Comment arroser ?

L’eau joue un rôle vital dans le jardin.

Mais l’eau est précieuse et parfois rare, il convient dont d’en limiter la consommation. C’est même une règle dans un potager se voulant naturel !

Les différentes techniques de paillage (pailles, mulching, BRF, autres matériaux naturels) permettent ainsi de consommer moins d’eau tout en maintenant une humidité importante au pied des cultures.

Le choix de variétés adaptées à notre région est également un facteur important en matière d’économie d’eau.

Besoins en eau des différentes cultures

L’arrosage doit être adapté aux besoins particuliers de chaque culture, des précipitations (un pluviomètre sera utile pour mesurer les quantités d’eau tombées) ainsi que de la région.

Cultures potagères :

Les besoins en eau des légumes varient de 0 à une dizaine de litre d’eau au m² par jour selon les légumes et leur stade végétatif.

D’une manière générale les légumes ont besoin de 2 fois plus d’eau dans leur maturité (grossissement des fruits, des bulbes, des tubercules ou des pommes) qu’en période de croissance. En cas de pluie, diminuez d’autant l’arrosage.

Si vous arrosez par exemple une fois par semaine, les quantités quotidiennes indiquées dans le tableau  doivent donc être multipliées par 7).

Je précise que ces quantités sont des quantités moyennes considérées comme nécessaires. Personnellement, j’arrose beaucoup moins que cela (en gros moitié moins), notamment en sol paillé.

 

Fleurs :

Les besoins journaliers moyens des fleurs (saufs rocaille et fleurs rustiques) en eau varient de 2 à 6 litres d’eau au m², le double en climat méditerranéen.

Arbustes et arbres :

L’arrosage des arbustes ou autres arbres fruitiers est nécessaire les 2 premières années de plantation.

Ensuite, arrosez seulement au printemps et en été s’il ne pleut pas. Les arrosages doivent être peu nombreux mais très copieux.

Besoins en arrosage selon le stade végétatif

  • Semis : le sol doit rester humide en permanence, sans être détrempé (risque de pourriture des graines)
  • Plantation : à la plantation, une jeune pousse nécessite suffisamment d’eau pour permettre son redémarrage. Le sol doit être bien humidifié à chaque arrosage. On espacera petit à petit les arrosages.
  • Plants en développement : les arrosages sont réguliers, copieux (la terre doit être détrempée) mais espacés : 4 à 8 jours, voir 10 à 15 jours avec un bon paillage… et beaucoup plus avec un BRF. L’ail, l’oignon, l’échalote ne doivent pas être arrosés (sauf sécheresse)
  • Maturité avant récolte, la plupart des légumes  apprécient des arrosages importants, notamment pour favoriser le grossissement des parties consommables. Attention, trop d’eau nuit au goût mais aussi à la conservation (arrosages à éviter donc pour l’ail, l’oignons ou l’échalote, et à limiter pour les courges ou les pommes de terre notamment).

Quand arroser ?

  • De l’automne au printemps : arrosez de préférence le matin, quand le sol est déjà réchauffé. Les arrosages le soir sont fortement déconseillés lorsque les nuits sont fraîches.
  • En été : arrosez le soir, juste avant le coucher du soleil.
  • Sauf jusqu’à la levée des plants si le temps est sec, n’arrosez pas tous les jours – celui nuit à l’enracinement mais aussi à la floraison, donc à la fructification (voir ici)
  • Arrosez au contraire de façon espacée (tous les 4 à 15 jours selon votre sol, votre climat, les précipitations, sol paillé ou pas…) mais abondamment* (voir ci-dessus les quantités nécessaires par jour au m²) et régulièrement (essayez de garder un rythme identique).

*un arrosage superficiel n’a aucun intérêt, principalement en période chaude ; l’eau va s’évaporer avant de pouvoir être absorbée par les plantes…

Comment arroser ?

