Les limaces dévorent vos jeunes plants ?

Rares sont les jardiniers qui apprécient les limaces.

Et pour cause, ces mollusques, particulièrement présents par temps humide, peuvent causer des dégâts considérables sur les cultures, et notamment sur les jeunes plants

Dès lors, nombre de jardiniers (y compris certains permaculteurs…) n’hésitent pas à utiliser des granules pour éliminer ce redoutable ennemi !

Et ils se donnent bonne conscience : « Mais j’utilise du bip (pas de pub pour ce produit létal). Ces granules (on préfère les appeler ainsi plutôt que par ce qu’elles sont, à savoir du poison) sont bio ».

Peut- être est-ce votre cas ?

Loin de moi l’idée de vous juger. Même si je me refuse à utiliser tout produit létal, fût-il d’origine naturel, je dois bien reconnaître une certaine « animosité » face aux limaces.

Mais j’aimerais en revanche vous amener à vous (nous) interroger davantage ;

Avons-nous le recul nécessaire ?

 

La limace est-elle vraiment une ennemie du jardinier ?

Pour prendre ce recul salvateur, et agir en connaissance de cause, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous.

Hervé Coves y préconise une gestion holistique de cette charmante petite bête.

 

YouTube

En chargeant cette vidéo, vous acceptez la politique de confidentialité de YouTube.
En savoir plus

Charger la vidéo

 

Bon, vous n’avez peut-être pas une heure et quart devant vous pour visionner cette vidéo…

Je vous recommande alors vivement d’y revenir lorsque vous aurez plus de temps.

C’est passionnant et très instructif (vous verrez ensuite probablement les mollusques d’un autre œil).

 

En attendant, je vais essayer de résumer cette vidéo en quelques mots (pardon pour les raccourcis… mais regardez la vidéo).

 

Les limaces sont-elles indispensables dans un écosystème ?

Les limaces participent notamment, de façon très significative, à préserver vos cultures de nombreuses maladies.

Et pour limiter fortement les soucis de limaces au jardin, plutôt que de lutter, on va favoriser la venue de leurs prédateurs naturels : oiseaux, carabes, crapauds, hérissons… bref on va tout simplement favoriser la biodiversité au sein de notre jardin, par exemple en aménageant des refuges (haies, arbres, hautes herbes, tas de bois ou de pierre, mares…).

 

Par ailleurs, elles ont une fonction de digestion des matières organiques.

Ce sont de « véritables appareils digestifs ambulants ».

Notre objectif, pour éviter une invasion sera donc de « faciliter la fonction digestive » de l’écosystème qu’est le jardin.

Pour ce faire, on va amener de la lignine (BRF, bois mort) afin de favoriser le développement de champignons.

Quel rapport avec les limaces ?

Tout comme ces dernières, les champignons ont un rôle de digestion des matières organiques.

Aussi, selon Hervé Coves, s’il n’y a pas de champignons dans le sol, nos « baveuses » vont venir en nombre pour suppléer les champignons dans leur rôle de « digestion » des matières organiques…

Concrètement, en favorisant le développement des champignons par des apports de matériaux ligneux, on évite les invasions de mollusques.

Le seul problème est que l’on va passer par une période « délicate » plus ou moins longue (quelques années avant que les choses se régulent…), du fait du « nid » que va constituer la couverture du sol… J’y reviens plus bas.

 

Autre action à mettre en place : servez leur le repas dans un coin du jardin :

  • les limaces préfèrent les feuilles malades ou juste coupées (en début de décomposition)… Déposez les parties malades de vos cultures et autres déchets végétaux dans un coin du jardin. Elles s’y rendront, et laisseront sans doute plus tranquilles les jeunes pousses… Notez qu’un compost « ouvert » pourra aussi jouer ce rôle
  • semez un petit carré, juste pour elles, de plantes qu’elles apprécient particulièrement (notamment des crucifères : moutarde, colza, radis…)… Bref encore une table réservée

 

En résumé, plutôt que d’assassiner cet animal qui ne fait rien d’autre que de profiter de ce que la nature lui offre, on va rechercher à instaurer une forme d’équilibre, en s’inspirant notamment du modèle forestier, dans notre jardin.

