Devenir Maraîcher Bio en 2015

Vous rêvez de vous installer en maraîchage biologique ?

Vous êtes loin d’être seul(e) dans ce cas, comme je peux le constater très fréquemment à travers ce blog.

Je vous propose donc un petit tour de la question, afin de mieux cerner les tenants et aboutissants du métier de maraîcher bio

Une réponse à des besoins existants

Au début du XXème siècle, en France, les agriculteurs représentaient environ 50% de la population active. Aujourd’hui, ce taux est de…3.3 % (5.3 % en Europe).

Source :  http://www.lafranceagricole.fr/l-agriculture/panorama-de-l-agriculture/population-agricole-19829.html

Pour nourrir toute la population, ces agriculteurs n’ont dès lors d’autre choix que le productivisme, avec les conséquences sur la qualité et bien sûr sur l’environnement qu’un tel mode de production implique.

Au-delà du renouveau du potager familial, il me semble donc aujourd’hui impératif d’encourager et de favoriser l’installation d’une multitude de maraîchers de proximité.

Nous venons de le voir la France a besoin d’agriculteurs, et plus particulièrement de maraîchers bio.

Or, nombreux sont ceux et celles qui aujourd’hui rêvent de s’installer sur de petites surfaces comme maraîchers bio. Et je ne peux qu’encourager et soutenir ce mouvement.

La demande est importante : les gens souhaitent de plus en plus consommer naturel, frais et local. Et le souci de celui qui s’installe en choisissant la vente directe ne sera pas vraiment de trouver la clientèle, mais plutôt de produire suffisamment pour répondre aux besoins…

Alors oui, nous avons besoin d’une multitude de petits maraîchers de proximité (il pourrait évidemment en être de même pour l’élevage). Et oui, cette activité peut être viable !

Maraîcher bio : une activité épanouissante

Alors, certes, celui ou celle qui s’installe en maraîchage sur une petite surface n’aura pas pour objectif de s’enrichir. Mais il fera alors un vrai choix de qualité de vie.

Le travail au grand air

Travailler en extérieur n’a pour moi pas de prix.

Respirer, observer et sentir la Nature au fil des saisons est une joie et un ressourcement quotidien indispensable à mon équilibre… et sans doute à celui de tout un chacun.

Une activité indépendante

Pouvoir gérer son temps et ses loisirs est aussi un véritable privilège pour un maraîcher bio

Et, même si une telle activité requiert un investissement personnel important, je suis heureux de pourvoir m’organiser comme bon me semble, au gré de la pluie et du beau temps ou de mes souhaits familiaux par exemple.

Une évolution permanente

L’agriculture biologique est en constante évolution. Certaines pratiques sont remises en question, d’autres apparaissent…

L’expérimentation constituent ainsi un pan important du maraîchage biologique, et c’est bien là ce qui rend cette activité passionnante.

Une activité gratifiante

Il est toujours très réjouissant d’entendre une maman vous dire que ses enfants mangent enfin des légumes depuis que vous livrez sa famille.

Et mon cœur bondit de joie lorsqu’un enfant se jette sur le panier de légumes pour y dérober une petite carotte !

De même, lorsqu’une personne âgée m’affirme qu’elle n’avait pas mangé de légumes aussi bons depuis son enfance, je suis vraiment fier d’exercer ce métier.

Maraîcher bio : les difficultés existent

Il ne faut pas non plus se leurrer, une telle entreprise n’est pas sans difficultés… alors mieux vaut en avoir conscience avant de se lancer.

La formation

Le métier de maraîcher bio requiert certaines connaissances de bases. Et, même s’il est tout à fait possible d’apprendre en autodidacte, des cursus de formations existent : formations diplômantes pour les débutants ou non (voyez ici), formations pratiques sur des fermes biologiques (ferme de Sainte-Marthe par exemple).

biodiversité-au-potagerL’accès à la terre

La première difficulté à laquelle sera confronté le candidat à l’installation (si celui-ci n’est pas issu du milieu agricole) est, sans conteste, l’accès à la terre.