 

 

  • Arrosoirs : si l’on cultive une petite surface et que l’on dispose d’un point d’eau proche, cette solution est envisageable. C’est alors, après la pluie bien sûr, le meilleur arrosage qui soit. Arroser les jeunes plants juste repiqués en terre de préférence au pied. Arroser les semis avec une pomme à petits trous.
  • Gouttes à gouttes : Si vous avez un potager relativement important, utiliser de préférer des gouttes à gouttes. Éloigner les tuyaux des lignes de culture (20 à 30 cm) afin que les plants aient besoin d’aller chercher l’eau; cela favorise le développement des racines. Un meilleur enracinement de la plante ayant pour effet une résistance accrue. Arrosez copieusement mais peu souvent. Un bon paillage sera également utile pour garder humidité et fraîcheur. Si vous devez vous absenter utilisez un programmateur d’arrosage.
  • Arroseurs mécaniques (spinklers) : A réserver aux quelques cultures qui apprécient particulièrement un arrosage sur les feuilles (salades, choux…). Cette technique a pour inconvénient majeur de consommer beaucoup d’eau. Arroser impérativement le soir en été et plutôt le matin de l’automne au printemps (surtout si nuits fraîches).

 

Pour résumer, dans un potager naturel, arrosez régulièrement, de façon espacée et abondamment à chaque arrosage.

J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à laisser un commentaire ou poser une question…

 

  • durant l’été , j’arrosai presque chaque jour les arbres fruitiers , le puceron vert a fait des ravages sur mes abricotiers et j’ai dû les abattre .
    votre article est bon et je dois suivre vos conseils pour éviter ces maladies .

  • Bonjour, je me trouve dans le sud ouest, dans le lot plus précisément, où les étés sont souvent rudes, et je pensai cette année, pour me faciliter l’arrosage, creuser des tranchées le long des allées de tomates, haricots et courgettes (qui seront paillés) que j’aurai rempli d’eau au lieu d’arroser au pieds de chaque légumes.
    N’ayant rien trouvé sur ce sujet sur internet j’aimerai avoir votre avis sur cette méthode.
    Pensez-vous que les racines pourrons récupérer l’eau de la tranchée?
    Ne risque t-elle pas de trop humidifier la terre?
    Ou au contraire suffira t-elle à apporter l’eau nécessaire au plants?

    Je vous remercie d’avance pour votre réponse, ainsi que pour les conseils que vous proposez dans votre blog qui me sont souvent très utiles!

    Cordialement

    Emilie

    • Bonjour Emilie,
      Cette technique d’arrosage avec des rigoles est une technique ancestrale.
      Elle est envisageable sous certaines conditions : la terre ne doit être ni trop argileuse ou tassée (dans ce cas l’eau ruisselle sans pouvoir s’infiltrer vers les plantes cultivées), ni trop sableuse (l’eau s’infiltre alors trop vite vers les profondeurs).
      De même, une pente trop importante pourra être préjudiciable au système.
      Cordialement,
      Gilles

    • mon grand père et tous ses prédécesseurs (!!!) arrosaient à la raie ou à la rigoles, avec des martelières métalliques pour distribuer l’eau.
      vous retrouvez donc les origines de l’arrosage, avant l’arrivée des outils modernes
      un conseil : arrosez une fois par semaine (ou selon besoins) car le volume d’eau dispersé est énorme.
      c’est une technique gourmande en eau.

  • Bonjour Gilles et Emilie!
    Je suis en Artois, donc j’ai plus besoin d’aider la terre à sécher et à se réchauffer en surface par des binages après chaque pluie, que de pailler et arroser. Cette année est une exception, Mai sec et Juin chaud, donc j’ai juste paillé les choux-fleurs et les courges et courgettes avec arrosages espacés, çà se porte à merveille.