C’est bien entendu cette approche globale qu’il convient de privilégier.

J’aime beaucoup la conclusion d’Hervé Coves : « la destruction permet de ne plus voir le problème. Mais elle ne règle pas le problème ».

 

Mais parvenir à un certain équilibre peut demander quelques années…

dégâts limaces sur feuilles radis
Ces feuilles de radis ont subi une attaque

Et, force est de constater que, malgré une démarche résolument positive, on peut se trouver dépassé par des attaques de baveux lors de printemps particulièrement pluvieux comme se fut le cas par exemple l’an passé dans de nombreuses régions.

Malheureusement, dans bien des régions, vous aurez beau mettre en place des abris diversifiés pour attirer une population animale variée, les résultats ne seront pas à la hauteur…

Car si attirer des oiseaux est facile lorsque l’environnement est encore (relativement) préservé, ça devient plus compliqué quand ces oiseaux ont quasiment disparu de la région…

Et c’est de plus en plus une triste réalité.

Même chez moi, en Dordogne, force est de constater que les chants d’oiseaux sont moins importants qu’il n’y a ne serait-ce que 10 ans en arrière.

Ben oui… Les insectes disparaissent… Et par voie de conséquence, les oiseaux qui s’en nourrissent. Sans parler des oisillons succombant aux pesticides contenus dans les vers ramenés au nid par leurs parents.

Mais je risque encore de m’éloigner de mon sujet du jour…

Revenons-y.

 

Quelles sont les solutions, provisoires, pour protéger nos cultures, sans engendrer de nouveaux déséquilibres ?

Commençons par dire qu’il n’est pas envisageable de tuer les limaces, fusse avec des produits naturels (dont je tairais le nom) qui n’ont d’autre ‘intérêt que de donner bonne conscience à celui qui les utilise…

Dès lors les seules solutions acceptables vont consister à les maintenir  à distance des cultures que l’on veut protéger.

Les fausses bonnes solutions

Les coquilles d’œufs écrasées

« Placez des coquilles d’œufs pour protéger vos cultures des limaces ! »

Voici une recommandation que l’on trouve partout sur le web. Ce qui montre si besoin que les informations sont, par beaucoup, simplement reprises… Sans aucune vérification.

Mais voilà, je l’ai constaté, ça ne marche pas !

Et Loïc Vauclin le démontre d’ailleurs en image :

YouTube

En chargeant cette vidéo, vous acceptez la politique de confidentialité de YouTube.
En savoir plus

Charger la vidéo

 

Le piège à bière, la fausse solution miracle

Cette technique est bien connue et utilisée par de nombreux jardiniers. Et pourtant…

Des expériences ont été menées sur ce procédé.

Voici ce qu’elles ont démontré :

pièges à bière pour limaces
Les pièges à bière sont très efficaces pour attirer les mollusques…

La bière est en effet super efficace pour attirer les mollusques, à un point tel que ces derniers sont capables de parcourir des dizaines, voire des centaines de mètres pour rejoindre ce paradis (la piscine de bière).

Ainsi, les individus qui se trouvaient tranquillement chez votre voisin rappliquent toutes chez vous (« C’est sa tournée ! »).

Et, comme vous voyez vos coupelles pleines, vous vous dites que cette méthode est vraiment efficace !

Alors qu’en réalité leurs populations se trouvent multipliées dans votre jardin.

Et nombreuses sont celles qui flâneront en route, se délectant ici ou là d’un jeune plant de salades ou de concombres…

Bref, cette solution est à oublier ; ou alors mettez votre piège à bière chez votre voisin… enfin si vous avez une dent contre lui !

Les solutions envisageables, mais avec leurs limites…

L’apport de cendre de bois, une solution efficace quand il ne pleut pas !

Également bien connue, cette approche consiste à épandre de la cendre de bois autour des jeunes plants, constituant ainsi une barrière naturelle.

Certes, cette technique est efficace, mais elle présente néanmoins un inconvénient majeur.

En effet, à la moindre  averse, la cendre forme une croûte qui permet alors le passage des mollusques.

