Suivi cultures sur BRF

Premières plantations sur BRF

Mon expérimentation BRF prend forme. J’y ai en effet effectué mes premières plantations :

– le 28 février 2013, soit exactement un mois après l’épandage du BRF, des pommes de terre nouvelles ont pris place sur une bande de BRF en extérieur (voile prévu pour refroidissement du temps). Le sol était légèrement compacté lors de la plantation.

Laitue Feuilles de Chêne dans BRF
Laitue Feuilles de Chêne dans BRF

 

 

– le 4 mars 2013, des salades ont été plantées en pré-culture sur une bande destinée à la culture des tomates de saison. Le sol était bien meuble sous le BRF.

 

 

 

 

 

Poquet de semis de concombres dans BRF
Poquet de semis de concombres dans BRF

 

 

– le 6 mars 2013, j’ai semé des concombres Vert Long Maraîcher dans des poquets remplis de compost (au fond) et de terreau, ceci après avoir écarté légèrement le BRF (voir la photo ci-dessous). La terre était très souple sous le BRF.

 

 

 

 

Notons que les champignons n’ont pas encore fait leur apparition (nous sommes aujourd’hui le 8 mars 2013).

Je vous tiendrai bien sûr informés (sur cette même page) des observations faites sur ces premières cultures sur BRF ainsi que sur celles à venir…

 

Mes observations au 4 avril 2013

les pommes de terre nouvelles semées dans le BRF ont mis 10 jours de plus à sortir que celles semées directement en pleine terre. Le sol ayant plus de mal à se réchauffer (surtout en cette saison) sous une couverture, cela me semble tout à fait logique…on verra la suite de la culture.

les salades plantées dans le BRF (sous abri) se portent à merveille, et ce avec le strict minimum d’arrosage (tous les 10-15 jours)…pas de dégâts de limaces non plus.

Laitue feuilles de chênes au 4 avril 2013
Laitue feuilles de chênes au 4 avril 2013

 

les concombres semés dans le BRF ne veulent pas lever (5 sortis sur une cinquantaine semé). Je ne pense pas que le BRF en soit la cause (je rappelle que je les ai semés dans du terreau en écartant le BRF). Les périodes très froides en mars (malgré la serre) sont sans doute responsables de cet échec ? A moins que ce ne soit des rongeurs ?

 

A suivre…

  • Bonjour Gilles,
    J’ai hâte de voir ce que ça donne. Un témoignage que j’ai pu lire disait que le BRF attirait beaucoup de limaces, pas top pour les laitues ! Tu nous dira ce qu’il en est pour les tiennes.
    Bonne journée,
    Aurélien

  • Bonjour Gilles,

    Le bois raméal fragmenté est un produit naturel écologique et protecteur de la nature, si en plus il peut aider le jardinier bio à produire de bons légumes je ne peux que m’en féliciter.

    Bonne continuation

    Michel

  • Bonjour,

    J’utilise du brf et c’est vrai que j’ai beaucoup de limaces, mais c’est peut-être dû également au fait que je cultive sur buttes.
    Ici dans le Pas-de-Calais, les pommes de terre sont encore au sous-sol (j’attends que les lilas commencent à avoir des fleurs pour les mettre), les semis de salade sont dans une double-serre (serre à tomates à l’intérieur d’une serre-tunnel) et les concombres sont encore dans leurs sachets de graines.

    Amicalement,
    Isa d’Ecolo-bio-nature

  • Bonjour
    Je projette d’installer du BRF cette année sur une partie de mon Jardin et je suis tres curieux des experiences des autres !
    Comment plantes tu les pommes de terre sous BRF ?
    Est ce que tu vas les butter ? dès la plantation ? apres sortie de terre ? Pas du tout ?

    Merci par avance !
    Phil_goud

    • Bonjour Philippe,

      La plantation de pommes de terre dans le BRF est complètement expérimentale et j’ignore ce que ça va donner…
      J’ai simplement écarté légèrement le BRF et planter les pommes de terre dans la couche superficielle de terre directement sous le BRF.
      Je ne butterai pas (ça ne me semble pas opportun avec un BRF récent)…
      Je vous tiendrai bien sûr informé de la suite de cet essai.
      N’hésitez pas à vous inscrire sur notre projet collaboratif sur le BRF (Cliquez ici). Toutes les expériences y sont bienvenues

  • Bonjour Gille

    J’aimerais savoir combien tu met en épaisseur le brf, j’aimerai faire avec cette année mais je sais pas vraiment combien je dois en mettre pour évité les * mauvaises herbes  » Mais je sais aussi que c’est pas bon sur tout les légumes il me semble

    Cette années nous faisons carottes, poireaux, courgettes, haricots, patates, choux, oignons, l’automne passer j’ai semée un peut partout des soucis ….;-) bonne journée bis 🙂

    • Bonjour Jackie,

      Je mets à peu près 5 cm d’épaisseur sur ma terre, qui est sablo-limoneuse.
      Sur les terres plus lourdes, il est conseillé de mettre beaucoup moins (de 2 à 3 cm maximum selon la teneur en argile).

