Huile de neem et néonicotinoïdes, ces insecticides toxiques pour les abeilles

Je reçois fréquemment des questions concernant l’huile de neem. Et pour cause, ce produit d’origine naturelle  est présenté par certains comme “La solution” biologique pour protéger ses cultures d’insectes ravageurs. Alors, oui, l’huile de neem est efficace… Mais, au même titre que les néonicotinoïdes, et même si à un degré moindre, cet insecticide n’est pas sans danger pour les abeilles.

Dans cet article, nous essayerons de faire le point sur ces 2 produits et leurs conséquences sur la vie des abeilles, et plus largement de la vie en général.

Commençons par l’huile de neem.

L’huile de neem

Fruits de l'argousier (neem)
Fruits de l’argousier (crédit photo : Hayavadhan, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Qu’est-ce que l’huile de neem ?

L’huile de neem est issue du pressage des fruits et des graines de margousier.

Le margousier, aussi appelé neem (Azadirachta indica), est un arbre originaire d’Inde, bien connu pour ses propriétés médicinales et insecticides. Il pousse principalement dans les régions tropicales et subtropicales.

Notez que le margousier n’est pas adapté aux climats tempérés comme celui de la France métropolitaine. Les produits que l’on trouve en Europe sont donc importés.

On utilise principalement l’huile de neem pour les soins de la peau, mais aussi comme insectifuge (répulsif, à faible dose) ou insecticide (létal).

L’huile de neem est-elle toxique pour les abeilles ?

Son principe actif, l’azadirachtine, perturbe la croissance des insectes ravageurs tout en étant relativement doux pour les auxiliaires du jardin. C’est du moins comme cela qu’est présentée l’huile de neem par ceux qui la commercialisent…

L’huile de neem peut effectivement être toxique pour les abeilles, notamment selon les circonstances d’utilisation. Voici les faits scientifiquement établis.

Toxicité selon la concentration et le stade

  • Dans une étude de 2022 (sources ici : Indian Journal of Entomology) sur les larves d’Apis mellifera, des concentrations à 0,05 % – 0,1 % n’avaient pas d’effet nocif notable, mais à 1 %, la mortalité larvaire et la mortalité des adultes ont fortement augmenté (p < 0,05).
  • Des tests plus anciens (J. Econ. Entomol., 2000) montrent que des formulations riches en azadirachtine (> 0,01 mg/ml) repoussent les abeilles, réduisent leur alimentation, et provoquent jusqu’à 10 % de mortalité si appliquées directement.

Effets en colonies et en conditions réelles

  • En essai de terrain, une application répétée de neem dans la ruche contrôlait les parasites (Varroa) mais réduisait le nombre de couvain scellé de 50 % et entraînait parfois la perte de la reine à doses élevées. Même si le but était ici de protéger les abeilles du varroa, avec un produit naturel, on ne peut que noter la nocivité de l’huile de neem pour ces indispensables pollinisatrices…
  • Des revues récentes indiquent que l’azadirachtine est toxique aux abeilles, avec des effets sublétaux (altérations du vol, immunité, activité locomotrice) dès de faibles doses.

Ce que disent les jardiniers (témoignages pratiques)

Des utilisateurs sur Reddit mettent en garde :

  • « L’huile de Neem pulvérisé directement sur les abeilles peut les étouffer. »
  • « L’étiquette indique qu’il est toxique pour les abeilles… même appliqué correctement. »

Certains notent par contre que l’application le soir ou hors floraison semble minimiser les risques.

Et en dehors des abeilles ?

L’azadirachtine reste moins toxique que la plupart des pesticides synthétiques, mais elle n’est pas sans risque pour les organismes aquatiques. Dès quelques µg/L, elle peut provoquer des mortalités, altérer les comportements, et perturber des équilibres écologiques locaux (source : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25847134/). Une utilisation trop libérale, surtout à proximité des plans d’eau, peut avoir des conséquences durables sur le zooplancton, les poissons ou les algues.

Ajoutons à cela de possibles effets sur la santé humaine…, En effet, bien que cela ne soit pas encore scientifiquement établi (tout au moins je n’ai rien trouvé de tangible à ce sujet), on peut lire ici ou là que l’azadirachtine était un perturbateur endocrinien.

