Le basilic fait partie de ces plantes aromatiques que l’on aimerait toujours avoir sous la main : quelques feuilles sur une tomate bien mûre, dans une salade, un pesto maison ou une assiette de légumes d’été… et le repas prend tout de suite une autre tournure.
Bonne plante de chaleur, le basilic se cultive facilement au potager, en pot sur une terrasse, ou même sur un balcon bien exposé. Il demande simplement quelques attentions : de la lumière, un sol vivant mais drainé, des arrosages réguliers, et des récoltes bien menées pour rester touffu.
Voyons comment semer, planter, entretenir, récolter et utiliser le basilic, sans le transformer en petite tige triste montée en fleurs au bout de quinze jours. Car oui, le basilic est généreux… à condition de ne pas le laisser faire tout ce qu’il veut.
Présentation du basilic
Botanique
Le basilic commun, ou Ocimum basilicum, est une plante herbacée aromatique de la famille des Lamiacées, comme la menthe, la sauge, le thym, la mélisse ou encore l’origan.
Originaire d’Asie tropicale, il est aujourd’hui cultivé dans de nombreuses régions du monde pour ses feuilles très parfumées. Sous nos climats, il se comporte comme une plante annuelle : il pousse pendant la belle saison, puis disparaît avec le froid.
Selon les variétés, les plants mesurent généralement de 30 à 60 cm de hauteur. Les feuilles peuvent être vertes, pourpres, larges, fines, gaufrées, citronnées, anisées ou légèrement épicées. Les fleurs, blanches à rosées ou pourpres, apparaissent en épis terminaux.
Quelques variétés de basilic à connaître
Il n’existe pas qu’un seul basilic. Pour le jardinier, c’est plutôt une bonne nouvelle : on peut choisir la variété selon l’usage recherché, la place disponible et ses goûts en cuisine.
- Basilic Grand Vert : le classique du potager, productif, parfumé, très pratique pour les salades et les plats d’été.
- Basilic Genovese : très apprécié pour le pesto, avec de grandes feuilles tendres et un parfum bien marqué.
- Basilic fin vert : plus compact, intéressant en pot, en bordure ou sur balcon.
- Basilic pourpre : décoratif, aromatique, superbe dans une salade ou près des tomates.
- Basilic citron : parfum frais, agréable avec les poissons, les salades, les desserts aux fruits ou les infusions légères.
- Basilic thaï : notes anisées et épicées, très adapté aux plats asiatiques et aux currys.
Un basilic, des usagesPour un premier essai, choisissez une variété simple et vigoureuse, comme Grand Vert ou Genovese. Vous pourrez ensuite vous amuser avec les basilics citron, pourpre ou thaï.
- Pour le pesto : privilégiez les variétés à grandes feuilles.
- Pour la culture en pot : les formes compactes sont plus faciles à garder belles.
Vertus et précautions d’usage
Le basilic est utilisé depuis longtemps dans différentes traditions culinaires et médicinales, notamment en Asie. Ses feuilles contiennent des composés aromatiques qui expliquent son parfum, son intérêt digestif traditionnel et son usage dans certaines préparations à base de plantes.
Dans un cadre familial, on l’utilise surtout comme aromate frais, éventuellement en infusion légère après le repas. Restons prudents : le basilic n’est pas un traitement médical. Il ne remplace ni un avis médical, ni un traitement prescrit, notamment en cas de diabète, de maladie chronique, de grossesse ou de prise de médicaments.
Cette prudence n’enlève rien à son intérêt au jardin. Cultivé sans pesticides, récolté frais et utilisé rapidement, le basilic apporte du parfum, de la diversité et un vrai plaisir dans l’assiette.
Où installer le basilic au jardin ?
Exposition du basilic : soleil, chaleur et abri
Le basilic aime la chaleur. Installez-le dans un endroit lumineux, ensoleillé, et si possible abrité des vents froids. En début et en fin de saison, il apprécie les situations protégées : près d’un mur, sous abri léger, en pot contre une façade claire, ou dans une serre bien ventilée.
