

Ce type de confusion est très fréquent au potager bio : une larve blanche, quelques dégâts par-ci par-là… et hop, on classe tout le monde dans la case « nuisibles ». Pourtant, entre une larve de cétoine dorée qui recycle vos déchets et une larve de hanneton qui grignote les racines, le rôle dans le jardin n’a rien à voir.

Astuce pratiqueAvant de déclarer la guerre à un supposé ravageur, prenez le temps de l’identifier vraiment. Quelques minutes d’observation évitent souvent des erreurs… durables.

  • Photographiez la bête (ou la larve) et comparez avec des ressources fiables.
  • Notez le lieu, la période, le type de plante concernée : ces indices aident à poser le bon diagnostic.

Ok… Mais alors je fais quoi face à l’apparition d’un insecte identifié comme pouvant réellement causer de sérieux ravages sur mes cultures ?

Comment réagir face à des nuisibles au jardin ?

Face à un ravageur, la tentation est grande d’agir vite, voire trop vite. Pourtant, une grande partie des situations se résolvent d’elles-mêmes si l’on laisse la biodiversité travailler pour nous. L’enjeu n’est donc pas d’éliminer tous les nuisibles au jardin, mais de savoir quand laisser faire… et quand intervenir avec mesure.

Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose un petit plan d’action en quatre questions simples : identifier, mesurer, observer, décider. Vous verrez qu’en les parcourant calmement, de nombreux « problèmes » se transforment en simples ajustements à faire dans le jardin.

ÉtapeQuestion à se poserExemple concret au jardin
1. IdentifierDe quel ravageur ou auxiliaire s’agit-il vraiment ?Larve blanche dans le compost : cétoine dorée ou hanneton ?
2. MesurerLes dégâts sont-ils localisés ou généralisés sur la parcelle ?Quelques feuilles trouées sur un rang de salades… ou toutes les jeunes plantations rasées ?
3. ObserverY a-t-il déjà des auxiliaires présents pour réguler le ravageur ?Pucerons sur fèves, mais aussi larves de coccinelles et syrphes bien visibles sur les tiges.
4. DéciderEst-il nécessaire d’intervenir, et avec quelle méthode la plus douce possible ?Éclaircir un peu, protéger les plants les plus fragiles, plutôt que traiter toute la planche.

Créer des zones naturelles pour attirer les auxiliaires

Une image vaut parfois mille mots. Je me permets donc de partager ici une pancarte figurant aux différentes entrées de la ville de Coulounieux-Chamiers (banlieue de Périgueux).

 

Jachère, zones refuges pour auxiliaires
La ville de Coulouniex-Chamiers, en bordure de Périgueux, donne l’exemple.

 

Car, en effet, les jachères (zones laissées au repos et dans lesquelles on va laisser la végétation spontanée se développer naturellement), outre leur intérêt pour la régénération des sols, vont abriter quantité d’insectes, de petits mammifères, d’organismes vivants invisibles à l’œil nu…

Je ne vais pas ici m’étaler sur la jachère, mais cette importante biodiversité va permettre, à la plupart des populations animales, de s’équilibrer naturellement, sans aucune intervention de notre part.

Biodiversité au jardin pour équilibrer populations nuisibles
Zone sauvage favorable à la biodiversité animale au fond de mon jardin.

Alors, vous vous dites peut-être ici que vous n’avez pas suffisamment de place dans votre jardin pour laisser une zone à l’état sauvage ? Allez… Vous avez bien moyen de trouver un petit espace… Ne serait-ce qu’entre 2 planches ou carrés de cultures ? Ou en bordure ?

Lorsque je parle de zones sauvages, on m’objecte systématiquement que c’est bien difficile à appliquer dans un jardin partagé… Les autres jardiniers font pression pour que le jardin soit « propre »…

Et c’est malheureusement encore (trop) souvent une réalité (bien que les choses évoluent favorablement dans ce domaine). Si vous êtes confronté à cette situation, je vous suggère de montrer cet article aux jardiniers récalcitrants…

Des tas de branchages, des murets de pierre, une mare… sont également autant de possibilités de favoriser encore la diversité animale, non seulement bénéfique à vos cultures… Mais à la vie sur terre en général.

Imaginez que tous – jardiniers, professionnels des espaces verts, communes… – nous agissions ainsi. Ne verrions-nous pas alors réapparaître quantités de populations animales en voie de disparition ?

Observer ravageurs et auxiliaires avant d’agir

Nous l’avons vu, la peur est mauvaise conseillère.

Et, par crainte de dégâts, lorsqu’il est confronté à ce qu’il considère comme un ravageur, le jardinier réagit très (trop) vite…

Il prend son pulvérisateur et détruit la cause, non pas de dégâts, mais de sa peur !

Or, s’il s’était contenté d’observer la situation, et à condition d’avoir mis en place des conditions propices à une plus grande diversité animale, comme nous venons de le voir, il aurait en général pu constater que l’invasion aurait été vite régulée… Les prédateurs naturels du « nuisible » s’étant chargé de cela.

Alors, certes, il peut arriver que l’on ait d’autres choix que d’intervenir.

Mais de grâce, n’utilisez pas d’insecticides (même certifiés bio – voyez ici mon point de vue à ce sujet) pour cela. Car vous ne feriez alors que créer un déséquilibre supplémentaire.

AvertissementLes insecticides, même bio, ne font en général pas la différence entre ravageurs et auxiliaires. Ils créent souvent plus de déséquilibres qu’ils n’en résolvent.

  • En éliminant aussi les prédateurs naturels, ils ouvrent la voie à de nouvelles « invasions ».
  • Ils vous rendent dépendant de traitements répétés, au lieu de renforcer la résilience du jardin.

On donne souvent pour exemple l’élimination des pucerons… La nourriture favorite des coccinelles.

Éliminez tous les pucerons de votre jardin… Et vous aurez alors peu de chances d’y attirer des coccinelles (un formidable auxiliaire pour le jardinier).

Non, il y a d’autres méthodes, comme les associations de plantes, l’implantation de cultures destinées à perturber l’odorat des ravageurs, de fleurs ou, au pire, l’utilisation de répulsifs naturels à base de plantes (tanaisie, absinthe, menthe…) qui ne feront qu’éloigner ou tenir à distances les « indésirables », sans pour cela casser la chaîne de vie, et donc les équilibres naturels dans votre jardin.

Il est même parfois tout simplement possible d’éloigner, à la main, ces charmantes petites bêtes… Vous irez ensuite les déposer dans un endroit plus reculé de votre jardin… Ou dans le potager de votre voisin avec qui vous êtes en froid.

Pour en savoir plus sur quelques ravageurs courants au potager

Nuisibles au jardin : ce qu’il faut retenir pour un potager équilibré

Je sais bien à quel point il est difficile de rester serein quand un ravageur semble menacer vos légumes. Quand on voit ses jeunes plants disparaître, la réaction immédiate est souvent de vouloir tout arrêter… ou tout traiter.