    Chez toi l’idéal serait à mon avis le goutte à goutte sous paillage, un tuyau tous les 40/50cm entre les routes et non au pied des plants, çà c’est le Top!
    J’ai l’équivalent de ton climat dans la serre, je l’ai équipée cette année d’un goutte à goutte, sans pailler pour que la terre de surface soit bien sèche et reste binée : vigueur sans aucune maladie, et surtout les feuilles ne roulent plus car les radicelles à distance trouvent de l’eau, ce qui n’était pas le cas avec mes ancestrales bouteilles. Les « mauvaises herbes » lèvent partout uniformément en terre sèche, donc l’eau est partout en dessous…J’ouvre le robinet une fois tous les 8/10 jours en grosse chaleur, pour le reste je surveille les adventices: si elles se portent bien, pas besoin d’eau, il en vaut mieux un peu moins que trop.
    Cà ferait la même chose chez toi en pleine terre…mais un peu cher pour une grande surface.
    Je mettrais à coup sûr un goutte à goutte aux tomates (c’est le pied pour un fainéant comme moi!) ,
    pour le reste la tranchée ENTRE les routes, un peu espacées, de tout légume c’est très bien, sauf pour les courges et courgettes où je ferais une tranchée en cercle à 25/30cm après repiquage (les racines vont bcp moins loin qu’une tomate).
    Je binerais grossièrement (sans affiner) le fond de la tranchée, laisserais sécher, puis je comblerais celle-ci abondamment mais sans tasser avec une bonne couche de paille ou foin sec (surtout pas frais) et raide.
    Après çà y a plus qu’à arroser espacé mais dru (Gilles le dit bien!), à la pomme et non au goulot, sur le paillis pour que l’eau goutte au fond sans retasser la terre, en arrosant plutôt 2 fois moyen que une fois fort (ne pas retasser!). Le paillis gardera ensuite l’eau en dessous.
    C’est l’équivalent du goutte à goutte en moins bien, mais nettement mieux que l’arrosage direct qui est une catastrophe sur terre sèche : donne un coup de plantoir profond après arrosage direct, tu seras surprise de la faible profondeur de pénétration de l’eau. Et si tu « noies », la croute de surface va repomper l’eau vers le haut en quelques heures si canicule.
    C’est l’avis d’un Chti qui aimerait bien habiter le Sud-Ouest.
    Amicalement
    Michel

  • PS :
    Si tu es limitée en paillis, il vaut mieux pailler seulement (mais abondamment) la tranchée, puis bien biner autour des plants et on ne marche plus dedans , sans se préoccuper de l’aspect sec de la terre de surface; l’eau sera piégée sous la terre binée qui supprime l’effet de capillarité.
    J’va pon ‘t’appreinde qu’un bon binache, châ vaut largemint deux arrosaches!!
    Bon ben ch’est tout, j’a pu rin à rajouter!

  • J’ai peur de ne pas bien comprendre.
    Quelles sont ces quantités indiquées « par jour », si on arrose tous les 10 jours (ou 8, ou 15, peu importe) ?
    Je suppose que cela veut dire « par arrosage », mais pas sûr…
    Danielle

    • Non Danielle, il s’agit bien de quantités (théoriques) par jour et au m2… si vous arrosez tous les 8 jours, il convient donc de multiplier ces quantités par 8. Enfin théoriquement; en pratique, si vous paillez, divisez le résultat par 2 ou 3…
      Par exemple pour un légume réclamant 2 litres par jour au m², en arrosant tous les 8 jours, il faudra théoriquement 2×8=16 litres au m2 (et donc 5 à 8 litres avec un paillage)

