4 méthodes simples pour démarrer un potager en permaculture

Vous vous demandez comment démarrer un potager en permaculture, sans vous lancer dans une usine à gaz ni faire de grosses erreurs dès la première année ?

C’est une question que se posent presque tous les jardiniers débutants… et même beaucoup de personnes qui ont déjà lu plusieurs livres ou suivi des vidéos sur le potager. On comprend les principes, on est motivé, mais au moment de passer à l’action sur une parcelle bien réelle, les doutes s’installent.

Faut-il vraiment travailler la terre pour commencer un potager, ou peut-on la laisser tranquille ? Comment gérer les herbes déjà en place sans s’épuiser ? Est-ce une bonne idée de démarrer sur buttes, sous paillage, ou avec une simple bâche ? Et surtout : comment choisir la méthode la plus adaptée à votre sol, à votre climat et à votre niveau d’expérience ?

Avant de sortir la bêche, la Grelinette ou la bâche, il est normal de se poser une foule de questions :

  • Par où commencer concrètement pour démarrer un potager ?
  • Comment se débarrasser des herbes sans retourner tout le terrain ?
  • Dois-je travailler la terre alors que l’on conseille aujourd’hui de ne plus le faire ?
  • Et si je ne la travaille pas, comment vais-je pouvoir semer et planter mes légumes ?

Dans cet article, je vous présente 4 méthodes simples et éprouvées pour créer un potager en permaculture dans de bonnes conditions, avec leurs avantages, leurs limites et les contextes dans lesquels elles donnent le meilleur d’elles-mêmes. L’idée n’est pas de vous vendre une approche « miracle », mais de vous aider à choisir, calmement, la façon la plus cohérente de démarrer votre potager chez vous.

Les 4 méthodes pour démarrer un potager en permaculture

Pour démarrer un potager en permaculture, il n’existe pas une seule bonne méthode, mais plusieurs approches possibles. Chacune a ses forces, ses limites et surtout des conditions dans lesquelles elle fonctionne mieux que les autres. L’objectif n’est pas de suivre la « mode » du moment, mais de choisir ce qui est cohérent avec votre sol, votre climat, votre temps disponible… et votre envie de jardiner.

J’ai vu des débutants réussir très joliment avec une simple couverture du sol, d’autres avec un léger travail à la Grelinette, d’autres encore grâce à une butte lasagnes bien pensée ou à un bâchage temporaire. Ce qui fait la différence, ce n’est pas la méthode « par principe », mais le fait qu’elle soit adaptée à la situation réelle du terrain.

Voici les 4 grandes façons de démarrer un potager que nous allons détailler dans la suite de l’article :

  • Méthode 1 : sans travail du sol avec une couverture végétale épaisse qui étouffe les herbes et nourrit la vie du sol.
  • Méthode 2 : avec un travail du sol limité à l’aide d’outils comme la Grelinette ou la Campagnole, pour ameublir sans retourner la terre.
  • Méthode 3 : les buttes vivantes (ou buttes lasagnes), très riches en matière organique, utiles dans certains contextes difficiles.
  • Méthode 4 : le bâchage du sol, une solution pragmatique pour nettoyer une parcelle et préparer la terre sans tout retourner.

Pour vous aider à y voir clair d’un coup d’œil, voici un tableau comparatif des 4 méthodes. Il ne remplace pas les explications détaillées plus bas, mais il vous permet déjà de repérer celle qui semble la plus adaptée à votre terrain et à votre façon de jardiner.

