J’aime les taupes !

Les taupes sont détestées par la plupart des jardiniers.

Moi, je les aime !

Car, outre le fait que toute forme de vie mérite amour et respect, ce sont de petites bêtes d’une grande utilité dans un potager naturel.

Aussi, avant de vous présenter quelques méthodes pour éloigner naturellement (et sans leur faire aucun mal) les taupes de votre jardin, je vais donc d’abord essayer de vous inciter à les accepter…

 

La taupe est un petit (environ 20 cm de long) mammifère insectivore, vivant dans le sol.

Elle mène une vie solitaire pendant 5 ou 6 ans.

Solitude qu’elle brisera, chaque année, pour mettre au monde une nouvelle portée (en moyenne 5 petits).

Son habitat s’étale sur environ 200 mètres linéaires de galeries (horizontales et en pentes) mais elle est capable de creuser une vingtaine de mètres linéaires chaque jour (elle aura donc rapidement reconstituer son habitat si vous le détruisez…).

Pour construire ces galeries, ce mammifère souterrain n’a d’autre choix que d’évacuer la terre vers la surface, constituant ainsi des monticules insupportables aux yeux des humains conditionnés que nous sommes…

Je n’aime pas classer les animaux selon qu’ils soient « utiles » ou « non »…

Car, je vais le répéter une fois de plus, tout animal a une utilité dans un écosystème. Et détruire une vie animale revient à déséquilibrer un peu plus ce fragile écosystème, avec des conséquences sur nos cultures et plus encore sur la vie sur Terre…

Aucun animal n’est donc utile (« auxiliaire ») ou « nuisible » en soi… C’est une prolifération excessive qui peut poser des problèmes…

Or ces proliférations sont en général la conséquence de nos actes irréfléchis.

Aussi, avant de voir comment, éventuellement (en cas de situation extrême), éloigner les populations de taupes sur votre terrain, voyons en quoi la taupe est utile au jardin.

De l’utilité des taupes au jardin

La présence de taupe dans le sol est un bon signe quant à sa fertilité
les taupes témoignent d’un sol vivant et fertile et contribuent à maintenir cette fertilité

Pour la fertilité de la terre

Leur présence dans un jardin est un bon signe concernant la vie du sol :

  • elles témoignent d’un sol dans lequel la vie est présente
  • avec leurs galeries, elles l’aèrent et l’ameublissent (sortant une terre grumeleuse, comme celle des monticules)
  • ces mêmes galeries assurent un bon drainage du sol
  • elles l’enrichissent avec leurs déjections

Pour la biodiversité

Ce mammifère se nourrit principalement de larves vivant dans le sol : larves de taupins, de noctuelles, de tipules, de hannetons, etc… sont au menu, régulant ainsi naturellement ces populations « nuisibles » à nos cultures.

Merci à elles donc !

Certains m’objecteront qu’elles consomment également des vers de terre, indispensables à la vie du sol.

C’est vrai.

Mais c’est dans l’ordre naturel des choses…

Ajoutons à cela que qu’elles enrichissent le sol par leurs déjections, favorisant ainsi le développement de populations de vers de terre…

Bref, nous avons là des équilibres naturels parfaitement orchestrés que nous nous obstinons à détruire !

 

Utilisez la terre extraite des taupinières pour vos terreaux

La terre extraite des taupinières présente une structure grumeleuse et finement ameublie.

Elle est en outre enrichie avec leurs propres déjections…

Profitez-en !

 

La terre de taupinière comme terreau de semis ?

Du fait de cette structure fine, cette terre de taupinières est fréquemment utilisée comme « terreau de semis ».

Mais elle présente pour inconvénient de contenir des graines d’adventices (végétation spontanée).

Graines d’adventices qui risquent de lever avant vos semis…

Ce qui pourra avoir pour conséquence, surtout si vous débutez, de rendre difficile la détermination des semis en question… Vous ne saurez alors pas quelles pousses éliminer et lesquelles conserver.

Et même si vous reconnaissez parfaitement les plantules cultivées, l’éclaircissage pourra s’avérer délicat (vous risquez par exemple d’éliminer en même temps les jeunes plants cultivés, peu enracinés…).

