Au potager, on distingue 2 grands types de semis : les semis en pépinière (en godets, en mottes, à l’abri dans la maison, une véranda ou une serre) et les semis directs réalisés directement en pleine terre.
À chaque fois que j’évoque les semis en pépinière, je reçois des réactions tranchées : « ce n’est pas bien de semer en pépinière, il faut tout semer directement en pleine terre ». Et lorsque je parle des semis directs, c’est souvent l’inverse : « trop de problèmes avec les semis directs, je sème tout en pépinière et je plante ensuite au jardin ».
Parfois, ces choix sont le fruit de vraies observations faites au jardin, et dans ce cas c’est très bien. Mais il arrive aussi que ce soit une position purement dogmatique… et là, je l’avoue, ça m’agace un peu.
En jardinage naturel, comme dans la vie, il n’y a pas de « vérité absolue ». Il existe surtout des approches plus ou moins adaptées à chaque situation : votre sol, votre climat, le temps dont vous disposez, le matériel dont vous disposez…
L’objectif de cet article n’est donc pas d’opposer semis directs et semis en pépinière, mais de les comparer calmement pour vous aider à faire les bons choix, en connaissance de cause plutôt que par principe.
Pour ce faire, voyons les avantages et les inconvénients de ces 2 types de semis, en commençant par les semis en pépinière.
Les semis en pépinière : principe et intérêts
Semer en pépinière consiste à faire lever les graines dans un endroit protégé (à l’intérieur, sous abri, en serre, sous châssis…), généralement en godets, plaques de culture ou mottes. Les jeunes plants sont ensuite repiqués au potager, à leur place définitive, lorsque les conditions extérieures sont plus favorables.
Avantages des semis en pépinière pour le potager
Semer en pépinière permet de faire des cultures précoces.
Pour certaines cultures, notamment pour les tomates, aubergines ou poivrons, des espèces longues à se développer et à produire, c’est indispensable si on veut récolter suffisamment tôt dans la saison.
Un autre avantage est, qu’en pépinière, il est possible de maîtriser les conditions de semis (températures, arrosages).
Enfin, les plants sont élevés à l’abri (plus ou moins) des ravages animaux ou encore d’intempéries (fortes pluies, gelées, vent fort). Nous pourrons les mettre en terre seulement lorsqu’ils seront déjà bien développés et donc plus robustes. Par exemple, les limaces apprécient moins une tige ligneuse qu’une jeune pousse tout juste sortie de terre…
Limites et inconvénients des semis en pépinière
Semer en pépinière requiert un matériel adapté (par exemple une serre) ainsi que l’utilisation de godets (souvent en plastique) et de terreau, généralement constitué de tourbes. Or, les tourbières disparaissent – il est vrai que d’autres matériaux sont aujourd’hui disponibles pour les terreaux (à base de fibres de coco par exemple… Mais ce sont donc des matériaux « importés », avec un impact écologique lié au transport…) ou qu’il est possible de faire soi-même son terreau (mais obtenir un terreau de qualité, sans graines d’adventices, est loin d’être évident).
Ce n’est donc pas parfait d’un point de vue écologique…
Le fait que les plants soient élevés à l’abri a aussi son pendant négatif : bien que plus robustes au départ (puisque déjà bien développés lorsqu’ils sont mis en terre), lorsqu’ils se retrouveront dans des conditions naturelles de culture (au potager), ils deviendront finalement plus fragiles et plus sujets aux maladies (par rapport à des semis directs).
Disons également que la transplantation au jardin constitue un certain stress pour la plante.
Dans des conditions normales de culture (en terre, en extérieur), une graine germera lorsque la température du sol sera adéquate. La culture se développera donc dans des conditions qui lui conviennent. En revanche, en semant en pépinière, nous nous affranchissons de ces contraintes, avec le risque de conditions pas vraiment adaptées au moment de la plantation en pleine terre (par exemple des températures extérieures trop fraîches pour permettre un bon développement de la culture en question)…
Lorsqu’il fait chaud, le terreau des mottes ou contenu dans les godets sèche très vite… Aussi, en été, je vous recommanderais plutôt de semer directement au potager.
