Peut-on utiliser les feuilles de noyer au jardin ?

Peut-on utiliser les feuilles de noyer au jardin ? La question revient régulièrement, notamment en accompagnement personnalisé. Leur mauvaise réputation vient surtout de la juglone, une substance produite par le noyer qui peut freiner la germination ou la croissance de certaines plantes.

Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faille jeter les feuilles de noyer, et encore moins qu’elles soient inutilisables au jardin. Elles peuvent être compostées, laissées sous l’arbre ou employées dans certains paillages, à condition de tenir compte de leur état, de leur quantité et de l’usage envisagé.

Le sujet mérite donc mieux qu’un simple « oui » ou « non ». Entre les croyances anciennes, les observations de jardiniers et les données disponibles sur la juglone, les choses sont plus nuancées qu’on ne le lit parfois.

Voyons ce que l’on sait aujourd’hui, et surtout comment utiliser les feuilles de noyer de façon prudente et utile au jardin.

Le noyer a mauvaise réputation

Noyer commun adulte au fond d'un jardin
Ce vieux noyer pousse depuis longtemps au fond de mon jardin. Sous sa ramure, l’ombre, les racines et les substances produites par l’arbre compliquent la vie de certaines plantes.

Le noyer traîne derrière lui une réputation peu engageante. Les anciens déconseillaient même de faire la sieste sous ses branches.

J’ai testé pour vous… et mes siestes sous le noyer n’ont jamais été particulièrement paisibles. Mais je soupçonne davantage mon imagination, ou les bruits du jardin, que la juglone !

Sa mauvaise réputation ne concerne d’ailleurs pas seulement les humains. Au jardin, on constate aussi que peu de plantes prospèrent sous un grand noyer. La juglone est souvent désignée comme responsable, mais elle n’explique pas tout.

Les conditions sont déjà difficiles pour de nombreux végétaux : la ramure laisse passer peu de lumière, les racines prélèvent beaucoup d’eau et d’éléments minéraux, et le sol peut devenir très sec en été. Chez certaines plantes, les effets de la juglone viennent encore s’ajouter à ces contraintes.

La juglone : ce que l’on sait réellement

Ramure dense d'un noyer commun en fin d'automne
La ramure d’un noyer peut être très dense. Cette photo a été prise fin novembre, alors qu’une bonne partie des feuilles était déjà tombée.

Dans nos jardins, le noyer concerné est principalement le noyer commun, Juglans regia.

La juglone fait partie des substances associées à l’allélopathie du noyer. Autrement dit, certaines molécules produites par l’arbre peuvent perturber la germination des graines ou ralentir le développement de certaines plantes.

Des travaux menés avec des feuilles de noyer commun montrent que ces effets varient fortement selon les espèces et les concentrations. Chez certaines plantes, la germination peut être nettement réduite ou retardée ; chez d’autres, l’effet est faible, voire difficile à mettre en évidence.

C’est pourquoi je resterais particulièrement prudent avec des feuilles de noyer fraîches ou peu décomposées sur une planche destinée à des semis. Pour des plantes déjà bien installées, la situation est différente : leur sensibilité peut être moindre et les composés du noyer se dégradent progressivement dans le sol.

Il serait donc excessif d’écrire que « rien ne pousse sous un noyer ». Il serait tout aussi imprudent d’affirmer que la juglone n’a aucune importance.

Autre nuance intéressante : la juglone ne reste pas forcément active très longtemps une fois dans un sol vivant. Elle peut être dégradée par des processus microbiens et chimiques. La vitesse de cette dégradation dépend notamment du sol, de son activité biologique, de son humidité et de sa teneur en matière organique.

À retenirLa présence de juglone ne signifie pas automatiquement qu’un matériau issu du noyer sera toxique au jardin.

  • La dose et la partie de l’arbre concernée comptent.
  • Les plantes n’ont pas toutes la même sensibilité.
  • La décomposition et l’activité biologique du sol modifient progressivement ces substances.

Comment utiliser les feuilles de noyer ?

Plutôt que de classer les feuilles de noyer parmi les déchets à éliminer, mieux vaut regarder chaque usage séparément.

