Le Fumier au Jardin Bio

Le fumier est utilisé en agriculture depuis la nuit des temps.

Et de nombreux jardiniers amateurs reproduisent ce schéma dans leur potager naturel.

Mais je constate souvent que le fumier est alors utilisé sans discernement, avec parfois des effets très néfastes…

Alors, essayons d’y voir plus clair.

Qu’est-ce que le fumier ?

Le fumier est un matériau issu d’élevages agricoles ou familiaux. Il est constitué de 2 matériaux distincts :

  • Les déjections animales qui sont riches en azote et divers oligo-éléments et qui favorisent donc le développement des plantes ;
  • La paille, ou un autre matériau fibreux utilisé en litière. De par sa teneur en carbone, ce matériau produira l’essentiel de l’humus issu du fumier.

 

Intérêts du fumier

Le fumier est un amendement, dont le rôle est d’améliorer le sol et de permettre ainsi un meilleur développement des plantes cultivées (par opposition aux engrais qui ont pour objectif de nourrir directement les plantes).

Concrètement, il enrichit la terre en humus stable, dont les intérêts sont multiples :

  • il constitue un support de culture riche et équilibré ;
    il rend la terre plus perméable et plus facile à travailler ;
  • il améliore la structure du sol en allégeant les terres lourdes (fumier de cheval) et en donnant plus de corps aux terres légères (fumier de vache) ;
  • il contribue à rendre le sol plus riche en micro-organismes et autres vers de terre.

 

Les différents types de fumier

Chaque fumier a des caractéristiques différentes. Dans l’idéal, on choisira donc l’un ou l’autre en fonction de l’état de son sol, de la période d’apport et des besoins particuliers des plantes cultivés.

Le fumier de vache

Le fumier de vache et autres bovins est un fumier froid, lourd, humide et compact.

Il donnera plus de corps aux terres légères et leur conférera une certaine fraîcheur (intéressant pour les chaleurs estivales).

Le fumier de chevaux, d’ânes ou de mulets

Les chevaux nous fournissent un très bon fumier
Les chevaux nous fournissent un très bon fumier

Le fumier équin est un matériau chaud et léger. Il est idéal pour les terres lourdes qu’il allégera et réchauffera.

Du fait de sa rapide et forte montée en température, on utilisera également ce type de fumier pour la constitution des couches chaudes.

Le fumier de moutons ou de chèvres

Les fumiers ovins sont secs, chauds et particulièrement riches en potasse (ils sont donc notamment intéressants pour les légumes-fruits).

Ils doivent impérativement être compostés car ils risquent de brûler les racines.

Le fumier de porcs

Le fumier de porc n’est en général pas recommandé, car extrêmement froid.

Toutefois, mélangé à d’autres fumiers ou intégré à un compost végétal, il sera intéressant pour fertiliser les courges ou les concombres.

Le fumier de volailles

Le fumier de volailles est très chaud et particulièrement riche en azote (il doit donc être utilisé avec précautions : risques de brûlures des plantes) et en potasse.

Pauvre en humus, il est plutôt considéré comme un engrais qui pourra être utilisé pour booster les plantes à croissance rapide. Mais, de préférence, on l’intégrera au compost.

Le fumier de lapins

Il améliore les sol légers. Vous pouvez l’utiliser au moment du bêchage de votre terrain.

S’il est parfaitement décomposé, épandez-le en fine couche sur la terre, ce qui ne pourra que l’améliorer.

 

Les apports de fumier

Le fumier peut être utilisé de différentes façons :

En compost

D’une manière général, il est préférable de composter le fumier, car il contient des germes pathogènes et des graines d’adventices qui ne demandent qu’à germer.
Il peut être composté seul, mais le mieux est de le mélanger avec d’autres matériaux végétaux (compost plus équilibré).

Outre la quantité de matières organiques supplémentaires, il aidera le compost à chauffer plus vite et accélérera ainsi le processus de décomposition.
Pour son utilisation, voir la fiche compost.

Épandu sur les terres

Il est également possible d’utiliser le fumier comme amendement, pour améliorer un sol (voir plus haut les caractéristiques des différents fumiers).

