La couche chaude est une technique ancestrale simple et peu onéreuse pour gagner plusieurs semaines au potager. Elle permet de cultiver des légumes primeurs et de démarrer des semis plus tôt, sans dépendre d’un chauffage artificiel.
Le principe est le suivant : on profite de la chaleur dégagée par la fermentation d’un fumier frais (idéalement du fumier de cheval). Cette « chauffe » peut monter très haut au départ, puis se stabilise à une température idéale pour semer ou élever des plants, à condition de surveiller et d’aérer régulièrement.
On réalise des couches chaudes de janvier à mars, quand l’envie de jardiner revient plus vite que la température du sol.
Comment faire une couche chaude ?
Matériaux nécessaires
Pour fabriquer une couche chaude, vous aurez besoin des matériaux suivants :

- Des briques, utiles, mais pas indispensables, pour constituer la base enterrée du dispositif ;
- D’un châssis* si possible incliné vers l’avant avec un couvercle vitré permettant une fermeture hermétique ;
- Des paillassons pour éventuellement couvrir les châssis par grand froid ;
- De la paille pour entourer et protéger le dispositif au dessus du sol ;
- Du fumier frais de cheval ou à défaut de vache ou de mouton (mais le fumier de cheval chauffe mieux et plus vite) mélangé à divers débris végétaux.
*Le châssis peut se fabriquer : 4 planches de bois constitueront le coffrage supportant le châssis. La planche de devant fera environ 20 à 25 cm de haut et celle de derrière environ 30 cm. La longueur dépendra de la surface voulue. Les planches latérales, découpées en biais (20 à 25 cm d’un côté et 30 cm de l’autre) feront 1m30 de longueur (la largeur du châssis). Des cadres vitrés (en bois ou en métal) de 1m30 x 1m formeront le couvercle du châssis ; Leur nombre dépendra de la longueur de la couche.
Montage pas à pas
La couche chaude devra être orientée plein sud.
- Commencez par creuser une fosse de 30 à 60 cm de profondeur et de 1m30 de large. La longueur sera variable selon la surface souhaitée.
- Placez les briques sur les côtés de la fosse.
- Remplissez la fosse d’un mélange de fumier frais (par frais on entend « récent »… et donc apte à chauffer) et de divers déchets végétaux (pour ma part, j’ajoute des feuilles). Tassez et arrosez copieusement mais sans détremper (si l’on presse une poignée du mélange dans la main, l’eau ne doit pas s’écouler).
- Placez le châssis au dessus de la fosse ainsi remplie.
- Mettez ensuite 20 cm de terreau par-dessus le fumier.
- Entourez le tout de bottes de paille pour limiter les pertes de chaleur.

Température de la couche chaude : comprendre le « coup de feu »
Si la couche chaude est correctement constituée, le processus de fermentation démarrera rapidement pour atteindre 60 à 70°C au bout de 7 à 10 jours (selon la composition de la couche, le temps, le taux d’humidité) – on appelle cela le « coup de feu ».
Avertissement : ne semez pas et ne plantez pas pendant le « coup de feu »Après le démarrage de la fermentation, la température peut grimper très haut (souvent 60 à 70 °C). Attendez que le terreau redescende et se stabilise autour de 25 °C avant d’effectuer les semis, de placer des terrines ou godets de semis, ou de planter dans la couche.
Combien de temps dure une couche chaude ?
La durée utile dépend surtout du volume de fumier, de sa « fraîcheur », de l’humidité et du froid extérieur. Dans les bonnes conditions, on profite en général d’une phase « idéale » d’environ un mois, quand le terreau reste vers 20–25 °C.
Ensuite, la couche continue souvent à fournir un fond de chaleur (souvent autour de 15–20 °C) pendant plusieurs semaines. C’est moins spectaculaire, mais encore très utile pour endurcir des plants ou poursuivre des cultures déjà démarrées.
Mon conseil : ne raisonnez pas au calendrier, raisonnez au thermomètre. Tant que vous avez une température régulière et que vous savez aérer, la couche « travaille » pour vous.
| Phase | Température typique | Durée indicative | Ce que vous faites |
|---|---|---|---|
| Démarrage | Montée rapide | 1 à 3 jours | Arrosage si nécessaire, contrôle quotidien, vérification de l’étanchéité du châssis |
| « Coup de feu » | 60 à 70 °C | 7 à 10 jours | Vous attendez, vous surveillez, vous aérez dès que le soleil chauffe |
| Phase idéale | 20 à 25 °C | Environ 1 mois | Semis, repiquages, élevage de plants, aération quotidienne |
| Fin de chauffe | 15 à 20 °C | Plusieurs semaines | Culture en cours, endurcissement progressif, protection nocturne si besoin |
Semis et cultures sur couche chaude
La couche sera utilisée pour :
- élever des plants au chaud (utile par exemple pour une culture de tomates précoces) ;
- semer directement des légumes primeurs (carottes courtes, navets, épinards, radis, etc.) ;
- cultiver en primeur des plants achetés (ou semer en intérieur par exemple) de salades ou choux-fleurs par exemple.
Une surveillance quotidienne de la couche chaude est impérative :
- La température doit être régulièrement contrôlée en utilisant un thermomètre à compost dans le terreau. Elle ne doit pas dépasser 25°C.
- Dès que le soleil brille, la température peut monter très vite à l’intérieur du dispositif. Il faut alors ouvrir les châssis dans la journée et les refermer le soir.
- Les paillassons posés sur les châssis pour les nuits fraîches doivent être retirés de bonne heure le matin, ceci pour éviter l’étiolement des plantes.
