Lorsque j’exerçais professionnellement, il m’est arrivé d’être complètement débordé… négligeant de tailler les tomates (enfin, une partie des plants).
J’ai ainsi rapidement pu constater que, contrairement à ce que l’on m’annonçait, ces plants non taillés produisaient très bien, voire beaucoup plus que les plants taillés, et qu’ils résistaient mieux aux attaques du mildiou.
J’ai donc ensuite systématiquement taillé une partie des plants de tomates, et laissé une autre partie se développer naturellement…
Et, suivant en cela un principe essentiel en permaculture (l’observation), j’ai comparé.
Le résultat, au bénéfice des plants non taillés, fut sans appel, et depuis maintenant quelques années. Tailler les tomates ne fait plus partie de mon vocabulaire (et encore moins de mes actes).
Mais alors, pourquoi la majorité des jardiniers taillent-ils leurs plants de tomates ?
Pourquoi tailler les tomates ?
Les arguments en faveur de la taille des tomates ne manquent pas :
- Les gourmands pomperaient toute la sève, au détriment des fruits ;
- La production serait plus importante ;
- Un plant taillé produit plus vite ;
- Les plants de tomates taillés portent des fruits mieux calibrés ;
- La taille limiterait les risques de mildiou (grâce à une meilleure aération).
Seulement voilà…
Si un ou deux de ces arguments peuvent être confirmés (au moins en partie) par une observation concrète, c’est loin d’être le cas pour la majorité d’entre eux.
Mais je vous montre cela en vidéo :
Pourquoi je ne taille plus les tomates ?
Commençons par parler des soi-disant « gourmands »
Commençons par mettre les choses au point : les branches (celles naissant à l’aisselle des feuilles) que nous appelons gourmands sur un pied de tomates, ne sont pas véritablement des gourmands.
Par définition, le gourmand est une pousse ne produisant pas de fruits…
Or, si vous laissez pousser ces « gourmands » sur un plant de tomates, vous constaterez qu’il produit bien !
Tailler les tomates pour produire plus (le premier argument des adeptes de la taille) ne tient donc pas la route…
Plus on laisse de branches (« gourmands » compris), plus il y aura de fruits…
Alors, la taille des tomates permet-elle une production plus importante ?
C’est grâce à la photosynthèse qu’une plante se développe…
En ne taillant pas, on a beaucoup plus de surface foliaire (grâce aux faux-gourmands que l’on aura conservés), et donc une photosynthèse plus importante.
Cette dernière permettant un meilleur développement.
Et surtout, il est incontestable qu’un plant non taillé aura produit, en fin de saison, beaucoup plus qu’un plant taillé (2 à 3 fois plus, soit des rendements pouvant atteindre plus de 15 kg par pied… contre 3 à 5 kg sur un plant taillé… selon mes propres constats).
Ne pas tailler les tomates entraîne-t-il un retard de production ?
On conseille également de tailler les tomates pour avoir une production plus rapide.
Alors, certes, la taille hâte quelque peu la maturation des fruits… de quelques jours, sans doute grâce une meilleure luminosité en début de production.
En ne taillant pas, on va donc perdre quelques jours pour le début de production.
Mais, sur un plant taillé, la meilleure luminosité des débuts aura ses effets négatifs en plein été : les fruits sont trop exposés au soleil, et risquent de brûler… Alors qu’avec une végétation luxuriante, ils en sont protégés.
Les plants de tomates non taillés sont-ils mal calibrés ?
Sous l’influence de l’industrie agro-alimentaire, les professionnels ont commencé à tailler avec pour objectif affiché un meilleur calibrage.
Le calibre des fruits, est peut-être un peu plus régulier sur un plant taillé (Bon, c’est pour faire plaisir aux adeptes de la taille que je dis cela… Car je n’en suis pas franchement convaincu).
Mais d’ailleurs, est-ce que cela a un intérêt quelconque pour un jardinier amateur ???
En tout cas, personnellement, je me fiche complètement d’avoir certaines tomates plus petites que d’autres. Pas vous ?
Les plants de tomates non taillées sont moins sensibles au mildiou…
La taille, en favorisant une meilleure aération de la ramure, limite la propagation de maladies telles que le mildiou. C’est incontestable.
