La patate douce a la réputation d’être une culture difficile sous nos latitudes. Plante tropicale par nature, elle réclame chaleur, humidité et soleil — des conditions que nos jardins français ne lui offrent pas toujours spontanément.
Et pourtant, avec les bonnes techniques et un peu d’anticipation, la culture de ce légume exotique est tout à fait accessible dans nos jardins. Je m’y suis mis il y a quelques années, en tâtonnant, et j’obtiens aujourd’hui de belles récoltes chaque automne — y compris dans ma région, loin du climat méditerranéen.
Dans cet article, je vous guide à travers toutes les étapes : comment faire germer vos tubercules, bouturer vos plants, les planter au bon moment et dans les bonnes conditions, entretenir la culture tout l’été, puis récolter et conserver vos patates douces.
Que vous partiez de zéro ou que vous ayez déjà tenté l’expérience sans succès, vous trouverez ici des réponses concrètes et des méthodes testées.
Conditions de culture de la patate douce
La patate douce est une plante d’origine tropicale ou subtropicale. Dans ces régions du monde, c’est une vivace ; en Europe, elle sera cultivée comme une annuelle.
Deux paramètres sont essentiels à son bon développement : la chaleur et l’humidité. Et ce, dès la mise en place de la culture.
Température : sol et air
La patate douce est exigeante sur les températures, aussi bien celles de l’air que celles du sol :
- Température du sol : 15 °C minimum
- Température extérieure : 20 °C minimum
En dessous de ces seuils, la plante végète ou dépérit. Il est donc inutile de se précipiter à la plantation.
Quand planter la patate douce selon votre région ?
La période de plantation varie sensiblement selon le climat de votre région. Voici un repère pratique :
| Région / situation | Période de plantation |
|---|---|
| Sous abri (serre), régions douces | Dès mars (attention aux gelées) |
| Climat méditerranéen, pleine terre | Avril |
| Majorité des régions françaises | Mai, voire fin mai |
| Régions froides, zone montagneuse | Sous serre uniquement |
Exposition et type de sol
Une situation bien ensoleillée est indispensable : la patate douce ne pardonne pas l’ombre.
Côté sol, elle apprécie les terres riches, meubles et bien drainées. Sa culture peut s’avérer délicate en sol argileux. Dans ce cas, un apport préalable d’engrais verts — qui améliore la structure du sol — sera une bonne préparation.
Pourquoi faire vos propres plants de patates douces ?

J’ai fait ma première plantation de patates douces en 2018. Jusqu’alors, j’achetais mes plants en jardinerie : après un petit apport de compost, il n’y avait qu’à planter.
Mais le plant acheté n’est pas donné. Et la facture devient vite conséquente si, comme moi, vous souhaitez cultiver un certain nombre de pieds et obtenir une vraie récolte.
Produire ses propres plants est donc bien plus rentable — et franchement plus satisfaisant. C’est ce que j’entreprends désormais, et je vous explique comment faire.
Précisons d’emblée que c’est un processus qui demande de l’anticipation : comptez environ 2 mois entre le début de la germination et la plantation en pleine terre.
Quelles variétés de patate douce choisir ?Toutes les variétés ne se valent pas selon votre région. Voici les principales que l’on trouve en France, avec leurs caractéristiques et leur adaptation climatique.
- Beauregard – La plus répandue en jardinerie. Peau cuivrée rosée, chair orange vif, goût sucré. Bonne résistance aux maladies cryptogamiques. Convient à la majorité des régions françaises. C’est aussi la variété la plus adaptée à la culture en pot.
- Georgia Jet – La plus précoce. Peau rose foncé, chair orange. Sa tolérance au froid en fait la variété de référence pour le nord de la France, la Normandie ou la Bretagne. À privilégier si votre saison est courte.
- Covington – Une amélioration de Beauregard. Tubercules plus réguliers, chair orange brillante, meilleure conservation. Résistante aux nématodes. Bon choix pour les régions à sol difficile.
- Orléans – Variété sélectionnée en France (Voltz). Gros tubercules à peau cuivrée et chair orange sucrée. Très bon rendement. Bien adaptée au centre et au sud de la France.