Bien. Nous avons établi ici que l’huile de neem était nocive pour les abeilles. Mais a t-on le droit d’en utiliser pour les cultures ?

Que dit la réglementation ?

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est bien complexe de faire le point sur la réglementation concernant l’huile de neem.

J’ai passé énormément de temps en recherches… dont les aboutissants se contredisaient fréquemment… je pense néanmoins avoir finalement pu en déterminer les points essentiels… que voici :

Autorisation de mise sur le marché (AMM) européen

La Commission Européenne a tout d’abord (décision 2008/941/CE du 8 décembre 2008) refusé l’inscription de l’azadirachtine (substance active de l’Huile de neem) à l’annexe I de la directive 91/414/CEE. Cette absence d’inscription signifie l’interdiction d’utiliser cette substance dans toute préparation bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché comme produit phytopharmaceutique.

Puis, en 2011, sous la pression de lobbies du bio*, l’azadirachtine a été réinscrite à l’annexe du règlement 1107/2009, autorisant les États‑membres à délivrer des AMM (autorisations de mise sur le marché) après évaluation réglementaire (directive d’exécution 2011/44/UE).

Mais, même si la substance est désormais inscrite, l’autorisation reste dépendante d’une AMM nationale délivrée sur dossier ANSES ou par reconnaissance d’une autorisation délivrée dans un autre État membre.

*Ça me fait un peu mal d’écrire cela, moi qui ai toujours soutenu l’Agriculture Biologique… car bien qu’imparfaite (utilisation possible – mais pas systématique… beaucoup de “petits” agriculteurs bio s’en abstiennent – de bouillie bordelaise ou de chaux, des produits étant, à doses élevées, nocifs pour les sols ; ou encore de quelques rares produits de traitements nuisant à la biodiversité, comme celui dont nous parlons ici), je pense que ça reste toujours mieux que de détruire irrémédiablement les sols et la biodiversité avec toute une panoplie d’engrais et de pesticides chimiques, sans parler de notre santé… Précisons aussi que, quand l’on parle de lobbies, il s’agit évidemment, à l’instar de la FNSEA dont il sera question plus bas, de protagonistes pesant particulièrement lourd sur le marché… qui sont rarement des maraîchers sur petits surface écoulant leurs productions en direct, mais plutôt des industriels du bio.

huile-de-neem

Pas d’AMM en France…

Aucune AMM standard permanente n’a été accordée en France pour des produits phytopharmaceutiques contenant de l’azadirachtine.

Contrairement à d’autres pays européens (Allemagne, Italie, Espagne), la France n’a pas délivré d’homologation nationale pour une mise sur le marché classique. Par conséquent, en France, son usage comme insecticide est interdit en agriculture, maraîchage, jardinage, espaces verts, serres.

… Mais des autorisations provisoires très règlementées

Il peut toutefois y avoir des autorisations provisoires, à des fins bien spécifiques comme en témoigne par exemple le document ci-dessous (autorisation provisoire, du 15 février au 15 juin 2025, pour certaines cultures fruitières) :

2025-038-DECISION-NEEMAZAL-fruits à pépins-fruits à noyau-VSignée

 

En résumé, bien que l’huile de neem soit disponible en France pour des usages non phytosanitaires, son utilisation en jardinage et en agriculture comme insecticide ou acaricide n’est pas autorisée par la réglementation française. Les utilisateurs potentiels doivent être conscients des implications légales et environnementales associées à son emploi. Et c’est bien là le but de cet article.

Personnellement, il est hors de question que j’utilise un produit pouvant nuire notamment aux abeilles…

Au départ, j’avais prévu de consacrer cet article uniquement à l’huile de neem… Mais je ne pouvais passer sous silence un produit dont on parle beaucoup en ce moment…

ET que dire des néonicotinoïdes à nouveau autorisés ?

Abeille
Préservons les abeilles des produits toxiques pour elles, qu’ils soient chimiques ou naturels.

Malheureusement, nos élus, cédant aux lobbies de l’industrie agro-alimentaire, par le biais de la FNSEA (qui ne défend que ses intérêts propres, certainement pas ceux des “petits agriculteurs, qui en sont et en seront donc à nouveau les premières victimes : infertilité, cancer, etc.), et sous prétexte de “lever les contraintes liées au métier d’agriculteur” ont cru bon d’autoriser à nouveau, avec la loi Duplomb, un produit, un néonicotinoïde (l’acétamipride), hautement toxique non seulement pour les abeilles, mais aussi pour les humains.