Faut-il le placer en plein soleil ? Oui, dans la plupart des cas. Mais en période de canicule, surtout en pot, un léger ombrage aux heures les plus brûlantes peut lui éviter un stress inutile. Un basilic grillé derrière une baie vitrée en plein été n’a rien d’une plante méditerranéenne heureuse : c’est juste une plante cuite.
Sol idéal pour le basilic
Le basilic apprécie une terre fertile, souple, fraîche mais jamais détrempée. Un apport de compost mûr avant la plantation lui convient très bien.
En terre lourde, le risque principal vient de l’excès d’eau au niveau des racines. Dans ce cas, ameublissez la terre, ajoutez du compost bien mûr, et évitez les arrosages trop copieux. Sa culture peut aussi se montrer plus délicate en sol fortement calcaire, surtout si la terre sèche vite.
Basilic au potager : les bonnes associations
J’aime planter du basilic en association avec des plants de tomates. Pas collé au pied, ni perdu sous le feuillage, mais à proximité : il profite alors d’une ambiance chaude, d’un sol suivi en arrosage, et parfois d’une ombre légère aux heures les plus brûlantes.
C’est aussi très pratique à la récolte : quelques tomates mûres, quelques feuilles de basilic, un filet d’huile d’olive… et le jardin vient presque de préparer le repas.
Vous pouvez également l’installer près des poivrons, aubergines, courgettes ou salades d’été, à condition qu’il garde assez de lumière et d’air. Le basilic aime la chaleur, mais il n’apprécie pas d’être étouffé par des plantes trop vigoureuses.
Basilic et tomates : une association pratiqueL’association basilic-tomates est surtout intéressante pour l’usage au jardin et en cuisine. Elle fonctionne bien si chaque plante garde sa place.
- Installez le basilic à proximité des tomates, plutôt qu’au cœur d’un feuillage dense.
- Gardez 20 à 25 cm entre deux plants de basilic pour qu’ils puissent se ramifier.
Semer le basilic

Le basilic peut se semer en pépinière, en godet, en terrine, ou directement en pleine terre lorsque le sol est suffisamment réchauffé.
Le point clé, c’est la température.
Dans une terre froide, il lève mal, végète ou disparaît sans prévenir. Charmant, mais pas très coopératif.
| Méthode | Période conseillée | Conditions | Intérêt |
|---|---|---|---|
| Semis au chaud | Février à avril | Intérieur lumineux, serre chauffée ou rebord de fenêtre chaud | Obtenir des plants précoces |
| Semis en pépinière froide ou sous abri | Avril à juin | Sol ou terreau déjà réchauffé | Produire ses plants sans trop de matériel |
| Semis direct | Mai à juillet | Pleine terre chaude, hors risque de gel | Culture simple, sans repiquage |
| Semis tardif en pot | Août à septembre | Pot à rentrer ensuite au chaud | Prolonger les récoltes en automne |
Semis de basilic en pépinière
Les semis en pépinière donnent de bons résultats si vous pouvez offrir au basilic chaleur et lumière. En fin d’hiver, semez au chaud. Au printemps, une terrine placée sous abri peut suffire si les températures suivent.
Voici une méthode simple :
- Remplissez une terrine ou des godets avec un terreau de semis fin.
- Tassez légèrement, puis humidifiez avant de semer.
- Déposez les graines en surface, puis recouvrez d’environ 5 mm de terreau.
- Maintenez le substrat humide, sans le détremper.
- Placez le semis dans un endroit chaud et lumineux.
- La levée intervient généralement en 5 à 10 jours.
- Repiquez les jeunes plants lorsqu’ils portent plusieurs vraies feuilles.
Si les plants filent, c’est généralement qu’ils manquent de lumière ou qu’ils ont trop chaud par rapport à l’éclairage disponible. Dans ce cas, rapprochez-les d’une fenêtre très lumineuse, ou attendez quelques semaines avant de recommencer.
Semis direct du basilic
Le basilic peut aussi être semé directement au jardin, mais seulement dans une terre réchauffée. En France métropolitaine, mai reste généralement plus sûr que mars pour un semis dehors.
