Paillage au Potager – Intérêts et Pratique

Le paillage se définit par l’action de couvrir le sol avec des matériaux divers.

Cette pratique a pour but de protéger les cultures des intempéries et d’empêcher le développement des herbes indésirables. Les matériaux organiques, en se décomposant auront également pour effet d’enrichir le sol.

Au potager naturel, le paillage présente toutefois quelques inconvénients : mis en place trop tôt dans la saison, cette couverture du sol empêchera ce dernier de se réchauffer correctement. Et les rongeurs, mais aussi les limaces, aiment s’y réfugier…

Lors de ma formation en maraîchage biologique, nous avions appris à distinguer le paillage du mulch (paillis en français). Un paillage est apporté en une seule fois pour couvrir le sol pour une culture ; alors que le mulch a un objectif plus permanent et nourricier pour le sol (on continuera d’apporter des matériaux régulièrement par dessus), ne permettant ainsi jamais au sol de rester à nu…

Mais c’est là plus une question de rhétorique qu’autre chose… Dans la pratique, notre objectif sera bien, quel que soit le terme utilisé, de protéger le sol, tout en le nourrissant… lui conférant ainsi, au fil des apports et des saisons, une fertilité certaine.

Intérêts du paillage

BRF et salades sur paillis sous serre froide
BRF et salades sur paillis sous serre froide

Protéger les plantes cultivées des intempéries

Le fait de couvrir le sol limite les effets du climat sur celui-ci et sur les différentes formes de vie qui y prospèrent. Mais voyons plus précisément en quoi le paillage protège des intempéries :

  • Il atténue les conséquences d’une canicule, à savoir un réchauffement excessif et un dessèchement du sol (avec une terre durcissant jusqu’à l’apparition de crevasses);
  • Il aide à retenir les eaux de pluies et évite le ravinement en cas de fortes pluies ;
  • Il limite l’évaporation ;
  • Il atténue l’effet des brusques variations de températures et protège ainsi les habitants du sol.

Nourrir le sol

Les matériaux organiques, en particulier ceux se décomposant facilement, seront absorbés, digérés puis finalement transformés, par les êtres vivants du sol, en éléments nutritifs disponibles pour les plantes cultivées.

Ainsi, l’herbe, le fumier ainsi que toutes sortes de matières organiques riches en azote, en se décomposant, apportent une nourriture abondante, rapidement disponible et particulièrement appréciée des légumes gourmands. La paille n’aura pas cet effet.

Limiter le développement des adventices (« mauvaises herbes »)

Une épaisse couverture du sol étouffera les adventices et empêchera ainsi leur prolifération au sein des cultures.

Malgré tout, certaines herbes particulièrement virulentes (chiendent, liseron, rumex…) arriveront à traverser le paillage. Mais elles pourront alors s’arracher beaucoup plus facilement que sur un sol nu.

Matériaux utilisés pour le paillage

Courgettes paillées avec des herbes issues de débroussaillage
Courgettes paillées avec des herbes issues de débroussaillage

Matériaux organiques

De nombreux matériaux organiques peuvent être utilisés comme paillage. Chacun d’entre eux ayant ses avantages et inconvénients :

