La mineuse du poireau, qu’on appelle aussi mouche du poireau, fait partie de ces ravageurs discrets… jusqu’au jour où le poireau a l’air de s’être affaissé « sans raison ». En réalité, la larve creuse des galeries dans le fût, et quand on s’en aperçoit trop tard, la plante peine à repartir. Bref : mieux vaut la prendre de vitesse.
Dans cet article, je vous propose une approche simple, adaptée à un potager naturel : reconnaître les symptômes, comprendre les périodes à risque, puis mettre en place les protections qui marchent vraiment (spoiler : le filet bien choisi fait une grosse partie du travail).
- Repérer vite les piqûres alignées et les premiers jaunissements du feuillage.
- Protéger au bon moment, surtout au printemps et à l’automne, quand les pontes sont les plus probables.
- Éviter la “reprise automatique” l’an prochain en gérant correctement les plants atteints.
Originaire d’Europe centrale, la mineuse du poireau est apparue en France en 2003, d’abord en Alsace, puis elle a peu à peu étendu son territoire sur pratiquement toute la France.
Et le poireau n’est pas le seul concerné : la mouche du poireau peut aussi s’attaquer à d’autres alliacées (oignon, ail, échalote, ciboulette). Si vous cultivez plusieurs de ces légumes, autant le savoir tout de suite : la prévention se pense « en planche », pas poireau par poireau.
Mouche du poireau (mineuse) : la reconnaître vite
À quoi ressemble la mouche du poireau ?
La mouche du poireau (Phytomyza ou Napomyza gymnostoma) est un minuscule insecte diptère (environ 3 mm) à peine visible à l’œil nu.
Si vous pouvez l’observer de très près (ou avec une loupe), vous verrez que cette mouche a le front et la partie ventrale de l’abdomen jaunes.
Les premiers signes sur le feuillage
La femelle adulte commence par piquer les feuilles externes du poireau, pour se nourrir du suc.
On peut alors observer des traces blanchâtres, alignées le long du feuillage.
La larve mineuse, responsable des dégâts

Elle profite ensuite de ces incisions pour pondre ses œufs, dans les tissus cellulaires des feuilles externes du poireau.
La larve qui en découle est un petit asticot, de couleur jaune pâle et mesure environ 6 mm de long.
Et, comme pour la teigne, c’est la larve qui cause de vrais dégâts…
Les larves de la mouche du poireau vont en effet “miner” (d’où le nom) le fût en y creusant des galeries, et ce, jusqu’à sa base.
Mineuse ou teigne du poireau : ne pas confondre
On confond souvent les dégâts de la mineuse du poireau avec ceux de la teigne (un papillon).
Essayons de les distinguer de suite.
Info : mineuse ou teigne du poireau ? les dégâts qui permettent de trancher
Les deux ravageurs peuvent finir par abîmer le fût, mais ils ne laissent pas les mêmes “signatures” sur le feuillage, ni au moment où l’attaque démarre.
Mineuse (mouche du poireau)
- Dégâts visibles (feuillage) : de petites piqûres très typiques, sous forme de points/taches blanchâtres ou décolorées régulièrement alignés sur les feuilles (souvent le premier signe).
- Dégâts internes : les larves creusent des galeries plutôt rectilignes en se dirigeant vers la base, puis s’installent dans le fût. À l’ouverture, on peut trouver des galeries et des pupes (brun rougeâtre) logées dans les tissus.
Teigne du poireau (chenille)
- Dégâts visibles (feuillage) : des feuilles minées puis perforées (trous, galeries dans le limbe). Le feuillage peut ensuite prendre un aspect lacéré et se déchirer, surtout quand les feuilles grandissent et s’ouvrent.
- Dégâts internes : après un début de vie dans les feuilles, la larve peut quitter les mines et s’enfoncer à l’intérieur du poireau, entre les feuilles centrales. À la coupe, on peut retrouver des galeries dans le fût et, quand l’attaque est forte, un cœur affaibli et plus sensible aux pourritures.
Si vous hésitez : points blanchâtres alignés = on suspecte d’abord la mineuse ; feuilles minées puis trouées/lacérées = la teigne est souvent un meilleur candidat (à confirmer en ouvrant un fût atteint).
Périodes à risque : quand a lieu la ponte ?
Deux générations par an (printemps et fin d’été-automne)
Il y a 2 générations par an :
- Une au printemps (d’avril à juin) qui sera souvent fatale, car ayant lieu sur de jeunes plants ;
- Une à partir de la fin de l’été et jusqu’en novembre.