Il faut  donc en remettre à chaque fois;

Quand il pleut en continu pendant plusieurs jours (en d’autres termes : quand c’est utile), c’est tout simplement peine perdue…

Et, en admettant que vous y parveniez,  cela conduit à épandre beaucoup trop de cendres, et donc de calcium qu’elles contiennent… ce qui  pourra avoir pour conséquence un déséquilibre chimique et l’asphyxie de la terre (le contraire de ce qu’on recherche en jardinage naturel).

Pour cette raison, cette solution est en tout cas à proscrire en terre calcaire.

Le marc de café

(mise à jour août 2021 – j’avais omis cette solution, rappelée par plusieurs lecteurs et lectrices en commentaire…)

Épandez du marc de café autour des plants à protéger.

Nos amies n’apprécient pas (on suppose que c’est l’odeur qui leur déplait ?) et font normalement demi-tour…

Mais, comme avec la cendre de bois, la méthode a ses limites : il faut renouveler le marc après chaque pluie.

Les poules ou les canards pour nettoyer le jardin

Oui, les poules et les canards vont bien réguler les populations de limaces…

Mais, si vous avez déjà des cultures en place (et c’est en général le cas au printemps…), ces volatiles vont tout retourner dans le jardin… causant probablement encore plus de dégâts que notre petit mollusque !

Alors, oui, cette solution peut être envisagée à une époque pendant laquelle il n’y a pas de cultures, ou en les « parquant » bien… mais sinon, mieux vaut éviter.

La bourrache

Semez de la bourrache un peu partout dans votre potager.

Cette plante est sensée éloigner les gastéropodes… c’est du moins ce qu’affirment certains… alors que d’autres, dont je fais partie, sont moins convaincus (ravages considérables malgré de nombreux plants de bourrache…).

Bon, ça ne coûte pas grand chose de semer ou planter de la bourrage dans votre potager.

Et à défaut de tenir les gastéropodes à distance de vos cultures, cela aura au moins pour intérêt d’ajouter un peu de biodiversité dans votre jardin (et notamment d’y attirer des insectes pollinisateurs).

 

Ok, mais alors, des solutions écologiques efficaces existent-elles ?

Oui ! En voici quelques-unes :

Comment protéger nos cultures des limaces ?

Le paillage n’est pas toujours approprié…

Chou dévoré par des limaces
Chou dévoré… mieux vaut peut-être éviter le paillage pour certaines cultures au printemps ?

Les limaces aiment à se réfugier dans un bon paillage…

Aussi, lorsque le temps est pluvieux, j’évite par exemple de planter mes salades ou jeunes plants de choux dans un paillis… préférant le faire dans une planche travaillée.

Je sais, je vais m’attirer les foudres de certains « intransigeants quand ça les arrange » (« moi la terre de mon jardin est toujours couverte, partout… mais bon s’il y a des limaces, quelques granules ne feront pas de mal (mais ça je ne le dis pas trop fort)… »).

Pour ma part, je fais le choix du bon-sens… plutôt que d’appliquer aveuglément des principes, et de devoir par conséquent en renier d’autres, probablement plus essentiels…

La fougère

Si vous avez de la fougère près de chez vous, c’est la meilleure solution que je connaisse, et la plus simple à mettre en œuvre :

Placez simplement quelques branches de fougères autour des plants à protéger.

Les mollusques ne franchiront pas cette barrière naturelle (notez que cela ne fonctionne pas si ils sont déjà nichées dans un paillage dont elles n’auront qu’à remonter pour atteindre les plants).

Les feuilles de fougères sont efficaces pendant plusieurs semaines et, en constituant un léger paillage, présentent un double avantage.

Il est également possible d’arroser le sol en préventif avec du purin de fougères (à découvrir dans Mon Potager au Naturel).

Des planches de bois pour piéger les limaces

Disposez des planches de bois (ou de vieilles tuiles) à même le sol, en particulier à proximité des cultures particulièrement visitées.

Nos « amies » iront s’y réfugier pendant la nuit.

Vous n’aurez alors plus qu’à les collecter, de préférence au petit matin.

Il vous appartient ensuite de les emmener bien à l’écart de vos cultures (ou des les éliminer comme bon vous semble…).

Une macération de piment

Avant une période annoncée comme pluvieuse, mettez à macérer pendant 24 heures des piments forts coupés en morceaux, à raison d’une poignée de piments pour un arrosoir de 10 litres.

