Paillage précoce : quand pailler au printemps sans refroidir le sol ?

Le paillage protège le sol, limite l’évaporation et nourrit progressivement la vie du sol. C’est donc une pratique très utile dans un potager cultivé naturellement.

Mais au printemps, un paillage précoce, surtout s’il est épais et constitué de matières organiques isolantes, peut aussi poser problème. Sur une terre encore froide, il ralentit son réchauffement et peut créer des conditions favorables aux limaces autour de jeunes plants encore fragiles.

Alors, quand pailler au printemps ? Plutôt que de suivre une date fixe, observez la température du sol, son humidité, le développement des cultures et la nature du paillis. Ces quelques repères vous aideront à trouver le bon moment sans laisser pour autant la terre nue trop longtemps.

Pourquoi un paillage trop précoce peut-il poser problème ?

Pailler trop tôt ralentit le réchauffement du sol

Une couche épaisse de paille, de foin, de feuilles mortes ou d’autres matières organiques isole le sol. C’est précisément ce que nous recherchons en été pour limiter son échauffement et conserver l’humidité. Mais au début du printemps, cette isolation peut devenir un inconvénient.

Si la terre est encore froide au moment où vous installez le paillis, les rayons du soleil la réchaufferont moins rapidement. Ce phénomène se remarque surtout sur les terres argileuses ou humides, naturellement plus lentes à se réchauffer, et pour les légumes qui apprécient la chaleur.

J’en ai fait l’expérience avec des courgettes. Une année, j’avais paillé une partie de mes plants dès le mois d’avril alors que les températures restaient fraîches. Les autres n’avaient reçu leur paillage que plus tard, lorsque le sol s’était réchauffé.

La différence était flagrante. Les plants paillés trop tôt ont poussé beaucoup plus lentement et sont restés longtemps d’un vert plus clair, presque jaunâtre. La réaction étant apparue très rapidement après la pose du paillage, je ne l’attribue pas à une faim d’azote. Du compost avait d’ailleurs été apporté auparavant.

Ces courgettes ont fini par se développer correctement, mais leur production a démarré plus tard et s’est révélée nettement inférieure sur l’ensemble de la saison.

Cette observation ne signifie pas qu’un paillage posé en avril donnera systématiquement le même résultat. La température du sol dépend du climat, de l’exposition, de sa texture et de la météo du moment. Elle montre simplement pourquoi une date inscrite sur le calendrier ne suffit pas pour décider.

Jeunes plants, limaces et rongeurs : les risques au printemps

Limaces sous un paillage épais autour d’un jeune plant au potager
Au printemps, un paillage épais et humide peut offrir un refuge aux limaces, particulièrement problématique autour de jeunes plants encore fragiles.

Le second problème du paillage précoce concerne les jeunes plantations. Un paillis humide offre aux limaces un abri frais et protégé. Or, au printemps, elles peuvent causer beaucoup plus de dégâts sur une laitue à peine repiquée ou un jeune plant de courgette que sur une plante déjà bien développée.

Ce risque augmente lorsque les journées restent fraîches et pluvieuses. Les limaces se cachent alors sous le paillis et n’ont que quelques centimètres à parcourir pour atteindre les plants.

Dans cette situation, les barrières placées autour d’une planche ne résolvent pas toujours le problème. Les fougères, les cendres de bois ou les barrières en cuivre auront peu d’effet sur des limaces déjà installées sous la couverture.

Attendre que les plants soient suffisamment développés réduit les conséquences d’une attaque. Quelques feuilles grignotées sont rarement dramatiques sur une plante vigoureuse, alors qu’un tout jeune plant peut disparaître en une nuit.

Les petits rongeurs, notamment les campagnols lorsqu’ils sont présents dans le jardin, trouvent eux aussi refuge sous un paillage épais. Là encore, il ne s’agit pas de considérer le paillage comme responsable de leur présence, mais de surveiller davantage les jeunes plantations dans les secteurs où ces animaux posent déjà problème.

