Semis de tomates en bouteilles – Expérimentons ensemble

Depuis toujours, je produis mes propres plants de tomates.

Je procède de façon tout à fait classique : semis en terrine, repiquage en godet puis plantation finale en pleine terre. Cette façon de procéder est décrite ici.

Cette méthode me donne toute satisfaction…

Et je dois donc reconnaître que, lorsque j’ai découvert pour la première fois la méthode présentée par Nicolas Larzillière dans son guide « Anti-mildiou« , j’étais plutôt sceptique.

Je me suis dit « encore une nouvelle méthode miracle » (et j’en ai vu des méthodes bidons…).

Et, comme je sais, par expérience, que les plants de tomates apprécient un bon repiquage, je ne me suis tout d’abord pas vraiment intéressé à cette façon de procéder.

Mais des adhérents à ma prestation de coaching ont quant à eux expérimenté les semis en bouteilles.

Beaucoup m’ont fait part de résultats probants. Quelques autres sont moins convaincus…

Et, comme « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », je me suis donc interrogé un peu plus.

Revenons par exemple sur le repiquage.

Oui, c’est une bonne chose.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’en repiquant un jeune plantule de tomates, on va l’enterrer un peu plus.

Or, un plant de tomates présente, comme quelques autres légumes, la particularité de pouvoir développer de nouvelles petites racines sur sa tige, pour peu qu’elle se retrouve en terre.

Aussi, en enterrant un peu plus le jeune plant (ce que l’on fera en le repiquant), on va favoriser le développement de racines, ce qui rendra la plante plus vigoureuse et résistante.

Mais il s’avère qu’avec la méthode des semis en bouteille, on va également monter peu à peu le niveau (avec un mélange de terreau et de compost), au fur et à mesure du développement du plant.

Nous favoriserons donc aussi le développement du système racinaire… tout en évitant un certain stress (lié à l’opération de repiquage en elle-même).

Mais je m’avance déjà un peu trop… nous n’en sommes pas encore là.

Toujours est-il que cette approche devient alors tout à fait intéressante.

Aussi, et plutôt que de continuer sur des théories, je vous propose tout simplement de l’expérimenter ensemble.

Semis de tomates en bouteilles : les conditions de l’expérience.

Cette expérience va s’étaler sur toute la saison.

Le présent article sera donc régulièrement complété, au fil des opérations et de mes observations (si vous ne recevez pas encore ma lettre hebdomadaire, je vous invite à vous inscrire sur le formulaire ci-dessus pour en être informé).

Nous allons décomposer, sur le modèle présenté par Nicolas dans son guide, les semis en 5 étapes distinctes :

  • la préparation des bouteilles
  • le semis dans les bouteilles
  • le remplissage avec un mélange terreau/compost
  • l’acclimatation des plants
  • la plantation définitive

Afin de pouvoir comparer, j’effectuerai, en même temps que les semis en bouteille, des semis « classiques » avec repiquage en godets.

Les plants issus des 2 techniques seront plantés à côté (une partie sous serre et une partie en extérieur).

Mes observations porteront sur :

  • le développement à différentes époques
  • l’état sanitaires des plants (nous essaierons notamment de voir si les plants élevés en bouteille présentent une meilleure résistance au mildiou)
  • les rendements

Je précise qu’il ne s’agit en aucun cas ici d’une expérience ayant une quelconque valeur scientifique (il faudrait alors le faire à plus grande échelle, dans différents contextes…), mais juste d’une petite expérimentation…

Allez, c’est parti ; commençons par préparer les bouteilles.

La préparation des bouteilles

Le matériel nécessaire

  • des bouteilles plastiques (translucides) de 1 ou 1.5 litres – Si comme moi, vous ne consommez pas d’eau en bouteille, vous pouvez en récupérer facilement dans les bacs de récupération…
  • un bac pour placer les bouteilles
  • du terreau de semis (ou du terreau universel)
  • des ciseaux ou un cutter pour découper la bouteille
  • un couteau pointu (ou une vrille) pour faire des trous

 

Semis tomate en bouteille - Découpe
Découpe de la bouteille

La découpe

Avec un cutter (ou des ciseaux), coupez la bouteille avant le stade de rétrécissement.

