Réconciliez-vous avec le liseron

Le liseron est l’ennemi de beaucoup de jardiniers. Il est vrai qu’il est particulièrement difficile de se débarrasser de cette plante envahissante.

Pourtant, le liseron, comme toute forme de vie d’ailleurs, a ses raisons d’être.

Aussi, dans l’optique d’un potager naturel, nous allons déjà apprendre à mieux connaître le connaitre…

 

Qu’est-ce que le liseron ?

Liseron

 

Le liseron est une vivace rampante dont les feuilles sont caduques. Il fait partie de la famille des convolvulacées.

En France, on rencontre principalement 2 espèces spontanées de liserons appartenant à 2 genres distincts :  le liseron des champs (Convolvulus arvensis) et le liseron des haies (Calystegia sepium).

*citons également le liseron commun (Ipomea purpurea) – c’est l’ipomée, fréquemment cultivée dans le sud de la France et pouvant aussi être très invasive.

Le liseron aime à s’enrouler autour des plantes avoisinantes, les étouffant et les privant ainsi de lumière et d’une partie des éléments nutritifs présents dans le sol.

Mais le liseron ne se trouve pas là par hasard…il peut même s’avérer utile !

 

Les vertus du liseron

Au jardin

Une plante indicatrice

Le liseron indique un sous-sol tassé et une terre riche en azote. Il s’installe notamment sur les sols manquant de silice afin justement de remédier à ce manque…

Un plante très mellifère

Fleurissant de juin à octobre, le liseron attire de nombreux insectes pollinisateurs (dont les abeilles qui sont friandes de ses fleurs au parfum d’amande), favorisant ainsi les productions de fruits et de légumes fruits (tomates, concombres, poivrons, aubergines, courges…), sans parler de l’aspect ornemental de ses petites fleurs blanches, du plus bel effet…

Une plante-engrais

Grâce à ses racines plongeantes, le liseron est une plante riche. La plante entière (sans les racines) séchée pourra être apportée au compost qu’elle enrichira en azote et divers oligo-éléments.

En phytothérapie

Le liseron contient notamment des glucosides, des tanins et des mucilages.

Ces composants actifs sont extraits des sommités fleuries (en été) ou des rhizomes (à l’automne) pour en faire des préparations aux vertus laxatives et diurétiques.

Les feuilles de liseron écrasées et appliquées sur les furoncles les font éclater.

 

D’accord, mais je souhaite quand même l’éliminer (au moins en partie)

Les opérations de binage ou de sarclage, en coupant ses rhizomes, multiplient le liseron…Il faut donc appliquer d’autres méthodes pour en venir à bout…

Sous-solage

Les rhizomes du liseron plonge en profondeur dans un sous-sol tassé. Les agriculteurs ont souvent recours au sous-solage pour décompacter le sous-sol et éliminer ainsi le liseron.

Vinaigre au pied

Verser du vinaigre au pied du liseron en viendrait à bout…N’ayant jamais testé cette méthode, vos témoignages sont bienvenus…

J’avoue toutefois ne pas y être très favorable : les organismes vivant dans le sol ne doivent pas vraiment apprécié !

Les cultures nettoyantes

Culture d’engrais verts

Un mélange seigle – vesce semé à l’automne et fauché au printemps suivant, en couvrant le sol, mais aussi et surtout en le travaillant en profondeur, élimine une grande partie des liserons.

De même, les oeillets d’Inde cultivés en engrais verts d’été auraient raison du liseron.

Pommes de terre

Ma culture de pommes de terre nouvelles aura pour effet d'empêcher une grande partie des repousses de liserons...
Ma culture de pommes de terre nouvelles aura pour effet d’empêcher une grande partie des repousses de liserons…

Les pommes de terre ont un effet nettoyant du sol.

Ainsi, cultiver des pommes de terre à la suite d’un engrais vert s’avère être une solution efficace contre le liseron.

Travail à la grelinette

On peut également venir à bout du liseron en travaillant le sol à la grelinette.

Il convient alors de soulever les racines et de les laisser sécher avant de les mettre au compost.

Couvrir le sol

 

Nous l’avons eu : le liseron témoigne donc d’un sol, ou plus exactement, d’un sous-sol tassé.

En couvrant le sol, avec des matériaux diversifiés, nous allons favoriser la vie dans ce sol, et notamment des vers de terre…

Ces mêmes vers de terre vont se charger alors de travailler la terre, à différentes profondeurs, la rendant ainsi plus souple et aérée.

Finalement, le liseron n’aura plus de raison d’être… et disparaîtra, naturellement.

Bon, ok, cela va demander un peu de temps (probablement plusieurs années) et un petit coup de main (arrachez au passage un maximum de repousses – ce qui est plus facile dans une terre couverte qu’à nue – cela contribuera également à épuiser le liseron).

Mais c’est bien ainsi que vous parviendrez peu à peu, à un potager naturel digne de ce nom, et indemne de plantes envahissantes !

 

 

 

 

Et vous, tolérez-vous le liseron dans votre jardin ? Et sinon, quels moyens utilisez-vous pour l’éliminer ?

  • Après des années de lutte “inutile” ou à l’effet moindre, je laisse désormais évoluer le liseron. Je n’arrache que les tiges ( racines comprises, c’est le plus efficace) les plus gênantes, comme celles qui envahissent les framboisiers où la plante trouve là de solides tuteurs. Et je préciserais, par rapport à cet article complet, que le liseron adore les terrains argileux ( car riches en azote ;))
    A bientôt, Bruno.