Symptômes qui apparaissent souvent en premier

On observe d’abord sur les feuilles des taches alignées et décolorées (jaunâtres).
Puis, le plant va progressivement être évidé.
Il va alors s’éclater et s’affaisser, pour finalement pourrir (ça dépend de la précocité de l’attaque).
Où l’insecte passe l’hiver (et pourquoi ça revient l’année suivante)
L’insecte passera l’hiver à l’état de pupe (de couleur brun-rougeâtre) bien cachée au sein des tissus cellulaires du fût…

La recrudescence de la mouche est donc plus que probable l’année suivante si on ne fait rien…
Quand protéger “en pratique”
Retenez surtout une règle simple : si vous voulez éviter les pontes, c’est pendant les fenêtres avril → juin et fin d’été → novembre qu’il faut être le plus rigoureux. Selon les régions et la météo, ces périodes peuvent bouger un peu, mais l’idée reste la même : on anticipe, parce qu’une fois la larve installée dans le fût, elle est bien protégée.
Prévenir au naturel : ce qui compte vraiment
Tout comme pour la teigne, c’est avant tout en préventif qu’il convient d’agir contre la mineuse du poireau.
Favorisez la biodiversité pour limiter les populations de mouche du poireau
Comme toujours, la biodiversité est le meilleur moyen préventif pour limiter le développement d’une population donnée.
En effet, plus la diversité animale sera importante, mieux les populations s’équilibreront d’elles-mêmes (et c’est le cas ici, comme nous le verrons à la fin de cet article).
Favoriser la biodiversité implique bien entendu de n’utiliser aucun insecticide, fût-il estampillé “bio”…
Perturbez l’odorat de la mineuse du poireau
La mouche du poireau repère sa plante hôte à son odeur.
Dès lors, des associations avec des plantes odorantes capables de perturber l’odorat de la mouche ne peuvent être que bénéfiques.
La menthe, la mélisse ou la rue semblent relativement efficaces pour perturber la mouche du poireau.
N’hésitez pas à y ajouter des carottes, céleris, choux, fenouils, aneths, serpolets… des plantes qui elles sont efficaces pour la teigne…
Car protéger vos poireaux contre un seul de ces ravageurs serait dommage… Et ça fera au moins plus de diversité !
Mais ça n’est pas suffisant…
Endurcissez les plants de poireau
Tout comme pour la teigne, l’endurcissement des plants va atténuer l’odeur du poireau, le rendant ainsi moins attractif pour la mouche.
Rien ne prouve que cela soit réellement efficace pour la mineuse du poireau…
Mais comme c’est de toute manière une méthode que je recommande systématiquement pour une culture de poireau, n’hésitez pas à le faire…
Filet anti-insectes : la protection la plus fiable
Là encore, c’est le moyen de protection le plus efficace pour empêcher la mouche du poireau de venir pondre sur les feuilles de ce dernier.
Quel filet choisir (taille de maille)
Mais attention, pour cela, le filet doit répondre à quelques impératifs :
- Avoir des mailles suffisamment serrées (0.8 mm ou mieux encore 0.5 mm), car le corps de la mouche est très fin… Et elle est donc capable de passer si les mailles sont plus larges ;
- Être mis en place dès le début de culture (voire sur la pépinière de plants) car les pontes ont lieu dès avril et laissés jusqu’en novembre (même si théoriquement il n’y a pas de ponte en juillet) ;
- Ne pas être en contact avec le feuillage : la mouche peut pondre à travers les mailles… Il convient donc de placer le filet sur des arceaux ;
- Être parfaitement hermétique : pas de déchirures… Et calez bien les rebords du filet de tous les côtés.
Astuce : un filet efficace, c’est d’abord un filet “sans faille”Un filet anti-insectes marche très bien… à condition qu’il soit réellement hermétique. Prenez l’habitude de vérifier après un coup de vent : rebords bien plaqués au sol, aucune déchirure, aucun “jour” sur les côtés.
Et surtout : évitez tout contact avec le feuillage. Sur des arceaux, c’est plus simple, plus propre, et vous limitez le risque de ponte “à travers” les mailles.
