Les pesticides enfin interdits dans les jardins !

Enfin !

Après les collectivités locales (depuis 2017), c’est au tour des jardiniers amateurs.

En effet, à compter de janvier 2019, les pesticides n’étant pas d’origine naturelle seront tout simplement bannis des rayons des jardineries.

C’est donc d’une véritable révolution qu’il s’agit ici… en attendant une interdiction totale étendue aux professionnels de l’agriculture… qui ont jusqu’à 2022 pour adopter des solutions écologiques… à condition que l’Europe ne cède pas encore aux lobbies de l’industrie agro-chimique (soutenu par la FNSEA… qui devra un jour répondre de ses actes…).

Pour une fois, la France est en avance, puisque cette interdiction n’est prévue qu’en 2021 à l’échelle européenne

Mais de quels produits parle t’on ?

Les pesticides interdits

Les pesticides sont toxiquesIl s’agit de tous les produits chimiques de synthèse regroupés sous le terme de pesticides.

Cela comprend les insecticides, fongicides, herbicides (le tristement célèbre Round-up et autres produits à base de glyphosates…)… en fait tous les produits phytosanitaires d’origine non naturelle à base de produits considérés comme toxiques, voire cancérogènes.

Bien entendu, les insecticides biologiques ou autres produits de bio-contrôle ou encore les « Préparations Naturelles Non Préoccupantes » (en gros les purins), pourtant encore mis au ban il y a encore quelques années… demeurent autorisés.

Théoriquement, depuis janvier 2017, les produits à base de glyphosates ne devaient déjà plus se trouver en libre service dans les jardineries… mais devaient se trouvés sous vitrines fermées et délivrés avec mise en garde du vendeur… A ma connaissance, ces règles n’ont pas été vraiment respectées… Et on a même entendu parler d’enseignes communiquant sur la future interdiction pour brader leurs « merdes ».

Alors, certains jardiniers inconscients, voire criminels (n’ayant pas peur des mots : ces produits tuent…), clament haut et fort (notamment sur le web) qu’ils se fichent de ces interdictions… ils achèteront ces pesticides à l’étranger…

A ceux-là, je dis :

« Ces produits ne sont pas seulement interdits à la vente… ils sont interdits d’utilisation.

Et pour cause : ils tuent !

Que vous soyez assez bêtes et inconscients pour les utiliser, malgré tout ce que l’on sait aujourd’hui, vous regarde… mais que vous ne compreniez pas (ou ne voulez pas comprendre) qu’il en va aussi et surtout de la santé de vos enfants et, plus largement de l’avenir de la vie sur cette terre, dépasse à mon sens tout entendement.

Vous êtes à mes yeux complices de crime contre l’Humanité, et contre la Nature (et les hauts responsables de ce crime, qui se reconnaîtront, devront un jour répondre de leurs actes… et paieront, malgré leurs escouades d’avocats ou « d’experts » corrompus). »

Bon… je suis un peu virulent.

Mais ça suffit !

Depuis 70 ans, seulement motivés par le profit, des gens sans aucun scrupule empoisonnent l’Humanité et la Terre, en toute impunité.

Nous disons STOP.

Et aux jardiniers habitués à utiliser cette merde (c’est le mot qui convient), mais comprenant que ça ne peut pas durer, il va falloir apprendre à vous en passer.

Comment se passer de pesticides ?

Zéro pesticides dans mon jardinQue ce soit pour protéger nos plantes des champignons pathogènes (mildiou, oïdium, rouille…), des ravages animaux ou encore pour contrôler les adventices, des solutions naturelles existent.

Et elles ont fait leurs preuves (contrairement aux idées fausses que propagent certains lobbies…), depuis des décennies (voire des millénaires pour certaines pratiques…).

Ces solutions sont, pour la plupart, sans danger pour l’homme et l’environnement.

Je dis « pour la plupart », car je mets à part les insecticides biologiques… que je ne considère pas comme inoffensifs… puisque leur vocation est de tuer; avec pour effet la disparition de certaines espèces animales… et donc de nouveaux déséquilibres…

A mes yeux, jardiner naturellement ne signifie donc pas remplacer les insecticides chimiques par des insecticides biologiques (même si on peut exceptionnellement y avoir recours)…

Non.

