Culture des Tomates en Permaculture

Originaire d’Amérique Latine et cultivée en France depuis le XVème siècle, la tomate est la culture favorite de beaucoup de jardiniers.

Quelle plus grande joie en effet que de déguster une tomate fraîchement cueillie !

Mais avant cela, il faut se mettre au travail…

Sachant qu’en permaculture, il est essentiel de connaître les besoins d’une plante, quelle qu’elle soit, afin de pouvoir la cultiver dans les meilleures conditions possibles.

Aussi, avant de s’attaquer à la culture de la tomate, commençons par mieux connaitre la tomate.

Exigences

La tomate est une plante ayant besoin de chaleur et de lumière ; elle doit être cultivée à exposition sud, sans ombrage.

Elle apprécie les sols légers se réchauffant facilement mais s’adapte à tous les types de sols.

La tomate nécessite une fumure importante (avec notamment des besoins conséquents en azote et potasse).

Vous devez donc avoir pour objectif de rendre votre terre vivante et fertile en apportant régulièrement des matières organiques diverses ( compost, fumier, cultures d’engrais verts, brf, paillages…) sur le sol de votre potager.

Les besoins de la tomate en éléments nutritifs augmentent au fur et à mesure du développement de la culture pour atteindre leur paroxysme à la nouaison (formation des fruits).

Il est donc opportun de compléter la fumure par l’emploi engrais naturels en cours de culture (la consoude est parfaite pour cela. Mais vous pouvez également trouver dans le commerce des engrais bio pour les tomates)

Choix des variétés de tomates

J’ai l’habitude de conseiller les variétés anciennes. Ceci est encore plus vrai avec les tomates, tant le goût  de celles-ci est incomparable par rapport aux variétés hybrides modernes (certes souvent plus résistantes au mildiou).

Quelques variétés de tomates
Quelques variétés de tomates

De plus, avec des variétés anciennes, vous pourrez ainsi produire vos graines.

Le nombre de variétés de tomates disponibles étant absolument phénoménal, je ne présenterai ici que celles que j’ai personnellement sélectionnées (pour leurs qualités gustatives) au fil des ans.

Dans les régions situés au nord de la Loire, la culture de tomates tardives est très incertaine….

Les variétés précoces (récolte 40 à 60 jours après la plantation)

Gregory Altaï (variété originaire de Sibérie, gros fruits rouges violets – ne se taille pas – ferme à la cuisson, très savoureuse)

Les variétés hâtives (récolte 55 à 65 jours après la plantation)

Marmande hâtive (fruits rouges côtelés, savoureuse), Tigerella (tomate grappe de calibre moyen, chair juteuse et acidulée, productive et bien adaptée aux régions froides), Burbank (petits fruits rouges juteux – variété très rustique et résistante aux maladies)

Les variétés de mi-saison (récolte 60 à 80) jours après la plantation

Saint-Pierre (fruits rouges et fermes, très parfumés – idéale pour les tomates farcies- peu de graines – très productive, plutôt résistante au mildiou), Rose de Berne (chair rose, épaisse et très sucrée – un délice – productive, résistante au mildiou), Noire de Crimée (gros fruits brun très foncé à la chair rouge – saveur douce sans acidité – résistante à la sécheresse), Green Zebra (chair ferme, verte, saveur douce – bon rendement)

Les variétés tardives (récolte plus de 80 jours après la plantation

Coeur de Boeuf (chair rouge dense et onctueuse, malheureusement très sensible au mildiou), Cornu des Andes (fruit rouge, ferme, peu juteuse et contenant très peu de graines)

 

Mais voyons maintenant la culture culture de la tomate :

Semer les tomates

Jeunes plants de tomates Saint-Pierre
Jeunes plants de tomates Saint-Pierre

On peut semer du mois de janvier pour les cultures sous serres au mois de mai, sachant qu’il faut compter environ 6 semaines entre le semis et la plantation en pleine terre.

Les tomates se sèment au chaud (16°C minimum) en terrine ou directement en godet.

Personnellement, je sème en terrine et repique ensuite les plants (voir ci-dessous), ce qui favorise le développement du système racinaire).

Une bonne luminosité est importante pour éviter que les plants ne s’étiolent.

Arroser le semis au vaporisateur et maintenir humide jusqu’à la levée.

Quand le plant est sorti, arroser au goulot (petit arrosoir) en prenant soin de ne pas mouiller le feuillage. Il est ensuite préférable d’attendre que le terreau sèche avant d’arroser à nouveau (une humidité permanente pouvant nuire à  la santé des plantes). N’attendez pas toutefois que le plant ne flétrisse par manque d’eau…

Repiquer les tomates

Les mêmes plants de tomates Saint-Pierre quelques semaines après...
Les mêmes plants de tomates Saint-Pierre quelques semaines après…

Repiquer dès l’apparition des feuilles vraies (différentes des cotylédons) en godet de 8 x 8 cm

remplis d’un mélange de compost (1/3), de terre de jardin (1/3) et de terreau de plantation (1/3). Un repiquage plus tardif retarde la floraison et donc les premières récoltes.

Il est important de ne pas toucher la tige lors de la phase de repiquage. En effet, le contact avec les mains nuit au développement des racines se développant normalement tout au long de la tige (voir la vidéo ci-dessous).

Repiquer jusqu’aux cotylédons.

Arroser au goulot sans mouiller les feuilles.

 

 

Planter les tomates

Lorsqu’il fait beau, sortir progressivement les plants avant la plantation afin de les acclimater aux conditions de culture.

10 avril 2013 : les tomates Saint-Pierre sont maintenant en terre
10 avril 2013 : les tomates Saint-Pierre sont maintenant en terre

Environ 3 semaines avant la plantation, préparer des trous d’un volume 2 fois supérieur à la motte. Mettre une poignée d’ortie fraîche au fond du trou (ne pas reboucher le trou avant la plantation, ceci afin de permettre aux feuilles d’ortie de se décomposer).

En extérieur, la plantation doit être effectuée lorsque les gelées matinales ne sont plus à craindre (vers la mi-mai pour de nombreuses régions).

On espace les plants de 1 m entre ligne et de 70 cm au moins sur la ligne, voir plus (une trop grande proximité favorise le développement du mildiou et autres maladies).

Remplir les trous d’un mélange de compost, de terre et de cendre de bois (potasse). Le plant doit être enterré profondément (jusqu’aux première feuilles vraies).

Arroser abondamment à la plantation puis couvrir avec un mulch de feuilles de consoude.

Entretenir les cultures de tomates en permaculture

– Tuteurer :  le tuteurage est indispensable (sauf pour quelques variétés comme la Roma ou la Burbank) afin que le plant ne s’écroule pas sous le poids des fruits.

– Couvrir le sol : Un bon paillage a de nombreux avantages : pas de travail de désherbage, le sol reste frais, tout en diminuant considérablement les besoins en arrosage, les fruits du bas ne sont pas en contact avec la terre…

– Arroser : les arrosages s’effectuent au pied. Avec un paillage, un arrosoir (12 litres) tous les 10/15 jours est en général suffisant. En début de culture n’hésitez pas à faire 1 ou 2 arrosages (espacés de 10-15 jours) avec du purin d’ortie dilué 10 fois (l’ortie favorisera le développement de la végétation) ; puis  continuez ensuite avec 3 ou 4 arrosages (également espacés de 10-15 jours) au purin de consoude dilué 10 fois (la consoude est plus approprié que l’ortie pour la floraison et la fructification).

