12 bonnes raisons de poser une ruche dans son jardin

Je suis Jérôme Boisneau, Maraîcher bio depuis 7 ans, apiculteur et auteur du blog MaPremiereRuche.com où je partage mes connaissances et savoirs à propos des abeilles.

Et je remercie Gilles de m’accueillir sur son blog pour vous dire pourquoi poser une ruche dans son jardin procure de nombreux plaisirs et bienfaits.

J’ai recensé 12 bonnes raisons qui, je l’espère, vous donneront envie d’adopter ces petites bêtes chez vous.

1 – Le miel

Évidemment, le miel est le produit phare de la ruche et vous remplirez tous les ans quelques pots de meilleure des miels : celui de vos abeilles. Et quel délice, à la récolte, de goûter un miel frais, et non centrifugé encore riche de tous ces parfums fragiles qui disparaissent vite. 20Kg par an est une moyenne courante pour une ruche.

2 – La propolis

spray propolis bio ballot-flurinLes abeilles récoltent de petites quantités de résine sur les bourgeons, qu’elles mélangent à de la cire et utilisent pour boucher des petits trous et désinfecter leur environnement.

En récoltant cette propolis dans la ruche, vous pourrez soigner vos angines et autres problèmes ORL de l’hiver.

3 – Le pollen

Très à la mode en tant que « super-nutriment », on peut en « voler » un peu aux abeilles qui reviennent à la ruche pour notre propre consommation.

Attention quand même à leur en laisser suffisamment car il est vital pour les larves et jeunes adultes.

4 – Le venin

Certaines personnes atteintes par exemple de sclérose en plaques ont commencé l’apiculture pour « disposer » d’abeilles.

Leur piqûre soulage en effet les symptômes de ces patients.

C’est un peu extrême, et je ne souhaite à personne d’en arriver là, mais c’est une pratique de plus en plus courante.

5 – Pollinisation

abeilleDans votre jardin, la présence d’une seule ruche peut changer beaucoup de choses car pour beaucoup de plantes, la production est directement liée à la pollinisation.

Certaines études montrent même que les fraises et les pommes (sujets de l’étude) sont plus grosses et ont plus de goût quand elles ont été pollinisées par des abeilles en grand nombre que celle pollinisées uniquement par les insectes (vraiment) sauvages.

6 – Sauver les abeilles

Tout le monde est désormais au courant du déclin des abeilles dites « domestiques ». Les raisons sont multiples, et les apiculteurs ont aussi leur part de responsabilité.

Mais en accueillant chez vous une colonie, dont vous prendrez soin, alors ça fait toujours une ruche de plus que si vous n’aviez rien fait. Et pourquoi pas deux ruches l’année prochaine. Puis une autre chez un copain à qui vous avez donné une envie.

7 – Sauver les abeilles – bis.

Une fois que vous aurez des abeilles, vous ne parlerez plus que d’apiculture, et deviendrez encore plus sensible au sujet des pesticides.

Vous participerez donc encore plus à la sensibilisation de vos voisins, amis, jardiniers et mêmes agriculteurs. Le Bio a le vent en poupe, mais les habitudes sont difficiles à faire changées. Vous pouvez y participer.

8 – La cire.

Et oui, après la récolte de miel, on se retrouve avec un rayon d’alvéoles vides, qu’on peut rendre aux abeilles (selon les modèles de ruches), ou bien garder pour en faire des bougies, ou l’inclure dans des recettes de pommades « soin du visage » par exemple. Il existe de très nombreuses recettes sur le net.

9 – Un spectacle fascinant !

Si comme pour ma première ruche, vous optez pour une ruche « de débutant » avec une vitre à l’arrière, alors vous pourrez assister quand vous le voulez au spectacle incroyable des abeilles en pleine construction de rayon, de stockage de pollen ou même, si vous avez beaucoup de patience à la naissance d’une abeille qui sort de sa cellule.

En plus comme les abeilles ne défendent pas du tout l’arrière de la ruche (alors que devant l’entrée il ne fait pas bon si trouver) j’y vais tous les jours, sans protection, et mes enfants adorent m’accompagner.

10 – Des cadeaux faits maison (et qui font vraiment plaisir)

Avec une ruche, on peut évidemment offrir des pots de miel (dans de jolis pots, avec de belles étiquettes personnalisées, ça fait fureur) mais aussi des sprays anti-maux de gorge à la propolis (la recette bientôt sur mon blog).

Ou bien sûr des bougies à la vraie cire d’abeille : très rare.

11 – Être heureux

Comme toutes les productions maison, faire son propre miel (et propolis, cire etc) est très gratifiant. Et donc rendre heureux.