  • La paille laisse passer l’air et l’eau et est très efficace pour empêcher le développement des « mauvaises herbes ». Contenant peu d’azote son action est par contre insignifiante en ce qui concerne les apports d’éléments nutritifs pour les plantes ;
  • Le foin  ou divers végétaux issus du nettoyage du jardin sont des matériaux laissant passer eau et air et sont de plus riches en éléments nutritifs. Il peuvent par contre  contenir des graines d’adventices… ;
  • Les tontes de gazon constituent également une bonne nourriture pour le sol. Notez toutefois qu’en couche épaisse l’air et l’eau y circule mal (ce qui peut entrainer l’asphyxie du sol); alors qu’en couche trop fine, l’objectif de limitation de développement des adventices sera très limité ;
  • Les fanes de légumes peuvent également être utilisées en paillis, avec un effet protecteur moyen ;
  • Les fougères ont des qualités similaires à la paille, bien que se décomposant un peu plus rapidement. Elles constituent également un rempart contre les limaces, avec une limite si celles-ci sont nichées à l’intérieur du paillage;
  • Le compost constitue une excellente couverture du sol, alliant protection contre les intempéries et nourriture pour le sol, tout en aidant, de par sa couleur noire, au réchauffement de ce dernier; Néanmoins, son action sur les adventices sera quasi nul. E il n’est pas évident de disposer de quantités suffisantes…  – Voir l’article sur le compost
  • Les engrais verts déjà bien développés constituent également un matériau pour la couverture du sol. Jeunes, leurs qualités sont comparables aux tontes de gazon – Voir l’article sur les engrais verts
  • Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) couvrira efficacement le sol  et l’enrichira  en se décomposant – Voir l’article sur le BRF
  • Les toiles de paillage biodégradables : fabriquées à partir de matières végétales (chanvre ou fibres de coco par exemple), ces toiles de paillage biodégradables ont un coût conséquent, avec un durée de vie, par définition (« biodégradable »), limitée (1 saison à quelques années). Elles sont par contre très pratiques – Voir ici des toiles biodégradables.

Autres matériaux

Citons des matériaux comme la pierre ; les tuiles cassées, le carton ou encore les bâches plastiques.

Ces matériaux, bien qu’efficaces pour empêcher le développement des herbes indésirables, n’auront évidemment aucun effet sur l’enrichissement du sol.

Quelles cultures pailler ?

Théoriquement, toutes les cultures peuvent être paillées, des légumes aux arbres fruitiers, en passant par les aromates, les petits fruits, ou les fleurs.

Toutefois, la paillage, notamment au potager, peut parfois poser des problèmes.

Je pense en particulier ici aux limaces et aux petits rongeurs, aimant se nicher dans un bon paillis.

Et de fait, je ne plante jamais mes premières salades printanières sur une planche paillées… car en une nuit, il n’en resterait plus rien (j’en ai fait maintes fois l’expérience). Je préfère donc planter ces salades dans des planches travaillées et non couvertes (désolé les puristes… mais entre perfection et production, mon choix est fait). C’est beaucoup moins problématique en été, en général plutôt sec chez moi (donc peu de limaces).

De même j’hésite fortement à semer des carottes sous paillage. Outre le fait qu’il ne soit pas forcément très aisé de semer dans une zone couverte (il faut écarter le paillage), les campagnols sont en effet nombreux chez moi, et plus encore sous une fraîche couverture… et les jeunes carottes rapidement dévorées.

D’une manière générale, au printemps (pluies fréquentes) ou en automne, le paillage est risqué pour ce qui concerne les semis directs en pleine terre (outre les légumes racines, je pense ici plus particulièrement aux pois, dont les jeunes pousses sont un régal pour nos amies les petites bêtes). Et veillez à ce que vos plants élevés en pépinière soient déjà bien développés lorsque vous les plantez dans une zone déjà couverte (un plant plus endurci sera moins facilement dévoré).

La pratique du paillage

Quels matériaux utiliser pour pailler ?

Le choix des matériaux se fera tout d’abord en fonction des matériaux disponibles sur place ou à proximité. Il dépendra également du type de sol et, bien entendu, des cultures à protéger.

On distingue :

Les matériaux secs et grossiers :

Il s’agit notamment de la paille et des fougères. Ce sont des matériaux à décomposition lente qui conviennent particulièrement aux sols lourds (argileux) car laissant passer l’air et absorbant l’eau (un peu comme une éponge).

Ce type de matériaux est idéal pour les fruits et légumes risquant de pourrir au contact du sol (courges, concombres, melons, fraises…).

Pour les cultures gourmandes, on pourra utilement, préalablement à la couche de paille, étaler du compost mûr.

Les matériaux humide à décomposition rapide :

Ce sont les herbes jeunes et les fanes de légumes.

Plus particulièrement adaptés aux climats humides (effet protecteur insuffisant en zones sèches), ces matériaux conviennent bien aux légumes dont les fruits ne reposent pas sur le sol.