MéthodePrincipeConditions idéalesAvantagesLimites
Méthode 1 – sans travail du solCouvrir le sol avec un paillage épais et laisser la vie du sol ameublir la terre à votre place.Sol déjà vivant, peu tassé, période de fin d’été ou début d’automne avec un sol humide et encore chaud.Respect maximum de la structure du sol, très peu de travail physique, sol rapidement protégé et nourri.Moins adaptée aux terres lourdes très tassées ou mal structurées, délai avant de pouvoir semer ou planter directement.
Méthode 2 – avec travail du sol limitéAmeublir la terre avec une Grelinette ou une Campagnole, sans la retourner, puis apporter du compost.Sol compacté ou peu travaillé jusque-là, besoin de mettre en culture assez rapidement, jardinier prêt à fournir un peu d’effort physique.Permet d’installer des cultures plus vite, améliore l’aération du sol, reste respectueux de la vie du sol si les outils sont bien utilisés.Nécessite un minimum d’effort et de savoir-faire, peut déranger la faune du sol si on travaille trop profond ou trop souvent.
Méthode 3 – buttes vivantes (buttes lasagnes)Superposer différentes couches de matériaux bruns et verts pour créer une butte très riche en matière organique.Sol très pauvre, très mince ou fortement pollué, envie de tester une approche plus « expérimentale », accès à beaucoup de matériaux organiques.Permet de jardiner là où le sol est presque impossible à cultiver, grande fertilité au départ, bon support pédagogique.Très exigeant en temps et en matériaux, demande de la rigueur dans la construction, pas toujours adapté à de grandes surfaces.
Méthode 4 – en bâchant le solPoser une bâche noire pour étouffer les herbes et réchauffer le sol avant d’installer un paillage et des cultures.Parcelle très enherbée, peu de temps disponible à court terme, besoin de « nettoyer » une surface sans y passer tous ses week-ends.Simple et efficace, limite fortement les herbes indésirables, prépare une terre souple et réchauffée pour les cultures suivantes.Utilisation de plastique, peu apprécié des jardiniers les plus écologistes, demande de bien choisir la période pour ne pas asphyxier le sol.

 

Dans les sections qui suivent, nous allons voir plus en détail comment mettre en œuvre chacune de ces 4 méthodes, à quel moment elles sont les plus pertinentes, et les précautions à prendre pour éviter les déceptions. L’idée est que vous puissiez, à la fin de votre lecture, choisir sereinement la ou les approches qui vous correspondent le mieux.

Méthode 1 : démarrer un potager sans travail du sol

Créer un potager en permaculture sans travailler la terre est la meilleure approche, tout au moins en théorie.

Une couverture permanente du sol est en effet idéal (voyez l’avertissement en fin de présentation de cette méthode, car les choses ne sont pas toujours aussi simples et évidentes que ce que voudraient vous faire croire certains…) pour ne pas chambouler le sol et donc respecter sa structure ainsi que les différentes formes de vie qui s’y trouvent.

Quand démarrer un potager sans travail du sol ?

Plus que la période elle-même, l’état de la terre est une donnée essentielle dans la création d’un potager sans travail du sol :

  • La terre doit être humide (mais pas non plus gorgée d’eau) ;
  • Elle ne doit pas être froide ;
  • Elle ne doit pas être trop tassée.

Si l’une ou l’autre de ces conditions venait à manquer, la vie ne pourrait pas s’installer correctement dans le sol. Et la bonne évolution du processus en serait d’entrée fortement compromise.

Pour répondre au mieux à ces conditions, mais aussi afin de laisser du temps aux vers de terre et autres organismes vivants du sol pour effectuer le travail (car ce sont bien eux qui vont travailler pour vous !), la période idéale se situe en fin d’été (après des pluies) ou en début d’automne (quand le sol est humide, mais encore relativement chaud).

L’hiver est à éviter (la terre est alors trop froide pour que la vie puisse s’y développer correctement).

Vous pouvez éventuellement épandre votre paillage épais au printemps (1)… Mais ne vous attendez pas à pouvoir y implanter directement des cultures. Il faut au mieux plusieurs mois pour que la terre soit naturellement aérée, ameublie et enrichie par un paillage.

Comment créer un potager en permaculture sans travail du sol ?

Concrètement, il est très simple de démarrer un potager sans travailler la terre.

Vous allez simplement couvrir le sol avec un paillage épais.

