Limace tigrée

Les limaces dévorent vos jeunes plants ?

Rares sont les jardiniers qui apprécient les limaces.

Et pour cause, ces mollusques, particulièrement présents par temps humide, peuvent causer des dégâts considérables sur les cultures, et notamment sur les jeunes plants…

Dès lors, nombre de jardiniers (y compris certains permaculteurs…) n’hésitent pas à utiliser des granules pour éliminer ce redoutable ennemi !

Et ils se donnent bonne conscience : « Mais j’utilise du bip (pas de pub pour ce produit létal). Ces granules (on préfère les appeler ainsi plutôt que par ce qu’elles sont, à savoir du poison) sont bio ».

Peut- être est-ce votre cas ?

Loin de moi l’idée de vous juger (même si je me refuse à utiliser tout produit létal, fut-il d’origine naturel, je dois bien reconnaître une certaine « animosité » face aux limaces).

Mais j’aimerais en revanche vous amener à vous (nous) interroger davantage ;

Avons-nous le recul nécessaire ?

 

Pour prendre ce recul salvateur, et agir en connaissance de cause, si vous ne la connaissez pas déjà, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous.

Hervé Coves y préconise une gestion holistique des limaces.

 

 

Bon, vous n’avez peut-être pas une heure et quart devant vous pour visionner cette vidéo…

Je vous recommande alors vivement d’y revenir lorsque vous aurez plus de temps.

C’est passionnant et très instructif (vous verrez ensuite probablement les limaces d’un autre œil).

 

En attendant, je vais essayer de résumer cette vidéo en quelques mots (pardon pour les raccourcis… mais regardez la vidéo).

 

Les limaces sont indispensables dans un éco-système !

Elles participent notamment, de façon très significative, à préserver vos cultures de nombreuses maladies.

Et pour limiter fortement les soucis de limaces au jardin, plutôt que de lutter, on va favoriser la venue de leurs prédateurs naturels : oiseaux, carabes, crapauds, hérissons… bref on va tout simplement favoriser la biodiversité au sein de notre jardin, par exemple en aménageant des refuges (haies, arbres, hautes herbes, tas de bois ou de pierre, mares…).

 

Par ailleurs, les limaces ont une fonction de digestion des matières organiques.

Ce sont de « véritables appareils digestifs ambulants ».

Notre objectif, pour éviter les invasions de limaces sera donc de « faciliter la fonction digestive » de l’éco-système qu’est le jardin.

Pour se faire, on va amener de la lignine (BRF, bois mort) afin de favoriser le développement de champignons.

Quel rapport avec les limaces ?

Tout comme les limaces, les champignons ont un rôle de digestion des matières organiques.

Aussi, selon Hervé Coves, s’il n’y a pas de champignons dans le sol, les limaces vont venir en nombre pour suppléer les champignons dans leur rôle de « digestion » des matières organiques…

Concrètement, en favorisant le développement des champignons par des apports de matériaux ligneux, on évite les invasions de limaces.

Le seul problème est que l’on va passer par une période « délicate » plus ou moins longue (quelques années avant que les choses se régulent…), du fait du « nid à limaces » que va constituer la couverture du sol… J’y reviens plus bas.

 

Autre action à mettre en place : servez leur le repas dans un coin du jardin :

  • les limaces préfèrent les feuilles malades ou juste coupées (en début de décomposition) : déposez les parties malades de vos cultures et autres déchets végétaux dans un coin du jardin. Les limaces s’y rendront, et laisseront sans doute plus tranquilles les jeunes pousses… (notez qu’un compost « ouvert » pourra aussi jouer ce rôle);
  • semez un petit carré, juste pour elles, de plantes particulièrement appréciées (en particulier des crucifères : moutarde, colza, radis…) par les limaces… bref encore une table réservée.

 

En résumé, plutôt que d’assassiner les limaces, on va rechercher à instaurer une forme d’équilibre, en s’inspirant notamment du modèle forestier, dans notre jardin.

C’est bien entendu cette approche globale qu’il convient de privilégier.

J’aime beaucoup la conclusion d’Hervé Coves : « la destruction permet de ne plus voir le problème. Mais elle ne règle pas le problème ».

 

Mais parvenir à un certain équilibre peut demander quelques années…

dégâts limaces sur feuilles radis
Ces feuilles de radis ont subi une attaque de limaces

Et, force est de constater que, malgré une démarche résolument positive, on peut se trouver dépassé par des attaques de limaces lors de printemps particulièrement pluvieux comme se fut le cas par exemple l’an passé dans de nombreuses régions.

Malheureusement, dans bien des régions, vous aurez beau mettre en place des abris diversifiés pour attirer une population animale variée, les résultats ne seront pas à la hauteur…

Car si attirer des oiseaux est facile lorsque l’environnement est encore (relativement) préservé, ça devient plus compliqué quand ces oiseaux ont quasiment disparu de la région…

Et c’est de plus en plus une triste réalité.

Même chez moi, en Dordogne, force est de constater que les chants d’oiseaux sont moins importants qu’il n’y a ne serait-ce que 10 ans en arrière.

Ben oui… les insectes disparaissent… et par voie de conséquence, les oiseaux qui s’en nourrissent (sans parler des oisillons succombant aux pesticides contenus dans les vers ramenés au nid par leurs parents).

Mais je risque encore de m’éloigner de mon sujet du jour…

Revenons-y.

 

Quelles sont les solutions, provisoires, pour protéger nos cultures des limaces, sans engendrer de nouveaux déséquilibres ?

Commençons par dire qu’il n’est pas envisageable de tuer les limaces, fusse avec des produits naturels (dont je tairais le nom) qui n’ont d’autre ‘intérêt que de donner bonne conscience à celui qui les utilise…

Dès lors les seules solutions acceptables vont consister à maintenir les limaces à distance des cultures que l’on veut protéger.

Les fausses bonnes solutions

Les coquilles d’œufs écrasés.

« Placez des coquilles d’œufs pour protéger vos cultures des limaces ! »

Voici une recommandation que l’on trouve partout sur le web (ce qui montre si besoin que les informations sont, par beaucoup, simplement reprises… sans aucune vérification).

Mais voilà, je l’ai constaté, ça ne marche pas !

Et Loïc Vauclin le démontre d’ailleurs en image :

Le piège à bière, la fausse solution miracle

Cette technique est bien connue et utilisée par de nombreux jardiniers. Et pourtant…

Des expériences ont été menées sur ce procédé.

Voici ce qu’elles ont démontré :

pièges à bière pour limaces
Les pièges à bière sont très efficaces pour attirer les limaces…

La bière est en effet super efficace pour attirer les limaces, à un point tel que ces dernières sont capables de parcourir des dizaines, voire des centaines de mètres pour rejoindre ce paradis (la piscine de bière).

Ainsi, celles qui se trouvaient tranquillement chez votre voisin rappliquent toutes chez vous.

Et, comme vous voyez vos coupelles pleines de limaces, vous vous dites que cette méthode est vraiment efficace !

Alors qu’en réalité les populations de limaces se trouvent multipliées dans votre jardin.

Et nombreuses sont celles qui flâneront en route, se délectant ici ou là d’un jeune plant de salades ou de concombres…

Bref, cette solution est à oublier ; ou alors mettez votre piège à bière chez votre voisin… enfin si vous avez une dent contre lui !

