Importance de la Nature dans un Jardin Potager Bio

La place de la Nature dans ma pratique du jardinage

Cet article s’inscrit dans le cadre d’un carnaval d’articles initié par Heikel, du blog Jardiner Futé.

Le livre numérique regroupant tous les articles est maintenant téléchargeable gratuitement en cliquant ici.

 

En fait, lorsqu’Heikel m’a proposé de participer à ce carnaval inter-blogueurs, en me présentant le sujet « La place accordée à la nature dans ma pratique du jardinage », je me suis dit que c’était bien là ce qui caractérisait toute ma démarche…

En effet, la Nature est tout simplement la base de mon engagement professionnel. Et si j’ai un jour décidé de me diriger vers l’agriculture biologique, c’était bien avant tout par amour de la Nature.

Ma question, à l’époque, était : comment puis-je m’épanouir, physiquement mais aussi intérieurement, dans un environnement sain tout en contribuant, humblement, à mon niveau, à la préservation de notre environnement naturel.

Mais alors, après toutes ces années, dans ma pratique du jardinage, en quoi cette place prépondérante de la Nature se concrétise t-elle ? Et pour quels bénéfices ?

Préservation de l’environnement

Nous l’avons vu, la préservation de l’environnement constitue tout simplement un fondement de mon engagement. Aussi, dans mon approche du jardinage, je veille à toujours préserver des zones sauvages.

Le jardinier a très souvent tendance à vouloir dominer la Nature. Or Dame Nature se débrouille très bien sans nous ! Pire, plus nous agissons, plus nous créons de déséquilibres dans cette symbiose sur laquelle tout repose.

Alors certes, jardiner implique d’agir (même si nous jardinons naturellement), avec certaines conséquences « néfastes »… Mais prenons au moins soin de laisser une place importante à la nature sauvage autour et au sein de nos parcelles cultivées.

Pour ma part, je laisse la végétation spontanée se développer tout autour de mes parcelles cultivées mais également sur mes « allées ». Bien sûr je fauche parfois certaines zones, mais jamais toutes en même temps… Ainsi, il y a toujours des zones sauvages dans mon jardin. De même des haies sauvages (ronciers par exemple) ont toute leur place dans un jardin naturel.

Nous participerons ainsi, à l’échelle de notre jardin (ce qui est déjà pas si mal) à préserver un tant soi peu notre environnement naturel. Et contribuerons par là-même à une certaine diversification de la vie…

Diversification

La diversité (animale, végétale ou même minérale) constitue elle aussi un point essentiel d’une approche écologique du jardinage.

Ces différentes formes de vie, et chacun des éléments particuliers qui en font partie, forment un tout magnifiquement structuré.

zone nature à l'arrière du potager
A l’arrière de mon potager, je laisse la Nature maîtresse des lieux…

Tel élément minéral (eau, roche, terre…) ou végétal va abriter une multitude d’organismes vivants, des plus invisibles aux plus « voyants »… et chacun d’entre-eux fait partie intégrante d’une chaîne de vie parfaitement équilibré (du moins à l’origine…).

Détruisez un seul de ces éléments, et c’est tout un écosystème qui s’en retrouve perturbé… avec par exemple la prolifération de tel ou tel insecte qui, de par l’absence de son prédateur naturel, deviendra alors ce que l’on appelle un nuisible…

Dans mon jardin, une mare, des tas de branchages ou encore des murets de pierres viennent offrir des abris diversifiés, aptes à accueillir une faune dès lors très variée. Et les populations animales se régulent, la plupart du temps, ainsi d’elles-mêmes, sans nulle intervention de ma part. De fait, depuis des années, les ravages dus à des insectes sont rares.

De même, mélanger différentes cultures légumières, ou encore y intégrer des fleurs ou des aromates participera à cette diversification fort bénéfique dans un jardin potager… mais c’est là un autre sujet puisque l’on s’éloigne quelque peu de la Nature à proprement parler (la plupart des plantes cultivées ne sont plus vraiment « naturelles » puisque sélectionnées et améliorées par l’Homme).

Un sol vivant

Mais comment parler d’importance de la Nature dans notre jardin sans prendre en considération ce qui constitue le fondement même des cultures, à savoir le Sol.