UtilisationMon avisPrécaution principale
Sous le noyerOuiLes laisser se décomposer naturellement
CompostOuiLes mélanger et attendre un compost bien mûr
Paillage des culturesOui, avec prudenceÉviter une couche épaisse de feuilles fraîches seules
Allées et zones non cultivéesOuiUne couche épaisse limite surtout la lumière
Purin ou macération insecticideJe reste réservéLes études sur des extraits ne valident pas une recette domestique standard
Broyat de branchesOuiL’utiliser comme les autres broyats ligneux, de préférence diversifié

Pailler avec des feuilles de noyer ?

La juglone et d’autres composés allélopathiques sont présents dans les feuilles. C’est ce qui a longtemps conduit à déconseiller leur emploi en paillage.

J’ai moi-même repris cette recommandation pendant longtemps. Puis plusieurs lecteurs, notamment Patrick et Anne-Marie dans les commentaires de cet article, m’ont expliqué qu’ils utilisaient leurs feuilles de noyer au jardin sans constater de problème particulier.

Ces témoignages ne constituent évidemment pas une étude scientifique. Mais ils m’ont conduit à regarder la question de plus près.

Avec le recul, une interdiction générale me paraît excessive. Une feuille morte déposée à l’automne ne reste pas intacte jusqu’au printemps suivant. Elle est progressivement humidifiée, fragmentée et décomposée par les organismes du sol. La juglone elle-même se dégrade également sous l’action de micro-organismes.

Je resterais en revanche prudent avec une couche très épaisse constituée uniquement de feuilles de noyer fraîchement tombées sur une planche destinée à des semis ou à de jeunes plants sensibles.

Dans une logique de paillage avec des feuilles mortes variées, associées à d’autres matières organiques et déposées plusieurs mois avant les cultures, la situation est bien différente.

C’est aujourd’hui ainsi que j’aborderais la question : pas d’interdiction systématique, mais de la diversité et un peu de prudence là où les graines doivent germer rapidement.

Laisser les feuilles de noyer sous le noyer

Feuilles mortes de noyer laissées au sol sous la ramure
Sous le noyer, les feuilles mortes peuvent simplement rester en place et nourrir progressivement le sol.

C’est probablement l’usage le plus simple.

Les feuilles tombent naturellement sous l’arbre. Elles se décomposent sur place, restituent de la matière organique et participent progressivement à la formation de l’humus.

Je ne vois donc aucune raison de ramasser systématiquement les feuilles situées sous la ramure pour les transporter ailleurs.

Si elles s’accumulent en gros paquets ou risquent de s’envoler partout, un passage de tondeuse peut les fragmenter. Elles seront alors plus faciles à maintenir au sol et se décomposeront plus rapidement.

Les feuilles de noyer en désherbant naturel

Cette expression revient fréquemment dans les recherches. Il faut toutefois préciser ce que l’on entend par « désherbant ».

Des travaux expérimentaux confirment le potentiel phytotoxique d’extraits de feuilles de noyer. Cela ne signifie pas qu’une poignée de feuilles déposée au jardin agit comme un herbicide.

En revanche, une couche épaisse de feuilles mortes sur une allée, le long d’un grillage ou contre un mur limite effectivement les levées. L’effet vient probablement à la fois des substances contenues dans les feuilles et, beaucoup plus simplement, du manque de lumière créé par cette couverture.

C’est donc un usage envisageable dans les zones où vous ne souhaitez rien cultiver.

Je ne l’utiliserais pas comme méthode de désherbage sur une future planche de semis. Une bonne couverture organique diversifiée y sera plus prévisible.

Les feuilles de noyer comme répulsif ou insecticide naturel ?

C’est ici que je préfère corriger clairement ce que j’écrivais auparavant.

Des études montrent que certains extraits de feuilles de Juglans regia ont une activité contre des acariens ou certains insectes. Une étude menée sur deux espèces d’acariens a par exemple obtenu des effets significatifs avec différents extraits de feuilles.

D’autres recherches ont observé des effets insecticides ou antialimentaires sur certains ravageurs.

Mais ces travaux ne démontrent pas qu’un purin ou une macération préparés au jardin repousseront efficacement les pucerons ou les chenilles.