    • Après 2 ans d’efforts, j’ai finalement réussi à débarrasser complètement mon jardin biologique du liseron qui y proliférait. Voici la technique que j’ai mis au point.
      Lorsqu’un liseron sort de terre, je le laisse atteindre une dizaine de centimètres. Alors je creuse légèrement la terre tout près de la plante en prenant soin de ne pas endommager les racines. Puis je place dans cette cavité une pellicule moulante, genre Saran Wrap ou Stretch and Seal, d’environ 30 par 30 cm, ensuite j’y couche le liseron ; si celui-ci est plus long, on peut l’enrouler sur la pellicule et l’y maintenir à l’aide d’une petite binette. Puis je vaporise sur le liseron de l’eau de Javel pour bien le mouiller. Je referme la pellicule pour y emprisonner la plante et j’enterre légèrement le tout pour ne pas que ça parte au vent. Le liseron va absorber l’eau de javel et faire mourir les racines jusque dans ses profondeurs. `
      Une fois par semaine au cours de la belle saison j’ai ainsi fait le tour du jardin pour empoisonner l’envahisseur. Au début il devait bien y avoir plus d’une centaine de liserons qui y poussaient. Progressivement les repousses ont diminués pour finalement disparaître complètement au bout de 2 ans. Cette technique est vraiment efficace et n’a pas contaminer le sol. Les nombreux vers de terre en témoignent. On ramasse les sachets de pellicule lorsque le liseron y est bien mort.

      • Merci Marc-Yvan pour ce témoignage,
        Pour les lecteurs français, les pellicules moulantes dont il est question sont des films étirables utilisés pour les denrées alimentaires.
        Une petite remarque tout de même : je doute fort que l’eau de javel soit sans effet sur la vie du sol; Ok les vers de terre sont présents, mais il y a un bien d’autres organismes vivants dans le sol…

        • Merci du commentaire Gilles. Suis bien conscient de l’impact de l’eau de javel sur le sol, c’est pourquoi j’enveloppe avec précaution le liseron dans la pellicule étanche afin de contaminer le sol le moins possible. Ainsi le produit toxique devrait se limiter autour des racines. Je considère que c’est un moindre mal eu égard à la nuisance qu’amène le liseron au jardin.

  • Bonjour Gilles,
    Ton point de vue sur le liseron est très intéressant car quel jardinier n’a pas en horreur le liseron ? ça me fait penser à une conférence de Gilles Clément que j’avais été voir. L’homme est un éternel pressé qui veut contrôler au plus vite son milieu. Alors que s’il laisse faire la nature (mais ça peut prendre des décennies) certaines plantes comme le liseron vont prendre le dessus et au fil du temps vont être remplacées par d’autres plantes. La strate arborée va prendre le dessus au final.

    Personnellement dans mon ancien potager j’ai tenté de m’en débarrasser à la grelinette, en gros je passais 1 heure par m² pour oublier des racines qui ont refait des plantes. Une bonne leçon !!

    Sinon juste un petit oubli du ‘i’ à “sepium” (mes restes de cours de botanique…)

    Très bonne journée
    Aurélien

    • Bonjour Aurélien,

      Merci pour ton commentaire et ta petite correction (je vais rectifier cela).

      J’en profite pour te rappeler qu’un petit article de botanique rédigé par tes soins serait fort bienvenue…

      Bonne journée à toi,
      Gilles

  • Merci pour cet article très intéressant car j’ai plein de liserons chez moi et je vais en profiter aussi!!! (mon mari va être ravi ;))

  • ce qui m’est arrivé avec le liseron l’année de la sécheresse 1976 : j’ai préparé mon jardin en juin, repiqué bettes et laitues, puis suis partie tout l’été, pour 2 mois, sans que quiconque vienne arroser mon jardin. C’était l’année de la sécheresse. A mon retour, que vois-je ? une jungle de liseron dans ce jardin ! je m’attelle à tout enlever, et oh ! surprise ! dessous : mes bettes, dans une fraicheur humide, avaient grandi, même si ce n’était pas de façon extravagante. Le liseron leur avait fait une toiture touffue. Soit, les laitues végétaient, mais n’étaient pas mortes … sans une seule goutte d’eau.

      • En effet, mais l’année dernière le liseron a recouvert deux rangées de pommes de terre et ainsi maintenu un taux d’humidité trop important en début d’automne et fait pourrir les pommes de terre.
        Je vais essayer cette année de faire des structures en branches de roseaux pour les faire grimper, car j’ai commis l’erreur fatale de biner la terre et je les ai multiplié !

  • Salut Gilles,

    Je ne connaissais pas vraiment les vertus du liseron et je faisais partie de ceux qui ne l’aiment pas vraiment.. Je vais peut être lui laisser une (petite) place maintenant.

    Pour le retirer du jardin par contre, j’ai une méthode qui fonctionne pas mal (et d’ailleurs valable pour toute les adventices à racines profondes). J’opère sur de jeunes pousses ainsi leurs racines ne sont pas encore inextirpables et surtout j’agis après une bonne pluie en tirant bien par la base (c’est plus solide ici). Ca vient tout seul !

    A bientôt,
    Romain.

  • Bonjour,
    Je vais témoigner dans le même sens que Raya.
    En 2011, année de sécheresse aussi en Dordogne (Périgord Vert). En été, je me suis motivée pour enlever le liseron et la potentille qui couvraient toutes mes fleurs basses. Dessous, les fleurs étaient bien, mais nous les voyions plus.
    Mais, après avoir enlevé liseron et potentille, au bout de qq jours, toutes ces fleurs se sont mises à dépérir, malgré l’arrosage : Vive le liseron!
    Sais-tu si la potentille a les mêmes vertu que le liseron? car si le liseron ne me gêne pas, la potentille est difficilement contrôlable du moins dans mon jardin potager et ornemental.
    Merci pour ton blog très intéressant.

    • Bonjour ami périgourdin !

