Quand j’ai creusé une mare au jardin, ma première motivation était très terre à terre : récupérer les eaux de pluie ruisselant sur les toitures pour l’irrigation de mes cultures.
Dans un jardin, surtout quand les étés deviennent plus secs, l’eau vaut de l’or. La laisser filer vers le fossé ou le réseau pluvial me semblait un peu dommage. Autant lui proposer un petit arrêt au jardin, le temps qu’elle serve à quelque chose.
Mais évidemment, j’avais une deuxième idée derrière la bêche : la biodiversité, une notion vraiment précieuse dans un potager en permaculture.
Une mare n’est pas seulement un trou rempli d’eau. C’est un milieu vivant. Une zone fraîche. Un refuge. Un abreuvoir. Un lieu de reproduction. Et, si l’on sait rester un peu discret, un formidable observatoire de la vie sauvage.
Bien qu’ayant été contraint de bâcher ma mare pour retenir l’eau, faute d’argile même à plus de trois mètres de profondeur, j’ai décidé de laisser la végétation se développer tout autour. Certaines plantes ont même plongé vers l’eau, ce qui était exactement l’idée : donner à la mare un aspect naturel et offrir des abris à toute une petite faune.
Une mare au jardin : une réserve d’eau, mais pas une simple citerne
Pour l’irrigation, une mare peut rendre de fiers services. Elle stocke l’eau de pluie au moment où elle tombe, puis vous pouvez l’utiliser plus tard pour arroser une partie du potager, des arbres récemment plantés, une haie fruitière ou quelques cultures gourmandes en eau.
Mais il faut garder une idée en tête : une mare n’est pas une cuve fermée. Dans une cuve, on peut descendre le niveau très bas sans trop d’état d’âme, même si ce n’est pas toujours idéal. Dans une mare, une vie entière dépend du maintien d’un minimum d’eau.
Des têtards, des larves de libellules, des dytiques, des escargots aquatiques, des plantes immergées, des micro-organismes, et bien d’autres habitants discrets y trouvent refuge. Si l’on pompe tout en plein été, on ne vide pas seulement une réserve : on détruit un milieu.
Ne videz jamais complètement une mare vivanteSi vous utilisez une mare pour irriguer, gardez toujours un niveau d’eau suffisant, surtout au printemps et en été.
- Ne pompez pas jusqu’au fond.
- Évitez les prélèvements massifs en période de reproduction des amphibiens.
- Conservez une zone profonde qui reste en eau le plus longtemps possible.
- Préférez plusieurs petits arrosages espacés plutôt qu’un seul gros prélèvement.
Comment utiliser l’eau d’une mare pour arroser sans nuire à la vie sauvage ?
L’idéal est de considérer l’eau de la mare comme une réserve complémentaire, et non comme la seule source d’arrosage du jardin.
Chez moi, par exemple, l’idée n’est pas de pomper sans compter dès que les tomates réclament un peu d’aide. La mare vient en appui, lorsque les réserves classiques baissent ou lorsque certaines cultures ont vraiment besoin d’un coup de pouce.
On peut aussi organiser le jardin pour réduire les besoins : paillage, sol riche en humus, arrosages au pied, choix de cultures adaptées, ombrage léger si nécessaire, et récupération d’eau de pluie en amont. La mare devient alors une pièce du puzzle, pas la solution miracle.
Pour limiter l’impact, mieux vaut installer la prise d’eau dans une zone accessible, sans remuer la vase ni aspirer les petits animaux. Une crépine fine peut éviter d’embarquer au passage des larves ou des têtards. Et si vous voyez que le niveau baisse dangereusement, il est temps de lever le pied.
La mare, un aimant à biodiversité
Une mare bien conçue attire la vie. Pas forcément toute la faune rêvée dès la première semaine, bien sûr. Le vivant n’obéit pas à un planning de jardinier pressé. Mais si le milieu est accueillant, les arrivées peuvent être rapides.
Dans mon cas, les premiers habitants ne se sont pas fait attendre. Dès le premier printemps, des batraciens ont colonisé la mare. Grenouilles et crapauds ont accompagné mes journées de leurs chants, avec une énergie qui n’avait rien à envier à une chorale municipale en pleine forme.
Des batraciens dans la mare

Les grenouilles, crapauds, tritons et salamandres ont besoin de milieux humides pour accomplir une partie de leur cycle de vie. Une mare leur offre un lieu de reproduction, mais aussi un point d’eau dans un paysage où les zones humides ont beaucoup reculé.
