La Couche Chaude

La couche chaude est une technique peu onéreuse permettant des cultures potagères précoces, ceci grâce à la chaleur résultant de la fermentation de fumier frais.

On réalise des couches chaudes de janvier à mars.

Matériaux nécessaires :

  • Des parpaings seront utiles, mais pas indispensables, pour constituer la base enterrée du dispositif.
  • 4 planches de bois constitueront le coffrage supportant le châssis. La planche de devant fera environ 20 à 25 cm de haut et celle de derrière environ 30 cm. Leurs longueurs dépendra de la surface voulue). Les planches latérales, découpées en biais (20 à 25 cm d’un côté et 30 cm de l’autre) feront  1m30 de longueur (la largeur du châssis).
  • Des cadres vitrés (en bois ou en métal) de 1m30 x 1m formeront le châssis ; Leur nombre dépendra de la longueur de la couche.
  • Des paillassons serviront éventuellement à couvrir les châssis par grand froid ;
  • De la paille pour entourer et protéger le dispositif au dessus du sol.
  • Du fumier frais de cheval ou à défaut de vache ou de mouton (le fumier de cheval chauffe plus vite) mélangé à divers débris végétaux.

 

Coffre et châssis
Coffre et châssis

 

Mettre en place une couche chaude

La couche chaude devra être orientée plein sud.

  • Commencer par creuser une fosse de 30 à 60 cm de profondeur et de 1m30 de large. La longueur sera variable selon la surface souhaitée ;
  • Placer les parpaings sur les côtés de la fosse ;
  • Remplir la fosse d’un mélange de fumier frais et de divers déchets végétaux (pour ma part, j’ajoute des feuilles). Tasser et arroser copieusement mais sans détremper (si l’on presse une poignée du mélange dans la main, l’eau ne doit pas s’écouler) ;
  • Assembler les planches et placer le coffrage ainsi constitué au dessus de la fosse déjà remplie ;
  • Mettre ensuite 20 cm de terreau à l’intérieur du coffrage ;
  • Placer enfin les châssis sur le coffrage  (veiller à ce que l’ensemble soit bien hermétique) ;
  • Entourer le tout de bottes de paille .

Le processus de chauffe

Si la couche est correctement constituée, le processus de fermentation démarrera rapidement pour atteindre 60 à 70°C au bout de 7 à 10 jours (selon la composition de la couche, le temps, le taux d’humidité)  (on appelle cela le « coup de feu ») ;

Attendre ensuite que la température redescende à environ 25°C pour effectuer les semis ou planter dans la couche. On peut également y placer des godets ou terrine de semis.

La température se stabilisera entre 20 et 25°C pendant environ 1 mois puis descendra ensuite aux alentours de 15 à 20 °C.

Couche chaude

Utilisation de la couche chaude

Une surveillance quotidienne est impérative :

  • La température doit être régulièrement contrôlée en utilisant un thermomètre de compost dans le terreau. Elle ne doit pas dépasser 25°C.
  • Dès que le soleil brille, la température peut monter très vite à l’intérieur du dispositif. Il faut alors ouvrir les châssis dans la journée et les refermer le soir.
  • Les paillassons posés sur les châssis pour les nuits fraîches doivent être retirés de bonne heure le matin, ceci pour éviter l’étiolement des plantes.

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’utilisation de la couche chaude

Allez, je n’en dis pas plus…il est temps de se mettre au travail pour un potager naturel sain et productif !

serre châssis en bois
Cliquez sur l’image pour commander ce châssis

Comme d’habitude vos commentaires et questions sont bienvenus.