– Tailler ou pas ? Traditionnellement, on supprime les pousses naissant à l’aisselle des feuilles (gourmands). Cette pratique permet d’obtenir des fruits relativement homogène et d’un calibre important. Toutefois, la taille engendre des plaies sur la plante…et ces plaies sont la porte ouverte au mildiou. Depuis quelques années, je ne taille qu’une partie de mes plants et laisse les autres tranquilles…Résultats : les plants non taillés sont indemnes de maladie, ils sont beaucoup plus productifs (grâce à un feuillage nettement plus important) même si les fruits sont un peu plus petits, et produisent plus longtemps ! En savoir plus sur la non taille

Protéger naturellement la culture de tomates

Le tomate est fragile. Nombreuses sont les maladies pouvant décourager un jardinier débutant.

Pourtant, en veillant à des apports équilibrés et en agissant préventivement, on peut éviter pas mal de désillusions…

Vous verrez ci-dessous que nombre de maladies peuvent être évitées simplement…en ne taillant pas les pieds de tomates !

Le sujet est vaste et les problèmes rencontrés dépendant de paramètres multiples, je ne  présenterai ici que succinctement quelques  maladies courantes.

Maladies cryptogamiques 

La fonte des semis

Les jeunes tiges deviennent molles et s’allongent démesurément puis se couchent et meurent.

La fonte des semis est causée par différents champignons apparaissant par excès d’humidité ou par des températures trop faibles, ou encore dans un sol mal aéré.

Pour éviter la fonte des semis, trempez les graines dans une décoction de prêle non diluée.

Le mildiou

Cette maladie, également due à un champignon, est bien connue des jardiniers. Plus ou moins virulente selon les années, le mildiou apparaît en général à partir du mois de juin par temps pluvieux avec des températures comprises entre 10 et 25°C.

La culture sous abri constitue la meilleure façon de se préserver du mildiou.

Je vous invite à consulter cet article sur le mildiou.

La maladie des tâches noires (alternariose)

Transmis généralement par des semences issues de fruits infectés, ce champignon résulte d’une humidité excessive quand les températures sont comprises entre 5 et 30°C. On observe alors de petites tâches noires sur le feuillage et les tiges. Utilisez des graines saines !

Maladies physiologiques

Le cul noir (nécrose apicale)

De larges tâches noires se développent au bas du fruit.

Fréquente en début de saison, cette maladie est causée par une alimentation irrégulière en eau engendrant un excès d’azote et le blocage du calcium.

Une bonne pratique d’arrosage constitue le meilleur moyen de lutte en préventif.

La maladie de l’enroulement

Caractérisée par l’enroulement des feuilles, cette maladie a généralement pour cause une alimentation trop riche. Sous serre, elle peut être due à une humidité insuffisante ou irrégulière ; exceptionnellement, on pourra alors arroser le feuillage avec un jet fin. En savoir plus sur la maladie de l’enroulement

L’éclatement des fruits

Conséquence de arrosage irrégulier, ou apparaissant parfois après un orage violent consécutif à une période de sécheresse, cette maladie physiologique n’apparaît pas si l’on ne taille pas les pieds de tomates, le feuillage abondant absorbant alors facilement l’eau en excès.

Maladies bactériennes et virales

Le flétrissement bactérien

Cette maladie se propageant principalement par les blessures, je renouvelle ici le conseil de ne pas tailler les pieds de tomates.

La mosaïque du tabac

Rare mais virulente lorsqu’elle apparaît (en particulier sous serre), cette maladie se caractérise par des feuilles restant petites, gauffrées et parsemées de tâches jaune-vert en forme de mosaïque. Les fruits se couvrent également de tâches. Se propageant par contact, notamment d’outils infectés, la non-taille peut là encore éviter cette maladie.

Les parasites

Un environnement préservé et diversifié limite considérablement les attaques parasitaires.

Les pucerons

Favorisez la biodiversité dans votre jardin et les attaques de pucerons ne seront plus un problème…les coccinelles se chargeront d’en réguler les populations.

Certaines fleurs auront également un effet bénéfique : les œillets d’Inde d’Inde par exemple éloigne les pucerons, alors qu’au contraire la capucine les attire (préservant ainsi les autres plantes).

Les nématodes

Les nématodes sont de minuscules vers s’attaquant aux racines et entraînant la formation de galles. En cas de problème, il est alors conseillé d’effectuer des rotations de cultures. Les tagètes (roses d’Inde, œillets d’Inde) auraient également un effet protecteur contre les nématodes. L’utilisation de plants greffés est une autre solution.

La noctuelle de la tomate

Surtout présent dans le sud de la France, ce papillon nocturne originaire des tropiques pond ses œufs sur la face inférieure des feuilles de tomates. Les chenilles rongent ensuite les feuilles et les fruits. Le meilleur moyen de lutte, outre les insecticides biologiques (baccilius thuringiensis), est le ramassage systématique des larves.

Récolter les tomates

Les tomates se récoltent régulièrement et bien mûres pour un parfum optimum.

 

Et, en complément de cet article, pour mettre toutes les chances de votre côté pour la réussite de vos cultures de tomates, je vous recommande vivement la lecture de la « méthode anti-mildiou » présentée par Nicolas Larzillière.

 

Mon Potager au NaturelDécouvrez 44 fiches de culture détaillées dans

« Mon Potager au Naturel« 

Guide pratique

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  • Bon article récapitulatif.
    La difficulté principale de la culture de la tomate c’est le mildiou. Pour ma part j’essaie de gérer le mildiou par 2 techniques principales : culture en serre (à mon avis obligatoire en Bretagne) et choix au moins en partie de variétés résistantes mais surtout très précoces (comme elles produisent plus vite, elles ont moins de temps d’attraper le mildiou)
    (Passage supprimé par l’adminstrateur du site : ceci n’est pas un espace de publicité pour des articles payants)
    Bon jardinage
    Jenny

  • Bonjour Gilles,
    Article très complet et très intéressant. Idem pour la vidéo ! Bravo !
    J’ignorais totalement qu’il ne fallait pas toucher la tige avec ses doigts lors du repiquage. Du coup je ferais attention la prochaine fois !
    Contre les nématodes du sol et surtout contre les Meloidogynes on peut mettre aussi du basilic en plus des tagetes. De plus c’est idéal quand on ramasse ses tomates, un bouquet de basilic, les tomates, ya plus qu’à les passer ensemble à la centrifugeuse et se faire un jus de tomate incomparable !

    Bonne journée,
    Aurélien

  • Bonjour Gilles,

    Un super article une fois de plus 😉 pour ce qui est de l’alternariose, même si les pertes sont généralement modestes, cette maladie n’en reste pas moins redoutable car, à la longue cela entraine généralement la mort de la plante ; en nous donnant l’impression qu’elle meure petit à petit.