Un risque qui dépend beaucoup de vos conditionsUn paillage précoce ne provoque pas automatiquement une invasion de limaces ou de campagnols. Le contexte du jardin compte énormément.

  • Un printemps frais et humide augmente particulièrement le risque lié aux limaces.
  • Des plants déjà bien développés supportent beaucoup mieux quelques dégâts.
  • Une forte présence de campagnols justifie davantage de prudence avec les paillages épais.

Quand pailler au printemps ?

Les bons repères avant de pailler

Je me méfie des dates toutes faites. Dans un sol sableux du sud de la France, la terre peut être déjà bien réchauffée alors qu’un sol argileux situé plus au nord reste encore froid et humide.

La météo de l’année joue également beaucoup. Un mois d’avril doux et sec ne ressemble en rien à un printemps marqué par trois semaines de pluie et des nuits fraîches.

Avant d’installer une couche épaisse de paillis, observez donc plusieurs éléments.

  • La terre ne doit plus être froide quelques centimètres sous la surface.
  • Elle doit rester suffisamment humide, sans être détrempée.
  • Les jeunes plants les plus sensibles gagnent à avoir repris leur croissance.
  • Une période fraîche et très pluvieuse annoncée peut justifier de patienter encore un peu.

Personnellement, je me fie beaucoup au toucher. Je plonge la main dans la terre, pas seulement en surface, car quelques heures de soleil suffisent à la réchauffer. J’observe plutôt ce qui se passe un peu plus en profondeur, et je renouvelle ce test pendant plusieurs jours.

Si vous souhaitez un repère plus précis, un simple thermomètre de sol peut compléter cette observation. Il vous aidera surtout à vérifier que la terre s’est réellement réchauffée en profondeur et que cette évolution se maintient pendant plusieurs jours.

À retenirLe calendrier donne une indication, mais l’état réel du jardin reste votre meilleur guide.

  • Sol encore froid : attendez avant de poser un paillis épais.
  • Sol réchauffé et suffisamment humide : le moment devient plus favorable.
  • Jeunes plants fragiles : gardez aussi un œil sur la pression des limaces.

Quand pailler les tomates et les légumes exigeants en chaleur ?

La question revient particulièrement pour les tomates, mais le raisonnement vaut aussi pour les courgettes, les aubergines, les poivrons, les concombres et d’autres légumes qui apprécient un sol suffisamment chaud.

Jeune plant de tomate dans un sol encore non paillé au printemps
Je vais attendre encore avant de pailler ce jeune plant de tomate.

Pour ces cultures, un thermomètre de sol peut fournir un repère intéressant. Les références utilisées en maraîchage indiquent notamment un minimum d’environ 13 °C pour la courgette et de 15 à 16 °C pour la tomate, l’aubergine et le poivron au moment de l’implantation. Ces valeurs ne constituent pas des seuils obligatoires pour pailler, mais elles donnent un bon ordre de grandeur : si la terre reste nettement plus froide, mieux vaut éviter de l’isoler sous une couche épaisse de paille.

Si vous plantez alors que le sol reste encore frais, laissez-le profiter du soleil quelques jours de plus avant d’installer une couche épaisse de paillis autour des plants.

Selon votre région et la météo, ce moment peut arriver courant mai ou plus tard. En terre lourde et lors d’un printemps froid, attendre davantage ne pose aucun problème. À l’inverse, une terre légère exposée au soleil se réchauffe beaucoup plus rapidement.

Lorsque le sol est chaud et que les tomates commencent à pousser franchement, le paillage retrouve tous ses avantages. Il aide alors à conserver l’humidité, limite les écarts de température et protège progressivement la structure superficielle du sol.

Installez-le de préférence sur une terre déjà humide. Si elle est sèche, arrosez d’abord, puis couvrez. Enfermer sous une couche épaisse un sol complètement desséché n’aurait guère de sens.

Que mettre sur le sol en attendant un paillage plus épais ?

Attendre avant de pailler abondamment ne signifie pas forcément laisser la terre totalement nue pendant plusieurs semaines.