 

    • Hello !
      Je voudrais partager mon expérience !
      Il se trouve que mon nouveau et jeune voisin a deux chevaux et qu’il est heureux de déposer tout son fumier de cheval frais au bord de mon potager en lasagnes végétales : j’ai donc à disposition beaucoup beaucoup de fumier de cheval frais tout au long de l’année !
      De septembre à mars : je fais des couches feuilles mortes et broyât et fumier frais et je laisse se décomposer et au moment des plantations je fais un « grand  trou » de plantation que je remplis de terreau maison ou de compost pour les pieds de courgettes, aubergines ou choux…
      D’avril à septembre : j’entasse et je laisse le fumier se décomposer avant de planter les légumes d’hiver…
      Il se trouve que les chevaux ne sont pas soignés aux antibiotiques ni autres médicaments … ouf
      Quels résultats au potager avec cet « or brun » !

  • Enfin ,maintenant je sais ce que c’est une couche chaude ,mais le problème mon terrain est trop trempé pendant les pluies ,j’avais même des fraisiers qui flottais pour l’instant j’essaie faire de butée ,mais c’est dure
    bien à vous Jacky

  • bonjour et merci pour tous ces conseils très instructifs, en février que précaunisez vous de semer dans la couche chaude et qu’est ce que le BRF (les branches broyées???)
    merci encore
    bien à vous

  • Bonjour Gilles,
    j’espère que tu vas bien.
    ton article date de l’an dernier, je suis tombée dessus en cherchant des renseignements au sujet de couche chaude !
    Dis moi sans te déranger, si tu en as déjà fait une.. je me suis procuré du fumier de cheval sur sciure.. dit bio. ok.. il était soi-disant frais.. mais problème, il ne chauffe pas !! est-ce normal ? tu vas me trouver nulle mais faut-il qu’il soit recouvert pour qu’il se mette à chauffer, avec terre etc et vitre au dessus ? ou bien m’a-t-on raconté des cracks et il n’est pas si frais que prétendu et que le coup de feu a déjà eu lieu .. peine perdue pour ma couche chaude ???
    merci de ton retour ! et à bientot pour les commandes de légumes !

    • Bonjour Odile,

      Merci je vais bien. Et toi ?
      En effet, il n’est pas normal qu’il ne chauffe pas…peut-être est-il trop sec ? si c’est le cas, humidifie-le ; et observe ce qui se passe.
      S’il est humide, en revanche, il se pourrait bien en effet qu’il ne soit pas aussi frais qu’annoncé…
      Mais en cette saison, la vitre est en effet importante pour une montée en température…

      A bientôt,
      Amitiés,
      Gilles

      • merci, Gilles, de m’avoir répondu.
        Je vais bien, et j’attends le printemps de pied ferme !
        Il n’est pas sec le fumier qu’on m’a donné, je l’ai eu samedi, je l’ai mis dans le trou creusé. Il est à l’air, et comme tu le sais, il pleut sans arrêt depuis.
        J’ai eu un doute lorsque je l’ai récupéré quant à sa fraicheur car la personne qui me l’a donné m’a dit qu’elle l’utilisait pour sa part, tel que, en semis direct pour ses courgettes !
        Semer des légumes sur du fumier frais ??
        Enfin, pour te dire qu’il faut se lever de bonne heure pour en trouver dans notre coin !! mission impossible !
        Pourtant, une jolie petite couche chaude aurait été tellement sympa !

        • Ok je comprends mieux la situation.
          2 jours c’est peu…et compte tenu du temps actuel, frais ou pas, le fumier ne chauffera pas en subissant des trombes d’eau comme ces derniers jours.
          Pose des vitres, et s’il est effectivement frais, la montée en température devrait démarrer dans les jours à venir (mais ça peut demander quelques jours, alors patience…).

          On peut effectivement semer des courgettes ou autres grosses graines directement dans du fumier frais…les plants se développent très bien mais les risques de maladie sont également plus importants.

          • Cher Gilles,
            ah bon ? me redonnerais-tu un espoir ? C’est normal qu’il ne chauffe pas s’il pleut dessus ?

            J’ai bien fait de te poser la question car j’ai failli tout démonter ! depuis samedi je vais bêtement le surveiller très régulièrement sous la pluie mais pas l’ombre d’un réchauffement !