      Je confirme la sécheresse en 2011 en Dordogne (je suis à la limite entre périgord pourpre et périgord noir)
      Désolé, je ne connais pas vraiment la potentille et ne peux donc te dire si elle a des vertus au jardin…

      A bientôt,
      Gilles

  • Bonjour Gilles et bonjour à tous,

    Personnellement, je pense que le liseron fait partie de ses choses avec lesquelles nous devons faire avec, j’ai moi-même finit par renoncé à m’en débarrasser car je pense que c’est beaucoup d’énergie et de temps pour pas grand chose.

    D’autant qu’il y a des façons moins épuisantes pour nous, et qui peuvent déjà nous faciliter le travail que tu nous présente parfaitement ici comme la pomme de terre …

    Merci à toi pour cet article très enrichissant
    A bientôt
    Yannick

  • Bonjour, mon secret que je partage :
    Rien de tel qu’un bon paillis ou mulch pour éviter liserons ou autres adventis (appelées à tort mauvaises herbes). Pour le paillis éviter le foin qui peut contenir des graines, préférer de la paille ou de la tonte de gazon, c’est tout simple. Les fanes des légumes montés, les feuilles mortes… Le principe est de rendre à la Terre ce qu’elle a produit. Cultiver des engrais verts et les coucher : un bon mulch qui apporte l’azote. De plus, vous constaterez que votre Terre va s’ameublir : aspect “couscous”. Le paillis ou mulch en sus d ameublir, réduit les arrosages, désherbe et fertilise.
    LoStas

    • J’oubliais :
      Grâce au paillis ou mulch, fini le bêchage, binage, motoculteur, sarclage, fraisage…
      Vous allez découvrir le jardinage sans travail du sol grâce à la culture sur paillis, mulch, couverture végétale ou engrais verts.
      Je vous recommande la 2ème édition du guide de Dominique Soltner dans la collection Sciences et Techniques Agricoles” : http://www.soltner.fr/pdf/pros-jardin.pdf
      A présent, c’est à vous de partager ce secret.
      LoStas

      • Bonjour,

        Le mulch ne fonctionne pas, le liseron passe à travers et envahi tout,
        Ceci est la parole de quelqu’un qui a fait et qui test depuis 5 ans toute solution.
        je n’ai pas essayé le sac plastique, ni trouver la plante qui peux empoisonné le liseron naturellement.

  • on peut planter une baguette au pied du liseron afin que celui ci grimpe sur celle ci epargnant ainsi les autres divers legumes sectioner les boutons de fleurs pour qu’il ne graine pas et a l’automne le pulvériser avec du purin d’ortie richement dosé 20cl pour un litre (deux verres) pour enlever de la vigueur a la plante cette opération sur plusieurs année donne de bon resultat ne pas oublier de mettre un peu de vinaigre au pied du bâton après avoir pulvérisé le purin d’orties …bonne cultures a tous 🙂

      • Un truc que je ne comprends pas : comment une plante comme le liseron peut-elle enrichir le sol en silice puisque le silicium ne peut pas se puiser dans l’atmosphère ? Au contraire de l’azote ! D’ou vient cette silice, alors ? Du sol ? Mais alors quel est l’avantage ?

          • Naturellement présente ? donc le liseron arrive avec sa silice, dans la graine je suppose…
            Non, non 1000 fois non, la silice est bien tirée du milieu (et donc principalement du sol), simplement elle est difficilement accessible ou sous une forme non assimilable, le liseron lui est spécialisé dans son assimilation et la rend facilement disponible pour les autres plantes à la fin de son cycle végétatif. le fait qu’un élément soit rare n’est pas forcement un problème tant qu’il circule vite au sein du système, le problème survient lorsque il est bloqué.

            • Totalement d’accord avec vous, bravecounass, le Silice est un élément chimique et ne peut donc pas être crée ni détruit sans modifier le noyau atomique, ce qui relève de la physique nucléaire… Ceci dit oui, le silice peut être présent dans le sol, mais sous une forme difficile à fixer par les autres plantes. On peut être docteur et même s’appeler Rudolf Steiner et dire des bêtises de temps en temps, et on (nous tous) peut aussi dire des bêtises en mal interprétant ces messieurs… A part ce petit détail, j’ai trouvé cet article très utile pour faire la paix avec le liseron qui envahi mon jardin potager. Merci ! 🙂

              • Merci pour cette confirmation Suzana
                Et je pense que c’est moi qui ai mal interprété les explications lus… et qui de toute façon n’y comprends pas grand chose (je suis jardinier, pas physicien nucléaire)… mai la silice n’est-elle pas présente dans tout corps ??? merci de m’éclairer à ce sujet.

              • Il y a toujours de la silice de partout, c’est un des minéraux les plus abondants sur terre, le quartz etc. c’est du SiO2 il y en a plein de partout, pas absolument en larges quantités à la surface, mais dès qu’on atteint la roche mère c’est plein! de silice et autres minéraux d’ailleurs!
                Toutes les plantes sont composées de silicone, donc en partie de silice. Si il n’y avait pas de silice il n’y aurait pas une seule plante…
                Je pense personnellement que le liseron ou d’autres plantes qui rechargent le sol en silice font ça par symbiose avec des insectes/bactéries/champignons et avec des racines d’autres arbres qui eux peuvent atteindre la roche mère.
                Et que, va savoir exactement comment, la microbiologie des sols est un sujet bien trop peu étudié de nos jours, cela amène du silice utilisable à la surface.
                Le problème est que la forme minérale, SiO2 n’est pas très absorbable pour les plantes, elles peuvent clairement le décomposer avec l’acide des racines, si les plantes poussent dans le murs, c’est qu’elles arrivent à le sortir du mur (et pleins d’autres minéraux). Mais ça demande du travail, pas toutes les plantes font ça très bien, c’est souvent les ‘mauvaises herbes’ qui savent le mieux pousser dans les murs, elles ont pris l’habitude de décomposer la pierre directement.
                Sinon dans le sol, j’ai tendance à penser que les plantes qui amènent de la silice dans le sol (et ce principe devient applicable aux plantes qui sont connues pour amèner d’autres minéraux), en fait aident juste à transformer le SiO2 et d’autres composés minéraux, en solutions ioniques, ou le silice se retrouve libre sous formes d’ions ou autres molécules plus complexes dans lesquelles il est facilement accessible aux plantes. J’aurai encore une fois tendance à dire dans le complexe argilo humique, ahah le beau mystère, c’est la molécule organique la plus complexe au monde et personne ne sais comment elle est crée ni exactement ce qu’elle contient, je suis prêt à parier que ces plantes considérés comme revitalisantes en silice, aident les vers de terre et bactéries associées dans le sol à lier du silice sous forme très pratique pour les plantes dans les crottes d’humus à la surface.
                Bref, le silice est de partout sous forme minéral, par exemple un sol sableux est rempli de quartz et donc silice! Mais pour être disponible aux plantes facilement il faut que la silice soit sous d’autres formes plus pratiques pour elles, j’ai tendance à pencher pour des ions libres et/ou des associations de plusieurs minéraux (dont silicium) dans des molécules organiques complexes.