Ils doivent être utilisés en couche mince (moins de 1 cm) afin d’éviter l’asphyxie et la prolifération d’animaux « nuisibles ». Ils sont à éviter en terres argileuses.

Ces matériaux se décomposant rapidement, la couche doit être fréquemment renouvelée.

Ils constituent une nourriture de qualité pour le sol.

Les matériaux intermédiaires :

Les compost jeunes, les fanes de légumes ou les engrais vers en fin de cycle peuvent être utilisés pour tout type de légumes.

L’épaisseur du paillage sera plus importante que pour les matériaux humides.

Préparer les matériaux

Les matériaux destinés à nourrir le sol peuvent être broyés afin d’en accélérer la décomposition.

Par contre, ceux plutôt destinés à protéger le sol seront épandus sans broyage préalable (meilleure aération).

Épaisseur de la couverture

D’une manière générale, plus le matériau est grossier et aéré (pailles), plus le paillage pourra être épais (5 cm ou plus).

Les matériaux plus fins (herbes, fanes de légumes) seront épandus sur quelques millimètres (1 cm maximum). Sur sol lourd, l’épaisseur sera vraiment très fine et renouvelée dès que la couverture aura disparue.

Période et modalités d’apport

Au printemps :

Travaillez le sol à la grelinette ou biner avant de pailler, ceci afin d’obtenir une structure meuble et grumeleuse ;

Désherbez et éclaircissez les cultures en place avant l’apport ;

Attendez que le sol soit suffisamment réchauffé, un paillis épandu trop tôt nuira au réchauffement du sol et donc de la vie dans ce sol… et par conséquent, au développement de la culture. (je développe un peu plus cet impératif ici)

Toutefois, afin de ne pas laisser le sol à nu au printemps, n’hésitez pas à apporter, dès que possible, une couche de compost.

Outre son intérêt fertilisant pour les cultures à venir (ou déjà en place), cette couche initiale limitera les éventuels problèmes de faim d’azote pouvant résulter d’un paillage (les micro-organismes chargés de la libération des éléments nutritifs pour les mettre à disposition des cultures sont alors accaparés par la décomposition des matières en place… Les cultures, ne disposant pas de cet élément indispensable à leur croissance, vont végéter).

Renouvelez le paillage au cours de l’été.

D’une manière générale, plus vous amènerez de matériaux diversifiés, mieux se sera !

A l’automne :

Une couverture organique protégera le sol des intempéries de l’hiver (pluies, gels) et nourrira les micro-organismes. Tous les matériaux précédemment cités peuvent être utilisés.

Toutefois, en sol argileux, une couverture du sol empêchera celui-ci de respirer. Une culture d’engrais verts ou, à défaut, un travail du sol en grosses mottes est selon moi alors préférable (les alternances de gel et dégel ameubliront naturellement le sol pendant l’hiver).

Pour les raisons de sol froid évoquées plus haut, ne commencez pas à pailler en hiver !

Conclusion

Le paillage n’est qu’une facette du jardinage au naturel.

Il y en a bien d’autres à connaitre pour réussir naturellement vos cultures potagères.

Cliquez ici pour les découvrir.

 

Et vous, quels matériaux utilisez-vous pour pailler le sol de votre jardin ? Quelles conclusions avez-vous pu tirer de vos propres expériences ?

 

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  • Bonjour Gilles,
    L’an dernier j’ai demandé un godet de fumier de boeufs à mon voisin agriculteur. Comme il n’en avait plus, il m’a apporté un godet de fumier d’ânes issu d’une association.
    Je ne sais pas ce que mangent ces ânes mais depuis j’ai commencé à voir pousser des galinsogas et cette année, c’est l’invasion dans le potager.
    Aurais-tu une idée pour me défaire de cette peste (dont les feuilles font une excellente soupe)
    Merci d’avance…
    Yvon.