- Murasaki – Peau violet foncé, chair blanche à jaune pâle, texture feuilletée, saveur de noisette peu sucrée. Originale et décorative. Résistante aux nématodes. Convient aux régions tempérées.
- Bonita – Chair blanche, peau beige rosée, texture sèche et farineuse. Moins sucrée que les variétés orange. Une alternative intéressante pour diversifier les saveurs.
Mon conseil si vous débutez : misez sur Beauregard ou Georgia Jet. Ces deux variétés sont fiables, disponibles dans la plupart des jardineries et tolérantes aux aléas de notre climat. Et achetez de préférence des tubercules biologiques d’origine française : les tubercules importés sont fréquemment traités aux anti-germinatifs, ce qui peut sérieusement freiner la germination.
Comment faire germer et bouturer la patate douce ?
Étape 1 : faire germer les patates douces
Conditions de germination
Dès le stade de la germination, des conditions proches du tropical sont requises :
- Une chaleur suffisante : 20 à 25 °C
- Une humidité permanente
- Une luminosité conséquente
Dans la plupart des régions, la germination démarrera en mars, pour une plantation en pleine terre en mai. Dans les régions les plus chaudes (climat méditerranéen) ou pour une culture sous serre chauffée, il est possible de commencer dès janvier.
3 méthodes pour faire germer les patates douces
J’ai testé personnellement ces 3 méthodes. Voici comment procéder pour chacune d’elles.
Méthode 1 : faire germer la patate douce dans l’eau

Placez la base du tubercule dans un récipient rempli au quart d’eau. Inutile de le transpercer avec un cure-dent pour le surélever : il semblerait que la patate produise davantage de radicelles en étant simplement déposée au fond du récipient.
Installez le récipient dans une pièce chauffée et lumineuse — la serre peut être trop froide à cette période si elle n’est pas chauffée.
Changez l’eau tous les 2 ou 3 jours pour éviter les moisissures. Puis patientez quelques semaines.
Méthode 2 : faire germer la patate douce dans du terreau
Placez le tubercule à plat, dans le sens de la longueur, dans un pot rempli à moitié de terreau. Recouvrez-le de terreau et maintenez une humidité permanente.
Pour cette méthode, la serre offre de bonnes conditions (humidité, luminosité, chaleur diurne). Pour conserver la chaleur la nuit, couvrez le pot d’un voile d’hivernage (gain de 4 à 5 °C). En cas de gelées annoncées, rentrez le pot.


Méthode 3 : faire germer des tronçons de patates douces sur du terreau
Coupez le tubercule en deux dans le sens de la longueur puis éposez chaque moitié côté chair face au terreau humidifié. Vaporisez de l’eau chaque jour sur le terreau et sur les tubercules.
Même logique que pour la méthode 2 concernant l’emplacement (serre) et la protection nocturne.
Quelle que soit la méthode choisie, les premiers rameaux n’apparaîtront pas du jour au lendemain :comptez quelques semaines de patience.
Chaque tubercule devrait produire entre 5 et 15 rameaux à bouturer, voire davantage si les tiges sont longues, car on peut alors réaliser plusieurs boutures par rameau.


Étape 2 : bouturer les rameaux de patates douces

Lorsque les rameaux atteignent une dizaine de centimètres, il est temps de les bouturer. Prélevez-les à la base, au niveau du tubercule, puis préparez chaque bouture ainsi :
- Coupez à la base de la pousse, au ras du tubercule
- Supprimez la partie terminale
- Retirez les feuilles du bas et ne conservez qu’une feuille développée en haut
Si la pousse est déjà plus longue, tronçonnez-la en plusieurs bouts de tige d’une dizaine de cm et préparez chaque tronçon comme indiqué ci-dessus.
Bouturage dans l’eau (méthode 1)
Cette méthode favorise l’enracinement mais comporte deux étapes.