Pour cette raison, personnellement, je n’utilise pas la terre de taupinière pour mes semis en pépinière, excepté éventuellement pour des semis de courges, courgettes ou concombres (les cucurbitacées présentant dès la levée des cotylédons d’une ampleur conséquente, robustes et facilement identifiables – Je vous renvoie ici à un article sur la reconnaissance des jeunes pousses de légumes).

 

Terre de taupinières
La terre des taupinières est grumeleuse, parfaite pour les repiquages

La terre de taupinière comme terreau de repiquage ou de plantation

La levée d’adventices est beaucoup moins problématique pour ce qui concerne les repiquages ou plantations (il est alors aisé de repérer la plante cultivée et d’éliminer les adventices poussant dans le pot).

Mélangez un peu de compost mûr à cette terre extraite par les taupes…

Vous aurez ainsi à disposition un superbe terreau pour repiquer vos plants de tomates (ou autres cultures appréciant un repiquage intermédiaire) ou pour des plantations définitives en pot (ou même en terre, pour des cultures appréciant un substrat léger et bien aéré).

 

Mais, malgré son utilité indéniable, cet animal demeure détesté par tant de jardinier, à cause des quelques dégâts qu’elle peut engendrer…

Le jardinier a deux craintes :

  • Avoir des monticules de terre sur sa belle pelouse
  • Voir ses semis retournés et donc détruits

Permettez-moi déjà de vous conseiller de les laisser tranquilles…

Les bénéfices de leur présence dépassent largement les quelques dégâts qu’elles peuvent occasionner…

Et elles n’aiment pas être dérangées. Donc, en général, elles fuient assez rapidement un potager, pour aller vers les pelouses.

Alors ok, pour la pelouse, c’est embêtant d’un point de vue esthétique…

Mais n’est-ce pas là notre vision du jardinier se voulant « dominateur » de la Nature ?

J’aimerais ici vous inviter à examiner vos conditionnements mentaux : en quoi des monticules de terre sont-ils vraiment dérangeants ?

Bon… personnellement, je considère que les quelques semis retournés chaque année ne remettent pas en question les bénéfices pour la vie du sol.

Et des monticules sur une pelouse (en réalité des herbes spontanées chez moi…) ne me dérangent pas plus que ça…

Je laisse donc les taupes vivre leur vie, sans aucunement les importuner.

Mais je peux concevoir qu’il puisse y avoir besoin d’agir lorsque les dégâts sont vraiment importants dans un potager.

A vous de voir…

Et si vous n’êtes pas encore convaincu(e), voici quelques procédés naturels, réputés efficaces, pour les éloigner (évidemment sans leur faire aucun mal) :

Comment éloigner naturellement les taupes de vos cultures ou de votre pelouse ?

Les poils de chien ou de chat

Pour compenser leur quasi cécité, les taupes ont un odorat particulièrement développé.

L’odeur d’un prédateur potentiel les incitera à aller s’installer ailleurs.

Partant de ce principe, placez des poils de chien ou de chat à l’entrée des taupinières qui vous dérangent… Elles ne tarderont pas à déménager.

 

Les cheveux

Dans le même ordre d’idée, vous pouvez mettre des cheveux dans les taupinières…

C’est tout aussi efficace.

 

Le sureau

Baies de sureau noir
Les taupes n’aiment pas trop l’odeur du sureau

Plantez des branches de sureau dans les zones de terrain que vous souhaitez préserver.

L’odeur se diffusant au niveau du sol les éloignera.

Vous pouvez également préparer une macération de sureau (1 kg de feuilles de sureau à macérer dans 10 litres d’eau pendant 3 jours) à verser non diluée dans les taupinières…

 

Les épluchures d’orange

Les épluchures d’orange dégagent une forte odeur, semble t-il peu appréciée par les taupes.

Placez là aussi simplement des peaux d’orange autour et dans les taupinières…

Quelques gouttes d’huile essentielle d’orange versées dans la taupinière serait également efficaces.

 

Les plantes répulsives

L’odeur de bulbes d’ail, d’oignon, de jacinthe, de narcisse, de fritillaire impériale ou encore de jonquilles indisposent notre amie.

De même l’euphorbe épurge est réputée la tenir à distance.

Planter ici et là dans votre jardin quelques-unes de ces plantes répulsives sera donc une bonne chose.

 

Les bouteilles en plastique

Plantez des bâtons dans le sol au niveau des taupinières et placez des bouteilles en plastique au sommet.