Les solutions envisageables, mais…

L’apport de cendre de bois, une solution efficace quand il ne pleut pas !

Également bien connue, cette approche consiste à épandre de la cendre de bois autour des jeunes plants, constituant ainsi une barrière naturelle contre les limaces.

Certes, cette technique est efficace, mais elle présente néanmoins un inconvénient majeur.

En effet, à la moindre  averse, la cendre forme une croûte qui permet alors le passage des mollusques.

Il faut  donc en remettre à chaque fois;

Quand il pleut en continu pendant plusieurs jours (en d’autres termes : quand c’est utile), c’est tout simplement peine perdue…

Et, en admettant que vous y parveniez,  cela conduit à épandre beaucoup trop de cendres, et donc de calcium qu’elles contiennent… ce qui  pourra avoir pour conséquence un déséquilibre chimique et l’asphyxie de la terre (le contraire de ce qu’on recherche en jardinage naturel).

Pour cette raison, cette solution est en tout cas à proscrire en terre calcaire.

Les poules ou les canards

Oui, les poules et les canards vont bien réguler les populations de limaces…

Mais, si vous avez déjà des cultures en place (et c’est en général le cas au printemps…), ces volatiles vont tout retourner dans le jardin… causant probablement encore plus de dégâts que les limaces !

Alors, oui, cette solution peut être envisagée à une époque pendant laquelle il n’y a pas de cultures, ou en les « parquant » bien… mais sinon, mieux vaut éviter.

 

Ok, mais alors, des solutions écologiques efficaces existent-elles ?

Oui ! En voici quelques-unes :

Comment tenir les limaces éloignées de certaines de vos cultures ?

Le paillage n’est pas toujours approprié…

Chou dévoré par des limaces
Chou dévoré par les limaces… mieux vaut peut-être éviter le paillage pour certaines cultures au printemps ?

Les limaces aiment à se réfugier dans un bon paillage…

Aussi, lorsque le temps est pluvieux, j’évite par exemple de planter mes salades ou jeunes plants de choux dans un paillis… préférant le faire dans une planche travaillée.

Je sais, je vais m’attirer les foudres de certains « intransigeants quand ça les arrange » (« moi la terre de mon jardin est toujours couverte, partout… mais bon s’il y a des limaces, quelques granules ne feront pas de mal (mais ça je ne le dis pas trop fort)… »).

Pour ma part, je fais le choix du bon-sens… plutôt que d’appliquer aveuglément des principes, et de devoir par conséquent en renier d’autres, probablement plus essentiels…

La Fougère

Si vous avez de la fougère près de chez vous, c’est la meilleure solution que je connaisse, et la plus simple à mettre en œuvre :

Placez simplement quelques branches de fougères autour des plants à protéger.

Les limaces ne franchiront pas cette barrière naturelle (notez que cela ne fonctionne pas si les limaces sont déjà nichées dans un paillage dont elles n’auront qu’à remonter pour atteindre les plants).

Les feuilles de fougères sont efficaces pendant plusieurs semaines et, en constituant un léger paillage, présentent un double avantage.

Il est également possible d’arroser le sol en préventif avec du purin de fougères (à découvrir dans Mon Potager au Naturel).

Des planches de bois pour piéger les limaces

Disposez des planches de bois (ou de vieilles tuiles) à même le sol, en particulier à proximité des cultures particulièrement visitées par les limaces.

Ces dernières iront s’y réfugier pendant la nuit.

Vous n’aurez alors plus qu’à les collecter, de préférence au petit matin.

Il vous appartient ensuite de les emmener bien à l’écart de vos cultures (ou des les éliminer comme bon vous semble…).

Les barrières à limaces

Notez enfin que l’on trouve aujourd’hui des barrières anti-limaces… notamment certaines contenant du cuivre (voyez par exemple ici), plutôt efficaces d’après les retours que j’ai pu avoir.

Si vous n’avez que quelques salades à protéger, ça vaut probablement le coup. Mais pour des surfaces plus importantes, pas sûr que ça vaille le coût.

La bourrache

Semez de la bourrache un peu partout dans votre potager, elle éloigne limaces et escargots.

Conclusion

Comme toujours en jardinage naturel, les méthodes « artificielles » de protection présentées ici ne sont utiles que parce qu’il y a (encore) des déséquilibres.

Dans un environnement préservé et surtout dans lequel vous allez mettre en oeuvre des pratiques visant à développer la vie du sol et d’une manière plus large une biodiversité conséquente, les dégâts causés par les limaces resteront finalement dans le domaine de l’acceptable…

Ce sera le cas lorsque l’éco-système que constitue votre jardin sera arrivé à maturité, c’est à dire parfaitement équilibré.

C’est cette approche globale et résolument positive que je vous propose de mettre en oeuvre, progressivement, dans votre jardin.

  • Bonjour, mon jardin potager est tout neuf ( 4 ans , un bébé jardin ! ), lorsque je l’ai démarré c’était un champs en friche et j’ai commencé par y planter des arbres ( fruitiers et autres) et il y avait des escargots et des limaces nombreux en climat béarnais. En 4 ans les arbres ont grandi, les oiseaux y nichent et malgré quelques framboises en moins je ne suis plus embêtée par ces gastéropodes. Les mésanges s’occupent aussi très bien des chenilles sur mes choux. Je met aussi des refuges pour perce oreille ( ils mangent les oeufs de limace ) et j’ai de la bourrache qui se sème un peu partout. Bon courage et plantez des arbres ;))

    • Bonjour,Pour vos limaces ,escargots,vous arrosez avec du purin d’ail,lorsque la limace goutte la salade elle ne revient plus ,si vous ne voulez pas arrosé il se vend dans le commerce des granulés à base d’ail que vous mettez dans le sol et vos salades et autres ne sont plus mangés,plus besoin de les faire mourir dans la bière ou autre.

      • Bonjour,
        J’avais du temps… alors je l’ai consacré à regarder la conférence d’Hervé COVES… et ce n’est pas du temps perdu! Du coup, j’en ai regardé trois autres… je ne peux que vous encourager à y consacrer quelques heures, vous y gagnerez beaucoup!

  • Bonjour Gilles, je voudrais faire du purin de fougères et je n’ai à disposition que la fougère polypode. penses-tu qu’elle est efficace pour le préparation?
    Merci pour ta réponse et tous tes conseils. bonne journée.

  • Ils sont bien beau les conseils du jardinier qui a le temps de passer des heures par semaines au jardin. Vous ne me ferez pas croire que l’éco système est bouleversé pour des granules utilisés dans des potagers de 5metres carré. Ces saletées nous font perdre un temps précieux ainsi qu’une perte financières halicinante. Donc granules. Point barre. Cela dit , le paillis de miscanthus est très efficace…

    • Pas bonjour donc (puisqu’en plus de mettre un email anonyme, vous n’êtes même pas poli..).
      Je ne cherche pas à vous faire croire quoi que ce soit.
      C’est un fait : les granules ont des répercutions désastreuses sur l’éco-système; pour ne prendre qu’un seul exemple, les oiseaux mangent ces limaces contaminées… et plus grave, les ramènent à leurs petits, qui n’y résistent pas.
      Quant au terme « saletés »… cela montre simplement votre état d’esprit… et que vous n’avez rien compris à la biodiversité.
      Point barre !