Gardez seulement la partie basse (jetez la partie haute dans le récipient de récupération adéquat…pensez au recyclage quoi !)

 

 

Semis en bouteille - perçage
Perçage fond bouteille

Le perçage

Afin d’assurer un bon drainage (et donc éviter un pourrissement), avec une vrille ou un couteau pointu, percez 3 ou 4 petits trous au fond de la bouteille

 

 

 

Remplissage de la bouteille avec du terreau
Remplir la la moitié de la bouteille de terreau

Le remplissage

Remplissez la bouteille jusqu’à mi-hauteur, avec du terreau de semis biologique ou éventuellement, avec du terreau universel (biologique).

Si vous avez un vieux (de plusieurs années) compost maison devenu terreau (parfaitement décomposé et fin), ça fera également l’affaire…

Évitez en tout cas les terreaux premier prix, trop grossiers pour des semis de petites graines.

Tassez ensuite le terreau (si vous avez des mains trop larges, trouvez un ustensile, par exemple un verre ou un bout de bois, pour le faire) pour le ramener à environ 1/3 du récipient.

 

Humidification

Placez vos bouteilles dans le bac (il recueillera le trop plein d’eau, et vous arroserez ensuite par-dessous, en remplissant le bac d’eau…).

Arrosez copieusement le terreau jusqu’à ce qu’il soit bien détrempé.

Laissez reposer un bon quart d’heure puis videz l’eau en excès présente dans le fond du bac.

Nous sommes maintenant prêt à passer à l’étape suivante : les semis.

Les semis en bouteille

Semis de tomates en bouteille
Le semis : 3 graines à peine enfoncée

Dans la foulée de la préparation, disposez 3 graines, régulièrement espacées, sur la surface du terreau (seul le plant le plus vigoureux sera ensuite conservé).

Recouvrir d’une fine couche de terreau (environ 5 mm d’épaisseur, pas plus).

Tassez légèrement (avec un fond de verre ou un morceau de bois).

N’arrosez pas ! Le terreau est déjà imbibé d’eau.

Placez le bac de semis près d’une source de chaleur, sachant que, pour une bonne levée, les graines de tomates ont besoin d’une température comprise entre 20 et 25°C (alors qu’à ce stade, la lumière a très peu d’importance).

Semis en bouteille placés près du radiateur
Les semis en bouteilles et en terrine sont placés dans le même bac, près d’un radiateur, jusqu’à la levée

Nous venons de voir que, pour la levée, la lumière n’a pas vraiment d’importance (de fait la graine se trouve dans le terreau, donc dans le noir).

Par contre, dès que le plantule sort de terre, la lumière devient essentielle, sans quoi vos plants vont filer (c’est à dire s’allonger de façon très frêle).

Aussi, dès la levée, vous devrez placer votre bac de semis dans un endroit bien ensoleillé : derrière une fenêtre bien éclairée, dans une véranda ou une serre (attention toutefois aux baisses de température nocturnes et plus encore aux gelées… il peut alors être prudent de rentrer les plants au chaud pendant la nuit…).

Notez que les températures n’ont alors pas besoin d’être aussi élevées que pour la germination (à partir de 15°C c’est très bien pour le développement initial des plants).

La levée

Levée plants de tomates en terrine
Levée des plants en terrine

8 jours après le semis, tout a germé, aussi bien dans les bouteilles que dans la terrine.

Petite note au passage : tous les plants ne lèvent pas exactement en même temps. A cela il peut y avoir différentes raisons :

  • une graine un tout petit peu plus enfoncée pourra mettre un ou deux jours de plus à sortir;
  • un peu plus ou un peu moins d’eau pourra également influer sur le temps de levée;
  • de même, une très légère différence de température, due par exemple à une proximité plus ou moins importante de la source de chaleur, hâtera ou retardera la levée…

En l’occurrence, les premières levées ont eu lieu le 6 èm jour (tant en bouteilles qu’en terrine) et les dernières au 8 èm jour.