Mais on parle bien ici de limiter la propagation d’une maladie, dont on aura en fait favorisé l’entrée en infligeant des plaies, véritables portes d’entrée pour ces maladies.
N’est-il pas plus judicieux de ne pas permettre à cette maladie de s’introduire dans la plante ?
Un plant non taillé n’aura pas de plaies… Et je n’ai pu que constater, au fil des années de comparaison, que les plants non taillés étaient moins sujets au mildiou…
Alors, faut-il tailler les tomates ou non ?
Bien que les conclusions soient sans appel chez moi, je ne peux que vous conseiller d’expérimenter chez vous : le sol et surtout le climat auront une incidence certaine…
Et lorsqu’il m’est arrivé d’évoquer ce sujet, certains m’ont signalé que chez eux, souvent plus au nord que moi-même, les tomates avaient du mal à mûrir sur des plants non taillés (la richesse du sol peut aussi être en cause, car évidemment, un plant non taillé se développant plus, aura besoin de plus de nutriments…).
Pourtant, des Belges par exemple ne taillent pas… et tirent les mêmes conclusions que moi-même…
On peut donc penser que la fertilité de la terre, un principe de base en permaculture, jouera un rôle prépondérant en cas de non taille.
En effet, une terre suffisamment fertile (vous aurez apporté des matières organiques régulièrement et couvert le sol de votre potager dans cet objectif) sera apte à apporter les éléments nutritifs nécessaires à une bonne fructification.
La non-taille a toutefois un inconvénient : la végétation devient vite exubérante et difficile à maintenir en place…
Vous n’êtes pas convaincu(e) ?
Allez, je suis sympa, voici une vidéo vous montrant comment tailler les tomates (je partage la recommandation de la dame concernant la suppression des feuilles du bas, en contact avec le sol, mais je ris bien quand j’entends qu’il faut « enlever les gourmands qui mangent toute l’énergie du plant »… L’énergie d’une plante, c’est avant tout grâce à la photosynthèse, madame ! Bon, je grince carrément des dents quand elle parle de bouillie bordelaise…)
Tomates non taillées : une cage pour les maintenir
La meilleure solution pour maintenir les plants de tomates non taillés est de confectionner une cage.
Ce que je fais depuis peu…
J’utilise pour cela du grillage à larges mailles (au moins 10 cm x 10 cm) pour que les branches puissent sans problème traverser le grillage, mais aussi pour pouvoir y passer la main et récolter les tomates se trouvant à l’intérieur de la cage.
Ces cages sont soit individuelles (un seul plant de tomates par cage), soit regroupant plusieurs plants les uns à côté des autres.


Il est évidemment tout à fait possible de confectionner des cages plus esthétiques (par exemple en tressant des branches d’osier).
Pour des cultures saines, cliquez ici
Et vous-même, taillez-vous ou non vos plants de tomates ? Quelles conclusions en tirez-vous ? Dites-nous tout dans les commentaires ci-dessous…






Bonjour. J’ai lu avec attention votre article et tous les commentaires qui ont suivi. En ce qui me concerne, je plante chaque année 45 pieds de tomates aux alentours de GAILLAC, à côté de Toulouse. Les quelques fois où je me suis laissé aller à ne pas supprimer les gourmands. (oui, je suis d’accord avec vous, ce ne sont pas des vrais gourmand), en général, parce que j’ai été pris par le temps que je me suis absenté quand il ne fallait pas, à chaque fois, donc j’ai laissé les gourmands, je me suis trouvé avec des arbustes envahissants monstrueux, très lourds, et qui, à la moindre tempête, fais au tout début septembre, faisaient tomber les piquets les plus costaud que j’avais pu mettre. Donc je continue à tailler et même en taillant, j’oublie de temps en temps un ou deux gourmands ce qui fait que les pieds sont très largement et suffisamment abondants à mon avis. Peut-être est ce parce que j’ai une terre d’excellente qualité. Je me vois mal ne pas tailler et être en face d’arbustes trop lourds. Je vais toutefois l’année prochaine essayer votre système de grille. Pouvez-vous m’expliquer un peu plus précisément comment vous la mettez en place ? Merci de votre réponse.
Bonjour Alain,
Merci pour ce partage.
