Vous voulez réussir la culture du poireau au potager en permaculture ? Bonne nouvelle : c’est un légume robuste… à condition de lui donner un bon départ et quelques gestes réguliers.
Le poireau adore les climats tempérés et résiste très bien au froid. Dans la plupart des jardins, il peut même passer l’hiver en terre (sauf épisode exceptionnellement rigoureux).
Dans ce guide, je vous montre une méthode simple, du semis à la récolte : choix des variétés, préparation du sol (avec l’idée centrale d’un compost bien mûr), repiquage, arrosage, paillage, puis protections naturelles contre les ravageurs et les maladies. Et pour finir, vous avez aussi une vidéo de démonstration.
- Choisir les bonnes variétés selon la saison (été, automne, hiver, printemps).
- Préparer une terre nourrie, sans « brûler » la culture avec du frais.
- Savoir quand semer, quand repiquer, et comment espacer.
- Entretenir sans s’épuiser : arrosage, désherbage raisonnable, paillage.
- Protéger efficacement contre la teigne, la mineuse et les maladies courantes.
Si vous avez déjà eu des poireaux qui « boudent », qui restent fins, ou qui se font grignoter en douce, vous êtes au bon endroit : on va remettre tout ça d’équerre, calmement.
Choisir les variétés de poireaux selon la saison
Comme pour tous les légumes, pour la culture du poireau, je vous conseille de choisir de préférence des variétés anciennes, bien adaptées à votre région. Les noms de variétés étant souvent associés à des villes ou à des régions, cela peut déjà vous orienter vers un climat proche du vôtre.
Mais le meilleur « test », c’est encore le vôtre : essayez 2 ou 3 variétés sur deux saisons différentes, et gardez celles qui donnent des fûts bien formés chez vous, sans demander une surveillance de tous les instants.
À retenir pour bien choisirPour étaler les récoltes, l’idéal est d’avoir au moins une variété d’été (rapide), une variété d’hiver (très rustique) et, si vous aimez les « poireaux baguettes », une variété adaptée aux récoltes de fin de printemps.
En région froide, privilégiez les variétés d’hiver pour la tenue au gel. En climat doux, vous pouvez aussi vous permettre des variétés d’automne plus longtemps en place.
On distingue en pratique :
- Les variétés d’été : Gros long d’été, Jaune gros du Poitou, Premier, Géant précoce…
- Les variétés d’automne (assez résistantes aux gelées) : de Gennevilliers, Monstrueux de Carentan, Monstrueux d’Elbeuf…
- Les variétés d’hiver (très résistantes au gel) : Géant d’hiver, Bleu de Solaise, Long de Mézières, Bleu de Liège, de Saint-Victor…
- Les variétés de printemps : souvent conduites pour des récoltes en « poireaux baguettes » en fin de printemps, selon la date de semis et votre climat.
Calendrier : quand semer, repiquer et récolter le poireau
Pour réussir la culture du poireau, le plus simple est de raisonner en « familles » (été, automne, hiver, printemps). Chaque type a son rythme : date de semis, période de repiquage et fenêtre de récolte. Avec ce repère, vous évitez 80 % des erreurs classiques (semis trop tard, plants trop gros, repiquage en pleine sécheresse…).
Voici un calendrier pratique, à adapter selon votre climat (en montagne ou en zone très froide, décalez plutôt vers plus tard ; en climat doux, vous pouvez souvent avancer un peu).
| Type de poireau | Période de semis | Période de repiquage | Récolte |
|---|---|---|---|
| Poireaux d’été | janvier à février (au chaud / couche chaude) | mars à avril | juin à juillet |
| Poireaux d’automne | mars (sous châssis ou tunnel froid) | mai à juin | août à novembre |
| Poireaux d’hiver | avril à mai (pleine terre) | juin à juillet | décembre à avril |
| Poireaux de printemps (poireaux « baguettes ») | mi-septembre (souvent en place) | selon conduite : éclaircissage ou repiquage léger | mai à juin (année suivante) |
Astuce de jardinier : sécuriser vos récoltesSi vous avez la place, faites deux semis d’hiver à 3 semaines d’intervalle (par exemple fin avril puis mi-mai). Vous lissez les risques météo et vous évitez d’avoir « tout bon » ou « tout raté » la même année.