Les semis directs au potager
On parle de semis directs lorsque la graine est semée directement au potager, à l’endroit où la plante va pousser et produire. La levée dépend alors des conditions réelles du jardin : température du sol, humidité, ensoleillement… C’est la méthode la plus simple et la plus naturelle, mais aussi celle qui expose le plus les jeunes plantules aux aléas du climat et aux attaques des ravageurs.
Avantages des semis directs en pleine terre
Les semis directs sont évidemment plus naturels que les semis en pépinière : pas de matériel (godets) ou matériaux « importés » (je pense en particulier au terreau, même s’il est aussi possible d’utiliser du terreau pour des semis directs…). En d’autres termes, c’est plus écologique.
Pour un semis direct, les conditions de semis sont plus « vraies ». La semence germe au bon moment, en fonction du temps, de la durée d’ensoleillement et de la température du sol. Le plant démarre donc sa vie dans des conditions parfaitement adaptées à son développement. Alors que ce ne sera pas forcément le cas pour un plant importé de pépinière.
Au final, les plants issus de semis directs au potager s’avèrent plus robustes et donc plus résistants aux maladies.
Limites et inconvénients des semis directs
Une jeune plantule, tout juste sortie de terre, sera fortement appréciée par de nombreux animaux : limaces, rongeurs, oiseaux… Le risque est donc important de voir une partie de ses semis disparaître à jamais.
Les graines de légumes (finalement manipulées par l’homme) mettent en général plus de temps germer que les graines de plantes spontanées (parfaitement adaptées à nos conditions climatiques et de sol). De ce fait, des adventices envahissent fréquemment la culture avant même ou dès le début de sa levée.
Ceci implique donc des travaux de désherbage importants.
Bien entendu, certains m’objecteront que l’on peut pailler… En effet… Mais les petits rongeurs et autres limaces logeant dans le paillage se feront alors un festin de vos jeunes pousses… Sans parler du fait que pour semer, il faut tout au moins écarter le paillage. Ce qui va également favoriser la levée rapide d’adventices… En fait, les graines d’adventices n’attendent que cela pour lever : un peu de soleil et de chaleur et c’est parti… Du coup, il faudra aussi désherber, avec une difficulté supplémentaire… Du fait de la présence du paillage, l’utilisation d’outils de désherbage (sarcloir, binette, serfouette) s’avérera plus compliquée.
Ajoutons à cela des travaux d’éclaircissage (démariage) des semis denses (alors que les semis effectués en pépinière se plantent directement à distance souhaitée).
Enfin, semer directement en terre limite les possibilités de cultures précoces (sol et températures trop froides en fin d’hiver, début de printemps, tout au moins pour les légumes-fruits). Par exemple, pour les tomates issues de semis directs, dans la plupart des régions, les premières récoltes se feront alors au mieux fin juillet… Voire seulement au mois d’août.
Semis directs ou en pépinière : quelques repères simplesVous hésitez encore entre semis directs et semis en pépinière ? Voici quelques critères concrets pour vous aider à trancher plus facilement.
- Climat doux et printemps précoce : les semis directs sont souvent plus simples.
- Climat frais, printemps tardif : les semis en pépinière permettent de gagner du temps.
- Sol lourd, qui se réchauffe lentement : la pépinière aide à sécuriser les premières cultures.
- Manque de temps pour arroser souvent : les semis directs évitent de gérer des godets qui sèchent vite.
Semis directs ou semis en pépinière : comment je choisis
| Type de culture | Exemples | Méthode à privilégier | Remarques |
|---|---|---|---|
| Légumes racines | Carottes, panais, radis, betteraves | Plutôt semis directs | Meilleure implantation des racines, moins de stress de transplantation. |
| Légumes fruits | Tomates, aubergines, poivrons | Plutôt semis en pépinière | Culture longue, besoin de chaleur pour lever et bien démarrer. |
| Cucurbitacées | Courgettes, courges, concombres, melons | Les deux possibles | Semis en pépinière pour démarrer tôt, semis directs ensuite pour étaler les récoltes. |
| Légumes feuilles | Salades, choux, aromates | Les deux possibles | Semis en pépinière pour limiter les dégâts de limaces, semis directs pour des plants bien adaptés. |
Contrairement à certains, je n’oppose pas semis directs et semis en pépinière.