  • Gilles, j’ai une question sur le débit des gouttes à gouttes (du standard couleur marron) que j’utilise cette année en serre.
    Je fais un arrosage plutôt intuitif (en moyenne 2h) en me fiant ensuite à l’humidité du sol (un coup de plantoir pour voir jusqu’où çà descend), au comportement des tomates dans les jours qui suivent, et à celui des adventices sur le moyen terme pour en remettre ou pas.
    Mais je n’ai aucune idée de ce que çà débite à l’heure par trou (pression d’arrivée autour de 2 bars), j’avoue que je n’ai pas trop cherché puisque çà semble bien fonctionner à partir de ces observations.
    Pourrais tu me dire si c’est possible le débit moyen à l’heure et par trou pour ce type d’arrosage?
    Je pourrai estimer ma quantité/M2, en sachant que ,même en serre, il m’en faut sans doute moins que dans le Sud car je suis dans le Nord en fond de vallée avec des puits artésiens autour, donc une nappe pas loin de la surface.
    Et si d’autres utilisent ce système , ils pourraient facilement savoir ce qu’ils ont mis au M2 en faisant simplement le rapport entre le nombre de trous et la surface à irriguer.
    Amicalement
    Michel

    • Bonjour Michel,
      Si tu parles de GAG de 16mm avec goutteurs intégrés à débit auto-régulé, ils débitent en général 1.6 litres/heure par trou (la pression de change rien pour ces goutteurs à débit auto-régulé)
      Mais ça dépend du matériel – standard… ça n’existe pas; il y a différents diamètres et différents types de goutteurs : intégrés, micro-perforés (pas auto-régulés donc dépendant de la pression) ou micro-asperseurs…
      Cela dit, ton approche consistant à sonder la terre est la meilleure (je procède d’ailleurs également ainsi); car évidemment une terre encore légèrement humide par exemple nécessitera moins de temps d’arrosage qu’une terre complètement desséchée.

    • Bonjour,

      Une solution facile pour mesurer le débit d’un arrosage par goutte à goutte, c’est de mettre un récipient en fin de ligne sur la dernière sortie (type bouteille d’eau enterrée), afin de mesurer l’eau qui en sort avec un minuteur de cuisine dans la poche pour ne pas oublier d’aller arrêter le robinet ou la pompe au bout d’une heure, puis de mesurer le volume d’eau récupérer….

  • Merci pour ta réponse!
    C’est bien du GAG autorégulé, à peine plus cher que du non régulé, mais avec le gros avantage de sortir la même quantité d’eau à chaque trou d’un bout à l’autre du tuyau, donc arrosage uniforme partout.
    La serre a 2 bandes de culture de 1,60M sur 7,50m, j’y ai mis 3 tuyaux sur chaque bande : 2 à 30cm des bords et un central. Avec çà toute la bande est humide à 5cm sous la surface.
    Un trou tous les 30cm, donc pour1m de bande et 3 tuyaux j’ai en gros 9 trous.
    Arrosage d’une heure, çà me fait 1,6l par 9…soit 14,5l , donc…29l pour 2heures pour 1,60m par 1m soit 1,60m2, en fait un peu moins que 29l pour cette surface car certains trous sont très proches du M2 qui suit ou qui précède.
    A la louche je dirais environ 20L pour 1,60m2 soit pour finir 12,5l/m2 (tout le monde a suivi?)
    Donc vu l’humidité en profondeur (nappe) çà semble bien assez. Mon arrosage intuitif et contrôle au plantoir était dans les normes.

    Je fais çà tous les 8 jours, sans paillage (pas de moisissures entre la terre et le paillis) mais biné 1 fois après plantation (gaffe aux racines), la surface reste quasiment sèche, la terre ne se retasse pas sous les trous et reste aérée en surface , de ce fait aucune maladie pour l’instant (mais cette année aucun mildiou en extérieur donc serre ouverte jour et nuit). Dès les chaleurs passées je descendrai à 1H/8jours et encore moins en fin de saison pour des tomates meilleures.
    Le GAG, c’est quand-même Top! Arrosage nickel avec la grosse fatigue…d’ouvrir le robinet 1 fois/semaine!