Préparer la terre : compost mûr, fumure et potasse
Travail du sol et couverture permanente
Sauf si vous avez mis en place une couverture permanente du sol (BRF, paillis…), cette alliacée apprécie une terre bien ameublie. Inutile de retourner le jardin comme une crêpe : une aération sur 20 à 30 cm (grelinette, fourche-bêche) suffit dans la plupart des cas.
Si le sol est très compact ou hydromorphe, soignez surtout le drainage (planche légèrement surélevée, apport de matière organique bien décomposée) : le poireau aime l’humidité régulière, pas les pieds dans l’eau.
Compost : mûr oui, frais non
Le poireau est un légume exigeant, qui apprécie une fumure organique généreuse. En revanche, il tolère mal les apports « trop frais ». Avant la mise en place, apportez donc un compost mûr en bonne quantité, puis mélangez-le aux premiers centimètres du sol.
En pratique, visez environ 3 à 5 kg par m² (soit votre repère d’environ 500 kg pour 100 m²). L’idée n’est pas de « gaver » la plante, mais de nourrir le sol pour qu’il nourrisse le poireau, régulièrement, pendant toute la culture.
Apports utiles en potasse (cendres, vinasse, patenkali)
Dans les terres pauvres en potasse, un apport de cendres de bois, de vinasse de betterave ou de Patentkali peut être utile. Allez-y avec mesure : les cendres, par exemple, sont efficaces mais alcalinisantes, donc on évite les « grosses poignées » répétées à chaque saison.
Purin d’ortie ou consoude : comment les utiliser
De légers apports de purin d’ortie dilué à 5 % peuvent compléter les besoins en éléments nutritifs, mais ce purin a l’inconvénient d’attirer le ver du poireau. Je préfère utiliser de la consoude, également diluée à 5 % : quelques arrosages au pied en début de croissance suffisent, inutile d’en faire un rituel hebdomadaire.
Semer le poireau (pépinière ou semis direct)
Semis échelonnés : pour récolter toute l’année
Des semis échelonnés (en tenant compte des caractéristiques des variétés) permettent d’avoir du poireau frais toute l’année. C’est aussi une bonne façon de répartir le travail : plutôt que « tout d’un coup », vous installez votre culture par vagues.
Semis direct : avantages et limites
Le poireau peut être semé directement en place, mais sa culture va immobiliser une surface conséquente pendant une longue durée. De plus, la levée est parfois irrégulière, et le désherbage est plus délicat au départ (les jeunes poireaux ne gagnent pas souvent la course contre les adventices).
Le semis direct est intéressant surtout si vous avez de la place, un sol propre, et un printemps plutôt doux. Sinon, la pépinière reste la solution la plus simple à gérer.
Semis en pépinière : la méthode la plus souple

Je préfère semer en pépinière, à la dose d’environ 10 g de semences pour 1 m² (ce qui représentera ensuite environ 20 m² de culture). En pépinière, vous contrôlez mieux l’arrosage, vous désherbez plus facilement, et vous ne bloquez pas une planche du potager pendant des mois « pour rien ».
- Les poireaux d’été se sèment sur couches chaudes en janvier/février et seront récoltés en juin-juillet.
- Les poireaux d’automne (variétés précoces) se sèment en mars sous châssis ou tunnel froid. Il est possible de les semer en extérieur dans les régions à climat doux. On pourra les récolter à partir du mois d’août et jusqu’en novembre.
- Les poireaux d’hiver se sèment en pleine terre en avril-mai pour une récolte de décembre à avril.
- Enfin, les poireaux de printemps se sèment autour du 15 septembre, souvent directement en place. On éclaircira à 5 cm. On pourra les récolter alors qu’ils sont encore petits (on les appelle poireaux baguettes) en mai-juin de l’année suivante.
Astuce : faciliter la levéeEn pépinière, gardez le lit de semences frais jusqu’à la levée (arrosages légers mais réguliers). Une fine couverture (type voile ou ombrage léger selon météo) peut aider si le soleil tape fort : le poireau lève mieux dans une humidité stable.
Repiquer et planter les poireaux (profondeur, pralin, espacements)
Quand les plants ont le diamètre d’un crayon, arrachez-les délicatement.
Attention aux plants trop âgésDes plants restés trop longtemps en pépinière deviennent souvent plus lents à repartir et peuvent faire des fûts moins réguliers. L’idéal est de repiquer quand ils ont le diamètre d’un crayon, pas quand ils ressemblent déjà à de petites cannes à pêche.