      • Je suis en train d expérimenter une barrière de copeaux de bois autour de mes jeunes plans de salade.
        Depuis 10 jours elles poussent sans se faire dévorer….. 😏
        A suivre…….

    • Vous mettez autant d’agressivité dans votre message que de granulés dans votre jardin et d’inefficacité dans ce débat.
      Dans les 3 cas le résultat n’y est pas, même avec un ton péremptoire.
      Grand Merci à Gilles pour l’ouverture à tous de ces forums passionnants.
      Point de barre, ce n’est pas mon genre.
      Juste de votre part un message dommageable et inutile…hélas un peu le reflet de cette époque…

  • Bon sens, connaissances des liens entre le vivant, remarquables conseils tant de vous, Gilles, que de Hervé Costes (passionnant cours de biologie végétale et animale), je pense qu’il importe de prendre en compte la nature du sol, l’exposition du jardin, les plantes qui y poussent spontanément (si elles sont laissées), oui, oui, planter des arbres et arbustes, et aussi, savoir garder raison en respectant la dynamique de la vie. MERCI pour tous ces conseils, explications en somme, possibilités de réguler les populations de limaces ! Bonnes récoltes !

  • Le problème crucial pour des jeunes plants repiqués (printemps++) ce sont les 3 1ères semaines : Une limace « exécutera » une mini-salade en une nuit. Au delà, elle fera des trous dans les feuilles du tour sans plus…(et ce sont les taupins qui peuvent l’exécuter par la racine, eh m….de!).
    Je ne paille surtout pas le parc (je le dépaille si nécessaire) et j’affine la surface assez fin, je repique les 1ères salades avec une 1/2 bouteille ouverte en haut, et, je l’avoue, je mets 3 ou 4 « granulés » de ce que vous savez dans la bouteille (que les pourfendeurs de plastique me pardonnent) au cas où quelques finaudes seraient planquées dans le trou de repiquage.
    Puis je rebine après la moindre pluie pour assécher au mieux la surface environnante.
    La bouteille ,même ouverte, favorise la reprise , le binage gêne énormément le déplacement des limaces, ++si çà sèche le sol.
    Au delà de 3 semaines (si temps favorable à la pousse) plus de bouteille et paillage progressif. Je fais de même pour tout ce qui se repique tôt (choux-fleurs, brocolis, céleris, persil etc..) ou moins tôt (courgettes) et pour bcp de fleurs (un mini-delphinium non protégé est condamné à coup sûr).
    Très peu de travail en plus et résultat quasi assuré. C’est très rare que je repique un plant en remplacement.
    Pour des semis de pleine terre c’est plus délicat car il faut du temps avant que la plante ne puisse se défendre : un binage répété de chaque côté du rang, (donc pas de paillis au démarrage!) diminue bcp les quelques granules nécessaires que je mets sur le rang.
    Quand aux puristes qui crieraient quand-même au scandale de la mise à mort de qques limaces, qu’ils fassent surtout la chasse au moindre hérisson (que je protège amoureusement) parce que là c’est l’hécatombe!
    Le bon sens n’a jamais tué personne…encore moins dans un jardin…hormis une toute petite poignée de limaces que je pleure tous les matins…juste pour me donner bonne conscience!
    Amicalement

    • Bonjour
      tout à fait d’accord avec vous, je fais ce que je peux pour préserver et encourager la biodiversité au jardin malheureusement ça ne suffit pas toujours et j’aime aussi manger mes légumes donc qqes grains (ceux qui sont bio bien sûr) uniquement lorsque je repique des jeunes plants au printemps… Je dois en utiliser qqes centaines de grammes par an essentiellement pour protéger le basilic et les salades de printemps!
      Et j’ajouterai à tout ce qui s’est dit deux choses : – tout faire pour favoriser une reprise et une pousse rapide des plants (un peu de purin d’ortie ou d’urines diluées à 5 ou 10%) pour l’effet coup de fouet de l’azote contenu dans ces deux engrais
      – j’ai remarqué que les limaces ravagent beaucoup moins ce qui est sorti spontanément en place … alors qu’elles détruisent tout ce que je repique au printemps lorsqu’il est pluvieux… je me demande si elles ne seraient pas attirées par les jeunes plants repiqués au démarrage vu qu’ils sont un peu faibles…
      Voilà pour moi je ne suis pas parfaite …
      Concernant le purin de fougères j’en ai fait une fois et je ne suis pas sûre que je recommencerai … j’ai cru mourir à cause de l’odeur (pas l’odeur du fermenté … ça je connais … ni l’odeur de putréfaction … mes purins(extraits végétaux fermentés devrais je dire) fermentent mais ne pourrissent pas j’y veille!) mais une odeur comme chimique vraiment très puissante … je comprends que les limaces fuient!
      Bonne journée à tous et bon jardinage

  • Merci Gilles, je ne peux pas regarder la vidéo toute de suite faute de temps mais votre résumé est prometteur. Je suis 1 cours par correspondance en botanique et effectivement la question des champignons dans l’écosystème est passionnante. Une fois que j aurai visionner la video je vais surement travailler sur cet aspect, en attendant j’ai opté pour la barriere de cendre de bois, installée juste avant de recevoir votre email 🙂
    Si ca ne fonctionne pas j’envisageais peut-etre de « coffrer » les cultures de salades, epinards et blettes avec des planches en bois recouvertes de papier de verre. J ai seulement 3 rectangles de 2 x 3m à proteger et j ai les chutes de bois. Qu’en pensez-vous?

    • Bonjour Emilie,
      N’ayant jamais testé, je ne m’avancerai pas sur l’efficacité ou non de ce procédé.
      Mais personnellement, le papier de verre au jardin ne m’inspire pas vraiment (je pense notamment à des matériaux volatiles contenu dans le papier de verre; mais tout dépend de la composition du dit papier de verre… apparemment, ils sont plus ou moins naturels).

      • Vous avez raison et je trouve meme que la methode en soi est un peu « aggressive ». J’attends de voir ce que donne la barrière de cendres mais je vais surement renforcer avec des aiguilles de pin comme suggéré par Roland. Je remarque cependant que si les escargots dévorent mes pousses d’épinards à 1 vitesse fulgurante, ils n’ont pas (encore) touché à mes salades qui se trouvent juste à coté. Alors, au moins pour cette année, je crois que j’ai déja accepté l’idée de sacrifier mes epinards pour pouvoir manger de belles salades.
        Je profite de ce moment pour vous dire Gilles à quel point j’apprécie votre démarche, elle est extrêmement honnète, altruiste et c’est toujours un plaisir de vous lire. Alors ne perdez pas votre belle énergie avec des gens mal polis. Bonne continuation Gilles

        • Bonjour à tous, j’ai été une adepte des granulés il y a quelques années, par ignorance sans doute, mais depuis que j’ai rencontré via internet Hervé Coves je ne peux plus tuer une seule limace. Mes poules m’aident beaucoup jusqu’en avril en picorant dans le jardin . J’entoure aussi les légumes de bogues de châtaignes (avec 2 paires de gants). Plus un petit tour en soirée et le matin tôt avec une lampe de poche pour les capturer et les jeter plus loin.

