Bienvenue dans l’univers fascinant de la fertilisation naturelle, un pilier essentiel pour créer un jardin épanoui et en harmonie avec son environnement. Si vous êtes passionné par le jardinage et que vous aspirez à cultiver des plantes vigoureuses tout en préservant la biodiversité, vous êtes au bon endroit.
Dans cet article, je vous dévoilerai les secrets d’une terre vivante, où chaque élément joue un rôle crucial dans la santé de vos cultures. Vous découvrirez des techniques simples et accessibles, vous permettant d’enrichir votre sol de manière respectueuse et durable.
Que vous soyez novice ou jardinier en quête de perfectionnement, préparez-vous à transformer votre espace vert en un véritable havre de paix, propice à la floraison et à la récolte. Embarquez dans cette aventure verte et apprenez à nourrir votre jardin tout en respectant la nature qui nous entoure !
Qu’est-ce qu’une terre vivante ?
Une terre vivante ne se limite pas à être un simple substrat pour vos plantes ; c’est un véritable écosystème grouillant de vie. Bactéries, champignons, vers de terre, insectes et autres micro-organismes interagissent en harmonie pour créer un environnement propice à la croissance. Grâce à cette activité foisonnante, le sol devient une véritable usine naturelle de nutriments, améliorant sa structure, sa porosité ainsi que sa capacité à retenir l’eau.
Contrairement à un sol stérile, une terre vivante favorise la croissance des plantes par un recyclage constant de la matière organique, nourrissant ainsi les racines tout en les protégeant des maladies. Ce monde souterrain œuvre aussi à la régénération naturelle du sol, essentielle pour maintenir sa fertilité à long terme.
En résumé, une terre vivante fonctionne comme un organisme, respirant et s’auto-régulant, offrant un cadre idéal pour un jardin florissant.
La différence entre un sol « mort » et un sol vivant
Un sol vivant est rempli d’organismes qui brassent la terre, décomposent les débris végétaux et transforment la matière organique en humus riche. Sa couleur foncée est un indicateur de sa richesse en carbone et en nutriments.
En revanche, un sol « mort » est en général compacté et pauvre en micro-organismes, souvent en raison d’un usage intensif ou de traitements chimiques, ce qui limite la circulation de l’air et de l’eau. Ce type de sol ne retient pas bien l’humidité ni les nutriments, rendant vos plantes plus vulnérables et nécessitant des apports artificiels pour survivre.
Le rôle des micro-organismes, champignons et vers de terre

Les micro-organismes et les vers jouent des rôles complémentaires dans la santé de votre sol.
Les bactéries et champignons décomposent la matière organique pour la transformer en éléments nutritifs accessibles aux plantes. Les champignons mycorhiziens forment des associations avec les racines, augmentant ainsi la surface d’absorption d’eau et de nutriments.
Quant aux vers de terre, ils aèrent le sol en creusant des galeries, améliorant la circulation de l’eau et de l’air. Grâce à cette activité biologique, le sol acquiert une structure poreuse et grumeleuse, facilitant la croissance des racines et renforçant sa résistance à l’érosion.
Pourquoi un sol vivant rend le jardin plus autonome
Lorsque votre jardin repose sur un sol vivant, il bénéficie d’un apport naturel en nutriments, ce qui réduit votre dépendance aux engrais chimiques.
Cette fertilité auto-entretenue permet aux plantes de puiser ce dont elles ont besoin sans surcharger la terre, préservant ainsi l’équilibre écologique. Grâce à la décomposition continue des feuilles mortes et des résidus, le sol se renouvelle régulièrement, devenant un filtre naturel contre les maladies et encourageant vos plantes à développer leur vigueur. Le sol vivant agit comme un partenaire invisible, soutenant un jardin plus sain, résilient et autonome.
- Sol vivant : riche en micro-organismes, structure aérée, couleur foncée, auto-fertile, favorise la biodiversité racinaire.
- Sol mort : pauvre en vie, compact, mauvaise rétention d’eau, nécessite engrais chimiques, vulnérable à l’érosion.
Les grands principes de la fertilisation naturelle
La fertilisation naturelle repose sur un principe fondamental : nourrir d’abord la terre, plutôt que de cibler directement les plantes.
En enrichissant le sol pour qu’il soit riche et vivant, vous créez un environnement propice aux racines et aux micro-organismes, ce qui favorise une croissance saine et durable. Cette approche privilégie le cycle naturel de la matière organique, valorisant le recyclage des déchets verts et la biodiversité souterraine.
En adoptant ce mode de fertilisation, vous préservez la structure de votre sol, stimulez sa microfaune et limitez l’utilisation d’engrais chimiques, nuisibles à long terme. C’est en respectant ces principes que vous obtiendrez un jardin heureux, équilibré et résistant aux maladies et aux aléas climatiques.
Nourrir le sol plutôt que nourrir les plantes
Au lieu d’apporter directement des nutriments aux plantes, la fertilisation naturelle se concentre sur la santé du sol, riche en humus et en micro-organismes. Votre sol devient alors un réservoir vivant, capable de libérer progressivement les éléments essentiels comme l’azote, le phosphore et le potassium, en fonction des besoins de vos végétaux.