Préparer les plants (habillage, séchage, pralin)

Puis raccourcissez-les à la serpette ou au couteau (groupés en petites bottes) en coupant les feuilles à 15–20 cm et les racines à 1 ou 2 cm. Cet « habillage » facilite la reprise et limite l’évaporation au moment où la plante doit refaire des racines.
Laissez sécher les plants pendant environ 48 h à mi-ombre afin de les renforcer contre les attaques du ver ou encore de la mineuse (un ravageur qui cause des dégâts dans de nombreuses régions). En prime, cela atténue l’odeur attractive de cette alliacée, ce qui peut aider sur la pression ravageurs.
Avant la plantation, je mets les plants à tremper quelques instants dans un pralin (mélange de bouse de vache et d’argile). Cela facilite la reprise après la plantation, surtout si la météo est sèche.
Profondeur de plantation et espacement
Afin d’obtenir de longs fûts blancs, je plante les poireaux au fond d’un sillon profond d’environ 15 cm. On espace les plants de 8 cm sur la ligne. Les lignes de culture sont espacées d’au moins 30 cm.
Pourquoi planter au fond d’un sillonLe blanchiment se fait progressivement quand vous comblez le sillon au fil des binages, puis quand vous buttez ensuite. C’est simple, efficace, et ça évite de « forcer » le blanchiment d’un coup.
Arrosage de reprise : le bon réflexe
Juste après plantation, arrosez copieusement. Les premiers jours sont décisifs : si le sol reste frais, la reprise est rapide et la culture démarre sur de bons rails.
Entretien : arrosage, désherbage doux et paillage
Désherber sans s’épuiser : sarclage et enherbement maîtrisé
Au moment de la plantation, arrosez copieusement.
Dès la reprise, sarclez entre les lignes tout en comblant progressivement le sillon. Désherbez manuellement sur la ligne, au pied des plants. Les poireaux n’aiment pas la concurrence au départ, mais inutile de viser un sol « chirurgical » : ce qui compte, c’est que les jeunes plants aient l’avantage.
Une fois les plants bien enracinés, un léger enherbement entre les lignes ne nuit pas à la culture, bien au contraire (couverture naturelle du sol, biodiversité…). Un passage de binette de temps en temps, ou un désherbage sélectif, suffit généralement.
Paillage : garder le sol frais et limiter les adventices
Buttez ensuite progressivement pour favoriser le blanchiment des fûts, surtout si vous voulez des poireaux bien blancs et bien longs. Allez-y par étapes : un buttage brutal peut coucher les plants et rendre l’entretien plus pénible.
Un paillage permet ensuite de maintenir le sol frais (économie d’eau) tout en limitant fortement le développement des adventices. Paille, foin, feuilles mortes bien sèches, tontes préfanées en fines couches : faites simple avec ce que vous avez, tant que le sol reste couvert.
Arroser au bon rythme (avec ou sans paillage)
Arrosez régulièrement et copieusement si le temps est sec : tous les 8 à 10 jours sans paillage ; toutes les 2 à 3 semaines (voire moins souvent) avec paillage. Le bon indicateur, ce n’est pas le calendrier, c’est la fraîcheur du sol sur quelques centimètres : si c’est sec en dessous, on arrose.
Astuce : un arrosage qui « compte »Mieux vaut arroser plus rarement mais vraiment en profondeur, plutôt que de mouiller la surface tous les deux jours. Les racines descendent, la plante devient plus régulière, et vous y passez moins de temps.
Ravageurs et maladies du poireau : prévenir et agir en bio
Les principaux ravageurs du poireau sont surtout la teigne (le « ver du poireau ») et la mineuse. La bonne approche, c’est d’agir en prévention : un plant vigoureux, un sol vivant, une bonne régularité d’arrosage… et des protections posées au bon moment.
Teigne (ver du poireau) : reconnaître et limiter les dégâts

La larve de la teigne est une petite chenille blanche jaunâtre ou verdâtre, souvent marquée de points plus sombres. L’adulte est un petit papillon brun tacheté de blanc. Les dégâts sont parfois impressionnants : la larve creuse des galeries à l’intérieur du fût, ce qui affaiblit le poireau et favorise ensuite les pourritures.