Ces animaux sont aussi de précieux auxiliaires. Ils consomment de nombreux petits invertébrés. Les adultes chassent dans l’eau, sur les berges et parfois dans les massifs voisins. Les têtards, de leur côté, participent à l’équilibre de la mare en consommant algues et matières organiques selon les espèces.
La présence de batraciens est un très bon signe. Elle indique que votre mare commence à fonctionner comme un vrai petit écosystème.
Grenouilles, crapauds et tritons : laissez-les venir seulsIl ne faut pas aller chercher des amphibiens dans la nature pour les installer dans votre mare. Beaucoup d’espèces sont protégées, et le déplacement d’animaux peut aussi transmettre des maladies ou perturber les populations locales.
- Créez le bon milieu.
- Aménagez des berges douces.
- Laissez des herbes, des pierres, des branches et des zones refuges.
- Puis laissez la nature faire son travail.
Les libellules : beauté, équilibre et chasse aux moustiques
Les libellules font partie des grandes réjouissances autour d’une mare. On les voit patrouiller au-dessus de l’eau, se poser sur une tige, repartir comme une flèche, revenir, repartir encore. Elles ont ce petit côté hélicoptère miniature, mais avec plus d’élégance et moins de bruit.
Leur intérêt ne se limite pas à la beauté du spectacle. Les libellules, au stade adulte comme au stade larvaire, sont de redoutables prédatrices. Les larves vivent dans l’eau et capturent d’autres larves aquatiques, dont celles des moustiques. Les adultes attrapent de petits insectes en vol.
Une mare végétalisée, avec des plantes émergentes et des zones calmes, leur offre des supports de ponte, des abris et des zones de chasse. C’est l’un des meilleurs exemples de régulation naturelle : pas besoin de sortir l’artillerie, le vivant travaille très bien quand on lui laisse de la place.
Oiseaux, couleuvres, tortues et autres visiteurs
Une mare attire aussi des oiseaux. Certains viennent boire, d’autres se baigner, d’autres encore cherchent de la nourriture sur les berges. Chez moi, la surprise fut grande lorsque je découvris une cane nichée dans les herbes.
Elle s’est envolée à mon approche, laissant apparaître ses œufs. Et quelle joie, quelques jours plus tard, de découvrir huit ou neuf petits canetons sur l’eau.

Les couleuvres peuvent aussi fréquenter les mares. La couleuvre helvétique, par exemple, aime les milieux humides et peut consommer des amphibiens ou des poissons. Sa présence peut impressionner, mais elle fait partie des équilibres naturels. Et rappelons-le clairement : les serpents sont protégés en France. Le coup de pelle n’est pas une option, même pour les jardiniers un peu émotifs.
J’ai aussi eu la surprise de voir une tortue dans ma mare. Un « plouf » à mon approche, un regard plus attentif, et plus de doute : elle avait élu domicile dans ma réserve d’eau.

Dans un jardin, la présence d’une tortue demande tout de même de la prudence. Il peut s’agir d’une espèce locale dans certaines régions, mais aussi d’une tortue exotique relâchée par quelqu’un, ce qui n’est jamais une bonne idée. On n’introduit pas volontairement de tortues dans une mare. Et si vous trouvez un animal blessé ou une espèce qui vous semble inhabituelle, mieux vaut demander conseil à une structure compétente plutôt que d’improviser.
Une mare attire-t-elle les moustiques ? Oui… mais ce n’est pas toute l’histoire
C’est l’objection classique : « Vous allez avoir des moustiques ! »
Et soyons honnêtes : oui, une mare peut attirer des moustiques. L’eau attire les moustiques comme une fraise mûre attire le merle. Ce n’est pas un scoop.
Mais une mare vivante n’est pas comparable à une soucoupe de pot oubliée, à un seau rempli d’eau derrière la cabane, à une gouttière bouchée ou à une réserve d’eau mal fermée. Dans ces petits volumes d’eau stagnante, les moustiques trouvent un lieu de ponte tranquille, sans prédateurs ou presque.
Dans une mare équilibrée, c’est une autre histoire. Les larves de moustiques deviennent de la nourriture pour les larves de libellules, les têtards, certains insectes aquatiques, les dytiques et d’autres habitants de la mare. Les moustiques adultes, eux, sont consommés par des libellules, des oiseaux, des chauves-souris et des amphibiens.
