La Fertilisation Biologique des Arbres Fruitiers

Compost et mulch d’écorces au pied d’un plaqueminier (kaki)

Pour se développer et produire, les arbres fruitiers puisent dans les réserves du sol et par conséquent appauvrissent ce dernier.

Contrairement à l’arboriculture conventionnel qui aura pour objectif de nourrir directement l’arbre fruitier, et épuisera dont inexorablement le sol, la fertilisation d’un verger en bio consistera à maintenir, voire à améliorer la teneur du sol en matières organiques (et donc  éléments nutritifs), et ce de façon équilibrée.

Mais voyons d’abord quels sont ces éléments nutritifs indispensables.

 

Besoins en éléments nutritifs des arbres fruitiers

Les éléments nutritifs sont multiples et complémentaires :

  • L’azote : l’azote constitue l’élément de base pour la formation des parties vertes de la plante (rameaux et feuilles) mais également des bourgeons et boutons floraux. L’azote est également essentiel pour le grossissement des fruits.
  • Le phosphore : le phosphore joue un rôle majeur dans le processus de mise à fruit (nouaison). Il est aussi important pour une bonne maturité et assure la saveur du fruit.
  • La potasse : la potasse permet l’aoûtement des rameaux et la formation des fleurs. La richesse en sucre du fruit dépend également de la potasse.
  • Le calcium : de par son action sur la vie physique du sol le calcium est également un élément majeur pour l’équilibre d’un verger.
  • Les éléments secondaires : soufre, magnésium, sodium. Même s’ils jouent un rôle moins important, ces éléments sont néanmoins indispensables au bon équilibre du verger.
  • Les oligo-éléments : fer, cuivre, zinc, bore, manganèse, molybdène,chlore, cobalt…en fait les arbres captent une grande part de ces éléments dans l’air. Néanmoins leur présence dans le sol est également fondamentale. Ils ne sont assimilables par les plantes que grâce à la présence de matières organiques dans le sol.

On voit donc que pour être sain et productif, un verger a besoin de tous ces éléments nutritifs. Mais comment savoir si tel ou tel élément manque ?

 

Déterminer les carences d’un verger et y remédier

Avant toute chose, retenez que des apports réguliers de compost suffisent en général à limiter les carences.

Toutefois, si l’on veut connaître la richesse d’un sol avant d »y implanter des arbres fruitiers, on pourra bien sûr procéder à une analyse physique et chimique complète du sol (oligo-éléments compris).

Par la suite, l’observation permet également de déterminer les carences éventuelles :

  • Sol carencé en azote : la croissance de l’arbre sera très faible, voir stoppée. Les feuilles sont petites et on peut observer des taches orangées le long de leurs nervures centrales. Les jeunes rameaux peuvent se dessécher. Des apports importants et réguliers de compost suffiront en général à combler ce type de carence. On pourra également arroser au pied avec du purin d’ortie ou du purin de consoude dilué à 10 %.
  • Sol carencé en phosphore : la face inférieure des feuilles présente une nervure pourpre, les feuilles sont petites et ternes et les bourgeons ont tendance à se dessécher. La carence en phosphore est relativement rare. Là encore, des apports réguliers de compost suffisent en général à éviter une carence en phosphore. Quelques arrosages au pied de purin de consoude (dilué à 10%) seront également bénéfiques. On pourra éventuellement effectuer un apport complémentaire de farine de poudre d’os.
  • Sol carencé en potasse : les feuilles se recroquevillent et leurs bords sont brun foncé (particulièrement observable sur les pommiers). Les fruits se conservent mal. Une fertilisation régulière à base de compost évitent ce type de carence. Il peut toutefois parfois être utile d’apporter de la potasse sous forme organique : cendres de bois, vinasse de betteraves…Le purin de consoude fait là aussi des miracles.
  • Sol carencé en calcium : les fruits restent verts. Les carences en calcium s’observent en terrain acide ou suite à un apport trop important de matières organiques mal décomposées (utiliser de préférence du compost mûr) qui bloqueront  l’assimilation par la plante. Une fumure à base d’algues marines peut s’avérer utile dans un sol acide.
  • Sol carencé en soufre : phénomène très rare et difficilement observable.
  • Sol carencé en magnésium : dues à un excès de potasse ou un manque de matières organiques, les carences en magnésium sont fréquentes sur les pommiers, les poiriers, les pêchers ou les cerisiers.
  • Sol carencé en oligo-éléments : nous n’entrerons pas en détail dans les carences éventuels des différents oligo-éléments. Sachez simplement que le compost, en permettant aux oligo-éléments présents dans le sol d’être assimilables par la plante, joue là aussi un rôle prépondérant. On trouve aujourd’hui dans le commerce des solutions naturelles riches en oligo-éléments.