  • je retiendrai de votre article un point qui m’intéresse depuis quelques années: la vesce. Si celle ci nuit au liseron, c’est une tres bonne méthode, car la vesce est beaucoup moins difficile à enlever et maintien des plantations sans arrosage pendant 2 à 3 mois ! une fois sa floraison achevée on peut la ceuillir facilement , je pense qu’elle ne nuit pas au compost non plus

  • Bonsoir Gilles,

    Je te remercie pour cet article intéressant sur le liseron qui vient donc de me faire découvrir que le sol de mon potager manquait cruellement de silice. 🙂 🙂
    Je suis envahi par le liseron depuis plusieurs années à cause des terrains à côté du mien qui ne sont jamais entretenu ou presque et je ne pense pas que je puisse parvenir à en venir à bout un jour.
    Je confirme que le liseron permet de maintenir l’humidité des sols et c’est même assez impressionnant, je viens d’en arracher ce soir et le sol en dessous est très humide alors qu’ailleurs il est déjà bien sec. J’ai de la luzerne en stock et je souhaite savoir si en tant qu’engrais vert elle peut aussi me permettre d’éliminer une partie de mon “cher liseron ?
    Merci pour ton éventuelle réponse et bonne soirée à ceux qui passeront sur ce blog.

    • Bonjour Philippe,

      La luzerne a un important système racinaire. Je pense qu’elle peut donc en effet prendre le dessus et empêcher les repousses de liseron, à condition toutefois de semer dense.
      Cela dit, je n’en ai jamais cultivé ; cet avis n’est donc que théorique…

      Cordialement,
      Gilles

  • Voilà une discussion très intéressante, je prends note avec intérêt de tous vos commentaires. Car si au fond, je trouve le liseron bien sympathique, j’ai toujours cru qu’il n’était que destructeur… Je jardine en Lozère sur les contreforts du Causse Méjean, dans un sol calcaire argileux. Une de nos récoltes sauvages insolite mais non comestibles, c’est les fossiles !

  • Bonsoir,
    très intéressant votre blog….pour moi, le liseron est très utile…je l’arrache, je le laisse faner et ça sert de nourriture à mes petits lapins.

  • Bonjour,
    Je vous remercie pour réponse et vous prie de m’excuse, il est vrai que j’aurais gagné à consulter votre blog avant de poser ma question car je constate qu’il s’y trouve des renseignements très précieux pour une débutante comme moi. Merci

  • Bonjour Gilles,
    Félicitations pour votre site et surtout vos précieux conseils. J’adore. J’ai énormément appris et j’en profite dans mon potager. J’ai toujours essayé de faire au maximum du bio, mais maintenant je me débrouille bien mieux, avec mes aides, orties, consoude, coquilles d’oeufs, etc…
    Mes liserons sont en période de sèchage et je vais les composter. C’est super. Plus rien à jeter, je recycle tout. Merci pour tes précieux conseils. A +

  • pour limiter le liseron il n’y a rien de mieux que des plaques de carton les une sur les autres on ne sen débarrasse pas mais on le limite bien ,bien sur prendre du carton non peint . Les vers de terre adore le carton

  • Bjr, 🙂
    Après 3 semaines passées chez une amie, me voilà revenu avec des tiges de liseron chez moi !
    J’ai craqué pour sa beauté de ses feuilles et de ses fleurs.
    D’après ce que j’ai lu, je pense que je ne l’ai pas bien rempoter, je l’ai mis avec sa terre d’origine mélangé avec du terreau pour plantes vertes…
    Oups :'(
    Et en plus je vis en appartement ! Peut être n’aime t-elle que le grand air !
    Je compte sur sa légendaire vivacité pour qu’elle envahisse mon intérieur de sa fragile beauté.
    @+

  • Bonjour Gilles,
    Bravo pour toutes ces infos. Je viens d’acheter un paquet de graines de consoude officinale et j’ai lu ton article sur le sujet avec intérêt. Je tâcherai de trouver des boutures de consoude de Russie un de ces jours.
    As-tu écrit quelque chose sur les ronces ? J’ai plein de haies qui en sont envahies. Je compte en garder une partie pour la faune sauvage (et les mûres !), mais pas tout… Ma question précise est : puis-je les broyer et les utiliser en brf ou les composter sans qu’elle se multiplie par millions ?!?
    Marci d’avance et bonne continuation.

  • Bonjour Phil,

    Non je n’ai rien publié sur les ronces (je crois que j’en parle vaguement dans un article sur la diversité au jardin bio…).
    Quoi qu’il en soit, il est bon d’avoir quelques ronciers en bordure du jardin : fruits délicieux bien sûr, biodiversité, pollinisation…les intérêts sont nombreux.