Fumier de cheval en cours de décomposition
Fumier de cheval en cours de décomposition

A l’automne, épandre le fumier, à raison de 100 à 300 kg pour 100 m2, sur une terre grossièrement travaillée, et laisser en surface car le fumier a besoin d’oxygène pour se décomposer.

Quelques semaines plus tard (donc en hiver), le fumier pourra (mais ce n’est pas obligatoire comme nous allons le voir un peu plus bas) être intégré superficiellement au sol (pas trop profond car l’oxygène est encore indispensable) par un léger griffage.

Avant de l’intégrer au sol, veillez à ce que le fumier soit suffisamment décomposé, sans quoi vous pourriez avoir pas mal de souci de larves parasitaires (taupins, vers blancs tipules…)

De même, s’il est insuffisamment décomposé lors de son intégration au sol,les micro-organismes chargés de le décomposer auront besoin de beaucoup plus d’azote, qu’ils puiseront dans les réserves du sol, au détriment des cultures.

Une approche, plus « perma-culturelle » est possible. Elle est moins risquée et, selon moi, préférable : on laisse le fumier en surface puis, au printemps, on le recouvre de divers matières plus ou moins ligneuses. On continuera ensuite à pailler régulièrement par dessus avec pour objectif une couverture permanente du sol. En procédant ainsi, on pourra s’inscrire dans une pratique de jardinage naturel sans travail du sol (en fait, on laisse les vers de terre travailler pour nous…)

Intégré à des buttes vivantes

Le fumier est un matériau très intéressant pour la constitution de buttes vivantes.

Fumier utilisé dans une butte vivante
Fumier utilisé dans une butte vivante

Pour la constitution de couches chaudes

Utilisez du fumier frais de cheval pour constituer vos couches chaudes (voir ici).

 

Comme d’habitude, vos remarques, questions ou partages d’expérience sont bienvenus. Utilisez les commentaires ci-dessous…

 

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  • Bonjour,
    Le haras de la ville vend et livre du fumier de cheval à très bas prix . J’ai l’intention de me faire livrer en automne pour l’hiver. Il livre par nombre de remorques. Faut-il une couche épaisse ? J’ai un jardin potager de 150m2
    Outre la permaculture comment utiliser ce fumier de cheval au printemps.
    A quel rythme faut-il l’utiliser certains parlent de le faire chaque année d’autres tous les deux ans. Qu’en pensez-vous

    • Bonjour Touati,

      Les quantités conseillés figurent dans l’article (en poids)… à priori, pour vos 150 m2, une remorque sera largement suffisante.
      Le fumier doit être composté pour être utilisé au printemps… donc si ce n’est pas le cas, compostez-le et utilisez-le l’année prochaine (pas besoins de 4 ou 5 ans comme suggéré dans un commentaire plus bas… il a perdu alors une grande partie de son pouvoir fertilisant).
      Sinon, mieux vaut éviter des apports annuels de fumier non composté; tous les 3 ou 4 ans, c’est suffisant.

      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour, je me pose une question par rapport au sujet…
    Sachant que les animaux sont nourris de grains qir la forme de granulés (pour ce que j’en sais des chevaux de club), que ce grains est composé d’on ne sait pus trop quoi dont grains provenant de plantes OGM (tournesol, colza, soja, mais)… l’agriculture biologique, ne devrait-elle pas se poser des questions sur l’épandage d’amendement comme le crottin d’animal?
    Pour ce qui est du tournesol et colza, vous avez sans doute entendu parler des faux OGM ou OGM cachés?

    Merci pour votre retour, cdt

  • Outre les OGM, il y a aussi les médicaments pour chevaux qui sont fortement dosés, les vers intestinaux (on vermifuge les chevaux 2 fois par an mini). Les chevaux sont porteur du tétanos, de la grippe équine etc, etc.
    J’ai possédé des chevaux pendant 35 ans et j’attendais toujours 4 ou 5 ans avant d’utiliser le fumier au potager (transformation complète en compost).

    Cf: http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/04/25/22275-fumier-bovins-potentiellement-dangereux-pour-lhomme

    Des risques sanitaires
    En effet, ils seraient transmissibles à l’être humain par le biais des produits récoltés notamment les légumes verts comme les salades ou les épinards. Certains de ces nouveaux gènes sont aussi présents dans la bactérie Escherichia coli régulièrement mise en cause lors de graves intoxications alimentaires. On se souvient, notamment, du scandale des graines de soja germées bio qui firent près de cinquante morts en Allemagne en juin 2011.
    Utiliser du fumier frais ne me semble pas une bonne idée.