Arrosez le sol autour des plants à protéger.

Les barrières

Notez enfin que l’on trouve aujourd’hui des barrières anti-limaces… notamment certaines contenant du cuivre (voyez par exemple ici), plutôt efficaces d’après les retours que j’ai pu avoir.

Si vous n’avez que quelques salades à protéger, ça vaut probablement le coup. Mais pour des surfaces plus importantes, pas sûr que ça vaille le coût.

Les feuilles de consoude… une piste à explorer

(mise à jour août 2021)

Depuis plusieurs années, je commence souvent à pailler avec des feuilles de consoude.

A chaque fois que j’ai opéré de la sorte, les jeunes plants de salades ou autres plantules étaient préservées des attaques…

Il est un peu tôt pour en tirer des conclusions définitives mais il me semble bien que les limaces n’aiment pas se déplacer sur ces feuilles de consoude coupées (odeur ? texture un peu rugueuse).

C’est en tout cas une piste sur laquelle je vais continuer à investiguer… sans doute en faisant un test avec planche témoin (l’an prochain si j’y pense…).

Vos propres expériences sont évidemment bienvenues.

Conclusion

Comme toujours en jardinage naturel, les méthodes « artificielles » de protection présentées ici ne sont utiles que parce qu’il y a (encore) des déséquilibres.

Dans un environnement préservé et surtout dans lequel vous allez mettre en oeuvre des pratiques visant à développer la vie du sol et d’une manière plus large une biodiversité conséquente, les dégâts resteront finalement dans le domaine de l’acceptable…

Ce sera le cas lorsque l’écosystème que constitue votre jardin sera arrivé à maturité, c’est à dire parfaitement équilibré.

C’est cette approche globale et résolument positive que je vous propose de mettre en oeuvre, progressivement, dans votre jardin.

S’abonner
Notification pour
guest
74 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Nono
Nono
23 juin 2022 18 h 54 min

Bonjour,
Personnellement je laisse un petit tas de nourriture destiné au composte dans un endroit… un composte sauvage…
Comme expliqué dans l’article, cela va d’une pars attirer les limaces, mais surtous les hérissons…
Pour la consoude, j’ai effectivement remarqué moins de limaces depuis que j’arrose au differents purins…(orties/consoude ou orties/pissenlits…)

Isa
Isa
29 mars 2022 10 h 02 min

Bonjour,

J’ai planté une planche d’herbes aromatiques la semaine dernière et , forte de vos conseils, quelques pieds de bourrache. Les seules plants aussitôt attaqués par nos amies limaces ont été les feuilles de bourrache! J’ai bien rit!(jaune quand meme). Je me demande quand meme bien pourquoi!
Bonne journée et bon printemps

Colette
Colette
23 août 2021 18 h 42 min

Bonjour à toutes et tous,
Moi aussi ,je ramasse les limaces la nuit, à la lampe frontale, et je vais les jeter dans un endroit très éloigné de mon potager . C’est efficace, mais astreignant car il faut le faire chaque soir (il y a beaucoup, beaucoup de limaces chez moi!)Pour préserver mes jeunes plants d’oeillets d’Inde(qu’elles adorent) ,cette année, j’ai mis autour des plants ,des feuilles de salade et aussi les tiges des salades montées ,ça les attire et le soir ,je fais ma récolte de limaces pendant qu’elle sont entrain de croquer la salade; ainsi, je les ai pratiquement éliminées de mon massif de fleurs.
J’ai vu un hérisson ,il y a 2 soirs , pour cela ,je n’utilise plus le fameux granulés bleus;
bonne chance à tous les jardinièr(e)s!

Jean-marie Laguerre
Jean-marie Laguerre
7 août 2021 9 h 37 min

Bonjour.
Contre limaces et escargots, j’utilise de la sciure produite par les stères de bois achetés en 1m, que je scie moi-même ensuite pour obtenir des buches aux dimensions de mon insert. Très efficace… par temps sec, hélas.
J’ai également vu un reportage sur une variété de canards ( le canard coureur indien) très friand de mollusques, avec ou sans coquille. Tant qu’il a des proies à croquer, il délaisse salades et autres verdures pourtant aisées à trouver dans un potager.
Evidemment il faut avoir toute la logistique pour entretenir et parquer à l’abri le volatile.
En réponse à la proposition de Gil ( 19 juillet 2020), il me semble que ce n’est pas juste le contact avec la mouture de café qui soit efficace contre les limaces, mais peut-être son odeur. A vérifier.
Cordialement.