            Bon, alors, ce que je vais faire, je vais continuer mon travail, c’est à dire le recouvrir de terre et mettre dessus du compost de feuilles.. je vais essayer de mettre la main sur un chassis (est ce qu’à défaut je peux poser du plastique) ?
            Et je te ferai cadeau de ma première salade !!
            Merci beaucoup pour tes conseils toujours très avisés.
            Amicalement,
            odile.

  • Bonjour Gilles,

    J’aime bien ton blog et j’ai une question à propos de la couche chaude et plus particulièrement concernant les châssis.J’ai récupéré de la bâche de serre et je voudrais savoir si cela pouvait remplacer les châssis vitrés ?
    Merci pour ton retour
    Amicalement
    richard

  • bonsoir

    je viens d expérimenter une couche chaude en brf.

    Une couche de 50 cm de H dans une serre en bois de 2m *1m *1m isoler intérieurement.
    Je n’ai mis de la terre que d’un cotes sur 1m et 15cm de H.pour un soucie d’aérobie ou non aérobie
    température du brf après 1 semaine 65° .
    Le matin dans la serre l air et a 20° et monte rapidement a plus de 30°avec un peu de soleil
    j ai semer des radis qui on mis 1 jour a germer
    le basilic et partie de suite aussi.
    je ne sais pas combien de temps la chauffe durera vue que la chaleur de mon brf perd 1°tous les jour .on verra bien !
    amitié jeandunts
    ps sur FB je viens de faire un groupe jardin brf .il y a quelque photos

  • je suis, avec beaucoup d’attention ,ce que je suis en train de découvrir sur ce blog..couche chaude exct..truc et astuce..et suis vraiment ravis dedecouvrir tout ce savoir-faire partager.merci pour tout ;le printemps s’annonce cette année ,au jardin,, sous de meilleurs hospices.

  • Bonjour,
    pour tous et pour Odile en particulier, je ne sais pas dans quel coin vous habitez, moi, je suis en Normandie, j’ai trois chevaux de trait et forcément pas mal de fumier que je donne volontiers, de l’extra-frais, du moins frais et du plus vieux.

    Merci pour la mine d’informations de ce blog. Je démarre un potager cette année et j’avoue, que je ne savais pas trop par où commencer.

  • bonsoir Agnès,
    je te remercie de ta proposition, cela aurait été avec plaisir mais j’habite en Dordogne.. peut etre que cela peut interesser quelqu’un de ta région ? en tout cas, c’est très gentil à toi.

    Pour Gilles..
    des nouvelles si ça t’interesse.. mon installation n’a pas donné l’effet escompté, cela ne chauffait pas du tout, je pense que le fumier récupéré n’était pas aussi frais qu’annoncé.. du coup, ce rehaut accueille mes fraisiers..
    je n’ai pas encore semé de salades !! mais je ne désespère pas !
    Amitiés,
    Odile.

  • Bonjour et bravo pour vos précieuses informations. J’ai réalisé cette année, une couche chaude grâce à vos conseil. Malgré des gelées matinales (j’habite dans le 04) j’ai eu pendant une semaine, 15°C de température ambiante à l’intérieur du chassis la nuit, c’est extraordinaire!
    Par contre, depuis aujourd’hui, la température ambiante est tombée à 6°C (30°C au coeur de la couche).
    Je pense essayer de rajouter du déchet de tonte par dessus le fumier de cheval pour recréer un coup de feu.
    Qu’en pensez-vous?
    En tous les cas encore bravo et merci.