Les protocoles expérimentaux utilisent des concentrations précises, parfois des solvants particuliers et des espèces ciblées. Nous ne pouvons pas transposer directement leurs résultats à un seau de feuilles macérant dans l’eau.

Je ne conseillerais donc plus aujourd’hui le purin de feuilles de noyer comme traitement éprouvé.

Si vous l’avez personnellement testé, votre retour reste intéressant : précisez simplement la préparation utilisée, la dilution, le ravageur concerné et ce que vous avez réellement observé. C’est beaucoup plus instructif qu’un simple « ça marche ».

Peut-on mettre les feuilles de noyer au compost ?

Oui.

C’est probablement l’un des points sur lesquels la réponse peut désormais être la plus nette.

Une étude publiée en 2023 sur le compost de feuilles de noyer commun conclut que des feuilles sèches de Juglans regia peuvent être compostées. Des composés allélopathiques restent parfois détectables, mais à des concentrations suffisamment faibles pour ne pas forcément perturber les cultures lorsque le compost est arrivé à maturité.

Au jardin, je vous conseille plutôt d’intégrer les feuilles de noyer à un compost diversifié, avec des matières plus riches en azote : tontes en quantité raisonnable, déchets de légumes ou autres résidus verts.

Laissez ensuite le processus suivre son cours jusqu’à obtenir un compost mûr, sombre, grumeleux et sans gros restes identifiables.

Vous pouvez aussi laisser cette décomposition se faire directement au jardin. Un paillage organique qui évolue lentement vers un compostage de surface suit en partie les mêmes mécanismes biologiques.

Une dernière chose : ne brûlez pas vos feuilles de noyer. Les déchets végétaux de jardin sont des biodéchets et leur brûlage à l’air libre est interdit par le Code de l’environnement, hors dérogations exceptionnelles prévues par les textes.

Et le broyat de noyer ?

J’écrivais autrefois que les branches de noyer ne contenaient pas, ou presque pas, de juglone. Cette affirmation mérite d’être corrigée.

Une étude publiée en 2024 a mesuré la proportion de juglone dans des copeaux de bois de noyer commun. Les chercheurs ont relevé une concentration relativement faible, inférieure aux niveaux connus pour provoquer des effets phytotoxiques dans les références utilisées.

Le broyat de noyer peut donc être utilisé au jardin.

Je l’emploierais comme n’importe quel broyat ligneux : sur les allées, autour de cultures installées, sous des arbustes ou mélangé à d’autres essences. Là encore, la diversité des matières est préférable à une couche très épaisse d’un seul matériau.

Sur une planche où vous comptez semer directement, je ne mélangerais pas du broyat frais à la terre. Cette précaution vaut d’ailleurs pour les broyats ligneux en général, pas seulement pour le noyer.

Et surtout, ne taillez pas un noyer simplement pour fabriquer du broyat. Cet arbre supporte mal les tailles sévères. Utilisez plutôt les branches issues d’un entretien réellement nécessaire.

Peut-on faire pousser des plantes sous un noyer ?

Topinambours poussant à proximité d'un noyer commun
Chez moi, ces topinambours se développent parfaitement à proximité d’un noyer. C’est une observation de terrain, pas une garantie valable dans tous les jardins.

Oui, certaines plantes peuvent pousser à proximité, voire sous la ramure d’un noyer. Mais les listes que l’on trouve sur Internet doivent être prises avec recul.

Les études montrent que la sensibilité aux composés du noyer varie fortement d’une espèce à l’autre. Elles montrent aussi que la concentration change la réponse. Une plante relativement tolérante dans une expérience peut donc se comporter différemment dans un jardin.

On trouve ainsi dans les listes horticoles des betteraves, des carottes, des courges, des haricots, des melons, des oignons, du panais ou des topinambours parmi les plantes considérées comme relativement tolérantes.

Je ne transformerais pas cette liste en règle de plantation.

J’ai personnellement constaté que les topinambours se développaient très bien près d’un noyer. C’est déjà une information plus solide pour moi : je sais dans quelles conditions je les ai cultivés et ce que j’ai observé.

Pour les autres espèces, testez d’abord sur une petite surface plutôt que de planter toute une culture sous l’arbre.

