Le bicarbonate de soude au jardin

Le bicarbonate de soude a plusieurs usages au jardin, mais tous ne présentent pas le même intérêt. Son action contre l’oïdium est documentée, tandis que son emploi contre les insectes ou les limaces appelle davantage de réserves.

J’en ai moi-même utilisé dans mon potager naturel, notamment sur des tomates. Ces expériences méritent d’être partagées, en distinguant les résultats observés de ce que l’on peut attribuer avec certitude au produit.

Voyons dans quelles situations le bicarbonate peut rendre service, comment le doser et quelles précautions prendre pour vos plantes et votre sol.

Longtemps non autorisé pour la protection des cultures en agriculture biologique, le bicarbonate de sodium a été ajouté en 2018 à la liste des substances utilisables, comme le précise ce règlement européen. Cette autorisation concerne des usages précis, avec des conditions d’application à respecter : elle ne valide pas toutes les recettes proposées au jardin.

Pourquoi et comment utiliser le bicarbonate de soude au jardin ?

Le bicarbonate de soude comme fongicide naturel

Le bicarbonate de soude, également appelé bicarbonate de sodium, peut limiter le développement de certains champignons à la surface des plantes. Son intérêt dépend toutefois de la maladie concernée et des conditions d’application.

Attention aux fleurs et aux feuillages sensiblesLe bicarbonate peut provoquer des brûlures sur les végétaux, notamment si la préparation est trop concentrée. Un produit courant dans la cuisine n’est pas forcément sans risque pour les plantes.

  • Ne pulvérisez pas sur les fleurs : la préparation peut les abîmer. Sur une plante en floraison, dirigez le jet vers les feuilles à traiter en évitant les fleurs.
  • Respectez les doses et faites un essai sur quelques feuilles avant de traiter l’ensemble de la plante.
  • Évitez les fortes chaleurs et les plantes souffrant du manque d’eau.
  • Limitez le ruissellement : le traitement vise le feuillage, pas la terre au pied des plantes.

Contre quelles maladies peut-il être utile ?

Son utilisation est notamment documentée contre les oïdiums, ces maladies qui forment un feutrage blanc sur le feuillage. Des usages existent également contre la tavelure du pommier, avec des conditions d’emploi propres à cette culture.

En revanche, ces résultats ne permettent pas de lui attribuer la même efficacité contre le mildiou, les rouilles ou la cloque du pêcher. Le bicarbonate ne constitue donc pas un remplacement universel de la bouillie bordelaise.

La chlorose, quant à elle, désigne un jaunissement du feuillage dont il faut rechercher la cause. Contrairement à ce que l’on peut lire fréquemment, elle ne doit donc pas être assimilée à une maladie cryptogamique à traiter au bicarbonate.

En préventif

Un traitement préventif intervient avant l’apparition des symptômes, lorsque les conditions deviennent favorables à une maladie identifiée. Dans le cas de l’oïdium, le bicarbonate peut contribuer à freiner l’installation du champignon sur les surfaces traitées.

Il agit par contact : il ne protège pas durablement toute la plante ni les nouvelles feuilles apparues après l’application. Cette protection reste partielle et ne dispense pas des mesures de prévention adaptées à la culture.

Il n’est donc pas nécessaire de pulvériser du bicarbonate systématiquement dès la plantation. Observez vos plantes et tenez compte de leur sensibilité ainsi que des conditions favorables à la maladie visée.

En curatif : que peut-on attendre après les premiers symptômes ?

Contre l’oïdium, une application dès les premières taches peut aider à limiter le développement du champignon sur le feuillage traité. C’est dans ce sens limité que l’on peut parler d’une intervention curative.

Elle ne répare cependant pas les tissus déjà abîmés et ne garantit pas l’arrêt d’une attaque bien installée. Une feuille desséchée ou nécrosée ne retrouvera pas son état initial après une pulvérisation.

