Devenir Maraîcher Bio en 2015

Vous rêvez de vous installer en maraîchage biologique ?

Vous êtes loin d’être seul(e) dans ce cas, comme je peux le constater très fréquemment à travers ce blog.

Je vous propose donc un petit tour de la question, afin de mieux cerner les tenants et aboutissants du métier de maraîcher bio

Une réponse à des besoins existants

Au début du XXème siècle, en France, les agriculteurs représentaient environ 50% de la population active. Aujourd’hui, ce taux est de…3.3 % (5.3 % en Europe).

Source :  http://www.lafranceagricole.fr/l-agriculture/panorama-de-l-agriculture/population-agricole-19829.html

Pour nourrir toute la population, ces agriculteurs n’ont dès lors d’autre choix que le productivisme, avec les conséquences sur la qualité et bien sûr sur l’environnement qu’un tel mode de production implique.

Au-delà du renouveau du potager familial, il me semble donc aujourd’hui impératif d’encourager et de favoriser l’installation d’une multitude de maraîchers de proximité.

Nous venons de le voir la France a besoin d’agriculteurs, et plus particulièrement de maraîchers bio.

Or, nombreux sont ceux et celles qui aujourd’hui rêvent de s’installer sur de petites surfaces comme maraîchers bio. Et je ne peux qu’encourager et soutenir ce mouvement.

La demande est importante : les gens souhaitent de plus en plus consommer naturel, frais et local. Et le souci de celui qui s’installe en choisissant la vente directe ne sera pas vraiment de trouver la clientèle, mais plutôt de produire suffisamment pour répondre aux besoins…

Alors oui, nous avons besoin d’une multitude de petits maraîchers de proximité (il pourrait évidemment en être de même pour l’élevage). Et oui, cette activité peut être viable !

Maraîcher bio : une activité épanouissante

Alors, certes, celui ou celle qui s’installe en maraîchage sur une petite surface n’aura pas pour objectif de s’enrichir. Mais il fera alors un vrai choix de qualité de vie.

Le travail au grand air

Travailler en extérieur n’a pour moi pas de prix.

Respirer, observer et sentir la Nature au fil des saisons est une joie et un ressourcement quotidien indispensable à mon équilibre… et sans doute à celui de tout un chacun.

Une activité indépendante

Pouvoir gérer son temps et ses loisirs est aussi un véritable privilège pour un maraîcher bio

Et, même si une telle activité requiert un investissement personnel important, je suis heureux de pourvoir m’organiser comme bon me semble, au gré de la pluie et du beau temps ou de mes souhaits familiaux par exemple.

Une évolution permanente

L’agriculture biologique est en constante évolution. Certaines pratiques sont remises en question, d’autres apparaissent…

L’expérimentation constituent ainsi un pan important du maraîchage biologique, et c’est bien là ce qui rend cette activité passionnante.

Une activité gratifiante

Il est toujours très réjouissant d’entendre une maman vous dire que ses enfants mangent enfin des légumes depuis que vous livrez sa famille.

Et mon cœur bondit de joie lorsqu’un enfant se jette sur le panier de légumes pour y dérober une petite carotte !

De même, lorsqu’une personne âgée m’affirme qu’elle n’avait pas mangé de légumes aussi bons depuis son enfance, je suis vraiment fier d’exercer ce métier.

Maraîcher bio : les difficultés existent

Il ne faut pas non plus se leurrer, une telle entreprise n’est pas sans difficultés… alors mieux vaut en avoir conscience avant de se lancer.

La formation

Le métier de maraîcher bio requiert certaines connaissances de bases. Et, même s’il est tout à fait possible d’apprendre en autodidacte, des cursus de formations existent : formations diplômantes pour les débutants ou non (voyez ici), formations pratiques sur des fermes biologiques (ferme de Sainte-Marthe par exemple).

biodiversité-au-potagerL’accès à la terre

La première difficulté à laquelle sera confronté le candidat à l’installation (si celui-ci n’est pas issu du milieu agricole) est, sans conteste, l’accès à la terre.

En effet, il est beaucoup plus rentable de rendre une terre constructible et la pression sur les terres agricoles est donc très forte. Il devient alors de plus en plus difficile d’acquérir un bout de terrain pour s’installer en maraîchage biologique…

Néanmoins, conscientes de l’importance d’une agriculture de proximité, de plus en plus de communes ou d’associations  locales mettent des terres à disposition des porteurs de projet.