    • Bonsoir Autheman,

      Alors, c’est possible, mais pas forcément conseillé.
      La température ambiante exceptionnellement élevée est due au processus de chauffe… par la suite, cela baisse et c’est tout à fait normal. Ensuite ce qui compte vraiment, c’est la température de la couche ; et la température ambiante devient dépendante de l’ensoleillement (ce qui est naturel et donc, à mon avis, souhaitable – d’ailleurs, n’oubliez pas d’aérer si le soleil tape fort – qu’il fasse moins chaud la nuit est aussi une donnée naturelle…).
      Et, si vous avez déjà installé des plants ou des cultures dans la couche, mieux vaut ne pas le faire ; une trop forte remontée de température pourrait détruire ces cultures…
      Cordialement,
      Gilles

      • Bonjour et merci pour votre réponse. Effectivement, j’ai déjà mis des semis mais pas dans la couche mais au-dessus dans les godets. Les plants ne sont donc pas directement en contact avec la couche chaude. J’ai déjà des plants de tomates repiqués en godets et des semis de poivrons déjà sortis. J’ai donc peur que si la T° ambiante chute trop la nuit, mes plants subissent des dégâts. Et comme j’ai pu constater que quand le fumier était en chauffe, la T° ambiante était de 15 à 20°C la nuit (idéal pour les semis), je me suis dis qu’en redonnant un coup de feu, mes plants seraient à nouveau dans des conditions idéales. Quitte à surélever mes barquettes de semis et plants pour les désolidariser de coup de chaud.
        Cordialement

    • Comme convenu, petit retour d’expérience. Il a quand même fallu que j’attende pour tondre car l’herbe n’était pas encore sortie de sa léthargie hivernale. J’ai donc pu récupérer 1 sac et demi de déchets de tonte que j’ai versé dans le chassis par dessus le fumier refroidi. J’ai ensuite disposé des cagettes retournées afin d’y poser mes godets de semis. Ce matin (2 jours après) j’ai constaté que la T° à l’intérieur du chassis était 6°C au-dessus de la T° extérieure.
      Reste à savoir si cette T° va encore s’élever et combien de temps va t’elle me protéger des éventuelles gelées…
      Suite au prochain épisode.

  • Nouveau retour d’expérience. Avec le gazon, ça dure moins longtemps que le fumier mais, pour un dépannage, c’est suffisant. Par contre, je me méfierais l’an prochain, il ne faut pas laisser le chassis complètement fermé; erreur de débutant…
    La couche de déchet de tonte génère beaucoup plus d’humidité que le fumier et l’association chaleur et humidité, j’aurais dû percuter tout de suite! Mes plants de tomates et de courgettes ont attrapé l’oïdium… Un peu de retard pris, un petit arrosage à 10% de purin de prêle, une semaine de patience et tout est revenu dans l’ordre.
    A noter dans un petit coin pour les prochaines fois.

  • Je réside dans l’Oise, et je souhaiterais me lancer dans cette technique de couche chaude.
    Où pourrais-je acheter du BRF ou fumier de cheval frais ?
    Merci de votre retour.

  • bonsoir,
    est-il envisageable de faire une couche chaude de ce type dans une serre fermée?
    je voudrais faire la couche chaude la semaine prochaine pour semer mes tomates pour faire des plants a repiquer…
    dois je couvrir avec un chassis maraicher comme à l’exterieur?
    merci d’avance pour la réponse.
    Olivier NICOLLE

    • Bonjour Olivier,

      Oui, c’est tout à fait possible, et même encore mieux pour des semis très précoces (janvier).
      Il faut en effet également recouvrir avec un châssis (ce qui permet de « confiner » la montée en température).
      Par contre, il est alors essentiel de bien veiller à l’aération, car la température peut monter très vite lorsque le soleil perce… aussi, dans ce cas, ouvrez au plus vite la serre ainsi qu’éventuellement les châssis.

      Cordialement,
      Gilles

      • Mais les rongeurs sont sous la terre à cette période. Ça résiste mieux mais ça ne s’en va pas non plus… Dans ma vidéo ci-dessus, un châssis démontable en bois est posé sur le fumier (qui est chaud au cœur, et je doute que les rongeurs soient assez intrépides pour s’y aventurer).