Certains petits fruits, notamment les framboisiers et les groseilliers, sont également cités comme relativement tolérants. Là encore, la juglone n’est pas le seul problème.

Sous un grand noyer, un fruitier ou un arbuste doit aussi composer avec la concurrence racinaire, l’ombre et le manque d’eau. À mon sens, ce sont des raisons suffisantes pour éviter d’y installer volontairement une plante exigeante, même si celle-ci supporte la juglone.

Le blé peut également être cultivé dans certains systèmes agroforestiers associant céréales et noyers. Cela montre bien que la présence de l’arbre ne rend pas automatiquement le sol impropre à toute culture.

Pour les aromatiques, fleurs et plantes ornementales, la diversité des situations est encore plus grande. Une menthe installée dans un coin frais et ombragé ne réagira évidemment pas comme une plante réclamant plein soleil et sol sec.

Observez donc ce qui pousse spontanément chez vous. C’est un indicateur précieux pour choisir ensuite les végétaux que vous souhaitez introduire.

Alors, que faire de vos feuilles de noyer ?

Vous pouvez les valoriser. Elles ne justifient ni un voyage systématique en déchetterie ni une inquiétude particulière.

Je les laisserais volontiers sous le noyer. Je les intégrerais également à un compost diversifié ou à un paillage mêlant plusieurs matières. Pour une planche de semis, je resterais simplement prudent avec une couche épaisse de feuilles fraîchement tombées.

Le broyat de noyer peut lui aussi servir au jardin. Quant aux purins et macérations présentés comme insecticides, les données actuelles ne suffisent pas à les considérer comme des traitements domestiques fiables.

Finalement, la juglone n’est ni un poison mystérieux qui condamnerait tout ce qui approche d’un noyer, ni une substance que l’on peut complètement ignorer. Comme souvent au jardin, la quantité, le contexte, le sol et les plantes concernées comptent davantage qu’une règle absolue.

Et vos propres observations restent précieuses. Avez-vous déjà utilisé des feuilles de noyer en paillage ou dans votre compost ? Qu’avez-vous constaté la saison suivante ? Vos retours peuvent aider d’autres jardiniers à comparer leurs expériences.

Pour approfondir cette approche du jardinage basée sur l’observation du sol et l’utilisation des ressources disponibles sur place, vous pouvez également consulter mon guide Mon Potager au Naturel.

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43 Commentaires
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maurice
maurice
9 octobre 2021 11 h 29 min

bonjour,

est-il possible de mettre une bâche noire pour éviter le vol de la mouche du brou noix ? et quand ?

merci

maurice
maurice
13 octobre 2021 10 h 39 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Bonjour Gilles,
Merci pour la réponse, l’année prochaine je vais faire un essais, de plus la bâche est réutilisable d’une année sur l’autre
D’autres solutions éventuelles: travailler le sol avec la fraise tous les 2 jours pendant cette période ?
Je pense que le bruleur thermique n’a pas d’effet ?
Et dire qu’il y a 60 ans je ne me rappelle pas d’avoir ce problème…..

Aurore
Aurore
22 septembre 2021 20 h 28 min

Bonjour

Nous venons d’acheter un lopin de terre qui jouxte notre jardin pour y installer notre futur potager. A l’abandon depuis des années il est envahi de liseron et autres indésirables. On nous a conseillé de couvrir le sol de cartons et tonte de pelouse pour l’hiver. Pensez vous qu’il puisse être bénéfique d’y inclure les feuilles de noyer que nous ramassons systématiquement lors de la tonte de notre pelouse ?

Aurore
Aurore
23 septembre 2021 13 h 55 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Merci pour votre retour! J’ai pris connaissance de votre article sur le liseron très intéressant !

Nicolas
Nicolas
12 février 2021 18 h 42 min

Bonjour, j’ai visité un potager de plus de 50 m² installé presque sous un grand noyer. Tout pousse bien depuis des années.