Autrement dit, la mare ne supprime pas les moustiques. Elle participe à leur régulation. C’est une nuance importante, mais c’est précisément ce que l’on recherche dans un jardin naturel : pas une guerre totale contre le vivant, mais des équilibres.
A retenir sur les moustiquesLe vrai problème n’est pas la mare vivante. Ce sont surtout les petites eaux stagnantes sans prédateurs.
- Videz les soucoupes, seaux, bâches creuses et arrosoirs oubliés.
- Couvrez les récupérateurs d’eau de pluie.
- Entretenez les gouttières.
- Gardez une mare végétalisée, avec des prédateurs naturels.
Pourquoi les petites eaux stagnantes sont plus problématiques qu’une mare équilibrée
Le moustique, notamment le moustique tigre, apprécie les petits volumes d’eau. Une simple coupelle peut suffire. Ces lieux sont proches des habitations, se réchauffent vite et ne contiennent pas de prédateurs aquatiques installés.
Une mare, à l’inverse, forme un milieu plus complexe. Les plantes, la profondeur variable, la vase, les insectes aquatiques, les amphibiens, les oiseaux et les micro-organismes créent des relations alimentaires. Les moustiques y entrent dans la chaîne du vivant, et pas au sommet, ce qui est plutôt rassurant.
La nuance est donc simple : une mare équilibrée régule ; un récipient abandonné produit.
Comment concevoir une mare utile pour l’eau et accueillante pour la biodiversité ?
Si vous envisagez de créer une mare, quelques choix de départ feront une grande différence. Une mare pensée uniquement comme une réserve d’eau sera moins riche écologiquement. Une mare pensée uniquement pour la biodiversité pourra manquer de volume si vous souhaitez aussi arroser un peu. Le bon compromis consiste à prévoir des zones variées.
Prévoir des profondeurs différentes
Une mare utile gagne à comporter plusieurs niveaux. Une zone peu profonde réchauffe vite au printemps et accueille de nombreuses plantes. Une zone intermédiaire offre de bons refuges. Une partie plus profonde garde de l’eau plus longtemps en été et protège une partie de la faune lors des fortes chaleurs.
Dans un petit jardin, on fait évidemment avec la place disponible. Mais même une mare modeste peut être aménagée avec une pente douce d’un côté, une zone plus basse de l’autre et quelques paliers de plantation.
Installer des berges douces
Les berges abruptes sont dangereuses pour de nombreux animaux. Un hérisson, un lézard, un crapaud ou même un oiseau peuvent tomber dans l’eau et ne pas réussir à ressortir.
Prévoyez au moins une pente douce. Si la mare existe déjà et que les bords sont raides, ajoutez une branche stable, une pierre inclinée ou une petite rampe naturelle. Ce n’est pas très décoratif façon catalogue, mais pour la faune, c’est une sortie de secours.
Laisser pousser une végétation utile
Autour de la mare, la végétation joue plusieurs rôles. Elle offre des abris, limite l’érosion des berges, ombrage une partie de l’eau, sert de support aux libellules et attire des insectes qui nourrissent oiseaux et amphibiens.
On peut installer quelques plantes locales adaptées aux zones humides, ou laisser venir une flore spontanée si le terrain s’y prête. L’essentiel est d’éviter le gazon tondu ras jusqu’au bord de l’eau. Une mare posée au milieu d’une pelouse impeccable a beaucoup moins d’intérêt pour la vie sauvage.
Un bord de mare un peu sauvage, c’est précieuxGardez au moins une partie des berges en végétation libre. Ce petit désordre apparent est une vraie zone de refuge.
- Laissez quelques herbes hautes.
- Gardez des tiges sèches en hiver.
- Ajoutez un petit tas de bois ou de pierres à proximité.
- Évitez de faucher tout autour en pleine période de reproduction.
Éviter les poissons dans une mare naturelle
Beaucoup de jardiniers pensent bien faire en mettant quelques poissons dans une mare. C’est joli, certes. Mais pour une mare de biodiversité, ce n’est généralement pas une bonne idée.
Les poissons consomment les œufs, les larves et les têtards. Ils remuent l’eau, modifient les équilibres et peuvent limiter fortement l’installation des amphibiens et des insectes aquatiques. Si votre objectif est d’accueillir grenouilles, tritons, libellules et autres petits habitants, mieux vaut éviter les poissons.