        • La couche refroidit… et croyez-moi, les rongeurs aiment alors y trouver refuge, et c’est justement lorsque les premières cultures se développent !
          Quant aux briques, ça s’en va… il suffit de les retirer lorsque l’on en a plus besoin
          Après, vous faites comme vous voulez…

  • bonjour Gilles
    J’ai 2 châssis de 100×50 , mon mari m’a donc gentiment fait des trous de cette taille et de 40 cm de profondeur pour un et l’autre 45cm. Je vais avoir du fumier tout frais très vite. Vu la place je peux mettre des briques plutôt que des parpaings ? Je pense que oui si c’est pour les rongeurs…Et la taille de mes châssis ça va aller car tu parles d’1m et quelques de largeur ?
    En tout cas merci pour ton site très intéressant et bien fait . Je connais un peu Lalinde j’ai des amis qui habitent à Sauveboeuf…Enfin je situe ! je suis allée au marché , au centre ville 1 ou 2 fois mais je n’y vais pas souvent, peu de disponibilité..sinon je serais passée te faire un petit coucou ! enfin si j’y retourne je te le dirai..

  • re-bonjour

    J’ai encore une question : je vais donc avoir du crottin de cheval tout frais mais mélangé à rien. Dans quelles proportions faut il ajouter.. des feuilles pour mon cas ?

  • Bonjour Christine,

    Les dimensions que je donne sont des dimensions classiques, mais chacun peut évidemment les adapter en fonction de la place et des matériaux dont il dispose…
    Pour les feuilles, une proportion d’environ 1/3 du volume convient bien.
    Cordialement,
    Gilles

  • Bonjour à toi
    Avant tout merci pour tes informations sur la couche chaude, me concernant j ai fabriquer avec des planches un caisson de 3 mètres de long sur une hauteur de 60 cm, il se trouve dans ma serre, j ai déposé une couche de vieux fumier puis 3 couches de jeune fumier en alternant ce même principe jisqu en haut et en passant bien et en ajoutant à chaque couches de fumier jeune 3 arrosoirs, ma couche à maintenant 5 jours et mon thermomètre affiche 15 degrés et je me pose la question si elle va chauffer ? Faut il que je l arrose ? Et si oui en quelle quantité ? Merci pour ta réponse
    Bonne fin de journée à toi

    • Bonsoir Gérard,

      Difficile à dire… le fumier ancien ne chauffe pas. En principe, il ne faut mettre que du fumier frais mélangé avec de la paille ou des feuilles.
      Et par ailleurs 3 arrosoirs, cela me semble largement insuffisant pour ce volume. Donc oui, tu peux essayer d’arroser beaucoup plus (le fumier doit être vraiment trempé mai sans couler comme précisé dans l’article), mais sans garantie.
      Je précise que la température doit être prise à l’intérieur du tas…

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour Gilles,
    Tout d’abord félicitations pour cette richesse d’information que l’on peut trouver sur ton blog.
    Cette année, je me suis lancé dans l’installation d’une couche chaude avec fumier de cheval puis terreau. Je n’ai pas fait tout à fait ce que tu as décris car j’ai trouvé ton blog apres.
    J’ai eu mon coup de chaud à 83°C puis 23-25° avec des pics de températures de 40° dès qu’un coup de soleil apparaissait.
    J’y ai semé des radis et des carottes. Après une semaine d’absence pour cause de voyage, je m’aperçois que les feuilles de radis commencent à jaunir (je pense manque d’eau) et surtout qu’ils n’ont pas du tout grossi –> je pense qu’ils filent.
    Pour mes carottes, après être bien sorties tout le long du rang, je m’aperçois ce matin qu’il ne m’en reste plus beaucoup (elles font 3 feuilles).
    Par contre, un phénomène récurrent chez moi (que ce soit en couche chaude ou en carrés potagers) mes niveaux baissent vertigineusement. Dans ma CC, j’ai perdu presque 30cm). Alors que j’avais bien tassé le fumier de cheval.
    Mes questions sont :
    – à quoi est dû ce tassement ?
    – que dois-je faire pour le combler : fumier sur 20cm puis terreau sur 15 ou puis-je aussi y incorporer un compost jeune qui me libérerait un emplacement pour redémarrer un nouveau compost : ce serait alors compost jeune sur 15cm puis terreau sur 20 cm.
    Merci pour test réponses.
    Cordialement.