L’objectif est double :

  • Étouffer la végétation spontanée et l’empêcher ainsi de se développer au printemps suivant ;
  • Rendre la terre meuble et directement « praticable » au printemps suivants (ce sont les vers de terre et autres organismes vivants dans le sol qui vont se charger de ce travail d’aération et d’ameublissement du sol indispensable à la mise en place de cultures légumières).
paillage pour démarrer un potager sans travail du sol
Cartons, compost et paillage épais pour démarrer sans travailler le sol.

Voici concrètement comment procéder :

  • Commencez par couper l’herbe au plus bas. Puis laissez-la commencer à se décomposer avant d’épandre votre couverture du sol :
  • Déposez des cartons sur le sol (Cette phase est facultative, mais elle empêchera d’éventuelles adventices coriaces, comme le liseron ou le rumex par exemple, de se développer et de traverser le paillage… Enlevez le scotch et les étiquettes, mais sachez que les normes européennes imposent aujourd’hui l’utilisation de colles et d’encres d’origine végétale pour la fabrication des cartons) ;
  • Épandez éventuellement (ce n’est pas obligatoire, mais ça favorisera le développement de la vie au niveau du sol) du fumier frais ou en cours de décomposition, ou du compost ;
  • Épandez une couche épaisse (au moins une vingtaine de cm pour pouvoir étouffer les herbes spontanées) de paille, de vieux foin, d’herbes coupées, de BRF ou autres matériaux végétaux. L’idéal, en particulier si la terre est tassée, est d’alterner plusieurs couches de ces divers matériaux.

Vous n’aurez plus alors qu’à écarter le paillage au printemps suivant pour semer ou planter.

Si tout s’est bien passé…

Avertissement : paillage épais et sols lourdsUn paillage épais sur une terre lourde ou très tassée peut faire plus de mal que de bien. Avant de couvrir le sol, prenez le temps d’observer comment il se comporte au fil des saisons.

  • si la terre reste détrempée longtemps après la pluie ou forme une croûte dure en surface, un travail du sol léger sera souvent préférable au paillage « coup de massue ».
  • si le sol est déjà vivant, friable et bien structuré, la couverture sans travail du sol sera au contraire une excellente alliée pour démarrer votre potager en permaculture.

Méthode alternative pour créer un potager sans travail du sol au printemps (mais qui requiert des quantités énormes de compost) : « the no-dig method » de Charles Dowding

Méthode 2 : démarrer un potager en travaillant la terre

Quand commencer un potager avec un travail du sol ?

Dans les sols lourds, travaillez la terre à l’automne et cultivez de suite un engrais vert afin d’ameublir et d’aérer la terre.

Dans les sols sableux, dépourvus ou contenant très peu d’argile, il est préférable d’attendre le printemps pour débuter les travaux.

Comment créer un potager avec un léger travail du sol ?

préparer la terre pour un potager en permaculture
Pour démarrer un potager en respectant la structure et la vie du sol, la Campagnole est parfaite

Si possible, travaillez à la Grelinette. Cet outil désormais célèbre permet d’affiner la terre sans la retourner. Avec la Grelinette, on travaille toujours à reculons, en se servant de son poids pour enfoncer l’outil. Puis on opère simplement un petit mouvement rotatif pour ameublir la terre…

Bon, il y a aujourd’hui encore mieux : la Campagnole !

Que ce soit avec l’un ou l’autre de ces outils écologiques, travaillez une première fois, sans trop enfoncer les dents. Le but étant ici de simplement déraciner les adventices. Puis laissez-les sécher ou enlevez-les pour les mettre au compost (cette solution est préférable si la période est pluvieuse, sans quoi les adventices risquent de redémarrer).

Travaillez à nouveau en perpendiculaire (pour la Grelinette) du premier passage, mais cette fois en enfonçant complètement les dents.

Mettez ensuite du compost et incorporez-le avec un nouveau passage, qui devrait normalement avoir permis un ameublissement suffisant du sol.

Astuce pratique : avancer sans s’épuiserLe travail du sol à la Grelinette ou à la Campagnole peut vite devenir éprouvant si l’on veut tout faire d’un coup. Mieux vaut avancer régulièrement sur de petites surfaces plutôt que de se dégoûter dès la première saison.