Procédez ainsi :
- Choisissez un emplacement ensoleillé et abrité.
- Ameublissez la terre avec une Grelinette ou une Campagnole.
- Retirez les herbes indésirables qui concurrenceraient les jeunes plants.
- Ajoutez un peu de compost mûr si la terre est pauvre.
- Semez en poquets de 2 ou 3 graines, à 5 mm de profondeur.
- Espacez les poquets de 20 à 25 cm.
- Arrosez en pluie fine, puis gardez la terre fraîche jusqu’à la levée.
- Éclaircissez pour ne garder qu’un plant par emplacement.
Attention aux semis trop précocesLe basilic n’aime ni le froid, ni les sols humides et glacés. Un semis trop tôt dehors donne rarement de beaux plants.
- Attendez une terre réchauffée pour semer en pleine terre.
- Pour gagner du temps, semez d’abord au chaud en godet ou en terrine.
Planter le basilic

Plantez le basilic en pleine terre lorsque les gelées ne sont plus à craindre et que les nuits se radoucissent. Selon les régions, cela correspond souvent à la période allant de mai à juin. En avril, réservez la plantation aux situations très abritées, aux climats doux, ou à une culture en pot que vous pouvez rentrer si besoin.
Espacez les plants de 20 à 25 cm. Cet écart suffit pour obtenir des plants bien ramifiés, sans créer une petite jungle aromatique où l’air circule mal.
Avant la plantation, ajoutez un peu de compost mûr à la terre ou au terreau. Arrosez le plant avant de le sortir de son godet, installez-le sans enterrer profondément la tige, puis tassez doucement autour de la motte. Un arrosage au pied termine la plantation.
Les plantations de fin d’été ou d’automne se font plutôt en pot. Vous pourrez ensuite rentrer le basilic dans une véranda, une serre hors gel, ou derrière une fenêtre très lumineuse pour prolonger les récoltes.
Cultiver le basilic en pot ou sur balcon
Le basilic réussit très bien en pot, à condition de ne pas le laisser dans un contenant minuscule. Les pots de basilic vendus en jardinerie ou en supermarché contiennent parfois de nombreux jeunes plants serrés les uns contre les autres. Ils donnent une belle impression le jour de l’achat, puis s’épuisent vite si on ne les rempote pas.
Pour une culture durable, choisissez un pot d’au moins 20 cm de diamètre, percé au fond. Remplissez-le avec un bon terreau, enrichi d’un peu de compost mûr. Placez le pot à la lumière, dehors dès que les températures sont douces, mais évitez les situations brûlantes contre un mur ou derrière une vitre en plein été.
En pot, le basilic a besoin d’arrosages plus fréquents qu’en pleine terre. Le substrat doit rester frais, sans eau stagnante dans la soucoupe. Touchez la surface du terreau : si elle sèche sur quelques centimètres, arrosez au pied.
À retenir pour le basilic en potLe basilic en pot demande surtout de la lumière, un volume de terre suffisant et un arrosage régulier. Un petit pot sec derrière une fenêtre brûlante, c’est rarement une grande histoire d’amour.
- Rempotez les plants trop serrés après l’achat.
- Arrosez au pied, sans laisser d’eau stagner dans la soucoupe.
Entretenir le basilic
Arrosage du basilic
Le basilic aime une terre fraîche, mais il redoute les excès d’eau. En pleine terre, un arrosage tous les 4 ou 5 jours peut suffire en sol paillé, selon la météo, la nature du sol et l’exposition. En période chaude, observez les feuilles : si elles pendent en fin de journée mais se redressent le soir ou le matin, la plante réagit à la chaleur. Si elles restent molles, elle manque probablement d’eau.
Arrosez de préférence au pied, sans tremper inutilement le feuillage. Un arrosoir au goulot, un tuyau réglé en douceur ou un goutte-à-goutte conviennent très bien.
Paillage et fraîcheur du sol
Le basilic apprécie un sol qui garde un peu d’humidité. Vous pouvez pailler lorsque le sol est déjà bien réchauffé, généralement pas avant mai dans la plupart des régions.