    Merci, Gilles, pour ton tuyau sur les tuyaux!
    Michel

  • Bonjour,
    J’avais lu un article où il y avait un tableau bien pratique sur l’arrosage pour déterminer quand arroser en s’aidant de la sécheresse de la terre, ça m’avais intéressé mais je n’avais plus de projet de jardin en cours pour diverses raisons. C’était du genre :

    – plante demandant beaucoup d’eau : terre sèche sur 4 cm
    – plante demandant moyennement d’eau : terre sèche sur x cm (je crois que c’est 10 cm, pas sûr…)
    – plante demandant peu d’arrosage : terre sèche sur y cm

    J’aimerais pouvoir m’en souvenir car je débute un nouveau projet de jardin comprenant une serre et une culture sur buttes (un compromis entre butte auto-fertile et en lasagne).

  • Dans ‘besoin en eau des différentes cultures’ tu écris:
    ‘Si vous arrosez par exemple une fois par semaine, les quantités quotidiennes indiquées dans le tableau doivent donc être multipliées par 7).’

    ‘…Indiquées dans le tableau …’ ?… Quel tableau ? Il y a un grand espace blanc… il devrait être là? peut on el voi autre part ?

    Merci
    Teo

  • Bonjour, je viens de refaire mon jardin en bacs. J’utilise des bacs car ici la terre est quasiment de l’argile pure et très compacte et à cause du handicap de ma femme. Quand j’ai creusé je n’y ai vu aucun vers ou lombric sur 40 cm…

    J’ai donc construit des bacs de 2 x 1 m que j’ai rempli en lasagne, carton, broyat, tonte, terre et terreau du commerce que j’ai couvert de paille. Je m’attendais à moins arroser vu que j’ai paillé et que le carton et le broyat devraient faire office de réserve, si c’est le cas où j’ai mis des oyas, ça ne l’est pas du tout dans le bac des tomates et peu dans les autres bacs. Ces bacs ont été construits en bois de 32 mm d’épaisseur et sont haut de 32 cm (2 planches de 160 mm).

    Les allées devraient être couvertes d’herbe à tondre, mais elles sont nues pour le moment. Sauf autour du bac des tomates…

    Si je n’arrose pas quotidiennement mes tomates elles font la gueule. Il est difficile de dire combien d’eau je mets au tuyau d’arrosage, je laisse bien 1′ à 1’1/2 peu être plus par pieds. La terre est humide et pourtant si je ne le fait pas c’est rapidement le drame. Les autres plantations sont également demandeuses d’eau et je vois la différence entre les jours arrosés ou pas sans que ce soit la catastrophe comme pour les tomates, et il y a des choux, un artichaut et des radis réputés demandeurs d’eau. Je ne comprends pas pourquoi cette différences entre les bacs surtout que ce n’est pas celui qui est le plus exposé que ce soit au vent ou au soleil. Il est contre une haie qui lui fait de l’ombre une partie de la matinée et qui le protège du vent…

    Dans mes précédents jardins la règle des 4, 10, 15 fonctionnait bien.
    Ne jamais laisser la terre sécher plus de 4 cm pour une plante très exigeante en eau, 10 cm pour une plante moyennement exigeante et 15 cm pour les plantes peu exigeantes. Là ça ne fonctionne plus, la terre est humide mais si je n’arrose pas…

    • Bonjour Gilles,
      1 à 1.5 litres d’eau pour un plant de tomates, en plein été… c’est équivalent à rien… surtout en bac (plus d’évaporation). Tout ou presque est évaporé avant que les racines n’aient pu absorber l’eau.
      Je maintiens : essayez d’espacer vos arrosages (mais par exemple si vous arrosez tous les 5 jours, mettez 5 à 8 litres par pied…). Peu importe que les plants fassent un peu la tête en plein cagnât… c’est sur la durée de la saison que cela se mesure… ne vous laissez pas impressionner par un aspect à un moment donné.
      Ne jamais laissez la terre sécher, c’est affaiblir les plants (ils ne cherchent pas à s’enraciner profondément) et favoriser les maladies cryptogamiques.
      Si par le passé, les choses allaient tout de même bien, sans doute que les conditions étaient favorables… mais je vous assure que cela aurait été beaucoup mieux avec des arrosages plus espacés et plus abondants
      Cordialement,
      Gilles