Où mesurer la température (pour ne pas se tromper)Mesurez la température dans le terreau (pas uniquement l’air sous le châssis). Enfoncez un thermomètre à compost à environ 10 cm de profondeur, plutôt au centre de la couche.
Un jour de soleil, l’air peut grimper très vite alors que le terreau reste correct. C’est justement là que l’aération fait toute la différence.
Les utilisations de la couche chaude sont développées plus en détail ici.
Erreurs fréquentes et dépannage
Une couche chaude, c’est simple… à condition de ne pas la laisser vivre sa vie comme un tas de compost livré à lui-même. Voici les soucis les plus courants et quoi faire.
- Ça chauffe trop : ouvrez plus tôt, aérez davantage, vérifiez l’étanchéité (un châssis trop « parfait » peut faire grimper l’air très vite au soleil).
- Ça ne chauffe pas : fumier trop vieux, mélange trop sec ou trop mouillé, tassement insuffisant. Réhumidifiez si c’est sec, ou ajoutez des matières plus « chauffantes » si le fumier est fatigué.
- Plants qui filent (étiolement) : manque de lumière et excès de chaleur. Retirez les paillassons tôt le matin et aérez dès que le soleil apparaît.
- Gel nocturne : remettez paillassons/couverture le soir et pensez à isoler les côtés (bottes de paille, comme vous l’indiquez déjà).
Peut-on faire une couche chaude sans fumier ?
Oui, c’est possible, mais il faut garder en tête un point simple : ce qui chauffe, c’est une fermentation. Donc, sans fumier, il faut un mélange de matières organiques suffisamment « actives », en bon volume, avec une humidité correcte, sinon la montée en température sera plus lente… ou très timide.
Remplacer le fumier par du BRF : dans quels cas ça marche

Le BRF peut fonctionner, surtout si vous en mettez une quantité suffisante et que le mélange reste humide (sans être détrempé).
Dans la pratique, on obtient souvent de meilleurs résultats quand le BRF n’est pas seul, mais associé à des matières plus « chauffantes » (déchets verts, matières plus fraîches), afin de lancer la fermentation.
Mon conseil : si vous partez sur BRF, fiez-vous au thermomètre. L’objectif n’est pas de battre des records, mais d’obtenir une chaleur stable et exploitable pour vos semis ou cultures primeurs.
Conclusion
Avec une couche chaude bien montée et un thermomètre pour garder le cap, vous gagnez vraiment du temps sur la saison. Ce n’est pas une technique « magique », mais un coup de pouce très fiable : un peu de fumier, un peu de bon sens, et beaucoup moins d’attente devant un sol glacé.
Concrètement, vous pouvez vous en servir de deux façons : soit pour y élever des plants bien au chaud, soit pour y démarrer des cultures primeurs directement dans le terreau. Ensuite, tant que la température reste stable et que vous aérez correctement, la couche continue de travailler pour vous. Et, plus tard encore, elle pourra même être utilisée pour y cultiver des légumes gourmands…
Pour des exemples concrets et des idées selon les légumes, je vous détaille tout ici : Cliquez ici pour en savoir plus sur l’utilisation de la couche chaude.
Allez, je n’en dis pas plus… il est temps de se mettre au travail pour un potager naturel sain et productif !
Comme d’habitude vos commentaires et questions sont bienvenus.
FAQ : la couche chaude
Voici les réponses aux questions qui reviennent le plus souvent, pour vous lancer sans hésiter.
Qu’est-ce qu’une couche chaude, exactement ?
Une couche chaude est un dispositif qui utilise la chaleur de fermentation d’un fumier frais, enfermée sous un châssis, pour réchauffer un lit de terreau. L’objectif est de démarrer des semis et des cultures plus tôt, quand le sol est encore froid.
Quel fumier choisir pour une couche chaude ?
Le plus pratique est généralement le fumier frais de cheval, car il « chauffe » vite. À défaut, on peut utiliser du fumier de vache ou de mouton, mais la montée en température peut être plus lente et moins marquée. Dans tous les cas, l’important est d’avoir un fumier récent, pas déjà composté.
À quelle température monte une couche chaude et quand peut-on semer ?
Au démarrage, la fermentation peut provoquer un « coup de feu » qui grimpe très haut (souvent autour de 60 à 70 °C). Je vous conseille d’attendre que le terreau redescende et se stabilise vers 25 °C avant de semer ou planter. C’est ce repère qui évite de « cuire » vos semis.
Combien de temps dure une couche chaude ?
La phase la plus intéressante correspond souvent à environ un mois, quand le terreau reste autour de 20–25 °C. Ensuite, la couche continue fréquemment à donner un fond de chaleur (souvent 15–20 °C) pendant plusieurs semaines, ce qui reste utile pour poursuivre des cultures ou endurcir des plants. Le meilleur arbitre, c’est le thermomètre, pas le calendrier.
Quelles cultures et quels semis faire sur couche chaude ?
Vous pouvez y élever des plants (en godets ou en terrines) et y démarrer des semis précoces. En pratique, on l’utilise souvent pour gagner du temps sur des plants à repiquer plus tard, ou pour des cultures « primeurs » quand les nuits sont encore froides.
Comment éviter la surchauffe sous le châssis ?
Dès que le soleil apparaît, la température peut monter très vite à l’intérieur, même si le terreau est encore correct. Il faut donc aérer en journée (ouvrir les châssis) et refermer le soir. Cette simple habitude fait souvent la différence entre des plants trapus et des plants qui filent.
Pourquoi mes plants s’étiolent-ils sur couche chaude ?