Car c’est bien dans ce sol que les plantes cultivées vont puiser l’essentiel des éléments minéraux dont elles ont besoin pour se développer harmonieusement.

Notre objectif, en tant que jardinier sera donc de rendre ce sol le plus vivant possible, lui conférant ainsi une grande fertilité.

 

Un sol vivant pour un potager fertile
Objectif : un sol vivant pour une potager fertile

Pour se faire, il suffit d’observer la Nature, et en l’occurrence, une forêt…

Vous constaterez alors, une fois encore, que la Nature fait merveilleusement bien les choses : les feuilles mortes, les branchages cassés par le vent ou de plus grosses branches succombant au poids de l’âge… viennent s’accumuler sur le sol, formant ainsi, au fil des saisons et grâce aux organismes vivant dans le sol, un riche humus, capable de nourrir les plantes les plus gourmandes qui soient… à savoir les arbres forestiers.

Comprenant cela, et reproduisant intelligemment ce que fait la Nature, il nous suffit alors d’apporter des matières organiques diversifiées (azotées et carbonées, comme pour un compost) directement sur le sol pour voir, années après années, la terre de notre jardin devenir de plus en plus fertile.

J’aborde cette question plus précisément sur l’article intitulé « Composter en place« .

Nos cultures se développent alors très bien, et de façon équilibrée. Les plantes sont, de ce fait, naturellement résistantes, limitant ainsi là encore les problèmes de « nuisibles » ou même de maladies.

Utilisation de matériaux « locaux' »

Tout au moins à la campagne, les matériaux naturels ne manquent pas, en particulier si on laisse des zones sauvages comme je l’explique plus haut.

La Nature nous offre quantités de matériaux renouvelables pour nourrir notre terre (tontes, fauches, tailles de haies ou d’arbres, feuilles mortes…) ou encore pour « tuteurer » certaines cultures. Profitons de ces bienfaits. Cela ne coûte rien… et une armature en branches de noisetiers par exemple sera du plus belle effet !

Conclusion

La  Nature a une place centrale dans mon approche du potager au naturel, pour le plus grand bénéfice de mes cultures : plantes en bonne santé, résistantes aux attaques animales et aux maladies, récoltes abondantes…

Et, personnellement, je ne vois tout simplement pas d’autres façons d’aborder les choses, tant pour ce qui concerne ma philosophie de vie que l’efficacité du jardinage au naturel (on parle aujourd’hui plus volontiers de « permaculture« ).

Mais vous-même… quelle place accordez-vous à la Nature dans votre pratique du jardinage, et plus largement dans votre vie ? Vos témoignages sont bienvenus !

  • Bonjour Gilles,
    Chez toi, ce sont les roncier, chez moi, j’aime assez les orties. J’en ai partout. Nous avons remarqué que le poules et les oies s’en nourrissent lorsque l’herbe est rare.
    Avant qu’elles ne montent à graine, je les fauche et elles vont au composteur ou ailleurs, parfois je les étale dans le potager, selon les périodes.
    Amitiés.
    Yvon.

  • Bonjour Gilles,
    La nature a de plus en plus de place chez moi. Au départ, jardinière très « ordonnée », j’aimais avoir un jardin maitrisé. Même si j’ai abandonné l’usage des pesticides il y a plus de 10 ans, j’aimais que tout soit propre et tiré à 4 épingles. C’est de moins en moins le cas. L’herbe pousse sur mon chemin carrossable, je me contente de la tondre. Nous avons laissé grandir les haies variées, qui mesuraient 1,5 mètres à notre arrivée, et qui font maintenant 4 mètres. Nous les taillons sur toute a hauteur côté route, circulation oblige, mais nous les taillons à hauteur d’homme côté jardin, en laissant libre la « canopée ». Je laisse pousser la ronce dans les haies, et je peux faire des récoltes de mûres. Nous avons une mare naturelle, autour de laquelle j’ai laissé pousser des saules venus spontanément. Ils nourrissent les butineurs tôt au printemps, fournissent un gîte aux poules d’eau, et me fournissent en osier pour le jardin. Différents endroits sont laissés libres de pousser, comme le tour de la mare, ou notre fossé humide ou poussent joncs, prêle, consoude et autres plantes de berges. Je laisse pousser l’ortie dans nos prés, plusieurs dizaines de mètres carrés qui fournissent à manger à certaines chenilles de papillons, et dans lesquels je puise pour mes purins. Cette année, un nid de guêpes s’est installé dans un tas de vieux foin que j’utilise pour mes paillis. Je les ai laissées tranquilles, bien qu’elles étaient sur un lieu de passage quotidien. Aucun soucis, nous avons bien cohabité. Elles se sont endormies pour l’hiver, on verra si elles sont toujours là au printemps. Je laisse les taupes vivre leur vie, je me contente de ramasser les taupinières dans le gazon, et j’utilise la terre pour mes plantations…