Cette méthode imite les cycles naturels, évitant ainsi les carences ou les excès d’engrais. Par exemple, un sol bien enrichi en compost décomposé garantit aux racines une alimentation stable et continue, tout en améliorant sa structure et sa capacité à retenir l’eau.
Recycler la matière organique (rien ne se perd, tout se transforme)
Le cœur de la fertilisation naturelle réside dans le recyclage de la matière organique : feuilles mortes, déchets de cuisine, tontes de gazon et résidus de taille se transforment en une richesse inestimable grâce au compostage.
Ce processus convertit ces déchets en un engrais naturel, riche en humus et en nutriments biodisponibles. On parle alors de déchets valorisés, synonymes d’autonomie et d’économie.
Un compost bien équilibré (mélange de matériaux verts et bruns, aération régulière) peut réduire considérablement, voire à néant, vos besoins en fertilisants externes. En jardinage biologique, cet amendement naturel contribue à améliorer la vie du sol sans polluer les nappes phréatiques.
Favoriser la biodiversité souterraine
La fertilisation naturelle encourage la biodiversité souterraine, essentielle à la santé de votre jardin.
Vers de terre, bactéries, champignons mycorhiziens et autres micro-organismes collaborent pour décomposer la matière organique, structurer le sol et faciliter l’absorption des nutriments.
Par exemple, les mycorhizes étendent le système racinaire, augmentant ainsi la surface d’échange pour une meilleure nutrition.
Pour favoriser cette faune et flore du sol, évitez les pesticides (même bio…) et maintenez une couverture végétale adéquate. Un sol peu travaillé et vivant constitue la base d’un jardin plus résilient, capable de résister aux stress et de produire abondamment.
- Nourrir le sol garantit une libération progressive et adaptée des nutriments.
- Recycler la matière organique transforme les déchets en ressources vitales.
- Favoriser la biodiversité soutient les processus naturels de décomposition et d’assimilation.
- Réduire, ou mieux encore arrêter complètement (j’ai les noms de ceux qui en utilisent encore !), l’usage d’intrants chimiques préserve l’équilibre écologique et la qualité du sol.
Les piliers de la fertilisation naturelle au jardin bio
La fertilisation naturelle s’appuie sur des pratiques ancestrales toujours pertinentes, qui revitalisent la terre et garantissent des récoltes généreuses sans recourir aux produits chimiques.
Ces méthodes préservent la vie du sol, améliorent sa structure et enrichissent durablement sa fertilité. En tant que jardinier biologique, il est crucial de comprendre comment utiliser le compost, les engrais verts, les fumiers, les amendements naturels et les purins. Ensemble, ces éléments constituent un système équilibré et respectueux de l’environnement, offrant à votre sol un véritable festin de nutriments et de stimuli biologiques bénéfiques pour la santé de vos plantes.
Le compost : l’or noir du jardinier

Le compost est sans conteste le trésor des jardiniers bio. Produit par la décomposition contrôlée des déchets organiques, il transforme vos restes de cuisine et de jardin en une matière riche en humus.
Ce véritable « or noir » améliore non seulement la structure du sol, mais augmente également sa capacité à retenir l’eau, tout en nourrissant la microfaune indispensable à la dégradation de la matière organique.
Plus votre compost est mûr, plus il libère lentement les nutriments, évitant ainsi les excès et favorisant une croissance harmonieuse de vos plantes. Installer un composteur dans votre jardin vous permettra aussi de réduire vos déchets tout en bouclant un cycle naturel bénéfique.
Les engrais verts : des plantes qui fertilisent la terre

Les engrais verts, quant à eux, sont des cultures temporaires semées entre vos plantations principales, protégeant le sol tout en l’enrichissant. Ils agissent comme un véritable « bouclier » contre l’érosion, limitent le lessivage des nutriments et stimulent la vie microbienne.
Parmi ces plantes, les légumineuses (trèfle, féverole, pois) ont la capacité unique de fixer l’azote atmosphérique, augmentant ainsi la fertilité du sol.
Les crucifères (moutarde, colza) aident à combattre les mauvaises herbes tout en préservant le phosphore et le potassium.
Enfin, les graminées (avoine, seigle) ameublissent le sol grâce à leurs racines profondes.
Leur décomposition fournit un apport en matière organique, structurant le sol pour plusieurs saisons à venir.
Les fumiers et lisiers : savoir les utiliser sans excès

Les fumiers et lisiers représentent des sources traditionnelles de fertilisation naturelle, riches en azote, phosphore et potassium. Ils apportent une matière organique précieuse et stimulent la vie du sol.
Toutefois, leur utilisation nécessite une certaine prudence : un excès peut brûler les racines, polluer les eaux et déséquilibrer la vie microbienne. Il est donc conseillé de composter les fumiers avant leur utilisation et d’appliquer les lisiers dilués au bon moment, généralement en dehors de la période de croissance active, pour maximiser leur efficacité tout en minimisant les impacts environnementaux.
Les amendements naturels : cendres, lithothamne, algues, etc.