Comme on vient de le voir, le compost constituera l’essentiel de la fertilisation biologique des arbres fruitiers. Nous allons donc maintenant voir plus précisément comment effectuer cette fertilisation.

 

Fumure de fond

En début de vie, un arbre a des besoins particulièrement importants en azote.

  • Mettre du compost au fond du trou de plantation.
  • Lors de la plantation, recouvrir les racines avec de la terre de profondeur mélangée avec du compost.
  • Combler avec de la terre de surface également mélangée à du compost.
  • Si le sol est carencé en azote, on pourra compléter cette fumure de fond par un engrais organique azoté (tourteau de ricin par exemple).

 

Fumure d’entretien

En pleine production les besoins en azote diminuent ; contrairement aux besoins en potasse et phosphore qui deviennent plus importants.

  • Tous les 2 à 5 ans, selon la richesse du sol, apporter à l’automne du compost en quantité suffisante (une brouette par arbre) au pied de l’arbre (désherber au préalable). Les vers de terre se chargeront de l’enfouir progressivement.
  • Dans un sol carencé en phosphore, on pourra compléter  la fumure avec un engrais organique riche en phosphore (farine de poudre d’os) en même temps que l’apport de compost.
  • Dans un sol manquant de potasse, apporter au printemps un engrais organique riche en potasse (vinasse de betterave par exemple).
Eviter d’apporter du compost tous les ans, ce qui aurait pour conséquence un enracinement peu profond, l’arbre se contentant alors de la fumure mise à se disposition en surface. Pour un bon enracinement, il est préférable de laisser l’arbre développer ses racines en profondeur.

 

Cette fertilisation d’entretien sera d’autant plus efficace si l’on applique également quelques  techniques complémentaires.

 

Techniques complémentaires

 

Le pré-verger

Plutôt que de travailler le sol du verger, on préféra laisser la végétation spontanée couvrir le sol du verger, ou encore faire une culture d’engrais verts (voir ici).

Ces techniques auront pour avantages de limiter l’érosion, d’augmenter le taux d’humus du sol et d’augmenter ainsi l’assimilabilité des oligo-éléments présents dans le sol.

 

Le Mulching

Le mulching consiste en une couverture permanente du sol avec de la paille ou autres résidus végétaux (notamment les herbes fauchées du pré-verger…)

Suite à un apport de compost, on dispose le mulch en couche de 15 à 20 cm sous la couronne de l’arbre.

En se décomposant, le mulch complétera les apports de compost, tout en le protégeant.

Un mulching a également  pour avantage de maintenir un certaine fraîcheur au pied de l’arbre ou encore d’amortir la chute des fruits.

Un bon mulch se transformera peu à peu en un riche humus. Une bonne chose me direz-vous ! Oui, bien sûr, mais ce mulch, en devenant nourriture pour l’arbre, aura également pour effet d’attirer superficiellement les racines des jeunes arbres (et les rendant ainsi plus fragiles)… Pour éviter cela, et permettre au contraire un enracinement en profondeur, pendant les premières années de croissance de l’arbre on utilisera de préférence des matériaux de couverture  libérant peu d’éléments minéraux (paille brute par exemple).

Attention aux rongeurs !