  • Bonjour à tous,

    ah la désinformation !
    Bon, rectifions un peu les choses : les souches d’Escherichia coli en cause étaient finalement d’origine humaine : »L’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) affirme que la souche de la bactérie serait humaine et non d’origine bovine, ce qui expliquerait sa résistance aux antibiotiques »(http://sante.lefigaro.fr/actualite/2011/06/10/10931-ferme-bio-lorigine-lepidemie-bacterie-tueuse).
    Donc, aucun lien avec le fumier…

    Quant à la dernière phrase « Utiliser du fumier frais ne me semble pas une bonne idée »… elle est tronquée ; La voici en entier : « Aussi, s’il est prouvé que le fumier présente un réel danger pour l’homme, mieux vaudrait par précaution limiter son utilisation. «Selon l’état des fumiers, cet amendement représente plus de risques sanitaires qu’un engrais minéral stabilisé», reconnaît Christiane Lambert, numéro trois du principal syndicat agricole français, la FNSEA, en charge des questions de biodiversité. »
    Vous noterez donc le « si » qui change tout… et l’affiliation à la FNSEA, bien connue pour son lobbying chimique…

    Maintenant, pour répondre à Sylvia, la filière bio se pose évidemment des questions… et répond aux éventuels problèmes sanitaires puisqu’il est obligatoire, pour un professionnel, de composter le fumier animal… ce que je conseille également aux jardiniers amateurs.

    Cela dit, un fumier épandu à l’automne sera « purifié » par les gelées… les germes éventuels ne résistant pas, à ma connaissance, à des températures négatives.

    Pour ce qui est des OGM dans l’alimentation animale, je ne vois pas quelle conséquence cela peut avoir sur le fumier… Mais mieux vaut de toute façon utiliser du fumier d’élevage bio, ou tout au moins d’élevage extensif (ce qui est la limite pour qu’un fumier soit autorisé, après compostage, en culture biologique.

    Cordialement,
    Gilles

    • Le problème du fumier issu d’animaux nourris aux OGM peut poser problème… Tout le monde a entendu parlé, je l’espère, de l’étude sur les rats de l’alimentation OGM-Round up… ces pauvres animaux n’y résistaient pas, développant des tumeurs effrayantes au bout de 4 mois… .
      Par ailleurs, l’industrie de l’alimentation animale est une calamité pour l’environnement (il suffit de passer près d’une usine royal canin pour humer cette puanteur qui s’en échappe), et nos chers animaux, curieusement, terminent aussi par succomber au cancer, la maladie de l’ère industrielle.
      L’Amazonie est déforesté de manière dramatique pour ces plantation de soja et maïs transgéniques qui non seulement tue les sols, mais met en danger l’équilibre climatique, les ressources et la biodiversité de ces territoires et l’habitat des Peuples autochtones. Évidemment utiliser du fumier ne changera pas l’alimentation des pauvres animaux…
      Mais tout ce qui a un lien avec ces plantes pleines de round up ne devraient rien avoir affaire dans le bio à mon avis.
      Le round-up dont les plantes sont aspergées plusieurs fois n’est pas filtré par les pauvres intestins des animaux.
      C’est un produit rémanent et persistant que l’on retrouve des années durant dans la Nature…

      • Bonjour,
        L’étude du professeur Seralini dont vous parlez a été démontée. En principal argument, qui pourrait suffire à rejeter toute étude – et reconnu par Seralini lui-même ! – la taille de l’échantillon : trop faible pour être significatif, dans un sens ou dans l’autre. Il y a d’autres points « douteux » dans son étude mais tant qu’un contre-expertise avec un échantillon plus large (et une souche de rat moins sensible aux tumeurs aussi) ne sera pas faite on parlera dans le vent. Cette contre-expertise a été demandé par L’ANSES (et par Seralini aussi), mais elle n’a toujours pas été faite.