Gilles A.
Gilles A.
1 août 2021 13 h 58 min

Bonjour à tous,

j’ai pratiqué la « récolte » des limaces le soir à la tombée de la nuit. Mais je n’ai pas toujours le temps…

J’ai essayé beaucoup, de choses (cendre, bière…) : comme je ne veux pas utiliser de granulés, j’ai opté pour le test des feuilles de fougères.

J’ai donc planté mes 12 jolies petites scaroles et disposé les feuilles de fougères tout autour… Le lendemain matin , il me reste … 1 scarole ! Que fait la police ? je parle du hérisson qui se pavane chez mon voisin !!
Je vais persister et replanter ; en cas de récidive, je lâcherai l’affaire et j’irai acheter les salades prêtes à consommer chez le maraicher du coin !

Ah, cruelle Nature !
Belle journée,
Gilles A.

Jean-Marc
Jean-Marc
3 juin 2021 18 h 52 min

J’utilise une barrière à limaces qui fait barrière non pas à cause de cuivre, mais en raison de sa forme : en haut de la barrière (planche…), visser un U retourné vers le bas (par exemple un rail pour placo). La limace qui tentera de faire l’escalade sera irrémédiablement rattrapée par la pesanteur et ne pourra franchir le U inversé : elle ne pourra effectuer de retournement à 180° et retombera simplement au sol. Il suffit de protéger ses carrés les plus vulnérables à l’aide de ces protections et de veiller aux jonctions dans les coins.

Freddy
Freddy
17 avril 2021 9 h 08 min

Avez vous essayé l’infusion d’ail pour faire fuir les limaces ? J’utilise cette méthode depuis peu mais elle semble produire d’excellent résultats !

Maryse
Maryse
11 septembre 2020 11 h 44 min

Bonjour, je voulais simplement dire que je laisse la nature s’exprimer et si une limace est surprise dans mon potager, je l’éloigne de l’endroit, sans la tuer, car ce serait injuste et cruel ; aimer la nature c’est concevoir son potager sans produit, sans tuerie, sans acharnement, c’est concevoir l’intrus en lui laissant le droit à son plaisir et tant pis si cela réduit la récolte, tant mieux de préserver jusqu’au plus petit vermisseau.

Gil
Gil
19 juillet 2020 15 h 56 min

Bonjour à toutes et à tous
Pour les limaces et escargots je mets du marc de café bien sec autour des plantes.
Cela fonctionne bien avec l’inconvénient de renouveler souvent.
Je stocke le marc de café toute l’année dans un seau après séchage au soleil.
Avant j’utilisais des granulés…. depuis cette année les oiseaux sont plus nombreux dans mon jardin.
J’ai aussi planté une haie avec toutes sortes d’arbres et arbustes
différents, sans tailler au cordeau, mais cela pousse en vrac….
Les oiseaux reviennent, les papillons aussi, et même une tortue sauvage de Hermann (espèce protégée dans le Var)est venue faire un repérage pour hiberner dans mon jardin.

Les œufs d’escargots viennent souvent lorsque l’on achète des plantes à repiquer.
Maintenant je « dépote » sur un plastique et je jette à la poubelle le surplus de terre et de terreau qui contient les oeufs de la jardinerie….

Dernier essai concluant, la lampe de poche la nuit, et le ramassage des escargots dans le potager.
C’est hallucinant de voir le nombre de ces petites bêtes qui viennent se restaurer dans mes plantations…. ensuite je vais les relâcher dans la nature loin de ma maison….

guy
guy
1 juillet 2020 18 h 03 min

En ce qui concerne les limaces de délicieux choux rave en plein milieu de bourrage ce sont fait copieusement dévoré. Je suis pas sûr que la bourrache éloigne les limaces.