Irrigation : quelle place donner à la mare dans la gestion de l’eau ?
Une mare peut aider à arroser, mais elle doit s’intégrer dans une stratégie plus large. Dans un jardin écologique, on ne cherche pas seulement à stocker plus d’eau. On cherche d’abord à en gaspiller moins.
Le sol est votre première réserve. Un sol couvert, riche en matière organique et peu travaillé garde mieux l’humidité. Les haies freinent le vent. Les arbres créent de l’ombre. Les cultures bien espacées respirent mieux. Tout cela réduit la pression sur la mare.
L’eau de la mare peut alors servir de sécurité, notamment pour les périodes critiques : reprise de plantation, jeunes arbres, cultures sous serre, légumes-fruits en pleine production, semis récents ou épisodes secs prolongés.
| Usage de l’eau | Intérêt | Précaution |
|---|---|---|
| Arroser de jeunes plantations | Aider l’enracinement les premières semaines | Arroser au pied, sans excès |
| Soutenir les légumes-fruits | Limiter les stress hydriques en été | Pomper modérément si le niveau baisse |
| Arroser une serre | Compenser l’absence de pluie directe | Surveiller les besoins réels et pailler |
| Abreuver la faune sauvage | Offrir un point d’eau en période sèche | Conserver des berges accessibles |
| Créer un refuge humide | Favoriser amphibiens, libellules et oiseaux | Ne pas vider la mare et éviter les poissons |
Arroser moins, mais mieux
Si vous utilisez l’eau de la mare, arrosez au bon endroit : au pied des plantes, lentement, sur un sol couvert. L’arrosage en pluie fine sur le feuillage, en pleine chaleur, gaspille une partie de l’eau et favorise parfois certaines maladies.
Un arrosoir, un tuyau en débit doux ou une petite pompe bien réglée suffisent dans la plupart des jardins familiaux. L’objectif n’est pas de transformer la mare en station d’irrigation agricole. Elle doit rester vivante.
Surveiller le niveau d’eau en été
En période sèche, observez le niveau. Si la mare descend naturellement, ce n’est pas forcément inquiétant. Certaines mares temporaires s’assèchent une partie de l’année et accueillent malgré tout une belle biodiversité.
Mais si votre mare abrite des têtards, des larves de libellules ou une faune aquatique bien installée, un pompage trop important peut poser problème. Dans ce cas, mieux vaut réserver l’eau aux besoins prioritaires et accepter que toutes les cultures ne soient pas arrosées comme des reines.
Entretenir une mare sans casser les équilibres
Une mare ne demande pas un entretien maniaque. Trop intervenir peut même nuire. L’eau trouble, quelques feuilles, des plantes qui s’étalent, un peu de vase : tout cela fait partie de la vie d’une mare.
L’entretien consiste surtout à éviter les excès. Trop de matière organique peut appauvrir l’eau en oxygène. Trop d’ombre peut limiter les plantes aquatiques. Trop de plantes envahissantes peuvent fermer complètement la surface.
Quand intervenir ?
Évitez les gros travaux au printemps, car c’est la période de reproduction de nombreuses espèces. Si vous devez retirer une partie des plantes ou de la vase, l’automne est généralement plus adapté.
Procédez par petites zones. Ne nettoyez jamais toute la mare d’un coup. Laissez les végétaux retirés un ou deux jours sur la berge pour que les petits animaux puissent regagner l’eau.
Faut-il enlever les feuilles mortes ?
Un peu de feuilles ne pose pas de problème. Elles nourrissent la vie du fond. Mais si beaucoup d’arbres surplombent la mare, un excès de feuilles peut entraîner une fermentation et déséquilibrer le milieu.
Dans ce cas, retirez une partie des feuilles à l’automne, sans chercher à obtenir une eau de piscine. Une mare n’a pas vocation à ressembler à un bassin chloré, et c’est tant mieux.
Les erreurs à éviter avec une mare au jardin
Une mare est simple dans son principe, mais quelques erreurs peuvent fortement réduire son intérêt écologique.
- Installer des poissons dans une mare destinée aux amphibiens.
- Tondre ras jusqu’au bord de l’eau.
- Pomper toute l’eau en été.
- Nettoyer entièrement la mare au printemps.