  • Bonjour tout le monde…
    Perso, il y a 5 ans, j’ai changé mon comportement vis à vis des limaces après avoir lu un article sur un blog d’agroforestie… hélas, si j’ai copié et sauvegardé les paragraphes qui m’intéressaient, j’ai oublié de sauvegarder la source (méa culpa) oubli que je ne fait plus maintenant…
    je vous mets donc ce petit trésor d’infos
    Il y était dit : « Les gastéropodes sont pour la vie du sol ce que les abeilles sont pour les plantes à fleurs: un chaînon vital de l’écosystème. Les limaces sont les médiatrices entre la rhizosphère et la mycosphère. »
    et également :  » S’il n’y avait pas de limaces, la Terre serait une immense poubelle morbide, putride et nauséabonde et la vie du sol serait mise à mal ».
    Pour moi, tout est dit…
    Sinon, pour les éloigner il y a effectivement les litières répulsives et voici ce qu’en dit ce site /
    – La litière de fougère aigle est la plus efficace et durable,
    – les épines de résineux encore vertes, qui contiennent de la résine de térébenthine et des terpènes
    – Les limaces n’apprécient guère la litière de feuilles vertes de chêne
    – Un mulch de feuilles de robiniers, de brf d’écorce de robinier ou un couvert de gousses de robinier est envisageable, ainsi que d’autres gousses de fabacées comme le genêt, la cytise, ou encore les glycines.
    Je n’ai pour ma part expérimenté que la fougère d’aigle parce que j’avais eu l’occasion d’en faire un stock en Corrèze… chez moi dans le Gers, difficile à trouver… et cela avait très bien protégé mes jeunes plants de salades…
    Voilà… à bientôt vous lire Gilles.

  • Toujours intéressant de partager des commentaires avec l’excellent Gilles…(qui s’est cependant un peu mis en colère ! suite à l’intervention intempestive d’un « pseudo-jardinier » de type goujat…suivez mon regard)
    je partage cette philosophie du respect de l’équilibre de la nature que nous bousculons malheureusement bien trop souvent. Pour les baveux je n’ai pas de fougères dans ma région, par contre j’ai pu tester l’efficacité extra des aiguilles de pin. A essayer absolument si vous avez cet arbre chez vous.

    • Bonjour Roland,
      Merci pour ce témoignage.
      Les aiguilles de pin sont en effet efficaces pour tenir les limaces à distances.
      Mais il me semble important de faire une petite mise en garde : en terre acide, en apportant des aiguilles de pin, vous allez acidifier un peu plus la terre… à utiliser avec précaution donc dans ce type de terre.
      En fait, en terre acide, je recommanderais plutôt de la cendre (un matériaux calcaire) et en terre basique des aiguilles de pin (un matériau acide).
      Bon dimanche
      Gilles

      • Merci Gilles pour cette précision qui ne m’avait pas échappé.
        Pour les fraises une terre un peu acide serait favorable ce qui ne gâche rien. Pour les autres légumes à voir…
        je me pose toutes fois la question du pouvoir acidifiant des aiguilles de pin ? on lit cela partout mais….
        Les aiguilles de pin sont enlevées d’un coup de râteau dès la saison froide. Chez moi les fraisiers sont cultivés sur plastique percé ce qui facilite la récolte.

        • Roland, je me pose la même question que toi sur l’acidité des aiguilles de pin et autres conifères (hors sujet ici mais je pense que Gilles tolèrera car bcp se posent la même question…ou sont sûrs que c’est acide)
          Il y a 2 ans j’avais rentré 8 M3 de BRF de noisetier…qui à la livraison sentait le résineux à plein pif…sous une petite couche de noisetier par dessus. Pas trop sûr du produit, je ne mets pas au jardin mais sous les fruitiers, et j’en composte une bonne partie en alternant, en plusieurs couches, avec fumier de cheval éteint (mais non pourri), gazon pour le vert mais acide aussi( + urine), feuilles mortes et 2 saupoudrages légers de cendres pour la potasse et le calcaire. Résineux très nettement dominant en apport.

          Ce printemps je teste avec mon PHmètre (assez performant) pour contrôle avant utilisation…Ph à 7,1…Je me dis : j’ai rééquilibré…
          Puis je plonge l’engin dans la bonne couche mise sous les fruitiers (BRF seul quasi décomposé) : même valeur,…
          Test sur terreau de déchetterie aussi boisé conifère : toujours 7.
          Je me dis que le PHmètre peut déconner, donc je contrôle dans de la terre de bruyère : PH à 6,2 (normal pour ce support)
          J’en déduis donc que ce BRF était bcp plus proche du neutre que de l’acide, malgré sa très nette prédominance en résineux…et çà me pose question sur ce qu’on en dit.
          Philippe Forrer en utilise à la brouette (plutôt à la remorque!) sans non plus avoir relevé d’acidité notable, il cultive là-dessus tous types de légumes…
          Mes excuses à Gilles pour ce hors-sujet,
          Bien amicalement

            • Pas de problème pour le « hors-sujet’ Michel. L’échange est intéressant.
              Bon, tu dis toi-même que c’était à priori du BRF de noisetier, mais qu’il sentait le conifère… on peut facilement penser qu’il y avait en fait des 2… ce qui expliquerait alors logiquement qu’il soit relativement équilibré.
              Et en effet, en mélange avec des matériaux basiques, les aiguilles de pins ne poseront pas de problème.
              Mais soyons clairs
              L’apport de matériaux acides seuls (et les aiguilles de pins, comme les autres matériaux issus de conifères, le sont) va acidifier le sol… c’est indéniable.
              Seulement, le processus d’acidification est un processus lent. D’une année sur l’autre, ça se verra à peine.
              J’avais vu une expérience menée à ce sujet (malheureusement, je ne la retrouve pas) dans laquelle le gars montrait que la baisse de PH était de l’ordre de 0.1 ou 0.2 en 5 ans (je ne suis pas certain non plus des chiffres, mais c’était dans cet ordre d’idée)… une acidification donc, à priori, très minime.. il en tirait donc pour conclusion que les aiguilles de pins n’acidifiaient pas, ou très peu, le sol… conclusion reprise et propagée sur le web…
              Seulement voilà : prenons même le minimum, une baisse de PH de 0,1 en 5 ans… en 50 ans, on aura baissé le PH de 1.
              On aura donc bien acidifié le sol !
              Alors, ok, cette acidification restera relative (mais quand même conséquente) sur l’échelle de la vie d’un jardinier (qui n’en verra peut-être même pas de conséquence déplorable)… mais à terme, on aura tout simplement participer à détruire la vie d’un sol… le contraire de ce que l’on recherche en jardinant naturellement.
              Amitiés,
              Gilles

              • Bonjour à tous,

                Cette question de l’acidification revient très régulièrement. J’ai trouvé cet article scientifique qui traite de l’impact de tel ou tel type de sylviculture sur la fertilité des sols. Ce n’est pas tout à fait de sylviculture dont on parle ici, plutôt d’apport de Brf, mais néanmoins on peut penser que les conséquences peuvent être comparées.
                Il semble que les choses soient plus complexes qu’il n’y parait et que l’impact soit aussi lié à la composition du sol lui même, plus ou moins sensible à l’acidité, mais aussi lié au climat (entre autres). Bonne lecture pour les courageux.
                http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/5384/507_518.pdf?…

