Vous avez envie de pommes de terre « maison », goûteuses, sans vous compliquer la vie ? Entre la plantation, le buttage, l’arrosage au bon moment et la récolte, il y a quelques gestes simples qui font une vraie différence.
Dans cet article, je vous guide pas à pas pour réussir la culture des pommes de terre au potager : choix de la méthode (classique ou sous paille), fertilisation, entretien, prévention des soucis courants, puis récolte et conservation.
Point rassurant : la pomme de terre sait s’adapter. Elle pousse bien dans tout type de sols, à condition qu’ils soient suffisamment pourvus en matières organiques. Avec ça, vous partez déjà du bon pied… ou plutôt du bon tubercule.
Modes de culture des pommes de terre
Culture classique (en rangs, avec buttage)
Au potager naturel, la culture des pommes de terre peut se conduire « à l’ancienne », en rangs, avec un buttage progressif.
La terre est travaillée, de préférence à la Campagnole ou à la Grelinette.
Puis, peu avant la plantation, incorporez du compost mûr à raison de 40 à 50 kg pour 10 m² (environ une brouette et demie). Inutile d’aller trop profond : une incorporation superficielle suffit.
Ensuite, vous buttez les rangs au fil de la croissance. Le buttage favorise le développement des tubercules, limite le verdissement (lumière = tubercules verts) et améliore la tenue de la culture.
Culture sous paille (ou sous foin)

Cette méthode de culture des pommes de terre facilite le travail du sol et la récolte. Elle est aussi très intéressante pour la vie du sol, car on garde une couverture protectrice du début à la fin.
Elle a, logiquement, de plus en plus d’adeptes en permaculture.
Voici comment procéder, simplement :
- Commencez par tondre ou faucher la végétation.
- Puis recouvrez éventuellement le sol de carton.
- Épandez un peu de compost bien mûr.
- Déposez les tubercules directement sur le sol.
- Recouvrez avec une épaisse couche de paille ou de foin.
Le point clé, c’est l’épaisseur : si la couverture est trop fine, on se retrouve avec des tubercules qui verdissent. Et s’il « se tasse » en cours de route (pluie, vent, décomposition), vous en rajoutez sans hésiter.
Pour une méthode détaillée (et les points de vigilance), voyez mon article sur la culture des pommes de terre sous paille.
La mode des tours à pommes de terre : pourquoi ça déçoit souvent
Une autre méthode fait régulièrement le buzz : les tours à pommes de terre. Sur Youtube, ça fait des vues… mais côté récolte, c’est souvent une autre histoire.
Le problème est simple : dans une tour, une grande partie du feuillage se retrouve sans lumière. Or, sans photosynthèse, les tubercules se développent mal (voire presque pas). Résultat : on promet parfois des récoltes « miracles », alors que le volume réel de production reste limité.
Si vous n’avez qu’un balcon ou une terrasse, vous pourrez récolter quelques pommes de terre, et c’est déjà sympa. Mais si votre objectif est une vraie production pour le potager, mieux vaut éviter cette méthode et privilégier les rangs (ou la culture sous paille).
Fertilisation : compost et potasse pour de beaux tubercules
La culture des pommes de terre est assez exigeante en fertilisation, surtout si vous visez une belle récolte (et pas trois tubercules timides par plant).
Que ce soit en culture classique ou sous paille, un apport copieux de compost mûr sera bienvenu quelques jours avant la plantation : 40 à 50 kg pour 10 m², soit environ une brouette et demie.
En culture classique, intégrez le compost superficiellement. Pour une culture sous paille, épandez-le directement sur le sol (ou sur les cartons), une fois la végétation tondue.
À défaut de compost, un engrais organique du commerce peut convenir : respectez simplement les doses indiquées sur le sac, sans chercher à « booster » davantage (la pomme de terre n’aime pas les excès).
Ensuite, les apports de potasse sont utiles pour favoriser le développement des tubercules. Ils se font plutôt en cours de culture, environ un mois après la plantation, quand la végétation est bien lancée.
Potasse : les options simples au potagerVous n’êtes pas obligé de sortir l’artillerie lourde : plusieurs solutions « douces » peuvent apporter un petit coup de pouce.