Parlons également de Terre de Liens, une fondation qui oeuvre  pour l’acquisition de terre destinées à l’agriculture biologique. Malheureusement, si l’objectif est louable, on peut déplorer que le nombre de projets soutenus soit dérisoire par rapport à l’enveloppe d’investissement disponible…

L’administration

Je n’entrerais pas ici dans le détail des aléas administratifs (je crois d’ailleurs que je n’en ai pas encore fait le tour), mais sachez que s’installer sur une petite surface est un véritable parcours du combattant au niveau de la sécurité sociale.

En effet, en dessous d’une certaine surface (SMI) variable selon les départements, la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ne vous considère pas comme agriculteur et ne vous ouvre pas de droit en matière de sécurité sociale (mais vous réclame néanmoins une cotisation, certes minime). Il faut alors se débrouiller autrement (harceller la CPAM, travail salarié ponctuel pour ouverture de droits, cotisation auprès d’organismes privés…).

Les investissements de départ

sol-ameubli-gelinetteMême si les investissements peuvent être relativement minimes pour une installation sur une petite surface, et à fortiori dans une optique de permaculture (pas ou très peu de mécanisation), il n’en demeure pas moins que certains achats initiaux seront indispensables :

Les contraintes de travail d’un maraîcher bio

Avant de s’installer en tant que maraîcher bio, il est également indispensable d’avoir pleinement conscience de la charge considérable de travail liée à cette activité.

Une bonne condition physique est évidemment impérative. Et, si les conditions climatiques sont agréables au printemps ou en automne, c’est parfois beaucoup plus difficile en été (fortes chaleurs) et surtout en hiver…

Oubliez enfin les horaires fixes, oubliez les vacances en été (bon je dis ça mais aujourd’hui je m’autorise une petite semaine en fin d’été…),

 

Bon, malgré tout cela vous n’êtes pas découragé(e) ? Alors, foncez ! Vous avez la motivation nécessaire pour devenir maraîcher bio !

Liens utiles :

L’Agence Bio, Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique

Ecocert, organisme de certification agrée

Fnab, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique

 

Lectures utiles :

 

 

35 commentaires au sujet de “Devenir Maraîcher Bio en 2015”

  1. Effectivement le prix de l’investissement est une donnée importante mais je voudrais savoir quel est le revenu possible. Les chiffres que je vois montent à 1500 € mais pas plus et sûrement plus d’un où les salaires sont en deçà du SMIC. D’après votre expérience et les retours que vous avez eu, quels sont les salaires médian des personnes qui s’installent (au bout de 3 ans).

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    • Bonjour Marion,
      Par expérience, un minimum de politesse rapporte plus…
      Bon, je ne suis pas statisticien. Mais franchement un revenu médian ne veut pas dire grand chose; ça peut aller de quelques centaines d’euros par mois à plusieurs milliers, selon l’investissement initial (il y a de petits maraîchers et des gros…), le travail fourni, les aptitudes, la qualité de la terre, l’environnement, le circuit de distribution…
      Mais sachez que l’on ne fait pas ce métier pour l’argent (un revenu de 1500 € est déjà un bon revenu en maraichage).
      Cordialement,
      Gilles

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  2. Bonjour,
    je suis en train de monter un projet de micro-ferme en permaculture.
    Petit verger, petit jardin, des poules pour vendre les œufs et une petite pension équine sur piste (selon le concept du Paddock Paradise de Jaimie Jackson: optimisation de la place, et meilleur santé pour les chevaux, et bonne production de fertilisant sur le site) .
    Je n’arrive pas à trouver comment chiffrer la production de fruits et légumes. Je pensais mettre en culture de légumes environ 1000m2, et pareil en verger. Les chiffres n’ont pas besoin d’être parfaitement précis, mais avoir une idée serait bien, soit en terme de CA, soit en terme de kg produit par an.
    Pouvez-vous m’aider avec ça?