Quand le mettre en place et quand le retirer
Si vous voulez faire simple (et efficace), partez du principe que le filet se pose dès le début de culture et qu’il reste en place sur les périodes à risque. Dans le doute, le plus sûr est de le laisser du printemps jusqu’à l’automne, plutôt que de jouer au « ni vu ni connu » avec une mouche de 3 mm.
Vous pouvez bien sûr adapter selon vos observations et votre région, mais gardez en tête l’idée essentielle : le filet protège surtout quand il est déjà là avant les pontes.
Poireaux attaqués : que faire (et peut-on les consommer) ?
Les insecticides ? Niet !
Il n’y a à ce jour aucun insecticide spécifique pour la mineuse du poireau…
Ni en conventionnel, ni en bio.
Et c’est tant mieux !
Car je le rappelle (Je radote… je sais) l’emploi d’un insecticide ne fait qu’engendrer encore plus de déséquilibres dans la Nature…
Il parait que certains insecticides utilisés sur d’autres insectes auraient une certaine efficacité… Mais ce n’est pas moi qui vous transmettrais cette information !
Coupez ou arrachez les plants atteints, et gérez les déchets correctement
Par contre, détruire les plants atteints, et donc les vers ou pupes qui s’y trouvent, est un impératif si vous ne voulez pas subir une nouvelle invasion l’an prochain.
Tout comme pour la teigne, il est possible de couper les plants attaqués, pratiquement à la base. Certains préconisent de couper plus haut pour aider au démarrage… Ce qui est vrai. Mais il y alors plus de risques de laisser des vers ou pupes dans la partie préservée…
Plus la coupe sera réalisée tôt (mais pas trop non plus, le plant doit déjà être suffisamment développé pour pouvoir repartir correctement), mieux le feuillage redémarrera (donnant une récolte certes un plus tardive, mais permettant tout de même une récolte).
Mais cette pratique n’est pas complètement sure… Car le ver peut très bien avoir creusé ses galeries jusqu’à la base du poireau, donc dans la partie enterrée…
Le plus sage est donc, à mon sens, d’arracher les poireaux lorsque les dégâts sont avérés. Inutile d’attendre, les choses ne vont de toute façon pas s’améliorer… Bien au contraire.
Consommation : oui, mais après nettoyage
Vous pouvez alors consommer directement ces poireaux (Après un bon lavage… À moins que vous n’appréciiez les petits vers ou autres pupes) et placer ceux qui ne seraient pas consommés de suite au congélateur. Ce qui, avec le temps, détruira les pupes.
Ne mettez pas les déchets au compost
Que vous coupiez ou arrachiez les plants, que vous mangiez ou non ces poireaux atteints, le feuillage non consommé ne doit pas être laissé au jardin. Ne le mettez pas au compost ou sur les planches de cultures… Les pupes survivraient.
À la place, sachant que brûler les déchets de jardin est désormais interdit en France, faites simple et sûr :
- mettez les déchets dans un sac fermé et évacuez-les (ordures ménagères selon les consignes locales, ou déchetterie) ;
- ou congelez les parties infestées avant évacuation si vous voulez être encore plus tranquille.
Résumé express : la checklist anti mouche du poireau1) Je repère : piqûres blanchâtres alignées sur les feuilles, jaunissement, plant qui s’affaisse.
2) Je pense timing : vigilance maximale au printemps (avril à juin) et en fin d’été-automne (jusqu’en novembre).
3) Je protège : filet à maille fine (0,8 mm, idéalement 0,5 mm), sur arceaux, bords bien calés, zéro trou.
4) J’aide en complément : associations de plantes odorantes + biodiversité (sans insecticides, même “bio”).
5) Si c’est attaqué : j’arrache ou je coupe tôt, je consomme après nettoyage si je veux, mais je n’enterre pas et je ne composte pas les déchets infestés.
Un espoir : la régulation naturelle des populations
Il est apparu, en Serbie, que la mouche du poireau est parasitée par une minuscule guêpe (Halticoptera circulus).
Cette guêpe régule, en 3 ou 4 ans, naturellement les populations de mouches…
On remarque également, dans les premières régions touchées en France (notamment l’Alsace et la Lorraine, mais aussi le Centre) une nette régression depuis quelques années.
J’ai subi il y a quelques années plusieurs attaques… Puis plus rien depuis maintenant 5 ou 6 ans…
S’agit-il de cette même guêpe ou d’un autre auxiliaire ?
Je l’ignore…
Quoi qu’il en soit, la Nature semble donc là encore rééquilibrer les choses !