- Paillage avec des feuilles de consoude et/ou purin de consoude.
- Amendements potassiques du commerce (vinasse de betteraves, patenkali, etc.), en restant raisonnable sur les doses.
Quand et comment planter les pommes de terre ?
Choisir ses plants et éviter les anti-germinatifs
La plantation se fait à partir de tubercules sélectionnés. Le plus simple (et le plus sûr), c’est d’utiliser des plants achetés en jardinerie ou, mieux, chez un producteur de plants bio (par exemple chez Payzons Ferme).
Vous pouvez aussi replanter des tubercules issus de votre production précédente, à condition qu’ils soient parfaitement sains (pas de taches, pas de déformations, pas de pourriture, et une variété qui a bien tenu chez vous).
Pommes de terre du commerce : possible, mais pas idéalÀ défaut, vous pouvez utiliser des pommes de terre du commerce (bio de préférence). Gardez toutefois en tête que les pommes de terre « conventionnelles » sont souvent traitées avec des anti-germinatifs : elles germent mal, et ce n’est pas un bon départ.
- Choisissez des tubercules bien fermes, sans taches ni blessures.
- Écartez tout tubercule mou, taché, ou douteux : ce sont les « petits problèmes » qui deviennent de gros soucis au potager.
Faire germer les tubercules avant plantation
Un mois environ avant la date de plantation, mettez les plants à germer dans un local éclairé, aéré et à l’abri du gel. Vous obtenez ainsi des germes courts et trapus, qui donnent une levée plus régulière.
Pour le pas-à-pas, voyez mon article sur la germination : pourquoi et comment faire germer les pommes de terre.
Calendrier : pommes de terre nouvelles et de conservation
Le bon moment dépend surtout de votre objectif (primeur ou conservation) et de la température du sol. L’idée est simple : mieux vaut planter un peu plus tard dans une terre qui se réchauffe, que trop tôt dans une terre froide et gorgée d’eau.
Les pommes de terre nouvelles sont plantées en février/mars, en général sous abri.
Les pommes de terre de conservation sont plantées en avril/mai.
Distances, profondeur et sens des germes
Traditionnellement, on cultive les pommes de terre sur des lignes distantes de 50 à 70 cm. Sur la ligne, espacez les tubercules de 30 à 50 cm selon la vigueur de la variété et la place dont vous disposez.
En culture classique, vous pouvez creuser un sillon de 15 à 20 cm de profondeur, puis déposer les tubercules, germes vers le haut, avant de refermer.
Je procède plus simplement, comme je le montre dans cette courte vidéo :
Entretien : binage, buttage, paillage et arrosage
Les 2 buttages : quand et pourquoi
Dès la levée, binez entre les lignes (sur sol ressuyé) pour limiter les adventices et casser la croûte de surface si elle se forme.

Puis, effectuez rapidement un premier « petit » buttage, en particulier si les saints de Glace (11, 12 et 13 mai) ne sont pas passés. En recouvrant partiellement le feuillage, vous protégez les jeunes pousses d’une éventuelle gelée tardive.
Buttez à nouveau environ trois semaines après la levée, cette fois de façon beaucoup plus conséquente. Le buttage favorise le développement des tubercules, améliore la tenue des plants et limite le verdissement (la lumière rend les tubercules verts).
Buttage : le bon réflexeSi vous ne deviez retenir qu’une chose en culture classique, ce serait celle-ci : un buttage régulier vaut mieux qu’un « gros coup » tardif.
- Buttez quand la végétation est encore jeune : c’est plus facile, et plus efficace.
- Buttez toujours sur sol ressuyé : vous évitez de tasser et d’asphyxier la terre.
Arrosage : à partir de la floraison, puis arrêt avant récolte
En début de végétation, il est généralement inutile d’arroser : la plante fait surtout ses racines et son feuillage. En revanche, si la météo est très sèche et que votre sol est filtrant, surveillez : un stress hydrique prolongé peut pénaliser la suite.
Par contre, s’il ne pleut pas, des arrosages deviennent utiles à partir de la floraison, pour permettre aux tubercules de grossir correctement.