      • Pour répondre à certains ( es ) si vous employer du fumier issu de centres ou autres qui donnent des produits non contrôlés .et autres médicaments chimiques ..c’est sûr qu il faudrait un temps de repos avant utilisation
        Mais il existe du fumier de cheval…sans médocs…..et produits chimiques..
        Comment ??
        Tout simplement en donnant au chevaux une alimentation saine : Herbes..foin…(en sachant l ‘origine ))
        Et produits naturels comme l ‘ail…thym..romarin..sauge..pommes carottes……huiles essentielles….etc comme médicaments et compléments incorporer à leur alimentation

  • Oui, évidemment…
    Mais il ne faut raison gardée Sylvia :
    Il y a une différence entre consommer au quotidien des produits OGM (qui plus est en quantités importantes) et récupérer du fumier issus d’animaux ayant consommé quelques granules de céréales OGM (auxquels je suis bien sûr farouchement opposé) ; car en élevage extensif, le gros de l’alimentation demeure le pâturage ou le foin et les granules ne sont qu’un complément…
    Par contre, le fumier d’élevages intensifs industriels, dont les animaux sont effectivement nourris « artificiellement » est à proscrire (et n’est d’ailleurs pas autorisé en bio).
    Par ailleurs, je ne connais pas d’éleveurs épandant du roundup sur une prairie… ce serait absurde et contre-productif.

  • Merci pour votre réponse Gilles.
    Pour ma part je reste sceptique… car il ne s’agit pas de qqs granules, au vu des tonnes de soja GM qui arrivent par paquebot en France. chaque année.
    D’ailleurs, pas mal d’articles abordent ces questions de l’alimentation animale OGM.
    « Que sait-on au juste du devenir des transgènes et des protéines transgéniques des végétaux consommés par les animaux ? Les retrouve-t-on dans les œufs, la viande, le lait ? En 2003, le gouvernement français a refusé de subventionner la phase finale d’un projet de recherche qui aurait permis d’apporter un premier élément de réponse. Manque d’argent ? Manque d’intérêt scientifique ? Le point sur ce dossier.» http://www.infogm.org/Produits-d-animaux-nourris-aux-OGM
    Y aurait-il une différence entre manger de la viande d’animaux nourris aux OGM et manger des légumes qui ont poussé sur du crottin d’animaux élevés aux OGM?
    La question reste posée… alors que les d’OGM (dont la moitié sont importé d’Amérique du Sud) sont présents dans 80% des élevages français. Bien sûr pas dans le bio.
    http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE88K0A620120921
    Donc pour moi, l’agriculture biologique devrait inscrire dans son cahier des charges l’obligation d’utiliser du crottin d’animaux élevés en bio!
    Il faudrait aussi signaler que les animaux sont nourris également au tourteau issu de Colza ou Maïs français… pour la plupart des OGM cachés! (tournesol et colza servent à l’alimentation humaine, animal et à la fabrication des agrocarburants! (Xavier Belin a fait sa spécialité et on lui doit d’avoir poussé le gouvernement à accepter les fermes usines aux milles vaches, qui permettront d’écouler le tourteau de Sofiprotéol.)
    http://www.liberation.fr/debats/2015/03/20/colzas-et-tournesols-genetiquement-modifiesla-contamination-a-commence_1224897

    • Désolé, mais vous mélangez tout Sylvia.
      Je me répète : « quelques granules dans les élevages EXTENSIFS »…
      Ce n’est évidemment pas le cas des élevages intensifs, dont le fumier est de toute façon interdit en bio…

      Mais l’objectif de cet article était surtout de présenter les différents fumiers… pas de débattre sur les OGM.

      Bonne soirée,
      Gilles

  • Merci Gilles.
    débat terminé. donc.
    Je ne mélange pas tout : j’extrapole. J’anticipe. Je pose des questions. Je lis et me tiens au courant et je partageais mes doutes.
    Mais merci pour votre article fumier.
    Et les autres.
    Bonne soirée. Sylvia

    • Les questions posées sont intéressantes.
      Et ce petit débat a permis de poser certaines limites (reconnues en bio) à la provenance du fumier : pas de fumiers d’élevages intensifs !
      Pour les élevages extensifs, chacun fera en son âme et conscience… étant personnellement convaincu que cela ne pose pas de problème. L’idéal étant bien sûr du fumier bio (mais les volumes sont insuffisants à couvrir la demande…)
      Cela dit, les OGM sont une plaie (à tel point que cela vient contaminer cet article sur le fumier…) On est bien d’accord.