Je plante simplement (mais profondément) 2 piquets à environ 1 m de distance (donc à 50 cm de chaque côté du plant) et j’y attache un bout de grillage à larges mailles (afin de pouvoir y passer les mains) en cercle (position que prendra naturellement le grillage autour du plant).
Pour le tuteurage, j’opte pour des rames installées horizontalement entre les piquets verticaux. Je fais 2 étages de ces liteaux installés horizontalement ; mes pieds sont espacés d’1 m, en tous sens.
Il y a 5 ans, après avoir lu un article sur le net, j’ai cessé de tailler mes tomates. Le résultat fut extraordinaire ! Ni les plantes ni les fruits ne furent affectés, bien au contraire. Chaque année, la production est exceptionnelle, les fruits sont d’excellente qualité quelle que soit la variété. J’ai conduit l’expérience sur supersteak, buffalo steak, montfavet, cobra. Je continue cette année en y ajoutant pyros. En fait, j’ai acquit la conviction que la taille affaiblit la plante par de multiples mutilations.
il y a quelques temps je ne taillais pas les pieds de tomates cerises, depuis 2 saisons je ne taille plus aucun pied de tomates (étant jardinier très amateur, je ne m’attache pas trop au rendement d’ailleurs cette année j’ai plutôt essayé quelques variétés anciennes ? que je ne connaissais pas, j’ai une question complémentaire…un article ou une réaction sur faut il mettre des tuteurs aux tomates? j’ai un camarade maraicher qui ne « tuteure » pas ses cultures de tomates en m’expliquant qu’en amérique du sud les pieds de tomates rampent (comme la plupart du temps les concombres chez nous alors que l’on pourrait les tutorer)..
Bonjour François,
On peut faire le choix de ne pas tuteurer les pieds de tomates… à chacun de tester, dans ses propres conditions de culture, et d’en tirer les enseignements qui s’imposeront. Le risque de mildiou est par exemple accru quand le feuillage touche le sol… donc, dans certaines régions, il est sans doute přéférable de tuteurer (pour info, ça s’écrit avec un o quand on parle de tutorer un élève, mais eu dans le cas présent… subtilités de la langue française), alors que dans des climats « moins à risque », laisser courir les plants pourra plus facilement être envisagé…
Bonjour et merci pour ce blog riche d’idées et d’informations.
Pour ma part, j’ai expérimenté les 2 méthodes et , effectivement, la non taille fournit une récolte impressionnante mais avec trois défauts majeurs : le goût est moindre que ceux de plants ou les fruits sont moins nombreux et en cas de pluie fréquente comme ce 2024, sur une culture pleine terre , l’eau qui ruisselle du feuillage en hauteur donne le mildiou au feuillage du bas et même aux tiges et aux fruits et pour finir, le mûrissement est plus tardif !
Pour tenter de remédier aux maladies, en début de culture je n’enlève rien du tout . puis, quand je constate des problèmes de feuilles qui jaunissent, j’enlève toutes celles qui touchent terre, puis toutes celles qui jaunissent ou semblent malades . Fin juillet, je nourris les plants avec un engrais au guano et j’arrose aux purins prêle/consoude.
Cette année, j’ai mis 15 pieds sous tunnel mais je constate que les plants portent deux fois moins de fruits que ceux en pleine terre. Ces derniers d’ailleurs m’ont surpris par le nombre important des fruits et surtout leur grosseur ! Les tomates cerise ont la grosseur de tomates moyennes et non, je n’ai pas fait d’erreur d’étiquetage !
Un autre plant, aux fruits nombreux et énormes ( alors que j’évite les semer des variétés de tomates grosses…) a fini par écarter et coucher complètement ses branches pour exposer ses fruits au soleil !
Bonjour,
Je ne taille plus mes tomates depuis longtemps, j’avais expérimenté sur deux plants(même semis, même variété)taille sur un, non taille sur l’autre. Outre que le non taillé m’a donné plus de fruits et plus longtemps, j’ai remarqué que les tomates du pied non taillé étaient meilleures: plus de gout et plus de sucre. Je suppose(mais je ne suis pas spécialiste)que c’est l’abondance de feuilles qui permet au fruit d’être plus sucré. Qu’en pensez vous? merci en tous cas pour votre blog, j’ai acheté votre guide et je m’y réfère régulièrement.