    Cependant, il me semble que la maladie peut également rester sur le sol et revenir, lorsque toutes les conditions lui sont favorable, d’une année sur l’autre.

    Par contre, je trouve les conditions de températures (pour l’alternariose) un peu large, la plupart de ces maladies se développent avec des températures inférieur à 25 degré environ, enfin sauf erreur de ma part 🙂

    Merci à toi et à très bientôt
    Yannick

    • Bonsoir Yannick,

      Merci pour tes précisions sur l’alternariose.
      J’avoue ne jamais avoir été confronté à cette maladie…aussi, les températures que je donne proviennent de mes documentations professionnelles…
      A bientôt,
      Gilles

  • Merci Gilles cet article va beaucoup m’aider pour cette saison je vais faire comme tu le préconise ne pas tailler mais sur quelques plants pour voir le résultat.

    Encore merci pour tes articles

  • Très intéressant.
    La taille, surtout. Moi qui passais du temps à enlever tous les gourmands de mes pieds de tomates….
    Je vais essayer cette année sans les tailler. on va bien voir.
    L’an dernier, j’ai paillé, pas eu besoin de beaucoup arroser, je n’ai pas eu de mildiou, je n’ai pas traité à la bouillie bordelaise (je ne compte plus le faire d’ailleurs).
    J’ai juste arrosé avec du purin d’orties à 10% (orties que j’avais déjà mises lors de la plantation).
    Par contre je faisais mon purin d’orties dans un grand récipient en cuivre (c’était pratique!) mais si j’ai bien compris ce n’était pas une bonne idée du tout?
    Merci pour votre site 🙂

    • Bonjour Laurent,

      Merci pour votre commentaire.
      J’en profite pour préciser ici que la non taille nécessite un sol suffisamment riche, ou une fertilisation en conséquence. Le pied de tomates se développant plus que normalement et portant ainsi beaucoup de fruits, ses besoins nutritifs sont également augmentés.

      Il est en effet en général déconseillé d’utiliser des récipients métalliques pour la préparation des purins. Le fer est particulièrement problématique, car s’oxydant très vite et en apportant ainsi en excès dans le jardin…le cuivre n’est selon moi pas un souci, mais j’avoue ne pas trop savoir ce qu’il en est vraiment.

      Cordialement,
      Gilles

      • Merci pour la réponse!
        Le sol est assez riche, n’ayant pas été cultivé depuis des années.
        Je mettrai à la fin du mois du compost maison pour préparer la terre, cependant.
        De plus, avec la rotation des cultures que je compte mettre en route cette année, j’espère que cela va aider!
        Sinon, je n’ai pas assez de branchages pour faire mon BRF comme je le pratiquais en limousin ( et mon nouveau potager dans le Lot est beaucoup plus grand!). J’avais néanmoins eu de bons résultats avec le BRF.

  • Je suis ravie de lire qu’il ne faut pas tailler les tomates, je vais essayer cette année, l’année dernière sur les conseils d’un site de jardinage, j’ai taillé mes concombres et cela a été catastrophique, c’était la 1 ère fois et je n’ai eu que 3 concombres

    • Bonjour Anik,

      Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas tailler les tomates. Je conseille plutôt d’en faire l’expérience. Selon la région où vous vous trouvez (la non-taille est apparemment plus délicate dans le nord de la France), la richesse du sol, la variété sans doute aussi, les résultats peuvent être spectaculaires…ou décevants.
      Précisons également que cela complique quelque peu le tuteurage, la végétation devenant très importante.

      Gilles

  • merci des conseils cette année je ne vais pas tailler mes tomates avant il n’y avait que les tomates cerise que je ne taillais pas et elles étaient belles(j’habite ds je Sud Ouest)

    • Bonour Canelle82,

      Bienvenue sur mon blog !

      Je vous conseille de faire un essai avec une partie des pieds de tomates. Comme je le dis plus haut, il y a pas mal de paramètres qui entrent en jeu…
      Les tomates cerises ne doivent de toute façon pas être taillées.

      Bon dimanche,
      Gilles

  • autant je suis partisan de fortifier au purin d’ortie dans le mois qui suit la plantation,autant je suis sceptique quant à l’ortie dans le trou de plantation.risque de brulure,le temps que l’azote de l’ortie soit accessible aux racines risque d’etre long..qu’en pense tu? amitiés, jacques

    • Bonjour,

      Je pense le contraire : il y a beaucoup plus de risques de brûlure avec le purin d’ortie (extrêmement concentré en azote) qu’avec une poignée d’ortie qui va libérer lentement les éléments qu’elle contient.
      Par ailleurs, si l’on met cette poignée d’ortie quelques semaines avant la plantation, comme je le préconise, l’azote est accessible dès la plantation (mais encore une fois sans jamais se trouver en excès).

      En fait, c’est exactement cette raison qui m’a fait abandonner le purin (effet coup de fouet plutôt qu’un effet modéré et prolongé) et adopter cette technique que je pratique depuis des année avec la plus grande satisfaction.

      Je te conseille vraiment d’essayer.

      Amicalement,
      Gilles

  • avez vous pensé aux tourteau de neem produit en inde depuis 800 ans. Ce tourteau est un engrais naturel et un insecticide puissant et comestible tres peu mis en vente à cause de monsentos bien sur . Sachez qu’il est commestible et vous debarasse meme des vers que vous pourriez attraper. Vendu en boutique bio. Beaucoup d’utilisation possible allez voir sur google

    • Merci pour cette indication dolatowski,

      Même si personnellement, j’évite d’acheter des engrais, essayant de faire au maximum avec mon compost et cherchant avant tout à améliorer mon sol d’année en année.
      De plus, les prix vus sur Google me semblent bien excessifs…

  • bonjour Gilles,
    je vous croise de temps en temps, nous habitons le même coin !
    je voulais savoir s’il sera possible de s’approvisionner en replants le moment venu, faites-vous les marchés bio ?
    Bravo aussi pour votre blog sur lequel j’apprends plein de choses !!

  • Merci beaucoup pour toutes les connaissances fournies et l’énergie que vous impliquez à diffuser votre savoir.
    Je suis particulièrement heureuse, car après avoir appris pendant plusieurs mois l’agriculture de manière plus théorique, je cherche désormais quelques conseils plus pratiques. Et ce blog est un petit trésor !
    Merci beaucoup,

    Jade

  • Ceci est un bloc où l’on ressent qu’il y a de la pratique, c’est très bien Gilles, bonne continuation.
    Je me permets 2 choses:
    1) conseiller le livre de Eric Petiot- Soigner les plantes par les huiles essentielles et les huiles végétales et minérales,.
    2)Pour la plantation des tomates, pour employer ton expression ‘diversités’ un peu d’orties hachées, un peu de consoudes hachées et un peu de prêles hachées seraient une bonne composition + compost ou terreau + repiquage du pied de tomate. Question: pour l’ortie et la consoude c’est uniquement les feuilles ou l’ensemble de la plante(hormis les racines). quid des fleurs de la consoude?
    Merci pour la réponse
    Josué

  • Bonjour d’Eure et Loir, Nous avons décidé cette année de suivre vos conseils à la « lettre ». Concernant les tomates, vous précisez que les plans doivent être enterrés jusqu’aux premières feuilles « vraies ». Est ce à dire que je dois enterrer les folioles ?
    Bravo pour ce blog, un vrai trésor d’information.