    • Bonjour Yvon,

      les graines étaient sans doute présentes dans le fumier en question, et comme elles prolifèrent apparemment très vite…
      N’ayant jamais été personnellement confronté à cette plante, j’avoue ne pas trop savoir comment l’éliminer.
      J’ai néanmoins trouvé ça sur le net http://www.nordeclair.fr/Sorties/Bons_plans/2011/10/09/ne-vous-laissez-pas-envahir-par-les-gali.shtml. Je pense que cela pourra t’être utile.

      Cordialement,
      Gilles

      • Merci Gilles pour ta réponse rapide!
        Il y a quelques jours j’ai « tondu » les galinsogas et de l’herbe. J’ai vidé le tout et rempli un nouveau bac (pour le « rincer) et tout vidé à un endroit où tout pourra sécher et être incinéré.
        Pour répondre à la question que tu poses à la fin de ton article, cette année j’ai posé des cartons sur une bonne partie du potager. Après quelques pluies je me suis aperçu qu’il y avait, sous les cartons, des vers rouges genre vers de fumier. Ensuite j’ai vidé des bacs d’herbe que je venais de tondre. Une fois tassé, cette couverture fait entre 5 et 10 cm d’épaisseur.
        J’espère que tout sera transformé au printemps prochain. D’habitude, un ami viens labourer mais selon l’état du terrain, je vais peut-être travailler avec la grelinette que je vais acquérir chez le forgeron Hervé Le Gal.
        Cordialement!
        Yvon.

    • Hello,
      Je me permets de répondre à votre question. Le galinsoga est une plante annuelle envahissante qui monte vite en fleurs, puis en graines d’où multiplication rapide. Entre parenthèse, cette plante se mange en supplément d’une salade ou en soupe comme vous le dites.
      Comment éradiquer? D’abord l’arrachage précoce car une fleur comporte des milliers de minuscules graines. Ensuite, il faut savoir que le galinsoga a besoin de beaucoup de lumières pour germer. Ainsi la couverture du sol par un paillage systématique et épais empêche la levée de la plante. Un autre avantage du paillage, c’est qu’il vient à bout des graines enfouies car elles ne résistent pas plus d’un an dans le sol.
      La prolifération rapide demande beaucoup de vigilance. Voilà, j’espère avoir répondu à votre question. Avec toute ma considération.

  • Bonjour Gilles,
    La saison se termine au jardin et je voulais te demander que faire de ma bordure de calendula. Il y a encore quelques fleurs que je vais cueillir avant l’arrivée du froid mais les tiges qui restent faut’il selon toi les couper ou bien les laisser en place pendant l’hivers ou bien les déraciner ? Merci pour ta réponse Cordialement Guillaume

    • Bonsoir Guillaume,

      Personnellement, j’aime bien laisser les fleurs en place afin qu’elles se ressèment spontanément.
      Mais tu peux également couper, récupérer les graines et laisser les tiges sur le sol en couverture.
      L’arrachage est moins conseillé car le système racinaire joue un rôle important dans la vie du sol.
      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour, quelle serait la meilleure période pour apporter du fumier au potager? Certains disent juste avant les semis (15 jours avant) en février ou mars. Et d’autres disent à l’automne. Je pensais qu’un apport à l’automne, en le laissant se décomposer jusqu’aux semis était une bonne solution; mais il semblerait que l’azote aurait le temps de migrer et de ne pas être utile au potager??

    • Bonsoir Vincent,

      C’est en effet une question controversée…
      Premier point : évitez d’apporter directement du fumier frais,c’est à dire non composté, car source de pathologies éventuelles.

      Je préfère personnellement apporter le fumier à l’automne – il y a en effet une perte d’azote…mais le fumier brut est justement à mon avis trop riche en azote (donc source de déséquilibre)…

  • Bonjour,

    Je souhaiterais savoir ce que dit la réglementation bio au sujet des paillages. Dechets vert et cartons récupérés sont très intéressant d’un point de vue technique et environnementale mais sont ils autorises?

    Il me semble que la réglementation impose le compostage des déchets verts avec au moins une montée en température et un retournement.

