Novembre… Le mois où le jardin semble s’endormir, mais pour le jardinier averti, c’est en réalité le moment idéal pour préparer l’avenir. La terre, encore souple, permet de planter vos arbres fruitiers à racines nues et de leur donner toutes les chances de s’enraciner avant l’hiver. Cette période est parfaite pour redécouvrir les fruitiers oubliés, ces variétés qui faisaient autrefois la fierté des vergers traditionnels français.
Avec l’industrialisation et la standardisation des cultures, beaucoup de ces arbres ont été délaissés. Pourtant, ils sont souvent plus rustiques, plus résistants aux maladies et offrent des saveurs uniques que les variétés modernes ont perdues.
Planter un fruitier oublié, c’est donc bien plus qu’un acte horticole : c’est un geste écologique, un moyen de préserver le patrimoine fruitier français et de proposer à sa famille des goûts authentiques et riches. Entre le cognassier parfumé, le néflier discret, le sorbier domestique ou encore le jujubier du sud, chaque arbre raconte une histoire et offre une palette culinaire insoupçonnée.
Pourquoi s’intéresser aux fruitiers oubliés ?
Un patrimoine vivant à préserver
Les fruitiers oubliés sont bien souvent des variétés locales ou régionales, adaptées à leur terroir depuis des siècles. Le pommier de montagne, le coing du Limousin, la nèfle du Sud-Ouest… Ces arbres témoignent de la richesse des vergers traditionnels français.
Planter ces arbres, c’est contribuer à la préservation d’un patrimoine vivant, de la biodiversité et des savoir-faire anciens. Chaque arbre planté est un maillon d’une chaîne historique et écologique. Certains de ces arbres ont traversé des siècles, et leur survie dépend désormais de jardiniers passionnés qui osent les remettre en valeur.
Des saveurs uniques
Les fruits oubliés se distinguent par leur goût et leurs qualités culinaires. Le coing du cognassier est parfumé et parfait pour les gelées ou pâtes de fruits. La nèfle du néflier, après blettissement, devient douce et légèrement acidulée, idéale pour les compotes et confitures. Le sorbier domestique produit des cormes transformables en boissons fermentées ou confitures, et l’alisier offre de petites baies riches en saveurs.
Ces fruits ont aussi un intérêt pratique : certains se conservent longtemps, d’autres peuvent être séchés pour constituer des réserves d’hiver, comme le faisaient nos ancêtres.
Des alliés écologiques
Ces espèces sont souvent résistantes aux maladies, demandent peu de traitements et s’intègrent parfaitement dans un verger biologique ou une haie fruitière. Elles attirent les pollinisateurs, contribuent à la biodiversité et renforcent l’équilibre de votre jardin. Un fruitier oublié est donc un arbre utile à tous les niveaux : culinaire, écologique et patrimonial.
Fruitiers oubliés à (re)découvrir
Cognassier (Cydonia oblonga)

Le cognassier est sans doute le plus emblématique des fruitiers oubliés. Le coing est immangeable cru, mais transformé en gelée, compote ou pâte de coing, il révèle tout son parfum.
- Variétés locales : coing du Limousin, coing de Provence, coing de Bretagne.
- Rusticité : élevée, résiste au froid et à certaines maladies.
- Exposition : plein soleil, sol profond et bien drainé.
- Particularité : très décoratif, avec son port tortueux ou son feuillage doré en automne.
Conseils pratiques : plantez à racines nues en novembre, tuteurez l’arbre et pailler le pied. Le cognassier fleurit en avril-mai avec de jolies fleurs roses ou blanches, et attire les abeilles.
Néflier commun (Mespilus germanica L)

Petit arbre charmant, le néflier produit les fameuses nèfles, à consommer après la blettissement (lorsqu’elles deviennent molles et sucrées après les premières gelées). Il est peu exigeant, tolère des sols variés et se marie bien dans un verger familial ou une haie fruitière.
- Variétés locales : nèfle du Poitou, nèfle d’Alsace.
- Rusticité : moyenne, tolère différents types de sol.
- Exposition : soleil ou mi-ombre.
- Particularité : floraison très odorante
Conseils pratiques : plantez dans un sol léger, bien drainé. Les fruits se consomment en compote ou confiture, et étaient autrefois largement utilisés dans la cuisine traditionnelle française, notamment dans le sud-ouest et en Normandie.