    Répondre
    • Bonjour Marie,
      Oui… mais par en commentaire… la question est complexe et nécessite une étude plus approfondie.
      Aussi, si vous voulez que je vous aide, je vous propose de vous inscrire à ma prestation de coaching : https://www.un-jardin-bio.com/formations/coaching-1-an-pdv/
      Vous aurez déjà sur l’espace formation (auquel vous aurez accès à vie) pas mal de documents qui vous seront utiles. Et nous pourrons échanger en privé pour peaufiner et chiffrer votre projet.
      A votre disposition.
      Cordialement,
      Gilles

      Répondre
    • Bonjour pour te donner une idée de la production fruitière pour un verger semi piéton (arbres de 3 m maxi de haut et 400 arbres/Ha soit 25m2 par arbre) il faut compter sur 20 kg de fruits par arbres … bien sur cela dépend des années de l’age de l’arbre et surtout de la variété implantée. Ensuite si tu greffes toi même ou que tu achètes des arbres greffés sur de la vigueur moyenne tu attends 5 ans pour tes premiers fruits et tes arbres seront en pleine production pour 25 à 30 ans. Tu peux réaliser du palissé et là tu peux planter du nanisant et tu es sur du 1500 arbres/Ha … ce n’est plus de la production bio mais en général conventionnelle (tu tartines d’engrais tu charges en traitements et pesticides tu irrigues et tu peux espérer jusqu’à 45t/Ha … la rentrée en production est plus précoce mais tes arbres seront morts dans 15 à 20 ans) si ta parcelle est d’un seul tenant plutôt que de spécialiser tes surfaces tu peux réaliser des haies fruitières entre tes emplacements maraîchers. Des expérimentations sont en cours et assez encourageantes sur ce sujet.
      Pour le revenu à en tirer tout dépend des variétés plantées et des circuits de vente. Si tu arrives à vendre en direct une production de pommes Bio tu peux espérer 40€ annuels de CA par arbres. Attention toutefois si tu souhaites devenir arboriculteur il y a des connaissances à avoir (traitements et maladies, taille en vert et taille fruitièr, éclaircissage, …), c’est un vrai métier à part entière pour conduire des arbres jusqu’à une production de qualité… exactement comme la différence entre jardinier et maraîcher

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  3. Bonjour Gilles,
    Actuellement salariée dans une entreprise lucrative, je pense de plus en plus à me reconvertir, passer le cap’ et m’installer en maraîchage biologique. Comme le faisait mon grand père.
    Votre article apporte beaucoup de réponses, les difficultés que vous énoncez ne m’effaraient pas malgré mon âge. Seulement j’aurai aimé savoir quel est approximativement le montant que vous avez du investir au départ, sans compter le terrain. Ceci est peut être indiscret, ou difficile à déterminer, mais je tente tout de même.
    Bonne journée,

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    • Bonjour Alex,
      Ce n’est pas vraiment indiscret… mais ça n’a pas grande valeur… selon le projet (surface, modes de cultures, choix de cultures, moyens de commercialisation, choix de matériel neuf ou d’occasion…), ça varie énormément.
      Mais pour info, au départ j’ai investi environ 8 000 €… et fais d’autres investissements progressivement. Mais ça date un peu (tout a augmenté depuis…) et j’ai démarré avec très peu de matériel (tous les outils manuels déjà en ma possession puis achats 1 serre, 1 motoculteur, 1 semoir basique, 1 houe à roue).
      Bonne journée,
      Gilles

      Répondre
  4. Salut à tous,afin de débuter le maraichage sans trops de tracasserie administratives et de cotisations « à perte  » du statut de cotisant solidaire,il existe un statut à la MSA de « suivi au titre de »:moins de 1/8 de SMA et d autres conditions + numéro siret au CFE .Renseignez vous,cela m a permis de débuter une petite activité de production de potimarrons à coté de mon activité professionnelle afin de tester si c’était viable ou pas sans prendre beaucoup de risques et sans rien devoir à personne

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  5. Bonjour Gilles,

    C’est très agréable de lire le témoignage et les conseils de quelqu’un qui, sans nier la charge de travail et les nombreuses difficultés, reste motivé et ne décourage pas les bonnes volontés.
    Cela-dit, il y a un point qui, si je ne me trompe pas, n’est pas abordé sur ce blog: les revenus du maraicher.
    Je pense sérieusement à une reconversion en agriculture (vigne, verger et/ou maraichage).
    J’ai acquis récemment une maison avec un terrain agricole de 2000 m2 planté de quelques cerisiers (je suis dans le Vaucluse). Je sui marié et père de trois enfants en bas age. Je m’interroge donc sur les possibilités de revenus que peut offrir les maraichage.
    Bien évidemment, les revenus diffèrent selon les caractéristiques de l’exploitation (taille, moyens matériels…). Mais sur une petite surface, en travaillant seul, quel est le revenu envisageable au bout quelques années ?
    Je dois garder la tête sur les épaules et rester prudent pour ma famille.