Pour le mildiou, je ne présenterais pas le bicarbonate comme un traitement curatif dont l’efficacité serait établie. Mon expérience personnelle, rapportée plus bas, ne suffit pas à le démontrer.

Dosage et précautions contre l’oïdium au potager

Contre l’oïdium des légumes, l’ITAB indique une concentration de 3,3 à 10 g de bicarbonate de sodium par litre d’eau, selon la sensibilité des plantes. Vous pouvez retenir comme repère une dose modérée de 5 g par litre d’eau, soit environ une cuillère à café rase. Une concentration plus élevée augmente le risque de brûlures sur les feuillages sensibles.

Utilisez du bicarbonate de sodium de qualité alimentaire, sans parfum ni autres ingrédients, et mélangez jusqu’à dissolution complète. Espacez les applications d’au moins dix jours, sans dépasser huit traitements. Ces indications concernent l’oïdium des cultures légumières et ne doivent pas être étendues automatiquement à d’autres maladies ou cultures.

L’ajout de savon noir vise à améliorer l’adhérence de la préparation au feuillage. Mais son action sur les insectes touchés par la pulvérisation n’épargne pas nécessairement les auxiliaires. Cet ajout n’est donc pas anodin. Je conseille de s’en tenir au bicarbonate dilué dans l’eau.

Mon expérience sur des tomates atteintes de mildiou

Plant de tomate traité au bicarbonate de soude
Un plant de tomate sur lequel j’avais utilisé du bicarbonate dans le cadre de mes essais contre le mildiou.

J’ai utilisé du bicarbonate sur des tomates atteintes de mildiou, en association avec des purins et après avoir supprimé les parties malades. Le résultat observé m’avait encouragé à partager cette expérience.

Plusieurs interventions ayant été associées, cette observation ne permet toutefois pas d’attribuer le résultat au bicarbonate seul. Les conditions météorologiques peuvent également modifier la progression du mildiou.

Cette expérience ne suffit donc pas à démontrer une efficacité curative contre le mildiou. Pour approfondir les moyens de protection adaptés à chaque maladie, consultez l’article sur le mildiou et celui sur l’oïdium.

Le bicarbonate comme désherbant naturel ?

Le bicarbonate est parfois conseillé (y compris par moi-même jusqu’à présent…) pour détruire les herbes qui poussent entre les dalles ou dans les allées. Il peut effectivement abîmer leur feuillage, mais cela ne garantit pas l’élimination des racines ni l’absence de repousse.

Renouveler les applications pour contenir ces repousses entraîne des apports répétés de sodium, que la pluie peut transporter vers la terre voisine. C’est pourquoi je ne conseille finalement pas vraiment d’utiliser le bicarbonate pour désherber naturellement.

Entre les dalles, un brossage des joints ou un outil désherbeur manuel permet d’intervenir sans ajouter de produit. Dans les allées, limitez les interventions aux endroits où les herbes indésirables gênent réellement le passage : il n’est pas nécessaire de maintenir partout un sol parfaitement nu.

Le bicarbonate de sodium pour tester le pH d’un sol

En libérant du dioxyde de carbone, le bicarbonate de sodium réagit au contact d’un milieu acide. Grâce à cette propriété, nous pouvons effectuer un petit test visant à déterminer si une terre est acide :

  • Placez un peu de terre dans un récipient.
  • Ajoutez de l’eau déminéralisée pour obtenir une terre boueuse.
  • Versez un peu de bicarbonate et observez si une effervescence apparaît.

Une réaction donne un indice d’acidité, sans pour autant mesurer le pH de façon précise (l’intensité des bulles ne permet pas de déterminer précisément à quel point votre terre est acide, et l’absence de réaction visible ne suffit pas à conclure que votre sol est neutre).

Considérez donc cette manipulation comme une expérience, pas comme une base suffisante pour décider d’un apport destiné à modifier le pH. Pour cela, une analyse de terre en laboratoire donnera une mesure plus fiable et permettra de demander un conseil adapté à votre sol et à vos cultures.