    • Bonjour Laure,

      Vous faites une erreur sur le terme (une foliole est une partie d’une feuille composée).
      Les premières feuilles sont appelées cotylédons. On supprime donc les cotylédons avant la plantation afin d’enterrer le plant jusqu’au niveau des premières feuilles vraies (on peut même supprimer le premier niveau de feuilles vraies pour enterrer encore plus profondément le plant).
      Espérant avoir répondu à votre question.
      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour,

    Je souhaiterais savoir (pour répondre à qqn sur ce sujet, qui parle de tomates de saison en mai) s’il est techniquement possible de récolter des tomates en mai, hors serres chauffées, et si oui, aimerais savoir où est-ce géographiquement possible en France et dans quelles conditions. Je m’intéresse tout particulièrement à la question de la saisonnalité sous les angles sociologique et anthropologique. Merci d’avance pour votre réponse, très cordialement.
    Marie

    • Bonjour Marie,

      Récolter des tomates en mai, sous serre froide (peut-être est-ce également possible dans le midi en extérieur ?) est tout à fait possible, tout au moins dans le sud de la France.
      Sur une précédente implantation, il m’est même arrivé d’en récolter dès la mi-avril, ceci dans une terre sableuse se réchauffant très vite (il sera beaucoup plus difficile de récolter des tomates en mai dans une terre lourde e froide).

      Concrètement, il faut :
      – choisir des variétés hâtives (je cultive pour ma part des Gregory Altaï et des Tigerella);
      – semer en terrine au chaud dès la fin janvier/début février (dans la maison, derrière une vitre est en général suffisant, mais on peut également mettre en place des systèmes plus sophistiqués de germination) ;
      – Repiquer les tomates en godet dès apparition des feuilles vraies, comme je l’indique dans l’article, ceci pour hâter la floraison ;
      – Placer ensuite les plants dans la serre. Des voiles d’hivernage sont en général nécessaires pour protéger les plants des gelées nocturnes);
      – Mettre en terre dès la mi-mars ;
      Bien sûr, la précocité des récoltes dépend ensuite du temps et notamment de l’ensoleillement. Ainsi, malgré des semis précoces, je ne récolterai pas de tomates en mai cette année…il me faudra patienter jusqu’à la mi-juin pour cela (les premiers fruits sont formés).
      Certaines techniques de taille (trop complexes à expliquer ici) permettent également de hâter encore un peu la production.

      J’ai enfin entendu parler (mais jamais constaté de visu) de personnes qui utilisaient un système de puits canadiens pour chauffer naturellement les serres et cultiver ainsi des tomates très tôt dans la saison…

      Cordialement,
      Gilles

  • vous ne parlez pas de l’association bénéfique avec d’autres légumes , comme voisins ……. ou de fleurs ?????? pouvez vous me donner des conseils, cette année en lorraine, je ne sais s’il sera possible de repiquer des tomates, j’ai repiqué mes plants dans des pots plus grands en attendant le soleil, je l’ai fait cette aprem , malheureusement, j’ai touché la tige …… MERCI POUR LES CONSEILS
    Je fais mon purin d’ortie dans un vieux bidon de lait très ancien , est ce nocif ????

    • Bonjour Marie-Cécile,

      2 associations sont présentées dans l’article :
      – les Oeillets d’Inde contre les pucerons et nématodes ;
      – la Capucine : attire les pucerons et préserve ainsi les plantes avoisinantes ;

      Le basilic aurait également une action protectrice contre le mildiou.

      Les tomates sont réputées apprécier le voisinage des choux, carottes, concombres, céleris, poireaux, haricots…

  • Tomates sans arrosage :
    Vielle technique provençale :

    Au moment de planter, il faut faire une tranchée de 40 ou 50 cm, garder la terre extraite sur le côté. Mettre le compost ou le fumier au fond et mélanger à la terre. Planter les tomates sur les tuteurs déjà placés, pour éviter de casser les racines. Attacher, arroser. Dès que les plants dépassent de 20 cm le niveau du sol, faucher de l’herbe verte et la disposer entre les pieds de tomates Ensuite, arroser, NOYER la tranchée… ce sera la dernière fois qu’on arrosera… Recouvrir de terre pour finir et laisser pousser… Pratique pour d’autres légumes, en faisant une tranchée moins profonde on limite les arrosages, c’est toujours de l’eau économisée…

  • Couvrir le sol ?

    La tomate préfère avoir la température la plus élevée à ses racines plutôt qu’à ses feuilles, ce qui réduit l’emploi de paillages,de couverture du sol.

    C’est la raison pour laquelle dans les îles volcaniques du Pacifique, les jardiniers recouvraient le sol de pierres noires, d’où accumulation de la chaleur solaire le jour, restituée la nuit aux racines et croissance des tomates la nuit.

    • Bonsoir Jeantou,

      Il manque en effet une précision d’importance à mon article.
      Oui, couvrir le sol est bénéfique pour la culture des tomates (sous serre, j’ai des pieds de 3 mètres de haut en fin de saison avec une production exceptionnelle et ceci sans pratiquement aucun arrosage…).
      Mais pour ce faire, il faut en effet attendre que le sol soit suffisamment réchauffé (et là, je rejoints votre commentaire).

      Cordialement,
      Gilles

      • Bonjours
        Merci pour vos conseils
        j’ai fais des semis de tomates depuis 6 semaines qui une hauteur de 35 cm pieds trapus et des feuilles bien vert que ,que conseillez vous les repiquer ou carrément abandonner; quel sont les inconvenients si je les repiques vont t’il donner des fruits ? merci pour vos conseilles.

        Pierre ZANNOU

        • Bonjour Pierre,

          J’allais vous répondre qu’il est inutile de mettre des plants de tomates en terre à cette époque de l’année, mais je viens de voir que vous habitez au Bénin…et j’ignore totalement si c’est encore possible chez vous !
          Renseignez-vous autour de vous, les conseils seront plus adaptés.

          Cordialement,
          Gilles

  • Bonjour Gilles,

    Quand tu dis depuis quelques années, je ne taille qu’une partie de mes plants et laisse les autres tranquilles c’est à dire ? de quel partie tu parle ? et pourquoi cet partie ? Merci d’avance pour ta réponse et bravo pour ce blog

  • Bonjour mr merci pour vos conseil

    je veux commencer la culture au sud du Bénin; vous conseiller de ne pas tailler. pardons quel est le rendement par pieds de tomate culture bio. conseillez vous excréta comme compost pour la culture bio. D’aucuns disent qu’on peut avoir 5 kg par pieds est ce possible.
    MERCI

    • Bonjour Pierre,

      Je ne me hasarderai pas à cous donner des conseils pour vos cultures au Bénin. Les conditions sont complètement différentes…
      Sinon, des rendements de plus de 5 kg par pied non taillés sont largement faisables.
      Par ailleurs, je ne connais pas le compost commercial dont vous parlez, sachant que rien ne vaut un compost fait maison (plus vivant qu’un compost du commerce)

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour à tous

    Je me permets d’apporter ma très modeste expérience: j’ai débuté un potager 100% bio cette année en Ariège.
    Je n’ai pas taillé mes tomates pour une simple et bonne raison: je ne savais pas qu’il fallait le faire! Je n’ai pas traité, pas même à la bouillie bordelaise, pas mis d’engrais, juste de l’herbe coupé au fond du trou avant de planter et un purin d’ortie que j’ai fait moi même dilué à 10%.

