Punaise de jardin : comment protéger vos cultures naturellement ?

Les punaises de jardin prennent de plus en plus leurs aises dans nos potagers : tomates, courges, choux, fleurs… Dans cet article, je vous propose de faire le point sur les espèces vraiment nuisibles, les dégâts qu’elles provoquent, les moyens de protéger vos cultures au naturel et, bien sûr, sur la fameuse question des tomates piquées : peut-on encore les manger sans crainte ?

Punaise de jardin, un véritable fléau !

Depuis quelques années, la punaise de jardin s’invite de plus en plus souvent dans nos cultures potagères. Tomates piquées, fruits déformés, courges abîmées… les ravages sont parfois impressionnants.

Vertes, rouges, grises, marron, à points ou à rayures parfaitement symétriques, les punaises semblent aujourd’hui partout. Et lorsque le temps est chaud et sec, comme ces dernières années, elles s’acharnent tout particulièrement sur les tomates : elles viennent y prélever du jus plus que de la chair, mais les dégâts sont bien réels.

Vous êtes nombreux à m’avoir écrit à ce sujet, et je ne suis pas épargné non plus. L’une de mes courges a même été entièrement dévorée… De quoi se sentir, parfois, un peu démuni face à ces invasions de punaises, parfois en colonies réellement impressionnantes.

Comme toujours au jardin, la première étape consiste à chercher la cause du problème. Ici, il est difficile de ne pas pointer du doigt le réchauffement climatique : hivers plus doux, étés plus longs et plus secs favorisent la prolifération de ces insectes. Nous pouvons agir, modestement, pour limiter notre impact, mais les effets ne se feront pas sentir du jour au lendemain.

Face à la tentation d’“éliminer le problème”, certains se tournent vers des insecticides dits naturels, comme l’huile de neem ou la terre de diatomée, souvent présentés comme efficaces contre de nombreux insectes. Je rappelle toutefois que, même d’origine naturelle, ces produits tuent… et pas seulement les punaises. Ils peuvent casser des équilibres déjà fragiles dans le jardin.

Je préfère donc être franc avec vous : il n’existe pas de solution miracle pour faire disparaître complètement la punaise de jardin. L’enjeu n’est pas de tout éradiquer, mais de limiter les dégâts autant que possible tout en préservant la vie du jardin.

Dans les sections qui suivent, je vous partage surtout des observations de terrain, des retours de lectrices et de lecteurs, ainsi que quelques pistes à expérimenter chez vous. À vous ensuite d’adapter ces idées à votre potager, en gardant en tête que les punaises feront, quoi qu’il arrive, partie du paysage.

Quelles punaises de jardin trouvez-vous au potager ?

punaise de jardin sur tomate
Les punaises vertes apprécient notamment les tomates…

Nous ne parlerons pas ici des punaises de lit… Ce qui nous intéresse, ce sont celles engendrant quelques problèmes au jardin.

Et, au final, parmi les dizaines de punaises de jardin se trouvant dans nos contrées, très peu sont « nuisibles ».

Les principales punaises de jardin nuisibles

  • La punaise de jardin verte (Palomena prasina) est sans doute l’espèce la plus problématique depuis quelques années. Elle apprécie particulièrement les solanacées (en particulier les tomates, aubergines et poivrons) semble-t-il.
  • La punaise de jardin rouge du chou (Eurydema ornatum) et la punaise potagère (Eurydema oleraceum), aisément repérables avec leurs couleurs vives, qui elles, préfèrent les crucifères.
  • La punaise de jardin Lygus pratensis, de couleur brun clair, a une forme allongée. Moins sélective que les précédentes, elle s’attaque aussi bien à des légumes qu’à des fleurs.
  • La punaise diabolique (Halyomorpha halys), une espèce originaire d’Asie aujourd’hui présente en France (MAJ juillet 2021 : elle m’a été signalée, photo ci-dessous à l’appui par une abonnée à ma prestation d’accompagnement personnalisé). C’est une espèce invasive très vorace qu’il convient d’éliminer sans pitié…

 

Larves de punaises diaboliques
Oeufs et larves de punaises diaboliques à différents stades de développement

 

Parlons aussi de la punaise arlequin (Graphosoma italicum) qui, si elle peut constituer des colonies impressionnantes en particulier sur les ombellifères (fenouil, carottes…) ne cause pas vraiment de dégâts (sauf éventuellement si vous souhaitez récolter les graines… dont elle se délecte).

Parmi les espèces considérées comme peu nuisibles, citons également la punaise brune des jardins (Coreus marginatus) qui, bien que s’attaquant notamment aux courges, à l’oseille ou encore à la rhubarbe, ne met pas en danger la survie des plantes.