Le bicarbonate de sodium pour relever le pH d’un sol ?

Bicarbonate de soude est utile au jardin naturel
Bicarbonate de soude

Une terre acide n’est pas nécessairement un problème : de nombreux légumes apprécient une légère acidité. C’est lorsque le pH devient trop bas pour les cultures envisagées qu’une correction peut être utile.

Le bicarbonate de sodium peut contribuer à relever le pH d’un sol trop acide. Son effet dépend cependant de la quantité apportée et des caractéristiques de la terre. Sans mesure préalable, il est difficile de savoir si un apport est nécessaire et quelle quantité conviendrait.

Cette pratique présente aussi une limite : le sodium apporté peut s’accumuler si les applications se répètent. Chercher à maintenir un pH plus élevé en ajoutant régulièrement du bicarbonate risque alors de nuire aux plantes et au sol.

Pour corriger durablement une acidité excessive, mieux vaut s’appuyer sur une analyse et choisir un amendement calcaire broyé, à une dose adaptée au sol. La dolomie, qui apporte aussi du magnésium, peut convenir si l’analyse révèle également un manque de cet élément. Il va de soi que ces apports n’ont pas lieu d’être dans un sol déjà calcaire.

Le bicarbonate de soude comme insectifuge (répulsif) naturel ?

Le bicarbonate est également souvent conseillé pour éloigner les pucerons ou les cochenilles. Son efficacité comme répulsif reste cependant insuffisamment établie pour le recommander contre ces insectes.

Les recettes qui lui associent de l’huile ou du savon demandent encore plus de prudence. Ces ingrédients peuvent tuer les insectes directement touchés par la pulvérisation, y compris des auxiliaires. Une diminution des pucerons après un traitement ne signifie donc pas que le bicarbonate les a repoussés, ni que le mélange épargne les autres insectes.

Avant d’intervenir, prenez le temps d’observer les dégâts et la présence éventuelle de prédateurs. Quelques pucerons sur une plante en bonne santé ne nécessitent pas forcément un traitement. Si les dégâts menacent réellement votre culture, choisissez une méthode adaptée à l’insecte identifié plutôt qu’une préparation censée agir contre tous les ravageurs.

Pour vous aider à décider quand et comment intervenir, retrouvez mes conseils dans les articles consacrés aux pucerons, au doryphore et au ver du poireau.

Le bicarbonate de soude comme anti-limaces ?

Après un traitement fongicide au bicarbonate de soude, j’ai pu constater que les limaces restaient à distance des plants traités. Cette observation m’a intrigué, mais elle ne suffit pas à démontrer un effet répulsif : sans comparaison avec des plants non traités dans les mêmes conditions, difficile de savoir si le bicarbonate en était la cause.

Le saupoudrage autour des plants est également parfois conseillé. Je reste réservé sur cette pratique : son efficacité n’est pas suffisamment étayée pour justifier des apports répétés de bicarbonate sur la terre.

Pour protéger vos jeunes plantations, retrouvez les méthodes et leurs limites dans mon article consacré à la protection contre les limaces.

Le bicarbonate de soude comme engrais ?

Contrairement à ce que j’ai pu lire sur certains sites, le bicarbonate de soude n’est pas un engrais. Il n’apporte ni azote, ni phosphore, ni potassium, les principaux éléments recherchés pour fertiliser les cultures. Son intérêt contre certaines maladies ne signifie pas qu’il nourrit les plantes ou stimule leur croissance.

Pour soutenir vos légumes, occupez-vous plutôt de la fertilité du sol, avec des apports de matière organique adaptés à ses besoins. Un traitement du feuillage et la fertilisation remplissent deux fonctions différentes.

Peut-on arroser les plantes avec du bicarbonate de soude ?

Ajouter du bicarbonate à l’eau d’arrosage ne permet pas de nourrir ou de fortifier vos plantes. En revanche, cela apporte du sodium dans la terre et peut modifier son pH.