Les amendements naturels viennent compléter la fertilisation en apportant des minéraux essentiels que le sol peut parfois manquer.
Les cendres de bois, riches en potassium, augmentent la résistance des plantes aux maladies, tandis que le lithothamne, une algue calcaire fossile, améliore la structure du sol tout en fournissant calcium et oligo-éléments. Les algues marines, qu’elles soient en poudre ou en jus, stimulent la croissance et renforcent les défenses naturelles des plantes.
Ces amendements agissent en douceur, respectent l’équilibre biologique et contribuent à un équilibre nutritif global dans une démarche durable.
Les purins et macérations végétales : ortie, consoude, fougère
- Les purins et macérations végétales sont de véritables élixirs pour le jardinier naturel.
- Le purin d’ortie favorise la vigueur des plantes grâce à son apport en azote et en minéraux, tout en renforçant leurs défenses contre les parasites.
- La consoude, riche en potassium, est idéale pour encourager la floraison et la fructification.
- Le purin de fougère lutte efficacement contre certains champignons et ravageurs.
Faciles à préparer, ces extraits concentrés représentent un outil écologique puissant pour fertiliser, protéger et dynamiser votre jardin tout en préservant la biodiversité et la santé du sol.
| Type de fertilisation naturelle | Principaux avantages | Conseils d’utilisation |
| Compost | Améliore la structure, renouvelle la matière organique, nourrit le sol et les plantes | Bien aérer et mouiller, laisser mûrir plusieurs mois avant utilisation |
| Engrais verts | Protègent le sol, enrichissent en azote, limitent l’érosion et stimulent la vie microbienne | Semer entre deux cultures principales, enfouir ou broyer avant montée en graines |
| Fumier | Apporte azote, phosphore et potassium, nourrit durablement le sol | Privilégier le fumier composté ou bien décomposé, à apporter à l’automne ou en hiver |
| Amendements naturels | Apportent des minéraux essentiels (potassium, calcium, oligo-éléments), améliorent la structure | Utiliser avec parcimonie (cendres, lithothamne, algues), selon les besoins spécifiques du sol |
| Purins et macérations | Stimulants naturels, renforcent les défenses des plantes, apportent des nutriments ciblés | Utiliser dilués (purin d’ortie, consoude, fougère) en arrosage ou pulvérisation |
Comment choisir la bonne méthode selon son jardin ?
Pour créer un jardin fertile et harmonieux, il est crucial d’adapter votre méthode de fertilisation à la nature de votre sol et au type de culture que vous souhaitez développer. Chaque jardin a ses propres caractéristiques : texture du sol, besoins nutritifs, profondeur des racines et conditions d’humidité diffèrent d’un espace à l’autre.
En choisissant une fertilisation naturelle appropriée, vous améliorerez la structure du sol, favoriserez une croissance saine et soutiendrez la biodiversité des micro-organismes.
Que vous cultiviez un potager en pleine terre, que votre sol soit lourd ou sableux, ou que vous optiez pour un jardin en bacs, comprendre ces nuances vous aidera à choisir les nutriments et amendements les plus adaptés.
Voici un guide pour vous orienter efficacement :
Potager en pleine terre
Un potager en pleine terre nécessite un sol fertile et riche, capable de soutenir la croissance rapide des légumes.
L’utilisation de compost bien mûr enrichi en biodiversité est idéale. Ce dernier revitalise la terre grâce à une libération progressive de nutriments, prévenant l’épuisement des cultures successives.
Le fumier décomposé apporte un supplément en azote, essentiel pour la croissance des feuilles.
En cours de saison, les purins d’ortie ou de consoude, appliqués régulièrement, renforcent vos plantes et stimulent leur production.
Jardin sur sol lourd ou argileux
Les sols lourds, riches en argile, ont tendance à retenir mal l’air et l’eau, ce qui peut étouffer les racines. Commencez par les aérer, avec une culture d’engrais verts. Puis, pour les alléger, incorporez des amendements organiques légers tels que les cendres de bois, ou un compost très fibreux. Ces ajouts améliorent la texture du sol, facilitant ainsi le drainage et l’aération.
À l’opposé, les sols sableux perdent rapidement leurs nutriments et leur eau. Il est donc essentiel d’accroître leur capacité de rétention en utilisant un compost stable et un paillage épais. Des fertilisants à libération lente garantiront une nutrition durable. Ainsi, vous ajustez les « fondations » de votre sol, assurant un équilibre idéal entre aération et hydratation.
Cultures en bacs ou en carrés potagers
Les jardins en contenants exigent une gestion précise de la fertilisation. La terre y est souvent limitée et pauvre en nutriments. Il est donc nécessaire d’utiliser un terreau enrichi complété par du compost finement tamisé. Appliquer des amendements liquides régulièrement, comme des purins dilués, répondra aux besoins nutritionnels souvent accrus des plantes cultivées sur une petite surface.