- Placez la base des tiges dans quelques centimètres d’eau, dans un endroit chaud et lumineux
- Surveillez le niveau d’eau et complétez si nécessaire
- Au bout d’une dizaine de jours, lorsque de petites racines sont formées, repiquez en godet (4 x 4 cm) avec du terreau de rempotage
- Tassez légèrement, arrosez, puis placez les godets sur un plateau avec un fond d’eau (arrosage par capillarité)
- Maintenez dans un endroit chaud et lumineux ; rentrez les plants la nuit en cas de gel
Bouturage directement dans le terreau (méthode 2)

Plus rapide (une étape en moins), mais avec un taux de reprise légèrement inférieur.
- Remplissez des godets (4 x 4 cm) de terreau de rempotage
- Enfoncez la bouture profondément, jusqu’à la feuille conservée
- Tassez le terreau autour de la tige
- Placez les godets sur un plateau avec un fond d’eau (capillarité)
- Vaporisez de l’eau sur le feuillage
- Entreposez en serre ou en mini-serre intérieure (chaud + lumineux)
- Maintenez le terreau humide
Au bout d’une semaine environ, des racines se forment à la base du pétiole, puis une nouvelle tige apparaît. Sortez alors les plants du plateau : un excès d’eau leur serait nuisible à ce stade.
Étape 3 : acclimater vos plants de patates douces
Lorsque les températures extérieures atteignent 18 °C minimum, commencez l’acclimatation progressive :
- Sortez les plants quelques heures l’après-midi par beau temps
- Augmentez progressivement la durée d’exposition
- Laissez-les dehors toute la journée, puis 24 h/24 dès qu’il n’y a plus de risque de gelée
Une alternative plus simple : plantation directe de tronçons sous tunnel
Tout ce processus est certes un peu complexe. Plutôt partisan des choses simples, incité en cela par quelques lecteurs du blog, j’ai également testé une alternative : planter directement quelques morceaux de tubercules en pleine terre, sur une planche recouverte d’un paillis de feuilles de noyer, avec un tunnel nantais à bâche transparente par-dessus. Malheureusement, ça n’a pas fonctionné chez moi… mais rien ne vous empêche de faire vous-aussi un petit essai et de revenir le partager (en commentaire sous cet article).
Planter la patate douce
Que vous partiez de vos propres boutures ou de plants achetés en pépinière, la période de plantation dépend de votre région (voir le tableau plus haut). L’essentiel : le sol doit être suffisamment réchauffé et tout risque de gelée écarté.
Préparer le sol avant la plantation
Le sol devra être ameubli en profondeur (travail à la Grelinette ou sol vivant couvert en permanence) et suffisamment réchauffé (15 °C minimum).
Pour accélérer le réchauffement du sol, certains conseillent la pose d’un plastique transparent. Je lui préfère un apport copieux de compost bien mûr laissé en surface : sa couleur sombre absorbe la chaleur du soleil tout en nourrissant le sol. Comptez plus de 30 kg (environ une brouette) pour 10 m² de culture.
Distance et espacement de plantation
C’est souvent la question qui revient le plus : à quelle distance planter les patates douces ? Voici les espacements à respecter :
| Situation | Distance sur la ligne | Distance entre les lignes |
|---|---|---|
| Culture classique en pleine terre | 50 à 60 cm | 1 m environ |
| Culture sur treille ou grillage (feuillage grimpant) | 30 cm | — |
J’ai lu des préconisations à 30 cm sur la ligne en culture classique. C’est suffisant pour la production, mais le feuillage de la patate douce est particulièrement exubérant : un espacement plus important me semble préférable pour limiter les risques de maladies cryptogamiques.
Astuce : faire grimper la patate douce sur une treille
Si vous manquez de place au jardin, faites grimper le feuillage sur une treille ou un grillage. Un espacement de 30 cm sur la ligne sera alors tout à fait adapté, et vous optimiserez votre surface de culture.
Comment planter la patate douce ?
Sachant que le sol se réchauffe plus vite en surface qu’en profondeur, enterrez très peu les plants : placez le haut de vos mottes au niveau du sol, pas en dessous.
Arrosez abondamment au pied juste après la plantation.
Entretien de la culture de patates douces
Binage et désherbage
Dans les premières semaines après la plantation, binez ou sarclez une ou deux fois pour éliminer les adventices qui se développeraient, et pour casser une éventuelle croûte de surface qui limiterait les échanges air-sol.