Avec des applications répétées, les sels risquent de s’accumuler et de gêner l’absorption de l’eau par les racines. Une hausse excessive du pH peut également rendre certains éléments nutritifs, notamment le fer, moins disponibles pour les cultures.

Contre l’oïdium, la préparation s’applique sur le feuillage, dans les conditions précisées plus haut. La verser au pied ne remplace pas cette pulvérisation.

 

Ce n’est pas vraiment notre sujet ici, mais nous ne pouvons aujourd’hui ignorer la toxicité des produits du commerce pour l’hygiène corporelle ou l’entretien de la maison…

Or, le bicarbonate de soude peut, seul ou combiné à d’autres ressources naturelles, remplacer nombre de ces produits nocifs pour notre santé et notre environnement.

Voici quelques-unes des utilisations possibles (j’en utilise personnellement pour tous les travaux d’entretien de la maison) :

Le bicarbonate dans la maison

  • Nettoyage des parquets, des tapis, des inox
  • Liquide vaisselle
  • Anti-calcaire
  • Déboucheur d’évier
  • Détergent et dégraissant pour le four
  • Lessive
  • Désodorisant pour les vêtements
  • Entretien des bijoux

Le bicarbonate pour l’hygiène corporelle et le bien-être

  • Brûlures d’estomac
  • Antiseptique et antifongique (j’ai pu résorber une vilaine infection au doigt en quelques jours)
  • Bains de pied
  • Shampoing
  • Déodorant
  • Blanchiment des dents
  • Réparation des peaux abîmées

Pour ces utilisations domestiques ou hygiéniques, le bicarbonate peut être utilisé seul ou en association avec d’autres produits naturels.

Vous trouverez sur Internet de nombreuses recettes de produits divers et variés à base de bicarbonate de sodium.

Où acheter du bicarbonate de soude ?

Vous trouverez du bicarbonate de soude en supermarché, dans les magasins bio ou en pharmacie. Selon les enseignes, il est proposé au rayon alimentaire ou parmi les produits d’entretien.

Pour les préparations décrites dans cet article, choisissez du bicarbonate de sodium de qualité alimentaire, sans parfum ni autres ingrédients. Vérifiez l’étiquette : les cristaux de soude, le percarbonate et la soude caustique sont des produits différents, qui ne doivent pas lui être substitués.

Utiliser le bicarbonate au jardin avec discernement

Le bicarbonate peut rendre service au jardin, notamment contre l’oïdium, à condition de respecter les doses et les précautions d’application. Avant de l’utiliser, prenez le temps d’identifier le problème rencontré : toutes les maladies ne se traitent pas de la même manière, et la présence de quelques insectes ne nécessite pas forcément d’intervenir.

La santé des cultures repose aussi sur ce que nous faisons au quotidien : entretenir la fertilité du sol, adapter les arrosages et laisser une place aux auxiliaires. C’est cette approche d’ensemble que je développe dans Mon Potager au Naturel, pour vous aider à faire des choix adaptés à votre jardin tout au long de la saison.

Et vous, quelle expérience avez-vous du bicarbonate au jardin ? Partagez vos observations dans les commentaires.

FAQ

Peut-on préparer le bicarbonate avec de l’eau de pluie ?

Oui, si l’eau récupérée est propre et ne contient pas de résidus de produits de toiture ou de nettoyage. Filtrez les débris pour éviter de boucher le pulvérisateur. L’eau de pluie ne justifie pas de modifier la dose de bicarbonate.

Peut-on mélanger bicarbonate et bouillie bordelaise ?

N’improvisez pas ce mélange. Deux produits utilisables séparément ne sont pas nécessairement compatibles dans le même pulvérisateur. En l’absence d’une indication explicite autorisant leur association dans les instructions du produit, ne les mélangez pas. Les appliquer séparément ne justifie pas non plus de multiplier les traitements sans besoin identifié.