Et chez vous ?
- Subissez-vous des attaques de mouche du poireau ?
- Ou bien, avez-vous aussi constaté un recul du problème ?
- Depuis quand ?
- Dans quelle région êtes-vous ?
Vos témoignages (en commentaire ci-dessous… pas par email SVP) nous aideront peut-être à avoir une vision globale de l’avancée, ou du recul, de la mouche du poireau…
N’hésitez pas non plus à partager une méthode (bio…) que vous aurez pu expérimenter avec succès !
FAQ sur la mouche du poireau (mineuse)
Comment reconnaître la mouche du poireau (mineuse) ?
On observe souvent des petites traces blanchâtres alignées sur les feuilles (piqûres de la femelle), puis un jaunissement et un affaissement. Les dégâts les plus sérieux viennent ensuite : la larve creuse des galeries dans le fût, parfois jusqu’à la base.
En cas de doute, comparez aussi avec la teigne du poireau (un papillon) : ce n’est pas le même ravageur, ni le même type de dégâts.
À quelles périodes la mineuse du poireau attaque-t-elle le plus ?
Il y a généralement deux générations par an : une au printemps (souvent d’avril à juin) et une autre de fin d’été à l’automne (jusqu’en novembre). C’est surtout sur ces fenêtres qu’il faut être rigoureux sur la protection.
Quel filet anti-insectes choisir contre la mouche du poireau ?
Le filet est la protection la plus fiable, à condition d’avoir une maille suffisamment fine : 0,8 mm au maximum, et idéalement 0,5 mm. Il doit aussi être posé sur arceaux (sans contact avec le feuillage) et parfaitement hermétique sur les bords.
Quand poser et quand retirer le filet anti-insectes ?
Le filet doit être en place avant les pontes. Le plus simple est de le poser dès le début de culture (voire sur la pépinière) et de le garder sur les périodes à risque.
Si vous préférez “jouer au plus fin”, faites-le seulement si vous êtes sûr de votre calendrier local : dans le doute, mieux vaut laisser le filet plus longtemps que pas assez.
Que faire si mes poireaux sont déjà attaqués ?
Une fois la larve installée dans le fût, il n’y a pas de solution miracle. L’objectif devient d’éviter que le problème se reproduise l’année suivante : coupez très bas ou arrachez les plants atteints quand les dégâts sont avérés (selon le stade), et gérez correctement les déchets infestés.
Évitez de laisser ces déchets au jardin et ne les mettez pas au compost, car les pupes peuvent survivre.
Peut-on consommer des poireaux attaqués par la mineuse ?
Oui, en général, si vous enlevez les parties abîmées et que vous nettoyez soigneusement. Beaucoup de jardiniers consomment la partie saine du poireau, surtout quand l’attaque est récente et localisée.
En revanche, si le fût est très creusé ou commence à pourrir, mieux vaut ne pas insister.
L’eau de Javel peut-elle servir de “traitement” contre la mineuse du poireau ?
Non : ce n’est pas une solution pertinente au potager. La mineuse est protégée à l’intérieur des tissus du poireau, et désinfecter “à la Javel” ne règle pas le problème à la bonne échelle. Le vrai levier, c’est la prévention (filet, timing) et la gestion des plants atteints.
Est-ce que la mineuse du poireau peut disparaître “toute seule” ?
Parfois, oui : on observe dans certaines zones des régressions après quelques années. La biodiversité et des auxiliaires peuvent contribuer à rééquilibrer les populations, mais c’est variable selon les régions et les conditions.
Vous pouvez en tout cas mettre toutes les chances de votre côté en favorisant la biodiversité et en évitant les insecticides, même “bio”.





Bonjour, j’habite dans le Pas de Calais. En 2024, j’avais eu quelques poireaux atteints par la mineuse, mais cette année ,c’est les trois quart qui sont atteints.
J’ai tout enlever et je vais voir ce que je vais récupérer. Il va falloir que je les ouvre en quatre et voir le nombre de pupes et si ce sera consommable.
Le temps trop doux , le manque de froid au bon moment et le nombre en baisse de prédateurs n’arrange rien.
Bien à vous.
Christophe.