    Personnellement, je composte sans problème les ronciers (avant fructification pour éviter le prolifération)…les broyer et les utiliser en BRF ? pourquoi pas ? Tiens nous informé si tu testes cela !

    Cordialement,
    Gilles

  • Je n’ai pas lu tous les commentaires, peut-être déjà évoqué donc, mais la présence d’adventices récurrentes est parfois liées au PH. Certaines préfères les sols plus acides d’autres les sols alcalins, certaines carences, fer, bore, zinc, manganèse… peuvent avoir les même conséquences.
    Même si c’est connu, c’est toujours bon de rappeler et d’informer au sujet des couverts végétaux qui peuvent palier en partie ces carences en explorant le sous-sol en profondeur, ou fournir de l’azote d’origine atmosphérique dans le cas des légumineuses.

  • Bonjour Gilles,

    Je suis “jardinier- cuisinier” et partage ces deux passions bien volontiers.

    Je découvre votre site fort varié en conseils avisés mais aussi en partages ce qui m’aidera à progresser encore, merci.

    Bien sur je suis autant que possible écologique et bio dans mes démarches mais habitant en ville cela n’est pas toujours évident.

    Au jardin j’avance doucement vers une démarche en permaculture. Ne plus travailler la terre m’a permis, en plus des autres avantages de la méthode de ne plus avoir mal au dos ! Ce qui certaines années m’empêchait de jardiner…

    Pour répondre à votre interrogation sur l’utilisation des ronces, je vous fais part de mon expérience sur 6 ans.

    Au départ, dans ce nouveau jardin laissé en jachère par son précédent propriétaire, poussait au pied d’un bouquet de bouleaux du millepertuis !!! Je ne vous ferait pas l’article sur l’éradication de cette fleur à racines traçantes et envahissantes tellement je galère avec elle un peu partout sur le terrain !!! Puis plusieurs pousses de roncier sont venues se greffer là ! Je me suis donc proposé de les laisser pousser y voyant trois avantages :
    1/ gourmandise d’août, les mûres.
    2/ écologie, favorise le sauvage.
    3/ nettoyage, étouffer ce millepertuis

    Si sur les deux premiers points l’objectif était atteint en deux ans, serais plus partagé sur le dernier. Le millepertuis continue de se repeindre alentour, comme avant ! Mais bon ce n’est pas le sujet.

    Puis une autre question est survenue, un roncier c’est bien mais avec le temps c’est pas “déco”, surtout après une année supplémentaire de négligence à son égard, ça déborde de son aire dédiée, ça veut lui aussi se répondre, etc… Bref, dans un jardin même écologique, bio, sauvage, respectueux de l’environnement et tout, j’entends tout de même rester maître chez moi et pouvoir circuler ça ma guise ! Une taille s’imposait et cette année elle fut sévère ! Au raz du sol, au début du printemps, après le réchauffement pour que les hôtes des lieux aient eut le temps de se réveiller. J’avais peur d’avoir pour le coup été trop radical, le millepertuis repartait de plus belle ! Mais au final le roncier s’en retrouvent plus dense et peut-être plus étouffant pour le millepertuis ?!… A suivre…

    Toujours est-il que, même avant cette histoire, j’ai toujours broyé les pousses de ronciers pour les réutiliser en local, soit au compost, qui soit dit en passant est une pratique qui me vient de mon grand-père né en 1898, ça ne date pas d’hier, lol, mais lui il bêchait, et beaucoup plus récemment pour les réutiliser en paillis, avec un recul de 3 ans.

    Je dois dire que, broyé fins, toutes les pousses portant feuilles sont parfaitement décomposées et intégrées au sol comme les autres broyas de pousses d’arbres et en 1 an maximum pour les parties les plus ligneuses ou un peu trop sèches au moment du broyage. Par contre lors du nettoyage de printemps toutes les pousses sèches et dures je les broie et les intègre au compost. J’ai lu quelque part que l’apporte en surface de bois sec même broyé et de copeaux de bois, en trop grande quantité, épuise les ressources du sol en azote.

    Voilà pour cette fois, pour ma maigre expérience.

    Bien cordialement,

    Eric

  • Bonjour,

    Si le liseron pousse sur un sol manquant de silice, est ce que des purins ou décoctions de prêle peuvent, en enrichissant le sol en silice, limiter le liseron?

    Cordialement

    Marie-Christine

  • Bonjour Marie-Christine,

    Je ne dirais pas les choses comme cela. Mais théoriquement, oui.
    En fait, avec le temps, un sol ainsi traité s’enrichira en silice, et le liseron ne trouvera finalement plus les conditions propices à son développement….

    Cordialement,
    Gilles

  • Bonjour !
    J’ai découvert votre site aujourd’hui. Le liseron vient de perforer un goudron refait dans la cour. Je cherche une solution la plus écologique possible pour le supprimer mais je n’ai pas vraiment trouvé comment malgré les différents courriers. Quelqu’un peut-il m’éclairer ? Avec tous mes remerciements.

    • Bonjour Martine,

      Je n’en ai pas l’expérience mais j’ai toujours entendu mes anciens dire que l’eau de cuisson des pommes de terres est un excellent désherbant surtout appliqué bouillante. Alors sur le liseron ? En plus sur du bitume y’a aucun risque à essayer !

      Bonne soirée.