Le bruit résultant de ce dispositif dérangera fortement ce petit animal craintif (qui a aussi une ouïe fort développée), qui ira alors chercher un endroit plus tranquille.

Bon… si vous voulez l’éloigner de votre pelouse pour des raisons esthétiques, je doute que vous trouviez ces bouteilles plastiques du plus bel effet !

 

Les répulsifs à ultra-sons

On trouve aujourd’hui des bornes répulsives à ultra-sons (voyez par exemple ici)…

Certains constatent une efficacité certaine, d’autres non…

 

Vous le constatez : les méthodes naturelles et non létales ne manquent pas… alors abstenez-vous en tout cas d’utiliser d’autres méthodes (je viendrai vérifier dans votre jardin !).

Les méthodes à éviter

Le tourteau de ricin

Le tourteau de ricin est un engrais naturel (autorisé en bio) dégageant une forte odeur.

Il est réputé efficace pour éloigner les rongeurs ainsi que les taupes…

Certes.

Mais il est aussi très toxiques (voire mortel) notamment pour les chiens et chats…

A éviter donc.

 

La naphtaline

Voici un procédé fréquemment recommandé… mais pire que tout.

Non seulement la naphtaline est un produit chimique nocif à terme (peu biodégradable) pour l’environnement, mais c’est également un produit cancérigène !

 

Les éclats de verre et autres procédés provoquant des hémorragies

Partant de la légende (car c’est faux !) qu’elles seraient hémophiles, les procédés visant à occasionner des hémorragies chez les taupes foisonnent sur le web.

Eclats de verre, épines de rosiers… tout est bon pour faire saigner ces petites bêtes… qui ne succomberont en général pas à leurs blessures (non, elles ne sont pas hémophiles) mais souffriront inutilement.

Un procédé barbare à interdire !

 

Les pièges à taupes

On trouve différents  pièges à taupe :

  • des pièges à capture classique, enfermant simplement l’animal… ok, ça peut passer
  • des pièges à taupe meurtriers… NON
  • des systèmes pyrotechniques : pour certains, des pétards, peu puissants, sont sensés simplement les éloigner (sauf si elles se trouvent à proximité immédiate… elles ne seront sans doute pas tuées… mais blessées); pour d’autres, la charge est clairement prévue pour tuer… A PROSCRIRE

 

Voilà… Espérant vous avoir tout au moins quelque peu réconcilié(e), si ce n’était pas le cas, avec ce petit animal ?

Vos réflexions, retours d’expériences et autres méthodes naturelles sont bienvenus en commentaires ci-dessous.

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Alain JSA
Alain JSA
18 janvier 2022 0 h 50 min

Bonsoir,
j’aime bien votre façon de considérer la vie de toutes ces petites bêtes qui peuplent « nos » jardins. J’ai mis des guillemets à « nos » car ces jardins ne sont nôtres qu’en vertu des lois humaines qui n’ont aucun sens pour les autres espèces vivantes.
Chez nous, la cohabitation avec les taupes sur 2000 m2 de pelouse est très simple. Avec 30 années de recul, j’ai constaté que les taupes ne passent pas leur vie à creuser des galeries : quand elles commencent les travaux, cela dure une à deux semaines, le temps de rénover leur habitat au prix de 4 ou 5 monticules de terre évacuée. Après, elles ont probablement d’autres choses à faire et restent discrètement sous terre pour quelques mois. En général, les chantiers commencent en même temps 3 ou 4 fois dans l’année. Dans ces conditions, il est très facile d’étaler les petits tas de terre d’un simple coup de botte ou plus proprement avec un râteau pour éviter que l’herbe ne soit étouffée à cet endroit : ça ne prend pas beaucoup de temps à condition de passer avant que les pluies n’aient compacté la terre. Deux ou trois passages et après, on est tranquille pour trois mois.
Par contre, j’ai beaucoup plus de soucis avec les ragondins et surtout les rats musqués qui se sont installés autour d’un petit plan d’eau et dévastent les berges avec des grosses galeries. Cette année, ils ont même squatté une cabane sur un îlot flottant jusqu’alors réservé aux col verts de passage et jalousement disputée par les poules d’eau. J’en ai déjà piégés un bonne vingtaine en 3 ans et relâchés à quelques kilomètres mais ils évitent le piège maintenant.
Le héron est aussi un prédateur redoutable pour les poissons, d’autant plus quand ils sont jolis, colorés et donc bien visibles. J’ai ouvert des parapluies colorés accrochés au bout de grands bambous et flottant au-dessus de l’eau au gré du vent : c’est joli et efficace mais là encore, ça ne dure qu’un temps. Les hérons finissent par comprendre qu’il n’y a pas de danger – pas bêtes, les bêtes !
Avec ça, on est loin de la permaculture, mais c’est la nature et j’aime bien observer comment tout ce petit monde évolue. Dans ma petite culture, je sème et je regarde ; parfois ça donne et pour le reste, je lis avec plaisir les conseils issus de votre expérience.
Un grand merci pour ce blog du jardinier.
Alain JSA.