Sorbier domestique (Sorbus domestica)

Le sorbier domestique, ou cormier, est moins connu mais fascinant. Ses fruits, les cormes, se consomment blettes ou en confiture. Arbre de longue vie, il peut dépasser 100 ans. Il attire de nombreux oiseaux et insectes et se montre résistant aux maladies.
- Rusticité : très élevée, arbre de longue vie (plusieurs siècles).
- Exposition : soleil ou mi-ombre.
- Particularité : attire les oiseaux et insectes auxiliaires.
En plus de ses qualités écologiques, il offre un intérêt esthétique : floraison blanche délicate au printemps et fruits rouges en automne, qui restent décoratifs longtemps.
Alisier torminal (Torminalis glaberrima)

L’alisier torminal, ou alisier des bois, est un arbre discret, très apprécié des oiseaux pour ses petites baies comestibles (alises), très riches en vitamines C. Ses fleurs mellifères attire également les pollinisateurs dans nos jardins)
- Rusticité : moyenne.
- Exposition : soleil ou mi-ombre.
- Particularité : très mellifère
Il est idéal pour les conservatoires fruitiers et les jardins écologiques, apportant diversité et intérêt ornemental.
Jujubier commun (Ziziphus jujuba)

Originaire de Chine, mais autrefois fortement implanté dans le bassin méditerranéen, le jujubier produit des fruits sucrés pouvant être consommés frais ou séchés.
- Rusticité : moyenne, préfère un climat doux.
- Exposition : plein soleil.
- Particularité : très peu exigeant, feuillage décoratif.
Les jujubes étaient un aliment de réserve dans les régions du Sud, consommés tout l’hiver pour leur richesse en sucres et minéraux.
Conseils de plantation et soins
Choix des plants
Privilégiez les plants à racines nues issus de pépinières spécialisées. Vérifiez l’état des racines : elles doivent être souples et non desséchées. Un bon porte-greffe adapté à votre sol et à votre climat est essentiel pour garantir la vigueur et la longévité de l’arbre.
Préparer le sol
- Creusez une fosse large et profonde (au moins 50 cm de largeur et de profondeur).
- Mélangez une pelletée de compost mûr à la terre évacuée.
- A l’aide du bêche à dents, ameublissez la terre au fond du trou. Un sol bien drainé est en effet essentiel pour éviter la pourriture des racines.
Plantation et tuteurage
- Afin de ne pas risquer de blesser les racines par la suite, commencez par installer un tuteur solide, pour protéger les jeunes arbres des vents et assurer un enracinement droit.
- Placez le plant dans le trou en veillant à ce que le point de greffe (ou le collet s’il s’agit d’un arbre franc, c’est à dire non greffé) se situe au-dessus du niveau du sol (si besoin, remettez de la terre au fond du trou pour relever le plant).
- Comblez avec la terre évacuée enrichie de compost.
- Tassez légèrement autour du plant.
- Arrosez abondamment, même si le temps est pluvieux (cet arrosage permettra à la terre de bien combler les éventuels trous d’air dans le sol et favorisera ainsi un meilleur enracinement).
Paillage et protection
Un paillage de feuilles mortes, paille ou BRF permet de protéger le sol du gel et de maintenir l’humidité.
En zones à petits rongeurs ou à chevreuils, pensez à installer une protection autour du tronc pour éviter les dégâts.
Entretien la première année
Surveillez l’humidité du sol, surtout en cas d’hiver sec. Évitez les tailles importantes dès la plantation, sauf pour supprimer les branches abîmées.
Quelques astuces
- Protégez les jeunes arbres contre les rongeurs avec un grillage ou tube plastique.
- Associez des plantes compagnes comme la bourrache ou la consoude pour améliorer la fertilité du sol.
- Observez les pollinisateurs et la biodiversité pour ajuster vos pratiques.
Où trouver ces fruitiers oubliés ?
- Pépinières spécialisées : vous pourrez y trouver des variétés locales et anciennes adaptées à votre région.
- Associations fruitières : certaines associations locales organisent des ventes ou échanges de plants et greffons.
- Bourses aux plantes et trocs : une façon conviviale de trouver des variétés rares et de partager vos expériences avec d’autres passionnés.
Un geste pour l’avenir
Planter un fruitier oublié, c’est offrir au jardin et à la famille bien plus que des fruits. C’est transmettre un patrimoine vivant, favoriser la biodiversité et renouer avec des traditions culinaires et horticoles.