      • Bonjour !
        Un grand merci pour cette réponse que je vais essayer. Je te tiendrai au courant du résultat.
        Faisons confiance aux anciens et à ceux d’aujourd’hui.
        A très bientôt, cordialement.
        Martine

  • bonjour a tous
    merci gilles pour ce blog fort intéressant.
    ça fait 3 ans déjà , que je mène une guerre (bio)sans pitié contre le liseron .mdr et il gagne !il passe les pallies et même en tamisant sur 60 cm de profondeur et je suis têtu rien a faire .hi hi .toutefois un copain ma dit en venir a bout a l’aide la rhubarbe .je vais donc tenté cela avec en parallèle un rehaussement de ph a l’Aide de coquillage broyé .car j’ai crus entendre que notre amis affectionnait particulièrement les sol acide.hormis tout cela certain en sont venus a bout avec un bâchage (bâche noir )de trois ans avec un rabat de 30 cm dans le sol au pourtour de la zone . ceci dit les quelque vertu du liseron m’ont un poil réconcilier avec mais j’en suis vraiment envahie et personne ne veut m’en acheté . bien a vous .et bon jardinage

    • Bonjour, personnellement, c est justement pour debarraser mes pieds de rubharbe du liseron que je consulte se site… Pas efficace dans mon terrain… bon courage…

    • Bon courage avec les huîtres, régales-toi bien mais je doute que cela soit efficace contre le liseron. J’ai un sol super calcaire et il prospère! A moins que cela ne dépende de l’espèce? Si quelqu’un peut nous éclairer à ce propos, ce serait sympa.

    • Ah, enfin quelqu’un qui a un VRAI pb de liseron ! Pas juste un petit pied qui tournicote autour d’un rosier ou d’un framboisier…

      On peut me vanter 30 avantages du liseron, ils ne contrebalanceront pas l’horreur de l’invasion galopante dans mon jardin. Plus j’en arrache plus il y en vient, même là où je creuse délicatement autour de la racine pour extirper cette peste….
      J’ai abandonné 1/4 de la rocaille, je n’en peux plus, je devrais passer mon temps à l’extirper, et je n’ai plus le temps de gérer le reste.
      J’ai abandonné le compostage, parce qu’il pousse DANS mes deux composteurs. Donc, répandre du compost liseronné, non merci.
      Je hais cette plante…. Elle me le rend bien.

  • Bonjour,

    Fraichement locataire d’un jardin familial, je ne souhaite cultiver bio mais la qualité du sol passé sous les mains de plusieurs jardiniers m’interroge. Est-il exempt de produits chimiques ? Je compte faire un test de sol et j’imaginai planter des pommes de terre connues pour dépolluer les sols – comme le confirme cet article. Est-ce que quelqu’un peut éventuellement me dire si ces patates utilisées en dépollution sont comestibles ou chargées en produits chimiques extraits du sol ? En fonction de cette réponse, je vais investir plus ou moins dans la qualité de patate. Merci d’avance à ceux qui pourront m’apporter une réponse.

    • Bonjour Caro,

      Désolé de vous décevoir, mais à ma connaissance la pomme de terre n’a pas un effet dépolluant…
      Quand je parle d’effet nettoyant, je veux dire que par la couverture du sol qu’elle implique, une culture de pommes de terre va prendre le dessus sur les adventices (les mauvaises herbes si vous préférez).
      Si certaines plantes ont en effet la réputation de pouvoir dépolluer un intérieur, la question est beaucoup plus délicate et controversée pour ce qui concerne la terre du jardin.
      On pense que certains engrais verts comme la moutarde ou la luzerne par exemple auraient la capacité d’absorber les métaux lourds présents dans le sol…
      Mais, à mon sens, le mieux est encore de laisser faire la nature. Car, les herbes spontanées qui vont s’installer naturellement ne sont justement pas là par hasard. Certaines d’entre-elles vont donc s’installer pour absorber certaines pollutions.
      Cela dit, la question est intéressante… et les avis et expériences de chacun sont bienvenus !
      Cordialement,
      Gilles

      • Ah quel dommage ! J’aurais encore tellement voulu croire au père Noël et en la vertu dépolluante des patates. Merci Gilles pour votre réponse complète.

  • Bonjour ,
    Mon compagnon et moi avons “hérité” d’un terrain qui a servi de dépotoire à l’ancien propriétaire . En autre cochonneries que nous avons dû enlever, voire deterrer, les pires sont les traverses de chemins de fer….. nous ne pouvons plus les emmener en dechetterie, donc, on a ces grosses poutres blindées de creosote, qui sentent l’essence sur 10 m quand on a la mauvaise idee d’en couper ( c’est super lourd à transporter en entier ?) … et donc, nous ne savons pas comment les “stocker” . Nous vivons en forêt, on a beaucoup de scrupules à les enterrer…. on a nettoyé déjà beaucoup d’endroits de notre terrain, pour soulager certains arbres , ça fait mal au coeur de repolluer, consciemment… avez vous des idées ….

    • Bonjour Vanessa et bonjour à tous,
      Des traverses de chemins de fer peuvent être recyclées. Je te conseille ,Vanessa, de chercher sur le net des sites où ils utilisent des matériaux recyclés pour en faire autre chose, certaines personnes ont des idées extraordinaires. Sans doute faudra t-il les nettoyer un peu pour se débarrasser de l’odeur, mais pourquoi pas en faire des bancs dans votre terrain ? Je manque d’imagination mais je pense que tu peux trouver plus d’idées sur internet.
      Bonne recherche.

  • bonjour,
    je découvre votre article et je dois reconnaitre que, comme beaucoup, je n’aime pas vraiment le liseron quand il vient envahir ce que je tente de faire pousser, vu qu’il tend à étouffer.
    mais je constate que là où j’ai décompacté la terre à la grelinette, où j’ai également pu retirer de grandes longueurs de racines, j’en ai bien moins. mais je crois que je vais avoir du mal à l’éradiquer dans notre grand jardin ! alors je prends sur moi – et sur mon homme – pour le tolérer par endroit, à lui laisser un peu de place sur certains piquets, certains grillages, certains supports en général et j’apprécie tout de même ses jolies fleurs … et oui, avec le temps et la pratique, je pense que je deviens plus tolérante avec à peu près tout ce qui vient dans notre jardin

  • j’avais une parcelle complètement envahie de liseron, je l’ai paillée (30-50 cm d’épaisseur) à l’automne; au printemps suivant j’y ai planté mes tomates en écartant le paillis et le remettant en place ensuite,
    depuis chaque fois que je passe dans les rangs j’arrache quelques liserons qui essayent tant bien que mal de traverser le paillis et je suis pratiquement libérer de cet envahisseur.
    terre argileuse qui bétonne quand elle manque d’eau: avec ce paillis mes tomates ne reçoivent que 2 litres d’eau par semaine et tout va pour le mieux!!!!!