Un paillage trop précoce garde le froid dans le sol. Un paillage installé au bon moment limite les arrosages, protège la vie du sol et évite les à-coups d’humidité.
Limaces et jeunes plants
Une protection contre les limaces peut être utile, surtout juste après la plantation. Les jeunes feuilles tendres de basilic les attirent volontiers.
Surveillez les plants les premiers jours, en particulier si le temps est humide. Vous pouvez protéger les jeunes basilics avec une collerette, un pot sans fond, une surveillance du soir, ou simplement en les installant quand ils sont déjà assez solides.
Faut-il laisser fleurir le basilic ?
Si votre objectif est de récolter des feuilles tendres, mieux vaut couper les débuts de floraison. Quand le basilic monte en fleurs, il consacre une partie de son énergie à la reproduction. Les feuilles deviennent moins abondantes, parfois plus fermes, et la plante ralentit sa production.
Gardez tout de même quelques plants en fleurs si vous avez assez de basilic. Cette plante mellifère attire les insectes pollinisateurs, et ses épis floraux sont plutôt jolis au potager.
Pincer, bouturer et multiplier le basilic
Pincer le basilic pour obtenir un plant plus touffu
Le geste le plus utile pour obtenir un beau basilic consiste à pincer les extrémités des tiges, juste au-dessus d’une paire de feuilles. Deux nouvelles pousses se développent alors à l’aisselle des feuilles, et le plant se ramifie.
Commencez lorsque le plant est bien installé et mesure environ 15 cm. Répétez l’opération au fil des récoltes. Au lieu de prélever quelques feuilles isolées ici ou là, coupez de petites extrémités de tiges. Vous récoltez mieux, et la plante repart mieux.
Le bon geste de récoltePour garder un basilic productif, ne vous contentez pas de prendre une feuille par-ci par-là. Récoltez des extrémités de tiges au bon endroit.
- Coupez au-dessus d’une paire de feuilles.
- Supprimez les boutons floraux si vous voulez prolonger la production de feuilles.
Bouturer le basilic
Le basilic se bouture facilement. C’est très pratique pour multiplier une variété que vous aimez, remplacer un plant fatigué, ou prolonger la saison avec quelques plants en pot.
- Choisissez une tige saine, non fleurie.
- Coupez-la juste sous un nœud, sur 7 à 10 cm de longueur.
- Retirez les feuilles du bas.
- Placez la tige dans un verre d’eau, sans immerger les feuilles.
- Installez le verre dans un endroit lumineux, sans soleil direct brûlant.
- Changez l’eau tous les deux jours.
- Quand les racines mesurent 2 à 3 cm, repiquez la bouture en pot.
Après repiquage, gardez le terreau frais quelques jours, sans excès. Le jeune plant reprendra plus facilement à la lumière, mais sans stress de chaleur.
Récolter le basilic

Récoltez le basilic au fur et à mesure de vos besoins, dès que le plant est suffisamment développé. Le meilleur moment reste généralement le matin, après la rosée, lorsque les feuilles sont bien fraîches.
Pour récolter correctement, coupez une extrémité de tige au-dessus d’une paire de feuilles. Évitez de dépouiller toute la base du plant. Laissez toujours assez de feuillage pour que la plante continue à pousser.
Si un plant commence à fleurir trop tôt, coupez les tiges florales au-dessus d’une paire de feuilles. Il repartira généralement avec de nouvelles pousses latérales, surtout si l’arrosage et la fertilité suivent.
Utiliser le basilic en cuisine
Utiliser les feuilles fraîches
Le basilic donne le meilleur de lui-même frais, ajouté au dernier moment. La chaleur prolongée abîme son parfum. Pour les sauces, les poêlées ou les soupes, ajoutez-le en fin de cuisson, ou directement dans l’assiette.
Il accompagne très bien les tomates, les salades d’été, les courgettes, les aubergines, les pâtes, les pommes de terre nouvelles, les haricots verts, les fraises, les fromages frais et les huiles parfumées.