Bonjour, je suis dans le centre, pour ma part seul le filet anti insecte est efficace , cette année j’ai mais une planche de poireaux et carottes ensemble et 2 planches de poireaux seuls ils ont subi les mêmes dégâts ( ce qui tendrait à penser que l association magique poireau carotte soit un fantasme) j’ai en revanche été un laxiste sur la mise en place du filet , un peu tard je pense
Une année j’ai essayé de tremper les plants de poireau dans l’eau avec un peu d’eau de javel ( conseil d ancien) les poireaux n’ont pas subit d attaque mais je n’ai pas recommencé car je n’ai aucune idée des résidus possibles dans la plante
Voilà mon retour d expérience bonne journée
Bonjour Marc,
Merci pour ce partage.
Si l’association est relativement (notez bien l’adverbe… ce n’est jamais garanti à 100%… ça n’en fait pas pour autant un fantasme) efficace contre la teigne, elle s’avère en effet l’être beaucoup moins contre la mineuse…
Et la pose d’un filet est bien la mesure la plus sure, encore faut-il le poser dès la levée.
Concernant l’eau de Javel, c’est à mon sens un produit qui n’a rien à faire dans un jardin écologique (même si ça marche).
Bon dimanche,
Gilles
Bonjour Gilles ;
Merci pour cet article très instructif.
Vivant en région PACA (Var), l’une des régions les plus touchées en 2010 (selon un rapport du GRAB PACA publié en 2011), je n’ai pas eu de mouche du poireau depuis maintenant 4 ans.
Je touche du bois =)
Comme tu l’as très bien souligné, Halticoptera circulus est relativement efficace dans les Balkans avec un taux de parasitisme avoisinant les 23 % au bout de la 4 -ème année (toujours selon le rapport du GRAB), même si l’efficacité reste très faible la première année.
Malheureusement, je ne l’ai jamais observé dans mon potager. En revanche, je sais qu’un ami entomologiste l’a déjà observé chez lui et le Muséum d’Histoire Naturelles la recensé dans le Mercantour. Il semblerait qu’Halicoptera circulus s’adapte plutôt bien à nos climats régionaux.
« La Nature semble donc là encore rééquilibrer les choses » : parfaitement d’accord avec toi =).
Enfin, n’oublions pas que nos potagers restent des écosystèmes.
Par conséquent, ils sont régis par des dynamiques de populations universelles telles que la prédation ou le parasitisme et il ne tient qu’à nous de les préserver et favoriser ces dynamiques pour avoir des potagers résilients et productifs.
Retour d’expérience perso
• En préventif, j’ai eu des résultats corrects avec la macération huileuse d’ail
• En curatif, j’ai eu de bons retours avec une infusion de tanaisie (à 95°c ; 250 g de fleurs sèches / 10 L d’eau).
Petite mise en garde, l’infusion de tanaisie est à double tranchant car elle n’a pas d’action sélectif (attention à ne pas éliminer les auxiliaires déjà en place). Alors, utilisez cette solution qu’en dernier recours.
Pour papy le problème des pucerons n’en est pas un , pour les enlever des plantes prendre un flacon vapo. et de l’eau froide, autre tout simplement de l’eau savonneuse
depuis que j’utilise le filet anti-insectes je n’ai plus de problème, je fertilise mes poireaux avec les crottes de mes poules trés diluées.Je suis dans le calvados à 8 km de la mer.
Systématiquement, nous “endurcissons” les poireaux et les repiquons entre des rangs de carottes. Cela fait que nos carottes ne sont plus attaquées par les vers (ou très peu) et que nos poireaux se portent bien.
Par contre, cette année, nos poireaux d’été ont monté en graines plus tôt que normalement. Nous avons un voisin dont ce sont les poireaux d’hiver qui montent en graines. Il est obligé de les surveiller et de les consommer au fur et à mesure.
Nous habitons en Sarthe.
Bonjour,
Pour éviter que vos poireaux ne montent à graines il faut savoir que le poireaux est une plantes bisannuelle. C’est à dire qu’elle fait son cycle de croissance la 1 ère année (cycle VEGETATIF) et puis elle fait sont 2ème cycle pour faire ses fleurs l’année suivante. (cycle GENERATIF).
Le fait de laisser ‘sécher’ les poireaux avant de les repiquer va induire un arrêt de végétation qui va provoquer le cycle GENERATIF (qui en général se fait quand l’arrêt de croissance est induite par le froid de l’hiver). Donc pour éviter la montée en graine ne pas provoquer de stress et choisir ses bonnes variétés en fonction de la saison.