Paillage
Quelques semaines après la plantation — lorsque la plante s’est bien implantée et que le sol est bien réchauffé — procédez au paillage. Pourquoi attendre ? Pour éviter tout risque de faim d’azote et permettre au sol de continuer à se réchauffer librement.
Ce paillage jouera ensuite un rôle essentiel : il maintient l’humidité du sol, limite le développement des adventices et régule la température au niveau des racines.
Arrosage
La patate douce est gourmande en eau. Arrosez régulièrement et copieusement au pied :
- En terre légère : tous les 4 à 5 jours
- En terre plus lourde : tous les 7 à 10 jours
En période de forte chaleur et sans pluie, un arrosage par aspersion de temps à autre sera bénéfique : cela recréé les conditions d’humidité tropicale dont raffole la patate douce.
Faut-il tailler la patate douce ?
La question revient souvent : faut-il tailler ou pincer le feuillage de la patate douce ?
Le feuillage de la patate douce est particulièrement exubérant et peut rapidement coloniser l’espace autour de lui. Une taille légère est possible pour limiter l’envahissement — notamment si vous cultivez plusieurs rangs ou si la végétation empiète sur d’autres cultures.
En revanche, évitez de tailler trop sévèrement : le feuillage est le moteur de la photosynthèse, et donc de la production de tubercules. Une taille excessive pénaliserait directement votre récolte.
À noter : les feuilles de patate douce sont comestibles et peuvent se cuisiner comme des épinards. Ne les jetez pas !
Faut-il butter les patates douces ?
Le buttage n’est pas indispensable pour la patate douce, contrairement à la pomme de terre classique. Les tubercules se forment naturellement à la base des tiges, sans avoir besoin d’être buttés.
Toutefois, si votre sol est très léger ou si vous souhaitez favoriser la formation de nouveaux tubercules sur les tiges enterrées, un léger buttage en cours de végétation peut être envisagé.
Patate douce et permaculture
La patate douce s’intègre particulièrement bien dans une approche de jardinage en permaculture. Son feuillage dense et couvrant joue un rôle de plante couvre-sol très efficace : il étouffe naturellement les adventices et maintient l’humidité du sol — deux fonctions précieuses au potager.
Elle s’associe bien avec des plantes hautes qui lui offriront une légère ombre en plein été (maïs, tournesol), tout en laissant ses tubercules se développer librement en profondeur.
Récolte et conservation des patates douces
Quand récolter les patates douces ?

La récolte a lieu à l’automne, avant les premières gelées. La durée de culture de la patate douce est d’environ 4 à 5 mois après la plantation — ce qui, pour une mise en terre en mai, conduit à une récolte en septembre-octobre selon les régions.
Ne tardez pas trop : le gel abîme irrémédiablement les tubercules, même dans le sol.
Comment récolter les patates douces ?
Les tubercules restent groupés à la base du plant. Pour les extraire sans les blesser :
- Utilisez une Grelinette de préférence à une fourche bêche
- Placez les dents de l’outil à une vingtaine de centimètres en retrait de la base du plant pour éviter de trancher les tubercules
- Levez l’ensemble délicatement
Combien de patates douces par pied ?
Le rendement varie selon la variété, le sol, le climat et les conditions de culture. En règle générale, comptez entre 500 g et 2 kg de tubercules par pied dans de bonnes conditions. Certains pieds bien développés peuvent dépasser ce seuil — tout dépend de la richesse du sol et de la durée de végétation.
Conservation des patates douces
Une fois récoltées, les patates douces se conservent quelques semaines dans un endroit sec et frais, autour de 12 °C. J’en ai conservé correctement pendant environ 2 mois, mais au-delà, elles finissent par se ramollir.
Le durcissement (curing) : pour une conservation longue durée
Pour prolonger significativement la durée de conservation, il existe une technique issue des pays producteurs : le durcissement, ou curing en anglais.
Le principe : juste après la récolte, placez les tubercules dans un endroit chaud (27-30 °C) et humide (85-90 % d’humidité) pendant 4 à 7 jours. Cette étape cicatrise les blessures superficielles de la peau et forme une couche protectrice naturelle qui prolonge la conservation jusqu’à plusieurs mois.
