Non travail du sol, les questions qui fâchent…

La “mode” est au non-travail du sol.

Le travail du sol est présenté comme une agression envers les différentes formes de vie qui y évoluent.

Et on risque également de déstructurer cette terre…

C’est juste… dans une certaine mesure.

Je suis pour ma part convaincu que le travail avec des outils respectueux de la vie du sol, comme la Grelinette (ou la Campagnole pour de plus grandes surfaces) n’est pas plus nocif que cela. Car les couches du sol ne sont pas retournées, et “l’agression” est de fait très douce… contrairement au labour (qui est en effet fortement néfaste pour la vie du sol).

Cela dit, cultiver sans travailler la terre est bien bénéfique pour la fertilité du sol, notamment en y préservant au maximum les différentes formes de vie.

Mais c’est je pense justement là une limite de cette approche, si écologique soit-elle à la base…

C’est ce que nous allons voir ici.

Je ne doute pas que cet article va soulever bien des controverses…

Nous pouvons en débattre dans les commentaires ci-dessous, à partir du moment où chacun sait rester respectueux de l’opinion des autres.

Mais entrons dans le vif du sujet.

De bonnes conditions de démarrage

Convaincus par le discours ambiant, de nombreux jardiniers se lancent directement en couvrant le sol… sans plus s’informer que cela.

Si cela s’avère une réussite pour certains d’entre-eux, pour d’autres, c’est un fiasco totale.

Car voilà, 2 conditions sont essentielles à la bonne évolution d’un sol :

  • la présence d’eau dans le sol
  • une certaine chaleur

Si l’une ou l’autre de ces conditions n’est pas remplie, la vie ne pourra pas s’y développer correctement…

Et pour peu que le sol soit un tant soi peu tassé à la base, il en résultera une asphyxie du sol.

C’est donc là un écueil tout à fait évitable.

Mais encore faut-il faire les choses correctement.

En clair, ne couvrez jamais un sol lorsqu’il est sec (attendez des pluies pour le faire) ou froid (n’apportez pas une couverture du sol en plein hiver ou au début du printemps).

Un sol couvert abrite une faune importante, dont de nombreux “ravageurs”

A travers ma propre expérience, mais aussi les échanges que je peux avoir au sein de la prestation d’accompagnement personnalisé ou encore certains commentaires sur le blog, il ressort que la pratique de non-travail du sol, que ce soit avec un mulch permanent ou avec les semis directs dans un couvert vivant (une technique requérant en outre un matériel approprié…) posent bien des problèmes… de ravages animaux.

En effet, dans de telles conditions, la faune y est très présente.

C’est une bonne chose me direz-vous !

Oui, dans l’absolu, plus il y a de formes de vie, plus la diversité sera importante, et mieux les choses s’équilibreront d’elles-mêmes…

Mais, tout au moins pendant un certain nombre d’années (les choses peuvent finir par s’équilibrer…), la couverture permanente est souvent loin d’être aussi idyllique.

Car, parmi cette faune protégée, on trouve en quantités très conséquentes des limaces, de petits rongeurs et de nombreuses larves de “ravageurs du sol” (larve de hanneton ou ver blanc, larve de tipule, larve de noctuelle ou ver gris, larve de taupins ou encore de louvette…).

Chou dévoré par des limaces
Chou dévoré par les limaces… mieux vaut peut-être éviter le paillage pour certaines cultures au printemps ?

Et ces petits animaux sont voraces… au point de pouvoir détruire une culture en moins de temps qu’il ne faut pour constater les dégâts, comme en témoigne par exemple Lucas (mais je pourrais vous fournir des dizaines de témoignages allant dans ce sens) :

“Bonjour Gilles,
”Potageur” depuis seulement 3 ans, j’ai été envahi de limaces l’an dernier après avoir laissé en place (et en permanence) le BRF et autre paillis de tonte et de feuilles mortes.
Impossible de faire pousser une salade, replantation intégrale de tous mes plants de courgettes après que les premiers furent tous dévorés…
Cette année je l’ai retiré intégralement en fin d’hiver, d’une part pour laisser la terre se réchauffer et également pour éviter le problème des limaces. Je remets le paillage uniquement lorsque les plants ont bien démarré.
Résultat spectaculaire : pas une limace en vue !
Pourvu que ça dure”

Aussi, et c’est sur ce point que j’aimerais en venir, pour protéger leurs cultures, les “adeptes” du non-travail du sol finissent très souvent par utiliser des insecticides (bio)…

Le commentaire posté par Marc sur l’article sur le hanneton est très significatif :