  • Bonsoir Gilles,
    je suis de Bretagne (Pres de Rennes), je voudrai tenter l’an prochain une couche chaude!
    Vous dites au début pendant 1 mois 25° et ensuite 15/20° mais a peu prés combien de temps? cette température est ce suffisant pour des tomates poivron (légumes du soleil?)
    ensuite qu’elle est l’avantage d’enterrer sa couche chaude et non de faire un grand châssis de 65 cm de hauteur posée sur la pelouse le tout fait en bois de coffrage?, du coup si on commence les semis en février, on doit en refaire une en avril?
    merci pour votre blog

    • Bonjour,

      Cliquez sur le lien en fin d’article (utilisation de la couche chaude) et vous aurez une grande partie des réponses à vos questions.
      Je précise que 15/20°C, c’est la température de la couche, pas de l’air… c’est une température élevée pour un sol.
      Démarrer une couche chaude en avril n’a plus vraiment d’intérêt, ce système permettant justement d’augmenter la température lorsque celle-ci est peu élevée.

  • justement c’est pour l’année prochaine, car je viens de connaitre cela et cela m’aurait trés utile cette année car semi à la maison mais manque de luminosité 🙁 du coup cela pousse pas dur
    je viens de comprendre que toutes les temperatures citées sont celle du terreau et couche chaude et non de l’air
    merci pour vos précieux conseils!!
    quel thermomètre faut il pour la couche chaude? je ne vois pas ou on peut en trouver
    merci

  • Bonjour Gilles,
    J’ai à ma disposition un congélateur bahut vitré sur le dessus que j’ai récupéré sans le moteur, j’ai une ânesse qui produit la matière première.
    Crois tu qu’il soit possible de placer ce congelo en le perçant au fond (perceuse) dans un coin du potager ? Mon mari veut lui mettre un bardage bois de palette pour l’intégrer au paysage. C’est très profond, je pensais y mettre des parpaings au fond ou ??? Son isolation originelle sera elle suffisante ?
    Avant de mettre en oeuvre je voulais avoir ton avis éclairé sur la faisabilité …
    Merci de ton aide

  • Bonjour Corine,
    Mon avis ne peut être éclairé sur la question… étant donné que je n’ai jamais fait cela.
    Cela dit, même si j’avais cette possibilité, je m’abstiendrais.
    Quels sont les composants d’un congélateur ? Comment vont réagir ces composants au contact du fumier et d’eau ? N’y a t-il pas des risques de contamination de certains de ces composants sur les plantes, voire plus largement sur l’environnement ?
    Bref, trop de risques à mon avis.
    Et si ton mari peut faire un bardage en bois, pourquoi ne ferait-il pas plutôt directement un châssis ?
    Bonne journée,
    Gilles

  • Bonjour Gilles.
    Un grand merci pour ce partage qui me ravit car tu as répondu à toutes les questions que je me posais à ce sujet.
    Bonne journée et à bientôt.
    Michel

  • Bonjour Gilles,
    Merci infiniment pour cet article, une mine d’informations, comme à l’accoutumée. J’aimerais faire une couche chaude, seulement je m’inquiète quant à la propagation des maladies via le fumier, qu’on dit décuplées lorsqu’il est enterré. J’imagine que si tu le conseilles, c’est qu’il n’y a pas de risque, et j’aimerais savoir pourquoi. Merci d’avance !