Levée de plants de tomates en bouteille
Les plants de tomates sont également sortis dans les bouteilles

Première constatation : la bouteille n’a pas d’impact sur la levée, ni positif, ni négatif…

On aurait pu penser que la bouteille aurait pu, grâce à une chaleur un peu supérieure due au plastique transparent, hâter un peu la levée. Ce n’est pas le cas dans mon expérimentation.

Il n’y a pas non plus de retard…

Tout va bien à ce stade.

Comme précisé un peu au dessus, les plants levés sont placés tout de suite derrière une fenêtre bien ensoleillée.

Le repiquage des plants en terrine

Plant de tomate repiqué en godet
Plant repiqué en godet dès l’apparition des feuilles vraies

Pour des plants démarrés en terrine, la règle est de les repiquer dès l’apparition des feuilles vraies (à distinguer des cotylédons qui sont les 2 premières feuilles apparaissant à la levée).

Comme nous l’avons vu au début de cet article, cette pratique a pour objectif principal de permettre à la tige de former rapidement de nouvelles racines et permettre ainsi un meilleur enracinement (et donc d’avoir ensuite des plants plus résistants).

Ce que je fais donc.

Par contre, suivant en cela le processus proposé par Nicolas, les plants levés dans les bouteilles ne sont pas repiqués.

A ce stade, je me dis qu’ils vont filer; c’est à dire pousser en hauteur, avec une tige « frêle », sans trop s’épaissir… il sera temps alors de compléter le remplissage de la bouteille avec un mélange de terreau et de compost.

 

Premières observations (mise à jour du 15/05/2019)

Semis de tomates en bouteille - comparatif
Les semis de tomates en bouteilles sont légèrement plus trapus et denses que ceux repiqués en godet

Fin avril, les bouteilles ont été remplies d’un mélange de terreau et de compost.

Depuis, les plants se sont développés de façon similaire en terme de hauteur.

Ce qui signifie que la partie enterrée est plus importante pour les plants en bouteille.

On peut donc logiquement penser que l’enracinement est supérieur.

J’observe également une tige plus épaisse concernant les plants en bouteille.

De même le développement du feuillage est légèrement plus dense.

En d’autres termes, ces plants sont plus trapus, ce qui est une bonne chose.

A ce stade, l’expérience est donc concluante, même si la différence demeure minime.

La plantation (mise à jour du 15/05/2019)

Les tomates ont été plantées le 13 mai.

A noter que je n’ai eu aucun problème pour démouler la motte… sans même découper la bouteille (j’ai juste tiré sur la base de la tige en retournant le plant).

Pour une comparaison la plus fiable possible, les plants développés en godets et ceux développés en bouteille ont été plantés à côté, par paires.

A ce stade, il n’y a plus qu’à entretenir (avec notamment quelques arrosages fortifiants à la consoude) et observer la suite de la culture… ce que nous ferons prochainement.

 

  • je pratique cette façon depuis quelque années celas fonctionne a merveille juste une graine par bouteille et je rajoute du terreau a enracinement a fur et a mesure quelles pousse et je les plante après quand elle dépasse la bouteille reprise assuré bonne saison a vous tous

    • Bonsoir
      Je fais la même chose,je sème et au fur et à mesure qu’elles grandissent je rajoute du terreau ,et les arrosent avec du purin de prèle .
      Je viens de les planter sous tunnel ,mais avec le gel ,je ne sais si je ne vais pas avoir de surprise lorsque je vais les découvrir mais j’en ai d’autre dans les bouteilles mais elles commencent vraiment à demander à être planté.
      Lorsque je les plante en terre pour ne pas avoir de mildiou ,je mets 1 bonne cuillère à soupe de bicarbonate,du purin de prèle 1l lait ,ensuite je mets de l’eau dans 5l pour pulvériser pas de maladie

      • Votre recette anti-mildiou m’intéresse, pourriez-vous préciser les proportions exactes?
        1 cuil. à soupe de bicarbonate
        ? purin de prêle: combien, à quelle dilution?
        1 litre de lait
        5 litres d’eau
        Vous pulvérisez sur la plante au moment de planter, à quelle fréquence?
        Merci d’avance pour les précisions!