Limitez-vous à une ou deux planches à la fois, quitte à couvrir le reste avec un paillage (ou une bâche) en attendant votre passage.

Pour une surface plus importante, bien que peu compatible avec un potager naturel, le travail au motoculteur (de préférence avec un cultivateur plutôt qu’avec un outil rotatif, également pour éviter de retourner la terre) ou à la motobineuse (mais vous risquez alors de multiplier les bouts de racines d’herbes indésirables) peut s’avérer nécessaire.

Plusieurs passages espacés dans le temps permettront d’ameublir correctement le sol et de le débarrasser d’une grande partie de la végétation spontanée.

Il sera ensuite impératif de nourrir votre terre par des apports de matières organiques adaptés.

Méthode 3 : démarrer un potager sur buttes vivantes (buttes lasagnes)

La constitution de buttes vivantes, ou buttes en permaculture, est une troisième alternative possible pour démarrer un potager naturellement.

J’aurais pu classer cette alternative avec la méthode 1, car là non plus, vous ne travaillerez pas la terre.

Toutefois, compte tenu du travail considérable pour l’élaboration des buttes, mais aussi de la quantité importante de matériaux nécessaires à leur constitution, cette technique est à mon sens à réserver aux cas désespérés : sol très peu épais (à fleur de roche), totalement pollué, ou encore argileux à l’extrême (impossible à cultiver)…

Quand démarrer un potager en lasagnes ?

Pour des plantations, les lasagnes peuvent être constituées en automne, en hiver, et même jusqu’au printemps (juste avant de planter).

Pour des semis, je pense qu’il est préférable de préparer la butte à l’automne précédent, afin que celle-ci puisse offrir un substrat de culture déjà suffisamment décomposé (voyez l’article sur les buttes vivantes pour plus de précisions sur l’utilisation des buttes).

butte vivante pour démarrer potager permaculture
Constitution de buttes vivantes – une méthode permettant de démarrer un potager dans n’importe quelle conditions, mais exigeante en travail et en matériaux

Comment créer un potager en lasagnes, étape par étape ?

  • Placez des cartons à même le sol, en les croisant les uns sur les autres (ceci afin d’étouffer les herbes) ;
  • Couvrez-les ensuite de branchages ;
  • Intégrez ensuite des copeaux de bois en cours de décomposition ;
  • Recouvrez d’une fine couche de matériaux verts (herbes fraîchement coupées, déchets du jardin, jeunes rameaux feuillus broyés) ;
  • Amenez du compost en décomposition (à l’automne) ou mûr (au printemps) par dessus.

Vous aurez ainsi constitué une butte de culture particulièrement riche en élément nutritif.

Ce n’est ici qu’un exemple de butte vivante… Il y a d’autres façons de faire (par exemple avec du bois enterré). Mais je ne présente ici que des méthodes que j’ai moi-même mises en œuvre… Mais rien ne vous empêche de voir également ailleurs.

Méthode 4 : démarrer un potager en bâchant le sol

Cette dernière méthode pour démarrer un potager ne satisfera pas les plus écologistes d’entre vous.

Elle n’en demeure pas moins simple et efficace.

Quand démarrer un potager en bâchant le sol ?

Comme pour la méthode sans travail du sol, la couverture, en l’occurrence une bâche, doit être effectuée lorsque le sol est humide et suffisamment chaud.

En vue de cultiver au printemps suivant, la fin de l’été, après des pluies, et le début de l’automne sont les meilleures périodes.

Comment commencer un potager en bâchant le sol ?

Démarrer un potager en posant une bâche sur le sol
Le bâchage est une méthode permettant de démarrer un potager en se simplifiant la tâche.

Cette méthode consiste simplement à poser une bâche noire sur la parcelle que vous souhaitez mettre en culture.

Lestez bien les bords afin que la bâche ne s’envole pas.