Cette méthode rapide et ciblée ressemble à un soin sur mesure, garantissant un développement vigoureux tout en maintenant une terre toujours vivante, renouvelée pour chaque culture.
| Type de jardin | Méthode recommandée | Bénéfices clés |
| Potager en pleine terre | Compost bien mûr, fumier décomposé, purins d’ortie ou consoude | Riche en nutriments variés, améliore la structure, soutient les cultures intensives |
| Jardin sur sol lourd ou argileux | Engrais verts, amendements organiques légers, cendres de bois, compost fibreux | Allège la terre, améliore le drainage, évite l’asphyxie racinaire |
| Jardin sur sol sableux | Compost stable, paillages riches, fertilisants à libération lente | Retient l’eau et les nutriments, protège du lessivage |
| Cultures en bacs ou carrés potagers | Terreau enrichi, compost, amendements liquides périodiques | Contrôle précis de la nutrition, favorise une croissance rapide |
Ce tableau illustre la diversité des sols et des méthodes, tout comme un chef qui ajuste les saveurs selon les ingrédients à sa disposition, pour un jardin vibrant et productif.
Les erreurs fréquentes à éviter
Trop fertiliser son sol
Apporter trop d’engrais à votre jardin peut avoir des conséquences néfastes.
Un excès d’azote, par exemple, provoque une croissance rapide des feuilles, au détriment des fruits, et altère ainsi la qualité de votre récolte. De plus, des matières organiques non décomposées retiennent une humidité excessive, ce qui peut provoquer la fonte des semis. Les radis, par exemple, n’apprécient pas du tout ce déséquilibre et peinent à germer dans un sol trop chargé.
Privilégiez toujours une fertilisation raisonnée, avec du compost mûr et bien décomposé, plutôt qu’un apport massif d’engrais brut.
Employer du fumier frais directement
Le fumier frais peut sembler être une solution naturelle, mais il renferme souvent des micro-organismes encore actifs ainsi qu’une forte concentration d’azote ammoniacal. Cela peut brûler les racines et nuire aux jeunes plantations.
De plus, il favorise la décomposition incomplète des matières organiques, ce qui peut entraîner une faim d’azote pour vos plantes.
Il est préférable d’utiliser du fumier composté, qui enrichit le sol sans danger et soutient une vie biologique équilibrée.
Oublier la rotation et les associations de cultures
La rotation des cultures est une pratique ancestrale qui permet de préserver la fertilité du sol et de prévenir la prolifération de maladies spécifiques. Par exemple, alterner les légumes racines, les légumes à feuilles et les légumineuses aide à maintenir un équilibre nutritif. Négliger cette rotation peut entraîner un appauvrissement du sol et des problèmes phytosanitaires récurrents.
En outre, des associations de cultures judicieuses permettent de repousser les ravageurs et d’augmenter la productivité. Planter du basilic près des tomates, par exemple, contribue à réduire naturellement les attaques de pucerons.
Travailler excessivement le sol
Un sol trop souvent retourné perd sa structure, son humus et la biodiversité essentielle pour un jardin florissant. Ce tassement et cette perturbation affaiblissent les micro-organismes et les lombrics, véritables alliés d’un sol fertile. En revanche, un sol bien aéré grâce à un bêchage léger, et surtout paillé, offre un environnement stable, capable de retenir l’humidité et les nutriments plus longtemps. Ainsi, la fertilisation naturelle repose également sur un sol respecté, préservé et non maltraité.
- Fumier frais : risque de brûlure des racines, décomposition incomplète
- Trop d’azote : pousse excessive des feuilles, faible fructification
- Rotation oubliée : épuisement du sol, maladies accrues
- Travail excessif : destruction de la vie microbienne, tassement
- Matériaux non décomposés : humidité excessive, fonte des semis
Conseils pratiques pour entretenir une terre vivante au fil des saisons
Fertiliser au printemps sans excès
Au printemps, la terre se réveille et vos plantes aussi ! Ajouter de l’azote naturel permet d’encourager une croissance vigoureuse. Pour cela, misez sur un compost bien mûr ou un purin d’ortie dilué, tous deux gorgés de nutriments essentiels. Toutefois, attention à ne pas surcharger votre sol : un excès d’engrais, même s’il est naturel, peut déséquilibrer la vie du sol et brûler les racines. Étalez une fine couche homogène et grattez légèrement la terre. Ce petit geste, semblable à un doux massage, stimule la microfaune et la flore du sol, favorisant des effets bénéfiques à long terme.
Protéger le sol en été (paillage, arrosage)
L’été expose votre sol à la sécheresse et à l’érosion. Le paillage agit comme une véritable couverture protectrice : il retient l’humidité, limite la pousse des mauvaises herbes et maintient une température stable. Privilégiez des matériaux naturels tels que la paille, le foin, les feuilles mortes ou la tonte de gazon.
Au besoin, apportez de la potasse rapidement assimilable, aux cultures gourmandes, et notamment celles portant des fruits. Pour se faire, quoi de mieux que la consoude ?
En ce qui concerne l’arrosage, il doit être régulier mais modéré, de préférence tôt le matin ou tard le soir pour éviter l’évaporation. Offrir ce soin à votre sol, c’est comme lui donner un voile rafraîchissant pour le protéger des coups de chaleur !
