Les doryphores sont une véritable plaie pour les jardiniers qui cultivent des pommes de terre ou des aubergines.
Ce coléoptère est en effet capable de ravager une plantation entière de pommes de terre ou d’aubergines en quelques jours.
Alors, ceux et celles qui me suivent régulièrement connaissent ma réticence à tuer un insecte ou tout autre animal, quel que soit son degré de « nuisibilité ». On s’engage alors dans une lutte sans fin, contre-nature.
Pourtant, dans mon potager naturel, s’il y a bien un insecte pour lequel je déroge sans trop d’états d’âme à cette règle, c’est bien celui dont nous parlons ici.
Plutôt que de dégainer des produits « bio » qui restent des insecticides et perturbent la biodiversité du potager, ou de s’en remettre aux remèdes miracles répétés un peu partout, j’ai mis au point une méthode naturelle, simple et complète, testée sur plus de 1000 m² de cultures. Depuis 2016, je n’ai plus jamais vu un seul doryphore dans mon potager.
Dans cet article, je vous explique pas à pas comment j’y suis parvenu, afin que vous puissiez, vous aussi, protéger vos pommes de terre sans produits chimiques.
Pourquoi éliminer les doryphores ?
- Cet insecte n’est pas indigène dans nos contrées. Il est arrivé de manière accidentelle et, de ce fait, a peu de prédateurs naturels ;
- Ses larves peuvent totalement détruire une plantation de pommes de terre ou d’aubergines en très peu de temps ;
- Leur destruction est légalement obligatoire !
Mieux connaître le doryphore pour le combattre plus efficacement
Originaire d’Amérique et importé accidentellement en Europe dans les années 1920 (dans la région bordelaise, semble-t-il), le doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata de son nom scientifique) est un coléoptère (mesurant environ 10 mm à l’âge adulte) qui s’est rapidement étendu à toutes la France (dans les années 40).
Il se nourrit exclusivement de plantes de la famille des solanacées (en particulier les pommes de terre et les aubergines) dont il dévore les feuilles. Les larves sont particulièrement voraces et peuvent ravager une culture de pommes de terre en très peu de temps.
Les populations peuvent devenir très importantes lors de printemps particulièrement chauds.
Cycles de vie du doryphore
Les adultes passent l’hiver en hibernation dans le sol et sortent au printemps dès que la température dépasse 9°C.

La femelle pond rapidement – une semaine ou deux après sa sortie – en déposant ses œufs sous les feuilles par amas d’au moins 30 œufs. Les larves éclosent environ une semaine plus tard et s’attaquent tout de suite voracement aux feuilles.
Ces larves opéreront plusieurs nymphoses avant de devenir adultes. Adultes qui s’enfonceront à leur tour dans le sol en été pour ressortir au printemps suivant…
Une menace réelle
Bien que pratiquement éradiqué dans les régions subissant le plus de traitements chimiques des cultures, le doryphore demeure très présent, en particulier lorsque le printemps est chaud, dans les contrées mieux préservées, comme en Dordogne…
On observe par ailleurs un regain d’activité important depuis quelques années. Sans doute une autre conséquence du réchauffement climatique.
Les larves, beaucoup plus voraces que les adultes, peuvent ainsi détruire presque totalement une culture de pommes de terre.
Contrairement à ce que pensent de nombreux jardiniers (et ce fut longtemps mon cas…), il est tout à fait possible de se débarrasser naturellement de ce ravageur.
Voyons donc les principales techniques de lutte biologique :
Les traitements naturels contre les doryphores
Il existe des traitements dits « bio » contre les doryphores. Ils peuvent être efficaces, mais restent des insecticides, avec des conséquences sur la petite faune du jardin.
Les insecticides à base de pyrèthre, par exemple, détruisent les adultes. Ils n’épargnent cependant pas les autres insectes qui passent par là, y compris des auxiliaires précieux.
Un autre produit, à base de Spinosad (une bactérie naturelle), a également vu le jour (voyez par exemple ici). Il est apparemment efficace contre les larves et les jeunes adultes, mais son action reste large et il touche lui aussi d’autres organismes.