En effet, il est beaucoup plus rentable de rendre une terre constructible et la pression sur les terres agricoles est donc très forte. Il devient alors de plus en plus difficile d’acquérir un bout de terrain pour s’installer en maraîchage biologique…

Néanmoins, conscientes de l’importance d’une agriculture de proximité, de plus en plus de communes ou d’associations  locales mettent des terres à disposition des porteurs de projet.

Parlons également de Terre de Liens, une fondation qui oeuvre  pour l’acquisition de terre destinées à l’agriculture biologique. Malheureusement, si l’objectif est louable, on peut déplorer que le nombre de projets soutenus soit dérisoire par rapport à l’enveloppe d’investissement disponible…

L’administration

Je n’entrerais pas ici dans le détail des aléas administratifs (je crois d’ailleurs que je n’en ai pas encore fait le tour), mais sachez que s’installer sur une petite surface est un véritable parcours du combattant au niveau de la sécurité sociale.

En effet, en dessous d’une certaine surface (SMI) variable selon les départements, la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ne vous considère pas comme agriculteur et ne vous ouvre pas de droit en matière de sécurité sociale (mais vous réclame néanmoins une cotisation, certes minime). Il faut alors se débrouiller autrement (harceller la CPAM, travail salarié ponctuel pour ouverture de droits, cotisation auprès d’organismes privés…).

Les investissements de départ

sol-ameubli-gelinetteMême si les investissements peuvent être relativement minimes pour une installation sur une petite surface, et à fortiori dans une optique de permaculture (pas ou très peu de mécanisation), il n’en demeure pas moins que certains achats initiaux seront indispensables :

Les contraintes de travail d’un maraîcher bio

Avant de s’installer en tant que maraîcher bio, il est également indispensable d’avoir pleinement conscience de la charge considérable de travail liée à cette activité.

Une bonne condition physique est évidemment impérative. Et, si les conditions climatiques sont agréables au printemps ou en automne, c’est parfois beaucoup plus difficile en été (fortes chaleurs) et surtout en hiver…

Oubliez enfin les horaires fixes, oubliez les vacances en été (bon je dis ça mais aujourd’hui je m’autorise une petite semaine en fin d’été…),

 

Bon, malgré tout cela vous n’êtes pas découragé(e) ? Alors, foncez ! Vous avez la motivation nécessaire pour devenir maraîcher bio !

Liens utiles :

L’Agence Bio, Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique

Ecocert, organisme de certification agrée

Fnab, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique

 

Lectures utiles :

 

 

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Marion
Marion
21 juin 2021 19 h 09 min

Effectivement le prix de l’investissement est une donnée importante mais je voudrais savoir quel est le revenu possible. Les chiffres que je vois montent à 1500 € mais pas plus et sûrement plus d’un où les salaires sont en deçà du SMIC. D’après votre expérience et les retours que vous avez eu, quels sont les salaires médian des personnes qui s’installent (au bout de 3 ans).

Alexandre
Alexandre
16 octobre 2019 14 h 36 min

Bonjour,

Je veux me reconvertir dans le maraichage bio permaculture avec un petit verger et des poules. C’est pour quoi, je me permets de mettre mon lien ci-dessous.

Je vous remercie.

http://www.leetchi.com/c/reconversion-professionnelle-en-maraichage-bio-permaculture

Marie
Marie
27 mars 2019 13 h 03 min

Bonjour,
je suis en train de monter un projet de micro-ferme en permaculture.
Petit verger, petit jardin, des poules pour vendre les œufs et une petite pension équine sur piste (selon le concept du Paddock Paradise de Jaimie Jackson: optimisation de la place, et meilleur santé pour les chevaux, et bonne production de fertilisant sur le site) .
Je n’arrive pas à trouver comment chiffrer la production de fruits et légumes. Je pensais mettre en culture de légumes environ 1000m2, et pareil en verger. Les chiffres n’ont pas besoin d’être parfaitement précis, mais avoir une idée serait bien, soit en terme de CA, soit en terme de kg produit par an.
Pouvez-vous m’aider avec ça?