    Cette question m’intéresse vraiment car je suis en cours d’installation et je souhaiterais travailler selon les méthodes complémentaire de Mrs Soltner et Jean pain.

    D’avance merci

    • Bonjour Ludovic,

      Ta question est intéressante…et complexe.
      Il est en effet difficile de trouver des textes clairs à ce sujet.

      Une certitude : les déchets verts non issus de l’exploitation doivent être compostés.
      Par conte,à ma connaissance, il n’y a aucune obligation en ce qui concerne les déchets verts issus de l’exploitation ; l’utilisation directe en paillage est possible (du moins, je l’espère sinon, je suis dans l’illégalité, ainsi que nombre de collègues…mais la contrôleuse Ecocert qui me suit ne m’a jamais fait de remarque la-dessus, donc à priori, il n’y a pas de souci).

      Concernant les cartons, je n’arrive pas à trouver de texte réglementaire…mais il me semble bien que seul les cartons non imprimés soient autorisés.

      Si tu en as le courage, décortique les textes sur le site de l’Agence Bio.

      Quoi qu’il en soit, la personne responsable de ton contrôle de certification doit pouvoir te renseigner plus précisément.

      Bon courage pour ton installation.
      Gilles

  • merci pour nous remémorer cet article j’essai comme je peux de le pratiquer au jardin j’ai eu beaucoup de mulots et la terre s’effondrait a certain endroit . mais la terre est si grumeleuse et pleine de vie que je continue. j’ai acheter un appareils qui fait du bruit pour éviter les rongeurs est ce que c’est efficace ??

    J’ai changé l’adresse du blog c’est maintenant http://lesjardinsfamiliauxdemillas.blogspot.fr/

    • Bonjour Nancy,

      merci pour ton témoignage.
      Je n’ai jamais essayé les appareils dont tu parles…mais d’après ce que j’ai pu entendre, ou lire, certains sont efficaces, d’autres beaucoup moins…

      J’avais pris note du changement d’adresse de ton blog et c’est modifié dans les liens amis.

      Je te souhaite une très belle journée,
      Gilles

      • Bonjour,
        Un truc que j’ai lu, mais jamais eu à utiliser : couper le fond d’une bouteille en plastique, et enfoncer le goulot dans une galerie. Le bruit du vent entrerait dans la galerie par la bouteille et ferait fuir les rongeurs…
        Si quelqu’un à des retours d’expérience , bons ou mauvais, je suis intéressé.

  • bonsoir Gilles,
    Mon potager est envahi de prêles dit  » queue de rats « , comment s’en débarrasser ? Sachant que les racines sont très longues .
    Merci

  • Bonjour,
    J’aimerais un conseil. J’ai une parcelle de terre (argileuse, en Normandie) qui a été défoncée au fil au temps pas des cultures successives. Actuellement l’herbe a repoussé mais le sol n’est plus que en creux et bosses. J’aimerais égaliser le terrain tout en retirant l’herbe sans « travail » de la terre (je ne suis pas pressée, cela peut prendre des mois). Est ce que je dois juste mettre une toile de paillage foncée ? ou est-ce que je dois mettre paille (quelle épaisseur ?) + toile de paillage ? dans les deux cas, comment sera ma terre dans 4 mois en octobre-novembre ou au printemps prochain ? est ce que ma terre sera dure ou assez souple pour être égalisée au râteau ou au croc ?
    Merci d’avance !

  • Merci beaucoup pour votre article sur ce sujet. Je trouve que c’est vraiment un sujet important à traiter. J’ai bien aimé le fait que vous avez bien parlé des differentes types de paillage qui existent, avec leurs avantages et inconvenants. On entend pas souvent tout cela dans les articles sur le paillage.
    Au cas ou cela vous interesse j’ai essayé de faire une petite graphique pour mieux expliquer le paillage sur mon blog:
    https://raphlejardinier.wordpress.com/2017/11/29/4-schemas-pour-expliquer-le-paillage/

    Encore merci pour l’article!