 

Les Purins et autres préparations à base de plantes

Comme nous l’avons vu plus haut, les préparations à base d’ortie (voir ici) ou de consoude (voir ici) auront également un effet bénéfique sur les cultures fruitières, notamment par les oligo-éléments qu’ils contiennent.

La pulvérisation sur les arbres fruitiers (en tout cas les arbres de formes libres) nécessitant parfois un matériel professionnel, le jardinier amateur utilisera plus aisément des purins  en arrosage au pied de l’arbre. Le purin devra au préalable être dilué à 10%.

 

  • Vous pensez que vos fruitiers sont carencés mais n’arrivez pas à déterminer d’où vient le problème ?
  • Vous hésitez sur la fertilisation à apporter à vos fruitiers ?
  • Des ravageurs ou maladies détruisent vos récoltes ?

–> Je suis à votre disposition pour vous aider à obtenir de plus belles récoltes de fruits ! Cliquez ici pour en savoir plus.

 

  • Bonjour Gilles,

    Ton article réponds à l’une de mes principales difficultés qui est de repérer les carences d’un sol. est-ce presque les mêmes « symptômes » dans un potager ?

    Merci et à bientôt
    Yannick

  • Bonjour Yannick,

    Certains symptômes de carences peuvent en effet être observés également au potager : une plante restant chétive manque souvent d’azote, les décolorations peuvent refléter certaines carences (mais c’est alors différent selon les plantes cultivées), les feuilles recroquevillées sont souvent (mais pas toujours) la conséquence de carences en potasse, etc…
    Mais les légumes étant très nombreux et se développant différemment, les symptômes de carences sont alors beaucoup plus larges et complexes à observer…
    Tu me donnes là une idée pour un prochain article !
    Merci et à bientôt,
    Gilles

  • Attention tout de même à ne pas apporter des éléments correctifs en quantité sans être sur de la carence car on part alors dans l’effet inverse et on provoque rapidement un déséquilibre du complexe argilo-humique. D’autres éléments vont alors être bloqués (non disponible pour les plantes) et on part d’en d’autres effets de carence, et là on ne s’en sort plus.
    Avant de vouloir corriger une carence, soyez en sur et allez y par palier.

    • Merci Christian pour ce complément d’information très juste…si l’on utilise des engrais minéraux (ce que je déconseille).
      Le risque de blocage des éléments est nettement moins probable avec des engrais organiques, bien sûr utilisés selon les doses prescrites, et qui libèrent les éléments nutritifs lentement dans le sol.

  • bonjour merci pour votre article. Comment en tant qu’amateur peut on être sûre d’une carence? Bon je ne suis pas toute jeune et fait du jardin depuis toujours,Je viens de commencer un potager où j’ai planté des jeunes fruitiers il y a 4 ans . Le temps m’a manqué pour m’en occuper correctement ils sont un peu mal partit! maintenant j’ai le temps, je vais essayer de faire mieux en vous suivant merci de vos conseils .

    • Bonjour Gouffault,

      Sans une analyse chimique et biologique (ce que l’on peut très bien faire même si l’on n’est pas un professionnel), on ne peut jamais être certain à 100% d’une carence…
      L’observation nous donne seulement des indications…
      Le compost étant équilibré, des apports réguliers restent, à mon goût, le meilleur moyen de remédier progressivement aux carences.
      La préservation de la biodiversité végétale (associations de culture, zones sauvages, adventices…) joue également un rôle fondamental sur l’équilibre d’un sol.

      Bonne journée,
      Gilles

    • C’est bien là tout mon propos…le compost ainsi que les engrais organiques enrichissent le sol. Sol dans lequel la plante pourra alors puiser les éléments nutritifs dont elle a besoin.

  • Bonjour,

    Bravo pour votre article. J’ai des questions :
    j’ai planté voici 2/3 ans un cerisier, un prunier altesse et un poirier. J ‘ai aussi mis en terre des groseillers, muriers et framboisiers. Autant pour les arbres fruitiers que pour les petits arbustes, je trouve qu’ils sont fort petits et chétifs. Ils n’ont encore guerre portés. A l’automne j’ai mis du Brf de saule coupé en carré de 2/2 cm. Ai je bien fait ? Si non dois je l’enlever et mettre du compost par encore mûr ou du foin ? Sur les fruitiers poussent toute des petites branchettes sur le tronc dois je les couper ?Merci pour les réponses et bonne continuation.
    Amitiés.
    Raymond

    • Bonjour Raymond,

      Qu’un arbre fruitier ne donne pas de fruits à 3 ans est tout à fait normal…les petits fruits devraient quand à eux commencer à produire.

