Comment se forme l’humus stable

Quelques définitions

Amendements organiques :

Apports de matières organiques aux sols tels que fumiers, lisiers ou compost.

Matières organiques :

Le BRF participe à l'élaboration d'un riche humus de type forestier...
Le BRF participe à l’élaboration d’un riche humus de type forestier…

Terme général qui concerne l’ensemble des substances d’origine végétale ou animale qui sont présentes  dans un sol, de diamètre inférieure à 2 mm. On distingue les matières organiques fraîches, les composés préhumiques, les substances humiques et la biomasse microbienne.

  • matières organiques fraîches : débris animaux ou végétaux peu décomposés ( fragments de racines, paille, fumier …)
  • composés préhumiques : composés biochimiques libres ou incorporés dans les substances humiques, issus d’une transformation des matières organiques fraîches et susceptibles d’évoluer vers des composés humiques
  • substances humiques : composés macro-moléculaires élaborés dans le sol , aux propriétés de colloïdes. Elles se lient aux argiles en formant un complexe organo-minéral ( le complexe argilo-humique )
  • biomasse microbienne  : représente la quantité de “carbone vivant” contenue dans les microbes du sol, essentiellement bactéries et champignons
  • humus : fraction humifiée et colloïdale des matières organiques des sols.

 

Formation de l’humus

On distingue trois processus :

  1. minéral, il se produit lors de la désagrégation des roches dues aux intempéries.
  2. dans les résidus des plantes et des animaux morts, provoqués par l’intermédiaire des organismes végétaux et animaux inférieurs, tels que les algues, les bactéries, les champignons et les protozoaires.
  3. unification et combinaison des résultats du premier et second processus, par les larves des insectes et les vers de terre.

 

 Processus minéral

Il commence par une dissolution et une désagrégation. Les constituants des roches ( quartz, mica, feldspath etc…. ) se décomposent sous l’effet de la désagrégation par l’eau, l’air, la chaleur et le froid.

Les produits finaux qui en résultent sont la silice, les oxydes d’aluminium, de fer, de magnésium et les sels alcalins de calcium, de sodium et de magnésium. Sous l’action de l’eau, ils deviennent des colloïdes instables qui retournent facilement à l’état cristallin.

Sous certaines conditions apparaissent alors des minéraux tout à fait nouveaux : les minéraux argileux secondaires. Colloïdaux, ils ont une capacité extraordinaire à retenir l’eau.

 

Second processus

C’est la transformation des résidus végétaux et animaux dans la partie organique de l’humus.

Cette partie organique de l’humus, qui donne aux sols leur couleur sombre, est une remarquable substance vitale. Toute une foule de minuscules organismes est occupée à produire le sombre humus à partir des restes des végétaux morts, du bois et de la cellulose aussi bien que des protéines animales te végétales.

Il y a une répartition du travail très bien organisée entre les algues, les bactéries et les champignons, recevant et transmettant  des substances aux stades appropriés, de telle façon qu’à partir des restes des végétaux et des animaux les plus divers, il en résulte finalement un humus uniforme.

Les deux processus de formation des minéraux argileux et de l’humus en tant que substances vivantes et colloïdales peuvent être facilement perturbés et même arrêtés par des pratiques incorrectes en agriculture : monoculture, abattage total des bois, et surtout par la fertilisation au moyen d’engrais chimiques. 

 

Troisième processus

Les forces vitales du végétal-animal agissent sur les minéraux argileux ( 1er processus ) et sur l’humus à l’état colloïdal ( second processus ) .

Ces substances sont mangées par la faune du sol : cloportes, acariens, larves des insectes , et surtout les vers de terre. Ces créatures dévorent la terre, elles cherchent des endroits où les deux substances précédentes sont produites. Leur vie consiste à combiner les deux substances au moyen de leur processus digestif et métabolique pour donne un humus stable.

Combinée avec l’azote, le calcium etc…, cette nouvelle substance est absorbée par les racines des plantes comme nourriture. 

 

 

 

  • Les os des animaux devraient être broyés avant de les mettre dans le compost car sinon ils ne se désagrègent pas rapidement , suffit de voir dans les cimetières , les os restent longtemps en terre .
    Bonne journée Gilles cordialement
    Marie-Christine

    • Bonjour Marie-Christine,
      L’article sur la formation de l’humus concerne les processus de la nature, sans intervention humaine, et non la confection du compost. Les êtres vivants qui interviennent dans ces processus sont des invertébrés.
      Votre remarque est évidemment correcte pour la confection du compost.
      Très cordialement
      Jeantou

  • C’est beau c’est beau cet article !! Il est adressé à des initiés super initiés…
    beaucoup plus que moi certainement!! J’ai pas compris grand chose!!
    Il faut mettre des os au compost?