Amender et préparer la terre à l’automne
À l’automne, votre sol se prépare à un repos bien mérité. C’est le moment idéal pour l’enrichir durablement avec des amendements organiques tels que le fumier décomposé, le compost ou les feuilles broyées. Ces apports améliorent la structure du sol, augmentent sa capacité à retenir l’eau et fournissent un réservoir de nutriments.
N’oubliez pas de brasser légèrement la terre sans l’exposer à l’érosion, comme si vous laissiez respirer un dormeur. Ce geste prépare un sol souple, fertile et prêt à accueillir les semis du printemps suivant.
En sol lourd, tassé, semez un mélange d’engrais vert adapté (travail du sol à différentes profondeurs)
Laisser reposer et nourrir le sol en hiver
En hiver, votre sol mérite un repos régénérateur pour revitaliser sa vie microscopique.
Vous aurez au préalable (en automne, avant que le sol ne se refroidisse trop) couvert ce sol avec un bon paillis ou un semis d’engrais verts. Ces couvre-sols protègent la surface et enrichissent la terre en se décomposant. Cette couverture agit comme un isolant, limitant le lessivage des nutriments par les pluies. Profitez de cette période pour nourrir votre terre en douceur, afin que le cycle végétal redémarre plein d’énergie au printemps suivant.
- Printemps : apports légers et ciblés d’azote via compost ou purins
- Été : paillage protecteur et arrosage maîtrisé
- Automne : amendements organiques pour enrichir et structurer
- Hiver : repos du sol couvert par engrais verts ou paillis
FAQ — BASES DE FERTILISATION NATURELLE
Qu’est-ce que la fertilisation naturelle ?
La fertilisation naturelle est une méthode ayant pour but de nourrir le sol et les plantes en utilisant des ressources organiques et écologiques. Contrairement aux engrais chimiques, elle utilise des matériaux comme le compost, le fumier, les résidus de culture et les engrais verts. Ces éléments améliorent la structure du sol, augmentent sa capacité à retenir l’eau et favorisent la biodiversité microbienne. En intégrant ces pratiques, les jardiniers soutiennent une croissance saine des plantes tout en préservant l’environnement. Adopter la fertilisation naturelle aide non seulement à produire des aliments plus sains, mais contribue également à la durabilité de l’écosystème jardinier.
Quels sont les avantages de la fertilisation naturelle ?
Les avantages de la fertilisation naturelle sont multiples. Tout d’abord, elle améliore la santé du sol en augmentant sa fertilité et sa structure, ce qui favorise une meilleure rétention d’eau. De plus, elle réduit l’impact environnemental en minimisant l’utilisation de produits chimiques nocifs. Les plantes nourries de manière naturelle sont souvent plus résistantes aux maladies et aux ravageurs, ce qui diminue le besoin d’interventions chimiques. Enfin, cette méthode favorise une biodiversité riche, attirant des pollinisateurs et autres organismes bénéfiques qui contribuent à l’équilibre de l’écosystème jardinier.
Comment préparer un compost pour fertiliser mon jardin ?
Préparer un compost pour fertiliser votre jardin est un processus simple et gratifiant. Commencez par rassembler des déchets organiques tels que des épluchures de légumes, des feuilles mortes, du marc de café et du carton déchiqueté. Évitez les produits laitiers et les viandes. Alternez les couches de matières « vertes » riches en azote (comme les restes de cuisine) et de matières « brunes » riches en carbone (comme les feuilles sèches). Arrosez légèrement et aérez le tas régulièrement. En quelques mois, votre compost sera prêt à enrichir le sol, apportant des nutriments essentiels et améliorant la structure du jardin.
Quels types de plantes bénéficient le plus de la fertilisation naturelle ?
La fertilisation naturelle est bénéfique pour presque toutes les plantes, mais certaines en tirent particulièrement profit. Les légumes à croissance rapide, comme les tomates, les courgettes et les salades, bénéficient d’un sol riche en nutriments pour un développement optimal. Les plantes vivaces, telles que les herbes aromatiques et les fleurs, profitent également d’une fertilisation régulière pour fleurir abondamment. Les arbres fruitiers, lorsqu’ils sont nourris de manière naturelle, produisent des fruits plus savoureux et sains. En général, la fertilisation naturelle soutient la santé globale de toutes les plantes du jardin.
Comment savoir si mon sol a besoin de fertilisation naturelle ?
Pour déterminer si votre sol a besoin de fertilisation naturelle, commencez par observer l’état de vos plantes. Des signes comme une croissance lente, des feuilles jaunissantes ou une floraison réduite peuvent indiquer une carence en nutriments. Réaliser une analyse de sol est également une méthode efficace pour évaluer les niveaux de nutriments et le pH. Cela vous permettra de cibler précisément les besoins de votre sol. Enfin, un sol qui se compacte facilement ou qui ne retient pas l’eau peut bénéficier d’ajouts organiques pour améliorer sa structure et sa fertilité.