Bonjour Corinne,
Merci pour ce témoignage.
Disons qu’une végétation plus développée améliore la photosynthèse, donc la circulation de sève, porteuse d’éléments minéraux, dont notamment le potassium (essentiel au développement du goût) et autres oligo-éléments… donc votre hypothèse se tient…
Cordialement,
Gilles
Comme vous je ne taille – presque- plus; cependant le test avec un seul pied pour chaque méthode me paraît difficile à généraliser. Je m’explique : moi, je plante 40 pieds par an, sur ce nombre, certains pieds vont me faire une grosse production, et d’autres un rendement très modeste, donc le test effectué sur un seul pied est assez aléatoire .
Tout les ans, sur mes 40 pieds, je taille sur une seule tige 10 pieds, et 30 en non taille – (disons taille allégée : je laisse que 5 tiges secondaires, et supprime les gourmands de gourmands) .
Je pèse et compte toutes mes ceuillettes, je peux donc affirmer que la moyenne par pieds est de 3,2 kg, sur les 10 pieds taillés ; le poids moyen par pied des 30 pieds non taillés offre un rendement de 3, 9 kg.
Il s’agit bien d’une moyenne par pied sur un grand nombre de pieds.
C »est la 4eme année que je fais ainsi en mesurant scrupusement tous les criteres:
>précocité : aucune différence (certains pieds non taillés mûrissent avant certains pieds taillés).
> nombre de tomates : plus importants sur les non taillés ;
Pois des rendements : voir indiqué plus haut.
En outre, j’observe que les aléas climatiques profitent à la non taille, je m’explique ;
La canicule à fait avorter beaucoup de fleurs: sur certains bouquets il teste 2, 1 voir pas de fleurs. Donc les pieds taillés qui avaient z
2-3 bouquets en fleurs voir produire de 3 à 5 tomates; les pieds non taillés, avec leur 3, voir 5 tiges, ont entre 6 et 10 bouquets, ils auront doivent donc environ 6 à 12 tomates.
En outre, maintenant que la météo est plus favorable, les pieds taillés ne vont donner 2 ou 3 bouquets, alors que les 5 tiges des pieds non taillés vont encore produire au moins 2 bouquets par tige, soit 10 bouquets minimum.
Précisons aussi que les pieds non taillés ont un feuillage plus dense, et ceci a protégé certains bouquets de la chaleur.
PS: les rendements annoncés concerne la variété Rose de Berne, très appréciée dans la famille et même plébiscitée par mes petits enfants de 10 et 12 ans.
Bonjour Michel,
Merci pour le partage.
je cultive mes tomates en serre depuis 20 ans et j’ai essayé plein de méthodes pour cultiver, taille, pas taille, pour finir par un compromis : je paille bien sur et j’enlève les feuilles du bas puis je laisse pousser 3 ou 4 gourmands de la plante ; je mets un tuteur principal et je tends des cordes qui relie ces tuteurs et qui garde la rigidité des tuteurs dans la serre; ces cordes servent alors de tuteurs pour les gourmands ; ce que je fais pour avoir un maximum de lumière est que je coupe une des deux feuilles qui se superposent entre les tiges ; avec la paille seulement un arrosage tous les 4 ou 5 jours ; pour l’hiver un mix d’engrais verts puis je couvre avec des cartons et en avril un bon ajout de compost ;il y a plus de dix ans que je n’ai plus remplacé la terre de la serre et je vous assure que j’ai toujours de belles récoltes
merci Gilles de cette analyse bien argumentée et par le constat tout simplement.Ici en Gironde,la terre sableuse me donne une production de tomates étonnante et je ne taille plus depuis longtemps….Convaincue
Bonjour Gilles et merci de vos conseils et commentaires pleins de bon sens, cela manque parfois chez les accros de la permaculture un peu trop dogmatiques !