Pourtant, un potager naturel équilibré se construit sur la durée. Il demande un peu de patience, quelques ajustements et surtout un changement de regard sur ces fameux « nuisibles au jardin ». Ce ne sont pas des ennemis à abattre, mais des acteurs d’un écosystème qui a besoin de temps pour se stabiliser.

Si vous commencez à mettre en place des refuges pour les auxiliaires, à diversifier vos cultures, à observer un peu plus avant d’agir, vous verrez peu à peu la pression des ravageurs diminuer. Il restera toujours quelques dégâts, mais ils deviendront supportables… et souvent compensés par de meilleures récoltes.

À retenirLimiter les nuisibles au jardin ne passe pas par plus de traitements, mais par plus de vie.

  • Acceptez une petite part de pertes : elle nourrit aussi l’équilibre du jardin.
  • Faites confiance à la biodiversité en créant des refuges et en observant avant d’intervenir.

Retrouver cet équilibre dans un potager naturel ne se fait pas en un week-end. Cela passe par une meilleure compréhension du sol, des plantes, des auxiliaires et des ravageurs.

Si vous souhaitez être guidé dans cette démarche, je peux aussi vous accompagner de façon personnalisée. L’idée n’est pas de vous donner des recettes toutes faites, mais de trouver avec vous une façon de jardiner qui respecte votre terrain, votre temps disponible et vos envies.

Je vous invite enfin à explorer les différents articles consacrés aux ravageurs spécifiques que j’ai mentionnés plus haut. Ils complètent cet article et vous aideront à appliquer concrètement ces principes sur les limaces, pucerons, mouches, rongeurs et autres visiteurs réguliers du potager.

Tout au long de cet article, j’ai parlé de « nuisibles au jardin » ou parfois de « ravageurs » pour rester clair dans mes explications. Mais vous l’aurez compris, ce sont surtout des mots de jardiniers inquiets. Une fois l’article refermé, je vous invite à oublier ces termes… et à regarder vos petits visiteurs avec un œil nouveau.

FAQ – nuisibles au jardin

Comment savoir si un insecte est vraiment un nuisible au jardin ?

Un insecte devient un nuisible au jardin lorsque ses dégâts dépassent ce que vous jugez acceptable. L’important est d’abord de l’identifier correctement, puis d’observer l’ampleur réelle des dégâts. Quelques feuilles grignotées ne justifient pas les mêmes actions qu’une culture entière menacée.

Avant d’intervenir, demandez-vous aussi si des auxiliaires (coccinelles, oiseaux, carabes…) sont déjà présents. Ils peuvent réguler une petite population de ravageurs sans que vous ayez besoin de traiter.

Dois-je éliminer tous les nuisibles pour protéger mon potager ?

Non, vouloir éliminer tous les nuisibles au jardin est à la fois irréaliste et contre-productif. Dans un potager vivant, une petite part de dégâts est normale et même utile : elle permet de nourrir les auxiliaires qui vous aideront ensuite à réguler les ravageurs.

Le plus important est de vous fixer un seuil de tolérance. Tant que les dégâts restent limités et que les cultures continuent de pousser, mieux vaut renforcer la biodiversité plutôt que partir en guerre contre chaque insecte ou limace.

Que faire en premier si j’observe une attaque de ravageurs ?

La première étape est d’observer calmement : quel ravageur est en cause, quelles plantes sont touchées, depuis quand, et à quel point ? Prenez quelques minutes pour regarder si des auxiliaires sont déjà à l’œuvre et si les dégâts progressent vraiment.

Ensuite seulement, décidez d’une action : protéger les plants les plus sensibles, diversifier les cultures autour, éloigner quelques individus à la main ou, en dernier recours, utiliser un répulsif doux. L’idée est d’intervenir le moins possible, mais au bon moment.

Les insecticides bio sont-ils une bonne solution contre les nuisibles ?

Même bio, un insecticide reste un produit qui tue des organismes vivants sans distinguer ravageurs et auxiliaires. À court terme, il peut réduire une population de nuisibles, mais il fragilise aussi les prédateurs naturels et déséquilibre le jardin.

Au potager naturel, je vous conseille de réserver ces produits aux cas vraiment exceptionnels, et de privilégier d’abord les solutions de fond : sol vivant, diversité végétale, refuges pour la faune utile et observations régulières.

Comment attirer les auxiliaires pour réguler naturellement les ravageurs ?

Pour attirer les auxiliaires, l’idéal est de leur offrir gîte et couvert toute l’année. Une zone en jachère, quelques tas de branches, des murets de pierre, une haie variée ou une mare sont autant de refuges pour les insectes, oiseaux, amphibiens et petits mammifères utiles.

Pensez aussi à diversifier les fleurs au potager, à laisser quelques plantes monter en graines et à éviter les traitements systématiques. Plus votre jardin sera vivant, plus il sera capable de réguler lui-même les ravageurs.

Puis-je acheter des auxiliaires pour régler un problème de nuisibles ?

L’achat d’auxiliaires peut sembler tentant, mais ce n’est pas une solution miracle. Si le jardin ne leur offre pas assez de nourriture et de refuges, ces auxiliaires introduits disparaîtront vite ou ne s’installeront pas durablement.

Je préfère encourager la création de conditions favorables aux auxiliaires déjà présents dans votre environnement. Cela passe par plus de biodiversité, moins de traitements et une gestion plus douce des « nuisibles ». Pour aller plus loin, vous pouvez consulter mon article dédié aux auxiliaires du potager.

64 commentaires sur « Nuisibles au jardin : que faire (ou ne pas faire) face aux ravageurs »

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  1. Bonjour Gilles,
    Je suis toute les semaines vos articles toujours très intéressants.
    Je vous soumets mon problème.
    Comment puis je me débarrasser d’une infestation importante d’altises sur les choux.
    Merci de votre réponse et je vous souhaite une bonne journée.

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  2. Bonjour Gilles et amis jardiniers !
    Il y a qq jours j’ai envoyé un mail à Gilles , lui indiquant que mon plant de Consoude Russe avait toutes ses feuilles trouées et qu’il s’y trouvait des petites bébètes, plutot rondes et, rouges ; quel ‘était cet envahisseur ?!? j’ai voulu envoyer une photo à Gilles le soir mème et…surprise ! plus aucune « bébète » !!! Bon…il reste des feuilles bien trouées.
    Bon dimanche à vous tous !

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  3. Bonjour et merci pour tous vos précieux conseils !
    Pouvez-vous m’aider mes cultures potagères sont pleines de fourmis qui font des cheminées sur les plantes, la surface est trop grande pour que j’intervienne manuellement, merci de votre réponse !