Jeunes légumes au potager avec une fine couverture de compost et de feuilles fraîches au printemps
En attendant un paillage plus épais, une fine couverture de compost et quelques feuilles fraîches peuvent protéger légèrement le sol sans freiner autant son réchauffement au printemps.

Une fine couche de compost mûr constitue une première couverture intéressante. Elle protège légèrement la surface sans produire le même effet isolant qu’une épaisse couche de paille ou de foin. Le compost nourrit aussi progressivement le sol et apporte des éléments nutritifs utiles aux cultures.

J’utilise également ponctuellement des feuilles d’ortie ou de consoude déposées directement sur le sol. Dans mon jardin, j’ai constaté que ces petites quantités de végétaux frais n’attiraient pas les limaces comme peut le faire un paillage épais et humide. J’ai même parfois eu l’impression qu’elles constituaient une gêne pour elles.

Je présente toutefois cela comme une observation personnelle, pas comme une méthode anti-limaces garantie. Les conditions peuvent être très différentes d’un jardin à l’autre.

Cette façon de couvrir progressivement le sol laisse aussi le temps à la terre de se réchauffer avant d’augmenter l’épaisseur du paillage. Je montre cette approche dans ma vidéo sur le paillage progressif.

Commencez progressivementAu printemps, vous n’êtes pas obligé de choisir entre terre entièrement nue et dix centimètres de paille.

  • Commencez par une couverture légère lorsque le sol reste frais.
  • Augmentez ensuite l’épaisseur une fois la terre réchauffée et les cultures installées.

Couverture permanente du sol

Faut-il écarter le paillage au printemps ?

Paillage écarté autour d’un jeune plant de tomate pour laisser le sol se réchauffer au printemps
Avec une couverture permanente du sol, écarter temporairement le paillage autour des jeunes plantations aide la terre à se réchauffer au printemps.

Si vous pratiquez une couverture permanente du sol, la situation est un peu différente. Le paillage est déjà présent lorsque le printemps arrive et sa décomposition a commencé depuis plusieurs mois.

Lorsque j’installe une couverture permanente, l’automne me semble une période particulièrement intéressante. La terre est encore relativement chaude et les premières pluies ont généralement réhumidifié le sol. Les matières organiques commencent alors leur décomposition avant l’hiver.

Au printemps suivant, cela ne signifie pas qu’il faille tout enlever. Pour les cultures exigeantes en chaleur, vous pouvez simplement écarter temporairement le paillis sur la zone de plantation. Le soleil réchauffera plus facilement la terre. Vous remettrez ensuite la couverture autour des plants lorsque les conditions seront devenues favorables.

Cette précaution peut aussi limiter les problèmes de limaces autour des très jeunes cultures.

Avec le temps, un jardin couvert en permanence peut accueillir davantage de prédateurs de limaces et trouver un fonctionnement plus équilibré. Mais ce résultat n’est ni immédiat ni garanti. La pression dépend du climat, du milieu environnant et de la diversité des auxiliaires présents. Sur ce sujet, vous pouvez notamment voir la vidéo de Hervé Coves consacrée aux limaces.

Si vous n’avez pas commencé votre couverture permanente à l’automne, vous pouvez bien sûr le faire au printemps. Là encore, attendez simplement que le sol ait retrouvé une température adaptée avant d’installer une couche épaisse.

Au printemps, observez le sol avant de sortir la paille

Le paillage reste l’un des meilleurs alliés d’un potager cultivé naturellement. Mais ses avantages dépendent aussi du moment où vous l’installez. Au printemps, quelques semaines de patience peuvent faire une vraie différence, surtout pour les légumes qui apprécient la chaleur.

Plutôt qu’une date fixe, retenez donc quelques repères simples : une terre réchauffée en profondeur, suffisamment humide, des plants qui ont repris leur croissance et une météo qui ne s’annonce pas durablement froide et pluvieuse.

Vous pourrez ensuite augmenter progressivement l’épaisseur du paillage et profiter pleinement de ses bénéfices pendant les périodes plus chaudes.