L’étiolement vient presque toujours d’un duo : trop chaud et pas assez lumineux. Retirez les paillassons tôt le matin, aérez dès que ça chauffe, et évitez de maintenir une température inutilement élevée. Une couche chaude sert à avancer la saison, pas à faire pousser des spaghettis verts.
Un thermomètre est-il indispensable ?
Pour moi, oui : c’est l’outil qui vous évite les mauvaises surprises. Un thermomètre à compost permet de mesurer dans le terreau (pas seulement l’air), et de décider quand semer, aérer ou protéger la nuit.






Bonjour, article très intéressant et complet.
Je viens de réaliser une couche chaude pour la première fois il y a quelques jours. Je l’es réalisée en plusieurs couches successive de BRF frais, fumier de lapin frais et tonte de gazon sur environ 50 cm de hauteur, 2.70 mètre de large + 10 cm de terreau (compost), dans une serre. Je souhaite m’en servir principalement pour effectuer mes semis et les rempoter durant les mois de mars, avril et mai. De ce que j’ai compris, l’efficacité de la couche chaude sera d’environ 1 mois ? Comment faut t’il faire pour relancer l’activité de la couche chaude lorsqu’elle ne sera plus efficace, de façon a ce que cela dure jusqu’en mai environ ? Merci
Cordialement.
Bonjour Dorian,
Le but d’une couche chaude est d’augmenter de façon conséquente la chaleur lorsque les températures sont fraîches… par la suite, et plus encore dans une serre, le soleil se charge de chauffer tout cela… Et, même si les températures dans la couche ne sont plus aussi élevées après 1 mois, elles demeurent suffisantes, et parfaitement adaptées (entre 15 et 20°C) pour le développement des plants… Relancer le processus de chauffe engendrerait au contraire des températures très élevées ; bien trop pour de jeunes plants… Ce n’est donc tout simplement pas recommandé.
Cela dit, s’il y a des risques de gelées, des voiles de protection sont alors nécessaires pendant la nuit.
Voyez l’article complémentaire sur l’utilisation de la couche en lien en fin d’article.
Cordialement,
Gilles
Bonjour et merci pour les infos ,
Ma couche chaude fait 1.30 sur 10m est elle dite sourde . Je l utilise pour faire mes semis en godet . Cette année je l ai faite le 31 janvier elle est monté à 65 degrés et est à présent descendu à 38 . Je l ai faite en lasagne , c est à dire une couche de fumier frais une couche de déchets végétaux et fais ainsi en effectuant 6 couches. Ma question est la suivante, dois je la réactiver maintenant afin d avoir une température en surface suffisament chaude pour mes solanaces (qui ont déjà germé) mais pour leur fournir une chaleur superieur à 20 ou j attends qu elle se stabilise à 30? La nuit j ajoute un p17 mais est ce suffisant ?
Bonjour Caroline,
Réactiver la couche maintenant risquerait d’engendrer des températures bien trop élevées pour de jeunes plants… Mieux vaut donc simplement couvrir avec du P17 (éventuellement plusieurs couches si des nuits froides sont annoncées).
Bonjour,
J’ai fait mes premières couches chaudes cette année. Mais ça a viré à la catastrophe : les Semis ont jaunis et ont crevé (émanations d’amoniaque?).
J’ai recommencé cette fois en couvrant la couche chaude avec une bâche plastique, nettement mieux.
Y a t il une autre chose à faire pour éviter ces déboires ?
Merci
Nathalie
Bonjour Nathalie,
J’ignore ce qui a pu se passer… il est donc difficile de vous répondre…
Mais, en suivant les conseils figurant ici et ceux de l’article « Utiliser la couche chaude », ça devrait bien se passer.
Sinon, je ne vois pas en quoi couvrir avec du plastique serait nettement mieux… Et ce n’est pas la période pour faire une couche… l’hiver arrive.
Cordialement,
Gilles
Bonsoir Gil, merci pour toutes ces infos. Je pensais me procurer un thermomètre à compost , pensez vous que se soit nécessaire ( et avez vous un conseil pour l’achat),où suffit il de patienter 8 jours …
Bonjour Daniéle,
Un thermomètre à compost (le texte en bleu dans l’article est un lien…) permet de connaitre avec précision la température.
Ce n’est pas indispensable (on peut aussi le faire au ressenti en mettant la main dans la couche)… mais c’est mieux.
Bonjour,
D’après quels critères as-tu défini la cote de 1,30 m ?
J’aurai mis plus court. 1,10 m par exemple pour 2 raisons:
– on peut ainsi accéder plus facilement aux plans et plantations sans rentrer dans les châssis.
-cela permet de réutiliser du bois de palettes qui fait 1 20 m pour la réalisation.
Cordialement.JL.
Bonjour Jean-Louis,
J’ai de longs bras… mais va pour 1 m 10…
Cordialement,
Gilles
Merci pour cet article intéressant. De mon côté je ne décaisse pas pour faire une couche chaude. Comme je coffre en bois je dois sûrement perdre de la chaleur mais j’avoue que c’est moins de boulot :). Mais avec pas mal d’air qui pénètre dans la couche chaude, le fumier se décompose bien et la quasi totalité peut être utilisée en terreau pour semis l’année suivante.
est ce que l’on doit vidé la couche chaude a l’automne?
bonjour moi c’est Herve du Périgord vert voila je voudrais tester la couche chaude mais quand la commencer sa serait pour pour semer tomate concombre etc et les laisser grandir dedans le temps que les gelée passent j’ai commencer a faire mon caisson sous ma serre et j’ai à disposition du fumier de cheval frais merci a mes petits shetland !! et es que je peux le mélanger a du brf merci de vos réponses
Rebonjour Gilles, désolée mais je n’ai pas précisé que je souhaiterai utiliser du crottin de cheval le plus frais possible que je pourrai ramasser dans des champs en faisant mes ballades car je pense qu’il y aurait trop de produits vétérinaires dans du fumier que je pourrai récupérer dans un centre équestre car j’en ai plusieurs à proximité de chez moi puisque j’ai la chance d’habiter en basse Normandie dans la manche au bords de mer. Merci beaucoup
Bonjour Line,
Il faut utiliser du fumier, c’est à dire un mélange de crottin et de paille (ou autre litière), pour que ça chauffe correctement.