- Introduire des animaux prélevés ailleurs.
- Utiliser des produits chimiques contre les moustiques.
- Laisser traîner des petits contenants remplis d’eau autour de la maison.
Si vous évitez déjà ces pièges, votre mare part sur de bonnes bases.
Une mare utile, c’est une mare vivantePour qu’une mare serve à la fois l’irrigation et la biodiversité, il faut chercher un équilibre simple.
- Stocker l’eau de pluie sans transformer la mare en simple réservoir.
- Prélever l’eau avec modération.
- Garder des plantes et des refuges autour de l’eau.
- Accepter une part de sauvage.
Conclusion : une mare, c’est de l’eau… mais c’est surtout de la vie
Créer une mare au jardin, c’est évidemment stocker de l’eau. Dans un contexte d’étés plus secs, cette fonction est précieuse. Une mare peut aider à irriguer quelques cultures, soutenir de jeunes plantations et sécuriser un peu le jardin lors des périodes difficiles.
Mais limiter la mare à ce rôle serait passer à côté de sa vraie richesse. Une mare accueille des batraciens, des libellules, des oiseaux, parfois des couleuvres, parfois des visiteurs inattendus. Elle rafraîchit l’ambiance, relie le jardin à la vie sauvage et participe à ces équilibres naturels que nous cherchons justement à encourager en jardinage bio.
Quant aux moustiques, l’idée mérite d’être nuancée. Oui, l’eau les attire. Mais une mare vivante attire aussi leurs prédateurs. Le vrai danger, côté moustiques, vient plutôt des petits contenants d’eau stagnante oubliés autour de la maison. La mare, elle, peut devenir une alliée de la régulation naturelle.
Si vous avez la place, même modestement, une mare bien pensée peut donc devenir l’un des plus beaux aménagements du jardin. Pas forcément le plus propre, pas toujours le plus maîtrisé, mais probablement l’un des plus vivants.
Et si vous avez déjà une mare chez vous, je serais curieux de lire vos observations en commentaire : grenouilles, libellules, oiseaux, couleuvres, surprises heureuses… ou petites galères de jardinier. C’est souvent au bord de l’eau que le jardin nous raconte les meilleures histoires.
Sources et pour aller plus loin
- Société nationale de protection de la nature – A vos mares !
- Observatoire régional des mares – La mare, un moyen naturel de réguler le moustique
- Société herpétologique de France – SOS serpents, tortues, grenouilles
- Légifrance – Arrêté du 8 janvier 2021 sur les amphibiens et reptiles protégés
- Vert – Comment construire une mare dans son jardin ?
FAQ – Mare au jardin, irrigation et biodiversité
Peut-on créer une mare dans un petit jardin ?
Oui, à condition de rester raisonnable sur la taille et de soigner les berges. Même une petite mare peut accueillir des insectes aquatiques, des oiseaux qui viennent boire et parfois des amphibiens. Prévoyez surtout une pente douce, quelques plantes et une zone où la faune peut se cacher.
Que faire si la mare verdit rapidement ?
Une eau verte au début n’est pas rare, surtout dans une mare récente. Évitez les produits anti-algues. Ajoutez plutôt des plantes aquatiques adaptées, limitez les apports de matières organiques et laissez le milieu s’équilibrer. Une mare jeune a parfois besoin d’une saison ou deux pour trouver son rythme.
Faut-il mettre une pompe ou une fontaine dans une mare naturelle ?
Ce n’est pas obligatoire. Une mare végétalisée, avec une profondeur suffisante et une surface partiellement ensoleillée, peut s’équilibrer sans pompe. Une petite circulation d’eau peut aider dans certains bassins très artificiels, mais elle n’est pas indispensable pour une mare de biodiversité.
Puis-je remplir ma mare avec l’eau du robinet ?
Mieux vaut privilégier l’eau de pluie. L’eau du robinet peut contenir du chlore et n’a pas toujours les qualités idéales pour la vie aquatique. Si vous devez compléter exceptionnellement le niveau en période sèche, faites-le progressivement, sans choc brutal de température.
Une mare est-elle dangereuse pour les enfants ?
Oui, comme tout point d’eau, une mare demande de la vigilance. Dans un jardin fréquenté par de jeunes enfants, prévoyez une protection adaptée, des berges très douces et une surveillance réelle. La biodiversité est précieuse, mais la sécurité passe avant tout.