Il s’agit plutôt d’adopter des méthodes et techniques visant à favoriser la vie – et par conséquence, une régulation naturelle des populations animales- plutôt qu’à la détruire !

Allons plus loin…

Et, bien évidemment, nous ne parlons pas ici seulement des pesticides… les engrais sont aussi concernés !

En effet, les engrais chimiques sont extrêmement nocifs pour la vie de nos sols.

Les terres exploitées en chimie depuis des décennies sont des terres mortes.

Elles sont « sous perfusion », bien incapables de produire par elles-mêmes…

C’est donc l’avenir de nos enfants et des générations futures qui est en jeux…

 

Aussi n’ayant pas peur de réclamer également l’interdiction des engrais chimiques !

Et que l’on ne vienne pas me dire que l’on ne peut pas aujourd’hui fertiliser naturellement une terre, ou qu’il est impossible de nourrir la population mondiale en bio…

Nous produisons en excès… et les rendements en bio sont aujourd’hui peu ou prou équivalents à ceux de l’agriculture chimique, voire parfois supérieurs, pour peu que l’on prenne vraiment soin de la terre de notre jardin.

Le « tout bio » est donc une alternative viable et faisable !

C’est même la seule envisageable…

 

Prendre soin de la terre et de notre environnement est, en jardinage et en agriculture, la seule voie possible, tant pour notre santé que pour les générations futures.

Et, ce qui est extraordinaire, c’est que que cela fonctionne très bien !

Vous en doutez ou alors vous ne savez pas comment procéder ?

Je vous propose de découvrir (et bien entendu d’expérimenter par vous-même) cette vision écologique globale (on peut aussi parler de permaculture) dans Mon Potager au Naturel

 

 

Pour un potager naturel, cliquez ici

 

  • Bonsoir Gilles,
    « Les pesticides enfin interdits dans les jardins »
    C’est ce qui était écrit sur une affiche dans la jardinerie la plus proche de chez moi.
    C’est un début, non? Espérons que ce sera suivi, n’est ce pas, Gilles?
    Bonne nuit.
    Yvon.

    • Bonjour Yvon,
      Ce qui sera forcément suivi c’est l’interdiction à la vente dans les jardineries…
      Il y aura forcément un peu de « contrebande » (des pays frontaliers, en attendant que ce soit aussi interdits dans ces pays) et des achats sur Internet…
      Rappelons à cela que l’utilisation de ces produits sera interdite (pas seulement la vente)
      Mais je suis persuadé que la majorité des jardiniers chimiques vont changer leurs pratiques, par obligation, mais aussi par prise de conscience (beaucoup l’ont déjà mais c’était plus simple de continuer comme avant….).
      Je suis à leur disposition pour les aider à franchir le pas !
      Amitiés,
      Gilles

  • bonjour gilles…un très bon article.j’ai commencé le jardinage ça fait une dizaine d’année et je n’ai jamais pensé à mettre ces drogues dans mon sol: la raison est que je suis fauché et avec une famille à ma charge en priorité. Alors faucher m’a sauvé par vos instructions qui m’ont apporté une bonne odeur toute en observent des coquelicot cordialement

  • Bonjour Gilles,

    J’apprécie, de manière générale, votre mesure. Mais quand votre ton monte pour dénoncer les dérives de la chimie de synthèse, j’applaudis des deux mains. Que tous les responsables (fabricants, lobbyistes et autres complices) aient un jour à répondre de leurs actes, j’en suis moins sûr que vous. Néanmoins, cela me parait une nécessité, en tous cas, je le souhaite aussi ardemment que vous.
    Cordialement
    Jean-Louis K.