    Encore merci pour tes infos
    Nicolas

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    • bonjour,

      pour répondre à ta question, je suis dans le même cas que toi mais avec plus de terrain et un peu plus avancé dans le projet d’installation en maraichage.
      tout d’abord tu vs devoir demander une autorisation d’exploitation à la DDTM qui te sera donnée soit sur la foi d’un diplôme en agriculture, d’une VAE avec expérience agricole, ou sur dérogation. Ensuite tu vas devoir choisir d’être agriculteur à titre principal ou secondaire. Dans ton cas vu ta surface et à moins de ne prouver plus de 1200 heures annuelles de travail tu ne pourras pas être agriculteur à titre principal.
      Pour finir, sans vouloir freiner tes ambitions, il me semble que 2000 mètres carrés de terre agricole, avec des arbres fruitiers implantés dessus, ne te permettront probablement pas de dégager un revenu pour faire vivre ta famille.
      la « norme » pour des maraichers vivant exclusivement de leur travail (revenu familial), est aux alentours de 1 Ha à 1.5Ha, avec 10 à 15% de serres froides.
      Après, ton revenu dépendra non seulement de ton sol, de ta production (en qualité et quantité), mais aussi et surtout de tes débouchés pour la vente.

      Bon courage à toi et n’hésite pas à prendre contact avec le PAIT de ta chambre d’agriculture qui saura te conseiller et te guider dans ta démarche d’installation.

      Répondre
    • Bonjour Nicolas,
      La réponse de notre « maraîcher en cours » est l’occasion pour moi de répondre également à une question bien délicate…
      Car on ne peut faire de généralités au sujet des revenus des maraîchers. Certains tirent un vrai revenu (je parle de plus ou moins un SMIC) avec seulement 2000m² (orientation permaculture, agriculture bio-intensive sur petite surface… bonne valorisation de la production), d’autres non…
      De même, avec 1ha ou plus, certains s’en sortent alors que d’autres n’arrivent jamais à rentabiliser leur travail (investissements matériels en général conséquents, moins bonne valorisation de la production car difficulté à faire de la vente directe avec une charge de travail très importante…).
      Et la norme dont parle « maraîcher en cours » est celle que voudraient voir se développer les chambres d’agriculture (avec les investissements conséquents dont on parle plus haut)… mais on voit de plus en plus de jeunes installés sortant de cette norme… et tirant pourtant leur épingle du jeu…
      Bref, à mon sens, ce qui compte en premier lieu, c’est d’agir en accord avec ses convictions profondes et ses compétences (en mécanique par exemple…).
      Pour ce qui concerne la surface officielle, cela dépend des départements… et dans certains départements, le CA peut aussi être pris en compte… Il te faut donc en effet voir cela avec la chambre d’agriculture de ton département.
      Pour finir, je dirais que, comme pour toute création d’activité, une projection financière est impérative (investissements, coûts de production, estimation de CA en chiffrant les différentes production…)
      Bonne réflexion…
      Gilles

      Répondre
  6. Bonjour, je commence cette année 4000m2 plein champs en culture diversifiée. Une remarque et puis une question sur les pesticides bio.

    Attention à la certification bio. Ecocert me refuse de passer direct en bio car je les ai appelé après avoir travaillé le sol. Ancienne pature puis friche pendant 5 ans. Ils refusent toutes preuves (analyse de sols, photos, terrain non soumis a la msa, témoignage du maire,…). En fait ils n’en n’ont rien à foutre du bio. Ils respectent aveuglement la loi avec excès de zèle (ils m’ont même dit que je pouvais utiliser le fumier de mon voisin conventionnel, antibio, traces d’ogm et pesticide, puisque c’est autorisé). Sol travaillé avant passage du certificateur=conversion obligatoire pendant deux ans, pas de label pdt 2 ans. Attention donc si vous prenez un terrain vierge, le certificateur doit voir les ronces ou les herbes de la prairie si vous voulez espérer être direct en bio.