Quand on entend ce sénateur Duplomb, à l’origine de cette loi scélérate, lui-même “syndicaliste” FNSEA et agro-industriel (notamment ex président régional du groupe laitier Sodiaal, 5.5 milliards de CA en 2022…), dire que sans cette loi, ce serait la mort de l’agriculture, il y a de quoi crier au scandale (ce qui n’autorise par pour autant qui que ce soit à menacer les députés ayant voté cette loi… ou pire leurs familles…).

Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite fortement à peser sur les débats (même si cela a finalement peu de chance d’aboutir), en signant vous-aussi cette pétition déjà signé par plus de 2 millions de français : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014

Maj du 7 août 2025 : la loi Duplomd a… du plomb de l’aile !

L’article de la loi Duplomb concernant les néonicotinoïdes vient d’être retoqué par le Conseil Constitutionnel, au nom de la préservation de la biodiversité !

Une grande victoire pour tous : abeilles, apiculteurs, citoyens… et agriculteurs (certains s’en offusquent bien sûr déjà et prétendent que les écologistes ne proposent aucune alternative – ben si… une agriculture à taille humaine respectueuse de la biodiversité, qui existe et a déjà fait ses preuves – Mais peut-être nous remercieront ils plus tard de les avoir préservés d’un cancer…)

Maj du 6 avril 2026 ; comme le “sénateur-lobbyiste” remet ça… je préfère en rire…

Quels sont les alternatives à l’huile de neem et aux néonicotinoïdes ?

Préserver les équilibres naturels

Plutôt que de chercher à lutter désespérément contre un “ravageur”, commençons déjà par créer, ou même simplement préserver au mieux, des conditions propices au développement d’une faune variée.

Car un animal ne devient un ravageur que lorsqu’il se trouve en trop grand nombre. Et qu’il n’a plus aucun prédateur naturel se chargeant de réguler sa population.

En préservant des zones sauvages au sein même de nos jardins, en diversifiant au maximum nos cultures, en créant des abris susceptibles d’attirer et d’héberger une grande diversité animale, nous mettons tout en œuvre pour que les différentes populations trouvent naturellement un équilibre… pour le plus grand bien de nos cultures.

Éloigner plutôt que tuer

Même si certains d’entre-vous trouveront probablement là aussi que je radote, je ne le répèterai jamais assez : tuer un animal crée en général finalement plus de déséquilibres qu’autre chose.

Aussi, dans une approche se voulant résolument écologique, au-delà de cette recherche perpétuelle d’équilibres naturels, la seule option possible est d’éloigner…

Comment ? Simplement avec des répulsifs naturels (j’en présente quelques-uns, des plus efficaces, dans Mon Potager au Naturel).

Crédit photo image à la une et abeille : https://depositphotos.com/fr/

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23 Commentaires
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Joby
Joby
7 mois il y a

Bonjour,
L’huile de neem et assez miraculeuse pour la culture bio, les Lobbys Agrochimique ont plutôt poussés à sa diabolosation, elle peut être utilisée en préventif, la substance est détruite à la lumière rapidement et ne laisse aucun résidus … très faible conséquence pour les abeilles qui restent largement plus forte que ce produit , ces abeilles et les femmes enceintes très utiles aux lobbys pour diaboliser le produit qui fait concurrence à leurs produits qui sont le pire du pire … ils ont réussis je vous le rappelle à diaboliser et interdire le purin d’ortie !!!
J’aime le ton de l’article , je vois entre les lignes le même questionnement que moi …
Les discutions sont difficiles entre ceux qui manipulent pour que les petites gens se tapent dessus et les gens qui croient en la véracité et le nouvel ”Amour des Abeilles de la science des lobbys” et encore ceux qui voient la manipulation sur un produit qui finalement serait un ATOUT pour les abeilles …
Le Pyrèthre (naturel) est encore un autre sujet qui ressemble à celui-ci … il est détruit en 1 seul jour avec les uv …

Une petite parenthèse sur les prédateurs bénéfiques , les coccinelles et tous les autres meurent de faim (elle ne partent pas ou très peu) , elles meurent surtout les larves ou alors il faut que l’infestation soit irréversible et elles tuent aussi les pucerons …etc… donc ce n’est pas la ”mort” du vivant qui est visée mais l’utilité des abeilles , donc ne vaut-il pas mieux utiliser le Neem et revoir nos priorité ?