      S’ils sont petits ou chétifs, votre sol manque peut-être de matières organiques (mais c’est difficile à dire sans voir les arbres). L’apport de BRF est donc à priori une bonne chose.

      Vous pouvez compléter votre fertilisation avec du compost mûr (c’est mieux) au printemps (en écartant légèrement le BRF et le ramener ensuite sur le compost) voir simplement à l’automne prochain.

      Quand aux petites branches sur les fruitiers, vous avez 2 solutions :
      1) laissez-en 3 ou 4 en place (répartis autour du tronc) et mettez les en position horizontale (grâce à un système de poids ou d’attache). Vous obtiendrez sur ces branches une production plus tôt (on appelle cela les anticipés). Ces branches devront ensuite être supprimées quand la ramure principale donnera elle aussi des fruits (dans 3 ou 4 ans);
      2°) Coupez-les à la base et patientez encore quelques années pour une production normale…
      La première solution permet de récolter des fruits avec 2 ou 3 ans d’avance, mais épuise l’arbre plus vite…à vous de voir ce que vous souhaitez…

      Cordialement,
      Gilles

  • Avec ce printemps très pluvieux les fruitiers (mirabellier, abricotier, cognassiers) qui ont fleuri ont eu la moniliose des fleurs (monilia laxa). J’ai traité avec ce que j’ai pu trouver dans le commerce certainement pas très bio… J’ai interrompu le traitement car il pleut tous les jours.
    Auriez vous une solution plus naturelle pour sauver quelques mirabelles cette année ? Et surtout une solution pour protéger les arbres en prévision du printemps prochain ? Le sol ici est argileux, terre des coteaux de Gascogne appelée « boulbène « , cultures de céréales tout autour.
    Votre blog est précieux : quand on n’a pas la « culture » du jardinage, « glaner » des informations déci delà permet de s’y retrouver un peu et d’espérer recevoir quelques « fruits » de son travail. Merci !

  • Bonjour Mimsi,

    Pour cette année, il n’y a malheureusement plus grand chose à faire…je doute que la bouillie bordelaise ou le soufre (s’il fait chaud) fasse grand effet après une telle pluviométrie.
    En préventif, semer des navets aux pieds des arbres fruitiers serait efficace contre la moniliose.
    De même, une infusion de feuilles et de racines de navets pulvérisée sur les fleurs endommagées par la pluie peut aider en début de saison (mais ce n’est pas forcément évident à faire sur de grands arbres…).
    Reste surtout à espérer que le printemps prochain ne sera pas aussi pluvieux que celui-ci…

    Cordialement,
    Gilles

  • Bonjour
    J’ai planté cet automne un verger composé de nombreuses variétés d’arbre. Pourriez-vous m’aiguiller pour trouver un calendrier des soins à leur apporter tout au long de l’année en utilisant prioritairement des purins ou autres décoctions. J’avoue être perdue et ne sait pas par où commencer. De plus je possède une dizaine de vieux fruitiers que l’on a taillé cet automne car ils étaient laissés à l’abandon, dois-je adopter les mêmes actions au même moment ,
    merci encore pour vos articles.

  • J ai acquis il y a 5 ans quatres arbres fruitiers de bonne taille(16/18 ou 14/16)Un seul donne convenablement des fruits(quetsche),les autres deux poiriers et un pommier sont aux abonnes absents(deux à trois fruits)J ai un potager depuis
    40 ans et j ai 25 arbres vigoureux et productifs.Les trois qui me font souci sont en pleine forme.Alors que faire pour recolter un jour des fruits(je mets chaque annee du compost)

    • patientez… un pommier ou un poirier bien entretenu met 8-10 ans avant de produire correctement.
      S’il produit plus tôt en quantités importantes, c’est qu’il souffre…il assure alors sa reproduction en fleurissant et fructifiant donc beaucoup…au détriment de sa santé et de sa longévité.
      Donc, tout va bien pour les vôtres !