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    • Bonjour Hélène,
      Vous pouvez essayer de placer, aux endroits concernés, des 1/2 citrons (non pressés…) que vous laissez à pourrir sur place.
      Les fourmis détestent ça… et vont en général voir ailleurs (mais ce n’est pas toujours efficace).
      Comme vous posez votre question sur un article consacré aux nuisibles (et c’était sans doute un bon choix, car en l’occurrence, les fourmis nuisent peut-être à vos cultures…), je tiens à préciser que ces petites bêtes sont avant tout très utiles au jardin… donc ne les tuez pas !
      Bonne journée,
      Gilles

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  4. Bonjour Gilles,

    Je viens de lire une partie de vos conseils sur un jardin naturel.
    Tout naturellement, j’ai depuis deux années consécutives un grand carré en jachère car j’ai l’impression de ne plus toujours arriver à suivre. Mais selon vos conseils c’est un mal pour un bien. Donc je ne m’affolerai plus de voir ces colonies de nuisibles. Aussi, ai-je l’intention d’installer des abris pour coccinelles….quand je trouverai un peu temps pour en fabriquer.
    Que pensez-vous de réaliser des abris individuels de ces auxiliaires plutôt que d’installer des hôtels à insectes dont je ne suis pas sûr de la compatibilité de la cohabitation de certains d’entre eux?
    Je reste ouvert à votre avis.
    Merci encore pour votre disponibilité à nous éclairer sur la culture naturelle.
    Papy-57.

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    • Bonjour Papy 57
      Je pense que les abris à insectes, dans un jardin avec une diversité végétale importante (ça doit visiblement être le cas chez vous), n’ont pas grand intérêt…
      Ils peuvent en avoir éventuellement dans un jardin avec peu de diversité végétale, et plus particulièrement en ville (avec peu de diversité aux alentours).
      Après, qu’ils soient fabriqués maison ou achetés n’aura à mon sens aucun impact particulier…
      Cordialement,
      Gilles

      Répondre
      • Bonjour Gilles,

        Oui, j’ai vraiment une grande diversité végétale, et pour tout vous dire, je possède un grand verger ( avec environ une cinquantaine d’arbres), donc pas beaucoup d’intérêt…
        Bien cordialement.
        Papy-57

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      • je rassemble des branches de même taille et les installe un peu partout autour du potager pour laisser des emplacements à disposition des auxiliaires, et fais des petits fagots de branches creuses de fin de consoude et autres

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  5. Bonjour,
    D’abord bravo pour votre site et votre regard sur les dynamiques au jardin qui permettent une attitude plus respectueuse de tous ses habitants !
    Pour ma part j’ai un mini potager en ville sur ma terrasse et mes plantations de radis, courgettes, blé et roquette sont « dévorés » ces derniers jours… tous les matins je découvre les feuilles / jeunes pousses quasi complètement grignotées avec quelques restes de morceaux (assez gros) éparpillés. Deux questions à vous adresser :
    – comment identifier l’animal qui a fait ça ? Je soupçonne des souris ou des tourterelles..
    – comment protéger naturellement mon petit potager ?
    Merci d’avance.

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  6. La cétoine dorée dévore les boutons floraux (notamment ceux des rosiers et des Lilas) : observation personnelle suite au débroussaillage de la parcelle forestière voisine de mon jardin, qui a laissé sur place un lit épais de broyat (5000 m2 de compost en formation…). La population de cétoines s’est massivement accrue. Pas de problème pour le potager, mais on peut concevoir les réticences de ceux qui cultivent en priorité des plantes d’ornement.

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  7. bonjour gilles…j’habite en ville,et mon jardin se trouve à10km moins de présence le silence comme une foret ,une ancienne colonie de perdreaux c’est installer et beaucoup de visiteurs comme les rapaces par leur prélèvement de rangeur ,l’équilibre commence a se rétablir,je conserve les oiseaux à en favoriser la multiplication dans la faune ,par un point d’eau juste une cuvelle de macon enterrè remplie tous les trois jours en échange de la tranquillité de nos petit semi amicalement

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  8. Il y a longtemps que je suis convaincue de faire ainsi et aussi par « fainéantise » (manque de temps surtout donc ça m’arrange). J’habite à la campagne, la plus que vraie avec 10.3 habitants au km2 dans mon village. Dans mon jardin il y a des orvets, des crapauds, des hérissons, il est entouré de haies naturelles et de murets en pierre effondrés, il y a des coins en friche et des tas de bois pourri, je paille depuis plusieurs années pour améliorer mon sol. Et bien je suis envahie par les limaces (et elles sont énormes) et cette année je n’arrive à pratiquement rien avoir. Dès qu’une plante germe elle est rasée dans les 2 jours, pour l’instant il n’y a que les petits pois et les poireaux qu’elles ne touchent pas. Même les pommes de terre sont attaquées! Un vraie tapis dès que la fraîcheur du soir tombe. Alors là je baisse les bras car je ne sais plus quoi faire , je n’ai jamais eu de telles problèmes les autres années, il y avait bien quelques dégâts mais ça se calmait assez vite. Avec la canicule elles vont peut-être se calmer mais du coup rien ne poussera puisqu’on est en déficit d’eau et que mon sol est plutôt sablonneux et conserve peu l’eau. Je suis un peu désespérée car jusqu’ici mon jardin m’a permis de ne jamais acheter de légumes, je mange ce qui est de saison et de mon climat et fait des conserves. Alors d’où vient ce déséquilibre, je ne comprends pas.
    Si vous avez une piste je suis preneuse. Merci pour tous vos conseils et articles.

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    • Je viens de re-visionner la vidéo d’Hervé Coves, en fait n’étant jusqu’ici guère confrontée au problème limaces je n’avais pas retenu grand chose finalement. Je pense que le déséquilibre vient du drôle de climat de cette année: frais la nuit (même très frais puisqu’au petit matin on frôlait le 0°) et chaud la journée. Mes plantes végétaient, je le remarquais, il n’y a pas eu de vrai printemps puisqu’on passe directement à la canicule. La solution serait sans doute faire un coin encore plus attractif en bordure de jardin pour les limaces: engrais verts de crucifères. Je vais tester.