That is the question! 🐝

Voilà ceux qui devrait être utilisé :

– Huile de neem
– Pyrethre naturel (évidemment avec contrôle sur l’utilisation tous comme c’est fait sur les pires produit chimique autorisés)
– Bacillus thuringiensis bacillus
– Savon potassique
– Terre de diatomées

Bye merci

Ma région
Bordeaux
Julien
Julien
9 mois il y a

Merci pour votre article. Mes humbles connaissances : Au niveau des alternatives/options pour les abeilles à miel : créer une Apiculture avec des ruches plus naturelles ou de biodiversité, “introduire” le stratiolaelaps scimitus et/ou le faux scorpion. Attention avec les abeilles à miel, leur (Sur)Population consommatrice de ressources est au détriment d’ autres pollinisateurs très spécifiques + importants que les abeilles à miel (comme l abeille sauvage mais bien d’autres). Cordialement. Julien

Ma région
Normandie
Marcel
Marcel
10 mois il y a

J’aimerais qu’un “politique” sensé m’explique cette autorisation dérogatoire du 15 février au 15 juin 2025 pour lutter contre les pucerons du pommier et qui préconise de ne pas traiter pendant la période de floraison. Sous notre climat, les pommiers fleurissent sans doute du 15 octobre au 15 décembre ?

Ma région
Anjou
Martine
Martine
10 mois il y a

Bonjour Gilles,
Un article plein de bon sens et très documenté, comme tous. On ne le répète jamais assez, arrêtons de tuer ! Je suis affligée de voir qu’il y a encore des gens pour défendre ce type d’agriculture. La finance avant tout et les dommages collatéraux on s’en moque. Aurait-on le droit de mettre en péril la santé des autres pour ne pas perdre d’argent voire en gagner davantage ? Dans quel monde vit-on ? Heureusement qu’il y a encore des voix pour s’élever contre ces aberrations. Merci pour vos articles et votre engagement. Très belle journée. Martine

Ma région
Dordogne
Aurelie
Aurelie
10 mois il y a

Merci Gilles pour ce sujet. J’apprécie beaucoup la clarté et l’honnêteté de vos propos et les recherches que vous menez pour nous donner l’information la plus juste. Je ne connaissais pas l’huile de neem, et je sais maintenant pourquoi je n’en utiliserai jamais.
Je trouve que la loi Duplomb est un excellent sujet pour enfin dénoncer les législations et pratiques aberrantes sur le plan sanitaire et écologique. J’espère qu’elle servira d’exemple.
Merci de continuer à rédiger vos articles, ce qui est très certainement beaucoup de travail mais un engagement très concret pour la preservation de notre environnement et la formation des jardiniers amateurs aux bonnes pratiques.
Belle journée.

Ma région
Suisse
Robert
Robert
10 mois il y a

Bonjour Gilles,

De tout coeur avec vos ” coups de gueule” pour cet engagement citoyen qui a le souci de préserver la santé de ses semblables et la nature qui le nourrit.

Hélas nous sommes bien démunis face à ces lobbies de l’agro-alimentaire et des Etats qui ont opté pour la mondialisation des échanges dont on voit bien qu’à ne faire que des contrôles superficiels par prélèvements ne conduit qu’au même constat à chaque fois de constater que nous ne savons pas lutter contre des producteurs lointains à qui on ne sait imposer nos normes sanitaires.
Se limiter alors au producteur local? Sans doute possible pour le maraîchage mais combien d’autres produits sont importés qui nous détruisent la santé?

En 78 Souchon chantait déjà : On est foutus…on mange trop…et si de plus aujourd’hui ce ne sont pas de bons produits qu’on mange…c’est bien foutu!

Ma région
Hérault
Luce
Luce
10 mois il y a

Bonjour
Je lance une autre pétition, qui ne nous concerne sans doute pas tous mais notre entourage.
J’invite à boycotter l’achat de fruits, légumes bref ce qui est périssable les semaines paires. Si on est nombreux les grandes surfaces vont se mobiliser aussi contre la Loi Duplomb.
je vous invite aussi à concevoir d’autres outils que je relaierais avec plaisir:
change.org: Boycottons l’achat de fruits et légumes une semaine sur deux https://chng.it/wRHTstD8Xp
J’ai beaucoup oeuvrer dans l’humanisme: s’il n’y a pas de pression les voies normales servent à étouffer les revendications (comme pour renégocier la loi sur les retraites!!)