Les jeunes arbres deviendront des témoins silencieux des saisons, des années, et des générations futures. Et quelle fierté de récolter des fruits que l’on sait rares, en expliquant leur histoire à vos enfants ou voisins !
| Fruitiers | Usage culinaire | Rusticité | Exposition | Anecdote patrimoniale |
|---|---|---|---|---|
| Cognassier | Gelée, pâte de coing | Élevée | Soleil | Variétés locales du Limousin |
| Néflier | Compote, confiture | Moyenne | Soleil/mi-ombre | Récolté dans le sud-ouest de la France |
| Sorbier domestique | Confiture, boisson fermentée | Élevée | Soleil/mi-ombre | Arbre de plus de 100 ans |
| Alisier | Baies cuites ou crues | Moyenne | Soleil/mi-ombre | Utilisé autrefois en médecine traditionnelle |
| Jujubier | Fruit frais ou séché | Moyenne | Soleil | Originaire du bassin méditerranéen |
FAQ sur les fruitiers oubliés
Quels fruitiers peut-on considérer comme “oubliés” ?
On appelle “fruitiers oubliés” les espèces jadis courantes dans les vergers mais devenues rares aujourd’hui, comme le cognassier, le néflier, le sorbier domestique ou l’alisier.
Pourquoi planter des fruitiers oubliés ?
Ils enrichissent la biodiversité, apportent des saveurs originales, sont souvent plus rustiques et permettent de redécouvrir un patrimoine fruitier traditionnel.
Est-ce possible de planter ces fruitiers en novembre ?
Oui, novembre est le mois idéal pour planter à racines nues. Le sol encore doux facilite l’enracinement avant l’hiver.
Où trouver des plants de fruitiers oubliés ?
On peut les acheter en pépinières spécialisées, via des associations de sauvegarde des variétés anciennes ou lors de bourses aux plantes.
Conclusion : redonnons une place aux fruitiers oubliés
Planter un cognassier, un néflier ou un sorbier, c’est semer une mémoire vivante autant qu’un futur gourmand. Ces arbres discrets s’installent pour longtemps, nourrissent le sol, la biodiversité… et vos hivers.
Si l’idée vous titille, novembre est l’instant juste : une bêche, un tuteur, un bon paillage… et vous venez d’écrire une belle page de votre verger. Simple, efficace, durable.
Et maintenant, je vous passe la pelle : vos retours font la différence. Dites-moi en commentaire :
- quel fruitier « oublié » vous allez planter cette saison, et dans quelle région ;
- où vous trouvez vos plants ou greffons (pépinières, trocs, associations) ;
- vos recettes fétiches, vos associations au potager ou vos astuces de culture.
Je lis chaque message et j’y réponds dès que possible : vos expériences aident toute la communauté à réussir… et donnent des idées aux prochains jardiniers de passage. À vous !
Crédit photos : https://depositphotos.com/fr/






Bonjours Gilles et merci pour ce nouvel article!
Vous évoquez le néflier germanica mais pas le néflier du Japon qui est un arbre magnifique toute l’année – il ne perd pas ses feuilles- et produit également des fruits très goûteux, mais au printemps.
Le mien est actuellement couvert de fleurs et c’est là le problème : en cas de gelée prochaine, plus de récolte car plus de fruits !
Il y a aussi le cornouiller mâle, l’oléastre à ombelles…
Merci Gilles pour cet post, comme pour tous les posts du samedi
Ici dans la drome, j’ai coupé l’an dernier la haie de thuya, pour y mettre plein de fruitiers, arbustes fleuris, mais je n’ai pas réfléchi en terme de sauvegarde de patrimoine.
Il me reste cependant une place, je vais me renseigner un peu plus sur le sorbier et le jujubier.
Cependant, j’ai deja mis en terre des argousiers et des arbousiers, 2 gayaviers, qui viennent en partie de la pépinière de crest, spécialisée dans les variétés fruitieres locales.
Ca reste complique de ne pas acheter sur une pepinere a distance s’il faut prendre sa voiture et aller dans plusieurs pépinières, j’ai acheté autant que possible sur place, dans mes 2 pépinières locales, puis j’ai acheté le reste à des pépinières sur le net.
Bonjour à toutes et tous.