Comme nous l’avons vu, chacune de ces pratiques a ses intérêts et inconvénients.
Aucune n’est parfaite.
À mon humble avis, outre vos propres observations sur le terrain, l’approche la plus intelligente consiste tout simplement à combiner les deux !
Certaines cultures sont naturellement plus adaptées aux semis directs (je pense en particulier aux légumes-racines).
Personnellement, et notamment en période très pluvieuse, il m’arrive de semer quelques betteraves en pépinière (petits godets). Mais, d’une manière générale, je sème, comme il se doit, les légumes racines directement au jardin.
Pour les autres (légumes fruits, légumes feuilles, légumes fleurs, fleurs, aromates), je commence, en fin d’hiver et au début du printemps, par des semis en pépinière pour de premières récoltes suffisamment tôt dans la saison, ou encore pour limiter les dégâts dus aux limaces (En plantant des plants déjà bien développés… En-dehors d’une période pluvieuse).
Des semis directs prennent ensuite le relais. Ils fourniront ainsi des plants plus résistants aux maladies tout en me permettant d’étaler et de prolonger les récoltes…
Astuce pratiquePlutôt que de choisir un camp une bonne fois pour toutes, vous pouvez combiner semis en pépinière et semis directs pour la même culture.
- Commencez par quelques semis en pépinière pour des récoltes précoces et sécurisées.
- Enchaînez avec des semis directs dès que le sol est bien réchauffé pour prolonger la production.
- Testez différents calendriers de semis d’une année sur l’autre pour trouver la stratégie qui convient à votre jardin.
En pratique, combinez les deux et observez votre jardin
Au final, semis directs et semis en pépinière sont deux façons complémentaires de lancer vos cultures. Les premiers donnent des plants robustes, parfaitement adaptés à votre sol. Les seconds vous permettent de gagner du temps, de sécuriser les cultures longues et de mieux protéger vos jeunes plants.
La solution la plus intelligente n’est donc pas de choisir un camp une bonne fois pour toutes, mais de tester, saison après saison, ce qui fonctionne vraiment chez vous. Vos observations personnelles restent votre meilleur guide.
À retenirSemis directs et semis en pépinière ne sont pas des méthodes rivales, mais deux outils complémentaires à adapter à votre jardin.
- Les semis en pépinière sont idéaux pour les cultures longues et les climats frais.
- Les semis directs donnent souvent des plants plus robustes et mieux adaptés au terrain.
- La meilleure stratégie consiste souvent à combiner les deux pour étaler les récoltes.
Si vous souhaitez aller plus loin et réussir un maximum de semis, j’ai conçu pour vous deux formations complètes, très concrètes et tournées vers la pratique :
- Pour vos semis en pépinière : Faites vos plants
- Pour vos semis directs : Les Semis Directs au Potager
Je vous y montre en détail ma façon de procéder, les erreurs à éviter et de nombreux exemples pour que vous puissiez adapter facilement ces techniques à votre propre jardin.
Et vous, comment faites-vous aujourd’hui dans votre potager ? Plutôt semis directs, semis en pépinière, ou un peu des deux ? Vos observations, vos questions et vos retours d’expérience sont les bienvenus dans les commentaires ci-dessous.
Questions fréquentes sur les semis directs et les semis en pépinière
Quelle est la différence entre un semis direct et un semis en pépinière ?
Un semis direct est réalisé directement au potager, à l’endroit où la plante va pousser et produire. Un semis en pépinière se fait à l’abri, en godets ou en plaques, puis les jeunes plants sont repiqués plus tard au jardin lorsque les conditions sont favorables.
Quels légumes sont les plus adaptés aux semis directs au potager ?