“Je suis maraicher en AB, mes cultures sont donc mon moyen de subsistance. Je n’ai pas à me plaindre des hannetons. S’il y a dégât par le taupin c’est très marginal. En revanche comme je travaille presque exclusivement en non travail du sol j’utilise beaucoup de paillage ( paille / engrais vert ) je suis obligé d’utiliser du produit anti limace. Et cette année j’ai eu la très grande surprise de constater une surpopulation de tipules ! Ils dévastaient 75% de mes plantations en quelque jours… Alors dans ces deux cas la pérennité de mon exploitation est mise en jeu, je dois donc faire appel soit a l’orthophosphate de fer, soit à la lutte biologique avec les nématodes.”

Je comprends tout à fait la position de Marc.

Un maraîcher ne peut voir ses cultures être détruites sans réagir… c’est normal.

Et j’imagine que si vous entretenez un potager familial, même si l’enjeu est moindre que pour un professionnel, c’est aussi avant tout dans le but de récolter et de pouvoir déguster de bons légumes…

La réaction est donc bien souvent la même chez un jardinier amateur… qui va lui aussi entrer dans une lutte sans merci pour préserver ses cultures…

Mais, bien évidemment, ces anti-limaces ou autres pesticides, même si ils sont “bio” et, pour certains, plus ou moins sélectifs, auront finalement une incidence sur la biodiversité (ne serait-ce qu’en enlevant le pain de la bouche des oiseaux)…

En gros, ce qui est gagné d’un côté est perdu de l’autre !

Soyons clairs : je ne veux en aucun cas condamner ici la pratique du non-travail du sol.

Mais nous sommes tout au moins en droit de nous interroger un peu plus sur son bien-fondé en toutes circonstances…

Semis en ligne de carottes
J’effectue mes semis directs en sol travaillé…

J’ai personnellement quelques planches de cultures ainsi menées depuis quelques années – mais ces planches accueillent seulement des plants déjà bien développés et donc moins vulnérables aux attaques… j’ai par contre abandonné les semis directs ou même les cultures de salades sur ces parcelles… plutôt que d’avoir recours à des insecticides, fussent-ils naturels. Et je paille ces parcelles “nues” quelques semaines, seulement lorsque les plants sont déjà développés.

C’est un choix.

J’ai en effet le sentiment que le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle…

A quoi bon s’évertuer à préserver la vie d’un côté si c’est finalement pour n’avoir de l’autre côté d’autre choix que de la détruire ?

La remise en question du labour est à mon sens salutaire… mais doit-on pour autant cesser totalement de “préparer” une terre pour offrir des conditions optimum de levée et de développement à nos semis ?

Ne peut-on pas tout simplement concilier travail du sol et respect de la vie de ce sol, notamment en utilisant une Grelinette ou une Campagnole ?

Qu’en pensez-vous ?

J’en suis pour ma part convaincu.

Mais je suis tout à fait disposé à remettre en question mon point de vue actuel… pourvu que l’on me propose des solutions naturelles efficaces, autres que des insecticides, pour remédier à ces problèmes de ravageurs en sols couverts en permanence…

Et n’oubliez pas que seules les observations concrètes que vous pourrez faire chez vous, avec un sol et un climat particulier, ont une réelle valeur.

En d’autres termes, la théorie est une chose, la réalité du terrain en est une autre.

Aussi, plutôt que de continuer à vous présenter ma vision des choses, je vous invite cordialement à partager vos propres expériences… dans les commentaires ci-dessous (inutile de me répondre par email… j’en reçois trop pour y répondre, et il serait dommage que je sois le seul à en profiter..).

Précisez si possible au mieux votre situation géographique, votre climat et les caractéristiques du sol de votre jardin, afin de peut-être pouvoir tirer quelques enseignements utiles à tous.

Le débat est ouvert…

 

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  • Bonjour Gilles.
    Je jardine dans le sud des Yvelines ; le sol est sablo-limoneux, donc vite sec à aride ; quant au climat, avec le dérèglement climatique, il hésite entre continental adouci (relatif froid hivernal et été de canicule) et océanique à pluviométrie aléatoire (écarts de température peu marqués entre les saisons).

    Avec l’expérience, j’ai choisi de ne plus travailler la terre, parce que le sol sableux perd son humus et forme une croûte de surface imperméable dès qu’on y touche. Alors ici, il est paillé été comme hiver… Les semis sont faits dans les contenants de récupération, puis disséminés dans des planches d’un mètre de large sur cinq de long. J’y mélange fleurs, aromatiques, légumes perpétuels et annuels, et je laisse les adventices là où je n’ai rien de mieux à mettre.