Delphine
Delphine
11 janvier 2022 16 h 09 min

Bonjour et merci pour cet article.
Ravie de connaître leur utilité.

Audrey CHOISEAU
Audrey CHOISEAU
10 janvier 2022 20 h 21 min

Un article très plaisant à lire (même si je dois provisoirement abandonner l’idée de composer ET GERER !… un potager) !

Ramoneda paul
Ramoneda paul
10 janvier 2022 10 h 07 min

Bonjour Gilles et toutes celles et tous ceux qui ont fait un commentaire sur l’article sur les taupes
Je suis entièrement d’accord avec le fait de laisser les taupes tranquille car elles me paraissent plus utiles que nuisibles en ce qui me concerne depuis quelques années j’utilise un bâton surmonte d’une bouteille plastique et ça donne des résultats intéressants car elles vont faire leurs galléries à proximité sur la partie enherb’ee de mon terrain ce qui ne me gêne pas
Merci encore por cet barticle très respectueux encore une fois de la biodiversité
Paul

Clara
Clara
9 janvier 2022 18 h 58 min

Bonsoir,
Mon terrain est malheureusement envahi de taupes (pourtant j’habite en pleine campagne, ce n’est pas la place qui manque) depuis que je pratique la permaculture et qu’il y a beaucoup de vers de terre. C’est une vraie catastrophe pour mes plantations, mes planches sont minées, aucune n’en réchappe. Je suis convaincue de l’importance de maintenir la biodiversité – dont les taupes font partie – mais pour la culture c’est foutu. Je pique des crises de nerfs quand je vois mes plants crever. Ce n’est pas qu’elles mangent les racines, mais elles les mettent à l’air dans leur galerie. Tout meurt.
On en est à un point où nos pieds s’enfoncent quand on parcourt le potager.
Et après bien sûr ça attire les rates taupiers, qui, eux, mangent les légumes.

J’ai essayé toutes les méthodes douces présentées dans l’article, plus d’autres. En vain. Elles se contentent de se déplacer en forant encore plus de galerie.

Marie-Joëlle
Marie-Joëlle
9 janvier 2022 18 h 36 min

Bonjour pour ma part je tolère une taupe ou deux dans mon jardin sans problème. Cela me pose plus de soucis dans les prairies car la présence de taupinières me gène pour faire du foin. Le matériel de fanage souffre plus et le foin récolté sera plus poussiéreux… mais vous m’avez plutôt convaincue de leur laisser la paix… même si je grognerai encore contre elles, tant qu’elles ne prolifèrent pas trop, je ne piègerai pas. Mes taupes vous doivent une fière chandelle Gilles! Bonne année à tous

Fred
Fred
9 janvier 2022 14 h 37 min

Sur le terrain de 1600m2 que j’ai acheté il y a 18 mois, les taupes vivent et prospèrent en toute impunité : d’une part, elles étaient là avant moi, je ne vois donc pas ce qui me donnerait le droit de les chasser, et d’autre part, j’ai pour principe de laisser faire la nature …
Il est vrai qu’à part la présence de monticules, qui me ravissent presqu’autant que les turricules des vers de terre, la cohabitation avec les taupes se passe très bien d’autant plus qu’elles contournent systématiquement mes buttes et carrés potagers (contrairement aux mulots, qui, eux, ont l’air d’apprécier pleinement le gîte -merveille du couvert pailleux ! – et le couvert, et occasionnent du coup quelques dégâts, mais bon, je m’accommode de trocs informels avec eux : ils laissent sous l’épaisseur de paille des noix et des châtaignes … 😉)
Je suis donc content, comme d’habitude, de lire ce nouvel article frappé au coin du bon sens !