Fernand
Fernand
16 juin 2020 13 h 03 min

Bonjour à tous. J’ai une petite question concernant les limaces et autres escargots ravageurs (je n’ai pas encore pris le temps de lire tous les commentaires). Ces animaux sont-ils capables de creuser ? C’est-à-dire que, si je mets une protection physique (une paroi en bois par exemple) en surface, sont-ils capables de passer par dessous (je dis bien par dessous, pour le dessus j’ai ma petite idée). Et si oui, jusqu’à quelle profondeur svp ? Merci d’avance.

philippe
philippe
9 juin 2020 22 h 53 min

Bonjour, Pour réguler le nombre de limaces et escargots, je prend ma pile électrique à la tombée de la nuit presque tous les soirs et je pars en chasse. J’en récupère toujours une ou deux dizaines que je déplace au fond d’une parcelle de bois. au bout de plusieurs jours, il y en a moins. A part pour les très petites limaces, je n’ai pas trouvé plus efficace.

Minie
Minie
3 juin 2020 0 h 33 min

Merci pour tous ces conseils avisés ! Il se trouve que pour la 1ère fois (mon jardin a 26 ans, parti de rien, juste un très grand carré d’herbe au départ) je n’ai aucune attaque de limaces… (je touche du bois !), et… justement j’ai plein de bourrache qui s’est ressemée un peu partout (en plus c’est délicieux, fleurs et feuilles !). Un petit miracle d’équilibre ?
Un beau gros tas de branchages épineux au fond du jardin fait peut-être aussi le bonheur d’une famille de hérisson !?
Et puis, après lecture de cette page, je me suis lancée dans le purin de fougères, j’en ai arrosé mes salades repiquées (dilution à 1/10ème), rien, pas une seule attaque, au bout de 3 jours tout est OK. Y compris les plants de potirons qu’elles dévorent pourtant chaque année et que j’avais repiqués mi-mai près des plants de bourrache.
Je vais donc revoir (avec bonheur) ma copie à propos du ferramol, qui n’est sûrement pas aussi anodin qu’on veut bien le dire. (En dehors de ça, je n’ai jamais traité mon potager avec autre chose que du purin d’ortie et autres solutions naturelles. Les puçerons ? Plus aucun. À force de ne pas traiter, tout s’équilibre, il y a plein de petites bêtes qui trouvent leur bonheur au milieu de ma jungle, OK les noisettes disparaissent juste avant que je puisse les cueillir, mais si ça nourrit une famille de petits poilus, lérots ou autres… je suis contente que mon jardin soit habité !)

Steffy
Steffy
28 mai 2020 1 h 55 min

Hello. Une autre technique complémentaire qui fonctionne bien = nourrir les limaces avec du compostage en surface SOUS le paillage. Elles préfèreront les légumes en décomposition que les frais 😉
Depuis que je fais ça au pied de ma consoude, elles ont enfin arrêté de la manger et elle pousse +++

antoine
antoine
15 mai 2020 16 h 27 min

bonjour
concernant le rôle des limaces j’ai appris il y a peu de sources sérieuses que les mycellium des champignons utilisaient la bave laissée par les limaces comme des autoroutes de croissance.
De plus les limaces adorent les champignons et mangent ceux-ci avant les végétaux. Ainsi une femme cultive des champignons dans son potager afin de soulager naturellement les salades de la prédation par les mollusques;-) Cela semble extrêmement efficace!

andre DURIN
andre DURIN
9 mai 2020 8 h 35 min

Bonjour et merci pour cette lettre.
Je me permet de donner mon expérience au sujet de limaces, les pauvres, mais aussi très goulues.
Pour moi plus de 80% de réussite en mettant une fine couche de belles cendres autour de mes plants.
J’ai la chance qu’une personne me donne ce médicament qui fait barrage complètement.
Bien sûr il faut renouveler après chaque fortes pluies.
Une année j’ai mis de la sciure, là aussi succès.
Par contre, les limaces d’accord, mais, j’ai découvert que c’est les bébés et parents escargots qui me mangent tout et trous toutes les feuilles. Surtout les choux ils en raffolent. Mes brocolis sont presque nus.
La solution : les apprendre à voler dans la prairie voisine et enfin le mur en poussière très fine de cendre.
Excellente journée.