Cessez les arrosages au moins une semaine avant la récolte : les tubercules seront moins gorgés d’eau, ce qui aide la conservation… et la qualité en cuisine.
Cas de la culture sous paille : entretien réduit
Ces phases (binage et buttages) concernent surtout la culture classique. En culture sous paille, la couverture installée dès le départ limite fortement les levées d’adventices et remplace en partie le buttage.
Votre « entretien » se résume alors à surveiller l’épaisseur de la couverture et à en rajouter si elle se tasse au fil des pluies et de la décomposition. L’objectif est simple : garder les tubercules bien à l’abri de la lumière.
Si vous paillez en cours de culture (culture classique), par exemple avec des feuilles de consoude (apport de potasse), faites-le après le buttage principal pour que le paillage reste en place et soit réellement utile contre l’évaporation.
Ravageurs et maladies de la pomme de terre
Mildiou : prévention, variétés résistantes et premières mesures
Le mildiou est une maladie cryptogamique très fréquente, en particulier si le temps est pluvieux. Des mesures préventives sont utiles pour limiter les risques de développement.
Un levier simple (et très efficace), c’est aussi le choix variétal : certaines variétés de pommes de terre s’avèrent plus résistantes que d’autres au mildiou, soit au niveau du feuillage, soit au niveau des tubercules.
Si vous voulez aller plus loin (signes, conditions favorables, prévention et solutions), je vous invite à lire l’article dédié : le mildiou de la tomate et de la pomme de terre.
La prévention la plus rentableOn pense vite « traitement », alors qu’en pratique, trois choix de base font déjà beaucoup.
- Choisir des variétés plus résistantes, surtout si votre région est souvent humide.
- Éviter les excès d’azote : trop de feuillage tendre attire les ennuis.
- Observer tôt et régulièrement : une intervention rapide vaut mieux qu’une bataille perdue d’avance.
Doryphore : repérage et lutte naturelle

Le doryphore est le principal ravageur de la pomme de terre. Une attaque massive peut détruire totalement le feuillage… et sans feuillage, pas de tubercules.
Le bon réflexe, c’est l’observation régulière dès la levée : plus vous intervenez tôt, plus c’est simple. Pour les méthodes préventives et les solutions naturelles, voyez : doryphore : moyens préventifs et traitements naturels.
Taupins : limiter les dégâts

Les taupins, ou plus précisément leurs larves, peuvent causer des dégâts importants sur les tubercules (galeries, trous, déformations).
Pour comprendre le cycle, réduire la pression et choisir les bons leviers, je détaille tout ici : taupin : ver fil de fer, prévention et solutions.
Récolte des pommes de terre
Quand récolter ?
Vous pouvez commencer la récolte de pommes de terre à partir de la floraison.
Le rendement est alors assez faible, mais la qualité gustative est excellente, surtout pour les pommes de terre nouvelles.
Pour les pommes de terre destinées à la conservation, récoltez par temps sec, lorsque la végétation est totalement fanée. Le sol doit également être bien ressuyé.
Comment récolter sans blesser les tubercules ?

La Grelinette permet de récolter efficacement, sans risquer de blesser les tubercules.
Placez simplement l’outil un peu en retrait de la ligne de culture. Enfoncez les dents, puis soulevez. Vous récupérez ensuite les tubercules à la main.
N’hésitez pas à laisser les fanes sur le sol : elles peuvent servir de couverture légère, surtout si vous les hachez un peu.
Voici une récolte de pommes de terre nouvelles Belle de Fontenay (le feuillage n’est pas encore fané) :
Comment conserver les pommes de terre ?
Pour se conserver correctement, les tubercules doivent être sains : indemnes de maladies (notamment cryptogamiques, avec des taches visibles sur la peau) et non « habités » par des larves ou insectes (petits trous visibles).
Consommez en premier les pommes de terre abîmées, car elles se conserveront mal.
Stockez celles qui sont parfaitement saines en tas, par exemple en cagettes, dans un endroit sec, frais (mais hors gel) et à l’abri de la lumière (grange, cellier, grenier).