Pour ma part, je me refuse donc complètement à utiliser ces produits de traitement, fussent-ils d’origine naturelle. Ils vont à l’encontre de l’équilibre que je cherche à installer au potager.
Les larves peuvent aussi être détruites par un insecticide naturel, le Bacillus thuringiensis. Il existait un produit spécifique pour les larves de doryphores (BT Novodor), mais il ne semble plus commercialisé aujourd’hui. Il m’est arrivé, par le passé, d’en pulvériser (avec succès) sur mes pommes de terre en situation particulièrement critique.
Les BT étant sensibles aux ultra-violets, les traitements doivent être effectués en fin de journée pour rester efficaces.
Même si ce type de produit est plus sélectif et pose moins de problèmes sur la faune auxiliaire, je préfère désormais m’en passer et compter sur un plan d’action global qui respecte mieux la biodiversité.
Les poules
Vous avez des poules ? Lâchez-les au potager avant la mise en place des cultures.
Elles gratteront le sol à la recherche de nourriture.
Les indésirables, dont les doryphores seront ainsi en grande partie éliminés.
Les plantes répulsives
Certaines plantes (tanaisie, lin, haricots, souci, ricin*, ail ou encore raifort…) ont pour réputation de repousser le doryphore et peuvent donc être cultivées en association avec les pommes de terre et les aubergines.
Mais, si ces associations peuvent s’avérer efficaces tant que ces charmantes petites bêtes n’ont pas encore élu domicile dans votre potager, elles seront vaines dans le cas contraire…
Par contre, le datura semble réellement efficace, sans doute grâce à son odeur très puissante, pour l’éloigner. Mais cette plante est extrêmement toxique (D’ailleurs, les agriculteurs ont pour obligation de l’éliminer) et de plus très envahissante. Dès lors est-ce bien raisonnable d’en mettre dans son potager ?
*Lorsque j’ai débuté, je fertilisais mes cultures de pommes de terre avec du tourteau de ricin. Mais ce produit est hautement toxique pour nos animaux domestiques (les chats et chiens en raffolent) et autres petits mammifères. Bien que mes cultures étaient alors préservées, sans doute de ce fait, des ravages du doryphore, j’ai donc décidé de ne plus en utiliser.
Bicarbonate de soude et autres « remèdes miracles »On lit souvent qu’il suffirait de pulvériser du bicarbonate de soude pour se débarrasser des doryphores, ou d’appliquer quelques « remèdes de grand-mère » censés tout régler.
À ce jour, je n’ai trouvé aucune étude sérieuse montrant une efficacité spécifique de ces méthodes contre le doryphore. Le bicarbonate est surtout intéressant comme fongicide doux (oïdium, mildiou…), mais rien ne permet d’affirmer qu’il protège vos pommes de terre de ce coléoptère coriace.
Plutôt que de miser sur un « remède miracle », je vous propose donc plus bas un plan d’action complet, testé sur plus de 1000 m² de pommes de terre, qui m’a permis d’éliminer durablement les doryphores de mon potager.
Pourquoi ces traitements naturels ne suffisent pas
Je ne vais pas vous mentir…
Les méthodes et traitements naturels qui précèdent sont soit insuffisants, soit nocifs pour la biodiversité.
Il m’a donc fallu trouver d’autres solutions.
Et, en associant différentes actions que je vais vous présenter maintenant, j’ai finalement pu venir à bout des doryphores.
C’était en 2016. Je n’ai plus jamais vu un seul doryphore dans mon jardin depuis !
Comment je me suis débarrassé définitivement des doryphores, et comment vous pouvez en faire autant ?
Préservez la biodiversité
Je le répète : le doryphore n’est pas indigène dans nos contrées. Ses prédateurs naturels sont donc peu nombreux et peinent à le réguler seuls.

Néanmoins, les coccinelles, les carabes ou encore certaines guêpes se nourrissent volontiers de ses larves. J’ai souvent observé ces insectes en plein repas sur mes rangs de pommes de terre.
La présence de l’un de ces auxiliaires sur vos cultures doit d’ailleurs vous inciter à regarder de plus près. Il se pourrait bien que le doryphore ne soit pas très loin…
Il est donc essentiel de favoriser leur présence, en préservant par exemple des zones plus sauvages en bordure et même au sein de votre potager.