De plus, le stress généré par la dessication va éviter que les prédateurs attaquent la culture juste après la plantation car la plante est tellement déssèchée qu’elle n’est plus attractive pour les parasites. Mais quand la plante reprend vigueur, je pense que les ravageurs reviennent à l’attaque de plus belle.
Je suis atteint régulièrement par cette mineuse surtout par la dernière génération d’automne.
Mes poireaux sont complètement miné de toutes parts.
Je les laisse passer l’hiver et comme le poireau ne craint pas le froid et continue sa végtation durant tout l’hiver je récolte des poireaux en mars-avril sans plus aucun dégat. la plante ayant poussé par le centre durant toute la morte saison.
Essayez, vous verrai.
Petit truc encore, lors de la plantation je plante dans un petit sillon (pas plus de 5 cm de profondeur) et à avec MAX 10 cm de profondeur pour les trous de plantation. Ce qui va mettre mes poireaux dans de meilleures conditions de sol. (plus on descent moins le sol est riche, moins il y a de l’air et donc moins de récoltes).
La distance entre les lignes sera de 60 cm.
Entre les lignes je repique en même temps des scaroles, laitures, radiccio, pains de sucre etc,….
3 mois plus tard, je récolte ces dernières et cela me permettra de laisser de la place pour butter les poireaux.
Le fait de procéder comme cela permettra de:
1 avoir une fût de gros diamètre.
2 avoir une belle longueur.
3 faciliter l’écoulement de part et d’autres des eaux des pluies hivernales.
4 faciliter la récolte (la base des poireaux est plus accessible)
Un bon paillage en hiver permettra d’éviter que le sol ne gèle (c’est énorme l’effet isolant d’un paillage contre le gel)
Ce paillage permettra aussi d’éviter que le sol ne se réchauffe trop vite au printemp pour prolonger la récolte jusque presque fin avril.
PS pour lutter contre ce parasite. Vous pouvez en plus des conseils de Gilles traiter préventivement en fin juin à 10 jours d’intervale (3 traitements) avec le produit (nom commercial supprimé par Gilles… à base de Spinosad qui est une bactérie insecticide).
C’est un traitement ‘Bio’.
Bonne chance et bon jardinage
Olivier
Bonjour Olivier,
Bon… ça fait plus de 20 ans que je sèche mes plants, et ils ne montent jamais à fleur avant la fin du printemps suivant, donc bien en deuxième année…
Il n’y a pas non plus de recrudescence de parasites après la reprise…
Mais vous dites vous-même que vos poireaux sont sévèrement attaqués par la mineuse; donc peut-être devriez-vous remettre en question vos certitudes ?
Plus d’attaques en hiver ? c’est normal… Et d’autant plus si vous utilisez cette merde à base de Spinosad, un produit certe autorisé en bio (mais sous conditions… et j’espère qu’il ne l’est pas pour les jardiniers amateurs), mais fortement nocif pour la biodiversité, et en particulier les pollinisateurs (voyez ici).
Mais visiblement, vous devez attendre mars/avril pour manger vos poireaux… bon…
Plus la plantation est profonde, plus il y a de blancs… c’est un fait indiscutable.
La nourriture : du compost mûr au fond du sillon en fournit… Et d’ailleurs, votre raisonnement ne tient pas…Par exemple un arbre va puiser des éléments nutritifs très en profondeur (qui peut être très riche, grâce aux vers de terre et autres organismes vivants du sol, pour peu que l’on favorise la vie du sol avec des apports de matières organiques et que l’on s’abstienne d’utiliser des produits létaux)…
Pour les cultures intercalaires, ok… mais des carottes sont mieux pour une protection réciproque contre les ravageurs propres à ces 2 espèces…
On est d’accord pour le paillage…
Cordialement,
Gilles
Comme MILOU, Je suis adepte de la Tanaisie dont je me suis réalisé une petite plantation. J’en ai planté aux pieds de mes fruitiers également, et je peux vous assurer que c’est efficace contre les pucerons de toute nature…Mais il ne faut pas hésiter de planter un bel anneau autour de chacun de vos arbres. Lorsqu’elle est pleine de pucerons, il suffit de la rabattre et la brûler.
Bonjour Papy-57,
Concernant le fait de brûler la tanaisie lorsqu’elle est infestée de pucerons, je ne peux approuver cette méthode…
Car qui dit invasion de pucerons, dit en général insectes auxiliaires aussi présents, dont notamment des coccinelles !