En pratique chez nous, on peut approximer ces conditions dans une pièce chauffée en enveloppant les tubercules dans du papier journal humide, placés dans une caisse fermée.
Congélation
La patate douce se congèle très bien une fois cuite (en purée, en cubes vapeur ou rôtis au four). C’est la solution la plus simple pour conserver une grosse récolte sur le long terme.
Pour plus de détails sur ces modes de conservation longue durée, consultez cet article dédié.
Conclusion : lancez-vous dans la culture de la patate douce !
La patate douce n’est pas la culture la plus simple de nos potagers, mais elle est loin d’être inaccessible. Avec un peu d’anticipation — notamment pour la germination et le bouturage, qui demandent environ 2 mois —, de la chaleur et de la patience, vous obtiendrez de belles récoltes, même loin du climat méditerranéen.
Ce que je retiens de mes propres expériences : ne pas se précipiter à la plantation, soigner le sol en amont avec un bon apport de compost, et pailler dès que la plante est bien établie. Ces trois gestes font souvent toute la différence.
Si la patate douce vous a donné le goût des cultures originales et exotiques au potager, vous aimerez sans doute mon guide Cultivons l’exotisme ! : un livre pratique pour cultiver des fruits et légumes exotiques dans nos jardins français, avec des fiches détaillées pour chaque espèce.
Et comme toujours, vos questions et vos retours d’expérience sont les bienvenus dans les commentaires ci-dessous !
FAQ – Patate douce au jardin : cas pratiques et questions complémentaires
Peut-on cultiver la patate douce en pot ?
Oui, tout à fait. Choisissez un pot d’au moins 30 cm de diamètre et de profondeur, de préférence en bois ou en géotextile (qui favorise l’aération des racines). Placez-le dans l’endroit le plus ensoleillé de votre terrasse ou balcon, et arrosez régulièrement car le substrat se dessèche vite. La variété Beauregard est particulièrement adaptée à la culture en pot, pour son port moins envahissant. Attendez-vous à un rendement moindre qu’en pleine terre, mais tout à fait satisfaisant pour un usage domestique.
À quelle profondeur planter les plants de patates douces ?
Contrairement à la pomme de terre classique, la patate douce ne se plante pas profond. Enterrez très peu les plants : le haut de la motte doit affleurer le niveau du sol, voire rester légèrement au-dessus. Le sol se réchauffe plus vite en surface qu’en profondeur, et la patate douce a besoin de cette chaleur pour démarrer rapidement.
Comment accélérer la germination des patates douces ?
La chaleur est le principal levier. Placez vos tubercules dans la pièce la plus chaude de la maison (idéalement 22-25 °C), bien exposée à la lumière. Évitez une serre non chauffée en début de saison : les températures nocturnes y sont trop basses et ralentissent la germination. Certains jardiniers placent le récipient sur un câble chauffant ou à proximité d’un radiateur pour maintenir une chaleur constante, jour et nuit.
Faut-il réduire l’arrosage en fin de saison ?
Oui, et c’est une étape que l’on a tendance à négliger. À partir de début septembre, réduisez progressivement les apports d’eau. Ce léger stress hydrique contrôlé concentre les sucres dans les tubercules et améliore sensiblement la saveur à la récolte. Évitez en revanche de laisser le sol se dessécher complètement : l’objectif est de ralentir l’arrosage, pas de l’arrêter brutalement.
Quelles plantes associer à la patate douce au potager ?
La patate douce s’associe bien avec le maïs doux : ces deux plantes sont gourmandes en eau et en chaleur, et le maïs peut servir de tuteur naturel aux tiges grimpantes. Le tournesol joue un rôle similaire. À l’inverse, évitez de la planter à proximité d’autres plantes de la famille des Convolvulacées (comme le liseron…) et des courges rampantes qui entreraient en compétition pour l’espace au sol.
La patate douce craint-elle le gel après la plantation ?
Oui, et c’est l’un des risques les plus courants chez les jardiniers impatients. Un épisode de gel, même léger, peut détruire les jeunes plants en quelques heures. Ne plantez jamais avant que tout risque de gelée soit définitivement écarté dans votre région. En cas de retour du froid inattendu après la plantation, couvrez vos plants d’un voile de forçage en urgence. Les tubercules en terre sont également sensibles au gel à l’automne : récoltez avant les premières gelées.