  • Quand on parle avec les gens ils sont conscients qu’il ne faut plus utiliser ces cochonneries, mais si on regarde le contenu des charriots aux caisses des jardineries, ça fait froid dans le dos…

  • Bravo Gilles pour encore cette belle formalisation de ce que nous pensons tous ici.
    Nous savons aussi que par ignorance souvent ou par crainte beaucoup de professionnels de producteurs de fruits et légumes hésitent à « franchir le pas ». La crainte de voir leur terres ne plus fournir suffisamment de récolte pour en vivre (problème économique vital pour eux)
    Faudra encore beaucoup de rapports comme le tien pour les convaincre..ne désespérons pas !! comme tu le dis la survie de notre espèce et de nos enfants est en jeu.

  • Bonjour Gilles,

    Un bon coup de gueule de tant en tant, ça fait du bien… Bravo!
    Je viens de lire la semaine dernière  »On a 20 ans pour changer le monde » de Maxime de Rostolan (Fondateur de Fermes d’avenir).
    En parler ici me permet d’ajouter ma pierre à l’édifice. En effet chacun avec ses moyens doit participer à ce changement…
    Dans ce livre j’ai trouvé une info qui m’a interloqué :
     »…un steak nécessite 2500 litres d’eau pour être produit… » !!!!!!!!!!
    Depuis des années on nous bassine (c’est le cas de le dire!) pour économiser l’eau en prenant des douches plutôt que des bains, de fermer le robinet le temps de se brosser les dents… ce qui me parait évident, mais ne faudrait-il pas plutôt interdire l’élevage de bovins pour leur viande ??
    Je ne suis pas prêt à devenir végétarien, et de fait il reste encore des alternatives, le lapin, les volailles, le porc, les poissons…
    Mais pour ce qui est des steak (et de toutes les viandes de bœuf), je vais sans plus attendre retirer ces articles de ma liste de course.
    A bon entendeur…
    Merci et félicitations pour ton blog.

  • Bonjour Gilles
    Tout d’abord bravo et grand merci pour tout vos conseils et l’ensemble de ce blog.
    Je partage vos convictions et vos qualificatifs concernant toute cette chimie.
    Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais un hebdomadaire plus tristement connu depuis le 07/01/2015 a lancé une pétition en ligne contre les pesticides sous le nom « nous voulons des coquelicots » je vous invite tous à la signer et le journaliste à l’origine de cette action propose également de se rassembler tous les premiers vendredi du mois vers 18h00 dans une ambiance festive devant les mairies ou hôtel de ville en arborant un coquelicot « stop aux pesticides » pour accélérer les choses sans laisser de répit à nos élus , parce qu’il y a urgence.

  • Bonjour Gilles et autres lecteurs
    On avance dans la bonne direction, doucement, mais on avance quand même.
    Ceci dit, j’ai beau relire l’article, et en me mettant à la place de monsieur Toutlemonde, voire en me faisant l’avocat du diable, je pourrai être en droit de penser que le produit que j’ai sur mon étagère n’est peut être pas concerné par cette réglementation. Quand je lis « En effet, à compter de janvier 2019, les pesticides n’étant pas d’origine naturelle seront tout simplement bannis des rayons des jardineries », qui sait ce qui est effectivement d’origine naturelle ou pas ?
    Par exemple, le Bicarbonate de Sodium est-il concerné ? Si non, pourquoi la Bouillie Bordelaise ne le serait pas (j’avais d’ailleurs créé un sujet sur le forum : http://forum-jardinier-bio.com/thread-663.html) ?
    Tout ça pour dire qu’il manque une liste des principaux produits couramment utilisés au niveau du jardinier de base et qui sont désormais proscrits. Alors je cherche depuis ce matin cette liste des produits proscrits, sans succès… J’ai même lu sur un site éminent que « Tout ce qui n’est pas autorisé est interdit ». Super. Ça me rappelle « Nul doit ignorer la loi »… Mais probablement que je ne suis pas très doué dans mes recherches. Si Gilles ou un lecteur avait un lien, je suis preneur, et probablement pas le seul.
    Bonne journée à tous et encore merci pour ces communications.

  • depuis longtemps je n’utilise plus de pesticides et depuis 3 ans suite à un article dans « les 4 saisons » de » terre vivante »,j’ai découvert l’homéopathie pour les plantes que je pratique de plus en plus régulièrement avec des résultats époustouflants.