Pesto, sauces et recettes simples
Le pesto reste l’usage le plus connu : basilic frais, ail, pignons ou autres graines, fromage râpé, huile d’olive et une pincée de sel. Mais rien n’oblige à suivre une recette figée. Avec des noix, des graines de tournesol ou des amandes, vous obtenez aussi une sauce très agréable.
Quelques idées simples :
- Tomates mûres, basilic frais, huile d’olive et fleur de sel.
- Pommes de terre tièdes, basilic ciselé et vinaigrette douce.
- Courgettes grillées, ail, basilic et copeaux de fromage.
- Soupe froide de tomates, concombre, poivron et basilic.
- Fraises, basilic citron, jus de citron et un filet de miel.
Infusion de basilic
L’infusion de basilic se prépare avec quelques feuilles fraîches, simplement rincées puis déposées dans de l’eau chaude. Laissez infuser 5 à 10 minutes, couvrez la tasse, puis filtrez.
Elle peut se boire chaude ou froide, seule ou avec un peu de citron. Restez dans un usage raisonnable, comme pour toute plante aromatique, surtout en cas de situation médicale particulière.
Conserver le basilic
Le basilic frais se conserve mal une fois coupé. L’idéal reste de le récolter au dernier moment. Si vous devez le garder quelques jours, placez les tiges dans un verre d’eau à température ambiante, comme un petit bouquet, plutôt qu’au réfrigérateur où les feuilles noircissent facilement.
Pour une conservation plus longue, la congélation donne de meilleurs résultats que le séchage. Vous pouvez hacher les feuilles avec un peu d’huile d’olive, puis les congeler dans un bac à glaçons. Vous obtiendrez de petites portions faciles à ajouter dans une sauce, une soupe ou une poêlée.
Le séchage reste possible, mais le parfum devient plus discret. Pour une plante aussi aromatique, c’est un peu dommage, sauf si vous avez vraiment une belle abondance à valoriser.
Les erreurs fréquentes avec le basilic
Le basilic n’est pas compliqué, mais certaines erreurs reviennent régulièrement. Les connaître évite bien des déconvenues.
- Semer trop tôt dehors : dans un sol froid, la levée est mauvaise et les jeunes plants végètent.
- Laisser le pot d’origine : les plants achetés serrés s’épuisent vite sans rempotage.
- Trop arroser : une terre détrempée favorise les racines asphyxiées et les maladies.
- Ne jamais pincer : le plant pousse en hauteur, se dégarnit et fleurit plus vite.
- Récolter seulement feuille par feuille : la plante se ramifie moins bien.
- Le placer en plein stress : trop de vent froid, trop d’ombre ou une chaleur brûlante en pot le fatiguent vite.
En résumé : un basilic généreux se récolte avec méthode
Pour réussir le basilic, retenez quelques bases simples : chaleur, lumière, terre fertile, arrosage régulier, récoltes au bon endroit et protection contre le froid. En pleine terre comme en pot, il devient alors une plante très productive, agréable à cultiver et précieuse en cuisine.
Au potager, je le vois comme une aromatique de proximité : près des tomates, dans un coin bien exposé, ou en pot à portée de main. Plus vous le récoltez correctement, plus il se ramifie. Voilà une plante qui aime que l’on s’occupe d’elle… mais pas qu’on la bichonne à l’excès.
Pour aller plus loin avec les plantes aromatiques, vous pouvez aussi découvrir Cultivez des aromates, naturellement !, un guide pratique pour cultiver, récolter et utiliser vos aromates au jardin comme en cuisine.
Et vous, quelles variétés de basilic cultivez-vous ? Avez-vous une astuce pour le garder beau tout l’été, ou une recette toute simple que vous préparez avec vos récoltes ? Partagez votre expérience en commentaire.
FAQ pratique sur le basilic
Pourquoi mon basilic jaunit-il ?
Un basilic qui jaunit souffre généralement d’un excès d’eau, d’un manque de nourriture, d’un pot trop petit ou d’un manque de chaleur. Vérifiez d’abord le drainage, puis rempotez si les racines occupent tout le pot.