    Et bien malgré le froid, la pluie et la mauvais temps, les pieds de tomate sont superbes, bien que touffus, et les branches chargés en fruit. Seul problème, il y a beaucoup de branches, beaucoup de fruit et beaucoup de poids sur les piquets qui ont tendance à pencher. Je pense que je les ai mal tuteuré ou j’ai trop attendu pour le faire.
    Il se pourrait donc bien que ne pas tailler les gourmands rende les plantes plus résistantes.

    Amicalement

    Guillaume

    • Bonjour Guillaume,

      Merci beaucoup pour ce témoignage…

      Soutenir le surpoids des branches est en effet la principale difficulté liée aux pieds de tomates non taillés…j’ai moi^même des plants qui s’effondrent complètement, ce qui ne les empêche pas d’être très productifs et sains.

      Amicalement,
      Gilles

  • Bonjour Gilles, je fais mon jardin potager dans le Sud de la France. Mes tomates n’ont pas été un grand succès cette année et elles sont couvertes de punaises ainsi que les pieds de poivrons. Que puis-je faire ? Merci pour tous vos conseils précieux. Cordialement / Sylvie

  • Bonjour
    merci pour votre site. Je vis en Guyane et j’ai un jardin microscopique. Mes semis de tomates (bio et sélectionnés avec soin) sont très beaux. Je vais faire mon potager en pots du fait de la taille de mon jardin et de la qualité de la terre (latérite et gravier) je pensais mettre de la terre végétale, du composte, un peu de centre de bois et pourquoi pas un peu de purin de cheval (ici pas d’orties !) qu’en pensez vous, je prends tous les conseils.
    merci

  • Bonjour et grand merci pour cette recette de jardin lasagne qui me semble en effet tout à fait adapter. Je vais faire des essais et je vous tiendrai au courant pour d’éventuels jardiniers tropicaux.
    Bien amicalement
    francoise

  • Bonjour
    le ton de votre blog est un vrai bonheur
    merci
    quant à mes tomates (des russes dont je fais les graines depuis 6 ans ; non taillées mais pincées) elles sont très grosses mais ne murissent pas ; c’est désespérant (habitat : Nord Isère) ; j’avais paillé légèrement ; faut-il au contraire que je bine ? un apport en potassium est-il nécessaire ?
    bien cordialement

    • Bonjour Ganriel (ou Gabriel ?)

      Merci beaucoup. ça fait toujours plaisir !
      Pour ce qui est du mûrissement des tomates, vous n’êtes malheureusement pas le seul dans ce cas cette année. Le climat très particulier cette année (printemps pourrie et subitement été particulièrement chaud) en est très certainement la raison…et, à cela, il n’y a rien à faire.
      Espérons simplement un bel été indien, ce qui permettrait aux légumes fruits de mûrir enfin…

      Cordialement,
      Gilles

  • bonjour Gilles
    Merci pour la réponse ; oui l’arrière saison a l’air d’être favorable ! J’ai appliqué aussi la méthode qui consiste à moins tailler et cela semble donner des résultats. Autres questions : combien de temps peut-on garder des graines de tomates ? au sec ou au congélateur ? plus globalement aussi quelle est la réaction chimique essentielle dans le murissement ? Trop de soleil ne ralentit-il pas le murissement ? Lorsqu’on place les tomates dans une boite à l’obscurité (production d’éthylène) ce murissement n’est-il pas moins savoureux que celui obtenu sur pieds ? Merci à vous et à tous ; décidément, un jardin est un plaisir des (yeux, du ventre ) de chaque jour !

    • Bonsoir Gabriel,

      Les graines graines de tomates se conservent au sec (10 à 20 % d’humidité) et au frais (4 à 12°C) et restent fertiles au moins 4 ans (voir beaucoup plus en conditions idéales). il est également possible de les conserver au bas du réfrigérateur (pour en savoir plus sur la reproduction et la conservation des graines, je vous conseille l’excellent ouvrage « Le plaisir de faire ses graines » de Jérôme Goust

      La photosynthèse est stoppée lorsque les températures sont trop élevées. Le mûrissement est alors également plus délicat.

      Pour ce qui est de la qualité gustative, rien ne vaut, selon moi, un mûrissement sur pied.

      A bientôt,
      Gilles

  • Merci pour toutes ces informations fort utiles.
    Je conserve les tomates dans un cabas un papier,
    légèrement fermé, avec – suivant la quantité –
    une pomme ou deux. Habitant à presque 1000 m
    d’altitude, en les cueillant vertes fin octobre, elles restent parfaitement intactes
    jusqu’en février.

  • Bonjour,
    Je cultive mon potager dans le sud est de la france depuis deux ans, la terre est sableuse (terre à mimosas), j’ai apporté un peu de fumier de cheval que je prends au centre équestre. Mes tomates ne sont pas super, j’ai pris bonne note de vos conseils mais un peu tard ce sera pour l’année prochaine. Une question pour cette année, j’ai trois pieds sur une même ligne qui jaunissent lentement, un a déjà péri (tige qui sèche) Pourriez-vous me dire ce qui a pu se passer ? Est-ce une partie du potager qui n’est pas assez travaillé ?
    L’année prochaine je suivrai les conseils à la lettre.
    Merci pour ce blog qui apporte beaucoup.

  • je n’ai toujours pas taillé mes tomates, et toujours aucune maladie, mais à part les tomates cerises qui produisent bien, et un peu les jaunes; les crimées, les cornu, les coeur de boeuf ne murissent pas.
    Heureusement que j’au eu beaucoup de concombres et de courgettes et quelques aubergines

    • Bonjour Anik,

      le mauvais mûrissement des tomates est un problème chez beaucoup cette année…beau temps trop tardif et fin d’été pluvieuse en sont sans aucun doute les principales raisons

  • Bonjour Gilles,
    Concernant les tomates, j’ai un soucis. Je dois déplacer mon carré de fraisiers depuis un moment déjà. L’endroit qui irait le mieux serait une association avec mes plants de tomates. Question que je me pose l’association fraisiers+ tomates est-elle possible ?
    SOS internet/ littérature, 2 réponses trouvées :
    1. Association favorable, bien mon problème est résolu.
    2. Association défavorable : je repars à zéro !
    Ma question : as-tu (quelqu’un a-t-il) une expérience (positive/négative voire neutre) de cette association ?
    Merci d’avance.