Bonjour
Vous dites avoir fait un essai avec des feuilles de noyer en paillage. Ces dernières sont utilisées en herbicide naturel (juglone) et empêche la germination.
Bonne suite…
Cordialement
Gwen
Oui… le matériau utilisé n’était en effet pas logique pour cet essai…
Bonjour, ajouter quelques branches de saule, riches en hormones de bouturage facilitent le bouturage des plants.
Une 4e façon plus facile d’obtenir des boutures de patates douces
Je cultive des patates douces depuis plus d’une décennie au Québec (Canada) dans un climat qui ne nous donne qu’entre 3 et 3,5 mois sans gel. Après avoir fait germer des patates douces dans du terreau sablonneux durant 7 années, j’ai trouvé une méthode beaucoup plus facile, je vous l’explique.
Au début octobre lorsque je récolte nos 150 kilos de patates douces, j’en récolte 2 moyennes idéalement avec un bout de tige avec des feuilles, mais ceci n’est pas une nécessité. Je plante alors mes 2 patates douces dans un contenant de 15 à 20 litres. Ces 2 patates produisent rapidement des tiges que je fais grimper dans la maison sur un treillis d’un mètre de large par 2,30 mètres de haut; celui si est placé devant une fenêtre orienté sud-est. Je vous note que ces tiges qui forment un genre de rideau sont très décoratrices.
Je me retrouve avec une abondance de tiges que je coupe début avril en quelques 50 boutures d’environ 20 cm et que je mets dans l’eau. Fin avril ces boutures ont développées beaucoup de racines. Je plante alors chaque bouture dans un petit contenants.
En mai je les amène quelques fois dehors pour les habituer aux rayons du soleil. Fin mai ou début juin je les plante dans mon grand jardin.
bon jardinage
Martin
Super idée merci
depuis des années je procède comme Christian. De plus en plein été on cuisine les feuilles en gros comme les épinards. Concernant la récolte attention de ne pas la faire trop tardivement. l’an dernier de magnifiques tubercules dépassaient du sol mais à la récolte déception: des larves de hannetons avaient commencé à les bouffer à moitié par dessous.
je confirme pour la méthode de longue conservation.
Bonjour, je reviens sur le sujet après lecture des commentaires précédents (merci à vous!) et avec quelques questions:
Quand démarrez-vous la mise à développement des plants ? J’ai l’impression que pour vous, il est plus rapide que pour moi. Il est vrai que j’ai acheté les tubercules chez un primeur et que je ne sais s’ils ont subi des traitements.
Ne connaissant pas les provenance et date de récolte, je m’interroge également sur l’incidence de cette dernière, (par ex., une pomme de terre nouvelle ne développera pas de germe), ainsi que du durcissement après récolte sur le développement de germes et du chevelu.
Si vous avez des réponses…Merci!
Philippe
bonjour Gilles et la communauté du Jardinier Bio,
Ci-dessous, ma contribution au sujet.
Cette année, j’ai acheté 5 patates douces en vue de production de plants. J’ai démarré la mise en germination début février en optant pour la méthode 1 (patates placées ‘debout’ dans des pots à confiture remplis d’eau).
Le développement racinaire et la production de germes sont inégaux d’une patate à l’autre:
A. 2 ont développé un abondant système racinaire en 30 à 40 jours avec au total avec 5 pousses que j’ai détaillées en 15 boutures mises à germer dans de l’eau avec hormones de croissance. Il leur a fallu une dizaine de jours pour produire des racines démarrant à la base du pétiole. Sur ces 2 patates, il y a désormais 14 pousses en tout. Une partie est déjà repiquée dans du terreau et des tiges ont déjà été coupées 2 fois.
B. variante du A: j’ai coupé des tiges en tronçons 2 à 4 feuilles placés à plat dans un bac et enterrés à mi-pétiole, feuille bien redressée. Les feuilles sont restées bien vertes et des pousses commencent à se développer à la commissure tige/pétioles.