Punaises de jardin utiles : des auxiliaires à protéger

Notons que le célèbre gendarme (Non, pas celui de Saint-Tropez… Celui-là: Pyrrhocoris apterus) , n’est absolument pas nuisible pour les cultures potagères et joue un rôle essentiel de nettoyeur (il se nourrit des œufs d’autres insectes, mais aussi d’insectes morts…).

De même, des espèces appartenant aux genres Anthocoris ou Orius ou certaines de la famille des Miridiae sont de formidables prédatrices de pucerons, d’acariens ou encore de thrips…

Ces dernières espèces sont en conséquence à considérer comme des insectes auxiliaires (Bien qu’en réalité toute espèce animale le soit… d’une façon ou d’une autre. Je ne le répéterai jamais assez : « une espèce ne devient nuisible que lorsqu’elle se trouve en surnombre… Sinon elle fait simplement partie d’une chaîne de vie merveilleusement orchestrée »)

Préservez-les ! (Il est évident que les insecticides dont je parle plus haut ne feront pas de distinction).

Comment limiter les dégâts des punaises de jardin au potager ?

En pratique, que faire contre les punaises de jardin ?Concrètement, voici ce que je vous recommande de privilégier dans un potager au naturel :

  • identifier d’abord les punaises présentes (nuisibles ou auxiliaires) avant d’agir ;
  • ramasser régulièrement à la main adultes, larves et œufs sur les plantes les plus touchées ;
  • protéger, si besoin, quelques planches très sensibles avec des filets anti-insectes bien ajustés ;
  • mettre en place des “plantes martyres” pour concentrer une partie des attaques ;
  • tester prudemment quelques pistes répulsives (préparations à base d’ail ou d’aromatiques) en observant ce qui fonctionne réellement chez vous.

Rien d’infaillible… mais, mis bout à bout, ces gestes permettent déjà de calmer un peu le jeu sans transformer le jardin en champ de bataille.

Le ramassage manuel des punaises de jardin

Larve de punaise de jardin sur tomate
Larve de punaise verte

Nous venons de voir que peu de punaises étaient nuisibles dans un jardin.

Aussi, avant d’agir, je vous recommande fortement de commencer par bien identifier la bête en question…

Bon, ok, vous tombez sur des punaises vertes grouillant sur vos tomates… Éliminez-les (Par exemple en les faisant tomber dans un récipient rempli d’eau si vous voulez les noyer ; ou sans eau, si vous préférez les emmener faire un tour dans la campagne… À vous de voir).

Pensez aussi à éliminer les œufs (voyez ici à quoi peuvent ressembler les œufs d’une punaise de jardin, sachant qu’il y a des dizaines d’espèces…) et les larves…

Ok… Mais il ne faut pas s’absenter… Car, comme m’en a témoigné un fidèle lecteur, quelques jours de vacances et c’était à nouveau l’invasion.

Et, à l’instar des insecticides, nous sommes alors bien dans un processus de destruction (sauf si vous décidez de simplement emporter les punaises dans la nature, loin de vos cultures)… Un processus qui ne sera pas sans conséquence sur les équilibres naturels. Même si ceci est à relativiser du fait de populations « hors norme ».

C’est personnellement la solution que j’ai adoptée cet été, faute de mieux…

Mais cette approche ne me satisfait pas pleinement.

Alors, cherchons des solutions moins radicales.

Les prédateurs naturels de la punaise de jardin

Si j’en crois cet article publié sur un site canadien, certains oiseaux, des poissons (Ok… Mais dans le jardin, il y en a peu…), des araignées et quelques autres insectes, dont les fourmis (une excellente raison de les laisser tranquilles), consommeraient la punaise de jardin… Tout comme les punaises peuvent se manger entre-elles.

J’avoue être un peu sceptique.

Vous auriez envie de manger des punaises ? Non… Les animaux non plus !

Bon, ma logique ne tient pas longtemps la route.

Mais, de fait, malgré l’importante biodiversité installée dans et autour de mon potager, et habituellement suffisante à une régulation naturelle des populations, la punaise de jardin ne semble pas très appréciée…

J’en conclus donc que les prédateurs naturels, même s’ils jouent évidemment un rôle, ne suffisent en tout cas pas à réguler les populations toujours plus importantes de punaises.

Les introductions d’auxiliaires (biocontrôle)

Dans certaines cultures professionnelles, des pistes de biocontrôle sont étudiées (par exemple des parasitoïdes spécifiques de la punaise diabolique). Pour l’instant, ces outils restent expérimentaux et ne sont ni disponibles, ni réellement adaptés au potager familial. Je préfère donc ne pas vous faire miroiter une “solution miracle” que vous ne pourriez de toute façon pas mettre en œuvre chez vous.

Quoi qu’il en soit, personnellement, comme je le précise notamment ici, je n’apprécie ni ne recommande cette approche (Quelles en seront les conséquences à terme ? On l’ignore.).