Pourquoi les feuilles de basilic noircissent-elles ?
Les feuilles noircissent après un coup de froid, un excès d’humidité, un stockage au réfrigérateur ou un stress brutal. Le basilic reste une plante de chaleur : sous 10 °C, il commence déjà à mal vivre la situation.
Peut-on garder un basilic tout l’hiver ?
On peut tenter de prolonger un basilic en pot derrière une fenêtre très lumineuse, dans une pièce douce. Mais la lumière manque en hiver et les plants fatiguent vite. Il vaut mieux le voir comme une culture de saison, puis refaire des semis au printemps.
Que faire d’un basilic acheté en supermarché ?
Rempotez-le rapidement dans un pot plus grand, car plusieurs jeunes plants sont généralement serrés ensemble. Vous pouvez aussi diviser délicatement la motte en deux ou trois touffes, puis les replanter séparément.
Le basilic repousse-t-il après une grosse coupe ?
Oui, s’il reste assez de feuilles et si la coupe se fait au-dessus de nœuds capables de repartir. Évitez de rabattre une tige nue trop bas : sans feuillage actif, le plant redémarre difficilement.
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Merci à toutes et tous pour vos commentaires et vos suggestions d’aromates.
N’hésitez surtout pas à y ajouter les vôtres !
Vous pouvez également cliquer sur le petit pouce vers le haut d’un commentaire sur lequel figure une proposition que vous aimeriez vous-aussi que je traite (ça me permettra ainsi de voir lesquelles sont les plus demandées).
Je ne répondrai pas individuellement à chacune des propositions… mais j’en prends bonne note et rédigerai progressivement des articles sur les plantes aromatiques souhaitées.
Bonne journée,
Gilles
Merci Gilles pour vos généreux conseils! je n’ai pas de jardin hélas. On dit que le basilic est facile, mais je n’ai jamais réussi à faire pousser durablement du basilic en jardinière. il devient noir ou alors simplement les feuilles se fanent, tombent et il périclite (j’ai essayé à partir de semis ou rempotage de plants du commerce, plusieurs emplacements, plus ou moins ensoleillés, avec ou sans autres plantes, abrités des courants d’air, différents arrosages, rien n’y fait, alors que l’aneth, par ex., est “facile”) Un tuyau?
Bonjour Gilles, j’aimerais cultiver de l’estragon, de l’aneth, du cumin, du fenouil, du cerfeuil. Merci pour vos articles si intéressants. Au plaisir de lire leurs modes de culture. Cdt
Avec un peu de retard, merci gilles pour votre article sur le basilic, très complet pour ma part je cultive le courant et le pourpre que je plante prés des tomates. pour ma part, un article sur le thym me serait très utile surtout les conditions de culture et les différentes variétés je crois avoir du thym citron et thym poivré mais j’en suis pas sur
bonne journée
Jean-luc
Bonjour et merci pour le basilic et d’avance pour les autres aromates,
je me permets d’ajouter le safran à la liste des suggestions, j’aimerai tenter quesques bulbes dans mon jardin ne serai ce que pour la fleur et pour le plaisir !
belles journées de jardin à tous !
Sylvie
Merci Gilles ! Il n’y a plus qu’à ! Une suite sur la verveine peut-être ? 😀
Bonjour et merci pour ces informations sur le basilic
Toutefois je dois vous informer que j’ai du mal à cultiver la coriandre contrairement au persil qui vraiment magnifique
Pouvez-vous nous expliquer comment réussir cette culture de coriandre
Merci
Paul
Merci beaucoup pour les conseils et les bonnes idées.
Je n’arrive pas à cultiver coriandre et persil que j’adore.
La ciboulette est facile à cultiver aussi et gouteuse. Je ne connais pas ses bienfaits par contre, elle doit aussi en avoir.
Bonjour, merci pour votre article, je n’arrive jamais à faire survivre un plant de basilic, donc je vais retenter avec vos conseils.
J’ai du mal aussi avec les semis ou plants de coriandre, et de cerfeuil, si vous avez des conseils, je suis preneuse.