Bonne journée
Gilles
Bonjour Gilles,
Merci pour ce bon conseil et toutes mes excuses pour ma bêtise.
Je ne procéderai plus de cette manière.
Mais quel serait donc votre meilleur conseil pour ne pas nuire aux auxiliaires en dehors de simplement éloigner cette tanaisie?
Bonne journée.
Papy-57
Bonjour Papy-57,
Je vous conseillerais de simplement laisser faire les choses… la tanaisie est envahie par les pucerons ? les coccinelles vont venir pour réguler tout ça…
Mais voici plus globalement ma façon de voir les choses : https://www.un-jardin-bio.com/nuisibles-au-jardin/
Cordialement,
Gilles
bonjour à tous
J’habite en Dordogne.
Personnellement, j’ai suivi les conseils du “jardin de balgan” : https://www.youtube.com/watch?v=3iruNDi9Huc qui préconise de faire sécher les plants de poireaux pendant 48 h avant de les planter.
Je n’ai pas eu la mouche du poireau et ai récolté de magnifiques poireaux pendant tout l’hiver.
J’ai refait la même chose cette année. Nous verrons bien
Bonjour Catherine,
Oui… c’est ce que je préconise aussi (“endurcissement”) dans l’article.
Mais ce n’est pas toujours suffisant.
Cordialement,
Gilles
Je vis en Alsace et je plante tout les ans des poireaux , et depuis 10ans plus d’attaques de ce phénomène, voici comment je procède :
Je trace un sillon de 20 cm de profondeur , et dans ce sillon je plante mes poireaux. (Donc cela mes fait a peut près 25 cm de profond ). Je rajoute de bonnes poignées de lithothamne. Au fur et a mesure que la plante grandie je referme cette tranchée . Quand celle ci est refermée de moitie , je rajoute le mélange lithothamne et poudre de roche ( mi-fin juin )a peut près . puis je referme la tranchée si mes plants sont plus haut d’une quinzaine de cm que le niveau de la terre . Je rajoute a ce moment de la lithothamne et je les laissent tranquille jusqu’en hiver Seul bémol si la terre est gelée pas moyen de les deterrer
Bonjour Gilles
Pour ma part, j’avais des attaques de mineuse depuis 5 ans. Cette année j’ai décidé d’associer poireau et carotte comme vous le préconisez, et en plus j’ai déposé sur ma ligne de plantation de poireau une couche d’environ 1cm de marc de café. Pour l’instant pas de trace d’attaque, mais la saison n’est pas terminée. Si l’essai est concluant je le renouvelerai l’an prochain.
Bonjour,
Merci pour tous vos bons conseils ! J’ai eu des poireaux attaqués par la mineuse. Depuis 2 ans, je les recouvre de voiles anti-insectes tendus sur des morceaux et attachés par des pinces. Je n’ai eu aucun dégât. Il y a aussi de la menthe qui pousse de façon un peu anarchique autour des parcelles de poireaux. Je n’utilise aucun produit phyto et tout semble se réguler naturellement. Il y a beaucoup d’insectes, des batraciens, des oiseaux, des coccinelles……et j’accepte de leur laisser une petite part des récoltes . Actuellement les guêpes se régalent de raisins et de prunes tardives ! Il m’en restera suffisamment !
J’habite en Belgique, proche du Nord (Maubeuge)
Merci à vous pour ce partage Annie !
Bonjour. Contre la mouche du poireau, (ainsi que que contre d’autres “nuisibles” également) je m’amuse à étaler sur le sol, des branches de tanaisie, sans leurs fleurs, bien sur ! Bon courage et bonne humeur pour vos jardin. Milou.
Merci Milou !
Vivant dans le Nord (Douai) jusque l’an dernier, j’ai planté une fois des poireaux… qui ont immédiatement été attaqués par la mineuse.
J’ai déménagé depuis en Bretagne (pas seulement pour fuir la mouche du poireau !) et j’ai cette année de beaux poireaux, bien sains et ma foi bien bons ! Et ici, personne ne me parle de cette mouche. Il semble que la Bretagne soit épargnée.
Merci pour ce partage Françoise !
Il serait intéressant que des bretons viennent confirmer, ou au contraire infirmer, ce que vous dites… Merci d’avance à eux.
Cordialement,
Gilles
Le poireaux en bretagne est très attaqués par le ver moi je mets un filet mais beaucoup ne veulent plus faire de poireaux ,mais par contre moins de teigne que les années précédentes