La biodiversité est une excellente protection face à de nombreux indésirables. En revanche, pour le doryphore, elle reste clairement insuffisante.
Il faut donc compléter cette approche par un processus d’élimination systématique plus complet.
Arrachez les repousses de pommes de terre de la saison précédente
Lorsqu’ils sortent du sol au printemps, les doryphores n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent (façon de parler, car je ne pense pas qu’ils en aient), sauf les repousses spontanées d’une culture de pommes de terre de l’année précédente.
En éliminant systématiquement ces plants, vous les privez dès le départ de leur nourriture favorite.
Les traitements au Doryphora 30 CH (mode d’emploi)
Un grand merci à Claude pour sa recette partagée en commentaire en bas de cet article !
Appliquez ensuite des traitements préventifs homéopathiques, avec pour objectif principal de repousser les adultes mais aussi les éventuelles larves.
Voici comment opérer :
- Procurez-vous en pharmacie homéopathique DORYPHORA – 30 CH (c’est l’équivalent de la D8 de Maria Thun)
- Mettez 5 granules par litre d’eau et laissez dissoudre (plusieurs heures)
- Agitez pendant 1 minute (dynamisation)
- Diluez au 1/10° puis agiter pendant 1 minute (on obtient donc 10 litres de préparation)
- Pulvérisez le matin (ciel voilé) sur les pommes de terre et aubergines ainsi qu’aux alentours et ce dès la sortie des premières pousses
- Renouvelez l’opération après chaque pluie et au moins tous les 15 jours
Le premier traitement est le plus important car les doryphores sortent de terre en même temps que les pommes de terre.
Le traitement éloigne les adultes qui ne viennent pas pondre.
Si les larves sont déjà présentes, avec ce traitement, on voit la plupart des petites bêtes rouges fuir hors du champs.
Faute de pommes de terre, le doryphore adulte s’attaquera parfois aux carottes ou d’autres plantes sauvages, sans pouvoir vraiment se reproduire.
Mais ces traitements préventifs seuls ne seront sans doute encore pas suffisants…
Le ramassage systématique des doryphores adultes (et larves)

Malgré les traitements homéopathiques promulgués auparavant, ma visite quotidienne de ma parcelle de pommes de terre me faisait découvrir chaque jour quelques doryphores adultes, voire des larves.
Il est donc impératif d’éliminer immédiatement ces indésirables avant qu’ils ne pondent.
Différentes méthodes sont possibles : l’écrasement radical avec les doigts… mais ce n’est pas très ragoutant ; aussi les plus sensibles auront à la main un récipient rempli d’eau dans lequel ils noieront les doryphores.
Mais évidemment, lorsque je trouvais un adulte, j’inspectais également le feuillage du plant sur lequel j’avais trouvé l’intrus, mais aussi ceux alentour.
Il n’était en effet pas rare de trouver alors quelques pontes récentes… que j’éliminais avec les doigts.
Mais quelques doryphores peuvent malgré tout échapper à notre vigilance… il faut donc aller encore plus loin…
L’inspection du dessous des feuilles
Le but de cette inspection minutieuse est d’éliminer tous les œufs de doryphores avant qu’ils n’éclosent.
Sachant que les œufs mettent en moyenne une semaine pour éclore et que ce travail de recherche est très fastidieux (d’autant plus quand le feuillage est déjà bien développé), j’ai divisé ma parcelle de pommes de terre en 6 tranches.
Mais attention, les œufs de coccinelles (plutôt pointus au sommet) peuvent être facilement confondus avec ceux de doryphores (sommet plus arrondi)…


Chaque jour (sauf le dimanche), j’inspectais donc ainsi seulement 1/6ème de ma culture de pommes de terre. Mais chaque semaine (donc le temps d’éclosion) tous les plants étaient donc scrutés de près.