Maraîcher et arboriculteur tout juste installé
Maraîcher et arboriculteur tout juste installé
27 mars 2019 16 h 49 min
En réponse à  Marie

Bonjour pour te donner une idée de la production fruitière pour un verger semi piéton (arbres de 3 m maxi de haut et 400 arbres/Ha soit 25m2 par arbre) il faut compter sur 20 kg de fruits par arbres … bien sur cela dépend des années de l’age de l’arbre et surtout de la variété implantée. Ensuite si tu greffes toi même ou que tu achètes des arbres greffés sur de la vigueur moyenne tu attends 5 ans pour tes premiers fruits et tes arbres seront en pleine production pour 25 à 30 ans. Tu peux réaliser du palissé et là tu peux planter du nanisant et tu es sur du 1500 arbres/Ha … ce n’est plus de la production bio mais en général conventionnelle (tu tartines d’engrais tu charges en traitements et pesticides tu irrigues et tu peux espérer jusqu’à 45t/Ha … la rentrée en production est plus précoce mais tes arbres seront morts dans 15 à 20 ans) si ta parcelle est d’un seul tenant plutôt que de spécialiser tes surfaces tu peux réaliser des haies fruitières entre tes emplacements maraîchers. Des expérimentations sont en cours et assez encourageantes sur ce sujet.
Pour le revenu à en tirer tout dépend des variétés plantées et des circuits de vente. Si tu arrives à vendre en direct une production de pommes Bio tu peux espérer 40€ annuels de CA par arbres. Attention toutefois si tu souhaites devenir arboriculteur il y a des connaissances à avoir (traitements et maladies, taille en vert et taille fruitièr, éclaircissage, …), c’est un vrai métier à part entière pour conduire des arbres jusqu’à une production de qualité… exactement comme la différence entre jardinier et maraîcher

Marie
Marie
14 mai 2019 18 h 20 min

merci pour tes précisions!

Alex
Alex
1 mars 2018 10 h 45 min

Bonjour Gilles,
Actuellement salariée dans une entreprise lucrative, je pense de plus en plus à me reconvertir, passer le cap’ et m’installer en maraîchage biologique. Comme le faisait mon grand père.
Votre article apporte beaucoup de réponses, les difficultés que vous énoncez ne m’effaraient pas malgré mon âge. Seulement j’aurai aimé savoir quel est approximativement le montant que vous avez du investir au départ, sans compter le terrain. Ceci est peut être indiscret, ou difficile à déterminer, mais je tente tout de même.
Bonne journée,

Claire Jagorel
Claire Jagorel
15 décembre 2017 12 h 50 min

Bonjour,
Pouvez-vous me dire où acheter les semis ?
Merci d’avance
Cordialement
Claire Jagorel

gégé
gégé
27 novembre 2017 19 h 29 min

Salut à tous,afin de débuter le maraichage sans trops de tracasserie administratives et de cotisations « à perte  » du statut de cotisant solidaire,il existe un statut à la MSA de « suivi au titre de »:moins de 1/8 de SMA et d autres conditions + numéro siret au CFE .Renseignez vous,cela m a permis de débuter une petite activité de production de potimarrons à coté de mon activité professionnelle afin de tester si c’était viable ou pas sans prendre beaucoup de risques et sans rien devoir à personne