Ouvrages de référence
- Les clés d’un sol vivant, par Blaise Leclerc – Jean-Jacques Raynal (Editions Terre Vivante)
- Le Guide Terre Vivante du potager pio, par Jean-Paul Thorez – Christian Boué (Editions Terre Vivante)
- Engrais verts et fertilité des sols, par Joseph Pousset (Editions France Agricole)
- Mon Potager au Naturel, par Gilles Dubus (Editions du Jardinier Bio)
- Le guide Terre Vivante des légumineuses, ouvrage collectif par Pascal Aspe, Claude Aubert, Blaise Leclerc, Jean-Jacques Raynal (Editions terre Vivante) – Malheureusement plus édité, mais trouvable d’occasion…
Crédit photos : https://depositphotos.com/fr/






Bonjour
Depuis plusieurs années j’essaie de fertiliser naturellement notre potager, je suis vos conseils et cet article complète encore beaucoup mes connaissances acquises sur votre site. Mais force est d’admettre que comme Françoise, j’ai de plus en plus d’habitants sous-terrain et je respecte le vivant et n’utilise aucun intrant,poison ou pesticide même bio depuis que jardine. Je découvre des trous petits jusque là, mais deux nouveaux d’un diamètre de 10 cm environ viennent d’apparaitre, des monticules bas mais couvrant pratiquement tout une planche de culture, des monticules hauts faisant penser à une taupe mais qui a l’air gigantesque dont je suis l’avancée dans tout le jardin et qui a visité toutes mes nouvelles plantations d’ornement en plus. Nous avons une chatte qui vit dehors la plupart du temps avec plusieurs autres qui lui rendent visite. Ma compagne a aperçu cet été une couleuvre sortant d’un bâtiment donnant sur nos cultures et je plante régulièrement des fers à béton ornés d’une bouteille plastique vide-près des traces de ces visiteurs-qui font du bruit au moindre vent. Nous habitons en campagne et la petite grille ajourée peut même laisser passer des renards que nous avons déjà vu passer à travers le village la nuit. Mais apparemment rien ne jugule l’expansion des rongeurs ce qui commence à poser question pour la couverture du sol .Alors après cet excellent article sur la fertilisation naturelle feriez-vous un jour un complément sur les inconvénients et comment espérer les diminuer. Encore merci pour votre Blog.
Bonjour Pascal,
Merci pour ce commentaire.
Les inconvénients dont vous parlez concernent principalement la couverture du sol (pas la fertilisation naturelle en tant que telle). J’en parle, certes un peu succinctement (je note donc l’idée d’un article plus complet sur le sujet), dans l’article sur le paillage.
Cordialement,
Gilles
Cher Gilles, voulant respecter la biodiversité comme vous nous le recommandez, je n’ai pas utilisé de poison pour éliminer les rongeurs. Mais maintenant tout mon potager et la friche voisine sont criblés de trous. Ma récolte de courgettes a été anéantie ainsi que celle des haricots verts. Au secours Gilles !
Vu ce que vous dites, vous utilisiez probablement des poisons jusque là… Alors, ne paniquez pas… les choses devraient se rééquilibrer progressivement.
Et voyez quand même ici : https://www.un-jardin-bio.com/rongeurs-au-jardin-potager-bio/
Bonjour Gilles
J’ai votre ouvrage et pourtant je ne sais pas encore comment bien m’y prendre pour amender ma terre lourde et argileuse. Déçue par les engrais verts semés l’automne dernier. Cet automne, vaut-il mieux semer des engrais verts ou répandre du fumier de cheval qui sera encore frais malheureusement ? Merci
Bonjour Françoise,
Certains sols (notamment très argileux) demandent de la persévérance. Plusieurs années de cultures d’engrais verts sont souvent nécessaires pour constater une véritable amélioration…
Bien que n’aimant pas me prononcer sans mieux connaître la situation afin de pouvoir étudier véritablement la problématique (ce que je ne peux raisonnablement faire qu’en Accompagnement Personnalisé), j’aurais donc tendance à vous conseiller de semer à nouveau des engrais verts.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles ! Merci pour ce tour d’horizon assez complet et varié sur les nourritures indispensables à nos jardins bio ! Et ça fonctionne …
Juste une petite remarque, tu ne parles pas du foin, considéré par Didier Helmstetter (Potager du Paresseux) comme un pilier de la fertilité d’un jardin qui respecte la biodiversité et les écosystèmes du sol. Selon lui, un apport régulier de foin permet de se passer de tous les autres apports, compost y compris …
Qu’en penses-tu ? Je l’ai expérimenté cette saison, entre mes pommes de terre, haricots et poireaux notamment, avec un excellent résultat. Mais je fais tjs mon compost, d’autant plus que j’ai une toilette sèche qu’il faut absolument composter. Merci déjà pour ton retour ! Excellente arrière-saison et bonne suite de récoltes ! Et merci aussi pour ta générosité, tes articles sont toujours très fouillés et m’apportent énormément.