  • J’ai appris cette méthode de Nicolas et la pratique depuis deux ans. Ne pas oublier de coller une étiquette sur la bouteille indiquant le type de tomate qu’elle contient.
    Semées le 3 mars dans des bouteilles coupées à 15 cm de hauteur elles dépassent de la bouteille un mois plus tard de 10 à 15 cm( noire de crimée, coeur de beuf, ananas). Il faudrait sans doute les mettre en terre mais avant-hier il a gelé dans l’Hérault. Donc rien ne presse de faire les semis trop tôt et l’on peut étaler les semis suivant les variétés précoces ou pas.

  • bonjour Gilles
    je pratique cette méthode de la bouteille depuis de nombreuses années principalement pour mes plants greffés de tomates destinés à pousser dans ma serre ,ou j’ai besoin d’une bonne production dans un minimum de place .
    La seule petite différence et qui une très grande importance dans le dépotage avant plantation ,je ne perce pas le fond de la bouteille ,je donne seulement un coup de lapidaire transversal sur le fond, avec un disque de 1,6 mm d’épaisseur ce qui permet d’évacuer l’eau en surplus et qui permet surtout en coupant au cutter de chaque coté de la bouteille en remontant de la découpe du fond de pouvoir dépoter très facilement en écartant le plastique , et ce sans détériorer la motte .

    • Bonjour Jean-François
      Merci pour ce partage.
      Si j’ai bien compris, au lieu de faire 3 petits trous pour l’évacuation de l’eau, dès le début vous faites une pré-découpe du fond… mais sans le détacher complètement ? donc sur une partie de la circonférence ?

      • bonjour Gilles
        la découpe du fond de ma bouteille se fait diamétralement avec une petite remontée de 5 mm , la bouteille est intacte dans sa structure, et garde sa forme intacte jusqu’au dépotage .c’est à ce moment la que le fond pré découpé va me servir et en partant des amorces de chaque coté , avec mon cutter je remonte jusqu’en haut . mon corps de bouteille se trouve à présent en 2 parties qu’il n’y a plus qu’à écarter sur le plan latéral pour libérer la motte, la bouteille étant debout dans son trou de plantation
        Ces 2 incisions je les fait au dernier moment dans le trou de plantation directement , par cette méthode ma motte reste intacte et je protège ainsi tout mon chevelu de radicelles .

  • Super tout ça, une remarque et une question,
    Je pense qu’il est important de garder à l’esprit que les graines sont toutes différentes, je veux dire comme toutes les espèces vivantes sur 100 graines de la même année et même espèce, il y aura 100 plants différents, dans le sens profond.. Cela est donc normal que certaines lèvent tel jour d’autres plus tôt ou plus tard, que certaines soient fortes d’autres moins etc… Elles restent toutes uniques 🙂

    l’autre remarque question, peut-être utile de couvrir la bouteille avec sa moitié découpée et faire comme une mini serre pour maintenir humidité et température ? On peut ouvrir ou fermer le bouchon en fonction.. ??

    J’ai plein de bouteilles ,je vais m’empresse d’essayer !
    Merci Gilles et Nicolas !