Cela dit, de plus en plus de centres équestres sont sensibilisés à la santé naturelle pour les chevaux et privilégient les antibiotiques naturels par exemple… je vous invite à vous renseigner auprès des responsables en question.
Cordialement,
Gilles
Bonjour je suis habituée à planter mes graines dans plusieurs petites serres dans la maison. Mais c’est très compliqué je viens de découvrir le système de couche chaude et cela m’intéresse beaucoup car j’ai du fumier de cheval frais à disposition que je ne peux pas utiliser directement dans mon jardin apparemment. J’ai quasiment tout le matériel nécessaire sauf le foin/paille est-ce indispensable ? Merci
Gilles,
Merci pour ces renseignements.
Les soucis du fumier de cheval, c’est que du coup, ce n’est plus de l’autonomie (du moins pour moi) et la façon de s’approvisionner sur des petites quantités restent à étudier (je garde cette solution en dernier recours).
Le soucis du BRF frais, c’est que l’époque des semis (de février à avril) ne correspond pas à l’époque de taille (Novembre à janvier).
Concernant le vitrage, je saisie l’importance pour garder la zone semis en température mais pour l’intérieur du compost qui est enterré à température du sol (10°C), cela influence réellement l’activation?
Je vais donc laisser quelques jours de plus et si ça ne fonctionne pas, je reverrais ma copie… en m’adaptant aux remarques que vous me faites. : )
Merci à vous,
Cordialement,
Flavien
Bonsoir Flavien,
j’ignore complètement dans quel secteur vous vivez, mais il est souvent facile de s’approvisionner gratuitement en crottin en contactant les haras / centres équestres du coin. J’ai trouvé pour ma part mon bonheur sur leboncoin (! on y trouve vraiment de tout !) avec un particulier qui possède quelques poneys nourris en bio. Donc en effet c’est pas tout à fait autonome, mais ça reste local, et un bon échange de bien contre service. En vous souhaitant une belle continuation !
Aurélie
Bonjour, Gilles,
Merci pour cette page car il est très difficile d’avoir des informations sur les couches chaudes qui soient précises selon les techniques et les matériaux utilisés.
Cependant, je désespère car mes tentatives (certes récentes) sont infructueuses.
Voilà mon cas :
1ere parcelle couche chaude : trou de 60cm de profondeur 40cm de largeur et 70cm de longueur; des cailloux cassés au fond pour le drainage; une couche de brf (mélange de branche en décomposition sur un arbre, branche d’arbuste et de rosier, le tout coupé de plusieurs jours) 30cm; un couche de feuilles épaisses d’arbustes 15cm; un couche de terre huméfiée; le tout recouvert d’une bache plastique avec des trous d’aération. Arrosage au fur et à mesure environ 10 à 15 litres.
2eme parcelle : trou même dimension ; crotte de bouc (avec peu de paille, peut-être une erreur) sur 10cm; couche de fumier de poule frais 10cm; couche de fumier de poule mis au compost + quelques déchets alimentaires du compost sur 25-30 cm, vieux de pas plus d’un mois et demi; une couche de terre standard; le tout recouvert d’une bache plastique avec des trous d’aération. Arrosage au fur et à mesure environ 10 litres car beaucoup de rétention d’eau au fond.
Verdict :
Cas 1 : 8 jours aucune montée en température.
Cas 2 : 3 jours aucune montée en température.
Merci pour vos conseils, car après toute mes recherches, le principe a l’air simple et pour le coup je ne comprends pas où sont mes erreurs. Les cas, 2 il est peu être un peu tot pour s’alarmer mais le cas 1 est plus curieux.
Cordialement,
Flavien
Bonjour Flavien
Première chose : une couche chaude se fait avec des vitrages (il fait bien moins chaud avec du plastique à cette époque – surtout avec des trous d’aération…).
Deuxième chose : avec du fumier de cheval (c’est possible avec du BRF mais il doit être tout frais; et pour la crotte de bouc et le fumier de poule, je doute…)
Cordialement,
Gilles
bonjour gilles…comme je ne possède pas de fumier,je construit des réchauds avec des herbes foulées et mouillée fraiche ,je sait que les herbes en valent pas le mélange des feuille avec le fumier,mais je me dépanne contre les gelées merci bcp
Bonjour Gilles,
Merci infiniment pour cet article, une mine d’informations, comme à l’accoutumée. J’aimerais faire une couche chaude, seulement je m’inquiète quant à la propagation des maladies via le fumier, qu’on dit décuplées lorsqu’il est enterré. J’imagine que si tu le conseilles, c’est qu’il n’y a pas de risque, et j’aimerais savoir pourquoi. Merci d’avance !
Bonjour Aurélie
Tout d’abord, il ne s’agit pas ici d’intégrer le fumier à la terre, mais de le mettre dans une fosse.
Il y aura alors un processus de chauffe très important (c’est le but), ce qui détruira tout éventuel élément pathogène… et enfin, les cultures ne seront pas en contact direct avec le fumier (il y a une couche de terreau au-dessus).
Bref, il n’y a absolument aucun risque.