En plus, c’est une activité manuelle qui se pratique en extérieur : deux des meilleurs antidépresseurs … avec la musique, les câlins, le chocolat, et bien d’autres

12 – Un petit jardin suffit

Les abeilles couvrent un très vaste territoire, environ 3000 hectares, mais il suffit de quelques mètres carrés pour y poser une ruche.

On en trouve d’ailleurs de plus en plus souvent en ville. Alors lancez-vous. Et faites comme moi : faites-vous offrir une ruche à Noël, et une tenue d’abeilleur pour votre anniversaire.

N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous, à me poser des questions, ou à trouver des réponses sur mon blog : www.MaPremiereRuche.com

Jérôme BOISNEAU

  • Très tentant, oui mais… Ayant été abonnée à l’Abeille de France il y a quelques années, je me suis aperçu que la législation est stricte pour l’installation d’une ruche et qu’il faut prendre une assurance. De cela il faut aussi en parler.
    Sinon, il y a longtemps que j’aurais eu une ruche dans mon jardin, mais pas assez de distance de la rue !
    Le monde des abeilles me fascine !

    • Bonjour Pom,
      effectivement, il faut déclarer ses ruches, et ce dès la première. Il s’agit d’une simple déclaration administrative (bientôt plus d’explications en ligne sur mon blog). On peut aussi les assurer (c’est vraiment pus sûr) et « l’abeilles de france », par exemple, le propose pour 0,15 euro par ruche et par an (et les 10 premières sont gratuites pour les abonnés)
      Pour les ruches en ville, c’est un peu plus compliqué, mais pas tant que ça. C’est aussi pour ça qu’il y en a de plus en plus et que j’ai prévu un dossier spécial sur l’apiculture urbaine… dès que le temps me le permettra 🙂
      A bientôt
      Jérôme

  • Bonjour,
    J’aimerais bien mettre une ruche dans mon verger mais le problème est qu’à côté (50 m ) il y a des cultures intensives de blé, maïs et de pommes de terre traitées aux pesticides.
    Du coup j’aurais vraiment peur qu’elles s’intoxiquent.
    Merci pour cet article.

    • Bonjour Paluch,
      Je comprends vos inquiétudes, et j’ai moi-même commencé par faire une carte pour identifier, autour de mon rucher, les zones bio ou sauvages des zones fortement traitées.
      Elles risquent effectivement de subir ces traitements, mais il faut savoir que même si les pesticides ont une grande part dans les mortalités importantes actuelles, le varroa et les pratiques des apiculteurs n’y sont pas pour rien non plus.
      Pour les champs de blé, il faut savoir qu’elles n’y vont plutôt pas, car le blé ne les intéresse pas (ni nectar, ni pollen). Pour le maïs, elles n’y récoltent « que » le pollen (pas de nectar dans le maïs) et les pommes de terre ne font que peu de fleurs, pendant peu de temps.
      N’hésitez donc pas à adopter quelques abeilles. Votre verger vous remerciera, et les abeilles vous donneront un miel « toute fleurs » comme vous n’en n’avez encore jamais goûté !

  • bonjours je fais un jardin social et nous avons mis il y a un ans deux ruches dans ce jardin nous mettons a leurs dispositions des fleurs que nous semmons et c est vrai que c est agreable de les voir venir sur ces fleurs et sur nos legums et fleurs de nos legumes magali

    • Félicitations Magali ! Vous récoltez aussi du miel, où bien s’agit-il de ruches installées uniquement pour avoir des abeilles ?

  • Le monde des abeilles est fascinant et relève des fois de miracle
    Merci pour cet article et j’irai bien voir ton blog à la première occasion et voir si vous parlez des vertus médicinales du miel !

  • Bonjour,
    je suis justement très intéressée pour accueillir des abeilles. Mais pour le moment, je ne peux m’investir ni financièrement (au vu du coup de l’équipement et d’un essaim), ni en temps. C’est pourquoi j’ai contacté les 2 apiculteurs bio les plus proches de chez moi en Dordogne pour leur proposer de déposer quelques ruches sur mon grand terrain . Sans succès pour l’instant, car pas de réponse ou trop loin pour l’un d’entre eux. le prêt de terrain est elle bien une pratique courante ou pas ? Dois je me tourner vers des apiculteurs conventionnels sachant que j’aurais vraiment souhaité une approche au plus naturel possible du soin des abeilles ?
    Qu’en pensez vous ?
    En tout cas, merci pour cet article !

    • Bonjour Flat24. Souvent les apiculteurs cherchent des emplacements pour poser des ruches (souvent entre 20 et 40 ruches par emplacement), mais s’ils ont déjà leurs habitudes ailleurs… Pour les inciter à venir, il faut que l’emplacement soit au top (facilité d’accès en véhicules, flore spontanée et/ou cultivée intéressante, pas trop loin de chez eux ou d’un autre rucher, etc …)
      N’hésitez à contacter le syndicat d’apiculture de votre département pour avoir plus de contacts.

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