Le bicarbonate de potassium est-il identique au bicarbonate de soude ?

Non. Le bicarbonate de soude contient du sodium, tandis que le bicarbonate de potassium contient du potassium. Ce dernier entre dans la composition de certains produits fongicides. Ne remplacez pas l’un par l’autre en conservant automatiquement la même recette : respectez les usages, les doses et les précautions propres au produit choisi.

Que faire si les feuilles brunissent après une pulvérisation de bicarbonate ?

Arrêtez les applications et vérifiez la dose, les ingrédients ajoutés et les conditions du traitement. Des taches apparues rapidement après la pulvérisation peuvent correspondre à des brûlures, sans que ce soit la seule explication possible. N’ajoutez pas un autre produit pour tenter de les corriger. Les parties nécrosées ne reverdiront pas : surveillez surtout l’évolution des feuilles restantes et des nouvelles pousses.

61 commentaires sur « Le bicarbonate de soude au jardin »

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  1. Bonjour j’ai lu les’ recettes ‘ et je vais suivre les instructions pour les plantations je vous donnerai les résultats merci pour vos conseils a bientôt.

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    • Bonjour,
      Désolé, mais votre question n’a pas vraiment de sens… Le bicarbinate n’est ni bon ni mauvais pour une plante… Il présente simplement certaines propriétés décrites dans l’article… et peut donc être utile pour remédier à une problématique déterminée.
      Cordialement,
      Gilles

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  2. Bonjour, ma belle fille a utilisé le bicarbonate en saupoudrant son pied qui avait une mycose . Résultat : BRULURE . Il faut diluer le produit et à faible dose. Moi même, pour déboucher un évier, j’ai empiré la situation : un bouchon dur comme le plâtre s’est formé dans le tuyau d’évacuation ….

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  3. Bonjour, j’ai malheureusement utilisé du bicarbonate et du savon noir suite a une video sur Youtube pour lutter contre du mildiou qui s’installait… Mais les dosages etaient bien trop important et mes plants de tomates se sont recroquevilles et ont noircis en quelques heures… Il y aurait il un moyen de les sauvés ?
    Merci par avance de vos votre reponses

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  4. Bonjour, je viens d’utiliser le bicarbonate de soude pour traiter les trèfles dans ma pelouse, malheureusement cette nuit il a plu, est ce que le traitement va agir quand même.
    Merci

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  5. D’où le bicarbonate de soude est bénéfique pour les arbres fruitiers ???? J’en pulvérise pensant les soigner, et voilà quelques jours plus tard, les feuilles sont tachées marrons jaunes et vont tomber. Super !!!!

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  6. Bonjour l’année dernière j’ai pu sauver un pied d’artichaut où s’était logée une fourmilière en versant dessus un peu de bicarbonate, cette année il est superbe avec une vingtaine de fruits

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  7. je vient acheter des tomates cornichon et citrouille quel produit je doit mettre pour mes plantasions contre les limaces et les escargots

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  8. Merci pour cet article très utile. Nous utilisons une sorte de piscine en pierre naturelle pour arroser nos legumes et arbres fruitiers. Ayant un problème d’algues j’envisage d’y mettre du bicarbonate de soude. Le bassin fait environ 20000 L, alimenté par une source, je pense acheter un phmetre et amener le ph a 7 pour réduire les algues (apparemment ça fonctionne).

    Savez vous si cela est sans danger pour nos jeunes arbres et légumes variés ?

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  9. Bonjour, en curatif j’avais pu sauver mes courges en y pulvérisant du petit lait dilué. C’est long, il faut pulvériser chaque feuille sur les deux faces et bien sûr ne pas arroser sur les feuilles. Le petit lait ou lacto sérum contient des micro organismes favorables qui aident à contrôler ceux responsable des maladies fongiques.