  • Bonjour Gilles,
    Cette année j’ai choisi d’investir dans du goutte à goutte avec programmateur 3X/jours chaque fois 5 minutes. J’utilise cela aussi bien sur chaque pieds de salade n’aimant pas la pluie dans ces feuilles (pourriture) que pour les choux, céleri et autres. Le résultat me plaît bcp. Pourrais tu me diresi cela est du aux conditions climatiques plus de pluie depuis avril ou au système combiné?
    Merci et bonne journée à toi

  • Bjr Gilles M.

    Gilles a tout dit sur la bonne méthode d’arrosage.

    Ne pas oublier aussi pour certaines plantes la grosse disproportion entre surface foliaire (évaporation possible++ en pleine chaleur) et surface racinaire (apport d’eau)…Pour un oyat pas de Pb , pour une tomate 10 fois plus de surface foliaire , pour un potiron 20 à 40 fois plus!
    En pleine chaleur la plante perd momentanément la partie et se « flapit » (on aurait envie de la noyer) …A 9H du soir elle a tout rétabli, donc il n’y avait pas besoin d’arrosage . Si elle est encore flapie le lendemain aux aurores , là seulement il y a urgence.

    Quant à la culture en bac , faussement miraculeuse et à la mode partout chez les néophytes du jardinage , pour le moment, je la pratique depuis 5 ans sur 3 bacs de 5m sur 1,20m, que je compare à ma culture au sol :
    Je n’y vois que 2 avantages
    -culture plus facile car surélevée,
    -drainage contrôlé sur excès d’humidité en terre grasse (c’est mon cas)
    J’y vois aussi bcp d’inconvénients
    -un gros boulot pour les installer,
    -paillage épais permanent indispensable (j’ai de quoi le faire …ce n’est pas le cas pour bcp d’autres),
    -prolifération des limaces, taupes, mulots, campagnols bien plus abondants que dans le reste du potager,
    -déséquilibre progressif du sol par la surabondance des paillis en pourriture , excès d’humus par rapport à la terre présente, convient à certains légumes mais pas à d’autres qui redemandent le jardin. S’y rajoute la pourriture anaérobie du bois de fond (bûches et branchages) aux avantages incertains et inconnus dans le temps,
    -surveillance exigeante de la bonne hydratation du sol (un GAG est presque indispensable), très instable par temps chaud, surtout en sol sablonneux et drainant en raison de la surélévation
    -rendement au mieux égal , souvent inférieur aux mêmes cultures en potager au sol…..
    Je ne démonte pas, mais quand çà sera mort je ne referai pas.
    Sauf cas particulier, mon expérience m’incline à penser que la permaculture ne gagne rien à la surélévation.

  • Bonjour Gilles,
    L’an passé, 7 mois sans une goutte de pluie et la consommation d’eau a explosé. Cette année, j’ai décidé de choisir avec soin les graines, certaines sortes sont plus résistantes, et j’ai décidé de tester un nouveau système: les ollas.
    Voici comment je m’y suis prise:
    1. Aérer la terre avec soin, en retirant les adventices trop nombreuses
    2. une couche de tontes de gazon presque sèches
    3. par dessus, paillage de 10 cm min de BRF
    4. enterrer des pots de fleurs en terre, dont j’ai bouché le trou du bas du pot, les remplir; fermer avec une coupelle (l’eau reste propre)
    5. planter les jeunes plantons tout près des pots
    6. remplir chaque jour mes pots avec de l’eau (impossible d’avoir de l’eau de pluie, donc de l’eau que je laisse reposer 2-3 jours. Comme c’était un essai, j’ai pris des pots de 2 litres environ; plus grands, ils tiendraient plus longtemps.
    7. j’ai mis au point un système de remplissage relié à des bacs en ligne, c’est très très simple et très rapide!
    8. Je remets régulièrement des tontes de gazon ou de consoude sur le BRF à cause de l’effet « non azote » de la première année de BRF.
    Résultat: la terre reste fraîche sous le paillage, et les racines des plantes sont toujours « humides » mais pas du tout détrempées. Le basilic explose, les tagettes grandissent parmi les légumes, le tout autour des pots.
    Pour le moment je suis très très contente. Mon grand regret était que les systèmes de goutte à goutte se bouchaient à cause du calcaire. Je reverrai mon système cet automne pour voir si le problème du calcaire est résolu ou presque!…