Les plantes répulsives pour la punaise de jardin

Comment une bête sentant si mauvais pourrait être incommodée par une odeur ?

ail, un bon répulsif
Une préparation à base d’ail serait un bon répulsif contre la punaise de jardin.

On est d’accord, ma réflexion est un peu simpliste…

Mais, de fait, les plantes répulsives disséminées dans mon jardin ne semblent avoir aucun effet sur les punaises…

Ainsi malgré la présence de tanaisie, d’absinthe, de fleurs, de menthe ou d’alliacées les punaises étaient bien là.

Pas plus que mes habituels purins n’ont eu d’efficacité. Je n’ai observé aucune réaction ou conséquence à une pulvérisation de purin de tanaisie et une autre d’absinthe

Toutefois, en me documentant un peu plus pour la rédaction de cet article, je lis que des préparations à base d’ail, de menthe ou d’herbes à chat pourraient éloigner les punaises de l’habitat…

Mais si elles sont peut-être en effet efficaces dans les maisons, le sont-elles en extérieur ? Est-ce également un bon répulsif pour la punaise de jardin ?

Rien n’est moins sûr.

À tester quand même l’an prochain…

Maj 5 septembre 2020 : plusieurs commentaires font état de l’action répulsive de branches de romarin placées sur les plants infestés par les punaises de jardin… À tester !

Maj 3 septembre 2025 : Eric, abonné à mon Accompagnement Personnalisé, vient de me faire part d’un constat effectué chez lui : les tomates voisinant avec de la coriandre ont été épargnées par les punaises… N’hésitez pas à partager vos propres observations dans les commentaires ci-dessous (plus nous avons de témoignages allant dans le même sens, plus une information pourra être considérée comme fiable…).

Et les filets dans tout ça ?Pour de petites surfaces très sensibles (quelques rangs de tomates, de poivrons ou de haricots), installer un filet anti-insectes bien tendu peut limiter fortement l’accès des punaises aux plantes. Ce n’est pas la solution la plus esthétique, ni la plus pratique partout, mais dans les jardins très touchés cela vaut la peine de faire un essai sur une ou deux planches.

Les plantes martyres pour détourner les punaises

L’idée est de trouver une espèce ou une variété qui attirerait particulièrement la punaise de jardin…

Nous sacrifierons cette variété : « allez-y petites punaises… C’est pour vous… Mais je remercie de laisser les autres variétés tranquilles ».

fenouil,répulsif punaise de jardin
La punaise arlequin est fan des ombellifères (apiacées)… en l’occurrence du fenouil

Commençons par les ombellifères (merci à Hélène pour ce rappel dans les commentaires).

Certaines punaises de jardin (notamment les punaises arlequins) apprécient particulièrement les plantes de cette famille.

Dès lors, il peut être judicieux de laisser monter, et même repousser chaque année quelques plants d’aneth, de fenouil ou de coriandre.

J’ai également l’impression que les punaises sont plus friandes de certaines variétés de tomates ?

J’ai ainsi pu observer que mes tomates « noires de Crimée » étaient plus attaquées par les punaises que d’autres variétés… Mais bon, ça me chagrine quand même de sacrifier cette tomate très goûteuse (pas folle la punaise de jardin !)… Je vais donc réfléchir et essayer d’autres variétés que j’apprécie moins, mais avec des caractéristiques de chair ou de peau semblables.

Je pense aussi au potiron rouge vif d’Étampes… Comme j’en ai vu un de complètement envahi et dévoré (je parle bien du fruit !)… Et qui a l’air de les avoir occupées un moment… Je me dis que la question est à approfondir…

Bref, des essais sont à faire…

Mettre les punaises “au buffet” avec les plantes martyresPlutôt que d’essayer de protéger tout le potager, vous pouvez accepter de sacrifier quelques plantes très appréciées des punaises : un coin de fenouil qui monte en graines, un peu de coriandre laissée en fleurs, une ou deux variétés de tomates qu’elles semblent adorer, un potiron rouge vif d’Étampes… L’idée est d’y concentrer une bonne partie des attaques, puis de ramasser régulièrement punaises, larves et œufs sur ces “buffets” dédiés, en espérant laisser un peu de répit aux autres cultures.

La terre de diatomée : une solution de dernier recours

La terre de diatomée, en déshydratant les punaises, va causer leur mort.

Elle est notamment réputée efficace pour venir à bout des punaises de lit (il faut en soupoudrer un peu partout…).

À propos du savon noir et des “préparations choc”On me parle régulièrement de pulvérisations au savon noir, ou de mélanges “maison” très concentrés pour venir à bout des punaises. Oui, ces préparations peuvent avoir un effet… mais elles touchent aussi d’autres insectes, parfois utiles, et peuvent abîmer les plantes si l’on force un peu trop sur les doses. De mon côté, je préfère réserver ce type de traitement à de petites surfaces, en dernier recours, après avoir misé d’abord sur la prévention, la diversité et le ramassage manuel.