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  9. Bonjour Colette,
    Je vous déconseille vraiment les fusées, elles tueront à coup sûr toute une microfaune locale, hormis les taupes (sauf quelques fainéantes) car la taupe a un flair d’épagneul, à la moindre odeur suspecte elle bouche sa galerie pour en refaire une autre plus sûre. Les plus proches des fusées y resteront, les autres retourneront le reste du jardin.
    L’effondrement de la biodiversité, nous l’observons tous, et le plus inquiétant est que çà semble généralisé sans exception.
    Je parlais plus haut des énormes rampes de pulvé, il faut savoir que depuis plus de 20 ans on est passé de la pulvé basse pression (qui « pissait » sur le champ mais pas sur le reste) à la haute pression. Très fin brouillard, la soit-disant panacée car traitement sur et sous les feuilles avec 4 fois moins de produit…sauf que cette nébulisation contamine tout sur des Ha à la ronde à doses infimes et redoutables car moins brutales et moins immédiatement mortelles pour tout ce qui vit.
    Les insectes touchés ne meurent pas tout de suite, les oiseaux les attrapent d’autant plus facilement et ramènent çà au nid pour nourrir leurs petits.
    Exemple de l’année dernière:
    Un de mes voisins surveillait des couvées d’hirondelles pleines de petits dans une de ses granges;
    Un matin le fermier du coin vient traiter le champ d’à côté…Le soir même tous les petits étaient morts.
    2 explications possibles :
    -une partie du fin brouillard est rentré dans la grange avec la brise (mais je ne pense pas qu’ils seraient morts de suite, par inhalation c’est moins rapide)
    -les petits ont été gavés d’une multitude d’insectes empoisonnés pris dans la journée, faciles à prendre car affaiblis… et la digestion (rapide cette fois-ci) de ce poison les a exécutés sans sommation.
    Il n’y a aucune raison pour que cette navrante expérience ne se soit pas reproduite dans une foultitude de nids sauvages environnants…
    Et ces nébulisations portent sur des Km à dose infime mais suffisante, sur des hectares entiers les insectes meurent ou survivent empoisonnés, dans les 2 cas les petits y restent…
    Quand je vois la vitesse de progression de l’hécatombe j’appréhende vraiment l’avenir de ces espèces , de nos enfants…
    quant à nos petits-enfants…………..

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  10. Votre discours décrit en fait une situation très complexe.
    Votre système  » jardin  » ne fonctionne pas bien. Il y a des déséquilibres qui génèrent ces dysfonctionnements.
    Donc il vous faut une approche systémique. Globale.
    Regardez les vidéos de M COVES sur YouTube…

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  11. Bonjour,
    Cet hiver, les campagnols(je suppose) ont labouré mon potager ,soulevant la terre sous l’ail, les jeunes laitues d’hiver,mangeant les racines du persil et chicorée pain de sucre,(en surface de gros trous de 6 cm de diamètre).
    Au printemps ,déjà,ils avaient dévoré ma récolte de pommes de terre.
    J’ai acheté un produit naturel non toxique mais répulsif (23€ le litre!), à mettre dans les trous,ça n’a pas été efficace car il m’en faudrait plusieurs litres .
    –Je viens d’acheter des fusées anti-taupes qui dégagent du SO2 toxique ,mais je crains pour la petite et micro-faune de mon potager: vers de terre ,bactéries diverses ,donc je n’ai pas encore essayé ce produit; qu’en pensez-vous?
    Pour l’anecdote, voulant favoriser la biodiversité,il y a 4 ans, j’ai implanté 1 mare sur les conseils du référent de la LPO de l’Isère, qui m’avait « promis » la venue de grenouilles, libellules,etc…la mare est désespérément vide ,j’ai probablement des serpents grâce aux branchages en tas à côté, peut-être des hérissons,bien que je n’en voie jamais ;en revanche, en été, dans mon potager,je ramasse la nuit -à la frontale-120 grosses limaces rouges chaque soir.
    J’ai commencé mes semis, mais si je ne mets pas de granulés bleus à base de fer, les petites limaces grises dévorent tout ce qui sort (en hiver, il y en a plein entres les feuilles des chicorée pain de sucre) .
    Ce qui me désespère le plus, c’est que , d’année en année, les oiseaux disparaissent et ce, de plus en plus vite ; en hiver,je ne nourris plus que qq mésanges et encore moins de moineaux, restent des merles ,je vois beaucoup moins de pies , des tourterelles …Où sont les verdiers, chardonnerets, pinsons, pics-épeîche ,sitelles que je nourrissais l’hiver?
    Bon, j’arrête là mes plaintes, merci pour votre réponse concernant les fusées anti-taupes,
    Cordialement,
    Colette.

    Répondre
  12. Bonjour,
    Pour éloigner les taupes et rats taupiers, j’utilise du tourteau de ricin au moment des semis et du repiquage, je fais même une décoction avec laquelle j’arrose de temps en temps et je n’ai plus de taupes et de rats (c’est aussi un engrais).
    Par contre il faut l’enterrer car c’est un poison pour les chiens et les chats et nous avons des chats qui viennent dans nos jardins.

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  13. Je n’ai pas de ruche, mais j’observe depuis 5 ans une disparition quasi totale des abeilles domestiques sur mes plantations.Seuls persistent les bourdons et qques abeilles sauvages…
    Je ne chasse pas, mais la chasse, même en battue, ne concurrencera jamais une rampe de pulvé de 30m passée en moyenne 20 fois sur une saison pour « nettoyer » tout ce qui vit hormis la culture en place , avant de descendre dans les nappes phréatiques et les cours d’eau.

    Les gros lobbys agrochimiques pèsent encore très lourd, le nez uniquement dans le guidon des profits et de l’exclusivité sur ce qui se fera.
    Bcp d’agriculteurs commencent à revoir leur façon de penser…mais pas leur façon de travailler, contraints au rendement par leur endettement.
    Les Politiques ont le nez dans le guidon de l’économie à court terme et des calculs électoraux.

    Aucune carte là dedans pour devancer les problèmes…jusqu’à ce la réalité leur colle le dos au mur de l’irréparable……ou que le consommateur ne vire globalement de bord!
    A nous de leur coller le dos au mur en refusant collectivement la consommation de ces poisons insidieux car jamais nocifs dans l’immédiat.
    Comme l’avait dit Coluche : « Y a qu’à plus acheter pour que çà s’arrête »!
    Pas simple , mais faisable.

    Autour de Lille par ex. les AMAPS se créent en nombre et leur fréquentation explose au point que maintenant il faut attendre son tour pour être client.
    C’est encore minoritaire , mais il ne dépend que de nous que çà s’inverse. Mes enfants se fournissent tous maintenant dans ces Amaps, et ils les font connaitre.
    Je fais de même.
    C’est le seul contre-poids possible à court terme, mais s’il est global il sera bougrement efficace.