    Peu de semis en place, à cause des températures trop imprévisibles et du paillis ; si j’en fais, je mets une poignée d’anti-limace bio – parce qu’il m’en reste – et sous cloche pour être certaine que rien n’accède aux granulés. Mais quand je n’en aurais plus, je me contenterais des cloches.

    Pour un potager “loisir” et poétique, les récoltes sont honorables, mais ne permettent clairement pas l’auto-suffisance annuelle ( fines herbes, ail, échalotes, pommes et courges exceptées) et encore moins une éventuelle commercialisation.

    Voilà, j’espère que ma petite expérience pourra participer à la réflexion générale.

      • Bonjour Gilles,
        Je suis jardinier amateur depuis assez longtemps. Situé en Provence haute où la terre est rude où poussent surtout chiendent et le liseron!
        Je suis presque toujours d’accord avec toi dans tes interventions. Après certains excès de paillage j’en suis venu à une utilisation “raisonnée” dans le sens que tu donnes…lorsque la terre est réchauffée.
        Pour les baveux la solution “miracle” est pour moi les aiguilles de pins efficaces à 99% même après un orage.
        Pour le paillis j’ai abandonnée la paille de blé ou avoine (laissent trop de graines d’adventices) pour un mélange de feuilles de chêne et son compost pris sous ces grands arbres dans le coin.Il me semble qu’il vaut mieux utiliser les éléments locaux…
        Encore MERCI du partage pour tes articles qui sont piqués à l’aune du bon sens et de l’expérience.

        • Et les aiguilles de pin, ça n’acidifie pas trop ton sol ? En ayant mis sur des fraisiers, j’ai trouvé le sol trop tassé et trop sec. J’ai préféré les f de chêne, ça tombe bien, j’en ai en abondance, et les limaces n’aiment pas trop, elles doivent patiner dessus, car au bout d’un moment, ça fait plutôt une poussière de feuilles.

          • on dit en effet que les aiguilles de pin ont un pouvoir acidifiant! je signale que un sol légèrement acide est favorable à certaines plantes dont les fraises ! ensuite ce n’est pas une quantité limitée localisée aux tout jeunes plants qui va agir durablement sur le pH du sol. C’est ce que je pense.

            • Bonjour Marie-Sylvaine et Roland,
              Si Roland, les aiguilles de pin acidifient le sol. Alors, certes c’est lent. Mais si je me souviens bien, je crois qu’on peut observer une baisse de PH de l’ordre de 0.1 par an pour une couverture de 3 cm d’aiguilles de pin (je peux me tromper, mais c’est dans cet ordre d’idée)… ça semble à priori peu, mais si on apporte des aiguilles de pin tous les ans, on aura baisser le PH du sol de 1 point en 10 ans… ce qui est finalement énorme.
              Si le sol est calcaire à la base, ce n’est pas un problème, et au contraire une bonne chose pour cultiver des fraisiers par exemple… mais si le sol est déjà acide, mieux vaut je pense s’abstenir d’utiliser ce matériau.
              Bon dimanche à vous
              Gilles

  • Merci de cet article. Je déménage à la fin du mois et le sol de mon “jardin” qui est un pré plus ou moins fauché régulièrement. J’ai vu que la terre était argileuse, extrêmement compacte et qu’il y avait une couche compacte de 5 à 10 cm de racines d’herbes des champs. Dès lors, oui, faut-il ériger en dogme le non-travail du sol était exactement ma question. Je suis trop expérimentée pour y répondre mais je suis ouverte à toutes les expériences. Cordialement. Sr Marie-Véronique

  • Bonjour Gilles,
    Robert dans l’Hérault. Bien d’accord avec votre point de vue pour m’être essayé cette année à des conseils de permacultureurs un peu dogmatiques traitant de Saine Abondance et de cultures toutes paillées à longueur d’année. Après réflexions qui m’ont conduit à pailler à tout va comme si c’était la réponse absolue que ceux qui laissent la terre à nu ne veulent pas reconnaître les bienfaits. Resultat: salades, fraisiers…attaqués par les limaces sortis de la paille en plus grand nombre qu’avant! Dorénavant je ferais un paillage seulement pour éviter l’évaporation en été mais plus pour soit-disant “nourrir le sol” sans autre apport extérieur que le gazon, le foin et la paille.