  • Si on a un petit broyeur, une poignée de BRF bien sec (ici le but est d’abord de barrer la route de la limace) autour du pied repiqué ou de chaque côté de la ligne de semis et çà gêne bcp la bestiole, plus que la cendre qui se colle parfois au sol avec simplement une bonne rosée. Surtout ne pas griffer mais laisser en surface, çà resèche vite après une pluie.
    Si printemps pas trop pluvieux c’est une bonne alternative.
    Sous les fraisiers aussi, (là une bonne couche simplement posée et non enfouie) ,sans que çà soit du 100% çà limite bien les dégâts des limaces sur des fraises qui restent propres , et le pied est content de par l’humidité maintenue.
    Le BRF ne pourrira qu’en cours d’automne en ayant parasité la levée des adventices…çà de gagné car on sait tous que c’est plutôt ch…t de nettoyer un parc de fraisiers!
    amicalement

    • Merci pour ta participation, toujours constructive, au débat Michel.
      J’aimerais prolonger quelque peu ta remarque.
      Il semblerait que l’effet des BRF soit bien différent en fonction des espèces utilisées.
      J’ai par exemple constaté qu’un BRF d’acacias tenait éloigné les limaces; mais un BRF constitué de diverses espèces de taille de haies et d’arbustes grouillait au contraire de limaces…
      Mais ce ne sont là que des constatations sur le vif (sur une année, et sans parcelle témoin par exemple), donc sans suffisamment de recul pour en être certain.
      Cris parle plus haut de robinier, de cytise, de genêt, de glycine ou encore de feuilles vertes de chêne…
      Il serait donc intéressant de pousser plus en avant de telles investigations…
      Vos retours sur le sujet sont bienvenus.

      • Merci bien Gilles pour tes observations sur les différents BRF. Merci à Cris également.

        Il est , je pense, vraisemblable que les différentes substances et odeurs selon les BRF puissent jouer un rôle dans le maintien à l’écart des prédateurs, comme certaines plantes qui éloignent tout ce qui vole.
        Je n’ai en priorité (hormis le bois mort que tu connais) que du saule et du cornouiller à broyer (les 2 sont tendres, faciles à broyer et se décomposent bien en fin d’automne), je laisse bien sécher avant épandage un peu épais pour du fraisier.
        Si fin de printemps assez sec çà marche très bien…Si pluvieux, j’allume un gros cierge et je me recueille pieusement…en priant pour mes fraises!
        Amicalement

  • Bonjour à tous, voilà un article constructif que j’ai apprécié. Pour ma part, répugnant à tuer la moindre bestiole, mais attachée à mes bébés salades et autres jeunes plants, je pratique depuis deux ans, le déplacement de gastéropodes. Ni les hérissons ni les oiseaux ne peuvent m’aider sans risques, mes chiens et mes chats étant de redoutables chasseurs, de plus je manque de fougères.
    Je dispose donc autour des jeunes plants, des nourritures goûteuses, puis à la nuit tombée, je récolte les gourmands qui s’y sont majoritairement arrêtés et je vais les déposer sur le tas de compost. Ils ne perdent pas au change et participent ainsi activement à sa transformation. Cela demande un peu de vigilance, le temps que les plants s’étoffent, mais ensuite les choses s’équilibrent, sans compter que les voraces finissent par se retrouver principalement sur le tas de compost. Je dois dire que ça fait un peu orgie baveuse, mais ils ont l’air très heureux de s’y retrouver puisqu’ils y restent. Le risque est peut-être que leur nombre augmente tant l’auberge est bonne, j’avoue n’avoir pas fait de recensement, mais pour l’instant ça fonctionne et puis on ne sait jamais, peut-être un orvet un peu téméraire, viendra t il réguler tout cela. Bonnes plantations à tous.

  • Finalement le bilan des conseils de tous est que, le plus « écolo » pour lutter contre les baveux , est la barrière physique qui est nettement préférable a tous les chimiques (bio ou pas). Parmi cela la fougère, les cendres, les rubans cuivre … Pour moi après les avoir essayés la plus efficace dans mon expérience est les aiguilles de pin. Efficaces partout dans les pots, en terrine, en bacs, en pleine terre (particulièrement les fraises!)
    Merci beaucoup Gilles et tous les contributeurs. Tout cela va dans le sens d’une amélioration de nos pratiques de jardinage.

  • Merci beaucoup pour toutes ces informations vraiment pour moi trés scientifique! Ce n’est peut-être le bon qualifiquatif mais mon Francais est limité.
    Mon expérience avec les microorganismes éfectifs que répand régulièrement(en saison tous les quize jours) dans mon jardin aportent de l’ordre. Si bien que l’activité des limaces diminue. Je n’ai plus de dégats sur les plantes vivantes! Quand je récolte ma salade je trouve souvent des limaces dessous mais ils n’ont pas touché à ma salade car elle est en « trop bonne santé » et d’aprés la Kilian fotographie la vibration sur les feuilles ne leur convient ou bien leur signale qu’elles pêtte la santé(comme on dit en Normandie).
    Excusez mon mauvais francais car je vis depuis 57 ans en Allemagne.

    • Bonjour Pierre,
      Je ne peux me substituer à Gilles, mais juste vous donner mon avis suite à votre relance; votre réponse a été lue, ainsi que le lien ajouté.
      La fabrication de bokashi ou biochar décrits (et totalement inconnus pour moi) semble très délicate, compliquée, très contraignante malgré une efficacité apparemment réelle. Je ne peux résumer ici tant c’est complexe.
      Je ne la pense pas à la portée du jardinier amateur, aussi curieux soit-il de toute nouveauté. Cà mérite d’être connu et peut-être développé…mais pas d’être expérimenté à notre niveau, d’autant plus qu’il manque une multitude d’éléments quant à l’action de ces « cocktails » sur par ex. l’équilibre du sol à moyen terme.

      Conclusion d’un de vos intervenants :  » la culture « naturelle » des organismes présents dans mon sol, par des paillis divers et purins, suffit a avoir un rendement intéressant. (et bien sur, sans travail du sol) ». Je dirais de même.
      Amicalement

      • Bonjour Pierre et Michel,
        Je n’ai pas d’avis sur tout (et le tien vaut autant que le mien Michel)… et notamment si je n’ai jamais expérimenté quelque chose, je préfère en général m’abstenir…
        Bonne fin de journée à vous.
        Gilles

  • Gilles, intrigué quand-même je viens de creuser un peu sur le Net les pistes lancées par Pierre…et çà ne semble pas si complexe que ce qui était dit dans son lien, au moins pour le bokashi (biochar c’est ingérable pour nous) qui semble après réflexion assez intéressant : simple apport exclusif de bactéries variées en abondance, favorisant la dégradation douce de l’humus sans les pertes du compostage classique, et renfort des défenses naturelles des plantes sans aucune chimie agressive.
    Taper simplement Bokashi pour trouver pas mal d’infos que je ne peux détailler ici.
    Avec notre paillage permanent c’est peut-être une bonne solution pour réguler l’humus excédentaire et réassainir un sol parfois déséquilibré par cet excès d’humus pas tjrs profitable à certains légumes.
    Je vais faire un essai en prenant simplement le produit de base (je fabriquerai le seau de fermentation moi-même, pas compliqué)…Comme les résultats semblent rapides je serai vite fixé. Jus à récupérer et à diluer à 1%, déchets à enfouir 3 semaines plus tard, sans planter de suite (15 jrs) pour évacuer l’acidité induite par la fermentation, qui semble se rapprocher de celle de la lactofermentation.
    Voir aussi si répercussion sur les limaces…pour ne pas être encore une fois hors-sujet!