Le détail qui change tout pour la conservationLa lumière fait verdir les tubercules : c’est mauvais au goût, et ce n’est pas ce qu’on cherche.
- Stockage dans le noir, toujours.
- Endroit frais et sec, sans gel : c’est le duo gagnant.
Conclusion
Si je devais résumer la culture des pommes de terre en trois idées : partez sur des plants sains, nourrissez correctement (compost + un peu de potasse au bon moment), et protégez vos tubercules de la lumière (buttage en culture classique, couverture bien épaisse sous paille).
Ensuite, tout se joue sur le bon timing : arrosage à partir de la floraison si le temps est sec, arrêt avant la récolte, puis récolte sur sol ressuyé et stockage au frais, au sec, dans le noir. Avec ces repères, on évite déjà 80 % des déceptions.
Et si vous aimez les approches simples, durables, et efficaces au potager, je détaille ma façon de faire (sol vivant, gestes essentiels, organisation du potager) dans mon livre Mon potager au naturel.
Et vous, vous cultivez plutôt vos pommes de terre en rangs (avec buttage) ou sous paille ? Dites-moi en commentaire votre région, votre type de sol, et ce qui vous a le mieux réussi (ou ce qui vous a posé problème) : je vous réponds avec plaisir.
Plus d’articles sur les pommes de terre
- Variétés de pommes de terre résistantes au mildiou
- Plants de pommes de terre – Gros ou petits ?
- Pourquoi et comment faire germer les pommes de terre ?
- Cultures de pommes de terre sous paille
- Cultivez des pommes de terre nouvelles
- Doryphore – Moyens préventifs et traitements naturels
- Le mildiou
FAQ
Peut-on planter des pommes de terre dans une terre argileuse ?
Oui, mais évitez de planter en sol froid et détrempé. Attendez un bon ressuyage, apportez de la matière organique (compost mûr), et privilégiez des rangs un peu surélevés ou une culture sous paille pour limiter l’asphyxie.
Faut-il couper les gros tubercules avant de planter ?
Ce n’est pas obligatoire. Si vous le faites, coupez en morceaux avec au moins un ou deux germes chacun, puis laissez « sécher » la coupe 24 à 48 h dans un endroit aéré pour limiter les risques de pourriture.
Quelle épaisseur de paille faut-il pour une culture sous paille ?
Visez une couche bien épaisse dès le départ, puis complétez si elle se tasse avec les pluies et la décomposition. Le bon repère : ne jamais laisser les tubercules approcher la lumière, sinon ils verdissent.
Que faire si des tubercules verdissent ?
Recouvrez immédiatement (buttage supplémentaire ou ajout de paille/foin). Pour la consommation, écartez les tubercules très verts, et retirez largement la partie verte si le verdissement est léger.
Quand arroser les pommes de terre pour avoir de beaux tubercules ?
En général, inutile au début. Les arrosages deviennent surtout utiles à partir de la floraison si le temps est sec, puis on arrête au moins une semaine avant la récolte pour améliorer la conservation.
Combien de temps entre la plantation et la récolte ?
Les pommes de terre nouvelles peuvent se récolter assez tôt, dès la floraison, pour une dégustation « primeur ». Pour la conservation, on attend plutôt la fin du cycle, quand les fanes sont totalement fanées, sur sol bien ressuyé.
Crédit photos : https://depositphotos.com/fr/






Bonjour Gilles
Je me permets ce message car les feuilles de pommes de terre sont complètement grillées, et je me demandais s’il y avait donc un intérêt à les arroser ?
Je vous remercie encore pour vos conseils
Bien cordialement
Aude
Bonjour Aude,
Si les feuilles de vos pommes de terre sont complètement grillées, il n’y a en général plus grand intérêt à arroser.
Lorsque le feuillage est totalement desséché, la plante ne travaille pratiquement plus : elle ne fabrique plus de réserves et les tubercules ne grossiront presque plus. Arroser à ce stade risquerait surtout de maintenir une humidité inutile autour des pommes de terre, avec un risque de pourriture si le sol reste humide.