Prendre les bonnes décisions au potager demande du temps et de l’observation. Si vous souhaitez être accompagné dans vos choix de culture, je propose également une prestation d’accompagnement personnalisé.

Et chez vous, quels repères utilisez-vous pour décider du moment où vous commencez à pailler ? Vos observations en fonction de votre sol et de votre région pourront être utiles à d’autres jardiniers et jardinières.

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Tristan
Tristan
22 avril 2023 9 h 14 min

Bonjour, auparavant je paillais la plupart de mes cultures mais pas toutes et pas tout le temps. Depuis cet automne, mon potager est en couverture permanente (broyat de bois et feuilles mortes) et je vois un gain significatif de production et de résistance aux maladies sur les légumes que je n’avais pas l’habitude de pailler l’hiver et au début du printemps : laitues, épinards, radis, fèves…
Et j’ai pas vu de problème en terme de chaleur du sol, même les pommes de terre plantées en février selon une technique intermédiaire (plantées 10 cm sous puis recouverte de paillis) se développent très bien, j’avais juste dépaillé pendant 3 jours ensoleillés pour permettre un petit réchauffement.
Je précise que j’ai un sol sablo-limoneux avec un climat méditerranéen, ce qui est probablement plus facile pour mettre ces techniques de non travail du sol et de couverture permanente en place.

Ma région
Sud Ardèche
Valerie
Valerie
8 novembre 2021 21 h 12 min

Bonjour,

Je lis attentivement votre blog et j’aimerais avoir plus de précisions concernant le paillage
J’ ai un potager depuis 2018 qui a été paillé pour la 1ere fois par le BRF. Maintenant qu’il est bien plat , j’ai veillé de mettre de la tonte durant l été sur le potager….
Je viens de mettre ma derniere tonte en paillage…Je compte mettre par dessus les feuilles mortes
Est ce suffisant pour nourrir le sol avant de mettre le paillis au début du printemps ?
je suis en Loire Atlantique . Le sol est argileux et il pleut beaucoup au printemps…
Merci beaucoup pour votre retour

Lea
Lea
5 septembre 2018 18 h 00 min

Bonjour,
je vais bientôt intégrer des nématodes dans mes jardinières pour limiter la prolifération des otiorhynques (je sais qu’ils ne sont pas si néfastes si ils ne se limitent qu’au grignotage des feuilles mais je crains que les larves détruisent les racines car toutes mes plantes sont en jardinière) et ça fait bien 2 ans qu’il y a ces insectes.
Ma question concerne le paillage, j’ai lu que pour lutter efficacement contre les nouvelles colonies, le paillage était un bon moyen, est-ce que je peux en mettre dès maintenant? Ou dois-attendre le mois de mai ?
Je suis en région parisienne.
Merci pour votre aide!
Léa

pierre
pierre
22 avril 2018 10 h 30 min

Bonjour Gilles
Merci pour ces conseil.
Bonne journee .pierre

Michel
Michel
22 avril 2018 0 h 20 min

Bien d’accord avec Gilles pour dire que le paillage est à discuter selon son climat et son type de sol.

Chez moi en Artois : sol argileux, très humide en hiver, « reclaqué » par les pluies d’hiver.

Ma solution est de détasser en fin d’automne (ou engrais vert) et couvrir de suite d’un gros paillis avec tout ce que j’ai (feuilles+gazon, fumier de surface, restes de paillage d’été…)
-2 inconvénients : sol froid et hyper-humide en début de printemps,
-mais gros avantage : la terre n’est pas retassée et reste souple.

Je « dépaille » les quelques parcelles de cultures précoces, puis, comme Benoit, je bâche au noir mais ici sans trou, pour réchauffer et drainer l’excès d’humidité.
Puis semis ou repiquage sans paillis avec voilage, tunnel ou modulos pour la chaleur et pour mieux contrôler les limaces.
Je repaille tout le jardin léger en fin de printemps, surtout pour éviter le croûtage de surface par les pluies et favoriser la chaleur,
…. sauf les choux-fleurs que je paille dru car 15/20° leur profitent mieux ainsi que la bonne humidité préservée. De même pour les buttes afin de garder l’humidité malgré le drainage lié à la surélévation.
Derrière çà, si été sec je repaille dru partout (le BRF protège bien) , si été pluvieux je laisse tel que.