  • Bonjour Gilles,
    Oui c’est vrai que le travail “régulé” de la terre sans retourner la couche ‘stérile” de profondeur préserve la faune et la flore de la terre avant mise en culture. pour ma part, je le fais avec une fraise sur 3 ou 4 cm avec un micro tracteur. cela me permet de bien ameublir pour pouvoir planter ou semer ensuite. En deuxième phase (cultures parties) j’ai la campagnole qui fait sont travail. Je paille aussi une fois les cultures levées mais faut-il en rajouter régulièrement ? J’ai l’impression que le paillage favorise la vigueur des advendices non ? Il y en moins c’est vrai mais beaucoup plus difficile à retirer ou alors je ne mets pas assez d’épaisseur ? Merci Gilles.

    • Bonjour Philippe,
      Certes, on ne peut utiliser d’outils pour désherber dans un paillage.
      Mais, normalement, il est au contraire plus facile de retirer les adventices dans un paillage (la terre est plus souple et les racines viennent plus facilement).
      Si ce n’est pas le cas, je vois à priori 2 raisons possibles : soit votre paillage n’est en effet pas assez épais; soit vous le mettez en place sur un sol sec ou tassé…
      Bonne journée,
      Gilles

      • Soit encore, l’apport organique du à la décomposition du paillage favorise les adventices, car même si la paille est carbonée, à terme, tout couvert en décomposition favorise la fertilisation. De quoi est fait ce paillage? car on peut imaginer l’effet d’une couche azotée…

  • Bonjour Gilles,
    Merci pour cet article efficient qui éclaire nos culpabilités de ne pas réussir ce qui a l’air d’être une évidence pour beaucoup, et qui fonctionne sur papier…
    Pour ma part : belle campagne du Nord-Isère, 400m d’alt, dominance argile, biotope installé, varié et propice à la vie de la faune, respect (et utilisation/consommation) des plantes sauvages du potager et d’ailleurs.
    Le non travail du sol sur une parcelle plutôt argileuse certes, mais amendée et exploitée en potager depuis plusieurs années, est pour l’instant le fiasco décrit dans votre article : maigre développement (et jaunissement) des plantes de courgettes, plants de choux galega immédiatement dévorés, aucun plant de salade n’a résisté aux limaces de toutes espèces (50 plants en forme !) et pourtant, j’ai paillé tard car je connais (d’expérience) le danger des pontes d’hiver. Les plants de courgettes non croqués survivent en jaunissant mais n’ont rien à voir avec ceux plantés en terre ameublie (grelinette) et correctement amendée (compost), PUIS paillés. J’opte pour une plantation tardive de pommes de terre, peut-être seules à même d’exploiter cet espace à profit sans adjonction de “ferramol”… Le sol sera travaillé l’an prochain, à la grelinette, c’est certain ! J’aime les expériences (visant l’autonomie et réalistes en matière de budget), cette plantation a été faite dans une optique pédagogique de comparaison, histoire de parler de ce qu’on a réellement fait : un pratique VS théorie ! Merci de ce/vos partage(s).

  • Je jardine en Seine et marne dans un jardin situé dans des jardins familiaux.
    La terre c’est de la terre de brie , argileuse, qui se transforme en mottes facilement dès que c’est sec.
    Cette année, il y a eu inondation jusqu’au mois de Mars, puis confinement que j’ai respecté à la demande de la fédération. J’ai repris le jardin le 12 Mai, et j’ai du bêcher , pour retirer mauvaises herbes mais surtout racines de liserons, renoncules, et chardons dont j’étais envahi.
    Je paille généralement les tomates car je ne les taille pas et les arrose rarement, , les salades pour garder l’humidité, les courgettes pour éviter que les fruits ne soient directement sur le sol.
    Pour l’hiver, je sème des engrais verts: l’année dernière : phacélie, moutarde, féverolle et pois d’hiver. J’ai semé aussi des épinards, pour occuper le sol, car je n’arrive jamais en à avoir.
    Je peux confirmer par expérience, que la terre qui a profité d’un engrais vert se travaille nettement plus facilement que celle qui n’a rien reçu. Même si je ne paille pas comme vous le conseillez, je récolte des légumes (l’année dernière courgettes et tomates en abondance) , je ne rencontre pas de problèmes avec limaces escargots et autres bestioles.
    En fait, je laisse des coins du jardin en friche, où ils vont se réfugier, et quand j’ai des salades, j’en laisse toujours une ou 2 pour le régal.