Ma région
pays de loire
Michel
Michel
10 mois il y a

Bonjour Gilles
J’apprécie d’habitude beaucoup votre mesure et votre sens de l’observation qui vous incite au pragmatisme et je me retrouve totalement dans cette approche. Néanmoins votre approche de la loi Duplomb est, à mon sens plus dictée par un certain dogmatisme bio qui vous pousse à certaines exagérations. Autant cette loi, au demeurant discutable sur certains aspects, a été très maladroitement introduite, suscitant une levé de boucliers compréhensible, autant la question de l’acétampiride est assez révélatrice. Ce produit est autorisé dans 26 pays européens sur 27. C’est vrai que nous les français sommes meilleurs le monde entier et nous donnons des leçons aux autres très souvent, mais il faudrait parfois aussi regarder ailleurs. La toxicité a été également évaluée par les autres pays européens dont les agences sanitaires sont aussi sérieuses que les nôtres. D’autre part, l’acétampiride serait réautorisée de façon limitée dans le temps (quelques années) et l’espace (uniquement betteraves et noisettes soit 2% maxi des surfaces).
Si on interdit cette substance en France, nos agriculteurs ne pourront plus produire betteraves et noisettes donc on les achètera dans d’autres pays qui nous enverrons ces produits avec de l’acétampriride dedans puisque ce sera autorisé chez eux. La toxicité pour la population sera la même car l’absorption de l’acétampiride est essentiellement par l’alimentation et peu par voie respiratoire (cf INSERM). D’où le souci légitime de certains députés certaines filières agricoles francaises fortement désavantagées voire menacée de disparition sans avantages notable pour la santé.
Un débat pragmatique sur des bases scientifiques plutôt qu’un conflit dogmatique écolos vs paysans serait quand même plus mature et nettement préférable, quitte à suspendre provisoirement cette loi.
Amicalement

Ma région
Landes (40)
Luce
Luce
10 mois il y a
En réponse à  Michel

La France est championne des pesticides sur l’Europe! Mon voisin maraicher a mis du méthamsodium sans respecter les principes de précautions de la dérogation (ce produit était interdit par la CE!!) et a asperger mon fils qui jouait sous les arbres de mon terrain pendant 10 ans avec. Mon fils a fait un cancer à 13 ans alors les infos de l’Anses qui est totalement à la solde des agroindustriels et complice…..Vous aussi le meurtre d’enfants et de bébé ne vous gênent pas? Vive les gros sous et les voisins on les em…, rien que des ch…

Ma région
pays de loire
Marianne
Marianne
10 mois il y a
En réponse à  Michel

Bonjour Michel, pour les noisettes ce n’est pas trop grave car elles servent en grande majorité à la fabrication du “Nutella”, reportage à l’appui. Cette pâte addictive est nocive pour la santé, faite avec de l’huile de palme dont la culture détruit la planète ! Toute ma famille (nombreuse !) a signé la pétition…

Ma région
Morbihan
Denis Reitmayer
Denis Reitmayer
10 mois il y a

Merci pour cette explication au sujet de l’aeadirachtine et des neonicotinoïdes, les explications des chaînes de TV ne m’avais pas convaincu et de fait je n’avais pas juger nécessaire de signer la pétition malgré le nombre de signatures reçues, mais je me méfie beaucoup des neo-ecologistes politiques et de leur écologie punitive.
Vous m’avez convaincu et je vais signer cette pétitions.

Ma région
Tarn Occitanie
Eveline
Eveline
10 mois il y a

Bonjour Gilles !
J’ai lu attentivement ton passionnant article sur cette soi-disant huile bio et bien entendu sur le projet de réintroduire un néonicotonoïde soi-disant indispensable pour des agriculteurs qui continuent à se laisser gruger par les agro-industriels.
J’avais déjà lu précédemment que ce produit pouvait être dangereux pour l’environnement. Comme toi je n’ai jamais été partisane des “assassinats” de bestioles, sauf parfois de qqs limaces que je coupe en deux (!), pardonne-moi !
J’essaie de signer la pétition contre la loi Duplomb mais, étant belge, je ne peux me connecter au système français d’identification. Comment faire ?
Merci de m’éclairer !
Bonne continuation à toi et encore merci pour tes articles qui me sont bien utiles, ils m’aident bcp à documenter mes conférences horticoles et bien entendu je cite tjs mes sources !!!