    Bonne lecture et merci pour toutes ces idées et ces conseils!

  • Bonjour Gilles,
    Je me suis laissé dire q ‘en plaçant des tuiles plates tout autour des pieds de tomates
    ont pouvait garder une certaine humidité , en plus la chaleur emmagasinée dans la journée est restituée la nuit. Q’ en pensez vous ?
    Merci pour vos bons conseils.
    Salutations
    Christian.

  • Bonjour Gilles,
    Un maraîcher m’a conseillé de privilégier l’arrosage plutôt le matin car selon lui l’arrosage le soir favoriserait le développement des maladies cryptogamiques ( humidité résiduelle la nuit) de plus des plantes peuvent donner une impression de soif après une chaude journée et être pimpantes après la rosée du matin.
    Puis-je avoir ton avis sur ce conseil ?
    Merci

    • Bonsoir,
      C’est vrai si on mouille le feuillage… si on arrose au pied, il n’y a pas plus de risques de maladies cryptogamiques.
      Mais surtout, en été, lorsqu’il fait chaud, un arrosage le matin est largement moins bénéfique car l’eau est rapidement évaporé… alors qu’en arrosant le soir la plante a toute la nuit pour l’absorber.
      Quant au observation sur l’état de la plante, c’est vrai… mais on peut observer le matin et arroser le soir.
      Gilles

  • Bonjour Gilles
    Je voudrais partager mon expérience en matière d’arrosage.
    J’ai installé cette année un réseau de tuyaux goutte à goutte sur tout le jardin potager.(250 m2) un goutte à goutte tout les 30 cm et du 2litres/h.( coût 300 euros)
    avantages : installation facile et modifiable, gain de temps énorme pour vous ou pour une tiers personne, efficacité de l’arrosage ciblé sous le paillis, programmable éventuellement.
    inconvénients : quantité d’eau identique pour tous les légumes, tenir compte à la plantation des écarts de 30 cm, trop de tuyaux fait baisser la pression.
    Pour palier aux inconvénients, je vais diviser mon réseau en trois avec un maillage et des vannes O/F pour permettre des arrosages un peu plus ciblés selon les plantes et à partir de maintenant je tiens compte de l’emplacement des tuyaux pour planter ou semer.
    Avec cette chaleur, je suis bien content d’avoir installé ce système qui distribue surement autant d’eau mais avec une efficacité incomparable.
    salutations de jardinier

  • Bonjour Gilles

    Une question dont la réponse intéressera aussi Marie-Mad :
    Mon GAG en est à sa 2è année, avec une eau calcaire.
    Il goutte assez bien mais çà me semble un peu plus faible que l’année dernière.

    Y a-t’il une méthode , ou des produits , en dehors des filtres sur l’admission, pour les maintenir propres et prévenir un entartrage progressif vraisemblable?
    (J’ai ouvert un trou de GAG « pour voir » , c’est très fin le passage d’eau, sans doute pour réguler la pression…)

    • Bonjour Michel,
      Il y a probablement des produits naturels permettant de nettoyer les GAG (avis à ceux qui connaissent…), mais personnellement je n’en utilise pas.
      Je me contente, chaque début de saison, de faire tourner le système en laissant ouvert au bout des tuyaux GAG , pendant quelques minutes… avec l’appel d’air les impuretés sont évacuées.
      Amicalement,
      Gilles

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