  • Bonjour. Gérard (Hautes-Alpes, vers 1000 m d’altitude). On a dénoncé le labour (dont le but est la lutte contre les adventices) quand le glyphosate est arrivé. Mais on décalque un peu vite une théorie née en grandes cultures sur nos jardins! Je ne laboure pas avec une charrue à 25 cm de profondeur! Si nécessaire je bêche, donc en gros à 15 cm maxi et cela ne retourne pas complètement les couches, je ne fais pas de semelle de labour. En outre, si on cultive ensuite, en culture potagère, cela conduit à être attentif aux adventices trop envahissantes, et l’on peut intervenir assez facilement (main, binette, paillage, …). Enfin, cela dépend de la texture du sol et du type d’adventices: en sol sableux, le labour ne sert pratiquement à rien, les façons superficielles suffisent à éliminer les principales adventices. En sol argileux, les interventions doivent être plus ciblées dans le temps.

  • Jardin en permaculture depuis 4 ans, avec multiples plantes, et la chance d’être en région peu impactée par la pollution, l’Ariège. Je paille tout, sauf au printemps afin que la terre se réchauffe. Grelinette préparant le sol un tout petit peu en début de printemps et mini outil à 2 dents pour retourner de mini surfaces avant de planter quelque chose. Pas de problèmes de ravageurs, car cultive en association de plantes, et plantes attirant/repoussant les insectes. Sauf les limaces!! En plus, zone humide tout autour du jardin! Donc, essai des nématodes. Cela semble bien, ouf. En attente de canards coureurs pouvant régler le problème ds limaces. Sinon, pas de problèmes d’insectes mangeant les cultures en quantité, ceci grâce aux planets en quantité brouillant leurs odeurs. Cette année, les choux perpétuels ont de la tanaisie leur retombant dessus: Pas de chenilles pour l’instant.
    Si je ne paille pas, au printemps, gros boulot à tout désherber. Qui, finalement, est utile ccar les “déchets” utilisés afin de créer des surfaces autours des arbres fruitiers, qui, quelques mois après apporteront des surfaces afin de faire pouser des courges, des fleurs mellifères, rafraichir et nourrir l’arbre. Le top étant d’avoir des poules au jardin l’hiver afin qu’elles mangent les larves dans le paillage, et l’enrichissent, et aux autres saisons, lorsque cela ^pousse, des canards coureurs, aspirateurs à limaces…
    Le paillage est naturel: Les seuls lieux où la terre est découverte naturellement sont le désert et la banquise. de quoi réfléchir.

  • Bonjour Gilles et qui lira ce commentaire ! Formée à l’écologie par J.M. Pelt et en production bio de mes légumes depuis longtemps, je constate qu’un effet de mode parasite parfois le bon sens … dont vous faites preuve. Rappelant que les “lasagnes” par ex., ont été développées pour pallier aux sols empoisonnés et que la terre est un terroir, la toute 1ère caractéristique d’un bon jardinier est … d’observer = chaque sol, contexte et (micro-)climat est différent et demande de s’adapter en permanence qu’une année ne ressemble pas à une autre. En ce qui me concerne, l’abondance toujours au rdv s’accompagne d’1 philosophie des 10% … laissés à la faune commensale, de type limaces, escargots et autres. Je laisse s’équilibrer les populations, n’interviens qu’en cas de grosse attaque (en ramassant les indésirables), je couvre le sol en faisant pousser de l’engrais vert que j’utilise soit en paillage une fois la terre réchauffée, soit dans le compost et je “travaille” (légèrement) les bandes pour petites semences (carottes, navets, betteraves rouges, etc). Très bons résultats !
    Un immense MERCI Gilles, de diffuser ces conseils, précieux et pleins de bon sens !

  • Oui cette article est intéressant, mais quand on a une terre très très très argileuse et après amendement sur amendement, elle est toujours aussi compacte et difficile a cultiver, comment faut il faire ?

  • Bonjour
    Nous travaillons notre jardin potager pour nous et nos hôtes (table d’hôtes), à la grelinette depuis 15 ans, mais nous avons levé le pied depuis 5 ans , grelinette trop fatiguant au niveau des épaules. Depuis 3 mois nous avons acheté une campagnole, le bonheur du jardin retrouvé, pratique et efficace.
    En ce qui concerne le non travail de la terre, Nous avons fait une expérience très négative il y a 4 ans (limaces) et nous sommes revenus au travail de surface avec semis en pleine terre à partir de mai seulement avec protection des semis.
    Nous avons toujours des petits rongeurs.
    Terrain de 150 m² en Bretagne sud près de la mer (Baie d’Audierne) terre argileuse assez lourde