Greg
Greg
9 janvier 2022 12 h 23 min

J’ai un tout petit jardin de 100 m² avant c’était une « magnifique » pelouse vide. Depuis quelques années que je cultive tout un tas de plantes, de nombreuses espèces animales s’y installent. Des oiseaux y font leur nids tous les ans, des hérissons y sont à demeure et un beau réseau de taupinières s’est constitué. Malgré tout lorsque je fais un trou n’importe où, j’ai des dizaines et dizaines de vers de terre, et une multitude d’insectes. de plus la taupe est gentille, elle vient aussi aérer le compost. Je me réjouis d’avoir ce foisonnement de vie sur une si petite surface et tant pis (voire tant mieux) si je perds un peu de mes produits du potager au profit de tous ces petits voisins. Merci Gilles de nous conforter sur ce chemin.

Marie-Joëlle
Marie-Joëlle
9 janvier 2022 18 h 37 min
En réponse à  Greg

Bravo pour ce beaux changement! longue vie à votre jardin

Bernard
Bernard
9 janvier 2022 11 h 41 min

Personnellement les taupes ne me dérangent pas tant qu’elles ne sont pas virées par des rats taupiers qui bouffent les racines de mes jeunes atrbres fruitiers et là j’apprécie beaucoup moins ce changement de locataires…

Gilles
Gilles
9 janvier 2022 11 h 38 min

Bonjour Gilles et merci de promouvoir un discours respectueux.
Mon potager en MSV n’a jamais souffert des taupes qui le fréquentent plus ou moins selon les années. Je récupère bien sûr la terre grumeleuse ainsi produite. Leurs galeries sillonnent les planches en évitant la plupart du temps mes légumes. Je reconnais que les semis peuvent être bousculés parfois mais les dégâts sont partiels. Et un ami maraîcher professionnel me disait quand j’ai débuté : »quand le doux poil des taupes frôle les racines des tomates, celles-ci n’en sont que meilleures !… » en riant bien sûr mais cette réflexion est bonne à méditer.
Le seul inconvénient que je reconnais concerne l’arrosage. Quand une galerie affleure en surface d’une planche, cela peut détourner l’eau d’arrosage qui s’y engouffre sans humecter la terre en surface. Bon, je provoque alors l’éboulement local de la galerie qui m’embête et la taupe le reconstitue ailleurs.
Voilà comment je cohabite avec les taupes et j’en suis pleinement heureux. Vive la biodiversité au jardin et ailleurs.
Bonne année maraîchère à tous;
Gilles

jacques grollemund
jacques grollemund
9 janvier 2022 10 h 53 min

Eh oui , j’aimerais bien avoir des taupes sur le terrain, je cultive sur un terrain qui ici s’appelle « pays magre » ou « malhourtet » en d’autres termes « mauvais jardin ». Bien que depuis quelques années j’ai réussi à améliorer grandement ce terrain, j’envie les champs avec des taupes.

Bernard
Bernard
9 janvier 2022 10 h 51 min

Bonjour Gilles bonjour à tous , pour l instant aucune trace de taupes à l horizon dans mon jardin potager,je touche du bois et conserve vos conseils sous le coude,au cas ou …

Jako
Jako
9 janvier 2022 8 h 54 min

Bonjour Gilles, j’expérimente de la méthode qui consiste à faire pipi sur les monticules ou dans les trous pour décourager l’installation des taupes là où je ne les veux pas (à l’abri des regards des passants humains bien sûr).

Patrice
Patrice
9 janvier 2022 8 h 27 min

Jardin fou , taupes , herbe pas trop tondue …..? mais c’est tout moi ça !!! Et ceux qui ne sont pas contents …….!!!

Patrice
Patrice
9 janvier 2022 9 h 58 min
En réponse à  Patrice

Précision : je répondais au commentaire d’Irvoas publié hier !

Verdet
Verdet
9 janvier 2022 7 h 48 min

Comme connerie qu’il y a la dedans

Patrice
Patrice
9 janvier 2022 8 h 46 min
En réponse à  Verdet

Où est-ce qu’il y a de  » la connerie  » dans ce très bon article ? Dans votre cerveau certainement !!!