    • Bonjour Isabelle,
      Concernant les différences au niveau du temps de levée, votre réflexion est intéressante. En effet, tout comme les être humains ou les animaux, chaque plante, et à l’origine est unique… et il peut également y avoir des raisons plus extérieures comme celles évoquées dans l’article (paragraphe « La levée »).
      Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter d’un décalage de quelques jours lors de la levée… et on ne peut non plus en tirer aucune conclusion hâtive sur l’intérêt d’une pratique ou d’une autre à ce sujet.
      Pour votre question sur le « bouchon », je crains que le volume d’une bouteille soit trop petit et que de la fermer engendre de la condensation et donc une humidité stagnante en excès…
      Bonne journée
      Gilles

  • je ne pratique pas la méthode Nicolas mais je suis aussi intéressé. Merci Gilles.
    Elle me parait simplifier en supprimant le premier repiquage (plaque culture —>godets). Deuxièmement pour empêcher le ‘filé » l’ajout de terreau est plus simple que les lampes de croissance…
    Une difficulté, pour moi, est au repiquage en pleine terre : quid de la bouteille plastique ? à découper ? on sait que la motte s’extraie plus difficilement de ces bouteilles plastiques cannelées… A voir

  • J’ai déjà essayé cette technique il y a 5 ans et pour faire une dizaine de plants pourquoi pas… mais si on passe à la cinquantaine (voire jusqu’à 1000 sur de la production de plant maraîcher) la terrine s’impose. Pour ma part j’ai opté pour un germoir auto-construit dont le toit est transparant. L’avantage c’est que les jeunes plants ont rapidement accès à la lumière. Concernant les températures pour les jeunes plants si le 15° est suffisant attention toutefois aux écarts jour-nuit au début. Par la suite le durcissement des plants est un gage de réussite et d’excellente reprise… plus les segments sont courts avant plantation et mieux c’est. Merci à toi Gilles pour cet article

  • Merci Jean François (et Gilles). Effectivement Jean François avait répondu à ma question. Une précision pour le « dépotage » de la bouteille : est ce que la motte ne se délite pas trop pendant le dépotage ?
    Une autre méthode pourrait consister à découper complètement un côté de la bouteille puis de la rattacher avec un collant ou bout de ficelle ???
    Perso je plante chaque année 30 à 50 pieds de tomates. Cette méthode me parait jouable ! à essayer.

    • Bonjour Roland
      Au dépotage si le terreau est bien tassé , la motte reste intacte, le fait d’écarter les 2 parties de la bouteille fait que vous conserver toutes les stries de la bouteille et rien ne se délite .On adopte dans ma méthode le procèdé du plan de joint d’une pièce moulée pour conserver tout son relief .
      Essayer c’est l’adopté , mais prenez soin au tassement du terreau ..

  • Très intéressant, je vais essayer et suivre les évolutions de chacun.
    En profitant de vos conseils, j’ai partiellement pré-découpé ma bouteille en deux, avec la fente diagonale du fond (il ne me restera plus qu’à découper les cotés). Je pourrais comparer avec mes semis classiques qui on déjà une belle taille.

  • Bonjour,
    pour ma part, j’utilise les bouteilles en plastique depuis 5/6ans.Mais je continue le rempotage, à 2 reprise, en enterrant la tige.Pour sortir, je fends la bouteille sur 2 cotés, sachant que je ne les réutilise pas.On obtins une belle motte ou les racines sont nombreuses.C’est vrai cela fait + de travail (en fin +de plaisir). On commençant assez tôt dans la saison, le stress tu rempotages est compensé.

  • Bonjour Gilles , tout d’abord merci pour tous tes partages…je suis une apprentie jardinière, c’est ma deuxième saison de potager. Voilà comment je procède et j’ai une réussite à 99%. Je fais mes semis en bouteilles selon la méthode de Blec mais au lieu de repiquer je rajoute du compost mélangé au terreau et applique tous les conseils de Nicolas du guide Anti mildiou.Je suis seulement contente que ça fonctionne et je n’ai pas assez de recul pour comparer…j’attends avec impatience tes conclusions. Bonne journée

  • Coucou les jardiniers passionnés !!! …
    pour éviter la difficulté de dépoter avec les bouteilles plastiques cannelées, il suffit d’employer des bouteilles de lait qui sont pour la plupart faites de parois lisses
    Bon semis à tous

  • La méthode marche très bien!