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  10. Bonjour Gilles, merci pour vos infos très instructives . je voudrais savoir si vous utilisez le bicarbonate pour traiter la cloque sur les fruitiers et éloigner les chenilles vertes larves de papillons qui me dévorent les jeunes feuilles.
    merci d’avance pour les réponses

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  11. Bonjour
    Ma question , pour traiter mes légumes dois-je utiliser le bicarbonate alimentaire ou le bicarbonate de soude naturel que je peut acheter aussi dans les rayon Hygiène ???

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  12. Bonjour,
    Pour la mise à jour de l’article, le bicarbonate de soude est autorisé en AB d’après l’«ANNEXE II Pesticides — Produits phytopharmaceutiques visés à l’article 5, paragraphe 1, du RÈGLEMENT D’EXÉCUTION (UE) 2018/1584 DE LA COMMISSION du 22 octobre 2018.

    Bonne continuation.

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  13. Je suis contente d’être tombée sur votre blog ! j’ai pour l’instant de beaux géraniums mais les taches noires sous les feuilles pointent leur nez et surtout je voudrais savoir si vous avez un remède miracle pour éviter que des petits papillons blancs viennent pondre dans les tiges.
    Le résultat il y a donc un produit noir dans la tige ou la feuille et ça meurt !
    Merci de votre réponse.

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    • Houla ces papillons font leurs oeufs dans la tige ( ou c noir) puis sort une petite chenille verte clair et elle creuse et bouffe les bourgeons et les feuilles tendres. Il faut traiter .en jardinerie vous trouvez le produit .moi je pulverise souvent .sinon pas une fleur.par contre le papillon est brun clair petit.voila

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    • Lhuile de neem et savon potassique, mettre deux cuillère a soupes des 2 produits pour un litre deau, bien mélanger, vaporiser les feuilles dessus-dessous, car c’est dessous que les papillons pondent… Ne tuent pas directement l’insecte, mais coupent leur appetit, donc l’insecte meurt affamé.

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  14. Bonjour ,
    J’aimerai etre conseiller pour lutter contre les taupins,
    Je suis en Picardie (80) somme
    Depuis 10 ans que nous faisons du jardin c’est la première année que sa nous arrivent.
    Ils sont friands de carottes et panais
    J’ai eu la chance au moment de récolter les pommes de terre , que quelques unes touchées
    Ce qui est impressionnants est que tout l’intérieur est dévoré et il reste le tour , juste pour ce rendre compte du joli légume qu’on aurait put récolter…..
    Si vous pourriez m’aider à résoudre ce soucis pour les recoltes de 2018
    Cordialement

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  15. Bonjour Gilles, le bicarbonate de soude serait il efficace pour éloigner les louvettes de mes salades ?

    D’avance merci

    Cordialement

    JMarie

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  16. Bonjour Gilles, je voudrais rectifier le pH de mon sol qui est actuellement de 5,9 ( 5,2 à certains endroits). Vous parlez d’enfouir quelques petits tas de bicarbonate, puis je aussi le saupoudrer dans le jardin?

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  17. Bonjour je voudrais savoir si vous avez une solution pour les limace il y a bien la bière mais vu la quantité de limaces que j’ai dans le jardin ça revient cher si vous avez une solution je suis preneuse merci d’avance cordialement

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  18. Cher Gilles, c’est sans doute le bon moment pour vous signaler la méthode originale que je teste contre le mildiou, avec de bons résultats jusqu’ici, et que j’expose sur notre blog (ou vous êtes d’ailleurs en lien depuis le début). Elle avait pour but au départ – entre autres – d’éviter d’utiliser trop de bicarbonate de soude, quand même phytotoxique. Dans une région pluvieuse comme la mienne on arrive vite à des doses conséquentes. D’autres testeurs éclairés seraient maintenant bienvenus. Amicalement.
    (site supprimé)