Cordialement,
Gilles
Merci infiniment Gilles pour cette réponse très complète !
Bonjour Gilles.
Un grand merci pour ce partage qui me ravit car tu as répondu à toutes les questions que je me posais à ce sujet.
Bonne journée et à bientôt.
Michel
Bonjour Corine,
Mon avis ne peut être éclairé sur la question… étant donné que je n’ai jamais fait cela.
Cela dit, même si j’avais cette possibilité, je m’abstiendrais.
Quels sont les composants d’un congélateur ? Comment vont réagir ces composants au contact du fumier et d’eau ? N’y a t-il pas des risques de contamination de certains de ces composants sur les plantes, voire plus largement sur l’environnement ?
Bref, trop de risques à mon avis.
Et si ton mari peut faire un bardage en bois, pourquoi ne ferait-il pas plutôt directement un châssis ?
Bonne journée,
Gilles
Bonjour Gilles,
J’ai à ma disposition un congélateur bahut vitré sur le dessus que j’ai récupéré sans le moteur, j’ai une ânesse qui produit la matière première.
Crois tu qu’il soit possible de placer ce congelo en le perçant au fond (perceuse) dans un coin du potager ? Mon mari veut lui mettre un bardage bois de palette pour l’intégrer au paysage. C’est très profond, je pensais y mettre des parpaings au fond ou ??? Son isolation originelle sera elle suffisante ?
Avant de mettre en oeuvre je voulais avoir ton avis éclairé sur la faisabilité …
Merci de ton aide
Merci pour cette astuce
justement c’est pour l’année prochaine, car je viens de connaitre cela et cela m’aurait trés utile cette année car semi à la maison mais manque de luminosité 🙁 du coup cela pousse pas dur
je viens de comprendre que toutes les temperatures citées sont celle du terreau et couche chaude et non de l’air
merci pour vos précieux conseils!!
quel thermomètre faut il pour la couche chaude? je ne vois pas ou on peut en trouver
merci
Bonjour,
Un thermomètre de compost (comme celui-ci par exemple) convient très bien pour mesurer la température d’une couche chaude.
Bonsoir Gilles,
je suis de Bretagne (Pres de Rennes), je voudrai tenter l’an prochain une couche chaude!
Vous dites au début pendant 1 mois 25° et ensuite 15/20° mais a peu prés combien de temps? cette température est ce suffisant pour des tomates poivron (légumes du soleil?)
ensuite qu’elle est l’avantage d’enterrer sa couche chaude et non de faire un grand châssis de 65 cm de hauteur posée sur la pelouse le tout fait en bois de coffrage?, du coup si on commence les semis en février, on doit en refaire une en avril?
merci pour votre blog
Bonjour,
Cliquez sur le lien en fin d’article (utilisation de la couche chaude) et vous aurez une grande partie des réponses à vos questions.
Je précise que 15/20°C, c’est la température de la couche, pas de l’air… c’est une température élevée pour un sol.
Démarrer une couche chaude en avril n’a plus vraiment d’intérêt, ce système permettant justement d’augmenter la température lorsque celle-ci est peu élevée.
Bonjour Gilles,
Tout d’abord félicitations pour cette richesse d’information que l’on peut trouver sur ton blog.
Cette année, je me suis lancé dans l’installation d’une couche chaude avec fumier de cheval puis terreau. Je n’ai pas fait tout à fait ce que tu as décris car j’ai trouvé ton blog apres.
J’ai eu mon coup de chaud à 83°C puis 23-25° avec des pics de températures de 40° dès qu’un coup de soleil apparaissait.
J’y ai semé des radis et des carottes. Après une semaine d’absence pour cause de voyage, je m’aperçois que les feuilles de radis commencent à jaunir (je pense manque d’eau) et surtout qu’ils n’ont pas du tout grossi –> je pense qu’ils filent.
Pour mes carottes, après être bien sorties tout le long du rang, je m’aperçois ce matin qu’il ne m’en reste plus beaucoup (elles font 3 feuilles).
Par contre, un phénomène récurrent chez moi (que ce soit en couche chaude ou en carrés potagers) mes niveaux baissent vertigineusement. Dans ma CC, j’ai perdu presque 30cm). Alors que j’avais bien tassé le fumier de cheval.
Mes questions sont :
– à quoi est dû ce tassement ?
– que dois-je faire pour le combler : fumier sur 20cm puis terreau sur 15 ou puis-je aussi y incorporer un compost jeune qui me libérerait un emplacement pour redémarrer un nouveau compost : ce serait alors compost jeune sur 15cm puis terreau sur 20 cm.
Merci pour test réponses.
Cordialement.
Bonjour,
que le tas baisse c’est normal, et bon signe ; c’est le même principe qu’un compost (fermentation et décomposition des matières organiques).
on ne comble pas une couche chaude mais on la renouvelle chaque année.
Bonjour à toi
Avant tout merci pour tes informations sur la couche chaude, me concernant j ai fabriquer avec des planches un caisson de 3 mètres de long sur une hauteur de 60 cm, il se trouve dans ma serre, j ai déposé une couche de vieux fumier puis 3 couches de jeune fumier en alternant ce même principe jisqu en haut et en passant bien et en ajoutant à chaque couches de fumier jeune 3 arrosoirs, ma couche à maintenant 5 jours et mon thermomètre affiche 15 degrés et je me pose la question si elle va chauffer ? Faut il que je l arrose ? Et si oui en quelle quantité ? Merci pour ta réponse
Bonne fin de journée à toi
Bonsoir Gérard,
Difficile à dire… le fumier ancien ne chauffe pas. En principe, il ne faut mettre que du fumier frais mélangé avec de la paille ou des feuilles.