  • Bonjour Gilles. Je cultive un petit potager en Champagne sur un sol argilo-calcaire dont le PH ne descend jamais en dessous de 7,5 sur un sous-sol de tuf crayeux très drainant. Un tel terrain se tasse uniquement avec les pluies d’automne (surtout en 2019) et même un paillage n’y peut pas grand chose. De plus la belle saison est mise à profit par le liseron (toutes espèces confondues pour recoloniser le terrain en culture et ce n’est pas un paillage qui l’arrête. L’ameublissement à la grelinette me parait utopique tant la surface de la terre se transforme en béton pendant l’hiver. Alors j’ameublis à la fourche bêche en limitant le retournement sur la hauteur du fer après avoir longtemps utilisé une fraise abandonnée pour cause de prolifération de liseron. Par ailleurs, j’ai banni tout piétinement dans les cultures pour ne pas transformer mon potager en parking de super marché.
    Par contre j’aimerais utiliser le paillage, mais la paille est rare en Champagne et je suis obligé de faire 25 km pour aller la chercher. Alors je consomme local, je broie mes déchets de tonte de haies (80% thuya, 20% divers), les pré-composte pendant un an et selon la quantité les utilise en paillage après installation de la culture, puis ramassage en février pour compostage ou compostage sans paillage. Le compost est de bonne qualité mais encore insuffisant. Alors je cherche d’autres solutions mais la perma-culture est pour moi inaccessible.

  • Bonjour Gilles article intéressant, j’habite dans l’Ouest Aveyron, mon sol est du Causse… avec peu de profondeur de terre, j’avais essayé le paillis avec de la paille et une armée de Campagnoles sont apparues… depuis 2 ans je me suis mis au BRF en l’enfouissant en partie avec la Grelinette et là nickel, le sol reste bien humide une bonne partie de l’été et les récoltes correctes ( par contre la faim d’azote fut spectaculaire la 1°année)

  • Bonjour,
    Jardinier dans le haut Rhin climat continental donc.
    Terre noir relativement calcaire. Exposé sud ouest.
    J’ai opté pour le foin il y a deux ans et je n’en suis pour le moment pas découragé.
    Première année catastrophe à cause des limaces qui ont tout dévorés. Printemps très humide.
    J’ai un tas de bois au pied d’un marronnier qui sert d’abris pour les lézards. J’ai observé cette année certains qui avaient une taille bien plus important que la moyenne, je n’avait encore jamais vu des gris aussi gros.
    Je ne sais pas si il y a lien de cause à effet mais cette année pas de limaces j’ajoute quand même un printemps très sec donc ça a aidé.
    Ma solution miracle pour les prochaines attaques de ravageurs, deux semaines avant les plantations la couche de foin est au plus bas. J’y installerai des poules.
    Tout le monde ne peut pas bien sûr,mais pour ceux qui peuvent la poule est le meilleur insecticide du marché et vous récolterai des œufs bien proteinés.
    Je pense pour le moment que le foin reste dans mon cas la meilleure solution notamment pour le contrôle des herbes, à part le liserons et les chardons rien d’autre ne traverse c’est un gain de temps et d’énergie fou.
    J’ai aussi remarqué et la c’est flagrant une recrudescence de vers de terre en un hiver. Partout où je déplaçais le foin il y en avait chose que je n’avait pas la première année.

    Ensuite pour les méthodes de travail ou non travail du sol je pense que toutes les méthodes sont bonnes à partir du moment où elles sont appliquées là où elles doivent être appliquées.
    Ce n’est pas le diable qui a inventé le labour donc cette technique a du apparaître dans des lieux où il était judicieux de le faire. Le problème vient du fait qu’un grand nombre de personne n’ont pas d’esprit critique et aime suivre des gourous par fainéantise.
    Vous trouverez les gourous du labour, du non labour, de la paille, du foin, des buttes etc et leur armées d’adaptes écervelés. Leur point commun, ils pensent tous qu’ils ont raison! C’est triste.
    Oui je mets en place une méthode dans mon potager car j’ai vu des vidéos de Didier Helmstetter mais si j’enchaine 5 années de galère et de non plaisir au jardin je passe à autre chose je ne m’obstine pas par ce mon écran m’a dit que!
    J’essairai de trouver la méthode qui colle le mieux à mon environnement sans être DOGMATIQUE.
    Ce n’est pas parce que l´autre fait différemment de soi qu’il a tord. Tout le monde ne peut pas faire de buttes, du labour, du paillage ou je n’en sais quoi d’autre. A chacun de s’adapter à son milieu et non l’inverse.