Peut-on manger les tomates piquées par les punaises ?

Les tomates piquées par les punaises mûrissent mal, notamment aux endroits attaqués.

Mais elles demeurent tout à fait consommables.

Supprimez simplement les parties non-matures (la peau présente une coloration blanchâtre) et nettoyez soigneusement le reste de la tomate.

 

FAQ – Punaises de jardin au potager

Comment reconnaître les punaises de jardin nuisibles ?

Les punaises de jardin réellement nuisibles sont surtout la punaise verte des bois (Palomena prasina), la punaise verte ponctuée (Nezara viridula), la punaise diabolique (Halyomorpha halys) ou encore certaines punaises rouges des crucifères (Eurydema). Elles piquent les fruits et jeunes tissus, laissant des taches décolorées, des déformations et parfois des fruits qui mûrissent mal. Beaucoup d’autres punaises, en revanche, sont surtout des nettoyeuses ou des auxiliaires et ne méritent pas d’être traquées.

Comment protéger naturellement ses cultures des punaises de jardin ?

En jardinage naturel, l’idée n’est pas d’éradiquer les punaises mais de limiter les dégâts. Dans la pratique, je conseille d’abord de bien identifier les espèces, puis de ramasser régulièrement adultes, larves et œufs sur les plantes les plus touchées. Sur de petites surfaces sensibles (tomates, poivrons…), des filets anti-insectes bien posés peuvent aider. Ajouter quelques plantes martyres pour concentrer les attaques et tester, à petite échelle, des préparations répulsives à base d’ail ou d’aromatiques complète l’arsenal, en gardant une forte biodiversité autour du potager.

Les traitements maison suffisent-ils contre les punaises de jardin ?

Certains jardiniers utilisent des préparations maison (décoctions d’ail ou de plantes aromatiques, parfois associées à du savon noir) et observent parfois un effet, mais ce n’est ni garanti ni durable. Ces produits peuvent aussi toucher d’autres insectes, y compris des auxiliaires, et stresser les plantes si l’on force sur les doses. De mon côté, je préfère les réserver à de petites zones, en dernier recours, après avoir misé d’abord sur la prévention, la diversité et le ramassage manuel.

Peut-on manger les tomates piquées par les punaises de jardin ?

Oui, les tomates piquées par les punaises de jardin restent généralement consommables. Les zones touchées présentent souvent une coloration blanchâtre et une chair un peu liégeuse qui mûrit mal : il suffit de retirer généreusement ces parties abîmées, puis de bien laver le reste du fruit. Le problème est surtout esthétique et gustatif, pas sanitaire, à condition bien sûr de ne pas consommer des fruits pourris ou très altérés.

Faut-il éliminer toutes les punaises au jardin ?

Non, toutes les punaises ne sont pas des ennemies du potager, loin de là. Certaines, comme le gendarme ou des punaises des genres Anthocoris et Orius, se comportent en véritables auxiliaires en se nourrissant d’œufs ou de petits insectes. D’autres se contentent surtout de matières végétales sèches ou de graines sans mettre vos cultures en danger. J’interviens surtout en cas de fortes pullulations sur quelques plantes précises, et je laisse le reste du petit monde tranquille pour préserver les équilibres naturels.

En conclusion : apprendre à composer avec les punaises de jardin

Les punaises de jardin font désormais partie du quotidien de nombreux potagers. Nous pouvons difficilement espérer les faire disparaître complètement, mais nous pouvons mieux les connaître, distinguer les espèces réellement nuisibles des autres et limiter leurs dégâts sur nos cultures sans dégainer systématiquement des produits, même “naturels”.

Ramassage régulier, observation attentive des œufs et des larves, mise en place de quelques plantes martyres, essais mesurés de préparations répulsives, protection ponctuelle sous filet sur les cultures les plus sensibles… autant de petits gestes qui, mis bout à bout, permettent déjà de retrouver un peu de sérénité au jardin tout en préservant au maximum la biodiversité.

Et si les punaises s’invitent malgré tout dans vos assiettes en piquant vos tomates, rien ne vous empêche de continuer à en profiter : en retirant généreusement les parties abîmées et en restant vigilant sur l’état sanitaire des fruits, vous pourrez encore savourer une bonne partie de votre récolte.

Et vous-même, avez-vous aussi fait le constat d’une invasion de punaises ces dernières années ? Avez-vous observé des plantes particulièrement épargnées ou, au contraire, très appréciées des punaises ? N’hésitez pas à partager vos expériences et vos astuces (de grand-mère… ou pas) dans les commentaires ci-dessous : plus nous croisons de témoignages, plus nous pourrons proposer des pistes réalistes pour protéger votre potager tout en restant fidèles à une approche la plus naturelle possible.

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