  • Bonjour,

    Je débute mes connaissances en arboriculture et je viens de finir de lire certains écrits de Marc Bonfils.
    Comment se fait-il que les besoins en azote diminuent lors de la production ?
    Je ne voudrais pas confondre le concept de faim d’azote printanière où le sol est pauvre en azote et les arbres auront donc besoin d’azote à cette période.

    Il ne faudrait pas apporter de compost tous les ans, cela est d’après votre expérience ?

    Dans les commentaires, vous conseillez l’apport de BRF si manque de matières organiques. Les arbres ont donc besoin de matière organique en dehors du compost et en dehors du besoin de paillage ?
    Comme le BRF est un fort apport en carbone, est-ce que les arbres ont besoin d’un apport de carbone en dehors du soleil et de l’écartement suffisant des arbres ?

    Mettre du fumier et semer par derrière des engrais verts, est-ce une bonne idée ? Les arbres ont deux à trois ans.
    Arroser les semis d’engrais verts tous les jours au départ pour leur croissance, l’excédent d’eau ne risque pas de laisser les fruitiers développer leur racines en surface et ne pas aller chercher l’eau profondément ?
    L’engrais vert fauché aura-t-il le temps de se décomposer pour le printemps (apport d’azote en plus) ?

    Merci par avance pour votre réponse.

    • Bonjour Véga,

      L’azote est utile au développement végétatif. En période de fructification, un arbre fruitier a surtout des besoins en potasse et phosphore.

      Espacer les apports de compost favorise le développement du système racinaire. En revanche, si l’on en apporte tous les ans, celui-ci puisera directement dans le compost alentour et ne cherchera pas à se développer….

      Un apport complémentaire de BRF sera utile dans un sol pauvre en matières organiques… si le sol est bien pourvu – tout comme en milieu naturel type forêt – ce n’est pas nécessaire… mais ça fait tout de même un bon paillage qui libérera progressivement des éléments nutritifs intéressant pour l’arbre…

      Quant aux engrais verts, je pense que de laisser les herbes naturelles est au moins aussi bien et moins coûteux (sauf si le sol est très lourd et qu’alors un engrais vert permettra de l’alléger)… on peut procéder de la même façon en fauchant la végétation au printemps puis en la ramenant au pieds de l’arbre.

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour Gilles,

    Merci pour cette article, de mon côté dans un sol très sablonneux (ile de ré 200m de la dune) mes fruitiers peuvent ils recevoir un mulching de cupressus que je viens de réaliser ?
    Merci de votre réponse.

      • Bonjour et meilleurs voeux à tous.

        Une fois composté, le broyat de conifère ne donne pas un compost plus acide qu’un autre broyat. Il faut au moins le pré-composter 2 à 3 mois en le laissant bien à la pluie. J’ai fait un test pendant un an sur un volume de 3 Mcube de broyat de conifère et 4 mois après le début de compostage le pH était de 8.1 dans le tas et le sol en dessous du tas avait baissé de 1 dixième de degré pH, donc négligeable.

        • Bonjour Christian
          Meilleurs vœux à toi également !
          Ta précision est importante et très juste (un compost, quelle qu’en soit la composition initiale, aura finalement un PH légèrement alcalin).
          Il est donc en effet possible d’utiliser ce broyat une fois composté.
          Amitiés,
          Gilles

  • Bonjour Gilles,
    J’ai un grand plaquiminier seulement a chaque floraison , toute les fleurs sont avortés ,je n’ai jamais de fruits.faut il un arbre polinisateur?