J’ai toujours eu de la peine pour la plante à enlever les soit disant gourmands, cela la blesse énormément en très peu de temps… mais il me semble que laisser plus de trois grappes donne évidemment beaucoup plus de fruits mais que ceux-ci sont nettement plus petits, ce qui semble logique. Qu’en pensez-vous ? car je n’ai pas assez d’expérience à ce sujet…
Autre question, à propos des poivrons (en serre). Ils sont couverts de fleurs et de fruits déjà bien développés; faut-il tous les laisser ou l’enlèvement d’un bouton sur deux est-il préférable ? Car comment la plante va-t-elle mener à bien la maturation d’autant de fruits, surtout en serre (et en bac) où la profondeur de terre est limitée ? Merci d’avance de votre conseil.
Bonjour Jacqueline,
Si on ne taille pas, il y a plus de surfaces foliaires, donc une photosynthèse plus importante… ce qui permet d’alimenter correctement une plus grande quantité de fruits… Personnellement, je laisse tous les fruits, et ils sont de bons calibres (peut-être un peu moins gros que si je laissais moins de fruits… mais c’est en tout pas peu significatif comme différence).
Après, tout est une question de fertilité du sol…
Ce qui vaut aussi pour votre question sur les poivrons (si la fertilisation est suffisante, le plant pourra nourrir tous les fruits…).
Un grand merci pour votre réponse rapide et très éclairante ! Je vais donc expérimenter cela dans la suite de la saison. En veillant à soigner la richesse du sol…
Bonjour Gilles
C’est à mon avis une année exceptionnelle pour les fruits et surtout pour les tomates ça déborde de partout ; mais le gros problème cette année c’est « le cul noir » et cela concerne toutes les sortes et non plutôt les cornues des Andes. As tu la solution à part comme on dit sur internet pas assez arrosé ou trop arrosé !!!
Merci Gilles
Michel NOEL
Bonjour Michel,
La solution est dans la régularité des arrosages : https://www.un-jardin-bio.com/maladie-du-cul-noir-necrose-apicale-tomates/
Bonjour à tous et merci du partage….
je suis trèèèès dubitative !!!! pour la première fois ( 2025) j’ai du cul noir sur plusieurs variétés alors que je n’ai jamais été aussi régulière dans mes arrosages , en plus avec purin d’ortie et de consoude tous les 15 j . d’habitude l’arrosage se faisait n’importe quand et je n’avais du cul noir que sur le plant de cornue . Tomate sous tunnel OU pleine terre ! La canicule fin juin et juillet serait-elle en cause ??????
Bonjour Diane,
C’est possible (l’eau étant absorbée plus vite en période de canicule, les apports réels à la plante peuvent alors être irréguliers)… un excès d’azote en période de mûrissement peut aussi être en cause (arrêtez le purin d’ortie).
Je ne les taille plus depuis deux ans et ils sont effectivement comme sur votre vidéo ! Quel gain de temps !!!! 🙏
Je taille mes tomates comme beaucoup le font, tout simplement car les anciens le préconisait.
Je vais essayer sur plusieurs pieds l’année prochaine de ne pas tailler pour voir la différence, car pour cette année cela est trop tard. Le fait de mettre une cage pour maintenir me paraît très judicieux.
Merci à vous pour ces conseil, je connais votre région mes Beaux Parents habitaient à Varennes tout à côté de Lalinde.
Bonjour
Permaculteur convaincu je ne taille pas mes tomates, seulement les feuilles qui touchent le sol et je rabaisse la hauteur.
Je n’ai jamais eu de si beaux fruits, certes pas très calibrés selon les normes dont je n’ai rien à f….!
Bonjour à tous,
J’ai ecrit le 5 aout 2022, voir ci dessous, je faisais par de mon expérience en laissant 5 a 7 branches, cette année j’ai fais des essais en ne laissant que 3 ou 4 branches, j’ai des tomates nettement plus grosses (même variété : la Rose de Berne, un délice).
Je vais avoir une très belle production avec cet essai.
J’ai aussi supprimé un peu plus de feuilles côté opposé au soleil, et en bas, pour conserver l’ombrage des feuilles côté soleil.
Mes plants son très aérés, un mètre sur un mètre, et toujours tuteurés en éventail.
Bonne récolte à tous
Bonjour
Article très intéressant qui m’a convaincu de laisser tomber la taille cette année…j’ai beaucoup de soucis de maladies diverses ( mildiou,pourriture du collet et cette maladie qui rend les têtes couleur bronze) et bien sûr des tomates qui prennent des « coups de soleil » faute de protection foliaire dense.