L’association du poireau avec la carotte est un classique des jardiniers bio, et pour une bonne raison : les odeurs se « brouillent » mutuellement. Le céleri semble également aider dans certains jardins.
Le séchage préalable des plants (48 h à mi-ombre), en atténuant l’odeur attractive de cette alliacée, est aussi un bon réflexe quand la pression ravageurs est forte.
Le bon réflexeSur teigne et mineuse, le plus efficace n’est pas un « produit miracle », mais un enchaînement simple : plants vigoureux, sol couvert, surveillance légère, et protection physique posée à temps si besoin.
Mineuse du poireau : prévention et gestes utiles
La larve de la mineuse est un petit asticot jaune pâle d’environ 6 mm. L’adulte est une petite mouche à l’abdomen jaunâtre. Ce ravageur, apparu en France au milieu des années 2000, peut causer de sérieux dégâts : on observe des taches alignées, jaunâtres, puis des feuilles externes abîmées, et la plante s’affaisse.
En appliquant les techniques décrites plus haut (plants bien préparés, voisinage avec carotte, sol vivant), il arrive de passer entre les gouttes. Mais si la mineuse est bien installée dans votre secteur, il faut souvent ajouter une protection physique.
On conseille également de retirer les plants fortement atteints et de les mettre au congélateur (ou de les éliminer hors compost), pour éviter de « recycler » le problème au jardin.
Filet anti-insectes : quand le poser pour que ça marche
Une technique efficace contre ces ravageurs consiste à poser un filet anti-insectes sur la parcelle de poireaux. Le point clé, c’est le timing : mieux vaut le mettre en place dès la plantation (ou juste après), plutôt que d’attendre de voir les dégâts.
Soignez la pose : filet bien plaqué au sol, bords enterrés ou solidement maintenus, et aucune « porte » ouverte sur les côtés. Un filet mal fermé, c’est un peu comme une clôture avec un portail grand ouvert : ça rassure surtout le jardinier.
Pour que le filet anti-insectes soit vraiment efficace, le plus simple est de le garder en place pendant les périodes de vol des ravageurs. En France, la mineuse du poireau (Phytomyza) a classiquement deux vols : un vol de printemps d’avril à juin, puis un vol de fin d’été à automne de fin août jusqu’à novembre selon les conditions climatiques.
La teigne du poireau vole globalement du printemps à la fin de l’été, avec des pics correspondant aux générations : on observe souvent un démarrage au printemps (avril–mai), puis un second pic en été (juin–juillet), et un dernier en fin d’été (août–début septembre) (les dates bougent selon les années).
En pratique, le plus sûr est de laisser le filet en place jusqu’au mois de novembre… À vous d’ajuster ensuite selon votre région et les ravageurs y sévissant.
Rappelons que la biodiversité (végétale ainsi qu’animale) est un facteur important pour limiter la prolifération des ravageurs. Même avec un filet, le jardin gagne à rester diversifié autour de la planche (fleurs, abris, haies basses, auxiliaires).
Rouille, alternariose : prévention et traitements à la prêle
Cette culture du poireau peut également être atteinte par diverses maladies cryptogamiques (champignons pathogènes), comme l’alternariose (taches claires pouvant s’étendre sur le feuillage) ou la rouille (taches orangées et jaunissement).
Le meilleur rempart reste la prévention : espacement suffisant, arrosage au pied plutôt que sur le feuillage, suppression des feuilles très atteintes, et rotation des cultures (évitez de remettre des alliacées au même endroit trop fréquemment).
Des traitements préventifs à la prêle sont en général suffisants, surtout si vous commencez tôt et que vous restez régulier en période à risque.
Récolter et conserver les poireaux
Les poireaux peuvent se récolter toute l’année, au fur et à mesure des besoins. En hiver, c’est même souvent le « légume de garde » idéal : on va le chercher au jardin quand on en a besoin, et il reste frais.

Pour la récolte, évitez de tirer comme un forçat : si la terre est un peu compacte, passez d’abord une fourche-bêche à côté du rang pour décoller le sol, puis sortez les poireaux sans casser le fût.
Si des gelées durables sont annoncées, deux solutions simples : soit vous paillez généreusement la planche (récolte plus facile, sol moins pris), soit vous arrachez une partie des poireaux et vous les « mettez en jauge » dans un coin abrité (plantés serrés, racines en terre, le temps de passer la période froide).