    • Pareil que toi, et mes prés et bois, cimetières lors de mon achat du terrain, sont de plus en plus envahis de papillons, mantes religieuses, oiseaux … les guêpes : pour éviter leurs piqures, je pince le bout de ma langue entre mes dents et la tension créée dans le corps les neutralise (sauf une fois !). Mon compagnon a un don de télépathe formidable avec les animaux et je commence à bien le pratiquer aussi (lire « Les jardins de Findhorn »). Depuis que j’ai entendu, il y a très longtemps, une plante « gazouiller » sur France-Inter (non ! suis pas mytho !) je crois que tout est possible … et tout l’est. Autre livre, passionnant « Voyage au-delà des confins de la conscience » de Dethiollaz et Fourrier, ou les liens esprit-matière.

  • Bonjour à tous,
    Habitant dans un quartier en bordure de la ville avec un service de ramassage des déchets verts, j’avais au début pris l’habitude de sortir des quantités de déchets du jardin. Ceux-ci étaient évacués par camion. D’un autre côté je cherchais régulièrement de l’engrais pour le gazon et les plates-bandes, avec la voiture évidemment.
    Jusqu’au jour où j’ai compris que tout ce travail était inutile et même nuisible.
    Aujourd’hui je laisse tous les déchets dans des coins du jardin, sous les haies ou dans les plate-bandes. Economie de travail, de temps et d’argent et davantage de biodiversité à la clé. Cette année nous avions une famille de hérissons!

  • Bonjour.
    Concernant les plantes dites spontanées, indésirables, mauvaises herbes, sauvageonnes bref les plantes sauvages quoi, je les laisse s’exprimer librement dans mon jardin. Calmant parfois leurs ardeurs lorsque la concurrence avec les plantes cultivées est trop importante.
    Leur présence est indispensable pour bien des raisons, mais le jardinier peut également apprendre à les déguster car elles sont bien souvent comestibles!!!
    La plus connue est surement l’ortie et sa soupe mais elle n’est pas la seule… et elles sont si bénéfique à notre santé.
    Et puis il y a aussi le caractère indicateur d’une plante dans un lieu, je veux parler des plantes bio-indicatrices chères au botaniste Gérard Ducerf.
    Observer les plantes qui poussent dans son jardin c’est aussi apprendre à connaitre son sol et parfois hélas constater que nos pratiques ne vont pas dans le bon sens.

  • J’ai mis des aromatiques (lavande, romarin, sauge, menthe), des fleurs(soucis, bourrache…) et je laisse pousser les plantes sauvages(en luttant quand même contre le chiendent, le liseron…), mais tout cela est très mal vu ; car j’ai une parcelle dans les jardins familiaux et j’ai eu plusieurs fois des remontrances, avec menaces d’exclusion, de la part des responsables ! Ce n’est pas gagné.

    • Meme constat en ce qui concerne ma parcelle de jardin solidaire : elle differe des autres mais je pense qu’avec le temps les gens vont finir par etre informés et pendant ce laps de temps de quelques annees, le sol aura eu le temps de s’enrichir spontanement.Je m’accroche!