      A bientôt,
      Gilles

  • bonjour a tous
    le blog a l’air très complet et plein de bonnes info,bref je récupérer un terrain qui est bâché depuis un an.comment l’enrichir maintenant,avant de semer?
    on vient de me livrer du crotin de cheval,je ne peux pas m’en servir tout de suite?
    MERCI

    • Bonjour Dalila,

      Il est en effet déconseillé d’épandre du fumier frais au printemps… le mieux est donc d’incorporer votre fumier à un tas de compost ou de démarrer un nouveau compost avec ce tas. Vous pourrez l’utiliser à partir de l’automne prochain.
      Pour ce qui concerne la fertilisation pour cette année, tout dépend de la qualité de la terre et de son passif…
      Je ne peux donc y répondre ici. Mais vous pourrez trouver des indications plus précises de fertilisation en fonction de votre sol dans Mon Potager au Naturel.
      Sachez également que je propose des prestations de conseils justement adaptées à vos conditions de cultures (sol, climat,environnement…)
      Je peux toutefois d’ores et déjà vous dire c’est que si la terre était au repos pendant plusieurs années, une fertilisation n’est pas forcément nécessaire cette année.

      Cordialement,
      Gilles Dubus

  • Bonjour
    On a dans notre jardin de carré de potager mon père voudrait mettre du fumier. Lequel devons nous choisir sachant que l’on fait pousser que des légumes ( radis, carotte, salade, tomates, courgette…)
    Merci.

  • Je plante ces jours ci un pecher et un abricotier

    Que mettre en fumure de fond ? j’ai du fumier de mes brebis du printemps (bio) j’ai aussi de la corne ?
    Merci de vos conseils

  • Bjr
    j’ai 1 jardin de 200m2 j’ai mis du fumier de cheval sur toute la surface 4 à 5cm d epaisseur. Ce jardin n’a jamais eu de fumier j’ai aussi coupé 2 pêchers . Est ce que la quantité est suffisante ? Qu’elles sont les conséquences si la terre est trop fumée?
    Le fumier de cheval utilisé à 8 mois et est composé de crottin et de copeaux. Merci

  • Bonjour Noëlle,

    A priori c’est largement suffisant… mais ne connaissant pas ni la texture, ni l’état de votre sol, ma réponse est forcément hasardeuse…
    Trop de fumier peut entraîner des parasitismes ainsi que des déséquilibres dans les cultures… mais s’il est composté, ces risques sont bien moindres.

    Cordialement,
    Gilles

  • Bonjour Gilles,
    Nous sommes horticulteurs et nous produisons sous serres des plantes annuelles. Nous envisageons de pailler avec du fumier de cheval (Nous avons un petit éleveur à 2 pas de chez nous).
    Avez vous quelques conseils ou recommandations supplémentaires à nous donner ou bien pouvez vous nous recommander un ouvrage ou un site pour débuter?
    Merci
    Marie-Hélène

  • Bonjour Gilles,
    J’ai 6 carrés potagers paillés toute l’année avec du foin bio. J’ai fait l’erreur en mars de mettre une couche de crottin de cheval non décomposé sur mes plus anciens carrés, sous le paillage (je n’avais pas encore lu vos articles!). Au moment de planter fin mai, j’ai bien évidemment eu la mauvaise surprise de retrouver mes crottins intacts, d’autant que nous avons eu très peu de pluie ce printemps. J’ai malgré tout planté mes légumes-fruits qui de ce fait ont eu une croissance sacrément retardée par rapport aux carrés exempts de crottins. J’ai fini début juillet par retirer l’excédent de crottin pour le mettre à composter sur un tas. Mes légumes pour la plupart semblent avoir repris le dessus. Que me conseillez-vous de faire à l’automne, sachant que je souhaite si possible maintenir un paillage tout l’hiver pour éviter le travail du sol et la pousse de mauvaise herbe? J’envisageais de remettre le crottin en couche sous le paillage, aura t’il assez d’oxygène pour finir de se décomposer? Je précise que mon potager est au repos tout l’hiver je ne reprends les cultures qu’au printemps.
    Merci et bravo pour votre blog !