    • Bien dit l’Alsacien, cette belle région que nous avons quittée pour le sud dans l’hérault et si l’on pratiquait de la même façon qu’en Alsace sur un terrain tellement différend ici ce serait une production minable quant à 600m d’altitude en Alsace on faisait des merveilles! Les pluies aidant bien entendu qu’on ne retrouve ici que sous pluies cévenoles qui détruisent tout sur leur passage!.Alors pailler c’est une belle théorie pour les régions où la pluviométrie est suffisante et qui permet de garder le bénéfice de ces pluies mais les doctrinaires disent que c’est suffisant pour ne plus travailler les sol, que çà le nourrit sans autres apports, sans parasites etc…je demande à voir leur récolte…

  • Bonjour Gilles
    C’est bien tout çà, il y a partout plein de bonnes choses et aussi plein de mauvaises. Il faut faire le tri ! ! !
    Depuis que j’avais 12 ans j’en ai essayé des trucs. Maintenant de suis le bon sens et je gratte mon sol, je l’aide avec du terreau maison et quand il y a des limaces par exemple, 1) je les ramasse pendant le temps qui pleut et je régale mes poules, et ensuite je vais en forêt ramasser de la fougère mâle et j’en étale partout, les occupants qui restent disparaissent.(jusqu’à la prochaine fois) C’est le mieux que j’ai trouvé à ce jour. 2) Je paille quand c’est nécessaire assez épais et cela limite les adventices mais pas les liserons ! ! ! sous le paillis, ils sont assez facile a retirer mais ils sont toujours là .! Quand on me parle de jardin tranquille ? il faut beaucoup réfléchir et ne rien oublier, Pour moi c’est une occupation dont je ne saurait me passer? Je m’aide beaucoup avec mes potions que je fabrique moi-même : je récolte orties – consoude – prèle – origan sauvage – camomille – sureau – etc… çà occupe tout çà. J’ai bien une quinzaine de plantes qui attendent l’occasion d’être utiles soient en tisanes – décoction – extraits fermentés – On ne s’ennuie pas mais qu’est ce qu’on est bien ! et ces recherches fortifient nos méninges, pas vrai Gilles ?
    Allez, bon courage et a bientôt
    Arlette

    • Bonjour Arlette
      Émigrée volontaire dans le 64 après la Provence, il est nécessaire de changer les habitudes
      Ici ce sont les limaces qui dominent, avec ce temps si humide, j’utilise donc le paillis de fougères qui sont à ma disposition partout sur mon terrain et aux environs mais qu’est ce que les fougères « mâles « 
      Merci pour ta réponse et bonnes cultures …

      • Il y a deux fougères sauvages qui poussent en forêt. L’une qui porte beaucoup de semences au dos de la feuille ( femelle) et l’autre pas du tout.
        Celle qui porte les semences a des feuilles longues et une seule feuille depuis la racine. L’autre a une grande tige sur laquelle plein de petite feuilles identiques mais sans semences sont installées (mâle)
        Vous trouverez sur Wikipédia l’explication et toutes les photos bien détaillées. elles ont, me semble-t-il, un nom botanique que vous trouverez chez Wikipédia, personnellement j’ai essayé les deux et toutes les deux sont efficaces, les limaces se promènent sans s’y arrêter, mais on m’a toujours conseillé de récolter la fougère mâle.
        j’espère ne pas vous tromper par cette réponse, je ne connais que celle là.
        Cordialement
        Arlette

  • Bonjour Gilles
    Effectivement, j’ai testé cette année le paillage avec du foin en début de printemps. Le sol du jardin est très argileux : situé au Pays Basque à 10km de Bayonne sur les coteaux de l’Adour. Ici les pluies sont abondantes (70mm ces 10 derniers jours) et assez bien réparties pour ne pas avoir besoin d’arroser sauf après les plantations en mai. Je voulais expérimenter car j’aime bien essayer des techniques qui marchent chez d’autres jardiniers. Hélas, j’ai dû pailler trop tôt : j’aurais dû attendre d’avoir planter et laisser pousser avant de pailler. J’ai planter des oignons à travers ce paillis : les limaces s’en sont régalées aussitôt que les feuilles vertes apparaissaient et je n’ai presque pas d’oignons. J’ai planter plus tard des betteraves rouges et les limaces ont mangé toutes les feuilles : très peu de betteraves ont survécu. Alors j’ai retirer mon paillis pour les planches destinées aux tomates et autres légumes d’été. Mes plants ont bien repris sans dommage aucun et ils ont l’air en bonne santé. Je remettrai mon paillis plus tard. Conclusion : échec en partie mais expérience intéressante cependant. Le jardinier doit toujours s’adapter au milieu…