      Personnellement, je ne prendrais pas le risque de semer des petites graines (carottes, oignons, choux, poireaux) directement dans un BRF de l’année…mais si tu fais néanmoins l’expérience, n’hésite pas à revenir nous en parler.
      J’en dis plus sur le BRF ici : https://www.un-jardin-bio.com/enrichir-sa-terre-avec-le-brf/

      Je t’invite également à rejoindre notre projet collaboratif sur le BRF (voir lien ci-dessous).

      Bonne journée à toi,
      Gilles

      • Voilà j’ai eu une réunion au jardin communautaire hier après midi et je pense que je vais faire comme ça, mettre le BRF cet automne, là je pense que c’est un peut tard déjà et quand la neige sera partit c’est à dire dans 1 semaine et demi à peut près, ce sera le moment de planter, donc pour cette année je vais mettre mon bactériosol avant que toute la neige soit partie et c’est tout.

        Bisous Jackie

  • Nous avons nettoyé hier les fraisiers où j’avais mis du BRF en octobre-novembre de l’an dernier. Le sol était particulièrement meuble, plein de vers de terre et il y avait quelques champignons.
    Pour ce qui est des pommes de terre, dans le Lot nous attendons aussi que les lilas fleurissent.
    Et vu le temps…

    • Bonjour Laurent,
      Merci pour le témoignage.
      Pour les pommes de terre déjà plantées, il s’agit de pdt nouvelles (je suis pro et ça représente une part importante de mon CA au printemps…). Pour les pommes de terre de conservation, j’attends aussi les beaux jours…mais ça arrive apparemment !
      Cultivez-vous également les pommes de terre sur BRF ?
      A bientôt,
      Gilles

  • merci pour votre site et vos expérimentations
    Je tente l aventure cette année en mettant du brf sur une de mes buttes mais avec tout ce que j’ai lu je prefere le laisser maturer craignant une « faim d’azote »
    J ai couvert ma butte de brf de mes pommiers affaire à suivre merci encore

  • Un petit point sur mes fraisiers : il y a deux ans, en arrivant, j’ai installé des fraisiers sur BRF. L’an dernier, récolte moyenne.
    Mais cette année…!!! nous croulons sous les fraises. C’est la deuxième fois que je teste les fraises avec BRF et j’ai toujours eu de très bon résultats.
    Voilà voilà..
    Bonne journée à tous 🙂

  • Bonjour à tou(te)s,

    Je trouve très intéressant les tests que vous êtes en train de réaliser, je suis aussi curieux de cette pratique de culture, cependant je ne l’utiliserai pas sur n’importe quels légumes ou petits fruits. Mais mon interrogation allait plutôt sur le faite que le sol utilise plus d’azote (pour détériorer le bois) qu’il n’en fabrique. Est-ce que vous pensez que sur du long terme, on risquerait une faim d’azote ? Sur les fraisiers est-ce que vous arrosez avec du purin d’ortie par exemple afin de donner un coup de fouet aux plants ?
    Je m’installe tranquillement à côté de Genève (Suisse) et j’ai aussi envie d’expérimenter des types de cultures maraîchères différentes. Je trouve super et je te remercie Gilles d’avoir créer une telle plate forme d’échange.

    Bien à vous et meilleures salutations.
    Jérémie

    • Bonsoir Jérémie,

      Le BRF est fabriqué avec de jeunes rameaux, un matériau justement très riche en azote…en se décomposant, le BRF va constituer un riche humus (de type forestier). Il n’y a donc aucun risque de faim d’azote à long terme.