  • bonsoir gilles ….en arrachant des jeunes herbes certain au composte avec une petite quantité de bouse de vache que je ramasse je n ai pas d animaux autre fois en appeler animaliser les herbes en fin je ne sait pas si juste .je construit aussi des fourneau et après un certain temps l herbe devient blanc et c est partie pour la fuméson dans l’intention de détruire quelque insecte et puis c ‘est une bonne odeur …karim

  • Bonjour Gilles!
    Tout d’abord, merci de vos conseils et de votre site, que je trouve très intéressant pour les novices comme moi.
    Concernant le paillage, j’aurais une question à vous poser.
    J’ai un petit potager dans un bac en bois que j’ai construit pour mettre dans ma terrasse. Celle-ci est très chaleureuse et vu que j’habite dans le Sud de la France, cette année j’ai décidé de pailler mon potager.
    J’ai couvert donc la terre de 5-10 cm de paille de chanvre. Depuis maintenant 3 semaines, celle-ci protège bien la terre du soleil et l’aide à rester humide. Par contre, j’ai l’impression que le chanvre forme une espèce de bloc que ne laisse pas trop passer l’air… Ça peut être mauvais pour mes plantes? Avez-vous déjà utilisé ce type de paillage?? Auriez-vous un conseil á me donner?
    Merci de m’éclairer avec votre expérience. 😉
    Paty

    • Bonjour Paty,
      De manière générale, il n’est pas nécessaire de sarcler sous un paillage comme le préconise Karim; la vie évolue bien sous un paillis et la terre est ameublie par les vers de terre et autres organismes du sol.
      Toutefois, dans vos conditions « artificielles » (bac, terrasse chaude… peut-être peu aérée), cela peut en effet s’avérer utile… Votre paillage est peut-être aussi un peu épais (mieux vaut un peu moins et renouveler plus souvent). Je vous conseillerais également, si ce n’est pas déjà fait, de mettre un peu de compost mûr sous le paillis, afin justement de favoriser la vie dans la terre.
      Bonne journée,
      Gilles

      • Merci beaucoup Karim et Gilles de vos réponses.
        Je vais enfin dormir tranquille en sachant que le chanvre peut marcher bien sûr mon potager!! 😉
        La petit astuce du compost sur le paillis je ne la connaissais pas mais je vais essayer!
        Merci et bonne soirée,
        Paty

  • Bonjour ,la prêle peut elle servir de paillage.? Je l’utilise pour la prévention contre le mildiou sur les tomates et pomme de terre. Bien cordialement

  • Bonjour,je cultive un jardin dit jardin familial. J’essaie depuis toujours d’utiliser que des produits naturels. Je fais moi même le purin d’ortie, la décoction de prêle. Malheureusement mes voisins de jardin utilisent des produits que parfois les agriculteurs leur donnent. J’aimerais savoir si je peux faire un paillage de prêles .? De meme est il possible d’utiliser les adventices non germées en paillage? Merci de me répondre

    • Bonjour Claudine,
      Je ne vous conseille pas de pailler avec de la prêle; car, si elle se plait sur votre terrain, elle risque de se propager très rapidement (par les spores) et irrémédiablement (il est quasiment impossible de se débarrasser de la prêle).
      Les adventices sont par contre tout à fait adaptées pour le paillage.
      Bonne journée,
      Gilles

      • Merci de votre reponse,toutefois j’aimerais savoir si les feuilles de carottes peuvent servir de paillage autour des poireaux et comment se débarrasser de la rouille de celui ci . Cordialement

  • Bonsoir à tous.
    Voilà c’est parti nous avons paillé notre jardin à environ 70% avec des feuilles « mortes » récupérées dans un parc -en évitant celles de platane qui parait-il se décomposent moins bien et de noyer à cause du tanin-, des branchages de bambou et divers tailles broyés. Et les 30% restants avec de l’engrais vert (phacélie qui se développe bien et moutarde hélas plantée un peu tard qui reste petite) . RDV au printemps pour voir le résultat.
    Notre terre est lourde et calcaire et il n’y a pas trop de détails sur l’utilisation de feuilles , peut-on garder espoir ?

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