La taille a toujours été un automatisme pour moi mais vous m’avez convaincu (au moins pour la saison 2023 qui sera une année test)
La production de certaines variétés comme la cœur de boeuf etait quasi nulle ces dernières années, au point d’avoir cessé de planter ces variétés .
Je précise que je suis jardinier amateur et réside en Corse
Merci à vous pour cet article!
Bonjour à tous,
Comme vous Gilles, après plusieurs essais je suis convaincu de l’intérêt de l’absence de taille (je limite quand même à entre 5 et 7 branches pour éviter la pousse inutile, au del00e0 du 10 ao00fbt, de branches qui n’auront plus le temps de produire). Quand je décide d’enlever quelques « gourmands » sur les pieds trop envahissants, je ne supprime que la partie qui donnera la fleur, et laisse la feuille du gourmand, car on a souvent moins de feuilles en hauteur, et pour la protection des fruits et la photosynthèse je privilégie la pousse de feuilles; en outre, elles remplaceront les quelques feuilles du bas que je supprime parce qu’elles sèchent avec l’avancement de la saison.
Pour gérer l’encombrement, d’une part je laisse une distance d’un mètre en tous sens entre chaque pied; d’autre part, je disposais jusque qu’alors 2 piquets , haut de 1,80 m, écartés en haut pour aérer le centre du pied. (Je suis toujours surpris de voir des tipis qui resserrent les branches en hauteur); j’ai aussi fait avec 3 piquets mais écartés en haut). Maintenant, pour me simplifier la vie, (pour 40 pieds, cela fait beaucoup de piquets …) je ne mets qu’un piquet par pied, et au fur à mesure qu’ils grandissent, je mets des grandes branches de noisetier à l’horizontal attachés à mes piquets, je peux donc toujours attachés mes branches avec le soucis de l’aération et en for00e7ant un peu une production sur le rang pour faciliter le passage entre les rangs.
Merci pour les commentaires très intéressants sur les plantes trop taillés et trop arrosé. Je crois que c est ce que j ai fait! Mais je ne peux pas déterrer les plans du sol pour faire sécher les racines puisqu elle sont en pleines terre!
Je vais arroser moins!
Merci des conseils
Je taille afin d’eviter d’être envahie dans la serre. Merci pour vos conseils.
Bonjour Gilles;
Oui j’ai lu l’article jusqu’à la fin. Je me suis mal exprimée. Je parlais de votre vidéo où les plants de tomates entourent les piquets et où je n’aperçois pas de lien, ni grillage. Merci pour votre réponse.
Bonjour Gilles, j’expérimente les tomates non taillées depuis quelques saisons. Je trouve aussi que la production est plus intéressante et importante. J’admire votre vidéo avec ces plants sains, qui tiennent bien et c’est là mon problème, je n’arrive pas à les faire tenir sur un piquet. Comment procédez-vous, pour ne pas que les fruits touchent le sol ? Merci.
Bonjour Caroline,
La réponse est à la fin de l’article (mis à jour récemment).
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles bonjour a tous.
Depuis toujours je pratique la suppression des « gourmands » (abus de langage ok)
Vos arguments appellent quelques commentaires:
oui la chlorophylle permet la fructification et la vie de la plante via le sève (élaborée)mais pas seulement.
Sans les racines (pas de sève brut) et les nombreux nutriments du sol la photosynthèse serait bien inutile.
D’où mon avis qu’il faut un équilibre entre aérien et souterrain.
Des feuilles en quantité voient elles la lumière ? non si l’ombre des unes cache les autres .
Dans votre région la situation est différente de celle au nord de la seine ou il pleut souvent.
Les maladies cryptogamiques se développent avec des critères bien précis: chaleur et humidité ; a partir d’un seuil de durée d’exposition les champignons se développent. Apres une averse ? le soleil !! un plant bien aéré séchera rapidement et échappera aux mauvaises conditions climatiques. Votre cage permet d’éviter ces conditions par étalement de la végétation. Alors oui dans ces conditionson peut ne pas tailler ou beaucoup moins. La taille c’est aussi de favoriser l’alimentation en sève des grappes de fruits au détriment des feuilles (encore un équilibre a respecter). Un plant de tomate qui courre sur le sol ne vivra pas longtemps cette année.