      En fait, c’est au moment du démarrage du processus de décomposition que la faim d’azote peut être problématique. Raison pour laquelle il faut incorporer le BRF suffisamment tôt (à l’automne ou en début d’hiver) ou, si le BRF est mis en place plus tatd, le laisser en place.
      Personnellement, j’incorpore au préalable un peu de compost afin de remédier à ce souci éventuel…

      Non, je n’utilise plus de purin d’ortie; cela crée un déséquilibre semblable à ceux résultant de l’emploi d’engrais azotés chimiques. Je préfère de loin la consoude, beaucoup plus équilibrée.

      Bonne installation,
      Gilles

      • Bonjour Gilles
        Je voudrais simplement faire partager mon experience de BRF que nous avions débutée ensemble au printemps 2013.
        Installé en Lorraine sur un sol argilo-calcaire en côte ( alt 400 m) mon but était surtout de retenir l’humidité de ce terrain tres sec , et de lui apporter de la « vie  » ente tous ses petits cailloux blancs .
        J’ai donc recouvert en mars mon jardin de 2 cm de bois feuillu broyé , le minimum pour amorcer le processus .En Lorraine , nous avons eu ensuite un printemps tres pluvieux et tres froid , avec de fortes gelées jusque début juin : les plantations faites habituellemnt aux Saints de Glace ont dû etre reportées à mi juin !
        Conséquence sur le sol : une terre gorgée d’humidité qui n’a pas pu sécher normalement à cause de la couverture de copeaux et qui a aussi été tres longue à se réchauffer .On a mangé les premieres tomates au mois de septembre et ma collection de courges n’a jamais poussé !
        Apres un hiver en « stand by » ( a part l’ail et quelques choux , rien ne pousse ici en hiver) je constate que le bois a du mal à se décomposer et que la présence de mycoryses n’est pas évidente.J’ai entrepris de décompacter mon jardin avec un passage à la grelinette : action bien plus bénéfique pour ma santé et pour la terre que la motobineuse ! Cela m’a permis d’observer que mon terrain était maintenant habité par une multitude de lombrics et d’insectes inconnus jusqu’à présent !
        Le bilan n’est donc pas totalement négatif : une saison de jardinage sacrifiée, mais dans ces conditions climatiques exceptionnelles , ce n’est pas uniquement a cause du BRF.
        Au niveau de la terre , pas de changement flagrant de texture , beaucoup d’eclats de bois encore intacts ,mais un developpement tres net de toutes sortes d’occupants qui donnent un sens à l’expression  » jardin biologique »
        Je vais donc repartir cette saison avec le souci de sauvegarder ce résultat apparement encore fragile :
        – travail à la grelinette en profondeur à la place de la motobineuse , qui servira juste à faire de la terre fine en surface pour les semis
        – la saison étant trop avancée pour remettre du BRF , je mulcherai de façon classique avec de l’herbe et des feuilles en esperant que cela suffira à maintenir un milieu favorable à mes petits colocataires…
        – ne sachant pas comment mon sol retiendra l’eau cette année , je vais quand même réinstaller mon réseau d’arrosage par goutte a goutte et tuyaux microporeux , sous le mulch : ça économise pas mal d’energie et ca évite le piétinemnt pour aller arroser manuellement « plant par plant ».
        Conclusion de cette premiere année d’experience :
        – bien que calcaire , mon terrain n’est pas le Larzac et la proportion d’argile a faussé le résultat que j’escomptais
        – comme je l’avais déja observé dans une vie précédente : plus la terre retient l’eau , plus elle est froide et longue à se réchauffer
        – malgré tous les livres et vidéos consultés , le BRF n’est pas évident à réussir: c’est une véritable transformation d’un milieu naturel ! Si on respecte la vie et les ecosystemes, on ne peut pas obtenir des changements aussi radicaux qu’avec des méthodes mécanisées ou chimiques. Il vaut mieux rester humble et modeste dans ses objectifs car on ne peut qu’induire les processus naturels , on ne peut pas les forcer .
        Cette étape représente quand même un encouragement : je compte bien continuer et en « remettre une couche » à l’automne prochain !

        • Bonjour Phil,

          Merci beaucoup pour ce partage d’expérience très complet.

          Mais, comme tu le dis, les conditions climatiques très particulières du printemps derniers ont quelque peu faussé la donne…
          J’en veux pour preuve des résultats très satisfaisants chez moi pour les cultures sous serre (bien que tardives, de très bonne récoltes de tomates ou de salades ; une économie conséquente au niveau de l’arrosage ; des cultures saines sans aucun traitement)…alors que les cultures sur BRF en extérieur ont été pitoyables.

          A bientôt,
          Gilles