    • Bonsoir Marie-Françoise.
      On aimerait en savoir plus, c’est la première fois que j’entends parler d’homéopathie pour les plantes. Et si les résultats sont époustouflants ma curiosité est à son comble !

      • allez sur le site » homéoplant »,il y a plein d’information utiles.J’ai acheté le livre »l’homéopathie pour les plantes »,et après le kit pour débutant,j’ai progressivement complété ma collection de médicaments homéopathiques ,ils sont moins chers au total que les traitements conventionnels car on en utilise très peu.je cherche des jardiniers curieux de partager mon expérience sur le terrain.Les allemands sont très ouverts à cette nouvelle forme de jardinage complémentaire de la permaculture , mais les français très frileux et pourtant cela marche remarquablement bien.

  • Bonjour Gilles,
    Merci pour tous vos conseils judicieux. 100% d’accord pour interdire toutes ces crasses. MAIS, ce qui me laisse très en colère, c’est que l’interdiction ne vaut que pour les jardiniers…. et les agriculteurs qui nous pourrissent la vie avec leurs pesticides ?!? on fait quoi,…que font les Gouvernements ?? De mon point de vue, ils devraient être poursuivis en justice en tant que criminels , au même titre que certains agriculteurs, et Monsanto and co.
    Bien à vous
    Kathleen

    • Bonjour Kathleen,
      Les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides. Le taux de cancer, par exemple, y est plus élevé que dans toute autre profession…
      Pendant leur formation, puis dans leur activité, on (notamment la FNSEA…) les conditionne à utiliser des pesticides.
      Beaucoup ont maintenant conscience de la dangerosité des produits qu’ils utilisent; mais, notamment parce qu’ils sont sur-endettés, il leur est difficile de changer de pratiques du jour au lendemain…
      Une transition est en cours.
      Maintenons la pression… Mais ne nous trompons pas d’adversaires : les criminels, ce sont les industries agro-chimiques. Et les complices, les gouvernements et certains syndicats agricoles et coopératives…
      Cordialement,
      Gilles

  • Salut Gilles !!
    Je savais pour cette interdiction. Et je ne peux que m’en féliciter. Tu n’es absolument pas virulent. Quand il y en a marre, il y en a marre. Moi aussi je suis dans le même état d’esprit que toi. Depuis pas mal de temps j’ai à ma disposition tout ce qu’il faut pour traiter naturellement mon jardin potager (Purin de prèle, d’orties, de tanaisie.. Etc..) Et pour ce qui est des engrais je n’utilise que du purin de consoude. Je n’éradique aucun animal soit disant indésirable. Par exemple les limaces, je préfère les éloigner afin d’assurer le couvert aux hérissons et aux carabes par exemple. Tous les matins aux aurores je les ramasse manuellement pour les remettre dans mon jardin potager où je leur ai aménagé 2 ou 3 endroits que j’ai laissé à l’état sauvage. Moins j’interviens coté sol mieux c’est. Nos forêts sont magnifiques et personne n’intervient. Quand les jardiniers comprendront qu’il ne faut pas demander plus à la nature que ce qu’elle peut nous donner ils auront fait un grand pas. Merci Gilles pour cet article. Dis moi, es ce que je peux le partager sur mon site ? Je te souhaite une bonne fin de journée. A plus !!

  • « Manger 5 fruits et légumes par jour ! » … avec ou sans pesticides ?
    En rapport avec votre article, une série de dessins clin d’oeil à l’oeuvre de René Magritte « Ceci n’est pas une pomme »
    La légende diffère cependant. Sous l’image d’un fruit ou d’un légume la liste exhaustive des produits phytosanitaires que contiennent pommes, fraises, pomme de terre … :  » Ceci est du Abamectine , Acequinocyl , Clofentézine , Etoxazole … »
    A découvrir la série en cours de réalisation : https://1011-art.blogspot.com/p/hommage-magritte.html

    Bonne dégustation !

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