En revanche, s’il reste encore des tiges ou quelques feuilles vertes, un arrosage modéré au pied peut encore se justifier, surtout en période très sèche. Mais si tout est vraiment grillé, mieux vaut arrêter les arrosages.
Vous pouvez faire un petit test en soulevant délicatement un pied : si les pommes de terre ont une taille correcte, vous pouvez commencer la récolte. Si la peau est encore très fine, laissez-les quelques jours en terre, au sec de préférence, pour qu’elles se raffermissent un peu.
Cordialement,
Gilles
Bonjour, petite question cette année ma culture de pomme de terre amandine est laborieuse.J’ai planter le 5 mars et la levée à pris presque un mois et depuis c’est poussif la végétation et peut haute et peut dense sa pousse pas vite .Ce qui est étrange c’est que certaines commencent à faire des fleurs alors qu’elles sont pas bien grandes.A votre avis qu’elle peut être le soucis et est ce que j’aurais quand même une récolte correcte.Merci d’avance pour votre aide
Bonjour Nico,
D’après ce que vous me dites, et votre localisation, j’imagine que vous avez planté dans une terre encore trop froide (ou peut-être trop humide), d’où une levée très lente… et un mauvais départ n’est pas sans conséquence (notamment une floraison prématurée… la plante cherchant à se reproduire au plus vite) sur le suite de la culture.
A priori, ne vous attendez pas à une récolte abondante.
Bonjour Gilles
Ma question concerne la culture de pommes de terre cette année. Avec les températures élevées, toutes les feuilles de plants sont grillées, selon est-ce que les tubercules vont pouvoir grossir?
Merci pour tous vos conseils
Bonne journée
Aude
Bonjour Aude,
Difficile à dire ; car ça dépend de l’avancement de la culture, du sol et du temps à venir…
Cela dit, si grossissement il y a encore, cela sera de toute façon limité.
Bonne journée,
Gilles
Bonjour Gilles
Ma question concerne la période de plantation des tubercules . Pour les pommes de terre de conservation vous indiquez avril/mai. Cependant avec les températures de plus en plus douces, les jonquilles en Loire Atlantique sont fleuries depuis fin janvier, faut il avancer la date de plantation des pommes de terre d’après vous ?
Je vous remercie pour tous vos précieux conseils,
Aude
Bonjour Aude,
Janvier/Février plus doux ne veut pas dire que les risques de gelées sont à écarter pour avril… donc mieux vaut ne pas se précipiter.
Cordialement,
Gilles
Pas de problème pour la culture des pommes de terre avec taupins ,doryphores etc…mais avec des courtilières.Jardin biologique depuis des décennies et en biodynamie.Essai de traitement depuis 3 ans avec des nématodes,diminution mais toujours là.
Avez vous une autre solution?
Merci
Cordialement
https://www.un-jardin-bio.com/courtiliere-taupe-grillon/
Bonjour Gilles,
J’espère que vous allez bien,
J’ai pris connaissance de vos conseils afin de cultiver au mieux mes chères petites patates et sachez qu’ils ont portés leurs fruits. En d’autre thermes, jamais je n’ai pu, au cour de ma vie conséquente, apercevoir, après un coup de bêche, des pommes de terres d’une beauté éclatante. Ce qui n’était rien face à leur goût juste exceptionnel…
Je vous pris de bien vouloir croire, mon cher Gilles, en l’assurance de mes respectueuses et honorables salutations,
Geneviève De latour
Bonjour Geneviève,
ça fait toujours plaisir d’apprendre que mes conseils portent leurs fruits !
Je vous souhaite une très belle journée,
Gilles
Bonsoir Gilles, l’année dernière j’ai fait un petit essai de culture sous paille. Malheureusement nous avons eu un mois de mai très humide et du coup j’ai eu beaucoup plus de limaces sur cette parcelle que sur celle où j’avais enterré les pdt. Donc je pense que je vais rester sur la méthode traditionnelle cette année.