Stef
Stef
29 avril 2020 20 h 47 min

Bonjour,

Ma bourrache se fait dévorer par les limaces. Je l’enlèverai de la liste des répulsifs…
Merci pour le reste de l’article.
Cordialement,

Stéphane

julien
julien
23 avril 2020 11 h 41 min

moi j utilise des coquillage broyé autour des plants les limace ne passe plus… en gros sac c est pas cher

Kali74
Kali74
10 avril 2020 9 h 02 min

Je ne parcours pas le net en tout sens, cependant j’ai quand même lu quelques articles sur les limaces et celui-ci est bien clair, méthodique, de plus il dénonce les poules dans le jardin qui sont effectivement, quoi qu’on en pense de loin, un fléau! J’ai de la bourrache et moins de limaces depuis.

Jean Claude Divet
Jean Claude Divet
27 avril 2019 7 h 46 min

Salut Michel !!

Merci pour ces explications. Je me doutais un peu qu’il s’agissait d’une raie mais c’est un peu marrant quand on ne connait pas l’expression. Moi aussi je n’utilise pas de cordeau. J’essaies de cultiver mon jardin comme une forêt. Ces dernières sont très belles et l’homme n’intervient pas.
En ce moment le temps est pluvieux. Si j’ai bien compris il vaut mieux que j’attende pour retirer mon paillage et arroser avec la préparation ? C’est bien ça ?
Une question, quand j’aurais fait mon essai es ce que tu m’autoriserais à mettre la recette sur mon site sur la culture naturelle ? Bonne journée !! Amitiés.

Michel
Michel
27 avril 2019 11 h 08 min
En réponse à  Jean Claude Divet

Salut J-Claude…(dernier message pour ne pas monopoliser ce forum)

Mélanger les cultures sans parc dédié à un seul légume (ou fleurs) est l’idéal :
-meilleure défense des plants qui s’entre-aident par l’association, diminution des traitements, même (et surtout) bios,
-perturbation des prédateurs spécifiques à UN légume (mineuse par ex. qui ne vise que le poireau et les alliacées : on sauve bien plus de poireaux en les dispersant qu’en les alignant)
-l’assolement (rotation annuelle des cultures) n’est quasiment plus nécessaire
etc…
.Idéal pour mini-jardins (là vraiment c’est Top), mais pas évidente pour une production soutenue visant à l’autonomie : pas facile , en planification comme en temps nécessaire, de disperser 200 pieds de PdT ou 400 plants de poireaux, comment disperser des pois à rames (les meilleurs!)? etc…
J’utilise les 2 méthodes avec priorité au pragmatisme réfléchi. Une bonne alternative est de garder les « routes » (je te vois sourire!..mais c’est bien des routes à limaces!)) en alternant les légumes dans le même parc.

Pour le dilemne paillage/pluie je ne laisse le paillage que si grosses pluies prévues.
Une seule pluie sévère (20 à 30mm en 1h par ex.) fera plus de mal à la structure du sol que 50mm en 10 jrs. A chacun de gérer çà au mieux.
Urine à mettre après arrêt des pluies ET ressuyage du sol : ne pas faire de sillon dans de la terre trempée, mais, au minimum, quand elle ne colle plus à l’outil. Si le temps re-menace, repailler de suite, même avant repiquage, le paillis diminuera notablement l’effet « lessivage » d’une nouvelle pluie forte.

Quant à la « recette », j’ai trouvé çà après expérimentation et résultat jugé très probant, d’autres l’appliquent peut-être depuis longtemps. Je la propose simplement comme test d’essai à tout le monde, c’est si simple à faire.
« Publie » sans Pb, mais après essai et résultat objectif. Il y a trop de gens sur les sites qui publient « du repiqué » et dont on sent bien qu’ils ne l’ont même pas expérimenté.

Gilles n’est pas du tout dans cette démarche; c’est un des rares Blogs ou la priorité est d’abord au partage d’expériences monté sur une solide fondation de connaissances .
Forums ouverts à tous dans le respect de chacun….Chapeau!

Jean Claude Divet
Jean Claude Divet
29 mai 2019 21 h 43 min
En réponse à  Michel

Salut Michel !!
Sur mon site je mets toujours des recettes et des astuces vérifiées par moi même. En tout cas merci à toi.

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videRetourner sur la boutique
      Calculate Shipping