  • Bonjour,
    J’ai prévu de faire mes semis de tomates à la maison les 25 et 26 février (lune favorable)… j’espère que ce n’est pas déjà trop tard dans l’année sachant que je suis en Normandie près de Honfleur). J’ai investi dans une serre pour cette année, j’y installerai mes pieds de tomates.
    Merci de votre retour et merci pour votre blog que je ne me lasse pas de visiter !!
    Sabrina

  • Bonjour,
    je suis votre blog avec bcp d’interet depuis l’année dernière, je suis novice dans le jardinage bio et vos articles sont très efficaces, clairs et pratiques, merci pour cette transmission de savoir !
    j’ai semé mes tomates en début février, la majorité ont levé surtout le variétés anciennes et les cornus des andes, en attendant le première vraies feuille pour les repiquer je pense déjà à leur plantation au potager, est-ce vrai que les tomates aiment bien etre planté tous les ans au meme endroit? la terre de mon jardin est plutot argileuse et lourde, habitant dans le sud quand il fait chaud elle sèche et devient très compacte ce qui je pense va contraster le developpement des racines, du coup j’aimerais savoir comment je dois m’occuper du sol pour qu’il soit moins lourd, j’ai pensé à faire des buttes avec du terreau, de la terre du jardin et du compost, ça peut le faire? j’ai aussi du fumier sec de cheval mélangé à de la paille comment je pourrais l’utiliser au jardin bio? merci pour ce blog plein d’informations très utiles et continuez à transmettre votre savoir faire pour qu’on puisse aussi faire et savoir

  • Bonjour Annalisa,

    Merci pour votre commentaire !
    Oui, les tomates aiment bien être replantées au même endroit, mais mieux vaut éviter si le mildiou était présent l’année précédente…quoi que ?
    Elles bénéficient ainsi du meilleur engrais qui soit pour elles : leur propre masse végétale (feuilles, tiges).
    Je ne peux répondre ici en détail à vos questions sur la préparation du sol. La constitution de buttes vivantes est une bonne idée…
    Mais, si vous voulez des conseils plus précis, c’est désormais par ici : https://www.un-jardin-bio.com/formations/conseils-a-la-demande/

    Cordialement,
    Gilles

  • Bonjour, votre article est vraiment complet et une mine d’informations. Justement concernant la taille, tous les ans je me dis, « mais après tout pourquoi tailler les plants et ne pas les laisser pousser comme ils l’entendent ». Un de mes anciens voisins qui était âgé faisait comme ça et avait de très belles tomates… du coup, cette année je ne taille pas je laisse pousser, ce que vous dites sur les maladies me conforte en ce sens ! merci 🙂

    • Bonsoir Isabelle,

      Merci pour votre commentaire.

      Un petit conseil, faites un essai de non taille seulement sur une partie de vos plants.
      En effet, comme certains témoignages l’affirment, dans certaines régions ou certains sols, les tomates peuvent avoir du mal à mûrir sur des pieds non taillés…

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre site qui est une mine d’or pour un jeune jardinier en herbe comme moi.

    J’aimerais faire mes semis de tomates aujourd’hui (dans une mini serre que je peux mettre à l’intérieur) j’ai vu que c’était le moment idéal sur le calendrier lunaire mais lumière et chaleur ne sont pas vraiment au rendez vous faut il que je patiente ou que je laisse la mini serre à l’intérieur ?

    • Le soleil s’est finalement montré j’ai mis ma mini-serre sur la plage arrière de ma voiture car chez moi je n’ai pas trop la possibilité de la placer à un endroit suffisament ensoleillé.. Est ce une bonne idée ? Le thermomètre dans la mini-serre indique 30 – 35 degrés à 13h et j’arrose au pulvérisateur toutes les 2 heures. Est ce que cela est trop chaud ? C’est un peu la panique…

  • Bonjour Robin,

    J’arrive un peu tard…mais désormais priorité est donné aux membres privilèges, contraintes de temps oblige.

    Bon, je ne pense pas qu’il soit indispensable de mettre ta mini-serre à l’intérieur de ton véhicule (30-35°C c’est un peu trop), car elle doit suffire à avoir une température supérieure à 20°C, ce qui est parfait pour le développement des plants de tomates…et arrosez sans arrêts en mouillant les feuilles n’est pas terrible non plus.
    Tu peux par contre mettre la mini-serre à l’abri dans la voiture pour la nuit…

  • bonjour gilles,
    j’ai découvert sur mes tomates qui sont sous serre une attaque de thrips je voudrais savoir quel traitements je peu faire j’ai lu que long pouvait arroser abondement les feuilles mais j’ai peur de faire venir d’autre maladie.comme variété ce sont des noires de crimé petite précision ce sont mes propre graines que je refait chaque année (plus sensible?).
    merci beaucoup
    cordialement

    • Bonsoir Olivier,

      Il est en effet préconisé d’arroser le feuillage en cas d’attaques de thrips, ce qui peut occasionner, tu as raison, des maladies cryptogamiques (notamment le mildiou).
      Une autre solution parait-il efficace : pulvériser une simple infusion de gousses d’ail, cette infusion ayant également pour effet de protéger du mildiou.

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour,
    Personnellement, je commence à être un confirmé de la tomate et je partage votre avis. Cependant, j’ai eu des 100aine de variétés différentes et aujourd’hui j’en cultive environ 60 après sélection. Je suis d’accord avec la non taille, mais moi qui cultive 80 % en serre et donc 20 % en extérieur, si je laisse plus de deux gourmands par plant voire mais un seul, je m’en sort pas, et c’est très très vite la foret vierge. Juste un détail que je voulais dire, sinon tout est parfait et très complet, car bons nombres de personnes pensent que seul le mildiou est un fléau mais non. Personnellement, je traite chaque semaine (beaucoup me disent que c’est trop mais je réussi bien) avec mon infusion de 50% de prêle 50% soit ortie au début et consoude ensuite + 2 gousses d’ail, et les plants se portent à merveille !

  • Bonjour,
    Je relis votre article comme je suis une passionnée de la culture de tomates. J’apprends par l’expérience et aussi par ceux des autres jardiniers qui ont les mêmes principes que moi. Je suis bien d’accord avec votre méthode de culture de tomate, sauf que je suis plus utilisatrice de consoude. Je mets des feuilles de consoude hachées dans les trous de plantation, et je mets du purin de consoude au pied de chaque plant de tomate une fois par semaine. Je pense que la consoude est le meilleur engrais pour tomates, pas vous?
    Amicalement.
    Jenny

    • Bonjour Jenny,

      si, je suis aussi un adepte de la consoude.
      Je n’en mets pas dans les trous de plantation, car je plante tôt dans la saison et ma consoude n’est pas encore développée.
      Mais je paille avec et j’arrose également au purin de consoude à la plantation.
      Par la suite, je pulvérise sur le feuillage (c’est plus facile pour moi et l’assimilation est je pense plus rapide).

      Amicalement,
      Gilles

  • Bonjour Gilles,
    Je possède quelques poules qui, bien sur, produisent des fientes !
    Est-il exact qu’elles sont un excellent engrais pour les tomates ?.
    Je viens récemment de faire un essai en griffant le sol aux pieds, laissant une poignée de fientes à chaque plant, que je recouvre aussitôt de la terre ainsi que du paillage initiaux, Est-ce la bonne méthode ?…, (culture sous serre, en Bresse Bourguignonne).