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  14. J’aime relire cette citation, elle est d’une insoutenable vérité!
    Citation d’un chef indien: Géronimo. :

    « Nous sommes en train de disparaître de la surface de la terre, mais je continue à croire qu’il doit y avoir une bonne raison pour que Yoséné nous ait créés. Il a donné vie à toute une variété d’espèces d’hommes. Ainsi, pour chaque espèce créée, Il désigna un pays particulier. Lorsque Yoséné créa les Apaches, Il leur donna un pays qui se situe a l’ouest. Pour la nourriture, Il leur remit des graines, des fruits et du gibier. Afin de soigner les différentes maladies, Il leur enseigna où trouver ces plantes médicinales. Puis Il leur enseigna où trouver ces plantes et comment les préparer. Il leur accorda un climat doux et tout ce dont ils avaient besoin pour se vêtir et s’abriter… (…)
    « Quand le dernier arbre aura été abattu – Quand la dernière rivière aura été empoisonnée – Quand le dernier poisson aura été péché – Alors on saura que l’argent ne se mange pas. »

    Source : fr.wikipedia.org

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  15. Bonjour. J’ai planté environ 700 pommiers de 500 variétés différentes dans des anciennes parcelles agricoles en montagne entre 1988 et 2017. Jusqu’en 2000 je récoltais mes premières pommes sans problème. Puis peu à peu les oiseaux « nuisibles » attaquaient les fruits. En 2016 je sauvais encore 30 plateaux de pommes ce qui est dérisoire. En 2017 toute la récolte a été détruite lorsque les fruits étaient de la grosseur d’une prune… Au début 2018 tous les pommiers d’un des 4 vergers bien protégés par du grillage à moutons de 2 m de hauteur (chevreuils et autres) doublé d’un grillage à poules de 1 m de hauteur (lièvres et autres …) ont été écorcé par des lièvres du sol jusqu’à 1m et plus….Les rongeurs ne sont pas passés sous le grillage ni à travers le grillage à poules, mais ils sautent et passent dans les mailles du grillage à moutons au-dessus du grillage à poules… 30 années d’efforts et d’investissements très importants réduits à néant…
    Il en est de même pour les tentatives potagères : pommes de terre, salades, radis, tout est détruit dès la levée…Plantations de lavandes arrachées…
    Les ruches installées pour la pollinisation et une petite production de miel sont percées par les rongeurs, renversées par des animaux plus puissants (mustellidés ?…)
    La pression exercée par la faune sauvage qui croît localement de façon exponentielle est incompatible avec la moindre tentative de culture sauf à tenter de le faire dans des hangars… A méditer. Camille « ultra de l’écologie » (de terrain, pas de bureau…)
    Il faudra bien retrouver un équilibre permettant de cultiver naturellement et se nourrir sainement et ne pas laisser naïvement le champ libre à tous les animaux quels qu’ils soient. Actuellement les cultures bio sont protégées en quelques sorte par les cultures autres qui limitent fortement la faune, mais peu à peu cette dernière reconquiert le terrain perdu à la faveur des cultures « naturelles ». Les peuplements sont trop importants par rapport à la nourriture disponible hors des cultures. Ils s’attaquent donc aux cultures ce qui accroît leur potentiel de développement etc… Ce constat personnel ajouté aux actions des L214 et autres Vegan devrait nous conduire à la famine et à une suprématie animale…

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    • Bonjour Camille,
      Oui… mais cet exemple personnel – il est vrai assez extrême – que vous décrivez témoigne justement d’un déséquilibre : les gros prédateurs et les rapaces par exemple ayant pratiquement disparus, les populations de petits rongeurs ou autres oiseaux friands de fruits se développent alors très vite.
      Ensuite, que faire ?
      Soit on réduit « artificiellement » et drastiquement certaines populations considérées comme nuisibles… ce qui engendrerait irrémédiablement des déséquilibres encore plus grands.
      Soit on favorise au contraire à nouveau la vie animale, sous toutes ses formes… avec alors un espoir que les choses se rééquilibrent à nouveau…
      Etant entendu par exemple que la chasse est également trop facilement montrée du doigt… bien que n’étant pas fervent de la chasse, il faut bien reconnaître qu’elle participe, et doit continuer à participer, à une certaine régulation des populations animales.
      Quant à la famine et à la suprématie animale… nous en sommes encore bien loin- nous n’avons jamais produit autant de nourriture qu’aujourd’hui; et sommes des millions (nous aussi sur le terrain… que croyez-vous ?) à cultiver naturellement avec de belles récoltes, même s’il nous faut aussi parfois partager un peu avec la faune sauvage…
      Cordialement,
      Gilles

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    • bonjour Camille,
      Je comprends aussi, comme Gilles, ta désespérance !
      D’une façon générale notre espèce joue avec le feu en modifiant l’équilibre global de la nature et ce à une vitesse pharamineuse depuis ces dernières années. La perte de la biodiversité produit ses effets désastreux que nous constatons tous. Personnellement je viens de perdre cette année 30 ruches qui étaient particulièrement bien développées au printemps dernier. En plus de 40 années d’apiculture je n’avais jamais vu cela …
      Le problème est fort complexe et ne se corrigera qu’en changeant fondamentalement notre mode de vie… il y a beaucoup à dire là dessus…
      Faudra t’il de grands malheurs pour que TOUT LE MONDE le comprenne et modifie radicalement notre mode de vie ?

      Répondre
    • Bonjour Camille,
      quelques « trucs » pour vous aider,
      1/ pour éloigner lapins et lièvres, il y a bien quelque chose qui fonctionne, mais à renouveller dès qu’il pleut car lessivage, de l’extrait d’ail (voir les livres d’Eric PETIOT, et de Jean François LYPHOUT, les recettes y sont fournies,
      2/ et ça c’est un chasseur (de plumes) qui me l’a donné, car je vis quasiment entouré de bois, et les chevreuils me causaient pas mal de dégats,
      mettre dans un bas une belle poignée de cheveux coupés avanr lavage, de sorte que l’odeur de « l’homme » soit bien présente, attacher tous les 10/20 mètres, répulsif éfficace,
      à renouveler dés que l’effet s’ammenuise,
      3/ pour protéger vos vergers de ces prédateurs, pourquoi ne pas tenter de les attirer hors de vos fruitiers, faites des points de nourrissage, et voyez avec les sociétées de chasse….
      ça vaut ce que ça vaut, mais pourquoi ne pas essayer !!!
      cordialement, Bruno

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  16. Bonjour!
    Je reviens sur le « cas » des ravageurs. Et je vous soumets MON « remède anti-limaces ».
    Ce remède part de l’observation que tout le monde a faite. Les limaces aiment la fraîcheur, l’humidité… et les feuilles tendres. Donc, au lieu de les ramasser, de les noyer dans la bière, de les tuer avec des produits qu’on promet respectueux (!) des hérissons, de les brûler et j’en oublie, j’ai aménagé dans mon potager, à l’ombre, un petit coin bien humide (parce qu’il m’arrive de l’arroser!), avec quelques bouts de planches (limaces vont se cacher dessous!) quelques poignées de compost en train de se décomposer et sur lequel je mets les déchets de feuilles de salade, de feuilles tendres, de tomates, de fruits, bref, une petite partie de ce que je mettrais au compost. Les premiers jours, j’ai même été récolter les limaces au jardin pour les mettre là. Je veille à ce que les déchets ne pourrissent pas. Le résultat est le suivant: les limaces ne retournent plus guère au potager (il y en a réellement moins, les dégâts sont moindres) et des oiseaux et hérissons viennent se servir. Cette année, je verrai si « elles » se sont passé le mot. J’ai déjà mis quelques déchets de cuisine, mais il n’y a pas encore foule! Au cas où cette tentative pouvait vous être utile pour la saison printanière qui s’installe! Cordialement à tous les lecteurs

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  17. Merci à Michel, Gilles et Roland, pour leurs analyses, c’est donc bien une tendance générale, même si certains cerisiers sont moins pris d’assaut que d’autres probablement parce qu’ils sont plus tardifs? Et on ne peut en effet que souhaiter que les tendances s’inversent, à nous d’y travailler avec nos enfants!