  • Bonjour Gilles,
    Merci pour tous les enseignements que je trouve dans votre blog.
    Aujourd’hui je suis allée chercher du fumier de cheval chez mon voisin, qui a deux ou trois chevaux. Le fumier n’est pas décomposé, les crottes sont encore visibles, et la paille est encore fraîche. J’hésite entre :
    – l’étendre sur les parcelles non cultivées, peut-être le recouvrir de feuilles et attendre que l’automne et l’hiver passent pour l’enfouir au printemps s’il est suffisamment composté. Le risque étant tout ce que vous avez dit au sujet des parasites.
    – ou bien le mettre en tas pour le composter, si besoin en y incorporant mon tas actuel de compost. Et au printemps m’en servir pour mes cultures de tomates par exemple.
    C’est la première fois que j’ai du fumier. A vouloir l’utiliser tout de suite en paillage, est-ce que je risque de faire une erreur?

  • Gilles, je voudrais rajouter un élément à ma question.
    Vous dites que le fumier agit comme un amendement, c’est à dire qu’il modifie la structure du sol (en mieux car le mien est argileux), et non comme un simple engrais. Donc, ne faut-il pas laisser au fumier le temps d’être intégré doucement et progressivement plutot que par à coups au printemps? Ce qui plaiderait pour un épandage maintenant?
    Si on m’avait dit il y a deux seulement qu’une question de fumier occuperait mon cerveau….
    Merci Gilles pour votre réponse si vous avez le temps, et de toutes façons merci.

  • Je voulais dire par là est-ce qu’on utilise le fumier comme pour le brf : on le met en paillage et on le laisse se décomposer doucement et il finit par s’intégrer tout seul.
    Plutôt que comme un engrais qui serait immédiatement disponible pour les plantes.
    J’ai peur de n’être pas très claire. Mais je crois que je vais me ranger à votre avis, laisser ce tas de fumier se décomposer en tas et on verra au printemps.
    Merci!

    • Si, je comprends mieux. Mais votre réflexion concerne donc la façon de l’utiliser (enfouissement ou non), pas la période d’épandage en temps que telle. Et, le compost peut tout à fait être simplement épandu (comme un paillage) : les plantes « naissantes » vont puiser directement dans ce compost immédiatement à disposition (puisqu’en surface), qui peu à peu s’intégrera au sol, nourrissant encore la plante en développement (elle y puisera selon ses besoins… le reste du compost contribuera à améliorer le sol).
      Cela dit, si votre sol est maintenant à nu, mieux vaut probablement épandre le fumier maintenant, pour protéger le sol…

  • Bonjour !
    J’ai un petit potager (5m2 environ) que j’ai fais l’année dernière. J’ai étalé mon compost à moitié fini puis du terreau par dessus pour ne pas le voir. Mes plants ont poussés un peu lentement, mais donne bien (surtout les courgettes et les concombres). Je ne ferais rien cet hiver et je pensais étaler mon compost sur ma terre pour le laisser se finir en surface. Pour enrichir ma terre que je pense un peu appauvrie, je me demandais si je ne pourrais pas mettre un peu de fumier (vu ma surface, entre 5 et 10kg). Étant donné que ma terre est assez argileuse et dense si très riche vers de terre, je pensais partir sur du fumier équin après avoir lu votre article.
    Mes questions étaient donc :
    Puis-je épandre le fumier directement sur le compost cet automne et le laisser à l’air libre ?
    Et suis-je obligé de le pailler au printemps ?

    Un grand merci pour votre site, très bien fait et très riche en informations !

    • Bonjour Yolène
      Plutôt que d’épandre du compost à moitie fait à l’automne, laissez-le finir sa maturation. Vous l’épandrez au printemps prochain, peu avant la mise en place des cultures (car en l’épandant maintenant, vous allez perdre une partie des éléments nutritifs qu’il contient)
      Et, en attendant, épandez directement le fumier. Il n’est pas obligatoire de le couvrir… mais c’est mieux.
      Bonne journée
      Gilles

  • Bonjour,
    Ne voyant pas les commentaired après celui de Martine datant du 11 février 2018, je ne peux répondre à votre réponse et suis obligée de faire un nouveau commentaire.