  • Gilles tu as mille fois raison et ton article est une très bonne mise à niveau de l’esprit dans lequel nous devrions tous être. La grande règle étant suivre la nature et essayer de l’imiter plutôt que de la contrarier.
    Cela va très loin jusque dans notre mode de vie, notre alimentation, notre habillement comme le rappelle l’association « Colibris » et autres « permaculteurs » … C’est un mouvement en marche vers un avenir meilleur…
    Chacun à sa modeste échelle peut y contribuer. On dit bien que les petites rivières font les grands ruisseaux !

  • Un plaisir de lire cet article.
    Ayant un petit jardin, appartenant à un groupement de jardin familiaux, les contraintes sont nombreuses. Avec certains compromis, j’arrive à des résultats superbes. Mon travail est ainsi respecté, les irréductibles changent (un peu) d’avis en voyant mon jardin.

  • Excellent article et cent pour cent d’accord avec toi Gilles; roncier,orties,talus,vieilles souches,fagots,marécages…c’est tout bon,mais tout le monde ne peut pas se le permettre. bioman

  • Bonjour Gilles !
    Merci pour cet article par lequel vous faites à nouveau le lien avec Heikel (passion-astronomie.com), étant moi-même un aficionado du télescope, et du microscope.
    Néanmoins, j’aimerais mettre un bémol au « tout partage sur notre terrain » quand il s’agit de se débarrasser des chats du voisinage
    dont j’aurai la décence de ne pas vous donner les détails de leur arrogante présence.
    Depuis mars dernier (2017), j’ai emménagé autour d’un jardin de rêve qui était auparavant la proie diurne et nocturne d’au moins cinq minous différents.
    Je leur ai fait une guerre « douce » en imposant ma présence journalière, c’est-à-dire en délimitant mon territoire (ce qui se conçoit bien s’énonce clairement).
    Ainsi, dès 2015 (date d’acquisition), j’ai planté en bordure de terrain des haies hétéroclites d’arbustes qui, deux ans et demi après, semblent me rendre la monnaie de ma pièce.
    Pas moins de cinq couples d’oiseaux ont niché parmi leur branches basses mais touffues.
    Et, plaisir quasi-journalier, ils viennent se servir en plein hiver (ou presque, en ce 16 décembre) de mes déchets de cuisine déposés à même le sol (en attendant mieux du temps des cerises…).
    Et sans s’envoler à mon approche ! Je peux m’affairer autour d’eux sans qu’ils cherchent à s’enfuir, malgré certains gestes de travaux plutôt intimidants (aménagement de bordures, par exemple).
    Ainsi, je renvoie le problème de la présence envahissante de ces félins à leurs compagnons à deux pattes qui ont réglé leur problème de jardinage en gravillonnant le tout ou presque.
    Merci encore à Gilles pour ses articles des plus motivants.
    Roger.

  • Bonjour Gilles
    merci pour cet article
    Tout à fait d’accord, moins on intervient dans un jardin et mieux il se porte.
    Pour info, une formation gratuite très intéressante actuellement sur le site Colibris, un MOOC de permaculture.
    à bientôt pour le prochain article

    Marie-Pierre

  • Bonsoir,
    Je profite du jour le plus court pour vous dire que partageant votre philosophie et pratiques, je suis vraiment content de voir que de plus en plus de personnes adhèrent à ces comportements « naturels ».
    Il me manque une mare, mais quand le dernier de mes petits enfants aura 5-6 ans, ce sera réalisé, et alors je pourrais avoir de la prêle. Pour le poulailler, c’est plus délicat, habitant en appartement à 45 km du terrain à la campagne.
    Ayant une serre, peu démontable, comment je fais une rotation des cultures, sachant que pour les tomates dans le Morbihan cela me semble mieux ?
    Amitiés,
    Bernard

    • Je privilégie les tomates cerises « petit moineau », dont chaque pied peut donner jusqu’à 7 kg ! et bien sûr je fais des compotes, plats salés, confiture et même une sorte de Martini avec les tomates vertes. Un beau blog : « Monotarcie » de Geispe , où sur son premier site on trouve pas mal d’infos. Très doué en plus pour la photo ! la mare : je l’ai déjà écrit mais je répète: je récupère la tourbe en été quand elle est asséchée, et quand elle est pleine j’y jette des feuilles et branches pour en produire à nouveau.