    Je vais aussi compléter avec du Microferm peu cher : apport doux de bactéries dans l’eau d’arrosage, que je testerai sur tous légumes , en particulier sur tomates de serre où le sol souffre de la répétition des cultures et peut-être d’une vie bactérienne parfois stérilisée par les fortes chaleurs.
    Cout total: 20€ plus port pour toute la saison. Une broutille!
    Si çà t’intéresse je communiquerai les résultats en début d’automne.
    Merci à Pierre pour cette piste qu’à priori je n’avais pas trouvé trop claire, mais qui, je crois, mérite l’expérimentation ; çà sera mon test de l’année car chaque année je cherche qch de nouveau à expérimenter.
    Amicalement

  • Salut Gilles !!

    Bien content de lire ton article. Je partage entièrement son contenu. En ce qui me concerne, je cultive les limaces. Tous les matin dès le levée du jour (vers les 5 heures. Il faut être matinal et moi je le suis.) je fais un ramassage manuel et ensuite je les remets dans mon potager à un endroit que j’ai laissé à l’état sauvage. Si on supprime les limaces on aura pas la venue de hérissons, de carabes et d’autres prédateurs. L’an dernier j’ai fait un essai de pulvériser sur mes jeunes plants de la prèle. Apparemment ce serait efficace mais il faudra que je renouvelle l’expérience cette année car l’an dernier c’était une année caniculaire. Les limaces étaient moins nombreuses. Il faudra que je vois si l’expérience est vraiment concluante. Je connais la vidéo d’Hervé Coves que j’ai mis en ligne sur mon site. En septembre 2017 j’ai écrit un article intitulé « La vie secrète des limaces » dont voici le lien https://spotjardinmonsite.com/2017/09/13/la-vie-secrete-des-limaces/ Je pense que pour bien apréhender le problème il faut connaitre leur mode de vie. Merci Gilles pour cet article. A bientôt !! Bonne journée !!

  • Bravo Michel Je te félicite d’être ouvert pour une méthode qui vaut vraiment le coup d’être éssayée. Bien sur je comprend aussi tous ceux qui ont peur de s’aventurer! Sur Internet on trouve beaucoup de choses mais aussi des déchets.
    Je suis tout simplement un maître paysagasiste et je connais se dont j’écrit. Je l’écrit pour aider mon prochain.
    Je ne suis pas le seul à avoir éssayé, Je fais partit d’un groupe d’amis des microorganismes Effectifs et nous avons tous de bonnes expériences que nous partagons ensemble lors des réunions. A la dernière la chef du groupe nous a parlé de  » Green Gold » en Allemand soit l’or vert en Francais. Voila la traduction de google.
    L’or vert
    Améliorant du sol et tonique végétal, excellent agent fonctionnel

    Des essais de terrain à long terme ont montré que l’or vert avait un effet très positif sur la fermentation. Le processus de fermentation est plus lisse, le produit devient plus stable et donc plus durable. Nous le recommandons comme additif pour la production propre de MikroVeda FARMING ACTIVE à partir de l’une de nos deux solutions mères, mais également comme conditionneur de sol et tonique végétal indépendant pouvant également être utilisé pour le traitement du compost et de l’eau.

    L’or vert contient les substances suivantes: phosphate de calcium, phosphate de magnésium, sulfate de potassium, fer, bore, cobalt, cuivre, manganèse, molybdène, sélénium, olivine, silicium, germanium, acides siliciques et uroniques, polyélectrolytes, polysaccharides, substances humiques et divers extraits de plantes.

    L’or vert

    dissout les blocages toxiques
    améliore l’état du sol
    intensifie les processus métaboliques
    est définitivement non toxique pour l’homme, les animaux, les plantes, le sol et l’eau
    améliore le sol
    renforce les plantes, les arbustes et les arbres
    améliore la qualité des eaux
    favorise l’équilibre écologique

    • Eh Bé, Pierre!
      On parle bien de la même chose?
      J’ai cru sur le coup que c’était la description d’un sirop de western…et si en plus çà aide un peu avec les dames, alors…..(touche d’humour)….Mais ne jouons pas les camelots de foire,

      Blague à part, j’ai un esprit de Paysan et des bottes bien plantées dans la terre, ayant bien conscience que ce sirop est d’abord un apport de bactéries, certes, mais artificiel : rééquilibre ou déséquilibre?, durable ou pas? utile ou pas?
      Est-ce qu’un apport avec un carré de levure dilué ou un activateur de fosse septique, tout compte fait, ne suffirait-il pas? (je blague, mais à peine…)
      L’impact sur l’aspect et la « qualité » des plantes serait rapidement observable? Bon!
      Un engrais bien chimique fait la même chose en « mieux »…
      Apparemment ce produit n’aurait aucune nocivité chimique et c’est déjà très bien. Si, dans une jardinière, il aide à une meilleure symbiose entre la plante et son terreau le temps d’une saison c’est bien aussi…mais si par ex. il contribue sur qques années à lessiver un sol de son humus non renouvelé c’est moins bien!

      Bon, je me fais un peu l’avocat du diable, comme tout bon paysan que je suis un peu , et donc je vais tester çà tranquillou …comme St Thomas qui ne croit que ce qu’il voit et qui ne voit que le résultat.
      Merci pour cette description presque complète des qualités du produit qui en a sûrement (… il manquait la petite aide avec les dames!) . Un petit bilan de vos propres observations après utilisation répétée nous serait plus utile.
      Mais ce serait, comme ma réponse, hors sujet dans ce Blog de Gilles (qui m’excusera encore) sur les limaces.
      En toute amitié
      Michel

  • Gilles, pour en revenir aux limaces on sait qu’elles s’attaquent à (presque) tout , mais en priorité à tout ce qui est fraichement repiqué souvent tôt en saison. J’y vois 2 raisons (il y en a sûrement d’autres) :
    -elles n’ont rien d’autre de dispo. à ce moment,
    -les plants (maison ou achetés) sont sans défense, trop tendres et fragiles, poussés au chaud dans un substrat très humique, avec un repiquage prudent et doux car tout casserait de suite. Et çà plait aux limaces.