Et les œufs et les éventuelles larves encore présentes sous les feuilles étaient détruits sans plus de pitié…
Ne confondez pas doryphores et coccinellesLors de l’inspection du dessous des feuilles, ne confondez pas les larves de doryphores et les nymphes de coccinelles en fin de mue. Éliminer ces dernières serait vraiment dommage…
Les larves de doryphores ont des points noirs sur les côtés, mais pas sur le dos. Les nymphes de coccinelles, elles, présentent des points noirs sur le dos (et parfois aussi sur les côtés, selon les espèces).
En cas de doute, prenez le temps d’observer quelques secondes ou de comparer avec des photos avant d’écraser quoi que ce soit.


La dernière année pendant laquelle j’ai vu des doryphores (car oui, je n’en vois maintenant plus aucun !), bien que ramassant quotidiennement les adultes, je nettoyais environ une dizaine de foyer d’œufs par semaine, ceci sur une surface totale de 1000 m² environ de pommes de terre.
Cette inspection s’avérait donc nécessaire. Car si j’avais laisser faire, les larves auraient pu éclore en nombre… et là, cela serait devenu beaucoup plus difficilement gérable !
Les traitements à la consoude
J’appliquais également des traitements au purin de consoude, à l’origine non pour chasser les doryphores, mais dans l’objectif de renforcer mes cultures et de les fertiliser (la consoude est très riche en potasse, un élément utile notamment au grossissement des tubercules).
Mais force était alors de constater que les jours suivants un traitement à la consoude, je ne trouvais pas d’adultes de doryphore. Ceci s’explique sans doute par une certaine odeur un peu répulsive…
Toujours est-il que j’incorpore donc ce traitement à ma panoplie d’actions anti-doryphores.
- Préservez la biodiversité au sein de votre potager
- En début de saison, arrachez les repousses spontanées de cultures de pommes de terre de l’année précédente
- Traitez préventivement au Doryphora 30 CH, ce dès les premières levées puis répétez l’opération après chaque pluie et sinon au moins tous les 15 jours
- Tous les jours, faites le tour de vos plantations de pommes de terre et d’aubergines en éliminant systématiquement les adultes et larves que vous verrez. Profitez-en pour inspecter le dessous des plantes sur lesquelles vous aurez découvert un doryphore, mais aussi celles alentour
- Une fois par semaine (ou tous les jours en établissant un plan de rotation), inspectez minutieusement sous les feuilles et éliminez les colonies d’œufs qui s’y trouvent
- Complétez ce plan par des traitements réguliers à la consoude
Récapitulatif de mon plan anti-doryphores
| Étape | Action | Période clé | Objectif |
|---|---|---|---|
| 1 | Préserver la biodiversité (haies, zones sauvages, refuges) | Toute l’année | Installer et maintenir les auxiliaires qui mangent les larves |
| 2 | Arracher les repousses de pommes de terre de l’année précédente | Début de printemps | Priver les premiers adultes de leur nourriture dès la sortie de terre |
| 3 | Mettre en place les traitements préventifs au Doryphora 30 CH | À partir des premières levées, puis après chaque pluie | Repousser les adultes pour limiter la ponte dans la parcelle |
| 4 | Ramasser systématiquement adultes et larves sur les plants | Chaque jour pendant la période de risque | Éviter que les adultes ne pondent et limiter la pression de larves |
| 5 | Inspecter le dessous des feuilles et détruire les œufs | Au moins une fois par semaine | Casser le cycle en éliminant les foyers avant l’éclosion |
| 6 | Renforcer les cultures avec des traitements à la consoude | En cours de saison | Fortifier les pommes de terre et contribuer à repousser les adultes |
Si vous êtes arrivé-e jusqu’ici, vous l’aurez compris : le doryphore est un adversaire redoutable, mais il n’a rien d’invincible. Ce coléoptère peut faire des dégâts impressionnants, pourtant il reste gérable dès lors que l’on combine observation, prévention et quelques gestes réguliers au jardin.
La méthode que je vous propose repose sur plusieurs piliers : préserver la biodiversité, supprimer les repousses de pommes de terre de l’année précédente, intervenir tôt avec des traitements préventifs adaptés, ramasser adultes et larves dès leur apparition, traquer les œufs sous les feuilles et renforcer les plantes avec, par exemple, des préparations à base de consoude. Pris séparément, ces gestes peuvent sembler modestes ; mis bout à bout, ils font toute la différence.
