Culture en pots

Les Cultures en Pots avec Georges-André

Nous ouvrons le deuxième volet de cette série consacrée à vos expériences, jardiniers-lecteurs du blog… Allons aujourd’hui à la rencontre de Georges-André qui a choisi de cultiver en pots.

 

J’ai longtemps cultivé 12 pieds de tomates, et un carré de haricots vert (contander), avec plus ou moins de réussite. Arrosage plus ou moins efficace, liseron, chiendent, pourpier, maladies, stérilité des fleurs (coulure)

J’ai donc décidé en 2017 de cultiver mon jardin en pot (35 litres, H=37c, diamètre 45c en haut, et 40c en bas. J’ai 70 ans, et j’économise et adapte mes efforts physiques : plus de bêchage, plus de sarclage, plus de motoculteur… Maintenant, je prépare ma terre, je la mets en pots, je plante, je sème, j’arrose, je surveille, et je déguste… et je voyage beaucoup à vélo avec mon épouse…

Préparation de ma terre

Culture en pots
Fin de saison pour la culture de tomates en pots

Pour mes tomates = 1/3 de terre + 1/3 de terreau de cheval + 1/6 de consoude de Russie broyée + 1/6 d’ortie broyée. Le tout bien mélangé et versé (sans gravier au fond) dans mes pots 1 mois avant la plantation de mes tomates bien poussées, 45 à 50 centimètres de haut = 25 à 30 centimètres de tige enterrée = à hauteur de la 1° grappe de fleurs.

Pour mes poivrons, courgettes, et aubergines, même préparation de terre avec une plantation adaptée à chaque espèce, le tout paillé au vieux foin.

Pour mes fèves (5 graines/pot) et haricots (36 graines/pot= trop, je mettrai 20 graines en 2018) = même préparation, sans les orties, ces plantes sont des légumineuses, donc, pas trop d’azote.

Les récoltes ont été satisfaisantes en ce qui concerne, les haricots verts, les courgettes. La récolte de tomates a été exceptionnelle en qualité et quantité, le tout sans traitement phytosanitaire chimique (comme avant). Pour les poivrons et aubergines l’expérience se fera en 2018.

L’arrosage et amendement des cultures en pots

Culture de courgettes en pot
Courgettes cultivées en pot (fin de saison)

J’ai la chance d’avoir un forage, et je remplis préventivement 4 fûts de 200 litres d’eau exposé SUD-EST = 800 litres d’eau tempérée (+ ou – 20°).

Il y a trois ans, j’ai planté 20 pieds de consoude de Russie. Avec cette plante miraculeuse, je prépare ce que l’on nomme «purin de consoude», mais qui mérite volontiers le titre de «sérum de consoude» tant l’étendue de ses bienfaits sont immenses. (Merci au Créateur pour cette plante miraculeuse).

Recette : classique, macération d’1 kilo de feuille verte de consoude/ 10litres d’eau. Le «sérum» achevé, j’en verse 4 litres dans chaque fût, = une solution à 2%, puis j’arrose uniquement avec cette potion «magique»

Quelques astuces pour vos cultures en pots

  •     le broyage des orties et de la consoude se fait avec ma petite  tondeuse et son panier de récupération,
  •     les pots de mes courgettes sont couronnés  de baguettes de bambou reliées avec ficelle souple,(comme un panier) pour les maintenir debout, ainsi les feuilles ne touchent pas le sol, et elles ont beaucoup moins de maladies,
  •     pour les tomates, cette méthode de culture surélevée est sans appel : pas de traces de mildiou durant la saison, comme avant…
  •    je ne tonds pas l’herbe autour de mes pots, ainsi le liseron, le chiendent et toutes autres plantes forment un cocon thermique et régulateur autour de mes légumes.

Conclusion

Je n’ai rien inventé, j’ai puisé dans la mémoire des hommes, riches en expériences et généreux en témoignages.

Ce qui m’a permis d’avancer dans mes projets, et de contribuer modestement à aider (peut-être) les futurs jardiniers.

  • Bravo Georges André pour ce retour d’expérience.
    Cette année j’ai fait mes piments (une dizaine de variétés) dans 20 pots de 10 l; Mélange de terre, compost et « terreau » 13-1/3-1/3 donc assez voisin du tien. Purin d’ortie et consoude en arrosage tous les 10 à 15 jours. Résultats excellents en qualité et quantité (meilleur qu’en PT l’année précédente)
    Ton expérience me donne des idées pour la prochaine saison : aubergines ? courgettes ? gombo?

  • Bon, avant tout merci à George-André pour le partage et à Gilles pour la couverture. C’est ce qu’on appelle être original.
    Personnellement, je suis en train de préparer la terre d’un premier lot (sur 3) comme première expérience de jardinier-maraîcher amateur. De mars dernier quand j’ai emménagé jusqu’à aujourd’hui même, je n’ai eu de cesse d’être en conflit avec moi-même. Qui y-a-t- il de plus beau visuellement qu’un terrain enherbé ? Ne croyez surtout pas que je m’égare. Nous sommes au coeur même de ce que George-André, en quelques phrases, essaie de nous transmettre. Comment concilier productivité et qualité sans dégrader ce qui nous entoure, et l’utiliser ?
    Je suis sur le point de bâcher ce premier lot afin de me libérer avant le printemps d’un terrain très enherbé qui n’a pas été jardiné depuis des années.
    J’espère être de retour dans 6 mois pour vous en parler.
    Merci encore à vous deux,
    Roger.

  • je suis en appart de plain pied et je m autorise de l’espace en plus de ma terrasse , donc tout est en jardinieres et pots , resultat tres deçevant pour les tomates , parcontre bonne recolte de haricots vers , il y en a encore , de belles salades , je vais donc revoir ma « copie » , pour l’année prochaine; merci pour les conseils

  • Je cultive aussi un peu en pots, et l’intérêt est de pouvoir rentrer ceux de poivrons par exemple, qui survivent ainsi d’une saison à l’autre. En hiver, je mets de la terre recouverte d’eau dans un grand container, avec des feuilles broyées : les graines d’adventices sont détruites, c’est parfait pour les semis en godets de printemps et les pots.