    Ceci étant, en dehors des limaces, tous mes premiers radis sont magnifiques mais verreux, mes deuxième radis qui poussent sont tous piqués au stade cotylédons par des altises et des centaines de teignes tournent autour de mes plateaux de transplants de choux. Très belle diversité du terrain, des centaines de grenouilles, des crapauds, couleuvres, carabes, hérissons, … beau bocage normand. Mais il va falloir que je pense pesticides.

    Est il possible de cultiver avec succès sans filet anti-insectes et sans pyrèthre ou maladies style bt??? Vais-je devoir systématiquement pulvériser mes carottes, brassicacées, … si je veux pouvoir être rentable???

    Il me semble que le sujet est très discret. Je crois savoir pour le pyrethre que la biodégradabilité est rapide (mais tue tout animal à sang froid), je suppose que pour les maladies style bt ca se répand à tous les insectes de mon terrain. En gros, non toxique pour l’homme mais bien pour la nature.

    Utilise t’on ces bio-pesticides systématiquement en maraichage bio?? Merci de m’éclairer.

    Répondre
    • Bonjour Olivier,

      Une période de conversion est la norme ; mais on peut avoir une dérogation et passer en bio directement si le sol n’a pas été travaillé… oui, il faut le savoir.
      Mais cela ne veut pas dire qu’Ecocert, ou autres organismes de certification, se fichent du bio. Ils ne font que respecter les réglementations.
      Après, il faut être précis : le fumier est autorisé, à condition de provenir d’élevages dits extensifs (et n’utilisant pas d’OGM…) et d’être composté. Si il y a des traces d’OGM accepté c’est uniquement par contamination accidentelle, jamais volontaire !

      Quant aux pesticides, même bio, je les déconseille fortement, car on nuit alors inévitablement à la biodiversité et donc aux équilibres naturels – Et c’est là la base de la réussite des cultures… sans traitement – tu auras inévitablement quelques échecs, mais la diversité des cultures en terme d’espèces et de variétés permet, si tu travailles en pleine intelligence avec la Nature, d’être « rentable » (plus que si tu dois acheter des produits de traitement). Les filets anti-insectes sont une solution efficace mais onéreuse.
      Alors, oui, on peut cultiver sans pesticides et sans filet (c’est ce que je fais depuis des années)…
      Et je dirais même que c’est la seule approche cohérente et réellement bio ! Traiter systématiquement n’est pas plus bio que ce que tu dénonces dans ton commentaire…
      Mais le sujet est évidemment beaucoup plus vaste et complexe que ce que je peux dire ici.

      Bonne installation
      Gilles

      Répondre
  7. Bonjour tout le monde ,
    Et bien je m apprête a me lancer comme maraichers bio dans mon village car très entourés par d autre petit village;Une très grande motivation m envahit 🙂 mais toujours le fameux Mais , je ne sais comment je dois m installé en auto entrepreneur ou autre un peu perdu dans tout cela.Je viens a vous pour avoir certains conseilles , merci d avance.
    Laurent

    Répondre
    • Bonjour Latinis,

      Alors, le statut d’auto-entrepreneur n’est pas possible en agriculture…
      Donc, soit tu t’installes en entrepreneur individuel (c’est le plus simple mais tu engages alors tes biens personnels), soit tu crées une société (EURL, SARL…).
      Ensuite, pour ce qui concerne la protection sociale, en fonction de ton temps de travail (il n’est à priori plus question de surface d’installation…) soit tu seras cotisant solidaire (tu cotises peu… mais sans acquérir de droits), soit exploitant agricole (charges conséquentes).
      Mais pour plus de précisions, je te conseille de prendre rendez-vous avec un responsable installation de la Chambre d’Agriculture de ton département (dans beaucoup de départements, il y a aujourd’hui une personne spécialisée pour l’installation en bio).

      Cordialement,
      Gilles

      Répondre
      • Re ,
        Ok merci pour toutes ses infos cela me fait gagner du temps.Y a t il des structures pour des aides financière , merci mais effectivement je vais prendre au plus vite un rendez vous merci encore.
        Cordialement
        Laurent

        Répondre

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