Nicolas
Nicolas
13 octobre 2017 12 h 05 min

Bonjour Gilles,

C’est très agréable de lire le témoignage et les conseils de quelqu’un qui, sans nier la charge de travail et les nombreuses difficultés, reste motivé et ne décourage pas les bonnes volontés.
Cela-dit, il y a un point qui, si je ne me trompe pas, n’est pas abordé sur ce blog: les revenus du maraicher.
Je pense sérieusement à une reconversion en agriculture (vigne, verger et/ou maraichage).
J’ai acquis récemment une maison avec un terrain agricole de 2000 m2 planté de quelques cerisiers (je suis dans le Vaucluse). Je sui marié et père de trois enfants en bas age. Je m’interroge donc sur les possibilités de revenus que peut offrir les maraichage.
Bien évidemment, les revenus diffèrent selon les caractéristiques de l’exploitation (taille, moyens matériels…). Mais sur une petite surface, en travaillant seul, quel est le revenu envisageable au bout quelques années ?
Je dois garder la tête sur les épaules et rester prudent pour ma famille.

Encore merci pour tes infos
Nicolas

maraicher en cours
maraicher en cours
22 octobre 2017 10 h 04 min
En réponse à  Nicolas

bonjour,

pour répondre à ta question, je suis dans le même cas que toi mais avec plus de terrain et un peu plus avancé dans le projet d’installation en maraichage.
tout d’abord tu vs devoir demander une autorisation d’exploitation à la DDTM qui te sera donnée soit sur la foi d’un diplôme en agriculture, d’une VAE avec expérience agricole, ou sur dérogation. Ensuite tu vas devoir choisir d’être agriculteur à titre principal ou secondaire. Dans ton cas vu ta surface et à moins de ne prouver plus de 1200 heures annuelles de travail tu ne pourras pas être agriculteur à titre principal.
Pour finir, sans vouloir freiner tes ambitions, il me semble que 2000 mètres carrés de terre agricole, avec des arbres fruitiers implantés dessus, ne te permettront probablement pas de dégager un revenu pour faire vivre ta famille.
la « norme » pour des maraichers vivant exclusivement de leur travail (revenu familial), est aux alentours de 1 Ha à 1.5Ha, avec 10 à 15% de serres froides.
Après, ton revenu dépendra non seulement de ton sol, de ta production (en qualité et quantité), mais aussi et surtout de tes débouchés pour la vente.

Bon courage à toi et n’hésite pas à prendre contact avec le PAIT de ta chambre d’agriculture qui saura te conseiller et te guider dans ta démarche d’installation.

Olivier
Olivier
11 juin 2016 23 h 11 min

Bonjour, je commence cette année 4000m2 plein champs en culture diversifiée. Une remarque et puis une question sur les pesticides bio.

Attention à la certification bio. Ecocert me refuse de passer direct en bio car je les ai appelé après avoir travaillé le sol. Ancienne pature puis friche pendant 5 ans. Ils refusent toutes preuves (analyse de sols, photos, terrain non soumis a la msa, témoignage du maire,…). En fait ils n’en n’ont rien à foutre du bio. Ils respectent aveuglement la loi avec excès de zèle (ils m’ont même dit que je pouvais utiliser le fumier de mon voisin conventionnel, antibio, traces d’ogm et pesticide, puisque c’est autorisé). Sol travaillé avant passage du certificateur=conversion obligatoire pendant deux ans, pas de label pdt 2 ans. Attention donc si vous prenez un terrain vierge, le certificateur doit voir les ronces ou les herbes de la prairie si vous voulez espérer être direct en bio.

Ceci étant, en dehors des limaces, tous mes premiers radis sont magnifiques mais verreux, mes deuxième radis qui poussent sont tous piqués au stade cotylédons par des altises et des centaines de teignes tournent autour de mes plateaux de transplants de choux. Très belle diversité du terrain, des centaines de grenouilles, des crapauds, couleuvres, carabes, hérissons, … beau bocage normand. Mais il va falloir que je pense pesticides.

Est il possible de cultiver avec succès sans filet anti-insectes et sans pyrèthre ou maladies style bt??? Vais-je devoir systématiquement pulvériser mes carottes, brassicacées, … si je veux pouvoir être rentable???

