Achat d’impulsion

Bonjour à toutes et à tous,

J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui Daniel Lys, formateur, conférencier, animateur radio…

Daniel nous invite à la prudence et à la réflexion quant à nos achats en jardinerie

Bonne lecture,

Gilles

 

L’achat d’impulsion danger !

Une visite en jardinerie au printemps et hop ! vous tombez sous le charme de la couleur.

Côté marché couvert, devant les primevères, les renoncules, les pensées, les viola cornuta, les œillets…vous pensez déjà que votre chariot est trop petit.

Vous continuez votre avancée vers les plants de légumes. Choux, salades en tout genre, poirées, cardes, artichauts, poireaux, et plantes aromatiques vous chatouillent les papilles.

Là vous en êtes au stade je vire la pelouse et j’augmente la surface du potager.

Puis la visite vous porte vers les agrumes sur tige. Citronniers, orangers, Kumquats, Calamondins vous hurlent de construire une véranda, un jardin d’hiver.

Vous ne tenez plus, vous sortez pour prendre l’air !

En 10 minutes vous avez recomposé la haie avec des arbustes à fleurs. Il faudra juste arracher les thuyas, mais ça ne doit pas être très compliqué. Les plantes de bassin vous incitent à prendre la pioche dès votre retour.

Vous en êtes au deuxième chariot.

La caisse

Arrivé à la caisse, vous mesurez – ou pas encore – l’étendue des travaux.

Les enfants m’aideront. Bien sûr…

Mais ce n’est pas encore là où se situe votre prochaine déconvenue. Arrivé à votre home sweet home avec les yeux brillants comme un môme devant le père Noël, la question fatidique, étonnamment logique, pragmatique, mais qui vous traverse telle la lame du couteau à beurre dans la motte du même nom, qu’elle vienne de votre fort intérieur ou de la personne qui partage votre vie : «  mais où tu vas mettre tout ça ? »

Oups ! « Oh eh bien, ici, il y a de la place, ça sera joli ici, on le verra bien, en plus il est un peu au soleil, pas trop mais un peu ça ira, et ça fera bien à coté de l’autre… »

Oui, eh bien non ! J’ai regret de vous dire, je sais, j’aurais du vous en parler plus tôt, que l’achat d’impulsion, ça fait plaisir au vendeur, rarement au jardin.

Néanmoins, il va falloir composer.

Un jardin, ça se pense, ça se réfléchi.

Vous allez avoir devant les yeux pendants des semaines, des mois voire des années, des plantes qui ne demandent qu’à donner le meilleur d’elles-mêmes.

A une condition : que vous soyez là pour elles afin de les dorloter, les admirer, leur parler si vous voulez…

Encore faut-il qu’elles puissent se développer dans les meilleurs conditions.

Où je les mets ?

La première erreur qui fait suite à l’achat d’impulsion, c’est le lieu d’implantation.

Comment choisir un arbre ? c’est ici.

Combien d’arbres furent abattus d’avoir pousser…trop ! Trop près de la maison surtout.

Combien d’arbustes gênent et sont taillés sévèrement ?

Et parfois le rendu final ne veut plus rien dire. Parce qu’un jardin parle. Il a une ambiance, une lecture. Certaines plantes ne vont pas à côté l’une de l’autre. Ce n’est pas une raison de sol ou de climat, mais de couleur au sens musical, d’univers. On voit mal un palmier à coté d’un cèdre, un rhododendron proche d’un cactus. Ils n’appartiennent pas au même biotope, à la même région.

Les plantes se développent à merveille, l’association des formes et des couleurs est sans doute réussie, mais ce que dit la plante, ce qu’elle dégage, est à prendre en considération afin que l’assemblage des végétaux fasse de votre jardin un havre de paix, de joie, de plaisir et de passion.

Pour continuer la lecture, rendez-vous sur Humeur de Jardinier, je vous parlerais de l’EDJ, l’encombrement digestif du jardin

  • Du vécu hélas… Pour mon portefeuille, mais aussi pour les 2 citronniers qui n’ont pas survécus, l’un à 1 été, car oublié de mentionner son arrosage sur la liste des choses à faire en mon absence… L’autre à 1 hiver car pas rentré assez tôt…
    Sans compter l’extension forcée de mon potager pour pouvoir caser le surplus de mes achats… Mais lors de l’achat j’etais »comme une gamine devant les kdos au pied du sapin »… C’est exactement l’idée ! Ouf, (ou bien snifff) on est plusieurs dans ce cas. !