Mais je pense qu’en sol drainant et chaud il en serait autrement. Ici j’ai surtout besoin du paillis pour nourrir le sol et éviter son compactage plutôt que pour préserver une humidité indispensable ailleurs.

Pour répondre à Agathe au sujet du réchauffement du paillage en serre, j’avais débâché en début d’hiver avec grosse couverture de paillis (fumier++), puis rebâché début Avril avec de chaudes journées dans la serre, j’ai dû aussi « dépailler » pour réchauffer car l’isolation par le paillis était trop forte et le sol ne se réchauffait pas (alors que j’aurais cru le contraire) puis repailler après réchauffement et plantation. Mais une fois le sol dépaillé, le réchauffement est rapide. Gilles a raison.

jacqueline
jacqueline
14 octobre 2016 18 h 54 min

Gilles bonsoir,

Merci pour cette prompte réponse.
Cordialement
jacqueline

jacqueline
jacqueline
14 octobre 2016 18 h 34 min

Bonjour,

Est-il pertinent quand on commence un jardin potager de pailler début novembre dans le sud.
Cordialement
jacqueline

FORET Gilles.
FORET Gilles.
22 mai 2016 15 h 29 min

Bonjour à tous,
J’ai lu avec attention l’article de Gilles sur le BRF et celui sur le paillage cependant j’aimerais des conseils:
Je viens de tailler mais mes haies (rameaux en vert 40/80cm) et broyés ceux-ci avec ma tondeuse.Le broyat est très léger.
Puis-je couvrir( pailler?) une partie non cultivée de mon potager avec ce broyat à cette période? Sous quelle épaisseur?
Vais-je créer une faim d’azote?
Merci pour vos réponses.

eddy vignon
eddy vignon
16 mai 2016 16 h 15 min

bonjour a tous et toutes.
je pratique la permaculture bio depuis de nombreuse années dans la région bourgogne et si je peux aider les jardiniers au sujet du paillis ce sera avec plaisir.pour notre part le sol n’est jamais a découvert,mais jusqu’à la fin juin, 1 centimètre suffise largement pour réchauffer le sol et en bourgogne le soleil est en option lol.
Merci a gilles site super .

Agathe
Agathe
12 mai 2016 20 h 42 min

Bonsoir Gilles,
et sous une serre qu’en est-il ?
Est-ce que cela ne se réchauffe pas malgré le paillage ?
Je vais faire ton test de la main en terre cette semaine !

Amitiés

Agathe

Benoît Mangin
Benoît Mangin
7 mai 2016 1 h 37 min

Bonjour Gilles,

Il y a une petite astuce dont je voudrais faire part à destination de ceux qui, pratiquant le paillage permanent, craignent de voir le réchauffement printanier tarder quelque peu.

Sur mes pailles de fin d’été/automne (si je ne sème pas un couvert hivernant entre mi-août et mi-septembre), je veille à ce que la couche de paille soit suffisamment abondante et assez ligneuse (paille, feuilles mortes, BRF et choses approchantes), et je couvre d’une bâche noire trouée par endroits.

Le noir de la bâche favorise le réchauffement précoce (donc, l’activité biologique, qui atteint son pic vers 25°C), et les trous permettent quand même une certaine irrigation du sol en cas de pluie.

Une fois que le temps est suffisamment clément, et ce d’une manière régulière, la bâche peut être enlevée. Au niveau de la structure du sol, de sa vie, de la gestion des spontanées et de la facilité de mise en culture (lit de semence), ça me semble très intéressant.

En complément du paillage, c’est à l’heure actuelle ce que j’ai trouvé de mieux, de plus valable chez moi en tous cas.

Amitiés et bon week-end,

Benoît

buurrpp
buurrpp
6 mai 2016 21 h 11 min

Quand est il de jamais laisser un sol nu ?