On peut aussi en stocker pendant quelques semaines. Le plus simple reste de les conserver dehors (en terre ou en jauge). À défaut, ils se gardent aussi au frais : quelques jours au réfrigérateur, ou plus longtemps debout dans une caisse de sable légèrement humide, dans une cave non chauffée.
Erreurs fréquentes (et faciles à éviter)Si vos poireaux végètent ou se font abîmer, le problème vient souvent d’un de ces points :
- apport de matière organique trop fraîche (préférez un compost bien mûr) ;
- plants trop âgés au repiquage (repiquer au diamètre « crayon ») ;
- arrosages trop superficiels (mieux vaut plus rare mais en profondeur) ;
- filet anti-insectes posé après l’apparition des dégâts (mieux vaut prévenir) ;
- buttage trop brutal en une fois (mieux vaut procéder par étapes).
La culture du poireau en vidéo
Si vous préférez voir les gestes « en vrai », voici une vidéo de démonstration :
Conclusion
Vous l’avez vu : réussir la culture du poireau, ce n’est pas une histoire de « recette miracle ». C’est surtout une question de calendrier, d’un sol bien nourri avec du compost mûr, d’une plantation soignée, puis d’un entretien simple et régulier (arrosage profond, paillage, et protection au bon moment si la teigne ou la mineuse rôdent).
Si vous voulez aller plus loin dans cette logique de potager facile à vivre, productif et cohérent, vous pouvez jeter un œil à mon guide Mon Potager au Naturel : j’y détaille une méthode complète, pensée pour un jardin « réel », avec des gestes efficaces et une approche permaculture très pragmatique.
Et vous, chez vous, qu’est-ce qui fait vraiment la différence sur les poireaux : le calendrier, le paillage, le filet, l’association avec la carotte, ou autre chose ? Dites-moi en commentaire vos essais, vos réussites… et même vos ratés : c’est souvent là qu’on apprend le plus.
FAQ : culture du poireau
Puis-je planter des poireaux avec du compost frais ?
Mieux vaut éviter. Le poireau apprécie une terre riche, mais il réagit souvent mal aux apports trop frais (compost immature, fumier non décomposé). Pour limiter les risques, utilisez un compost bien mûr, ou apportez la matière fraîche plusieurs mois avant (par exemple à l’automne) afin qu’elle finisse de se transformer.
Combien de compost faut-il pour une culture de poireaux ?
En pratique, un repère simple est de 3 à 5 kg de compost mûr par m², incorporé sur les premiers centimètres du sol avant plantation. Ajustez selon la richesse de votre terre : dans un sol déjà bien vivant et régulièrement amendé, vous pouvez rester sur le bas de la fourchette.
Le marc de café est-il bon pour les poireaux ?
Le marc de café peut être utilisé, mais en petites quantités et plutôt mélangé (au compost, à un paillage, ou épandu en fine couche). Évitez les apports épais et répétés au pied : cela peut former une croûte et perturber la vie du sol. Si vous l’utilisez, pensez « pincée », pas « tapis ».
Faut-il butter les poireaux pour les blanchir ?
Oui, c’est une méthode simple pour obtenir un fût plus long et plus blanc. Le mieux est d’y aller progressivement : vous comblez d’abord le sillon au fil des binages, puis vous buttez ensuite par petites étapes. Un buttage trop brutal peut coucher les plants et compliquer l’entretien.
Quand poser un filet anti-insectes sur les poireaux ?
Le plus efficace est de le poser dès la plantation (ou juste après), avant l’apparition des dégâts. Le filet doit être bien fermé sur les bords (enterré ou solidement maintenu) : la moindre ouverture peut suffire à laisser entrer les ravageurs.
Comment reconnaître la mineuse ou la teigne du poireau ?
La teigne (ver du poireau) provoque surtout des galeries et des dégâts dans le fût. La mineuse laisse souvent des taches alignées sur les feuilles, puis les feuilles externes se dégradent et la plante peut s’affaisser. Dans les deux cas, la prévention (plants vigoureux, sol couvert, protection physique au bon moment) reste la stratégie la plus fiable.
Peut-on vraiment récolter des poireaux toute l’année ?