J’ai planté un amélanchier qui va bientôt fêter son premier anniversaire. Il devrais produire de jolie fleurs blanches en quantité au printemps, appréciées des pollinisateurs et ensuite des petits fruits appréciés cette fois des oiseaux et que l’on peut également consommer. Il était classé “oublié” mais ne le voyant pas sur la liste de Gilles, l’est-il vraiment ? Sinon pour la région c’est la Champagne Grand-Est. Planté selon la méthode de ce blog après la coupe d’un thuya, près d’un actinidia (kiwi) , un pied d’absinthe romaine tout proche et je vais rajouter la consoude. Trouvé sur le net chez un couple de pépiniéristes spécialisé uniquement dans les différentes variétés d’ amélanchier, le nôtre est classé rustique. Nous tenterons pour un début de la gelée “au goût délicieux et unique”. Sinon il existe un magnifique cognassier dans le village gorgé de fruits qu’apparemment personne ne ramasse, mais où trouver des recettes et comment les déguster, on me dit qu’il faut attendre qu’il gèle pour les récolter, et enfin est-ce encore possible de tenter une bouture ? Bon W-E .
Bonjour Pascal,
Cet article a seulement pour but de donner envie de planter des fruitiers oubliés. Comme précisé dans mon mail de ce matin, je n’y donne que quelques exemples, parmi d’autres, et invite tout un chacun a venir partager les arbres méritant d’être redécouverts. Ce qui est en effet je pense le cas de l’amélanchier ! Donc merci Pascal !
Pour ce qui concerne des recettes, il suffit de saisir “recettes à base de coing” sur votre moteur de recherche favori (ce que je viens de faire pour voir… ça ne manque pas !). Et j’invite là aussi mes lecteurs et lectrices à un peu plus de partage…
Michel nous dit plus bas avoir réussi, après plusieurs tentatives, à reproduire un cognassier ancien par bouturage… ça peut donc se tenter.
Bonne journée,
Gilles
Merci pour la réponse .
Bonjour Pascal, pourquoi bouturer alors qu’une greffe a plus de réussite et surtout vous fera gagner une voire deux années. Vous pouvez déguster le coing en tranches fines rôties à la poêle, déposées sur une tranche de pain avec dessus quelques brisures de roquefort, le tout passé quelques minutes sous le gril…Miam !
Bonjour Gilles et à tous ! Merci Gilles pour tes articles du samedi, qui nous apprennent encore et encore…Je les lis tous sans forcément les commenter. Pour les croqueurs de pomme, je conseille “Patte de Loup” ancienne variété résistante, une très bonne pomme, de garde, un peu de carpocapse quand même dans ma région.
Merci Marianne !
Bonjour à tous, Je peux vous faire partager mon expérience sur le cognassier. Dans ma famille nous avons un cognassier très, très anciens , (depuis plusieurs générations) . Bien sur nous ne connaissons pas le nom de la variété. Il nous founi d’excellents fruits appréciés en gelée. Il est désormais mal placé, pris entre des habitations. Desireux de profiter de ce fruit, depuis plusieurs années, nous avons planté de nouveaux cognassiers, mais aucun ne donnent des fruits aussi bons que notre ancien. Tous les producteurs locaux proposent la variété Champion; ce sont de beaux fruits, mais le goût n’égale pas celui de notre ancien arbre.
Après plusieurs tentatives, j’ai réussi une bouture, après l’avoir élevée 2 ans en pot , je l’ai plantée l’automne 2024. Mon petit arbre à bien repris, peut-être aurais-je des fruits l’année prochaine ?
Bonjour Michel,
Merci beaucoup pour ce partage très intéressant ! Oui, rien ne vaut les variétés anciennes pour le goût…
Vous parlez donc d’un jeune arbre de 3 ans en tout (dont 2 ans en pot)… Il serait en fait préférable qu’il ne produise pas dès l’an prochain, seulement 2 ans après la plantation. D’une part, ce serait alors le signe d’une certaine souffrance (l’arbre fleurit, fructifie et produit donc des graines dans le but de se reproduire…). Et d’autre part, cela l’affaiblirait (insuffisamment bien enraciné, il aurait tout simplement du mal à alimenter cette fructification). Bon, si il y a un ou deux fruits, ça va… mais si il y en a plus, mieux vaut les supprimer et attendre au moins 4 ou 5 ans d’enracinement pour permettre une vraie fructification.
Cordialement,
Gilles
Bonjour,
Tout d’abord merci pour vos conseils.