Les semis directs conviennent particulièrement bien aux légumes racines (carottes, panais, radis, betteraves) ainsi qu’à de nombreux mélanges de jeunes pousses. Ces cultures n’aiment pas trop être repiquées et préfèrent lever à leur place définitive.
Quels légumes gagnent à être semés en pépinière ?
Les légumes fruits comme les tomates, aubergines et poivrons, mais aussi de nombreux choux et salades, gagnent à être semés en pépinière. Ils profitent ainsi d’une chaleur plus régulière et d’un démarrage sécurisé avant la plantation en pleine terre.
Peut-on combiner semis directs et semis en pépinière pour la même culture ?
Oui, et c’est même une excellente stratégie. Vous pouvez démarrer quelques plants en pépinière pour récolter tôt, puis réaliser des semis directs plus tard dans la saison. Cela permet d’étaler les récoltes et d’observer ce qui fonctionne le mieux dans votre jardin.
Les semis directs sont-ils vraiment plus robustes que les plants de pépinière ?
En général, les plants issus de semis directs sont mieux adaptés au sol et au climat de votre jardin, ce qui les rend souvent plus robustes. Les plants de pépinière peuvent être très vigoureux au départ, mais ils subissent un stress au repiquage et demandent un peu plus de vigilance après plantation.






Bonjour, quelle taille pour une serre à semis recommanderiez vous dans le cadre d’une activité commerciale sur 1500m² de cultures? Merci pour vos éclairages
Bonjour Corinne,
C’est difficile à dire, car ça dépend des légumes cultivés (certains se sèment en plaques, d’autres en godets individuels).
Mais disons qu’une serre de 10 ou 15 m² sera suffisante.
Cordialement,
Gilles
Petites « astuces » pour ceux qui comme moi pratiquement le semis en pépinière :
Pour les plants à tige ligneuse et à système racinaire chevelu superficiel (les solenacees essentiellement) vous pouvez faire un peu attendre vos plants en pots afin que le système racinaire soit bien développé. Lorsque votre motte de terreau tient bien par la densité des racines vous pouvez mettre en terre et vous pouvez écraser un peu la motte à la plantation afin que le système racinaire s’étale le plus possible (sans détruire les racines) bien sûr dans une terre bien ameublie. Vos jeunes plants vont pouvoir rapidement prospecter pour se nourrir. Attention toutefois à ne pas laisser trop stagner vos plants en pot sinon vous pourriez avoir des phénomènes de blocage des plants.
Pour les plants à racines dite pivot (cucurbitacees) mettez en terre après le bon développement des premières feuilles vraies qui suivent l’apparition des cotylédons. Si vous laissez trop longtemps en pot la racine pivot va tourner au fond du pot et votre rendement sera moindre.
pour finir ne pas oublier qu´un terreau du commerce est un substrat « leger » qui retient l´humidite et se rechauffe vite pour favoriser la levee des graines et le developpement racinaire des plantules, mais il ne contient normalement pas les substances nutritives pour assurer le developpement complet de vos plantes.
bonjour, dans les avantages des semis sous serre : si la serre est adossée à la maison, elle chauffe la maison (par les portes ouvertes!) et elle est plus tempérée qu’une serre en plein champ. je fais mes semis dans des « bons » pots en plastique que je réutilise tous les ans, dans mon propre compost maturé deux ans. il faut bien vérifier qu’il n’y ait pas de larves de coléoptères car elles peuvent manger les racines. Merci pour cet article!
Pour moi, en Savoie, depuis que mon jardin est « paillé » toute l’année, j’ai l’inconvénient d’avoir une terre qui met du temps à se réchauffer. Je préfère donc chaque fois que possible les semis en pépinière puis avant transfert. Çà a l’air de ne pas trop mal fonctionner. De plus, un printemps très sec comme celui que l’on a eu rend la germination plus difficile.
Merci Gilles
Ayant une terre argileuse assez lourde, je combine les deux solutions depuis longtemps.
Pour mon dernier semis de carottes, directement en terre, j’ai protégé par un tunnel plastique une partie de la rangée (le tunnel n’était pas assez long !!!)