Il me semble que le sujet est très discret. Je crois savoir pour le pyrethre que la biodégradabilité est rapide (mais tue tout animal à sang froid), je suppose que pour les maladies style bt ca se répand à tous les insectes de mon terrain. En gros, non toxique pour l’homme mais bien pour la nature.

Utilise t’on ces bio-pesticides systématiquement en maraichage bio?? Merci de m’éclairer.

Latinis
Latinis
28 mars 2016 12 h 35 min

Bonjour tout le monde ,
Et bien je m apprête a me lancer comme maraichers bio dans mon village car très entourés par d autre petit village;Une très grande motivation m envahit 🙂 mais toujours le fameux Mais , je ne sais comment je dois m installé en auto entrepreneur ou autre un peu perdu dans tout cela.Je viens a vous pour avoir certains conseilles , merci d avance.
Laurent

Laurent latinis
Laurent latinis
28 mars 2016 14 h 31 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Re ,
Ok merci pour toutes ses infos cela me fait gagner du temps.Y a t il des structures pour des aides financière , merci mais effectivement je vais prendre au plus vite un rendez vous merci encore.
Cordialement
Laurent

Renan LE CARO
Renan LE CARO
8 mars 2016 13 h 32 min

Bonjour Gilles
Article très intéressant, je crois que la situation pour la MSA a bougé assez récemment (il faut juste des heures, pas une surface ou un CA minimum, en tout cas ma mère a pu s’installer en maraîchage dans le 35 avec une surface et un CA minuscule sans problème).
Un point que tu ne soulève pas est le mode de vente. Il y a une forte progression des modes de commande dématérialisés. Je pense surtout aux outils qui sont disponibles pour les groupements de producteurs et individuels et permettent de gérer la prise de commande.
As tu entendu parler de ces outils ? Panier local (surtout pour les groupements), Cyberlégume (pour les individuels), cagette.net (pour les amap) ..
Ça serait intéressant que tu aborde ce sujet, ces logiciels peuvent beaucoup simplifier (ou compliquer) le coté commerciale, et sont relativement méconnus dans le milieu.

PS : Je suis le développeur de cyberlégume, donc ce poste est pas tout à fait objectif, mais je tiens à préciser que les autres sont très bons aussi. Cyberlégume a été créé pour répondre au besoins de ma mère qui s’en sortait pas avec les commandes de légumes par mail avec fichiers excel en pièce jointe.

Aurélien
Aurélien
18 mars 2015 16 h 31 min

Bonjour Gilles, bonjour à tous les contributeurs
Bravo et merci pour ce blog dont je découvre tous les intérêts depuis quelques jours.
Je suis passionné par la production de légumes, le travail de la Terre. Je m’attache pour l’instant à permettre à ma petite famille d’être autonome dans sa consommation de légumes grâce à une parcelle d’environ 300m².
Outre les difficultés administratives qui me rebutent pour me lancer en tant que maraicher « professionnel », des témoignages recueillis dans mon entourage m’ont également alerté sur la masse de travail nécessaire une fois installé. On m’a même dit plusieurs fois que « le maraicher et le plus overbooké des fermiers : pas de vacances, pas de week-end… ». Quand je vois l’urgence permanente dans laquelle vivent certains de mes amis éleveurs, ça ne me donne pas du tout envie.
Cependant, quand je lis tes articles et les témoignages de certaines personnes dans les commentaires, je ne perçois pas cet aspect si contraignant du métier.
Peux-tu nous en dire plus sur ta charge de travail?
Merci!