Oui, si vous échelonnez vos semis et si vous jouez sur les types (été, automne, hiver, printemps). En hiver, beaucoup de variétés tiennent très bien en terre. En cas de gel durable, un paillage épais ou une mise en jauge permettent de continuer à récolter sans galère.
Crédit photos : https://depositphotos.com/fr/ et perso.






Bonjour. J’ai semé des poireaux en alvéoles au mois de mars sous serre , et aujourd’hui il sont pas plus gros qu’une mine de crayon. Mes oignons grelots c’est pareil. Pouvait vous m’aider,s’il vous plaît.
En vous remerciant, veuillez agréer mes sincères salutations.
Bonjour Jean-Jacques,
A priori, il n’y a rien d’étonnant… ces plantes mettent du temps à lever et grossissent lentement…
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles, j’ai le ver du poireau qui est arrivé malgré la proximité des carrotes juste à côté.
Si je pulvérise avec du pur jus de consoude penses tu que ça puisse le rebooster voir repousser le ver du poireau?
Maintenant mes carottes donnent un certain ombrage aux poireaux, que puis je faire?
Merci.
Bonne journée.
Ça leur donnera un coup de boost…
Bonjour Gilles, si j’arrose le poireau avec du pur jus de consoude y a t’il un risque qu’il monte en graines ?
En pulvérisation peut on repousser le ver du poireau ?
Merci pour tes réponses.
Bonne journée.
Bonjour stéphane.
Aucun risque. La consoude favorise une belle floraison, mais n’incite pas à la floraison, et encore moins quand ce n’est pas la période (le poireau fleurit en deuxième année).
Merci Gilles.
Et donc pour éviter le ver du poireau as tu remarque qu’en pulvirisant avec le pur jus de consoude on pouvait le repousser.
Merci pour la réponse.
Pas vraiment.
Que penser de la technique qui préconise de couper le feuillage régulièrement pour faire grossir le fût ? J’ai tenté plusieurs fois, mais n’ai jamais été convaincue par la méthode..
Bonjour Laure,
J’en pense que, comme pour la taille des fruitiers (des expériences l’ont démontré), c’est une pure illusion d’optique : comme le fût est plus court après la taille, il est plus trapu… il peut alors nous sembler plus gros… mais il n’en est rien (si ce n’est qu’un poireau continue naturellement de grossir, rabattu ou pas – donc inévitablement, quelques semaines après une taille, il sera plus gros qu’avant…).
Bonne journée,
Gilles
Merciii pour votre réponse !
merci de la video « poireaux »,
j’en apprends …
Bonjour Gilles,bonjour à tous,un vieux jardinier m avait conseillé à mes débuts de mettre du marc de café entre les lignes de poireaux pour faire fuir les ravageurs,c est ce que je fait tout les ans et je n ai aucun problèmes avec la teigne.
Bonjour Bernard,
Ah, les produits miracles efficaces pour tout…
Le marc de café est utile comme fertilisant, car apportant de d’azote, de la potasse et du magnésium;
Il gêne (très peu) les limaces…
Mais son effet contre la teigne ou autres insectes n’est que croyance (en tout cas, jamais une étude n’a démontré son efficacité).
Il peut y avoir de nombreuses autres raisons au fait que vous n’ayez pas de teignes… mais sans doute pas le marc de café.
Cordialement,
Gilles
Juste: MERCI pour cette vidéo.
Les explications c’est bien, mais voir en même temps c’est mieux!
Je débute et je n’ai pas fait les sillons 😔… mais je saurais pour la prochaine fois.
Bien cordialement
Nathalie
Bonjour, j’ai trouvé votre vidéo très bien faite.Avec de bonne explications et les résultats sont visibles.
J’ai semé des poireaux le 18 02 2021 ils ont bien levés mais ils ne se développent, pas ils restent de la taille d’un cure dents pourtant je les arrosent bien et nous somme déjà au mois de juin.
Se sont des poireaux de carentan 2 et ils sont plantés en terrine semi a l’intérieur de la maison au chaud et sortis bien après j’aurais voulus savoir si ces plants sont foutus ou je doit attendre encore avant de les repiquer.
D’avance merci, en attente de votre réponse. Cordialement PIERROT
PS je n’ai pas trouvé l’endroit du pousse, ni les étoiles.