Bonjour Eveline,
Le foin fait partie des matériaux utilisables en jardinage naturel, notamment en paillage (et j’en ai parlé en détail ici : https://www.un-jardin-bio.com/le-foin-comme-couverture-du-sol-avantages-et-inconvenients/) … Mais considérer que ce serait le seul pilier de la fertilité est, à mon sens, une hérésie (qu’un agronome comme Didier Helmstetter ne peut ignorer…), car chaque sol a ses particularités et réagit différemment… et doit donc être traité différemment. Le foin conviendra très bien dans certains contextes (sol déjà vivant, non tassé). Mais nombreux sont les jardiniers qui regrettent d’avoir appliquer cela dans discernement… Ajoutons à cela que les quantités disponibles de foin sont limitées et qu’il doit être en priorité destiné à l’alimentation animale… Généraliser la couverture du sol par du foin ne serait donc tout simplement pas raisonnable.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles. Au Jour d Aujourd’hui, je Doute très Fortement de l Intérêt du Fumier Animal en Agriculture/Permaculture ! Voir Chiffres Émissions de Méthane, Surface Nécessaire, Frais Vétérinaires, Pathogènes, Plus Compliqué, Plus de Travail. Voir ici 3 liens SVP : https://goveganic.net/what-is-veganic/growing-without-manure/ ET https://goveganic.net/what-is-veganic/why-veganic/simpler-without-manure/ ET https://climatehealers.org/the-science/animal-agriculture-position-paper/?cmid=fbb0fb36-3536-e637-6b73-2e227ab542e6. Fertilement. Julien
Bonjour Julien,
Le premier lien (américain) ne peut en tout cas pas s’appliquer à l’Europe, puisque l’emploi de fumier issu d’élevage intensif est interdit en Agriculture Biologique… Et ils commencent par dire que l’on peut remplacer le fumier par des engrais chimiques ! A la bonne heure !!!
Dans le deuxième, il est notamment dit que certains agriculteurs trouvent plus simple de se passer de fumier… ok… mais d’autres agriculteurs trouvent plus simple, et surtout plus écologique (moins de travail mécanisé…), d’en utiliser. Cela dit, oui, on peut se passer de fumier… mais il appartient à chacun de faire ses propres ses choix, selon ses convictions, et surtout la réalité de son environnement (la vidéo que je donne en lien ci-dessous apporte quelques éléments de réponse à ce sujet), sans prosélytisme (ce n’est pas le cas de l’article en question, totalement dirigé dans un sens et qui raconte un peu n’importe quoi, mélangeant des sujets différents, comme par exemple le fait que l’élevage implique de s’occuper des animaux tous les jours… et que ce serait donc compliqué d’utiliser du fumier…).
Pour le troisième lien, il est question des effets de l’élevage (intensif) sur le climat… donc je ne vois pas en quoi ça remettrait en question l’intérêt du fumier en agriculture (qui est au passage indéniable, fertilement parlant… même si d’autres solutions existent aussi). Ce sont 2 sujets différents. Ajoutons à cela que la disparition totale des élevages aggraverait encore en réalité les choses au niveau du climat, de l’eau et de l’environnement en général (voyez par exemple ici : https://www.youtube.com/watch?v=g4MEmjaw4xY). Mais c’est là un autre sujet… Le problème n’est pas l’élevage en soi, c’est son industrialisation (et la surconsommation de viandes).
Cordialement,
Gilles
Merci pour la vidéo, je la visionnerai dès que possible.
Il y a un malentendu sur le premier lien, ces permaculteurs Véganes n utilisent pas de produits chimiques, tous les engrais sont faits à base de plantes et ils sont peu mécanisés (aucun travail du sol notamment). Ils disent juste que l industrie le fait, ce qui prouve qu’ils n ont pas besoin de fumier animal. Mais Cet argument est peut-être négligeable en effet.
En tout cas, la Perma, c est d’ abord l efficacité et la forêt, et il y a peu de fumier de mammifères en forêt. Ils expliquent aussi, qu en réalité, tout le fumier animal est produit via les vers de terre entre autres donc la fertilité est plus que préservée. Pas d intermédiaire, tout est composté en direct en surface. Pas de Déforestation ou de surfaces pour faire des pâturages, élever des animaux ou cultiver des céréales pour nourrir le bétail. Etc etc. Pour moi c est l efficacité. Oui chacun ses convictions et pas facile de trouver la volonté de ne plus manger de viande. D ailleurs, pourquoi les éleveurs mangent de la viande ? C est pour rentabiliser leur travail, pas pour la fertilité au final si vous voyez ce que je veux dire. Fertilement. Julien
Oui, « ils » (ce ne sont pas des agriculteurs qui ont écrit cela…) disent que l’agriculture chimique prouve que l’on peut se passer de fumier… Quel argument (qui me fait d’ailleurs penser au fait que la plupart des vegans de ma connaissance consomment des compléments alimentaires de synthèse pour compenser leurs carences…).