Il faut ensuite la laisser en place jusqu’à ce que toutes les herbes disparaissent en dessous. Ce qui prendra de 2 à 6 mois selon la saison et les conditions météorologiques.

Le résultat est parfait pour démarrer de nouvelles cultures : une terre souple, réchauffée, sans herbes indésirables, grouillante de vie. Contrairement à ce que disent certains, il y a en effet de la vie sous une bâche, à conditions de la poser au bon moment.

  • Si vous voulez semer, épandez du compost puis ameublissez la terre à la Grelinette ou à la Campagnole, ou avec une simple griffe si le sol est bien meuble ;
  • Si vous voulez planter : creuser votre trou de plantation et incorporez-y du compost bien mûr.

Paillez ensuite (cette fois avec des matériaux d’origine végétale).

La bâche pourra ensuite être réutilisée pour une culture de melons par exemple. Ce qui est d’ailleurs un bon moyen pour réussir cette culture délicate.

Faites maintenant votre choix pour commencer votre potager en permaculture

Réfléchissez à votre situation avant de démarrer

Le premier point à considérer, ce sont les conditions telles que présentées dans cet article :

  • À quelle période sommes-nous ?
  • Dans quel état est votre terre ? Tassée ou non ? Humide ou non ?
  • La terre est-elle suffisamment profonde (30 cm de terre sont un minimum pour des cultures potagères) pour y cultiver directement ?
  • Souhaitez-vous cultiver rapidement, ou bien prendre votre temps est tout à fait envisageable ?

Les réponses à ces quelques questions devraient vous permettre un premier tri parmi les 4 méthodes présentées ici pour démarrer un potager de façon cohérente et réaliste et en accord avec votre sensibilité (écoutez-vous)…

Mais en fait, vous n’êtes pas obligé(e) de choisir…

A retenir pour bien démarrer votre potagerLe plus important n’est pas de choisir la méthode parfaite, mais celle qui vous semble réaliste ici et maintenant. Vous pourrez toujours ajuster ensuite, à la lumière de vos premières expériences.

  • Commencez petit, avec une surface que vous pouvez suivre sans stress : mieux vaut un petit potager bien tenu qu’une grande parcelle envahie.
  • N’hésitez pas à tester deux ou trois approches côte à côte : vous verrez vite, chez vous, lesquelles s’accordent le mieux avec votre sol, votre climat et votre façon de jardiner.

Testez différentes approches pour votre potager

À mon avis, le mieux n’est pas de chercher tout de suite la méthode parfaite, mais de tester plusieurs approches sur de petites surfaces. C’est le plus sûr moyen de voir, chez vous, ce qui fonctionne vraiment avec votre sol, votre climat et votre manière de jardiner.

En pratiquant ainsi, vous limitez les risques de déception et vous progressez beaucoup plus vite que si vous misiez tout sur une seule méthode :

  • si l’une des méthodes testées ne donne pas le résultat espéré, une autre vous apportera sans doute plus de satisfaction.
  • vous pouvez comparer concrètement les 4 approches, au lieu de vous fier uniquement aux discours parfois très tranchés que l’on trouve sur le sujet.
  • vous gardez un potager à taille humaine : mieux vaut quelques planches bien tenues que tout un terrain difficile à suivre dès la première année.

Parmi les personnes que j’ai accompagnées, beaucoup ont commencé avec une petite bande en paillage épais, une autre travaillée à la Grelinette et une troisième en bâchage. Au bout d’une ou deux saisons, elles savaient exactement quelles méthodes leur convenaient le mieux… et pouvaient agrandir leur potager en toute confiance.

Vous pouvez donc vous autoriser à expérimenter : l’important n’est pas d’avoir tout juste du premier coup, mais de construire peu à peu un potager en permaculture qui vous ressemble et que vous aurez plaisir à cultiver sur la durée.

Quelques articles complémentaires pour bien démarrer un potager en permaculture

Conclusion : démarrez votre potager en permaculture à votre rythme

J’espère que cet article vous aura aidé à y voir plus clair parmi les différentes façons de démarrer un potager en permaculture. Vous savez maintenant qu’il n’existe pas une seule bonne méthode, mais plusieurs approches possibles, à adapter à votre sol, à votre climat et à votre disponibilité.