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    • Bonjour Isabelle,
      J’avais essayé la macération d’ail il y a quelques années… sans grand succès.
      Mais je ne connaissais pas cette technique avec de l’ail cru.
      A tester donc (et ça tombe bien, ce printemps est bien humide, et j’ai plein d’ail frais à venir…).
      Merci pour le partage.
      Cordialement,
      Gilles

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        • Bonjour
          Alors oui, ici, on a eu un épisode très pluvieux et humide sur plusieurs jours. Plus 2 épisodes de grêle qui ont méchamment blessé tous les plants en extérieur.
          Le Béarn c’est vraiment spécial de ce point de vue, c’est la Normandie en version chaude (ou le climat tropical) ^^ 10 à 15 jours avec pluies, crachin, humidité résiduelle élevée, bref danger maximum… C’est d’ailleurs bien pour ça que j’ai éprouvé le besoin de travailler sur le mildiou, car je ne suis jamais parfaitement convaincue par les méthodes de personnes qui habitent en région très sèche : elles ne sont pas à notre niveau de risque. Et ici personne n’a jamais réussi à « endurcir » des tomatiers contre le mildiou, il est beaucoup trop virulent (j’ai eu des nouvelles d’une plantation voisine dévastée en deux jours).
          Je suis passée avant, puis lors d’une éclaircie quelques jours après… et quand j’ai contrôlé au bout de 10/12 jours humides, j’ai bien trouvé quelques feuilles brunies, disposition type mildiou mais plus du tout la même couleur aux reflets verts, ni voile blanc au dos des feuilles, comme s’il avait été bloqué.
          J’ai effectué quelques coupes et pansé au mastic d’ail, et je suis repassée une dernière fois, avec une dilution légère, pendant les jours humides du « ciel de traîne »…
          Bilan : tous mes plans vont bien, sans aucune trace de maladie (et je vais repiquer mon propre commentaire pour faire une petite maj chez moi, quand même, histoire d’informer mes lecteurs aussi ^^)

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          • Bonjour Isabelle,
            Tous mes voisins traitent systématiquement (à la bouillie bordelaise) et les 3/4 voient aujourd’hui leurs cultures ravagées…
            Je connais aussi des bretons qui ne traitent jamais… et qui ont pourtant moins de problèmes que leurs voisins traitant systématiquement.
            Ces jardiniers ont en commun les pratiques suivantes :
            – couverture permanente du sol;
            – récupération des graines;
            – plantation des tomates toujours au même endroit (même si mildiou l’année précédente);
            – non taille
            Mais après, il est vrai que seule l’expérience dans ses conditions particulières de culture a de la valeur

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            • C’est à peu près ce que je fais aussi, je ne taille surtout pas, etc… Pour le même endroit, j’intercale d’une année sur l’autre (sur le conseil d’une maraîchère amie, qui dit que même 30 cm font la différence), vu que je n’ai pas tant de place bien ensoleillée, donc même zone mais pas exactement même endroit… ceci dit, avant de mettre la potion, j’ai eu le mildiou tous les ans :-)). L’année dernière a été la première où j’ai récolté les tomates jusqu’en octobre-novembre…
              En fait, ici la règle c’est le tunnel à tomates, et même avec cette recette je n’hésiterai pas dès que j’aurai les moyens, ça fait quand même moins de boulot – à condition de trouver le bon système de récupération de l’eau de pluie, car les larges tunnels ouverts aux deux bouts comme on utilise ici ont tendance à devenir très secs rapidement. Le mieux est qu’ils n’aillent pas jusqu’au sol et creuser quelques canaux de dérivation de l’eau au pied. C’est ce qu’ils font à la cueillette pas très loin de chez moi, où ils ne traitent pas (d’ailleurs ce n’est pas du 100%, car lorsque j’y suis passée il y a deux jours, j’y ai vu un peu de mildiou débutant sur l’un ou l’autre plant).
              A voir, et en attendant j’en profite pour tester cette recette qui à mon sens peut quand même bien aider – et c’est pour cela que je tenais à la partager ^^

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