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  18. D’accord avec les « bonnes pratiques de jardinage » et ce qui a été exprimé ci desssus.
    En dernier ressort il y a la protection physique. Par exemple pour les cerises un filet peut aider; de même pour le ver du poireau et autres un filet anti insecte, placé au bon moment est une aide non négligeable…

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  19. Je suis de principe parfaitement d’accord avec l’analyse. Cependant, j’ai une question concernant les oiseaux…J’ai un vieux cerisier dans mon jardin, qui croule sous les cerises chaque été. Il y a quinze ans, je pouvais récolter quelques paniers de cerises mures en grimpant à l’échelle. Les oiseaux en mangeaient certes, mais on pouvait partager… Progressivement, en moins de 10 ans, j’ai assister à une folie de la part principalement des merles, qui n’attendent même plus dorénavant que les cerises soient mûres pour les piquer… A tel point que plus une cerise maintenant n’est récupérable sur l’arbre, c’est une véritable curée chaque année, on arrive tout au plus à manger quelques spécimens en passant outre un coup de bec et en acceptant de les manger presque vertes… Suis je le seul à avoir observer cette évolution? Est ce du exclusivement à mon jardin où pour le coup les oiseaux sont heureux ? !! (j’héberge entre autres un couple de pic verts..) Est ce une évolution inéluctable? Je serais heureux de partager les points de vue…

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    • Bonjour Zervi,
      Je fais, comme surement bcp d’autres, la même observation.
      Depuis une trentaine d’années bcp de jeunes propriétaires ont délaissé les fruitiers que nos anciens plantaient dans les jardins. Au mieux ils en ont conservé quelques uns, vivant sur l’acquis des anciens sans renouveler , au pire ils ont tout abattu pour mettre un cèdre bleu…
      Raréfaction de ces fruitiers, concentration des oiseaux sur ce qui reste. Il ne faut que 5mn pour « descendre » un cerisier « qui gêne »…et 10 à 15 ans pour le ravoir.
      Il semblerait que cette tendance commencerait à s’inverser, liée à la prise de conscience que les fruits des vergers pros sont archi-traités. Certains jeunes s’y mettent , mais c’est encore (trop) minoritaire.
      Quand j’étais jeune il y avait par chez nous des fruitiers partout, dans les jardins comme dans les pâtures, cerisiers, pruniers, pommiers cidre ou de table, cognassiers, poires à cuire et au couteau etc…les oiseaux étaient dépassés par la production…mais les jeunes fermiers ont anéanti tout ce qui était dans les prés, fruitiers comme micro-faune , rendement de ray-grass oblige…Je pense qu’un jour l’Histoire les accablera, eux et surtout le « Système » qui les asphyxie.
      Pourvu qu’il ne soit pas trop tard…
      Même les groseilles rouges y passent en intégral…Plus jeune je n’avais jamais mis de filets sur mes groseilles rouges!

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    • Je constate aussi la même chose…
      Et je ferais la même analyse que Michel… en y ajoutant la perte de diversité en général, avec notamment la disparition des haies sauvages ces dernières décennies… même si semble t’il un mouvement inverse commence à s’amorcer.
      D’où la nécessité absolue de faire une place à la nature sauvage dans nos jardins !

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    • Bonjour Zervi, pour la seconde année j’ai vécu la mème chose avec mon vieux cerisier ! je n’ai mangé que les cerises mures ou à peu près, tombées au sol…

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  20. Mon jardin est bordé par des prés, eux-mêmes entourés par des bois, des friches, une petite rivière… bref, un environnement rural et diversifié. 2017 a été l’année de la limace, et pas seulement dans mon jardin, mais partout dans les alentours :
    https://photos.app.goo.gl/tkdtPTuvkH1dBxpd2
    J’ai repéré les facteurs aggravants, les plantes qui résistaient, et ça ira mieux l’an prochain (normalement).

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  21. Dans le même ordre d’idée il y a les « cochons » …ils abondent chez moi comme dans de nombreuses régions.
    Les solutions ne sont pas univoques !!!
    Pour les chevreuils, qui adorent mes artichauts, j’ai résolu le problème avec un grillage doublé d’une clôture électrique. Mais je suis bien conscient qu’il s’agit « d’ouvrir une porte avec un bulldozer » !

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  22. Je me permets de tempérer. Cette vision d’une nature qui résoudrait tous les problèmes comme par miracle me semble un peu courte. Certes, l’observation et les essais en tous genres permettent de trouver des solutions. Personnellement je sème en petite quantité, souvent et dans différents endroits du jardin et je varie les associations. Ce qui fait qu’au bout du compte, malgré certaines « attaques », je récolte toujours suffisamment de beaux légumes pour nos besoins.
    Il n’empêche qu’il m’arrive de maudire par exemple les rongeurs (des mulots). Mon jardin est entouré de « zones naturelles » comme vous dites. Mais attention, il s’agit non pas d’une petite zone mais de centaines d’hectares. Au milieu duquel un jardin bio, paillé et bichonné, est un petit paradis. Dans lequel il fait bon grignoter partout et se reproduire… Un autre exemple, les chevreuils. Sans clôture conséquente, je ne récolterais rien. Et qu’on ne me dise pas que c’est par manque d’observation ou autre. Qu’on le veuille ou non les animaux de toutes tailles et de toutes espèces sont des alliés, mais aussi parfois des concurrents avec lesquels il faut savoir composer.

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    • Vous avez raison Roland.
      Mais mon propos n’est pas de prétendre que la simple observation va résoudre tous les problèmes (je connais bien les chevreuils et les petits rongeurs…) mais plutôt d’envisager les choses sous un autre angle…
      Par exemple, pour les chevreuils, ayant remarqué qu’ils adoraient les blettes, j’ai pris l’habitude d’en semer un rang en bordure (des bois desquels ils surgissent). Et en général, ils ne vont pas plus loin, trouvant ici ce qu’ils sont venus chercher…
      Cela dit, vous parlez d’un jardin « bichonné »… peut-être trop justement ?
      Bon courage !

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  23. Merci Gilles pour ce très bon article (comme d’hab!) dont je partage tout le sens et la philosophie.
    Pour apprendre il faut observer la nature et lui « obéir ». Tout ce qui, par prétention, va contre est dangereux.
    Une seule réserve il est difficile de bien observer car souvent nous avons des lunettes « déformantes »… Raison de plus pour considérer que tes articles sont extrêmement utiles.
    Bon démarrage de saison à tous.