L’essentiel, à mes yeux, est de commencer simplement, sur une surface raisonnable, et de prendre le temps d’observer ce qui se passe dans votre jardin. C’est en ajustant d’année en année que l’on construit un potager vivant, fertile et agréable à cultiver… pas en cherchant la solution parfaite sur le papier.

Si vous souhaitez être accompagné pour faire les bons choix dès le départ, je peux vous aider à travers la prestation d’accompagnement personnalisé. Nous voyons ensemble comment adapter les principes de la permaculture à vos conditions de culture, et cette prestation inclut mon guide pratique Mon Potager au Naturel pour vous aider à structurer, étape par étape, votre projet de potager.

Vos questions (dans la limite du raisonnable… je ne peux pas réaliser une étude complète de votre terrain à distance) et vos retours d’expérience sont les bienvenus dans les commentaires ci-dessous. N’hésitez pas à partager ce qui a bien fonctionné chez vous, ou au contraire les difficultés rencontrées : cela aidera aussi d’autres jardiniers qui se posent les mêmes questions que vous.

Et si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à poursuivre votre lecture avec les autres articles conseillés un peu plus haut : ils vous permettront de mieux connaître votre sol, de planifier vos cultures et d’installer progressivement un potager en permaculture cohérent, efficace… et surtout agréable à vivre.

Foire Aux Questions : démarrer un potager en permaculture

Quelle est la meilleure méthode pour démarrer un potager en permaculture ?

Il n’y a pas une méthode universelle, mais des approches plus ou moins adaptées à votre situation. Si votre sol est déjà vivant et peu tassé, la méthode sans travail du sol peut très bien convenir. Si le terrain est compacté ou mal structuré, un travail du sol léger à la Grelinette ou à la Campagnole sera souvent plus réaliste. Le plus sûr reste de tester sur de petites surfaces et d’observer les résultats.

Peut-on démarrer un potager sans aucun travail du sol ?

Oui, c’est possible en couvrant la parcelle avec un paillage épais ou en utilisant une méthode de type « no-dig ». Mais cela fonctionne surtout si le sol n’est pas complètement tassé ou très lourd, et si l’on s’y prend au bon moment, sur un sol humide et encore chaud. Sur une terre argileuse compacte, il sera souvent plus prudent de combiner un léger travail du sol et une bonne couverture.

Sur quelle surface commencer quand on débute en permaculture ?

Pour un premier potager en permaculture, je recommande de commencer petit, par exemple avec 20 à 50 m² selon votre temps disponible. Cela permet d’apprendre à connaître votre sol, de gérer plus facilement les herbes et les arrosages, et d’éviter de se sentir débordé. Vous pourrez ensuite agrandir progressivement, au fur et à mesure que vous prenez confiance et que votre organisation se met en place.

Combien de temps faut-il pour récolter après avoir démarré un potager ?

Tout dépend de la méthode choisie et des légumes cultivés. Avec un travail du sol limité et un apport de compost, vous pouvez récolter dès la première saison sur une grande partie des cultures. Avec une méthode sans travail du sol ou sur buttes très riches en matière organique, il faut parfois une saison pour que le sol se structure vraiment. L’important est d’accepter cette phase de mise en route, qui conditionne la fertilité des années suivantes.

Faut-il forcément faire des buttes pour jardiner en permaculture ?

Non, les buttes ne sont pas obligatoires pour jardiner en permaculture. Elles peuvent rendre service dans certains contextes difficiles (sol très mince, pollué ou extrêmement argileux), mais un simple potager à plat, bien paillé et nourri en matière organique, respecte tout à fait l’esprit de la permaculture. L’important est de travailler avec votre sol et non contre lui, plutôt que de chercher à tout prix à copier un modèle particulier.

Crédit photos : https://depositphotos.com/fr/

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