    • Bonjour Aurélie
      Tout d’abord, il ne s’agit pas ici d’intégrer le fumier à la terre, mais de le mettre dans une fosse.
      Il y aura alors un processus de chauffe très important (c’est le but), ce qui détruira tout éventuel élément pathogène… et enfin, les cultures ne seront pas en contact direct avec le fumier (il y a une couche de terreau au-dessus).
      Bref, il n’y a absolument aucun risque.
      Cordialement,
      Gilles

  • bonjour gilles…comme je ne possède pas de fumier,je construit des réchauds avec des herbes foulées et mouillée fraiche ,je sait que les herbes en valent pas le mélange des feuille avec le fumier,mais je me dépanne contre les gelées merci bcp

  • Bonjour, Gilles,

    Merci pour cette page car il est très difficile d’avoir des informations sur les couches chaudes qui soient précises selon les techniques et les matériaux utilisés.
    Cependant, je désespère car mes tentatives (certes récentes) sont infructueuses.
    Voilà mon cas :
    1ere parcelle couche chaude : trou de 60cm de profondeur 40cm de largeur et 70cm de longueur; des cailloux cassés au fond pour le drainage; une couche de brf (mélange de branche en décomposition sur un arbre, branche d’arbuste et de rosier, le tout coupé de plusieurs jours) 30cm; un couche de feuilles épaisses d’arbustes 15cm; un couche de terre huméfiée; le tout recouvert d’une bache plastique avec des trous d’aération. Arrosage au fur et à mesure environ 10 à 15 litres.
    2eme parcelle : trou même dimension ; crotte de bouc (avec peu de paille, peut-être une erreur) sur 10cm; couche de fumier de poule frais 10cm; couche de fumier de poule mis au compost + quelques déchets alimentaires du compost sur 25-30 cm, vieux de pas plus d’un mois et demi; une couche de terre standard; le tout recouvert d’une bache plastique avec des trous d’aération. Arrosage au fur et à mesure environ 10 litres car beaucoup de rétention d’eau au fond.

    Verdict :
    Cas 1 : 8 jours aucune montée en température.
    Cas 2 : 3 jours aucune montée en température.

    Merci pour vos conseils, car après toute mes recherches, le principe a l’air simple et pour le coup je ne comprends pas où sont mes erreurs. Les cas, 2 il est peu être un peu tot pour s’alarmer mais le cas 1 est plus curieux.

    Cordialement,

    Flavien

    • Bonjour Flavien
      Première chose : une couche chaude se fait avec des vitrages (il fait bien moins chaud avec du plastique à cette époque – surtout avec des trous d’aération…).
      Deuxième chose : avec du fumier de cheval (c’est possible avec du BRF mais il doit être tout frais; et pour la crotte de bouc et le fumier de poule, je doute…)
      Cordialement,
      Gilles

  • Gilles,

    Merci pour ces renseignements.
    Les soucis du fumier de cheval, c’est que du coup, ce n’est plus de l’autonomie (du moins pour moi) et la façon de s’approvisionner sur des petites quantités restent à étudier (je garde cette solution en dernier recours).
    Le soucis du BRF frais, c’est que l’époque des semis (de février à avril) ne correspond pas à l’époque de taille (Novembre à janvier).
    Concernant le vitrage, je saisie l’importance pour garder la zone semis en température mais pour l’intérieur du compost qui est enterré à température du sol (10°C), cela influence réellement l’activation?

    Je vais donc laisser quelques jours de plus et si ça ne fonctionne pas, je reverrais ma copie… en m’adaptant aux remarques que vous me faites. : )

    Merci à vous,

    Cordialement,

    Flavien

    • Bonsoir Flavien,
      j’ignore complètement dans quel secteur vous vivez, mais il est souvent facile de s’approvisionner gratuitement en crottin en contactant les haras / centres équestres du coin. J’ai trouvé pour ma part mon bonheur sur leboncoin (! on y trouve vraiment de tout !) avec un particulier qui possède quelques poneys nourris en bio. Donc en effet c’est pas tout à fait autonome, mais ça reste local, et un bon échange de bien contre service. En vous souhaitant une belle continuation !
      Aurélie