J’ai un peu d’expérience en arboriculture fruitière ou la taille est aussi critiquée par certains. Pour moi ce n’est pas si simple ! mais c’est unautre sujet. Bien cordialement
Bonjour André,
Merci pour votre commentaire.
Mais reprenons vos arguments :
Vous semblez penser que la non-taille nuirait au développement racinaire (« D’où mon avis qu’il faut un équilibre entre aérien et souterrain »)… c’est faux. Plus il y a de végétation, plus la sève circule, favorisant ainsi également le développement des racines… La Nature équilibre mieux les choses que nous-mêmes !
Même si en effet les feuilles situées à l’intérieur bénéficient de moins de lumière (bon… lumière qui arrive par-dessus une grande partie de la journée, donc ça se discute aussi…), il n’en demeure pas moins que la surface foliaire d’un plant non-taillé est plus importante.
Vous avez tout à fait raison quand vous dites que ma situation est différente dans ma région que dans d’autres. Raison pour laquelle je recommande à chacun de faire ses propres essais. Cela dit, de nombreux jardiniers, même en Belgique, ne taillent plus… avec des résultats très probants…
Et oui, un plant bien aéré séchera plus vite après une averse (d’où l’intérêt des cages…). Et cette année est très favorable au mildiou, qui sévit sur des plants taillés ou non (avec toutefois moins de « porte d’entrée » pour le champignon sur des plants non taillés… et de nouvelles possibilités de reprises avec de nouvelles branches se formant sans arrêt…).
Je ne partage pas votre avis sur le fait que la taille favoriserait l’alimentation en sève des grappes de fruits… c’est aussi ce que j’ai appris… et c’est (en partie) juste pour ce qui concerne les vrais gourmands, mais pas pour des branchages aptes à porter des fruits (ce n’est pas seulement un abus de langage que de parler de gourmands, mais une erreur importante car faussant totalement la donne…). Et surtout, quand on récolte 3 à 5 fois plus de fruits (en poids) sur un plant non-taillé que sur un plant taillé, on est en droit de remettre cela en question, non ? D’ailleurs, cela peut s’expliquer simplement avec une circulation de sève plus importante.
Mais plutôt que de vous en tenir à la théorie (à mon avis fortement influencée par l’industrie agro-chimique…), je vous invite à essayer de ne pas tailler une partie de vos plants l’an prochain… et on en reparle avec plaisir.
Cordialement,
Gilles
Bonjour, pour moi c’était la dernière chance. J’ai un petit jardin de ville dans la banlieue Nantaise. L’été est assez chaud, voir très chaud ces dernières années et des fois avec des écarts de température et d’humidité importants. Donc je n’arrivais pas à obtenir des tomates saines et à maturité et en très faible quantité.
Cette année j’ai décidé de protéger mes plants (achetés chez un producteur bio sans forçage). Je les ai planté en avril et je les ai protégé en fabriquant une petite serre de environ 1m20 de haut. J’ai bien fait car le froid à perduré jusqu’à fin mai. Ils sont magnifiques, j’ai déjà des tomates formées d’environ 3 à 4 cm de diamètre. je commence à ouvrir le devant de la serre dans la journée en laissant le toit et la referme la nuit. Je compte laisser le toit de la serre durant l’été (comme j’ai pu le voir dans certaines régions, ce qui je pense limitera les arrosages par des pluies d’été souvent ravageuses et qui ont tendance à faire propager le mildiou et d’autres maladies (le « cul noir » par exemple).
Pour ce qui est de l’arrosage d’été, on dit qu’il faut laisser les pieds de tomates aller chercher l’eau par eux-mêmes : ça m’arrange car pour moi c’est difficile de doser les arrosages, qu’en penses-tu?
Si tu peux me rajouter quelques conseils je suis preneur.
Si on pouvait mettre quelques photos, nos remarques seraient encore plus pertinentes.
En tout cas merci pour ton site et des conseils et remarques
Cordialement
GB
Bonjour Gérard,
En effet, il faut (enfin c’est ce que je conseille) espacer les arrosages pour laisser les plants développer leurs racines et donc aller puiser l’eau en profondeur.
J’en parle plus en détail ici : https://www.un-jardin-bio.com/comment-arroser/
Cordialement,
Gilles