Nadine
Nadine
9 janvier 2022 16 h 15 min
En réponse à  Verdet

juger c est ne pas comprendre
cela est vraiment dommage de ne pas essayer d ouvrir un peu son horizon
une deuxième lecture peut aider
bonne journée

Faucher
Faucher
8 janvier 2022 20 h 39 min

Bonsoir.
Personnellement après a avoir notre pelouse à refaire, 1 600 M2, avec un coup énorme car ces dames taupes avaient tout abîmé, nous avons opté depuis 3 ans en lisière de terrain pour les piquets avec des bouteilles. Nous pouvons vous assurer que c’est très efficace, notre pelouse est toute belle.

Daniel
Daniel
8 janvier 2022 20 h 34 min

En 1979, cela fait plus de 40 ans,lorsque j’ai défriché une partie de mon terrain herbeux pour établir mon potager de 600 m2, j’avais beaucoup de taupes et je me régalais de pouvoir ramasser chaque printemps 2 ou 3 brouettées de leurs taupinières pour augmenter le volume de mon terreau maison.
(J’avais aussi beaucoup de mulots qui causaient des dégâts peu supportables.)
Au fil des années, les taupes ont disparu ainsi que les mulots sans que j’y sois pour quelque chose ; je suis déçu de ne plus avoir de taupinières.
je jardine sans motoculteur mais avec aèration à la Grelinette sans plus mais aussi avec paillages maison : broyats de rameaux feuillés, herbes séchées, feuilles mortes et fertilisations avec déchets ménagers, litières de lapins et de poules .
Lors de mes déplacements dans la campagne environnante, je ne vois plus que très peu de taupinières. Seraient-elles devenues une espèce en voie de disparition ?

Rene
Rene
8 janvier 2022 18 h 53 min

Une pensée pour les vers de terre, dont les taupes en font leur plat quotidien. D’ailleurs pour faire sortir les vers de terre , planter une bêche et remuer la. Vous verrez une panique des vers ; qui pour échapper à la bonne bébête sortent à la vitesse grand V. Le bruissement du mouvement de la bêche imite le grattement des taupes dans le sol. Donc j’ai des réserves sur cette bestiole. Mes carrés surélevés (45 cm) sont garnis , à la base d’un grillage protégeant en priorité les vers.

Patrice
Patrice
8 janvier 2022 16 h 46 min

Bonjour Gilles . La solution des poils de chien ou chat TRÈS BIEN !!! Ça fait un certain temps que je pratique et avec un spitz allemand il y en a des poils !!! Et ça fonctionne ….. un certain temps ! Et elles reviennent ! Et ben tant pis ( ou tant mieux ? ), elles sont sur terre et il y a bien une raison à ça ! Elles font leurs vies et moi la mienne et des légumes j’en récolte quand même ! Et la terre de taupinière garnit mes carrés ! Bonne année à tous , bloavez mad !

Claude
Claude
8 janvier 2022 19 h 32 min
En réponse à  Patrice

Moi je les aimes bien mais au bout d’un moment il y en a trop alors pour les faire partir je mets de mon urine que je fais fermenter dans un récipient. Il suffit dans mettre dans la galerie et le tour est joué.

Jean-Luc
Jean-Luc
8 janvier 2022 23 h 05 min
En réponse à  Patrice

Ça marche aussi avec les poils de berger australien. Par ma part ça fait déja 3 ou 4 ans qu’elles sont parties. Mais si elles reviennent j’ai toujours un sac de poils en réserve.
Bonne année

Irvoas
Irvoas
8 janvier 2022 16 h 30 min

Trop contente de lire votre article qui me conforte dans mon amitié pour ces jolies petites bêtes totalement décriées . Je n’arrive pas à convaincre les gens autour de moi , qui arrivant dans mon jardin fou , m’avertissent d’un air entendu ( comme si je ne le voyais pas!) « tu as des taupes » ! Et de se taire quand je leur dis que j’en suis ravie, et que je m’enthousiasme sur l’intérêt d’en avoir dans son jardin . Et de ne pas oser protester quand ils trébuchent sur mon sol inégal ou s’assoient sur une chaise qui tient en équilibre sur les nombreux monticules cachés par une herbe pas trop tondue !

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