Bonjour Pierrot,
Je pense que vos plants de poireau manquent de nourriture (le terreau de semis ne contient pas d’éléments nutritifs)… or les poireaux, du fait de la longue durée de développement en pépinière en ont besoin (raison pour laquelle je dépose du compost mûr avant le terreau de semis…).
Vous pouvez essayer de compenser ce manque en pulvérisant par exemple du purin d’ortie… mais pas sûr que cela suffise pour obtenir des plants corrects.
J’ai supprimé le système de notation par étoiles (ralentissant trop la vitesse de chargement du blog…). De même, pour la même raison, les partages ou pouces sur les réseaux sociaux ne sont désormais présentés que sur les ordinateurs (pas sur les mobiles).
Cordialement,
Gilles
Bonsoir Gilles et Pierrot
j’ai le même problème mais je les transplante quand même bien que fins, d’ici une 15aine de jours, et ils finissent par devenir très beaux. Je ne butte plus avec la terre (mais je les plante bien au fond d’un sillon comme vous le faites) mais avec les tontes de gazon qui sont un très bon apport d’aliments. Mes poireaux sont ainsi plus facile à arracher , je rajoute de la tonte assez souvent et en début d’hiver je recouvre presque entièrement le poireau avec des feuilles mortes (je suis en zone de petite montagne). depuis que je fais ça mes poireaux sont plus qu’honorables (mais assez tardifs) et passent l’hiver sans problème (sauf les rats taupiers qui généralement en consomment pas mal , du coup ayant un grand terrain et faisant les plants moi-même j’en mets beaucoup plus que voulus car je n’arrive pas à piéger les rats taupiers et le renard du coin et les chats ne « nettoient » pas assez le terrain).
Merci pour tout vos conseils
Françoise
Bonjour Pierrot et Gilles
J’ai, moi aussi semé’ comme toi, des poireaux de Carentan 2 en pot de 35 que j’ai placé à demi enterré dans ma serre tunnel. Le semis a été fait mi février. Ils ont bien levés mais mi avril je ne les voyais plus grossir alors je les ai sortis du pot et j’ai planté la motte entière en pleine terre à un endroit bien amendé à l’automne précédent.
Cette opération m’a permis de constater que les racines avaient complètement tapissés le fond du pot. Alors d’une part, il n’y avait pas assez de profondeur malgré la taille du pot et d’autre part le substrat ne nourrissait plus suffisamment car, depuis ils ont repris une nouvelle vigueur et se sont bien développés. Je pense les repiquer mi juin ils auront tous une belle taille et seront plus rigides.
Bref, je ne te donne pas de conseil mais je partage juste mon expérience que tu peux peut être suivre si tu le souhaite. Cordialement,
Je n’ai pas pu mettre les 5 étoiles ! Seule la première été acceptée. Dommage car vos explications sont remarquables.
Bonjour Mireille,
Merci pour l’intention et le compliment.
Mais il suffit de cliquer directement sur la 5èm étoile… et ça fonctionne.
Bonne journée
Gilles
bonsoir,
pour le pralin, vous mettez de la bouse fraiche ou du fumier bien pourri??
Bonjour Mathieu
Plutôt de la bouse fraîche
Bonjour,
Voilà je souhaité savoir si je pouvais repiquer mes poireaux a l’endroit où se trouvaient mes betterave?
Merci d’avance pour votre réponse.
j’apprecie cet article pck ca donne de bonnes informations
bonsoir
qu’entendez vous par « le séchage préalable des plants »?
faut il aussi le faire si on pose un filet anti insectes?
merci
Bonjour Sylvie,
la réponse est dans l’article (partie Repiquer le poireau).
Il est toujours bon de les endurcir, même si l’on pose un filet anti-insecte ; car celui-ci, s’il n’est pas parfaitement posé, pourra laisser pénétrer quelques mouches qui trouveront alors des conditions idéales de développement…)
Bonjour ,
Article complet et intéressant , merci beaucoup !
Je voudrais savoir a combien de distance maximum le poireau peut être planter de la carotte pour profiter de ses effets bénéfiques ?
Merci
Bonjour Linette,
les cultures doivent être vraiment voisines, voire mélangées. Ce sont les odeurs respectives de ces plantes qui éloignent les indésirables…
Bonjour
Le pralin peut-il être fait avec n’importe quel déjection d’animaux? cheval, cochon…
Merci pour la qualité des articles sinon.