Louise
Louise
30 décembre 2020 11 h 24 min

Bonjour,
j’ai un noyer qui a quelques années, et une vigne qui pousse très bien à côté.
Si je taille une grosse branche je la taille en février ou mars sur les conseils d’un papy

Bonne fin d’année

pascal
pascal
16 décembre 2020 20 h 18 min

Bonjour à tous.
Comme souvent un article et des commentaires très intéressants voire même surprenants, j’ ai un noyer qui pousse naturellement mais tout près d’un mur il mesure maintenant environ 2m et j’aimerai le déplacer comment puis-je procéder au mieux pensant que ça doit être encore la bonne période et faut-il le greffer,merci d’avance pour vos conseils. Mon père me disait aussi de ne jamais faire la sieste sous un noyer car il y fait beaucoup plus frais et humide l’été, du fait que l’air chaud peut absorber beaucoup d’eau et la relâche en se refroidissant le taux d’humidité relative augmente alors fortement (même principe que la vapeur de la douche sur le miroir).

Papy-57.
Papy-57.
9 décembre 2020 22 h 30 min

Bonjour Gilles et tous les autres,

En parcourant tous les commentaires, je dois vous dire que j’ai appris beaucoup concernant le noyer.
Je ne connaissais pas l’anti-germinatif des pommes de terre, la cause des noix noires (je l’assimilais à la maladie de l’encre noire du noyer).
Par contre, pour la taille, on m’avait appris lors d’une formation arboricole qu’on pouvait l’effectuer entre la St Jean et Noel. Je l’ai déjà pratiqué et et je n’ai pas eu de problème.
Je vous souhaite à tous de bien vous porter et de bien prendre bien soin de vous.
Joyeux Noel à vous tous et bonnes Fêtes de fin d’année.

michel fairise
michel fairise
6 décembre 2020 18 h 50 min

Mon noyer, planté il y a trente ans, est énorme ! Et il fait des noix énormes, et en grandes quantités, alors qu’il provient d’un noyer « normal » !
Quand il était petit je l’ai taillé régulièrement, pour qu’il ne devienne pas énorme… puis j’ai abandonné !
Le sureau se développe très bien en dessous !

Maud
Maud
6 décembre 2020 18 h 49 min

Bonjour Gilles,

Merci pour ce documentaire sur le noyer.
Chacun d’entre vous donnant ses remarques, cela permet de recueillir de nombreuses astuces pour protéger nos jardins.
J’ai enfin appris pourquoi mon grand-père nous prévenait, quand on étaient gamins, de ne pas nous reposer sous le grand noyer centenaire ! Il ne savait pas pourquoi c’était déconseillé mais maintenant, grâce à toi Gilles, nous avons l’explication.
Encore merci et bonne semaine à tous.

Lucas
Lucas
6 décembre 2020 14 h 38 min

Bonjour Gilles,

Merci pour cet article de qualité et très instructif (je ne connaissais pas cet effet du noyer sur d’autres cultures).

Jean
Jean
6 décembre 2020 10 h 26 min

Bonjour, j’ai un cerisier planté auprès d’un noyer d’Amérique, il n’y a pas de problème de concurrence.

Jane
Jane
6 décembre 2020 8 h 46 min

Bonjour,
J’utilise avec succès depuis des années une décoction de feuilles de noyer en pulvérisation sur mes choux…extraordinaire aucun insecte ni papillons….
Je fabrique également une teinture mère de noix vertes au printemps cette teinture est extraordinaire conte le diabète
Si cela peut être utile …..
belle journée et merci
Jane

Nicole
Nicole
6 décembre 2020 17 h 41 min
En réponse à  Jane

Bonjour Jane Avez-vous tester personnellement votre teinture mère contre le diabète et comment la fabriquez-vous Merci de votre réponse Nicole

Jean-Pierre
Jean-Pierre
6 décembre 2020 8 h 45 min

J’utilise depuis quelques années les feuilles sèches de noyer pour éviter la germination des pommes de terre de consommation. Simple, économique et bio . Bonne journée Gilles

Ju
Ju
6 décembre 2020 7 h 13 min

On peut l’utiliser aussi comme plante tinctoriale ? Ou peinture comme le peintre Soulages …

Jean François
Jean François
5 décembre 2020 20 h 51 min

Mon épouse utilise depuis plusieurs années, avec succès une décoction de jeunes feuilles de noyers sur les plants de carottes dès que la feuille est formée, afin de repousser les pucerons de terres qui nous rongeaient la récolte.