Agathe
Agathe
29 janvier 2015 12 h 24 min

Bravo pour cet article Gilles !
Bien que je débute, il décrit parfaitement ce que je vis au quotidien ! Comme tu l’expliques si bien, les difficultés existent mais pour ma part le fait de travailler en pleine nature et d’être mon propre patron me fait oublier le reste.
Et puis, quoi de plus gratifiant que de bien nourrir les autres, et d’entendre mes consommateurs me féliciter sur les saveurs de mes légumes !
Merci pour ton accompagnement cette année, et merci d’avance pour celui de cette année, qui va inaugurer ma première collaboration avec un restaurateur !!
A très bientôt
Agathe

Jean-Louis
Jean-Louis
25 janvier 2015 15 h 32 min

Merci Gilles pour cet article.
Je pense aussi qu’il faut que le maraîchage bio se développe. Bien trop souvent, pour acheter un produit bio, on se retrouve avec un légume ou un fruit produit à des 100 de km. Bonjour le bilan carbone!
Je pense aussi qu’il faut penser au débouché très vite. A mon avis, les AMAP peuvent être une solution mais le système des paniers « imposés » est une contrainte. Pas de libre choix des produits. J’ai un couple d’amis qui a quitté le système, en tant que client, car ils en avaient marre de manger du chou pendant des semaines par exemple. Une des solutions est, à mon avis, un regroupement de producteurs bio qui propose à la clientèle un point de vente tenu à tour de rôle , avec un libre choix.
Il faut aussi des produits de bonne qualité. Mes tomates (en tant que jardinier amateur) sont meilleures (et beaucoup moins chères) que celles proposé par le producteur bio du coin. Ces dernières n’avaient aucun goût malheureusement.
Faire des produits bio de qualité en respectant la nature et en vivant au milieu de celle-ci, un beau projet non ?

ludo
ludo
25 janvier 2015 10 h 33 min

Bonjour Gilles,
Merci pour cet article plein de bons conseils pour devenir maraîcher bio. J’avoue que l’idée m’a effleuré plus d’une fois. Pourtant, comme tu le dis en début d’article, les consommateurs reviennent massivement aujourd’hui vers les produits naturels donc la demande est là.
Espérons que ton article va susciter des vocations!
Ludo

florent valo
florent valo
29 octobre 2016 21 h 58 min
En réponse à  ludo

Bonjour,
maraicher bio installé depuis 5 ans. Désolé de casser le rêve de beaucoup mais il est nécessaire de « montrer la réalité du terrain ». non, les consommateurs ne se jettent pas sur nous, même en bio.
non, jardiner pour se faire plaisir ne permet pas d’en vivre (même d’amour, d’eau fraiche et de qq légumes … çà ne permet pas de payer les factures primaires de graines, plants … eventuellement d’investissements de matériels et/ou foncier. non, on ne choisit pas son « planning » : de mars à fin septembre, un minimum de 70 à 80H/sem pour 1 personne sur 1 ha est nécessaire (et encore! 100H/7 jours = 14h/ jours … et ce n’est pas rare en pleine saison. Pour ma part, je me suis lancé comme beaucoup d’entre vous pour une qualité de vie. je ne regrette rien!!! mais avec le recul et qq années d’expérience, je sais que seul 25% d’entre vous survivront aux 5 premières années. donc avant de vous lancer prenez au moins le temps de faire une saison (mars=>septembre) chez un maraicher. çà permets de se tester (notamment physiquement), d’apprendre, et d’ainsi de profiter ensuite pleinement de ce métier magique, à condition de ne pas être « pris à la gorge » financièrement ». bonne installation à ceux qui se lance! 🙂

Yvon
Yvon
25 janvier 2015 9 h 54 min

Bonjour Gilles et tous mes vœux pour cette nouvelle année.

Sans parler de formation de maraîcher, je dois dire que j’ai bénéficié, en 2014, de l’aide que tu proposais par l »Espace Privilège » à travers lequel tu m’as donné un tas de bons conseils pour mon potager et mon verger.

Je t’en remercie.

Amitiés. Yvon.