Pour les 3 autres, 1 est plus lente et 2 n’avaient pas produit de germe et avaient un système racinaire quasi inexistant.
C.Il y a un mois, j’ai coupé en deux ces 2 dernières et utilisé la méthode 3 en gardant dans l’eau celle au développement plus lent comme témoin de comparaison. Celles coupées ont actuellement 15 pousses en tout. Pour un bon contact avec le terreau, j’ai rajouté 2 cm de terreau en enveloppant bien la base de la demi-patate.
Remarques:
-la production de plants nécessite pas mal de temps et beaucoup de chaleur ( placés sur un plancher chauffant géothermique, sol à environ 22/23° et sous voile de protection sans contact avec les patates). Donc, à commencer très tôt. L’an prochain, je démarrerai en janvier.
-il y a eu 2 attaques de pucerons en début de germination.
-les tronçons de tiges bien colorées -ici, violets- et d’une épaisseur d’au moins 3 mm développent rapidement leur racines, et ce, sur toute la partie immergée, contrairement à celles encore vertes.
En conclusion, avec 5 patates douces, je pense produire 70 à 80 plants que je partagerai, comme à l’habitude, avec des voisins jardiniers.
Voilà pour ma contribution.
A voir plus tard les résultats.
Amicalement,
Philippe
Moi, je cultive des patates douces depuis qq années et ma technique est ultra simple: Je prends une patate douce de taille moyenne), la coupe en tronçons (5-6 selon la taille ), depose ces tronçons demi enterrés dans du terreau dans des petits pots pour semis (biodegradable ou plastique, comme on veux!), arrose regulierement pour avoir une terre humide. Le tt est recouvert d’une cloche pour maintenir une ambiance humide et quand les feuilles apparaissent (plants de 10-30cm) il est temps de les mettre en terre mi-avril environ). En general, tous les plants ont germé et je commence même à voir des patates douces jaune orangées melangées aux racines blanches
J’adore les patates douces et j’en cultive depuis des années. Je préfère placer le tubercule dans de l’eau comme la méthode N°1, résultats garantis 100% pour obtenir un beau chevelu. Je place juste 3 cms dans l’eau avec des brochettes en bois plantées dans la base du tubercule pour le faire tenir en suspention sur le récipient. Quand j’obtiens les pousses, je les laisse monter sur des ficelles à la verticale et elles montent à plus d’un mètre de haut. Je les coupe comme vous, et je les mets dans de l’eau encore une fois pour avoir de belles racines. Repiquage fin avril dans du terreau, dans des pots de fromage blanc 1kg pour qu’elle se développe bien. Fin mai, mise en place au jardin, sol riche bien meuble, sans cailloux car le tubercule fait comme la carotte, le moindre obstacle est contourné et le tubercule est tordu. Bien surveiller l’arrosage et ne pas hésiter à bûter le pied avec de la matière organique. Récolte fin octobre – début novembre. Les tubercules ne doivent pas être nettoyés, ni frottés de leur terre à la récolte et vous pourrez les conserver des mois. Ma dernière récolte a été récoltée en octobre et je l’ai encore parfaitement intacte de toute moisissure dans le garage non chauffé, placée sur des grilles pour que l’air circule bien. J’en consomme 1 fois par semaine. Pour choisir la variété qui vous convient, achetez en magasins bio des tubercules, goûtez-les et gardez ceux que vous aimez le plus. C’est parti pour des années de récoltes. Bon jardinage!
j’ai fait germer des patates douce couper en deux mis dans du terreau ca na pas reussis
Bonjour
Je cultive les patates douces orange et violette depuis 5 ans
L’ideal est de trouver des tubercules soit dans un magasin bio soit dans un magasin exotique , avec des petits germes
Tres peu en ont mais il faut ouvrir l’oeil et chercher.
Ensuite il suffit de planter legerement le tubercule dans un melange terreau et terre de bien arroser et de le mettre a la chaleur et lumiere..
Les germes se developpent et lorsque les tiges atteignent 10 cm on les coupe et mise a l’eau dans un verre.
A recolte mettre a part les tubercules qui presentent des minis germes pour des futures boutures l’annee suivante
Henri