  • Bonjour

    Merci pour ce rappel sur le liseron.
    J’ai aussi énormément de liseron et j’essaye chaque jour d’en enlever une partie. Cela étouffe plus les plantes et empêchent les fines semences de lever. Je pense.
    Maintenant , avec ce liseron ou autres rampants , que dois je faire avant de les mettre au composte ? Doit on les faire sécher avec la terre ou les mettre tremper dans un bassin d’eau ? Cela afin d’éviter que le compost ne contienne au final que du liseron ou autres rampants. J’aurais la même question pour les ronces.
    Merci pour vos réponses et bonne journée.
    Amicalement

    Raymond

  • D’abord bonjour et merci pour ce blog on ne peut plus instructif.
    J’ ai comme tout le monde du liseron qui pousse dans le jardin mais à la grelinette il s’arrache très bien,et sans être éradiquer il diminue bien d’année en année. Hélas, il n’en est pas de même avec la pire des adventices que je connaisse : la salsepareille. Comme je n’ai pas de stroumpfs dans mes connaissances… cette adventice ne fait que prendre du terrain. Ses piquants traversent même certains gants, les racines cassent très vite que la terre soit sêche ou humide, l’horreur! De plus ses jolies petites baies rouges qui plaisent tant à mes petites-filles sont toxiques même si elles ne sont pas mortelles.
    Si quelqu’un a une idée “bio” sur la question…

    • Salut Jean-Michel
      La salsepareille ! Le fil de fer barbelé naturel le plus resistant que je connaisse ! (Elle bloque facilement n’importe quelle lame de tondeuse ou de debroussailleuse).
      Plante idéale en association avec les ronces et autres arbustes à épines pour constituer une haie infranchissable aux animaux de grandes tailles et aux humains indélicats amateurs du travail des autres… Bien rabattre dans la haie les pousses qui ont tendance à vouloir en sortir. D’une souplesse impressionnante (même morte et séche elle reste souple et résistante pendant des années !), elle peut, vivante, épouser toutes les formes. Par exemple celle d’un portail que l’on souhaite camoufler dans une haie ;-))

      Tout jeune, débroussaillant un terrain dans le Gard qui etait envahi de cette liane griffue, je me suis trouvé pris par elle et je n’ai pu m’en sortir qu’avec l’aide d’un voisin qui a du utiliser une pince d’électricien pour me sortir de là ;-))

      L’arrachage manuel systématique est le moyen naturel le plus efficace pour se débarasser d’elle là où elle est indésirable (bien ameublir le sol avec une barre ou une grelinettebpour récuperer un maximum de la racine). Patience et longueur de temps…

  • Bonjour et merci.
    Je vous fais part de ma démarche et de mon expérience
    j’ai décidé de laisser la terre une annee complète tranquille, et je lui ai fait un soin… j’ai mis une couverture de soin sur le sol (paille, feuillage, branchage, gazon sec, broya et aussi le bienfaiteur, le carton ondulée) pour donner de la nourriture aux insectes et animaux de passage… j’ai arrosé tout le terrain de purin (ortie, consoude, bourrache, artichaut, prèle), et aussi de décoction de tanaisie… une annee de soin pour la terre, cela m’a permis de regarder ce qui se passait ET de voir le liseron en grand nombre…et comme beaucoup, je passe la grelinette et je jardine en permaculture…j’ai pris le temps, après cette annee de pose, de mettre des graines d’engrais vert… 5 graines d’engrais et je les ai mélangé pour que les bienfaits soient multipliés, et j’ai arrosé avec de la décoction de tanaisie pour limiter les insectes gênant.
    Le liseron :j’utilise le jus de la cuisson de la pomme de terre, (eau bouillante de préférence). Je conserve le jus dans un Thermos et vais le verser sur la plante quand je vais au potager. Et je retire le liseron à la main, avec la permaculture l’equilibre revient et tout est bien plus simple pour retirer les mauvaises herbes, quel qu’elle soit.
    Voila, espérant avoir participer à votre démarche de partage.
    Au revoir.

  • l’eau bouillante de cuisson de pommes de terre (eau bouillante tout court fonctionne aussi bien) et vinaigre d’alcool donnent de très bons résultats à condition qu’il n’y ait pas, à côté, une plante à laquelle vous tenez, sinon elle meurt aussi.
    Cordialement,
    Michelle

  • Bonjour,
    Chouette article.
    Là où ça liseronnait trop j’ai paillé, il en repousse mais tout fragile, s’arrache à la main.
    Ailleurs, je coupe au pied de la tige là où ça commence à s’enrouler quand ça m’agaçe, ça sèche et hop compost en place.
    Je ne le laisse pas fleurir, mais maintenant que j’ai lu l’histoire des abeilles j’ai des remords.

    Dans un tout petit jardin comme le mien, 10 pas sur 10 pas, ôter le liseron c’est relaxant. Je suis moins tranquille avec le chiendent, ça c’est une vraie guerre pour qu’il laisse la place à des spontanées plus jolies (des oxalis, de la bourrache…).
    Mais là encore le paillage c’est magique.

    Comme Alinette, je paille et permacultive, j’ai changé de paillage chaque année en fonction des opportunités de récup’, carton brun adoré des lombrics, compost en place, paille, fibre de coco récupéré sur un vieux sommier (un bonheur ça, pour drainer et protéger de la battance)…

    Plantes adaptées à ma zone très sèche, peu ou pas d’arrosage sauf à la mise en place….
    Et ça s’équilibre et ça prospère.