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  24. PS;
    Merci aussi pour tes précisions sur la confusion, fréquente, entre la larve de hanneton dont je reconnais qu’elle est ch…te, et celle de la cétoine qui est bien utile.
    Pour ceux qui auraient un doute sur la distinction je dirais que:
    -La larve de hanneton se trouve directement dans le sol, d’autant plus que du bois y sera enfoui (donc, pour moi en tous cas, c’est mieux de ne pas enfouir du bois, sauf à la rigueur très profond -sous-couche de butte- juste pour soulever et donc mieux drainer la terre de surface en sol hydromorphe)…ou alors dans des grosses souches de bois bien pourri.
    -mais surtout la tête de la larve de cétoine (partie marron) est plus petite en volume que le reste du corps et les 3 pattes de devant restent presque larvaires (ta photo le montre bien) , alors que la tête de la larve de hanneton est volumineuse, et les pattes sont plus longues et bien visibles.
    Pour résumer à la campagnarde : le hanneton larve a des bonnes pattes et une tête aussi grosse que son cul, alors que la larve de cétoine a un gros cul en dessous et une ptite tête au dessus.
    Par les temps qui courent et dans l’ambiance « weinsteinienne » du moment, je me garderai bien de pousser la comparaison plus avant!!! (humour!)

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    • Ici, les hannetons se cachent entre les couches d’ardoises qui ont été enfouies dans la terre. Je suis en train de nettoyer des zones afin de planter une haie gourmande et mellilfère car rien n’y pousse. Ici, les hannetons envahissent tout. Impossible de faire pousser la moindre salade, les pommes de terres sont au tiers mangées et j’en passe. J’en trouve parfois jusqu’à 5 par pelletée… Mon terrain fait plus de 600 m2. 150 dont dédiés au potager, le reste est à l’état sauvage… Aucune tonte.
      Je n’ai aucun problème avec le partage, mais j’aimerais bien quand même profiter un peu des fruits de mon labeur. Et je me sens bien perplexe quant à trouver un équilibre et cohabiter avec ces hannetons qui détruisent beaucoup.

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      • Bonjour Stéphanie,
        En l’occurrence, et pour rendre les larves de hannetons accessibles à leur prédateurs naturels (oiseaux, poules, hérissons, carabes), il est recommandé de biner la terre pendant l’été. Les taupes en sont aussi très friandes.

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  25. J’ai bien un coin jachère dans mon jardin mais quand des pieds de pomme de terre ou de haricots sont ravagés dans la nuit ça m’énerve.
    Du coup je sors le soir et je peux en découper plus de 100 en une heure.
    J’ai tout essayé avant. Piège à bière qui en prend deux ou trois par nuit. Sciure coquille d’œuf et cendre inefficace tout comme le fil de cuivre.
    Je n’ai pas de hérisson malheureusement. Si qqu’un en a à ceder en région parisienne je suis preneur

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    • Bonjour Philippe,
      Pour les pièges à bière, j’en ai déjà parlé plusieurs fois sur le blog. C’est une très mauvaise solution puisque la bière attire des limaces de très loin… oui elles viennent se noyer dans la bière, ravageant au préalable vos jeunes pousses…
      Les coquilles d’œufs ? Voyez ici : https://www.youtube.com/watch?v=T1hRkcKysy0
      La cendre est efficace tant qu’il ne pleut pas…
      Le fil de cuivre ? aucun intérêt (même pour le mildiou – prouvé par de nombreuses expérimentations)
      Vous employez donc des techniques inefficaces…
      Entourer ses plants de fougères fraîches marche par contre plutôt bien pour tenir les limaces à distance.
      Mais je vous renvoie aussi, et surtout, à la vidéo d’Hervé Coves, dont le lien figure dans une de mes réponses ci-dessus.
      Bon courage !
      Gilles

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  26. Merci Gilles pour cet article si utile auquel j’adhère totalement.

    Pour ma part , depuis plus de 10 ans
    -je laisse « s’ensauvager » tout ce qui est à distance du potager et du coin pelouse,
    -Je ne nettoie (presque) plus les 2 anciennes cressonnières pour que toute forme de vie s’y redéveloppe,
    -je stocke à l’écart bcp de branches vertes ou sèches en fagots tassés puis couverts de feuilles mortes , tontes et autres, pour « brfiser » en bois mort (c’est maintenant ma méthode et le résultat me semble bon) , et çà fait des abris efficaces pour une foultitude de vies.

    Ceci dit ,avant les années 90 je ne prenais pas ces précautions et j’avais pourtant de la vie partout en exubérance. Actuellement, malgré tous mes efforts, cette variété de vie ne revient que très partiellement…Je ne comprenais pas…
    Depuis les remembrements (qui ont accru les lessivages, les ravinements et les pollutions des rivières) …et peut-être surtout depuis le passage à la haute pression pour la pulvérisation des pesticides, (habilement présentés comme un progrès de par la diminution des pesticides et fongicides par deux, voire par trois), l’extermination semble proche du Total sur une très grand surface.
    En effet cette pulvérisation en brouillard, efficace pour imprégner les plants de pesticides sans que çà pisse au sol, se répand aussi très loin dès la moindre brise…et contamine une surface multipliée par 5…par 10…Il y a moins certes de molécules en volume , mais ce ne sont plus les mêmes et elles semblent redoutables…Quand je vois un tracteur en train de traiter à 400m et que le vent est vers moi , je flaire le produit mieux qu’un Epagneul.

    Les producteurs de Bio entourés de non-bios connaissent çà trop bien, et j’invite tous les jardiniers dont le potager borde des champs à être vigilants.
    Certains agriculteurs font attention, mais ce brouillard est tellement fin que c’est peine perdue dès le moindre souffle de vent.
    Dès que l’humidité est en excès sur des plants tjrs trop drus au m2 (céréales+, PdT+++) on traite parfois 2 fois/semaine…mais je m’arrête là.

    Gille, ton article n’en a que plus de valeur.