    Cette année j’ai donc changé de stratégie : je les ai repiqués (salades et choux-fleurs) d’abord en pot avec un mélange terre/terreau pour qu’elles se nourrissent mieux, et dehors dès que possible pour les endurcir, minimum 15 jrs, même si çà les retarde un peu. Les deux demandent peu de chaleur.
    Pendant ce temps j’ai préparé les parcs avec de l’urine assez concentrée (2L+ 8 à 10L d’eau pour 2 à 3m2), j’ai laissé au repos au moins 10 jrs pour évacuer l’excès éventuel d’ammoniaque, puis binage et repiquage sous protection au début, sans aucun paillage.
    …L’urine semble avoir éloigné les limaces car AUCUN pied n’a été touché, même pas une feuille trouée pdt 3 semaines, aucun taupin non plus (ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant) , mais de plus les plants ont repris sans aucune latence avec une vigueur qui m’a étonné : actuellement les choux-fleurs pètent le feu, solides sur leur pied, les salades je les mange depuis 10 jrs sans perte de feuilles, avec une belle couleur verte liée en partie à l’azote de l’urine, le coeur se forme très bien et le goût est excellent. Jamais mangé de salades aussi tôt en Artois.
    Comme tjrs à ce stade, seules les feuilles en contact avec le sol présentent (mais très peu) qques traces de limace.
    Cette année tous les repiquages seront faits de cette façon, avec épandage d’urine 10 jrs avant plantation, pour les limaces comme pour la reprise.

    Ce jour j’ai commencé, suite aux pistes de Pierre, l’arrosage aux bactéries (microferm) sur fraisiers, framboisiers, groseillers, et tout ce qui pousse dans le potager. Ce soir il pleut un peu, c’est impeccable et nécessaire pour l’efficacité.
    Le seau (30L) de bokashi est opérationnel, je rajoute orties et consoude fraiche aux détritus classiques, dans 8 jours je récolte le 1er jus que j’utiliserai sur des routes témoins. Je vérifierai, entre autres, un effet répulsif éventuel sur les limaces.
    Amicalement à tous

    • Bonjour Michel
      Il est vrai qu’un plant plus développé sera moins appétant pour les limaces (aussi, en période pluvieuse, je plante seulement lorsque les plants sont bien développés, quitte à passer par un repiquage intermédiaire comme tu l’as fait).
      Cela dit, je n’ai eu également aucune attaque de limaces ces dernières semaines, sans rien faire…
      Tout simplement parce que le temps était sec.
      Si c’était le cas aussi chez toi (et j’ai bien entendu parler de sécheresse dans le nord ?), tes observations n’ont pas, à ce stade, de réelle signification.
      Tu dis qu’il commence à pleuvoir (chez moi il a plu toute la nuit)… c’est là que tout se joue (je pense notamment à l’urine, qui sera lessivée)… tes retours sont donc bienvenus après les pluies.
      Amitiés,
      Gilles

    • Salut Michel !!
      Comment tu fais pour avoir 2 litres d’urine ? Je pensais que l’urine ne se conservait pas et qu’il fallait l’utiliser très rapidement. Je ne pense pas que je puisse uriner en une seule fois pour avoir l’équivalent de deux litres.

      • Salut J-Claude!
        Effectivement! pour lâcher 2L d’un coup…faudrait siffler au moins 8 canettes, et là tu n’es plus assez clair pour viser le réservoir!!
        Blague à part, on urine en moyenne entre 250 et 500CC à chaque fois.
        Il n’y a aucun Pb pour conserver l’urine qui tolère un stockage prolongé dans des contenants pleins (le moins d’air possible).
        Pour ma part j’utilise des bouteilles de lait, le calibre du goulot est parfait pour uriner directement dedans. Remplir pour laisser le moins d’air possible.
        Quand c’est plein (une journée), vissage à fond : aucune fuite ni odeur. Tant que ce n’est pas plein je pose le bouchon sans visser car sinon l’urine chaude refroidit , l’air inclus déprime la bouteille si bouchon fermé.
        3 avantages :
        -bouteille pleine en 1 journée
        -dosage ultra-simple (chaque dose fait 1L) pour le diluage en arrosoir,
        -réutilisable après rinçage.

        Stockage possible de 6 mois à un an. J’ai utilisé en début de printemps un bidon de 25L rempli au printemps d’avant. Odeur plus forte mais brève après arrosage, même efficacité observée. Le mieux reste d’utiliser de l’urine plutôt fraiche (du jour jusqu’à un mois)
        Pour moi le mieux est d’arroser le parc 10 jrs avant plantation, là encore 2 avantages:
        -la relative « agressivité » (si dosage fort) de l’ammoniac est disparue,
        -l’action sur les plants est plus rapide car il faut au moins 3 semaines de dégradation pour que les composants deviennent assimilables . Après 10 jrs d’épandage préalable l’action observable sur les plants est plus rapide et plus sûre pour les racines.

        Sur cultures en cours je dose à 1/10 sur cultures gourmandes et solides (choux, PdT…) et de 1/10 à 1/20 sur « petits légumes » (salades, radis, carottes etc…) et je stoppe dès que la plante est en début de bonne croissance car l’effet perdure encore environ 1 mois après le dernier épandage.
        Pour bcp de légumes un seul épandage initial suffit si repiqué; pour des suites de semis 2 épandages maxi, mais si le sol est équilibré en tout , un seul peut suffire, juste pour booster un peu le démarrage après levée.
        Il vaut mieux sous-doser que surdoser : on ne cherche pas des légumes de concours, et on évite les nombreux inconvénients de l’excès d’azote.
        Si tout çà peut te servir,
        Amicalement
        Michel

        • Merci Michel pour tous ces renseignements complémentaires. Mon potager est couvert 12 mois sur 12. Es ce que j’arrose avec la préparation sur le pillage ou bien faut il que je l’écarte pour le le remettre ensuite ? Bonne journée !!

          • Couvrir 12 mois sur 12 est pour moi une erreur,voire un préjudice ;
            Il est bien mieux de « dépailler » en début de printemps, au moins jusqu’en Mai (selon région et climat),
            -l’humidité post-hivernale du sol se régule bcp mieux,
            – le sol se réchauffe bien plus vite dès le moindre rayon,
            -le petit grelinage éventuel (en terre lourde++) et le léger griffage de surface sont très utiles pour une bonne aération et régulation hygrométrique du sol avec réchauffement + rapide, pour réaliser les semis comme pour calmer les limaces.
            Repailler plus tôt seulement si printemps sec.

            Je n’arrose jamais à l’urine sur le paillis, çà profite moins au sol dans l’immédiat et çà accélère la décomposition du paillis (non recherché puisqu’on veut le garder au moins pour toute la saison chaude).
            Le mieux est d’écarter, puis de faire un profond sillon entre routes à la binette (un petit bineau à manche c’est Top), – pas obligatoire mais vraiment recommandé – , de refermer après arrosage et de repailler.
            Si temps sec l’humidité amenée durera bien plus longtemps et l’urine (tjrs mieux de l’enfouir un peu que de la mettre en surface) se dégradera dans de bonnes conditions d’hygrométrie. Cette hygrométrie attirera les racines des 2 routes en une quinzaine de jours, idéal pour que ces racines commencent à profiter de l’urine dégradée sans aucun risque.
            Si on a le temps de faire ce petit travail supplémentaire c’est un bienfait pour plusieurs semaines! L’aspect des plants un mois plus tard te l’indiquera.
            Essaie juste entre 2 routes de salades repiquées (petit sillon car elles ne sont pas trop écartées) et tu m’en diras des nouvelles, l’idéal étant de faire d’abord le sillon, urine au 1/10 voire 1/5, attente une bonne semaine, repiquage de chaque côté du sillon…tu seras étonné du résultat!
            Je préconise ce petit test simple à tous les sceptiques, ou ironiques, ou craintifs quant à l’utilisation de l’urine. Une expérimentation est bien plus « parlante » qu’une explication…parce que le résultat (si bien fait) est imparable.
            Amicalement

            • PS :Si début de printemps très pluvieux retarder bien-sûr le dépaillage après la fin des grosses pluies pour ne pas reclaquer le sol ,ou repailler de suite si on a été surpris.
              De toutes façons on ne peut rien faire de bon dans ces conditions.
              S’entêter qd-même à planter dans le paillis c’est donner à manger aux limaces à coup sûr et se faire une tiote dépression…ce serait dommage!