Bonsoir,
Cela fait 2 ans que je me suis mis au pommes de terre sous paille ( plutôt sous foin pour la 2ème année )
Hors j’ai remarqué que les pommes de terre posées sur le sol directement étaient à la récolte plus petites que celles qui avait été enterrées un peu ( juste posées et enfoncée très légèrement , pas enterrées complètement ) et cette différence est significative , presque le double de grosseur ! pourtant même apport de compost partout , même paillage .
Je ne vois pas pourquoi , quelqu’un a t il eu cette différence de résultat
Merci pour vos conseils
Bonjour Urgurth,
D’une manière générale, les rendements sont supérieurs avec les tubercules enterrés que s’ils sont posés sur le sol.
J’ai pu observer que les plants démarraient plus vite lorsque les tubercules sont enterrés. Je pense donc que c’est à ce niveau que cela se joue (une variété donnée a un temps de vie relativement précis… et en démarrant plus tard, le plant disposera donc de moins de temps pour le grossissement des tubercules).
Cordialement,
Gilles
Bonsoir,
Merci pour votre réponse donc je vais les « enterrer » » un peu cette année
Cordialement
Bonjour Gilles,
Merci pour vos conseils. Je cultive surtout des Rattes et des Charlotte, j’obtiens de maigres récoltes peut-être parce que les pieds meurent avant de fleurir. Je suis dans le Var, en bord de mer, la terre de mon petit potager est peu profonde et caillouteuse. Je n’arrose que très peu. Merci de bien vouloir me répondre.
Bonjour Régine,
Il n’est jamais facile de répondre quand il n’y a pas de question…
Bon, j’imagine que vous voulez savoir pourquoi vos récoltes sont décevantes.
Il faudrait étudier sérieusement la situation (ce que je ne peux faire qu’en accompagnement personnalisé) pour en déterminer la ou les causes… car celles-ci peuvent être nombreuses :
– manque d’eau (d’après ce que vous dites, c’est fort possible)
– manque de profondeur de sol (possible également)
– manque de fertilisation ou fertilisation non appropriée
– variétés peu adaptées à votre sol ou votre climat (testez-en d’autres…)
– maladies ou ravages animaux
– etc…
Cordialement,
Gilles
Merci pour votre réponse. Je vais arroser un peu plus cette année et bien fertiliser. On verra…
Un moyen pour limiter la population de larves de taupin ?
Cliquez sur le lien en bleu « taupins » dans l’article…
bonjour! pour les taupins,ce qui marche bien,c’est de faire un purin de fougères et d’arroser avec ,diluer a 10°/° deux semaines avant la plantation et moi,j’en met aussi quand les plants sont bien développer, j’étais envahie, et depuis que je le fais, j’ai beaucoup moins d’attaques, même si je trouve encore ces sâles bêbetes!!
Bonsoir Edith,
Merci pour votre commentaire.
Toutefois, notamment parce que ces larves se développent dans le sol, j’avoue être un peu sceptique quant à l’efficacité du purin de fougères sur les taupins.
D’autant plus que vous dites en trouver encore… En fait, comme je l’explique dans l’article consacré à cet animal (qui n’a rien de sale…), les populations de taupins ont naturellement tendance à baisser au fil du temps. Et c’est sans doute là la vraie raison de ce que vous avez pu observer.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles,
Merci , ces conseils sont toujours précieux.
En particulier, les petites video courtes montrant le geste , sont précieuses car ce savoir faire ne se trouve pas dans les livres , et quand on apprend seul ce n’est pas évident.
Quant à moi, cette année j’ai un enjeu : la lutte contre les rats taupins qui ont ravagé mon potager l’année dernière…zero pomme de terre ! (ou presque : mes petits enfants ont pu en récolter quelques poignées…le potager avec les petits enfants , c’est un bonheur !) C’est pourquoi notamment j’ai abandonné la couverture du sol par de la paille ou BRF, et je fais les pommes de terre « classiquement » cette année.
peut-être un article à venir sur la lutte contre les rats taupins ???
Bonne poursuite !
Bénédicte
Bonjour Bénédicte.
Merci.
Bon, le rat taupin n’exsite pas…
Donc soit vous voulez parler du rat-taupier, c’est à dire le campagnol (voyez alors ici), soit du taupin (voyez ici).
Cordialement,
Gilles