    Merci par avance

  • Bonjour Amina,
    Non, le plaqueminier (c’est le kaki pour ceux qui l’ignoreraient) n’a pas besoin de la présence de congénère pour fructifier.
    Les causes sont donc à chercher ailleurs : conditions climatiques ? carence ou non libération du phosphore présent dans le sol ? maladie ?
    Cordialement,
    Gilles

    • Bonjour,
      ça peut aussi tous simplement être un manque d’insectes pollinisateurs au moment de la floraison du plaqueminier ou des coups de stress hydrique au tout début de la formation des fruits. Les plaqueminiers fleurissent en début d’été et s’ils manques d’eau en juillet c’est fatal aux jeunes fruits.

  • bonjour,

    on connait que pour engrais vert les légumineux (et qqs autres..) fixent ou apportent de l’azote dans le sol
    donc, il y a t il plus précisément des espèces connues dont le feuillage ou la simple présence dans le sol apporte une bonne quantité de phosphore et potasse (et autres éléments)… ?
    merci

    • Bonjour Cahia,
      En effet, chaque espèce végétale contient des éléments minéraux , de différents types et en proportions variables…
      La consoude par exemple est particulièrement riche en potasse.
      Mais la question est trop vaste pour être traitée ici. Je la retiens pour une idée d’article à venir. Merci !
      Cordialement,
      Gilles

  • bonjour,

    alors moi perso j’arrose mes fruitiers avec ma fosse septique, un seau par semaine ou tous les 15j, de janvier à mais / juin suivant les espèces.

    Et là ca pousse bien !!! super bien ! plus de bois, plus de fruits.

  • bonjour
    et merci pour pour tous ces bons conseils
    mon problème vient d’un sol calcaire au possible avec une couche de terre d’environ 0.8 m. Quels apports sont conseillés notamment pour corriger le ph si c’est envisageable…….en tout cas j’ai compris qu’il me faut utiliser le compost

  • Bonsoir,
    J’ai planté un figuier dans une terre très sableuse, en Gironde et j’avais l’intention d’amender le sol chaque année, que me conseillez vous car à part 8 cm d’humus, tout le reste est du sable pur
    Merci, bien cordialement.

  • Bonjour Gilles,
    Ce site est passionnant, je le découvre et je pense y passer quelques temps… 😉
    Petite question: je viens de planter 5 fruitiers dans mon jardin. Pour les protéger des chevreuils, nombreux par chez moi, j’ai posé un grillage de 1m de haut autour des troncs.
    Pour décorer et optimiser la terre que j’ai retournée, je prévois de semer au printemps des coloquintes au pied de chaque grillage. Pensez vous que cela aura un apport positif ou négatif ou neutre? Merci d’avance!

  • bjr gilles, j’ai commencé des lasagnes avec tontes de pelouse mélangé à des feuilles sous des pommiers , j’ai mis une épaisse couche de carton car je voulais protéger les racines après un passage de rota au printemps dernier pour décompacter une terre de prairie et faire un potager….Je me demande après coup es ce bon de faire des lasagnes sous ces vieux pommiers, merçi pour votre réponse, bien cordialement

  • Bonjour
    avec ma femme nou nous occupons d’un petit verger campagnard 😉 que du bonheur des pommes des poires et des prunes tout simplement. Cependant……
    Un de nos très vieux pommier à montré des signes de faiblesse, puis est tombé, à l’automne quelle joie de voir ces touffes de champignons comestible à son pied… aïe l’armilliaire couleur de miel s’est installé et même bien installé sur notre terrain , il pousse en touffe un peu partout est-ce un déséquilibre du sol ? l’âge des arbre ou le brf fait avec les résidus de taille dont nous nous servons depuis trois ans.
    Merci de nous éclairer si vous connaissez des moyens de limiter un peu cet hôte envahissant.
    Je pense au chlorure de magnésium mais en France il ne sert pas en agricole

    merci du retour
    Philippe et Véro

  • merci bien de ta réponse Gilles, en effet notre petite parcelle est entourée de bois abandonnés avec moulte souches au sol et riche en souchettes et armillaires ainsi que queque morilles pour qui les trouve ^^
    Nous allons lutter biologiquement avec nos moyens, je pense une grosse taille partout avec un maximum d’apport de lumière, entretien et chaulage des arbres non touchés déssouchage et déracinnage de tout ce qui traîne en profondeur pff quel boulot pour cet hiver…
    le reine des reinettes n’est pas touché croisons les doigts.
    Savez-vous où se procurer des pommiers « plein champ » antique comme le troche ?
    au fit bien votre site
    Philippe et véro