    Les bouteilles idéales pour cette technique sont les plastiques type Perrier:
    – elles s’évasent depuis le « cul » jusqu’à mi-hauteur (couper à ce niveau) avant de se rétrécir sur le haut,
    – elles ne présentent aucune cannelure,
    – si on a peu de bouteilles , on peut placer les parties hautes retournées et serrées dans une petite caisse polystyrène type poisson, enfoncées dans une petite couche de terreau qui servira à l’arrosage comme au drainage, et les utiliser aussi.

    Au dépotage je prends la tige entre 2 doigts, je retourne le pot et une tape amicale sur le cul, la motte vient toute seule en intégral!

    4 avantages avec ces bouteilles :
    – extrême rapidité au dépotage, gros gain de temps,
    – aucun dégat sur la motte,
    – aucune découpe (délicat et pas tjrs facile sans abimer la motte) donc réutilisation possible dans la foulée pour d’autres semis ,
    – conservables plusieurs années de suite après petit lavage et stockage au frais dans un petit sac poubelle (elles ne deviendront pas cassantes car pas d’UV) en les emboitant un peu pour un plus petit volume (possible de par leur forme),
    A mon avis le Top pour ce type de technique.
    Amicalement

  • RECUPERER LES HAUTS DE BOUTEILLE POUR LES REMETTRE PAR DESSUS .AINSI VOUS AVEZ UNE MINI SERRE .JE FAIT CECI DEPUIS PLUSIEURS ANNEE ET C’est super.A la plantation ,il suffit de couper la bouteille délicatement.A PLUS GILLES ET MERCI POUR TON TRAVAIL.

  • Bonjour, oui, je le fais aussi depuis l’année dernière, ça fonctionne bien, merci pour l’astuce de la bouteille de Perrier, plus solide et lisse. Même en pot aussi, sur le rebord de la fenêtre, je rajoute au fur et à mesure en hauteur pour faire raciner.

  • J’ajoute quand-même que bcp sèment en Mars, donc plutôt dans la maison, et que ce n’est pas évident d’avoir 20 à 40 bouteilles devant une fenêtre.
    Pour ma part je fais donc du mixte, avec d’abord des semis faits en mini-serre trouvée au camion des marchés pour moins de 10€, bien plus pratique que la terrine, peu solide (mais je l’ai depuis 10 ans) , une petite merveille d’ingéniosité :
    Cà comprend :
    – un bac de fond noir,
    – une plaque polystyrène avec des plots, au départ on la place dans le bac plots en dessous,
    – sur cette plaque une feutrine dont les bords descendent dans le bac,
    – un polystyrène de 40 alvéoles sans fond, posé sur la feutrine (elle assurera l’irrigation)
    – un couvercle transparent de 7/8cm de haut.

    Bourrer les alvéoles de terreau, semer, placer sur la feutrine, puis emplir le bac noir d’eau à moitié, la feutrine réalisera l’irrigation pdt presque 3 semaines sans excès…et sans moi, je laisse le couvercle transparent plein de gouttes sans souci jusqu’au démarrage franc des semis. Contrôler l’eau de tps en tps par sécurité en écartant un peu le bord du bac.
    Cà reste dedans trois voire 4 semaines. 40 plants dans un bac de 40 par 30cm, c’est facile à mettre devant une fenêtre; Tourner le bac tous les 2 ou 3 jrs. Attendre les 1ères vraies feuilles comme le dit Gilles , et comme il le dit aussi :un maximum de lumière! (fenêtre au soleil du Sud++ si possible).
    Dépotage : terreau bien humide, retourner le Poly du fond, plots vers le haut , ajuster le poly alvéolé dessus, appuyer, toutes les mini-mottes se soulèvent de moitié : repiquage ultra facile et très rapide de chaque motte dans les bouteilles Perrier que je mets en remise claire, et dehors si le temps est bon en journée. Puis remplissage au terreau avec la croissance, comme le dit Nicolas.
    Avantages :
    -très peu de place pour le démarrage,
    -pas d’arrosage pdt 3 semaines mais humidité optimale,
    – très peu de temps perdu par rapport au semis direct en bouteille
    – utilisable ensuite pour tous les autres semis à repiquer (salades, choux divers, betteraves rouges, céleris, navets sous tunnel, basilic, persil etc…) pour les démarrer au chaud.
    Je vais en racheter une 2è, tellement c’est efficace….et çà m’a évité de divorcer à cause des bouteilles partout!!!
    Amicalement