Jérôme, jardinier-maraîcher
Jérôme, jardinier-maraîcher
25 janvier 2015 10 h 56 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Re,
Je me ‘contente’ pour ma part d’une fraise afin de faire (et redresser) mes planches permanentes. Ce qui n’a pas empêché le recours à un tracteur de forte puissance avec une déchaumeuse pour préparer le terrai (friche de jeunes chênes et de ronce…).
Mon meilleur ‘outil’ : les vers de terre, et une bâche à ensilage pour leur servir de toit.
Je cultive 4000 m2, de terre sablo-argileuse. Ce qui précède n’est donc pas valable n’importe où, et le travail manuel que cela suppose est assez conséquent les premières années.
L’ingrédient principal de la recette que j’ai adoptée : y aller à petits pas…
Jérôme

Nathalie Grauss
Nathalie Grauss
24 janvier 2015 16 h 57 min

Bonjour Nathalie,
merci pour votre article.
Pour ma part en reconversion depuis près de 2 ans vers le maraîchage bio, j’ai fait la formation à Sainte-Marthe au printemps 2013. J’habite encore la région parisienne mais je travaille sur un projet d’installation dans ma région d’origine, le Berry.
En effet, même si je n’ai pas le problème du foncier puisque j’ai répondu à l’annonce du maire d’un village qui prête la terre, reste quand même beaucoup de choses à voir avant de planter quoi que ce soit. Trouver des partenaires, des aides à droite à gauche pour l’investissement car il faut creuser un puits, construire un bâtiment, acheter tout le matériel, trouver de quoi vivre pendant la phase d’élaboration de projet ainsi que pendant la phase de démarrage…
J’ai bien envie de tout faire à la main mais je vois des exemples de gens comme moi qui se sont lancé et qui regrettent ce choix, qui se disent qu’ils auraient mieux fait de prévoir au moins un micro tracteur, les outils qu’on attache derrière, un motoculteur etc. Et en effet quand j’essaie de faire un budget on me dit d’y inclure ces machines! Mais autant je connais pas mal le travail à la main, autant je ne connais pas les engins. Savoir de quoi on a besoin avant de démarrer n’est pas chose facile.
Et en effet la forme juridique à adopter est à étudier avec soin en se donnant la possibilité d’évoluer.
Donc voilà je prends mon bâton de pèlerin, je le tiens bien car dorénavant c’est ce métier qui a le plus de sens pour moi.
J’espère que plein d’autres vont s’y mettre!
Merci encore.
Nathalie

Jérôme, jardinier-maraîcher
Jérôme, jardinier-maraîcher
25 janvier 2015 10 h 51 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Bonjour Gilles,

En fait, la loi d’avenir de l’agriculture a fait disparaître cette notion de SMI au profit d’une notion d’activité minimale.
Mais comme le diable se cache dans les détails, les chambres d’agriculture ont obtenu la création d’un répertoire des actifs. Ce seront donc elles qui décideront qui est ‘exploitant agricole’ ou pas (avec la possibilité d’attribution d’aides qui va avec, entre autres)…
Toujours est-il qu’il y a d’autres statuts possibles que ceux d’exploitant agricole et de cotisant solidaire (qui n’est pas réellement un statut vu le peu de droits qui y sont associés).
Bonne continuation à tous les candidats à l’installation,
Jérôme, jardinier-maraîcher (49) et administrateur d’un espace-test agricole

Yannick
Yannick
24 janvier 2015 12 h 20 min

Bonjour Gilles,
Super article que j’ai dévoré 🙂 Je trouve le sujet très intéressant que l’installation en maraichage mais n’y a-t-il pas une surface minimum pour être accepté ?

J’ai un ami de la région qui est justement en train de s’installer et il m’expliquait le cursus de formation et l’accompagnement qui je l’avoue semble très motivant !

En dehors de cela, il est vrai qu’il est très intéressant en tant que consommateur de trouver à proximité des fruits et légumes bio 😀 Merci à toi et à très bientôt
Amicalement
Yannick Hirel

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