Bonne soirée, et à vous lire…
Bonjour Gilles, tous les ans je dois acheter un nouveau pied d’estragon (français), il n’a pas l’air d’aimer le climat breton du sud ! Je me venge avec la culture du cerfeuil où je retrouve ce goût frais anisé, merci à vous pour cet article “parfumé”!
Bonjour à tous, j’ai trouvé du basilic thaï l’année dernière. Très bonne surprise, à découvrir.
Bonjour,
Merci pour cette article intéressant. Pour ma part, j’ai tj. Semé le basilic directement dans un pot. Les plantes sont très dense et de ce fait ne grandissent pas. Cette année Je veux essayer votre methode. Si non, j’ai du mal à bien reussir le coriandre et le persil.
Encore merci.
J’ai découvert il y a quelques années l’agastache, qui est vraiment agréable dans les tisanes et qui repart d’une année à l’autre et se sème bien (modérément, donc pas envahissante). J’ai également découvert la sarriette, plante annuelle qui se re-seme très bien également, et que je préfère au thym au potager et en cuisine.
Je me demande si la présence de basilic et de sarriette proche de mes tomates ne ralentit pas l’apparition du mildiou… mais difficile de le valider car beaucoup de paramètres sont en jeu et je manque d’expérience. En attendant, les herbes aromatiques ont probablement un effet bénéfique au potager, en tant que plantes mellifères et fortement odorantes. Bon jardinage à tous
Bonjour,
Comme toujours, article très intéressant et instructif.
En ce qui me concerne, j’ai un gros problème avec le thym que je n’arrive plus à garder au jardin alors qu’autrefois j’avais des pieds qui poussaient partout dans le jardin.
Merci encore pour ce partage et très bonne journée.
Parfait, merci. Serait il possible de faire de même pour la culture de l’origan et la marjolaine que je n’arrive toujours pas à réussir. Merci.
Bonjour, j’ai acheté un petit pied d’origan il y a 3 ans. Je l’ai planté mi-ombre, je lui mets de l’engrais spécial aromatique en début de saison (avril) et l’hiver je le protège avec un voile d’hivernage. Binages et sarclages réguliers. Il est magnifique, environ 60 cm de diamètre, et me fournit tous mes besoins pour l’année, je prélève des morceaux de branches tous les mois, je les fais sécher et les conserve dans une boîte métallique. Je fais pareil avec l’estragon, le basilic, l’aneth. Bonne culture.
Merveilleux basilic !
Le “vrai” se perd…: le basilic marseillais ou provençal, à petites feuilles : beaucoup plus odorant que les variérés à grandes feuilles ou les variétés pourpres !
Le pistou (ou pesto italien) pour aromatiser beaucoup de plats, les pâtes, les panisses, la soupe au pistou, les salades, etc.etc.
Je vais le semer en godets ces jours-ci avant de le planter au jardin.
Merci pour vos merveilleux articles.
Vous avez de quoi écrire encore sur l’hysope, l’origan, l’origan grec, le thym, le romarin, la sarriette,
la sauge officinale, le laurier noble…
Cordialement
Merci Gilles pour cet article.
Un article sur l’estragon (variétés, mode de culture …) et un autre sur comment réussir ses semis de persil me plairaient beaucoup.
Amicalement.
Lorsque j’ai beaucoup de basilic, je fais sécher une grande quantité de feuilles.
Puis, je les réduits en poudre que j’ajoute, l’hiver, dans de nombreux plats, notamment dans les vinaigrettes.
Voilà Gilles, je viens de semer du Basilic à grandes feuilles derrière une fenêtre exposée au sud … J’adore le basilic ! Vivement le retour des bonnes salades de tomates … Je te souhaite une belle saison jardinatoire, merci pour tes précieux conseils !
Merci, bonne idée les plantes aromatiques. Elles sont essentielles pour parfumer nos plats.
Pouvez-vous nous parler de la citronnelle.
Merci pour toutes vos explications.
Belle journée à vous.
Merci Gilles pour vos articles qui me sont bien utiles dans ma
pratique quotidienne du potager.
Françoise