  • PS : utilisable aussi pour des semis de février, voire Janvier (pour des poivrons par ex.) mais avec une lampe de croissance, là c’est le Top!
    Mais là je suis hors sujet…

  • Bonjour à tous,
    Que ce soit sur Facebook ou par mail, j’ai reçu beaucoup de réaction négatives sur le fait d’utiliser du plastique…
    On est d’accord.
    Toutefois, précisions qu’il s’agit en l’occurrence de recycler du plastique de toute façon déjà produit…
    Je note également que je n’ai pas ce genre de réaction lorsque je parle de semis en godets (plastique)… étrange.
    Après, pour faire ses plants il n’y a malheureusement pas mieux que les pots en plastique :
    – si vous faites tous vos plants (c’est mon cas), les pots bio-dégradables coûtent extrêmement chers; et requièrent une surveillance constante (le terreau y sèche très vite);
    – les semis en motte sèchent également très vite… donc là aussi, cela implique une surveillance très importante, une consommation d’eau plus importante… personnellement, j’ai abandonné cette pratique…
    Et au fond, le véritable problème (même si ce n’est pas génial… encore une fois on n’est d’accord) n’est pas de produire du plastique, à partir du moment où on le recycle (ce que l’on sait faire aujourd’hui)… c’est de le balancer n’importe où ! Non ?
    Cordialement,
    Gilles

  • Bien sûr qu’on a tout intérêt à diminuer au mieux les plastiques, voire à les éliminer.
    Un des Pbs des réseaux sociaux est que bcp de réactions sont souvent le reflet d’une émotion (souvent justifiée) que d’une réflexion étayée. C’est leur limite et parfois leur danger…

    J’utilise les bouteilles…et les bacs polystyrène, et les plateaux plastiques, et les sacs de terreau, et les voiles de forçage, et les tunnels etc…en les gérant au mieux…et en gérant à leur place l’inconscience de tous ceux qui balancent dans l’herbe qui borde ma route leurs cocas, paquets de chips, canettes et sacs plastiques de toutes sortes (un seau tous les 2 mois!)…et je ne parle pas de tout ce que je sors de la rivière qui borde mon terrain, entre autres une foultitude de semelles caoutchouc dont le cuir , lui, a disparu : doit-on pour autant supprimer les chaussures parce que des « c… » les balancent dans la rivière…ou dans les étangs…ou dans les océans?

    Tous ceux (et je m’y inclus avec vigilance) qui veulent l’éradication des plastiques marchent tous les jours sur leurs semelles, et postent leurs messages sur des ordis hélas bourrés de plastique…mais je calme mon émotion , sinon je vais me contredire.

    • Bonjour,
      Dans la liste il manque du scotch (pardon : adhésif). Mes bouteilles contiennent de la terre et de mon compost (je suis guide composteur) et une graine. C’est tout. Je coupe une bouteille en plastoc d’un litre, j’y mets terre et compost (50/50), un peu d’eau, la graine à #1cm du « sol ». Je referme la bouteille qui est toujours avec son bochon, et je « scotche » à l’endroit où je l’ai coupée. Et, surtout, je la met au chaud et au soleil (je sais, je sais, c’est pas forcément facile à trouver (j’utilise une salle de classe, avec bienveillance du directeur). Et ça pousse, comme dans l’émission de télé.
      Bonne continuation dans votre blog que j’aime bien.