Bonjour Véronique;
A ma connaissance, seule la bouse de vache a les qualités requises… mais sans doute certains jardiniers ont-ils essayé avec des crottins de chevaux par exemple ?
Bonjour,
J’ai semé une pépinière de poireaux en plein champs il y a 1 mois. Ils sont couvert avec arceaux et P17 et parfois aérés. Ils ont été semé sur environ 3 cm de terreau bio de semis (engrais incorporé). Je sais que le poireau est très gourmand et je souhaite maintenant les arroser avec un purin d’ortie dilué à 5%. Qu’en pensez-vous ? Je ne voudrais pas leur mettre trop d’engrais d’azote d’un coup. Avez-vous déjà pratiqué cela ?
merci
Bonjour Lilou,
Merci pour votre compréhension au sujet de la question en privé.
Non, je ne booste jamais mes plants en pépinière (et après, je ne le fais que s’ils sont fragiles…) ; cela crée un déséquilibre de fertilisation (entrainant une forte pousse de la végétation, souvent au détriment du système racinaire) et c’est aussi le meilleur moyen d’attirer les pucerons par la suite…l’engrais incorporé au terreau suffira largement à leur développement en pépinière.
Mais le poireau est en effet très gourmand : pour la plantation définitive, un apport copieux de compost mûr ou, à défaut, d’engrais organique du commerce sera apprécié.
Bon début de saison chère collègue !
Gilles
Bonjour, pour la première fois j’ai repiqué des poireaux dans le jardin, je les ai butés, coupé les feuilles comme préconisé, mais ils ne grossissent pas beaucoup… j’avais mis un peu de compost. Que puis-je faire d’autre pour la saison prochaine pour avoir de beaux poireaux?
Bonjour Caroline,
Ne pas mettre « un peu de compost », mais beaucoup…le poireau est un légume gourmand !
Bonjour gilles tres gros problèmes de poureaux avec la mineuse depuis les annees en BIO en dehors des plaques jaunes que je consulte tous les jours que faireentre des rangs de carrottes cela ne fait rien solution……,,,,?
Bonsoir André,
La pose de filets anti-insecte au moment des vols est sans doute la seule solution écologique réellement efficace à ce jour…
Tu peux aussi essayer des répulsifs naturels à base de tanaisie par exemple https://www.un-jardin-bio.com/tanaisie-jardin/ ).
Pour cette année, il faut tout couper et éliminer.
Bon courage !
Gilles
Mettre des coquilles d’oeuf dans des filets, 3 ou 4 entre 2 poireaux, la mouche pond dans les coquilles et les poireaux n’ont plus aucune attirance.
Récupérer des filets ou l’on trouve des plants ou des fruits. Faire des plus petits et les fixer sur une baguette de la hauteur du poireaux une fois arrivé
A maturité
Bonjour Mireille,
Je pense qu’il s’agit de dégâts du à la mineuse du poireau (voir l’article). Observez-vous des tâches jaunâtre sur le feuillage ?
Ce peut être également la teigne (ver du poireau) ? difficile à dire comme cela…mais s’il s’agit de la teigne, vous devriez pouvoir observer des chenilles (blanc-jaunâtre, parfois verdâtre)à l’intérieur des fûts…
Dans les 2 cas, coupez les poireaux atteints au ras du sol. Ils devraient pouvoir se reformer pour des récoltes en fin d’hiver, début de printemps. Brûlez les parties coupées.
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
Bien vu, j’ai effectivement trouvé des larves de mineuses dans mes poireaux. Beurk… Si j’ai bien compris, je n’ai plus qu’à couper. Merci pour ce renseignement. Mes tomates avaient déjà bien apprécié vos conseils, au tour des poireaux. J’apprécie beaucoup votre blog pour sa clarté, sa simplicité et son côté « terre à terre ». Encore merci et bonne continuation.
Bonjour, je me amusée à repiquer des poireaux d’hiver dans le grand parterre que j’ai pompeusement baptisé « jardin »… Mais j’ai un souci : ces poireaux ont bien pris et depuis quelques semaines, je les vois se recroqueviller, si je tire doucement sur les feuilles centrales, elles me restent dans les doigts, comme coupées. Je n’arrive pas à savoir s’il s’agit d’un excès d’eau, de limaces, ou d’une maladie. Avez vous une idée ? Avec mes remerciements.