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  27. Bonjour d’un autre coin de notre belle Dordogne,
    On récolte ce qu’on sème. Tu as bien raison, c’est avec beaucoup de respect qu’il faut travailler de concert avec la terre.
    Au fait ! je vis au Pizou, où notre terre nourricière nous le rend bien !
    Merci

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  28. Bonjour, merci pour vos conseils. Je me demande comment faire avec la noctuelle de la tomate qui revient chaque année (sûrement est elle ds la terre) et qui détruit gravement les récoltes. Je suis un particulier et effectivement je ne veux pas traiter, même les hormones pour capturée les mâles ne changent rien …. c’est un peu une impasse. Merci de votre réponse.
    Viviane

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    • Bonjour Viviane
      Je vous ferais exactement la même réponse qu’à Liliane (un peu plus haut dans les commentaires).
      En précisant toutefois que l’absinthe ou la tanaisie sont des répulsifs naturels plutôt efficaces pour éloigner la noctuelle adulte (le papillon).
      Pour ce qui est du ver, les mêmes principes de biodiversité s’appliquent au sol (et cette biodiversité peut être favorisée par des associations de plantes et, bien entendu, en rendant votre terre plus vivante par des apports de matières organiques diversifiés et le paillage).
      Bon courage,
      Gilles

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      • Merci de votre réponses je vais tenter cela. Autre question pour un jardin en ville cad aucune chance d’avoir des hérissons comment rétablir l’équilibre qd les limaces sont légion ?! Pour l’instant je les ramasse et les porte dans un bois hors de la ville mais il y en a tjs énormément ! Et c’est très lourd comme solution.
        Merci

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      • Re Gilles,
        si je puis me permettre, l’an dernier par chez moi, nombreuses attaques d’insectes défoliateurs, et j’ai essayé avec succès le traitement ci dessous, sans danger pour la faune et la flore,
        HE MENTHE POIVREE 1,8 ml (répulsive)
        HV AMANDE DOUCE 4,2 ml (aide à mouiller les HE)
        HUILE D’OLIVE 4,2 ml (mélangeur)
        SAVON NOIR 20 ml (fixateur)
        EAU DE PLUIE 3 litres (diluant)
        à renouveler au bout de 48h si besoin,

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  29. Merci Gilles ! Ta façon d’appréhender le problème se rapproche de celle d’Hervé Coves (voir ses intéressantes – mais un peu longues – conférences sur YouTube). Lui parle d’un équilibre entre les taux de limaces et de champignons, qui se régulent l’un l’autre. Il faut assez de carbone dans les sols (BRF, paille, …) pour favoriser les champignons et renforcer les plantes. Et fournir assez de matière organique « juste morte » pour que nos p’tites limaces aient de quoi se mettre sous la « dent ». Dans un milieu équilibré, comme en forêt, les limaces (et autres p’tits grignoteurs) ne prolifèrent pas de façon excessive, mais assez pour nourrir leurs prédateurs, idem dans nos jardins ! Je vais y veiller cette année. Année que je te souhaite fertile et riche en expériences. Merci pour tes chouettes partages !!!

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  30. Bonjour Gilles,
    après t’avoir lu longtemps, et reçu de ta part de façon très gracieuse et fort aimable tes écris, j’en étais arrivé depuis près de 3 ans à la même conclusion, et même peut être plus,
    Le nuisible c’est un peu et surtout moi, car j’occupe La Terre de tous ce petit (et même plus gros) peuple de la nature, insectes, rongeurs, batraciens ETC.
    J’ai donc commencé par installer un bassin, (depuis 3 ans salamandre, tritons et divers crapauds viennent s’y reproduire)+ libellules et une multitudes d’insectes, attirant de ce fait de nombreux oiseaux, des hérissons, couleuvres a collier, qui en plus de rendre de l’équilibre font des merveilles a observer,
    Puis j’ai planté autour de mon jardin, des consoudes, bourraches bleues, tanaisie, capucines, soucis, zinnias, tagètes ETC, offrant ainsi gite et couvert à tous les insectes s’installant au jardin, le seul « indésirable » reste le doryphore, pour les autres si un déséquilibre se produit ou comme l’été dernier très humide chez moi, beaucoup de chenilles défoliatrices j’ai trouvé de l’aide avec les huiles essentielles, en plus des extraits végétaux,
    et je n’ai quasiment plus de soucis, prenant même plaisir a voir tous ces insectes butiner et polliniser toutes mes plantations,
    et comme tu dis les larves de cétoines sont si belles lorsque elles éclosent, et quel pollinisateur !!!
    bref, laissons un peu a tous ce petit monde, partageons avec le peuple de la nature ce que la terre nous donne, et la nature nous le rendra….
    Bruno de Notre Dame De Sanilhac (pas loin de chez toi Gilles!)

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    • Bonjour Bruno bonjour à tous, j’ai acheté il y a 8 ans une petite maison vendéenne sur le littoral avec un jardin « dunaire » de 400M2. l’ancien propriétaire le maintenait « propre »3 passages de rondup par an. « Vous n’y ferez rien pousser » me confiait il .Depuis c’est une petite oasis de vie. arbustes arbres(cerisier pommier abricotier treille (frelons)) tout petit bassin avec fleurs têtards grenouilles salamandres crapauds hérisson (de passage) insectes(grande sauterelle verte, mante religieuse,grands papillons de nuit,cétoine hanneton coccinelles abeilles oiseaux etc . deux petite couleuvres ont limité la population de grenouilles en 3 semaines. plantes aromatiques et plante médicinales se côtoient,mais aussi quelques tomates poivrons courgettes. tous ensemble nous pouvons faire de telle oasis en attendant que l’agriculture change (il faut leur donner le temps de sortir d’un modèle mortifère pour eux (lymphome cancer et Hodgkin) et pour la nature. Tous unis pour nos enfants et petits enfants.

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  31. Bonjour Gille,
    Merci pour vos articles.
    Comment faire lorsque les fourmis semblent en trop grand nombre?
    Elles mangent tout sauf l’herbe, bien entendu. Je sais qu’il y a un grand desequilibre, « anciens » paturages, des cultures autour, et les chardons proliferent aussi. Je suis dans l’hemisphere sud. Ete chaud et humide.

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    • Bonjour Liliane,
      Je crains que vous n’ayez pas vraiment saisi le sens de mon article… dont l’objectif est justement de cesser de lutter mais plutôt de favoriser un maximum de diversité… et de laisser faire la Nature afin que les choses s’équilibrent d’elles-même… et ce quelque soit la situation géographique ou climatique.
      J’ai bien conscience de la remise en question importante que cela implique. Mais c’est incontestablement la meilleure voie pour limiter les ravages animaux.
      Cordialement,
      Gilles

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      • Bonjour Gille,
        Merci pour votre reponse.
        Je pense comme vous et je ne souhaite pas lutter contre. Mais debutant tant dans notre installation que la preparation d’un futur potager, je voudrais juste savoir comment on peu si prendre pour faire au mieux avec… elles sont voraces et pour l’instant, je dois isoler les boutures et autres plants avec des pots et des coupelles d’eau. Elles adorent meme le thym.
        Je lis avec attention les commentaires qui sont aussi tres interessant, et j’apprend, en plus je dois reprendre la lecture de votre livre que j’avais achete au tout debut.
        Cordialement.
        Liliane

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  32. Merci pour cet article fort intéressant! L observation et l intuition sont de mises au potager ! Au fond du jardin il y a un endroit tout à fait « sauvage » , où je récolte d ailleurs des petites fleurs de millepertuis et où les abeilles viennent butiner ! Que du bonheur !

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