  • Salut Gilles.
    Ah ! Comme c’est bon, comme ça fait du bien de lire ta contribution à cette thématique de la place de la nature dans notre pratique du jardinage ! Bravo et merci ! Tu exprimes en quelques lignes ce qui devrait être, pour tout jardinier, une véritable philosophie. C’est en partie grâce à toi qu’à mon niveau, je partage désormais ces pratiques consistant à préserver des zones sauvages dans et autour de mon modeste potager ; de même, j’attache de plus en plus d’importance à ma façon de « conduire » mon jardin, notamment en terme de travail de la terre, que je réduis d’année en année. Je paille beaucoup, je « purine » avec prêle et consoude et, surtout, je n’interviens que peu sur les cultures, juste le nécessaire pour accompagner les plantes, qui n’ont évidemment pas vraiment besoin de nous. Et je m’y retrouve, 2017 a été une belle année : avec à peine 50 m2 en extérieur et une serre toute neuve de 16 m2 que j’ai construite en polycarbonate, une trentaine de pieds de tomates (9 variétés différentes) m’ont permis d’en récolter plus de 150 Kg (j’ai en fait arrêter de compter à 150 Kg … puis il y a eu les vertes que j’ai « confiturées ») ; et avec des « phénomènes » comme une Grégory Altaï de 1,234 Kg, un pied de Green Zebra qui a produit plus de 100 fruits, des melons Charentay où succulence et taille ont rivalisé pendant trois mois, des fèves charnues comme des fesses, des carottes (certaines m’attendent encore en terre) là aussi de taille et de goût très réjouissants, des chicorées scarole énormes, des fraises à foison, etc…
    Bon, j’arrête là cette énumération, il faut que je passe commande de plants de pommes de terre chez Payzons Ferme et d’autres variétés de fraisiers chez les Stolons du Val de Loire … Comment ça, de la pub ? Mais non ! Juste une info …
    Encore bravo et merci, Gilles !

  • bonjour gilles merci beau coups pour tous ce que tu nous apporte comme institution horticole,personnellement j ai abandonner presque complète par ces dernières années sèches ,manquant d eau et appareils pour distribuer, dés que le mois de mai arrive je suis occupés à porter l arrosoir je ne fait que ce la dans un espace restreint c’est a dire une culture intensive la faune sauvage comme tu la dit a envahi mon terrain par les chiens dents etc alors j’ai décider de les fauché en été à l’aube craignant la chaleur ,en creusant une fausse et les brulée peur des incendies, j’ai récupérer une quantité considérables de cendre passer a la clés ,épandre une couche puis enfouir puis semer les pois et peut de feves ,j’ai obtenu les grains en quantité et de bonne qualité excuser moi mon clavier na pas de point encor merci karim d’algerie qui vous passe le bonjour a tous

  • Bonjour Gilles, et joyeuses fêtes à toutes (tous).
    Très belle approche du jardinage, cependant, j’y apporte une certaine modération dans le sens où la parcelle (ou planche) cultivée représente un garde manger attrayant pour toute une ribambelle de campagnols, taupes, et autre courtilière, qui si nous ne leur barrons pas l’entrée, vont se régaler à notre détriment.
    Tout comme les chats du voisin comme le dit Roger. J’ai même eu la visite d’une biche…
    Mon conseil serait – comme lors de la création d’un poulailler pour tenir les sanguinaires en respect – de créer une « cloison » dès le départ du jardin, suffisamment « étanche » pour éviter les intrusions. Je peux témoigner que lorsqu’un campagnol a repéré votre future récolte de poireaux, ou salsifis, il n’en a pas pour longtemps et invitera toute sa famille au festin.
    La Nature a toute sa place, à proximité, mais gare aux racines d’orties, qui vont vite apprécier un sol frais et richement amendé. S’inspirer des Voies de la Nature, tout en sachant que l’activité de jardinage alimentaire apporte des modifications du milieu dont il faut tenir compte, afin de les camoufler le mieux possible des chasseurs cueilleurs…
    Ceci dit, j’adhère pleinement à vos pratiques, et mon message n’a d’autre objectif que de promouvoir la prudence, et l’observation du milieu pour adapter de nos interventions à chaque situation.