      • Bonjour
        Merci pour ce partage.
        Mais en l’occurrence, dans la façon de procéder que je teste, il ne manque pas d’adhésif; car je ne referme pas la bouteille… pratique certes bénéfique pour la température (quoi que les températures ne doivent pas non plus monter trop haut…) mais favorable à une condensation excessive (donc humidité importante sur le feuillage; et par voie de conséquence, risques accrus de maladies cryptogamiques.
        Bonne journée
        Gilles

  • Bonjour,
    je fais depuis quelques années mes godets en papier journal. L’avantage est que j’épargne à mes plantes le stress du repiquage puisque je place le « godet » directement avec la plante dans son nouveau pot (je cultive sur mon balcon). Le seul inconvénient, à mon avis, est que l’évaporation est plus rapide. Il faut donc arroser sans faute.
    Qu’en pensez-vous?

  • bonjour VALERIE

    j’ai pratiqué cette méthode , après avoir acheté un moule en bois en 2 parties , un socle et le manchon pour emboutir ( Chez Bip).
    Mais je n’utilise pas le papier journal car les ancres utilisées sont des polluants , j’utilise les fonds en papier de cageots de pommes , papier assez épais qui couvre le fond et entoure les cotés .je récupère cela en fin de marché dans les caisses qui sont jetées et cela ne côute rien

  • Bonjour Valérie…
    Je pense comme Ferru pour ce qui concerne les encres des papiers journaux… pour mes semis de petits pois que je ne fais plus directement en terre, j’utilise les rouleaux de papier toilette que je collectionne au cours de l’année… même principe, une fois mes plants bien développés, j’enterre le tout ; le carton se décompose très bien (maintenant, j’ignore si ces cartons contiennent des produits chimiques)

  • bonsoir, J’ai suivi ces conseils et j’en parle dans mon blog (avec lien vers toi). j’ai semé le 8 avril et je n’ai toujours pas planté car Pyrénées audoises et j’attends que les pluies passent ainsi que le vent (très fort ici) pour les habituer durant deux jours puis les planter. j’ai fait comme tu as dit mais comme je n’ai comme endroit qu’à côté de la baie vitrée, elles ont tendance à tourner la tête vers la lumière…normal. je vais rajouter ce soir une photo de MAJ sur mon article.

  • « Bonjour, j’apprécie énormément ce site et le travail de Gilles, que je remercie beaucoup, pour ses explications, sa rigueur et sa science.

    Je souhaite juste poser une question : quid de l’obligation absolue d’arrêter les bouteilles en plastique ?? Il y aurait une création d’emploi : fabriquer l’équivalent en terre… ou autre…

    NB : s’il y a des questions sur les bouteilles, je propose de s’informer sur l’océan de plastique, la santé des animaux aquatiques, la qualité de l’eau qui est excellente en France, et enfin, l’assèchement de la nappe phréatique des zones prélevées, Vittel PAR EXEMPLE : (https://rev-parti.fr/non-a-lassechement-de-la-nappe-phreatique-de-vittel-par-nestle/). Précision : je suis militante écolo engagée, et n’ai pas d’actions chez Vittel ni Nestlé ou autre financier. Le marché des bouteilles d’eau en plastique= 100 Milliards de dollars. C’est BIEN SUR très intéressant, au détriment de notre santé et de notre planète !!

    L’eau c’est notre VIE, et celle de nos enfants. Dans moins de 10 ans, nous aurons des problèmes d’eau !!! chacun de NOUS DOIT LA PRESERVER et stopper les bouteilles en plastique !! »

  • Je suis d’accord avec vous (je suis moi même engagée dans une organisation internationale) et bien que ce ne soit pas exactement le sujet ici, . je pense que donner une seconde vie aux bouteilles plastique et même plusieurs autres vies, année après année c’est peut être aussi bien que d’autres formes de recyclage et ça ne demande aucun travail, si tant est que l’ensemble des utilisateurs les recycle. Néanmoins je serais définitivement pour la consigne de toute bouteille et d’autres mesures permettant de limiter au maximum l’usage du plastique.
    Merci Gilles et les commentaires pour les MAJ et les conseils

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