Et par ailleurs 3 arrosoirs, cela me semble largement insuffisant pour ce volume. Donc oui, tu peux essayer d’arroser beaucoup plus (le fumier doit être vraiment trempé mai sans couler comme précisé dans l’article), mais sans garantie.
Je précise que la température doit être prise à l’intérieur du tas…
Cordialement,
Gilles
Bonjour Christine,
Les dimensions que je donne sont des dimensions classiques, mais chacun peut évidemment les adapter en fonction de la place et des matériaux dont il dispose…
Pour les feuilles, une proportion d’environ 1/3 du volume convient bien.
Cordialement,
Gilles
re-bonjour
J’ai encore une question : je vais donc avoir du crottin de cheval tout frais mais mélangé à rien. Dans quelles proportions faut il ajouter.. des feuilles pour mon cas ?
Elle est sympa cette vieille video sur la couche chaude …
bonjour Gilles
J’ai 2 châssis de 100×50 , mon mari m’a donc gentiment fait des trous de cette taille et de 40 cm de profondeur pour un et l’autre 45cm. Je vais avoir du fumier tout frais très vite. Vu la place je peux mettre des briques plutôt que des parpaings ? Je pense que oui si c’est pour les rongeurs…Et la taille de mes châssis ça va aller car tu parles d’1m et quelques de largeur ?
En tout cas merci pour ton site très intéressant et bien fait . Je connais un peu Lalinde j’ai des amis qui habitent à Sauveboeuf…Enfin je situe ! je suis allée au marché , au centre ville 1 ou 2 fois mais je n’y vais pas souvent, peu de disponibilité..sinon je serais passée te faire un petit coucou ! enfin si j’y retourne je te le dirai..
On peut se passé des gros parpaings dans le sol.
On peut en effet s’en passer ; mais ça peut aussi protéger des rongeurs… en présentant l’avantage de résister un peu mieux à la détérioration que du bois.
Mais les rongeurs sont sous la terre à cette période. Ça résiste mieux mais ça ne s’en va pas non plus… Dans ma vidéo ci-dessus, un châssis démontable en bois est posé sur le fumier (qui est chaud au cœur, et je doute que les rongeurs soient assez intrépides pour s’y aventurer).
La couche refroidit… et croyez-moi, les rongeurs aiment alors y trouver refuge, et c’est justement lorsque les premières cultures se développent !
Quant aux briques, ça s’en va… il suffit de les retirer lorsque l’on en a plus besoin
Après, vous faites comme vous voulez…
bonsoir,
est-il envisageable de faire une couche chaude de ce type dans une serre fermée?
je voudrais faire la couche chaude la semaine prochaine pour semer mes tomates pour faire des plants a repiquer…
dois je couvrir avec un chassis maraicher comme à l’exterieur?
merci d’avance pour la réponse.
Olivier NICOLLE
Bonjour Olivier,
Oui, c’est tout à fait possible, et même encore mieux pour des semis très précoces (janvier).
Il faut en effet également recouvrir avec un châssis (ce qui permet de « confiner » la montée en température).
Par contre, il est alors essentiel de bien veiller à l’aération, car la température peut monter très vite lorsque le soleil perce… aussi, dans ce cas, ouvrez au plus vite la serre ainsi qu’éventuellement les châssis.
Cordialement,
Gilles
Je réside dans l’Oise, et je souhaiterais me lancer dans cette technique de couche chaude.
Où pourrais-je acheter du BRF ou fumier de cheval frais ?
Merci de votre retour.
Nouveau retour d’expérience. Avec le gazon, ça dure moins longtemps que le fumier mais, pour un dépannage, c’est suffisant. Par contre, je me méfierais l’an prochain, il ne faut pas laisser le chassis complètement fermé; erreur de débutant…
La couche de déchet de tonte génère beaucoup plus d’humidité que le fumier et l’association chaleur et humidité, j’aurais dû percuter tout de suite! Mes plants de tomates et de courgettes ont attrapé l’oïdium… Un peu de retard pris, un petit arrosage à 10% de purin de prêle, une semaine de patience et tout est revenu dans l’ordre.
A noter dans un petit coin pour les prochaines fois.
Oui, en procédant ainsi… pourquoi pas ?
Mais toutefois, je ne pense pas que cela chauffe autant que la première fois… ce serait sympa de nous tenir au courant de cette expérience !
Cordialement,
Gilles
Comme convenu, petit retour d’expérience. Il a quand même fallu que j’attende pour tondre car l’herbe n’était pas encore sortie de sa léthargie hivernale. J’ai donc pu récupérer 1 sac et demi de déchets de tonte que j’ai versé dans le chassis par dessus le fumier refroidi. J’ai ensuite disposé des cagettes retournées afin d’y poser mes godets de semis. Ce matin (2 jours après) j’ai constaté que la T° à l’intérieur du chassis était 6°C au-dessus de la T° extérieure.
Reste à savoir si cette T° va encore s’élever et combien de temps va t’elle me protéger des éventuelles gelées…
Suite au prochain épisode.
Bonjour et bravo pour vos précieuses informations. J’ai réalisé cette année, une couche chaude grâce à vos conseil. Malgré des gelées matinales (j’habite dans le 04) j’ai eu pendant une semaine, 15°C de température ambiante à l’intérieur du chassis la nuit, c’est extraordinaire!
Par contre, depuis aujourd’hui, la température ambiante est tombée à 6°C (30°C au coeur de la couche).
Je pense essayer de rajouter du déchet de tonte par dessus le fumier de cheval pour recréer un coup de feu.
Qu’en pensez-vous?