    Pour la salsepareille, j’ai connu une liqueur fabriquée avec ses minuscules fleurs à odeur de miel, dans un petit restaurant du sud d’Ajaccio, et ça a un goût extra….peut-être un moyen bio de ne plus vouloir s’en débarrasser…

  • Bonsoir,
    Merci pour toutes ces informations et retour d’expérience. Je considère que les plantes on des millions d’années d’expérience et qu’elles savent bien mieux que nous ce qu’il faut faire pour avoir un sol fertile. La preuve c’est qu’elles poussent toute seule.
    Sachons attendre, observer et comprendre ce qui ne va pas dans notre jardin.
    Et arrêtons d’être perfectionniste. Les photos de jardin “parfait” ne nous disent pas combien de temps ils passent pour le nettoyer et le rendre photogénique. Ou bien encore d’aller à contre sens de la nature.
    Si votre sol est vivant, couvert en permanence par un paillage ou des plantes alimentant la micro faune du sol et que celui-ci est aéré, laissez aux “mauvaises plantes” le temps de faire leur cycle végétatif pour les détruire seulement à floraison établie.
    C’est à ce moment qu’elles ont le moins de réserve dans leurs racines, qu’elles ont mises toute leur énergie pour se reproduire (but ultime de tout végétal) et qu’elles ont fait un travail formidable tant sur la structure du sol que sur sa fertilisation future par sa décomposition en relarguant des éléments minéraux assimilables que les plantes classique que nous cultivons qui elles sont bien incapable de faire.
    Pour l’eau bouillante sur les racines: Attention, vous détruisez toute la microfaune qui se trouve dans les parages (Température optimum de la vie biologique du sol: ente 14 et 25 °c). Pour un poil qui pousse mal, vous l’arracher tout simplement. Vous ne vous ébouillantez pas le bras. Pour le sol, c’est pareil. Si on parle en poids, la faune sur le sol (tous les grands animaux de la souris à l’éléphant) ne représente pas grand chose par rapport à celle qui se trouve dans le sol.
    Le sol est un organisme vivant à part entière. Comme notre peau. Attention à ne pas vouloir la stériliser en la grattant, la retournant, l’exposant au soleil.
    Si votre sol est bien nourri (élément naturel carboné), aéré par la vie microbienne et les vers de terre et à l’abris de la lumière, vous pourrez produire tout ce que vous voudrez dessus.
    Quand vous allez au jardin, quoi que vous fassiez, pensez amour et vie au lieu de destruction. Ca change tout. Rétablissez un équilibre Bio – Logique, celui que la nature nous montre chaque jour.

  • le liseron est une plante de malheur qui ne présente aucun intéret en dehors de celui d’être un aliment pour les tortues terrestres. C’est une calamité pour le jardin dont tous les efforts du monde n’arriveront pas à vous en débarrasser. Bien que n’ayant jamais utiliser de round-up, qui est une arme de guerre à la base (l’agent orange) j’envisage sérieusement son emploi contre cette plante envahissante étouffante démoralisante. A mort le liseron

  • Bonjour Gilles, et tutti !
    merci pour vos posts, et cet article, qui me réconcilie avec le liseron – venant de nettoyer une parcelle et rempli une brouette de coupes de liserons, je vais m’empresser de les mettre au compost au lieu de les brûler.
    Je m’interrogeait à propos de ces liserons poussant à un endroit précis et pas ailleurs; voici une réponse avec cet article.
    J’avais aussi lors d’une conférence entendu que la chardon enrichissait un sol manquant de magnésium.
    Donc respect pour les soit-disant «mauvaises herbes».

  • Bonjour, je viens de ramasser plein de racines de liserons en préparant un espace de mon potager pour planter de l’ail. Ayant trouvé ces petites racines bien alléchantes , J’en ai goûté un bout et j’ai trouvé cela délicieusement frais et sucré. Du coup je les ai toutes gardées pour agrémenter une salade ce soir avec précautions malgré tout puisque j’ai lu que c’était diurétique et surtout laxatif !

  • Merci pour votre article Gilles, et pour tous les commentaires enrichissants. Je suis heureuse de connaître les vertus du liseron , je ne vais plus me battre mais m’en servir comme allié. Toute ma gratitude.

  • Salut a tous , la révélation du liseron m’a été faite cette année ,avant je m’acharnais a l’arracher et l’éradiquer de mon jardin jusqu’à ce que je découvre la solidité et la flexibilité de ces liserons, je les utilisent a présent en guise de corde et je trouve le résultat très satisfaisant comme quoi il faut être en synergie avec mère nature!

  • En tant que paysagiste de lobgye date, je peux dire que le liseron adore…le glyphosate…
    Il y en a quasiment dans tous les massifs de rosiers par exemple…
    Cela me fait dire qu il pourrais y avoir un lien entre acidite du sol et liseron
    Je n ai pas observé qu il pousse sur sous sol tassé, comme certains plantains par exemple
    On parle d exces d azote… c est sur que dans les rosiers il y a aussi cocktail roundup+engrais, sinon ca ne me parle pas non plus
    En tout cas le liseron travaille certainement le sous sol ce qui est positif.
    Le paillage copeaux n améliore rien d après mes observations
    Je partirai plus sur une solution afin de retirer de l acidite au sol, mais la je n ai pas assez d expexpérience
    Amicalement
    Bruno

  • Bonjour,

    Étant débutante en jardinage et potager, j’ai cherché si le liseron était gênant pour le potager et je suis tombée sur votre article.
    Merci pour toutes ces informations bien utile. Nous avons du liseron près de nos pieds de courgettes ce qui ne pourra que aider à la pollenisation!