    Cordialement,
    Gilou

    • Bonjour Gilou,

      Les fientes de volaille sont très riches en azote… trop même.
      Aussi, il est fortement déconseillé de les utiliser telles quelles comme engrais (risques de brûlures des racines et de maladies, conditions propices aux invasions de pucerons, développement excessif de la végétation au détriment de la floraison…).
      En revanche, les fientes de volaille peuvent sans problème être incorporées au compost, participant ainsi à sa décomposition et l’enrichissant en azote (mais alors sans excès).

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour Gilles,

    Pour la première fois cette année, j’ai effectué mes propres semis de tomate (Rose de Berne) . Malheureusement leur croissance stagne depuis plusieurs semaines. La tige, l’arriere des feuilles et les nervures sont violettes. Je ne me suis pas inquiétée pensant à une spécificité de la variété.
    Hier un jardinier plus expérimenté a vu mes plans et a soulevé quelques doutes quand à leur santé. Je me suis renseignée sur internet : un coup de froid ou un excès d’eau d’après mes lectures…
    Mes plans sont dans la véranda depuis le semis, je les arrose tous les 3/4 jours. Habituellement je retire l’eau de la coupelle, pour ne pas que les pots baignent dans l’eau, mais il m’est arrivé 2 ou 3 fois de laisser l’eau dans la coupelle.
    Avec les grosses chaleurs, j’ai sortis les plans. Ils sont a l’extérieur depuis 5 jours. Ils sont violets depuis environ 1 mois peut être un peu plus. Il mesurent entre 15 et 20 cm.
    J’avais prévu de les mettre en terre ce weekend, mais pour le moment ils sont toujours en godet.

    Avez vous des conseils pour améliorer leur santé ? Les mettre en terre pourraient les faire repartir ou au contraire vaut-il mieux les laisser encore en godet ?

    Elodie

    • Bonsoir Elodie,

      Il est difficile de se prononcer comme cela sur les causes. Un terreau trop pauvre ou des godets de trop petite contenance peuvent aussi en être responsables.
      Quoi qu’il en soit je pense en effet que la meilleure chose à faire est de les planter rapidement (mais c’est peut-être déjà fait…), puis de les arroser au pied avec du purin d’ortie dilué à 10 % (voir 20 % pour les rebooster, mais prenez alors bien garde à ne pas mouiller le feuillage avec).
      Cordialement,
      Gilles

      • J’ai bien suivi vos indications et mes plan reprennent bien 🙂 Effectivement il est possible que le terreau etait trop pauvre c’est un terreau que j’avais depuis plus d’une année, il avait sans doute perdu ses nutriments.
        Merci pour vos conseils !

  • Bonjour et merci pour cette mine d’informations que je viens de trouver.

    J’ai cette année un problème nettement plus marqué que les années précédentes avec quelques pieds de tomate (4 sur 24). Les feuilles se recroquevillent d’une manière très importante. Suite au discussion avec les membres du forum aujardin (http://www.aujardin.org/malades-mes-tomates-toutes-neuves-t176968.html#p2728621) je pense avoir identifié l’origine du problème : une fumure trop riche.

    Si cela est bien le cas, est-ce que j’aurais une solution pour redonner la forme à ces pieds de tomate (les repiquer et remplacer une partie du sol par une terre plus pauvre par exemple) ?

    Merci
    Jean-Marie

    • Bonjour Jean-Marie,

      Une fumure trop riche et/ou une alimentation en eau irrégulière (c’est en général la première cause de la maladie de l’enroulement, qui n’est pas d’origine virale – ce serait le cas si les plants ne se développaient pas et présentaient de minuscules tâches jaunes ou blances – mais simplement physiologique, et sans gravité).
      Arrosez abondamment et surtout régulièrement (selon la lourdeur de votre terre : sans paillage, tous les 4/7 jours ; avec paillage, tous 10/15 jours) et les choses devraient rentrer dans l’ordre.
      En effet, si il y a excès de fumure, celle-ci va être diluée par les arrosages.
      Mais ne repiquez surtout pas des plants déjà aussi développés, et n’appauvrissez pas votre terre !

      Cordialement,
      Gilles

  • Merci Gilles pour ta réponse.

    L’arrosage irrégulier n’est pas le coupable, peut être un peu trop d’eau : entre 200 et 400 mL par jour au goutte à goutte sous un tunnel.

    Par un arrosage abondant qu’entends-tu ?

    Jean-Marie

  • Traitement réalisé : 10 litres d’eau le 3 juin et 5 litres le lendemain.

    Les premières tomates sont apparues sur ces plants : se tous des cornues des Andes… j’ai lu que cette variété est particulièrement sensible aux excès d’azote, d’eau…
    Les fruits les plus gros (1 cm) sont tachetés… ils souffrent aussi.
    Je referai un essai l’année prochaine en étant plus prudent sur la fumure !

  • Bonjour cher Gilles, d’abords félicitations et merci pour tout ce que vous faites pour sauvegarder la nature et orienter vers la production de produits sains.
    En effet, je suis le responsable d’une structure agricole Maraichère basée en cote d’Ivoire. Nous essayons de nous convertir a la production bio, malheureusement nous n’avons aucune notion. Nous souhaiterions commander votre ebook le potager au naturel. Nous voudrions savoir si le règlement rapide Wester Union vous convient, dans l’affirmatif merci de nous envoyer tous vos contacts. Nous restons dans l’attente, tout en comptant sur votre diligence. Cordialement.

    • Bonjour Ibrahim,

      Merci pour votre message. Je vous souhaite une grande réussite dans votre projet de conversion en bio.

      Pour ce qui concerne mon livre numérique, notez que certaines indications qu’ils contient, comme les périodes de semis ou plantation sont adaptées à l’Europe de l’Ouest, un peu moins au continent africain… néanmoins les grands principes et les techniques spécifiques en bio n’en demeurent pas moins quasiment identiques.

      Je donne la possibilité de régler par virement bancaire. ¨
      Pour commander ainsi, rendez vous sur la page de commande du livre puis cliquez sur le bouton de commande par virement bancaire, la demande me sera transmise et vous obtiendrez alors mes coordonnées bancaires pour un virement international.
      Je pense que vous devez pouvoir le faire avec Western Union, c’est à vous de voir ; étant entendu que les frais éventuels de virement seront à votre charge
      Le lien pour télécharger le livre numérique vous sera communiqué à réception de votre paiement.

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour,
    Nous plantons des tomates de diverses varietes(St Pierre, noire de Crimée, coeur de bœuf, cornue des Andes) depuis des années.
    Il y a 6 ans nous avons décidé de faire une serre et ça marche bien, plus de mildiou. Pas de traitement
    Mais cette annee nous avons un problème d’enroulement des feuilles sur plusieurs pieds. Certaines ont des plaques jaunes et nervures vertes et la cote se renfle
    Quelle est le problème ? Et quoi faire ?
    Merci pour vos conseils

  • Bonjour

    Merci pour ce site qui est très instructif et avec une approche naturelle et réfléchi ( même à contre courant, on fait sa place )

    Cela fait deux ans que je fais un jardin. Ma question concerne les tomates cerises. L’année dernière point de récolte car mildiou !
    Cette année mes plants ont des comportements surprenants. Les grappes de fruits sont gigantesques et se dédouble presque en continu. et le plus étonnant c’est qu’à la suite de certaines grappes, il y a un plan de tomate qui repart avec tige, feuilles et grappe de fleurs . . .
    D’où cela peut-il venir ? Juste pas curiosité . . .