Denis
Denis
5 décembre 2020 19 h 49 min

Bonjour Gilles,
Juste une remarque concernant la taille du noyer, si il y nécessité de tailler, l’arbre le supporte très bien. Suite à la tempête de 1999, nous avons relever des noyers aprés les avoirs coupé souvent au niveau des charpentières (pour des arbres conduit en gobelets), d’autres on été coupé plus haut ( pour moi a hauteur d’échelle) et les derniers il ne restait qu’un bout de tronc et tous on refait des arbres. L’élagage de branche trop basse ou pour aérer l’arbre se fait à la tronçonneuse, et c’est aussi une méthode pour produire des pousses vigoureuses sur lesquelles il est possible de prélever des greffons.
Pour les noix noires, regarder au milieu de l’été, des noix sur lesquelles apparaissent le début des taches noires. Ouvrez le brou (il se détache facilement) et vous allez découvrir que ça grouille d’asticot de la mouche du brou. Ce qui est une vrai catastrophe qui ne peut qu’empirer et qui n’a pas de solution (au niveau du verger vivrier).
Amicalement

Isabelle
Isabelle
7 décembre 2020 5 h 02 min
En réponse à  Denis

Mon voisin a clôturé ses noyers et introduit des poules dans ce parc. Depuis, de moins en moins de noix noires. Il parait que la mouche pond sur les noix mais qu’ensuite les larves tombent avec la noix ou toute seule par terre. Dans leur cycle, elles ont besoin d’un stade en terre, à quelques centimètres de la surface, c’est là que les poules peuvent agir. Deuxième moment de liesse pour les poules c’est lorsque les adultes sortent de terre.

Roland
Roland
5 décembre 2020 16 h 55 min

J’avais un noyer chez moi qui a fini par dépérir seul, surement cause d’un sol peu adapté (argileux ++ et surtout peu profond dans la colline provençale appelée garrigue)
Dans les années suivantes j’ai préparé un potager à cet emplacement. Très vite je remarque que la partie du potager située sous l’ancien feuillage se développe mal quelque soit les légumes (pomme de terre, épinards, tomates…etc) Les rangées sont d’autant plus fournies qu’elles s’éloignent de l’ancien feuillage. J’avais d’ailleurs enlevé au labour plusieurs racines traçantes qui se prolongeaient à plusieurs mètres.
J’en avais conclu que la substance en question (juglone) devait être sécrétée par les racines ???
ma conclusion : potager et noyer ne font pas bon ménage !
Merci Gilles pour cet article encore une fois bien intéressant

Gilles
Gilles
5 décembre 2020 16 h 31 min

Bonjour Gilles, Pour info, le sol qui entoure mon noyer est couvert de millepertuis sur environ 20m2 qui se portent très bien (mieux que les noix noires et immangeables depuis quelques années…)

Gilles
Gilles
5 décembre 2020 16 h 26 min

Pour Guy,
Idem pour mon noyer depuis quelques années : noix toutes noires , et pourrissent.

Anne-Marie KELTZ
Anne-Marie KELTZ
5 décembre 2020 14 h 42 min

Bonjour à tous,
Je ne sais pas si le noyer est répulsif pour les rongeurs. Cela doit dépendre de la variété de l’arbre. Quand j’ai acheté mon verger, j’ai dû faire un minimum de défrichage. J’ai trouvé plein de coquilles vides avec de petites traces de dents. Il m’a fallu construire des abris, vu que j’avais nettoyé, pour toutes ces souris pour qu’elles continuent de revenir dans mon jardin. Je les voient s’enfuir quand j’arrive.
Pour ce qui voudront faire maturer les dernières tomates au chaud et qui ont des chats ! Planquez vos cajots, vos paniers en hauteur, pas sur une table, pas près de la cheminée. En revenant à la maison, j’ai retrouvé les tomates éparpillées sur le parquet, les chats avaient un foot avec !
Sur cette note, passez un bel hiver.
Marie

Pascal
Pascal
5 décembre 2020 13 h 06 min

Nombre d’apiculteurs, dont je fais partie, ramassent des feuilles de noyers vers le 14 juillet et en disposent quelques-unes dans les ruches pour repousser un parasite dévastateur : la fausse-teigne