En tous les cas encore bravo et merci.
Bonsoir Autheman,
Alors, c’est possible, mais pas forcément conseillé.
La température ambiante exceptionnellement élevée est due au processus de chauffe… par la suite, cela baisse et c’est tout à fait normal. Ensuite ce qui compte vraiment, c’est la température de la couche ; et la température ambiante devient dépendante de l’ensoleillement (ce qui est naturel et donc, à mon avis, souhaitable – d’ailleurs, n’oubliez pas d’aérer si le soleil tape fort – qu’il fasse moins chaud la nuit est aussi une donnée naturelle…).
Et, si vous avez déjà installé des plants ou des cultures dans la couche, mieux vaut ne pas le faire ; une trop forte remontée de température pourrait détruire ces cultures…
Cordialement,
Gilles
Bonjour et merci pour votre réponse. Effectivement, j’ai déjà mis des semis mais pas dans la couche mais au-dessus dans les godets. Les plants ne sont donc pas directement en contact avec la couche chaude. J’ai déjà des plants de tomates repiqués en godets et des semis de poivrons déjà sortis. J’ai donc peur que si la T° ambiante chute trop la nuit, mes plants subissent des dégâts. Et comme j’ai pu constater que quand le fumier était en chauffe, la T° ambiante était de 15 à 20°C la nuit (idéal pour les semis), je me suis dis qu’en redonnant un coup de feu, mes plants seraient à nouveau dans des conditions idéales. Quitte à surélever mes barquettes de semis et plants pour les désolidariser de coup de chaud.
Cordialement
bonsoir Agnès,
je te remercie de ta proposition, cela aurait été avec plaisir mais j’habite en Dordogne.. peut etre que cela peut interesser quelqu’un de ta région ? en tout cas, c’est très gentil à toi.
Pour Gilles..
des nouvelles si ça t’interesse.. mon installation n’a pas donné l’effet escompté, cela ne chauffait pas du tout, je pense que le fumier récupéré n’était pas aussi frais qu’annoncé.. du coup, ce rehaut accueille mes fraisiers..
je n’ai pas encore semé de salades !! mais je ne désespère pas !
Amitiés,
Odile.
Bonjour,
pour tous et pour Odile en particulier, je ne sais pas dans quel coin vous habitez, moi, je suis en Normandie, j’ai trois chevaux de trait et forcément pas mal de fumier que je donne volontiers, de l’extra-frais, du moins frais et du plus vieux.
Merci pour la mine d’informations de ce blog. Je démarre un potager cette année et j’avoue, que je ne savais pas trop par où commencer.
je suis, avec beaucoup d’attention ,ce que je suis en train de découvrir sur ce blog..couche chaude exct..truc et astuce..et suis vraiment ravis dedecouvrir tout ce savoir-faire partager.merci pour tout ;le printemps s’annonce cette année ,au jardin,, sous de meilleurs hospices.
bonsoir
je viens d expérimenter une couche chaude en brf.
Une couche de 50 cm de H dans une serre en bois de 2m *1m *1m isoler intérieurement.
Je n’ai mis de la terre que d’un cotes sur 1m et 15cm de H.pour un soucie d’aérobie ou non aérobie
température du brf après 1 semaine 65° .
Le matin dans la serre l air et a 20° et monte rapidement a plus de 30°avec un peu de soleil
j ai semer des radis qui on mis 1 jour a germer
le basilic et partie de suite aussi.
je ne sais pas combien de temps la chauffe durera vue que la chaleur de mon brf perd 1°tous les jour .on verra bien !
amitié jeandunts
ps sur FB je viens de faire un groupe jardin brf .il y a quelque photos
Bonsoir Jeandunts,
Merci pour ce témoignage.
La température va baisser rapidement pour se stabiliser autour de 25° (pendant environ 1 mois) puis un peu en dessous de 20° par la suite.
En principe, il vaut mieux attendre que la température ai déjà baissé pour semer…sinon, les semis risquent de filer (température trop élevée par rapport à la luminosité)…dis nous ce qu’il en est…
Peux-tu également nous communiquer l’adresse de ton groupe FB consacré au BRF ? ça m’intéresse.
Cordialement,
Gilles
merci gilles
je te tiendrais au courant des évolutions .
je viens de commencer dans le semis , donc j’expérimente
je pense que sa dois être ça
bonne soirée jeandunts
Super. Je viens de faire une demande pour rejoindre ton groupe.
A très bientôt !
Bonjour Gilles,
J’aime bien ton blog et j’ai une question à propos de la couche chaude et plus particulièrement concernant les châssis.J’ai récupéré de la bâche de serre et je voudrais savoir si cela pouvait remplacer les châssis vitrés ?
Merci pour ton retour
Amicalement
richard
Bonjour Richard,
Merci pour ton soutien.
Une bâche ne chauffera pas aussi bien et retiendra moins bien la chaleur qu’une vitre…je doute que cela suffise.
Amitiés,
Gilles
Bonjour Gilles,
j’espère que tu vas bien.
ton article date de l’an dernier, je suis tombée dessus en cherchant des renseignements au sujet de couche chaude !
Dis moi sans te déranger, si tu en as déjà fait une.. je me suis procuré du fumier de cheval sur sciure.. dit bio. ok.. il était soi-disant frais.. mais problème, il ne chauffe pas !! est-ce normal ? tu vas me trouver nulle mais faut-il qu’il soit recouvert pour qu’il se mette à chauffer, avec terre etc et vitre au dessus ? ou bien m’a-t-on raconté des cracks et il n’est pas si frais que prétendu et que le coup de feu a déjà eu lieu .. peine perdue pour ma couche chaude ???
merci de ton retour ! et à bientot pour les commandes de légumes !