Ma région
Wallonie (Namurois)
gilles
gilles
10 mois il y a

Hello, j ai testé les granulés bleus l an dernier. C est efficace mais les escargots sont revenus cette année et je n ai plus de hérissons, 2 morts et les autres ont sans doute fuit…

Ma région
Gex
Luce
Luce
10 mois il y a
En réponse à  gilles

Et pas que les hérissons, oiseaux orvet etc…!! l’année dernière en 44, on a eu une invasion de limaces qui affamées ont tout dévorées dans le jardin. J’ai déportée celle-ci sur un terrain vague boisé où il n’y a pas de culture à proximité. Je l’ai refait au printemps et c’est nickel!!
J’ai essayé la barrière de cuivre, cela marche un peu surtout que j’en ai trouvé une prise dans les mailles: elle a voulu passer au milieu de la barrière au lieu d’au dessus
Je ne sais pas si j’ai réussie à les apprivoiser mais je n’en ai pas dans le jardin mais dans les nouveaux carrés que j’ai fait sur la pelouse! et si peu…
Le hérisson a été écrasé mais j’ai un orvet!

Ma région
pays de loire
Christine
Christine
10 mois il y a

Bonjour Gilles,
Merci beaucoup pour cet article très clair et documenté, sur un sujet complexe.
Je suis totalement d’accord avec vous.

C’est dommage que la voix des petits agriculteurs ne soit pas plus entendue. Je discute beaucoup aussi avec un maraîcher de la commune voisine de la mienne, non bio mais au final très écolo car il n’utilise aucun produit, fertilise la terre avec du fumier, paille, respecte les saisons, arrose le strict nécessaire. Il m’explique sans sortir très bien sans produit car un équilibre s’est instauré grâce à sa marre et au respect de la biodiversité. Il vend ses légumes au marché de ma commune, ils sont très bons !

Par contre, j’ai grandi en Beauce et là-bas les agriculteurs céréaliers (avec en général beaucoup de terres) ne juraient que par les produits phytosanitaires… Mon voisin était mort à 50 ans d’un cancer, mon père me disait que ça venait de ses pulvérisations mais ils continuaient tous. Mon père était le seul au conseil municipal à batailler pour connaître et faire réduire la teneur en nitrates des eaux. Ce sont ces agriculteurs-là que la FNSEA représentent.

Belle journée !

Ma région
Centre, 37
Diane
Diane
10 mois il y a

Bonjour Gilles ,
Quelle opportunité pour moi que votre article sur l’huile de neem !!!! Ignorante que j’étais, j’en avais acheté et utilisé ( ! ) , il y a 15 jours, sur mes choux palmiers ravagés d’altises , et ce, par 2 fois. Peine perdue , les insectes ont eu raison d’eux . D’ailleurs, pour cette raison, je n’arrive pas à mener n’importe quelle variété de choux au bout , ce qui va m’amener à ne plus tenter cette culture !
Quant aux abeilles, dans mon jardin énormément fleuri tous les ans, sans engrais ni pesticides depuis longtemps, j’ai constaté cette année que, contrairement aux autres années, ce sont des bourdons qui ont butiné mes lavandes ainsi que les autres fleurs. Certes ce sont des butineurs et donc pollinisateurs mais ils ne font pas de miel …. Les abeillesà miel sont les grandes absentes ce 2025 chez moi ! c’est inquiétant ….

Ma région
71
Luce
Luce
10 mois il y a
En réponse à  Diane

Pour les chenilles, le purin de feuille de rhubarbe est garanti!! Je ne sais pas si c’est toxique pour l’environnement ?

Ma région
pays de loire
Marianne
Marianne
10 mois il y a
En réponse à  Diane

Bonjour Diane, pour faire fuir les altises il faut doucher vos choux, ils détestent l’humidité, adorent les temps chauds et secs !

Ma région
Morbihan