Sur mon propre potager, il m’a fallu deux saisons pour venir totalement à bout des doryphores sur environ 1000 m² de cultures. C’est beaucoup de régularité, un peu de patience, mais aucune potion miracle ni insecticide de synthèse. Sur quelques dizaines de mètres carrés, avec une vraie vigilance au bon moment, vous avez toutes les chances d’obtenir des résultats encore plus rapides.
Au-delà du cas du doryphore, cette approche s’inscrit dans une vision plus globale du potager : un lieu vivant, où l’on cherche à favoriser les auxiliaires, à préserver la biodiversité et à intervenir le plus légèrement possible. Chaque fois que nous renonçons à un insecticide, même « bio », nous laissons un peu plus de place aux équilibres naturels.
En agissant ainsi, j’ai totalement éliminé le problème des doryphores dans mon jardin. Et je suis convaincu qu’en respectant scrupuleusement ce plan d’action, vous pourrez, vous aussi, ranger ce ravageur dans la catégorie des mauvais souvenirs plutôt que dans celle des fatalités.
Et vous, comment réagissez-vous face à une attaque de doryphores ? Connaissez-vous d’autres techniques naturelles efficaces que vous avez testées dans votre potager ? N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire : elles aideront sans doute d’autres jardiniers à mieux vivre avec — ou sans — ces fameux doryphores.
Bon courage !
Questions fréquentes sur les doryphores
Comment reconnaître les doryphores aux différents stades ?
L’adulte est un coléoptère jaune orangé avec des bandes noires sur le dos. Les œufs, jaunes à orangés, sont pondus en amas sous les feuilles de pommes de terre ou d’aubergines. Les larves sont rouges ou orangées, avec des points noirs sur les côtés mais pas sur le dos, à distinguer des larves et nymphes de coccinelles.
Le bicarbonate de soude est-il efficace contre les doryphores ?
Je n’ai trouvé aucune étude sérieuse montrant une efficacité spécifique du bicarbonate de soude contre les doryphores. Cette substance est surtout utilisée comme fongicide doux (oïdium, mildiou), pas comme insecticide ciblé. Mieux vaut donc ne pas compter sur cette méthode et mettre en place un plan d’action complet : surveillance, ramassage, destruction des œufs et renforcement des cultures.
Peut-on manger les pommes de terre après une attaque de doryphores ?
En général, oui : les doryphores s’attaquent surtout aux feuilles et aux tiges, pas directement aux tubercules. Les pommes de terre restent consommables si les plantes ont été simplement défoliées. Comme toujours, éliminez les parties abîmées ou pourries à la récolte et ne consommez pas les parties aériennes, naturellement toxiques chez la pomme de terre.
Que faire si la culture est déjà fortement envahie ?
Si la pression est forte, commencez par un ramassage intensif des adultes, des larves et des œufs, au moins une fois par jour. Sur les plants trop attaqués, il peut être plus efficace de les arracher et de les sortir du potager plutôt que d’essayer de tout sauver. Ensuite, renforcez les plantes restantes (par exemple avec des traitements à la consoude) et maintenez une surveillance très régulière.
Les insecticides « bio » sont-ils une bonne solution contre les doryphores ?
Certains insecticides à base de pyrèthre, de Spinosad ou de Bacillus thuringiensis peuvent être efficaces, mais ils restent des insecticides, avec des impacts sur d’autres insectes parfois utiles. Dans un potager naturel, je préfère les réserver aux situations vraiment extrêmes et privilégier d’abord la biodiversité, le ramassage manuel, l’inspection du dessous des feuilles et la destruction des œufs.
Comment limiter le retour des doryphores d’une année sur l’autre ?
Les adultes passent l’hiver dans le sol. Pour limiter leur retour, arrachez les repousses de pommes de terre de l’année précédente, surveillez de près les premières levées et intervenez rapidement dès les premiers individus observés. Combiné au ramassage, à l’inspection des œufs et au renforcement des cultures, ce suivi régulier permet de faire baisser fortement la pression d’une année sur l’autre.