J’ai planté il y a une dizaine d’années des cognassiers issus de boutures réalisées à partir de d’arbres de ma région (Lot). Tous les ans magnifiques floraison et souvent profusion de fruits. Malheureusement j’en perds énormément à cause de la moniliose. Ne souhaitant pas utiliser de produits chimiques que puis-je faire?
Merci de votre aide
Bonjour Marie-Odile,
Merci pour ce partage.
La moniliose est une question complexe, notamment en verger familial (où on ne dispose en général pas du matériel nécessaire pour traiter efficacement toute la ramure d’un arbre…), ne pouvant être sérieusement traitée en commentaire.
Je prépare un article sur le sujet.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Marie-Odile, vous pouvez vous inspirer de la méthode d’Éric Petiot, qui perfuse ses arbres avec une préparation aux huiles essentielles. Vous trouverez des ouvrages et des vidéos sur ces traitements. Un badigeon à base d’argile, de soufre, de bouillie bordelaise, de teinture mère de propolis et H.E d’origan ou sarriette des montagnes et autres, préparation qui aidera bien vos arbres.
Bonjour,
Merci pour les conseils. En Indre-et-Loire (Touraine), la pépinière Doussin, à côté de Larçay, est connue. J’y avais acheté un cerisier qui a très bien repris et nous a donné quelques fruits dès la deuxième année. J’avais été bien conseillée. Une amie achète à la pépinière comestible, dans le Nord du département, spécialisée en bio mais avec moins de choix (et sans doute pas de fruitiers oubliés).
Je n’ai hélas plus de place pour d’autres arbres fruitiers, j’habite dans un lotissement d’une ville de la métropole de Tours donc jardin pas très grand et déjà quatre arbres fruitiers quand j’ai emménagé, cinq maintenant… Mais j’ai bien planté quand même, des arbustes tout le long des clôtures. Je rêve d’avoir un verger !
Bonnes plantations !
J’ai fait un lapsus, c’est à côté de Langeais, à St mars la pile.
Merci pour le partage Christine !
Bonjour, merci pour le travail que vous fournissez, il est pour moi un des tuteurs de mon activité au jardin.
Je suis en pleine création d’un verger varié et multi-étagé, j’ai commencé il y a 2 ans, et je plante les variétés communes mais également des agrumes (test), et des fruits oubliés. Comme on m’a donné qq coings cette année, j’ai pu goûter et choisir quelle variété m’intéresse, et je vais tester la bouture de fin d’hiver, au moment du débourrement des bourgeons. Je resterai fidèle au pied mère et adaptés à mon territoire. Le deuxième que je vais planter sera un sorbier burka très Rustique que je vais prendre en ligne sur [nom du site supprimé… évitons la pub pour des sites de ventes en ligne dont je ne peux vérifier le sérieux et la fiabilité]. j’ai déjà commandé chez eux et je suis très satisfait de leurs produits. Chacun de mes arbres reçoit au pied 2 plants de consoude, et je mets sur le rang des arbustes comme le cassis, groseille, casseille, goji, thym, romarin… que je bouture.
Votre livre est vraiment adapté à mes besoins, j’y trouve toutes les informations de manière claire et logique. Encore merci pour votre travail.
Penser vous qu’il soit nécessaire de planter plusieurs spécimens pour améliorer la pollinisation de ces arbres ?
Bonjour David,
Merci pour ce commentaire.
Vous noterez que j’ai supprimé la référence au site sur lequel vous allez commander vos plants, ne connaissant pas et ne souhaitant pas associer mon blog à de la publicité pour des fournisseurs dont j’ignore tout. Et surtout, il est toujours préférable de s’approvisionner auprès de pépiniéristes locaux, pour plusieurs raisons :
– écologiques : éviter les transport sur de longues distances ;
– choix de variétés adaptés à la région ;
– vie économique locale ;
– conseils directs possibles (avec un pépiniériste local, vous auriez pu poser directement la question de la pollinisation).
Pour ce qui concerne justement la pollinisation, je ne peux vous répondre, certaines espèces, ou variétés d’une même espèce, ont forcément besoin de congénères, d’autres non. Mais dans le doute, il demeure préférable de planter plusieurs spécimens.
Bonne journée,
Gilles
Bonjour David, même pour des variétés dites “autofertiles” il est fortement recommandé de planter au moins un autre spécimen pour augmenter la production de fruits.