    Merci pour votre réponse rapide ! Une amie à moi a 2 ânes et je vais voir si elle peut me donner un peu de fumier cet automne.
    Mon compost est assez jeune et n’a pas plus d’un an. Pourrais-je le mettre au prochain printemps juste avant les plantation même s’il n’est pas complètement fini ? Il me semblait que ça ne posait pas de problème car ce qui n’était pas encore décomposer le ferait lentement en pleine terre…

    Pour le paillage : d’accord mais dois-je pailler avant ou après avoir mis mon compost si je le met ? Et si après, dois-je retirer le paillage puis repailler ?

    Un grand merci pour tout vos conseils ! 🙂

  • Bonjour, je souhaiterais apporter du fumier a mes buttes de culture qui contiennent beaucoup de bois et de broyat. Est ce que je peux le faire maintenant (avec du fumier frais de vaches ) ou bien est ce que c’est déjà trop tard ?… Je pensais le laisser simplement en surface, il y a beaucoup de vie dans les buttes ! Merci pour vos articles ! Bonne soirée. Géraldine

  • Bonjour
    Je suis étonnée de lire certains commentaires et je comprends qu’on puisse s’y perdre .
    Il faut savoir qu’un fumier qui n’est pas compost a besoin d’oxygène pour « mûrir » , donc ne pas le recouvrir de terre . Surtout si votre terre est argileuse comme chez moi . L’intérêt de le mettre vers le mois de novembre , fin du mois environ , car les pluies , le gel , et le temps…permettront à ce fumier d’enrichir la terre . Oui cela modifie en bien la terre mais c’est long , plusieurs hivers sont nécessaires . Mais attention ensuite n’importe quel légume n’appréciera pas cet apport . Seuls les gourmands l’apprécierons .
    C’est pour cela qu’il ne faut pas recouvrir de fumier toutes ses parcelles mais les faire se succéder est une excellente idée , ainsi il sera gardé des parcelles plus appauvries dont les haricots verts apprécieront car ils ont horreur du terreau et fumier et engrais , où ils vont pourrir donc ne pas lever . Nous sommes nombreux à avoir vécu cela .
    Pour en revenir au fumier , personnellement je n’utilise pas de fumier frais dont les formes de crottés sont visibles mais celui qui a déjà maturé ou on peut voir encore de la paille mais où les excréments sont délités et mêlés à la paille . Je le pose sur ma terre et durant l’hiver le temps fera le reste : il entrainera les éléments nourriciers et il évite de laisser une terre à nu .
    Il est intelligent de faire une réserve de fumier glané par ci par là et de le stocker en tas , il pourra ainsi attendre la fin de l’automne pour refaire ce que j’ai écrit plus haut , ou bien de le garder un an de plus et obtenir du terreau . Dans ce cas tout ayant disparu , crottes , paille .
    Un tas de fumier peut se garder 2 ou 3 ans si au départ on a un énorme tas dans lequel s’organisera une vraie vie . Pas besoin de le recouvrir .
    Il y a quelques années j’ai découvert cela avec un paysan qui déversait ses litières de vaches avec son tracteur . Un endroit a fini par ne plus être accessible et au bout de trois ans c’est devenu un terreau . Mais attention il est trés fort , donc en mettre sur son jardin avec parcimonie et ne pas oublier que certains n’aiment pas les apports .
    Sur le tas de fumier il est intéressant de cultiver la citrouille ou le potimarron . Les artichauts aiment la proximité du tas de fumier . Le planter à proximité peut s’avérer intéressant , ainsi que la rhubarbe .
    Voilà j’espère vous avoir éclairé avec mon expérience .
    Un jardinier ne doit pas être pressé et bien connaître sa terre . N’étant partie de rien j’ai mis une dizaine d’années à comprendre les bases du jardinier car je me suis entêtée à apprendre en lisant plutôt que par mon expérience .
    Donc laissez parler votre fibre de jardinier et n’oubliez jamais qu’avec le fumier le trop est l’ennemi du bien .
    Amusez vous et jardinez , c’est une excellente thérapie contre tout .
    Pensées amicales à ceux qui me liront .

  • Une question à propos du fumier (frais) de cheval : plutôt que l’apporter à un tel dosage en fin de saison, n’est-il pas possible d’en épandre, à faible dosage au fil de la période de culture ? Et, si oui, quid dudit dosage ?