  • bonsoir gilles tres instructif vos commentaires voila j habite le nord de l algerie plus exactement a setif ville je suis un amoureux de la nature et comme je n ai pas de terre agricole pour developper ma passion. comme on dit c est en forgon que l on devient forgeron voila j ai une terrasse au dessus de ma maison qui est expose au soleil des l aube j usqu a 16 heures de l apres midi jai cette annees cultiver une quinzaine d arbustes fruitiers en pot qui commencent a fleurir et pleines de feuilles mais je vois qu il y a des feuilles qui prennent une couleur noires d autres qui ont les feuilles qui sont percees et arrondis j ai 3 grenadiers 2pruniers 2 cerisiers 1 poiriers 1 kaki 2 abricotiers une vignes 1 amandier olivier un neflier . aussi comme je ne peux que les arroser qu avec du purin d ortie en prevention de maladies criptogemiques je ne sais pas quoi faire d autres je consultes beaucoup de cite et chaque fois on dit soigner preventivement avec de la bouillis bordelaise choses qui manque en algerie. es ce je dois sacrifier quelques abustes pour leurs meilleurs sante aussi j ai des arbres qui drageonnes es ce que je peu le couper etant donner qu es le 18 avril et sur un arbre fruitiers tous le troncs est plein de feuilles ca ne risque pas de tuer l arbre si je les coupent
    et merci pour votre repone salut

    • Bonjour Fatmi,

      Ne pouvant savoir précisément ce qui est la cause de ce noircissement des feuilles (il peut y avoir une multitude de raisons), je ne suis pas en mesure de vous répondre la-dessus.
      Pour les drageons, vous pouvez les couper. Cela ne risque pas de faire crever l’arbre.
      Cordialement,
      Gilles

  • mercie gilles pour les renseignements des drageons je les ai couper avec un secateur desinfecter a l alcool 60 degres justes au niveau de la terre et j ai mis de la colle blanche au dessus du bois couper j espere que sa ne fera pas mal a mes arbuste . pour les feuilles de mes autres arbustes qui noicissent juste sur le pourtour de la feuilles et aussi dautres sont troues peut etre qu il fait tres chaud ces jour c est peut etre la caus mercie encore pour vos precieux renseignement s

  • bonjour Gilles j’ai planter quatre arbres fruitiers au mois de mars 2017. Je suis de Belgique donc l’eau ne manque pas? mais je complaite avec du purin d’orties ,ma question: quelle et l’intervale de mes arrosages au purin ou autre angrais( j’ai un poirier un prunier un mirabelier et un rennes claude et aussi des grosseillers) merci

    • Bonjour Nicola,
      Je ne peux pas vraiment répondre à ce genres de questions : cela dépend du sol (retenant bien l’eau ou pas) mais aussi du temps qu’il fait… Mais pour vous donner un ordre d’idée, s’il pleut régulièrement, il ne sera pas nécessaire d’arroser – Si le temps est sec, un arrosage copieux (1 arrosoir par pied) tous les 10/15 jours sera suffisant. Il est important de ne pas trop arroser afin de favoriser le développement du système racinaire.
      Pour les arrosages au purin, 2 ou 3 arrosages au purin d’ortie pourront être utiles, mais là encore, cela dépendra de votre sol (riche ou pas).
      Cordialement
      Gilles

  • Bonjour,
    Ayant un tout petit jardin, je souhaiterai planter des fruitiers nains en pot.
    J’ai lu un peu partout qu’il me faudra y mettre de l’engrais tous les ans car en pot, la terre s’épuise vite.
    Bien entendu, je ne veux pas utiliser d’engrais chimiques donc j’aurai voulu savoir comment je pourrais les engraisser naturellement?
    Cordialement
    Noémie

  • Un grand merci pour ces renseignements complet et si bien expliqués.
    C’est exactement ce dont j’avais besoin pour améliorer mon jardin fruitier que je viens d’acheter en Normandie.
    Mille merci, Geneviève

  • Je suis à la Réunion, il n’y a pas de plantes que vous cité pour faire du purin mais il y a des fougères. J’ai donc fait du purin qui me set de répulsif et d’angrais. Suis je dans le vrai?