              • Salut Michel !!

                Je vais suivre tes conseils. Au fait c’est quoi une route ? C’est une expression de ta région je suppose. Du Nord peut être ? En tout cas ça m’a bien fait rire. Je me suis dit si maintenant on se met à faire des routes dans le jardin.. Mdr.. Trêve de plaisanterie je te remercie pour ce complément d’information.

  • Bonjour Gilles,
    Chez nous il y a bien une alerte sécheresse (sérieuse même) mais liée à la baisse anormale du niveau des nappes (plus de grosses pluies d’hiver depuis 3 ans) et non, pour le moment, à la sécheresse des sols de surface, sauf depuis 10 jrs.
    Pour ma part je suis en fond de vallée avec 5 puits artésiens (anciennes cressonnières) dans un terrain qui reste bien humide (mais non collant) à 5cm. Les puits donnent bien et la poussée de la nappe contenue par l’argile m’irrigue par en dessous (une bénédiction en été sec).
    Ma surface est sèche sur 2/3cm mais les fortes rosées nocturnes ramènent habituellement les limaces très facilement… Pourtant cette fois-ci, après urine, elles n’y sont pas.
    De même aucun taupin de sous-sol , que la sécheresse de surface ne gêne pas ,et qui d’habitude me fanent au moins une salade sur trois, voire sur deux; je les redoute bien plus que les limaces! Cette année aucun plant touché.
    Je n’en tire pas de conclusions hâtives, je sais que les limaces sont là car elles attaquent allègrement les petites boules de radis, sans avoir touché aux feuilles peut-être protégées pdt 1 mois par l’urine? Je n’en ai pas remis car il ne faut plus d’azote.
    Hier repiquage de 18 rouges grenobloises (mes préférées en salade de printemps) avec urine préalable. Aujourd’hui pluie modérée, plus dense ce WE. J’ai bien-sûr rangé mes granulés (définitivement si le résultat est là) et je vais surveiller limaces et taupins.
    Rapport objectif dans 15 jours!
    Amicalement

  • Dernier message pour J-Claude :
    Une « route » de légumes, je pense que c’est typique du Nord…et de ses villages. Un citadin bien élevé avec des chaussures propres dirait « une ligne » , qu’il tracerait avec un cordeau visant à la ligne parfaite, ce que je ne fais jamais.
    Le temps qu’il l’installe, j’ai déjà tiré mon sillon au bineau, si le sillon zigzague j’arrête les canettes et je vais tenter de remplir mes bouteilles en essayant de ne pas rincer mes doigts! Les canettes n’étant là que pour l’urine, çà va de soi!!!

    Conclusion de notre échange : l’urine, à la différence des purins, a une très nette prédominance engrais, type « coup de fouet » (avec un peu de potasse + oligoéléments divers), le risque majeur serait d’en abuser au vu du résultat. Bcp de légumes n’en veulent que peu, juste pour le démarrage. Une PdT nourrie à l’urine répétée vous fera un feuillage qui fera l’admiration des béotiens…et de quoi jouer aux osselets avec la récolte!
    De plus un paillage renouvelé est fortement conseillé pour réalimenter le sol en humus que l’urine aura aggradé…puis dégradé. Ne mettre que çà sans re-nourrir en humus et on aura en peu d’années le même sol que le champ d’à côté.
    Comme disait mon grand-père : »Quand on ne sait pas , on ne touche pas! »
    Je pense en savoir un peu, assez pour « toucher » quand-même à ce produit plutôt naturel mais pas anodin.
    Amitiés

  • Salut Michel !!

    Merci pour ces explications. Je me doutais un peu qu’il s’agissait d’une raie mais c’est un peu marrant quand on ne connait pas l’expression. Moi aussi je n’utilise pas de cordeau. J’essaies de cultiver mon jardin comme une forêt. Ces dernières sont très belles et l’homme n’intervient pas.
    En ce moment le temps est pluvieux. Si j’ai bien compris il vaut mieux que j’attende pour retirer mon paillage et arroser avec la préparation ? C’est bien ça ?
    Une question, quand j’aurais fait mon essai es ce que tu m’autoriserais à mettre la recette sur mon site sur la culture naturelle ? Bonne journée !! Amitiés.

    • Salut J-Claude…(dernier message pour ne pas monopoliser ce forum)

      Mélanger les cultures sans parc dédié à un seul légume (ou fleurs) est l’idéal :
      -meilleure défense des plants qui s’entre-aident par l’association, diminution des traitements, même (et surtout) bios,
      -perturbation des prédateurs spécifiques à UN légume (mineuse par ex. qui ne vise que le poireau et les alliacées : on sauve bien plus de poireaux en les dispersant qu’en les alignant)
      -l’assolement (rotation annuelle des cultures) n’est quasiment plus nécessaire
      etc…
      .Idéal pour mini-jardins (là vraiment c’est Top), mais pas évidente pour une production soutenue visant à l’autonomie : pas facile , en planification comme en temps nécessaire, de disperser 200 pieds de PdT ou 400 plants de poireaux, comment disperser des pois à rames (les meilleurs!)? etc…
      J’utilise les 2 méthodes avec priorité au pragmatisme réfléchi. Une bonne alternative est de garder les « routes » (je te vois sourire!..mais c’est bien des routes à limaces!)) en alternant les légumes dans le même parc.

      Pour le dilemne paillage/pluie je ne laisse le paillage que si grosses pluies prévues.
      Une seule pluie sévère (20 à 30mm en 1h par ex.) fera plus de mal à la structure du sol que 50mm en 10 jrs. A chacun de gérer çà au mieux.
      Urine à mettre après arrêt des pluies ET ressuyage du sol : ne pas faire de sillon dans de la terre trempée, mais, au minimum, quand elle ne colle plus à l’outil. Si le temps re-menace, repailler de suite, même avant repiquage, le paillis diminuera notablement l’effet « lessivage » d’une nouvelle pluie forte.

      Quant à la « recette », j’ai trouvé çà après expérimentation et résultat jugé très probant, d’autres l’appliquent peut-être depuis longtemps. Je la propose simplement comme test d’essai à tout le monde, c’est si simple à faire.
      « Publie » sans Pb, mais après essai et résultat objectif. Il y a trop de gens sur les sites qui publient « du repiqué » et dont on sent bien qu’ils ne l’ont même pas expérimenté.

      Gilles n’est pas du tout dans cette démarche; c’est un des rares Blogs ou la priorité est d’abord au partage d’expériences monté sur une solide fondation de connaissances .
      Forums ouverts à tous dans le respect de chacun….Chapeau!