  • Bonjour,je suis au malawi où le NPK est d’usage courant ,pour toutes les cultures on y apporte le NPK ,je ne sais pas si le NPK c’est un angrais au multiples usages

    • Bonjour Séverin,

      Un engrais NPK est un engrais chimique :
      N = azote
      P = phosphore
      K = potasse
      Il existe de nombreux engrais chimiques dosés différemment en fonction des besoins théoriques des plantes cultivées (plus ou moins d’azote, de phosphore ou de potasse…)
      Ces engrais chimiques nourrissent directement la plante… mais appauvrissent et polluent les sols, les eaux… et rendent les agriculteurs dépendants des firmes agro-chimiques.
      Le NPK est donc à oublier, pour revenir à une fertilisation naturelle et durable telle que présentée sur ce blog (compost, fumiers, couverts végétaux, BRF…).
      Cordialement,
      Gilles

  • très bon cours sur la culture de tomate. merci pour vos conseils. je veut bientôt débuter ma culture et j’orrai besoin de votre aide pour aboutir au bon rendement

  • Bonjour,
    J’ai planté 7 pieds de tomate, et l’un d’entre eux s’est desséché en 1 ou 2 jours. Il est tout sec malgré qu’il ait déja quelques petites tomates vertes dessus. A quoi est-ce dû? Peut-on soigner le plan? Si oui, comment? Merci Laure

  • je suis un jardnier debuttant et je viens de decouvrire ce cite et je crois avec votre aide je deviendrais un pro je suis plutot en afrique au cameroun merci

  • bonjour
    je suis un praticien de la culture de tomate mais je trouve toujours mes cultures attaqués par des nematodes. Quelles solutions pour ce probleme.
    mes remerciements

  • vous pouvez me les decrires car je n’ait aucune idée sur la plante à question. Siç possible m’envoyer des images correspondantes net une documentationb qui pourra m’orienter

  • Bonjour Mr Gilles…je veux commencer la culture de la tomate hors sol et a contre au nord du Benin.actuellement l’harmatant et je vodrais avoire vos avis sur les difficulté aux quelles je serai confronté….merci d’avance…
    . cordialement,Mr Gilles

  • bonjour,j ai préparé mon terrain en décembre en métant carton puis bois en décomposition type chêne puis compost maison puis paillage feuille et herbe de tonte,est-ce un bon terrain pour tomates,poivron,courgettes,aubergines,et que dois-je faire au moment de la plantation?

    • Bonjour Manu,

      Vous avez donc à priori démarrer sur sol froid…
      En 3 ou 4 mois, je doute que cela soit décomposé. Vous aurez donc tout intérêt à aménager des trous de plantation que vous remplirez d’un mélange de terre/compost. Vous pourrez alors y planter les légumes que vous envisagez (attention aux limaces sur le temps est pluvieux)

      • merci gilles,en fait ça fera plus de 5 mois que j ai préparé le terrain quand je planterai mes légumes;dois-je mettre aussi une poignée d ortie au fonds des trous pour touts mes légumes quelques jours avant des les mettres?

  • autre quéstion gilles,j ai fais mes semis de tomates fin février,là ils sont en pot mais certains ont la terre qui verdi sur le dessus,que dois-je faire?est-ce -que je peu gratter un peu,mettre un peu d ortie hachée et remettre un peu de terre car mes pieds sont un peu vert pâle mais ils poussent bien quand même,merci d avance

  • bonjour gilles,mes plants de tomates ont un peu plus d un mois ,ils sont ds des pots ronds plus gros que les godets noirs de jardinerie mais j ai quelques racines qui commencent a sortir malgrés les billes d argiles que j ai mis au fond pour combler un peu les trous;que dois-je faire,cela peut-il faire crever mes plants sachant que je les planterai aprés 10mai?

  • Bonjour Gilles,
    votre article sur les tomates est vraiment très intéressant,d’ailleurs pour la taille je fais comme vous:je ne taille plus.Pour l’ortie au fond du trou,j’ai lu un article de terre vivante qui préconise de ne pas le faire (les microorganismes du sol peinent à « digérer »les débris organiques enfuis).
    Qu’en pensez-vous?
    Bien cordialement et belle journée.
    Doria en Lorraine.

    • Bonjour Doria,
      Je suis d’accord avec cela. C’est la raison pour laquelle je préconise de préparer le trou et d’y incorporer l’ortie 3 semaines (au moins) avant la plantation. Mais j’avais omis de préciser de ne pas reboucher le trou… c’est désormais corrigé. Ainsi cette matière organique pourra se décomposer à l’air libre.
      Belle journée à vous.
      Gilles

  • Bonjour Gilles, cette année je commence un jardin potager bio chez une amie, et je m’en occupe aussi de son jardin, je cherche des informations en internet, je suis une amateure qui aime le Règne végétal, et après tous mes démarches j’ai decidé acheter votre livre, et aussi je reçoi vos recommendations par mail, et je vous remercier, j’ai appris beaucoup d’une manière simple et efficace et je continue avec enthousiasme.!
    Valentina Tolosa

  • Chez en République démocratique du Congo precissement dans la province du Sud-Kivu en territoire de Mwenga beaucoup de culture de tomate sont attaquent par des maladies et autre sont abiment par les changement climatique.

  • très beau commentaire sur les tomates. cependant il y a un point ou je ne suis pas d’accord du tout c’est la culture des tomates toujours au même endroit. j’habite en Auvergne à environ 750m altitude et je cultive des tomates en serre froide fixe depuis 20 ans.les 4 a 5 premières années j’avais de très belles récoltes mais avec le temps je ne récolte pratiquement rien .je veut comme exemple une voisine chez lequel je lui ai fabriqué cadre rigide(embase) en fer u de 80 qui lui permet de déplacer sa serre tout les ans,je fait mes plans moi même et j’en donne a ma voisine.chez la voisine pleine serre de tomates et chez moi 10 pour cent de sa récolte .je vient de recevoir une serre de 18 m2 que je vais monter .je vous donnerai le résultat pendant l’été

  • Bonjour,
    Les feuilles de mes plants de tomates jaunissent et je ne connais pas la cause. J’ai d’abord crû que je les arrosais trop sachant qu’elles sont paillés mais après avoir arrosé moins régulièrement j’ai l’impression que ça ne change rien et même qu’elles sèchent. Vu les hautes températures je ne sais pas comment arroser. Pouvez-vous m’aider?
    Merci.

  • mes plants de tomates fleurissent mais n aboutissent pas aux fruits
    ce sont des graines que j ai semées de mes tomates de l an dernier

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