    • Bonjour Jean,
      Le purin de fougères est surtout utilisé comme répulsif (je détaille d’ailleurs son utilisation dans Mon Potager au Naturel).
      Cela dit, il est riche en potassium et en magnésium… des éléments importants pour ce qui concerne les arbres fruitiers. En ce sens, il peut être comparable au purin de consoude.
      Bonne journée,
      Gilles

  • Bonjour Gilles,

    Tout d’abord bravo pour ce que tu fais et partage abondamment. Très belle démarche, ça manque tellement de nous jours.

    J’ai moi aussi beaucoup de questions mais je ne vais pas te solliciter avant d’avoir dans un premier temps essayé de suivre tes conseils.

    Bon week end
    Yoram

  • Bonjour Gilles,
    Je découvre aujourd’hui votre site/blog, super.
    Le cadre/ Une petite ferme en installation à 60km de Marrakech, aux pieds de l’Atlas, bienvenu aux visiteurs!
    La base/ 60 beaux et gros oliviers, 12 m entre chaque, ou nous avons planté des fruitiers, un peu de tout, pour notre consommation.
    Oh joie des bêtes errantes, ânes et moutons… qui se sont sérieusement régaler des jeunes pousses de nos bébé arbres.
    Il y a t’il quelques chose à faire pour les requinquer? ou simplement attendre et les protéger?
    Merci et bonne journée.

  • bonjour,

    j ai plante dans mon jardin il ya moins de 10 ans un mirabellier, un cerisier et un prunier qui ne donnent pas de fruits je suis désesperee ; je les traite a la bouillie bordelaise
    a l automne dois je degager les pieds? quel engrais bio me conseillez vous pour l automne?

    • Bonjour Viviane,
      Sachez déjà que la bouille bordelaise détruit les fleurs si vous traitez pendant la floraison… cela peut être la raison principale du fait que vous n’ayez pas de fruits…
      Sinon, pour la fertilisation, chaque automne, apportez du compost au pied de vos arbres puis paillez par dessus… ils auront suffisamment de fertilisant à disposition.
      A défaut, un engrais organique riche en potasse (voir par exemple ici) conviendra.
      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour,

    J’ai plante quelques arbres fruitiers qui sont encore tout jeunes et je me demandais si, en plantant de la consoude au pied des arbres, dont je pourrais couper les feuilles et poser a meme le seul autour du tronc, leur serait benefique. Est-ce que les racines se feraient concurrence? Est-ce que la consoude envahirait le verger?
    Merci!

    • Bonjour
      Il n’y a pas de norme… ces purins sont des apports complémentaires (alors que des apports de matières organiques seront élémentaires), à faire en fonction des besoins réel de l’arbre (un jeune arbre n’aura pas les mêmes besoins qu’un arbre plus âgé) et des carences éventuelles…
      Par exemple, apporter de l’azote supplémentaire sous forme de purin d’ortie n’a pas vraiment de sens si l’arbre se développe parfaitement bien (ça peut même créer des déséquilibres…).
      Je ne peux donc vous donner une réponse toute faite…
      Mais en gros si l’arbre a du mal à se développer, il a peut-être besoin de plus d’azote (donc des arrosages au purin d’ortie seront alors bienvenus… vous pouvez mettre sans problème un arrosoir de purin dilué à 10% – ce 2 ou 3 fois au printemps à une quinzaine de jours d’espacement) – Si c’est la production fruitière qui est défectueuse, il faudra alors plutôt penser à la consoude (même ordre de quantités mais à partir de la floraison).