Finalement les plantules « extérieures » sont sorties quelques jours plus tard mais ont déjà rattrapées celles de dessous le tunnel.
Merci pour ton site.
Merci Gilles ! Mon jardin est très fréquenté par les limaces, je sème donc pas mal en mini-serres, pots et jardinières, même des carottes, jeunes oignons, poireaux et laitues … avec +/- de bonheur mais pas mal de choses réussissent et donnent de bons résultats. Comme terreau, j’en achète du bio chez Brico (en Belgique) garanti sans tourbe ! Le seul souci c’est qu’il contient un peu d’engrais (sang et os broyés), c’est moins bon pour les semis mais parfait pour les premiers petits repiquages.
Merci
Ça confirme ma pratique. Avec un argument supplémentaire pour l’élevage en pépinière pour ceux qui n’ont pas autant de temps à consacrer à leur potager qu’ils ne le voudraient. L’élevage en pépinière est plus souple et en fin de compte demande moins de temps.
Certains légumes se prêtent bien aux deux par exemple les courgettes en pépinière pour en avoir suffisamment tôt et en pleine terre pour en avoir suffisamment longtemps.
Amicalement
Petite précision pour les semis en terrine il ne s’agit bien sur que des petites graines, pour les cucurbitacees je fais du semis individuel en pots
Merci pour ton partage !
J’aillais justement te faire la remarque concernant les cucurbitacées (qui n’apprécient pas vraiment les repiquages…).
Je partage totalement ton observation sur la meilleure levée (et même un meilleur développement initial) des petites graines lorsqu’elles sont groupées que si elles sont isolées dans un godet… c’est d’ailleurs la même chose en terre (c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’aime semer les carottes de façon dense, plutôt qu’à écartement définitif – les autres raisons étant une meilleure sécurité par rapport à d’éventuels ravages animaux et la possibilité de pouvoir récolter de délicieuses petites carottes tout en éclaircissant…). J’ignore si c’est une question d’hormones ou de simple voisinage, mais en tout cas, c’est un fait.
Bonne journée
Gilles
Bonjour Gilles et merci pour cet article
Pour les légumes racine et pour les légumineuses (pois, haricots, …) je sème en pleine terre après avoir utilisé la technique du faux semis pour les légumes racine.
Pour le reste je sème en terrine puis je repique en pots. je fais « forcer » mes plants, condition sine qua non pour arriver à avoir de belles récoltes, car un joli plan de compétition bien bichonné sorti de sa serre donne peu de résultats. J’en veux pour preuve toutes les plantes et plants que les gens achètent en jardinerie et qui meurent quelques jours après.
Pour les tomates ne pas hésiter au repiquage à plier la tige dans le terreau car elles ont la faculté de ré raciner partout sur la partie de tige enterrée du coup avec un système racinaire plus puissant la croissance et la reprise sont favorisées… d’ailleurs des plants qui ont un peu filé se comportent très bien. Bien sûr ceci n’est valable QUE pour les tomates.
Mais surtout, surtout, je me suis aperçu que les semis en terrine donnaient toujours de meilleurs résultats comme si les premières graines germées libéraient un hormone ou un signal de croissance aux autres et du coup les levées sont meilleures.
C’est exactement ma philosophie , par exemple cette année après avoir par 3 fois semé en pleine terre les petits pois et dès qu’ils germaient les voir disparaître (de belles galeries tout le long du rang et aucun piège efficace) j’ai fini par semer en pots graines par graines, j’aurai une toute petite récolte, un repas sans doute) mais au moins je goûterai aux petits pois quand même et puis je vais retenter fin mai une nouvelle culture en pleine terre on ne sait jamais. Ayant beaucoup de limaces (pourtant orvets, crapauds, carabes … fréquentent mon jardin) je fais surtout des plants en godets dès que je peux et au moins j’ai des récoltes. C’est donc en effet à chacun de faire au mieux avec ses observations.
Merci pour tous ses articles toujours intéressants.
Merci Gilles, bonne journée
Merci pour ces infos pleines de bon-sens !