Bonjour Odile,
Merci je vais bien. Et toi ?
En effet, il n’est pas normal qu’il ne chauffe pas…peut-être est-il trop sec ? si c’est le cas, humidifie-le ; et observe ce qui se passe.
S’il est humide, en revanche, il se pourrait bien en effet qu’il ne soit pas aussi frais qu’annoncé…
Mais en cette saison, la vitre est en effet importante pour une montée en température…
A bientôt,
Amitiés,
Gilles
merci, Gilles, de m’avoir répondu.
Je vais bien, et j’attends le printemps de pied ferme !
Il n’est pas sec le fumier qu’on m’a donné, je l’ai eu samedi, je l’ai mis dans le trou creusé. Il est à l’air, et comme tu le sais, il pleut sans arrêt depuis.
J’ai eu un doute lorsque je l’ai récupéré quant à sa fraicheur car la personne qui me l’a donné m’a dit qu’elle l’utilisait pour sa part, tel que, en semis direct pour ses courgettes !
Semer des légumes sur du fumier frais ??
Enfin, pour te dire qu’il faut se lever de bonne heure pour en trouver dans notre coin !! mission impossible !
Pourtant, une jolie petite couche chaude aurait été tellement sympa !
Ok je comprends mieux la situation.
2 jours c’est peu…et compte tenu du temps actuel, frais ou pas, le fumier ne chauffera pas en subissant des trombes d’eau comme ces derniers jours.
Pose des vitres, et s’il est effectivement frais, la montée en température devrait démarrer dans les jours à venir (mais ça peut demander quelques jours, alors patience…).
On peut effectivement semer des courgettes ou autres grosses graines directement dans du fumier frais…les plants se développent très bien mais les risques de maladie sont également plus importants.
Cher Gilles,
ah bon ? me redonnerais-tu un espoir ? C’est normal qu’il ne chauffe pas s’il pleut dessus ?
J’ai bien fait de te poser la question car j’ai failli tout démonter ! depuis samedi je vais bêtement le surveiller très régulièrement sous la pluie mais pas l’ombre d’un réchauffement !
Bon, alors, ce que je vais faire, je vais continuer mon travail, c’est à dire le recouvrir de terre et mettre dessus du compost de feuilles.. je vais essayer de mettre la main sur un chassis (est ce qu’à défaut je peux poser du plastique) ?
Et je te ferai cadeau de ma première salade !!
Merci beaucoup pour tes conseils toujours très avisés.
Amicalement,
odile.
Voilà, fait comme ça ! Mais de préférence avec une vitre (ça réchauffe mieux que le plastique en cette saison).
A bientôt pour déguster ta première salade donc !
oui, .. lol, s’il veut bien chauffer ! mais faut espérer, je te tiens au courant !
bonne soirée.
odile
Le plastique peut il remplacer du verre
bonjour et merci pour tous ces conseils très instructifs, en février que précaunisez vous de semer dans la couche chaude et qu’est ce que le BRF (les branches broyées???)
merci encore
bien à vous
Bonjour Danielle,
En février, dans une couche chaude, vous pouvez semer des carottes, des radis, des navets, des choux-fleurs, des laitues de printemps, des épinards…
Mais vous également y entreposer les premiers plants d’aubergines ou de tomates précoces par exemple.
Oui, le BRF est du broyat de branchages . Plus de renseignements ici : https://www.un-jardin-bio.com/enrichir-sa-terre-avec-le-brf/
Cordialement,
Gilles
Enfin ,maintenant je sais ce que c’est une couche chaude ,mais le problème mon terrain est trop trempé pendant les pluies ,j’avais même des fraisiers qui flottais pour l’instant j’essaie faire de butée ,mais c’est dure
bien à vous Jacky
essaye de cultivé en permaculture tu verras que des avantage renseigne toi sur ce mode de culture
Merci pour votre blog, qui est très bien fait.
On peut essayer le BRF frais à la place du fumier.
Voir:https://lesbrindherbes.org/2013/04/14/sinitier-a-lagroecologie-mode-demploi/
Bonne Journée.
Mary
Bonjour Mary,
Merci pour le compliment et pour le lien !
Oui, le BRF peut remplacer le fumier. Je l’ai d’ailleurs testé avec succès l’an dernier.
Bon dimanche,
Gilles
Bonjour à tous,
Merci pour vos commentaires.
N’hésitez pas à revenir commenter pour partager vos expériences…
Bonne journée,
Gilles
Hello !
Je voudrais partager mon expérience !
Il se trouve que mon nouveau et jeune voisin a deux chevaux et qu’il est heureux de déposer tout son fumier de cheval frais au bord de mon potager en lasagnes végétales : j’ai donc à disposition beaucoup beaucoup de fumier de cheval frais tout au long de l’année !
De septembre à mars : je fais des couches feuilles mortes et broyât et fumier frais et je laisse se décomposer et au moment des plantations je fais un « grand trou » de plantation que je remplis de terreau maison ou de compost pour les pieds de courgettes, aubergines ou choux…
D’avril à septembre : j’entasse et je laisse le fumier se décomposer avant de planter les légumes d’hiver…
Il se trouve que les chevaux ne sont pas soignés aux antibiotiques ni autres médicaments … ouf
Quels résultats au potager avec cet « or brun » !
Bonjour Gilles,
Superbe article !!! Très utile à cette période de l’année 😉
Merci à toi et à très bientôt.
Amicalement
Yannick
Merci pour cette astuce, je crois que je vais en apprendre beaucoup avec votre blog, je pensais justement me faire un châssis
Gibee chez les nuls