Pour le reste, la vidéo démontre notamment que si l’agriculture « vegan » est viable à petite échelle, la généraliser serait pour le moins impossible (à moins d’abattre toutes les forêts pour en faire du BRF…)… et pire…
Enfin, dire que la « perma’ est d’abord l’efficacité de la forêt est une vue totalement étriquée de ce qu’est la permaculture… qui vise à travailler en tenant avant tout compte de son environnement (il y a aussi, par exemple, sur terre des zones arides, chaudes ou montagneuses, où l’élevage est la seule activité agricole possible)…
Cordialement,
Gilles
Merci pour votre retour. Oui ce n’ est pas l argument le plus solide mais bon, je n’ai pas retenu celui là. Un bon nombre d’entre eux sont des maraichers et jardiniers. Les carences, c est un sujet complexe… aujourd’hui 3 personnes sur 4 sont carencées, vegan ou non quand on voit la médiocrité des aliments. Même consommer des aliments pure perma ne suffit pas à éviter les carences, bien au contraire (il suffit d écouter les naturopathes). Le BRF n est pas leur priorité, le but étant d avoir le moins d’intrants possible (d où la logique du non fumier animal, même si il y a des éleveurs qui nourrissent leur animaux en Autosuffisance, probablement non sans difficulté)..ils prônent principalement les jardin forêt, le chop and drop, les feuilles, le foin et bien sûr les engrais verts (probablement beaucoup+ intéressant que n’importe quel fumier selon moi). Justement, leur modèle a été testé dans différents types de climat et sur tout les continents. Cordialement. Julien
PS : Je viens de Visionner la Vidéo Youtube. Évidemment je Pense qu’il y aurait une Période de Transition Délicate. En tout cas, leurs Chiffres et leurs Bilans sont Très en Faveur du Veganisme et de l Agriculture Végane en Réalité !
Par Contre, Ce qui est Drôle et Ridicule, c est qu’ils disent justement que les engrais de synthèse sont la Seule Alternative au Fumier Animal !!! Évidemment dans ce cas-là l impact serait complètement différent mais ce n est pas du Végane cela. Alors qu il Existe des Solutions.
Si il est dit qu’il faudrait remplacer le fumier par des engrais de synthèse, c’est parce que les matières végétales dont vous parlez, à juste titre, ne pourraient suffire à amender correctement les terres… ça marche à l’échelle d’une ferme dont la surface totale dépasse largement la surface de production (on peut y cultiver des engrais verts, avoir des bois pour du broyat ou des feuilles, etc…) mais au niveau global mondial, ça ne fonctionne plus (ou alors avec des conséquences désastreuses pour l’environnement).
C’est marrant comme chacun retient les choses allant dans le sens de ses convictions… et comment on peut mettre de côté ce qui ne va pas dans ce sens, en l’occurrence par exemple les conséquences climatiques autres que les émanations de C0² : pertes de ressources en eau (aïe), perte de biodiversité (et oui, les prairies entretenues par les animaux d’élevages regorgent d’une biodiversité particulière…).
En fait, pour ma part, la conclusion de cette vidéo est limpide : bannissons les élevages industriels et diminuons considérablement la consommation de viandes (et en particulier de viande bovine)… sans pour autant entrer dans un extrémisme qui serait finalement néfaste à bien des points de vue… Bref, un juste milieu (ce n’est pas un combat « en faveur ou contre le véganisme »… mais une vraie réflexion objective, collective, mais aussi personnelle, à avoir… et un équilibre à trouver, loin de tout dogmatisme).
Bon, je vais en rester là sur ce sujet pour ma part.
Bonne continuation,
Gilles
Ah bon c est bizarre j’ai vu des modèles a grande échelle qui fonctionnent très bien et qui se calquent sur les modèles à petites échelles mais si vous le dites. Évidemment, si les gens font des tomates ou des avocats, bonjour les ressources en eau. Il faut évidemment sélectionner des plantes qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau. La fin de l Élevage ne signifie pas la fin des Animaux ou des prairies. Pas Suffisant ? A l Origine, ceux sont Pourtant les Plantes et les Racines qui ont fait le Sol en dégradant la roche mère et non pas l Inverse comme tout le Monde le Croit et surtout pas le Fumier !!! Mais j espère que je ne vous apprends rien. Il me vient d ailleurs l’ idée de mettre du Fumier sur un Caillou pour voir si il se Dégradera. Les Agriculteurs c est Bien mais la Science c est Encore mieux.
A chaque fois, c est la même chose, le débat s arrête net mais c est compréhensible. Bonne continuation. Cordialement. Julien
Bonjour Gilles,
Comme toujours, un article très complet et intéressant.
Depuis peu, j’applique certaines de vos recommandations. Pour cet automne je vais faire intervenir les engrais verts délaissés jusqu’à présent.
Merci, et au plaisir de vous lire chaque weekend.
Bonjour Gilles,
merci une fois de plus pour ces rappels et indications.
y a t’il un ordre privilégié pour étendre les différentes couches à l’automne (broyat, fumier sec de cheval, compost). Merci.
Bonjour Danièle,
D’une manière générale, je dirais plutôt le fumier au sol et par-dessus le broyat (en couverture). Si vous mettez du fumier en automne, mieux vaut garder le compost pour le printemps, à la mise en place des cultures.
Mais en fait, tout cela dépend de l’état du sol, de sa texture, ou encore des cultures prévus…
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles,
très très intéressant comme toujours vos documentations je vais l’étudier et les mettre en pratique merci encore et à bientôt