  • Bonjour Gilles, bonjour à tous,
    Jardinant dans les Hautes Pyrénées deux jardins, l’un petit, très ombragé (haies et arbres), sableux et très riche en limaces, l’autre jardin familial argileux et découvert, j’ai jusqu’à présent paillé avec ce que j’avais sous la main: déchets de jardin (les fameuses mauvaises herbes!), de tonte, feuilles mortes (mais elles s’envolent!), paille quand je pouvais m’en procurer et broyat grossier de branches. Ce n’était jamais suffisant, aussi cette année j’ai acheté une roue de foin car les étés deviennent insupportables de chaleur et de sécheresse (beaucoup de ratages l’an dernier). Mais après un printemps très sec et chaud, nous avons un mois de Juin froid et humide (déjà 3 semaines de pluies continues!). Raté donc!
    Pour les limaces, quasiment notre seul ennemi, je sème en godets et protège les plantes jeunes au repiquage par des “pseudo-cloches” réalisées avec des bouteilles plastiques: on peut même les mettre entières avec le bouchon par dessus! mais perso, je les laisse ouvertes (pour les grosses plantes: courgettes, … j’utilise des bidons de 5 l d’eau récupérés). C’est bien efficace contre les limaces (pas à 100% quand même). Très bien pour salades, choux, … pas suffisant pour le basilic … Je n’ai pas de solution pour les carottes: cette année encore tous mes semis ont été dévastés en une nuit!
    Pour ce qui est de travailler la terre, sur notre terrain très argileux c’est indispensable. J’utilise une bêche à dents et ne retourne pas: je soulève la motte et l’émiette. J’avais essayé la grelinette, mais c’est trop lourd et on ne peut pas émietter.
    J’espère que mon témoignage sera utile à certains. Si vous avez des idées pour les carottes … je suis preneur!
    Cordialement Maria

    • Bonjour Maria,
      Pour les carottes, j’installe un filet anti insectes et je plante côte à côte des poireaux et des choux et pour détourner les limaces je plante des œillets d’inde car chez moi les limaces en raffolent.
      Cordialement Philippe

    • Je fais comme Philippe, en les mariant à des alliacées, voire des tomates ; j’ai essayé aussi la décoction d’ail, ça marche bien en pulvérisant presque chaque jour ; et les ronces que j’enlève à certains endroits en barrière mécanique, mais elles doivent bien toucher le sol sinon les bébêtes passent dessous.

  • Je jardine depuis 12 ans avec la grelinette et j’ai de beaux légumes en hiver mon sol est paille et dégage au printemps pour permettre son réchauffement par exemple pour les salades je mets quelques granulés bio sinon pas de salades à cause des limaces
    Cordialement
    Alain

  • Bonjour, je n’ai pas d’expérience et aucun à priori. Nous venons d’acheter une maison avec un petit terrain à 500 m d’altitude à 50 km de Nice. Ce terrain était en friche depuis des dizaines d’années après avoir été cultivé. Il a fallu enlever des acacias, ronces, lianes ….
    La terre est très souple. J’ai simplement paillé avec le broyat des haies de laurier et la tonte d’herbe sans aucun travail du sol. J’ai seme les petits pois en pleine terre en écartant le paillis, j’ai une superbe récolte et le reste prend très bien. Malgré la pluie je n’ai pas de plan détruit par des limaces mais les merles guettent. Pour une première fois tout réussi.

  • J abonde dans votre ” bon ” sens..le but étant de produire des végétaux et pas des limaces et autres ravageurs…..

  • Je n ai qu une petite expérience de 3 années, mais je partage entièrement votre avis. Je pense que le travail du sol modérément est indispensable. Et la couverture du sol à bon escient uniquement, l hiver pour eviter l érosion, et l été pour éviter l évaporation.

  • Bonjour Gilles, j’habite le Var, sur un terrain de lotissement, la terre a été durement abîmée par les constructions, et c’est une ancienne terre à vigne avec restanques. Donc cailloux du plus gros au plus petit dès que l’on creuse le sol. Terre très argileuse et rouge (bauxite), très sèche l’été et compacte l’hiver, et c’est sans parler des fortes rafales de vent ainsi que les pluies violentes. Ayant eu la folie de vouloir créer un potager, l’année dernière avec la canicule récoltes minables. Cette année à contre-coeur j’ai fait passer un motoculteur dans cette parcelle, et déjà maintenant je vois la différence. Mes haricots lèvent bien, mes courgettes et tomates se développent bien, on verra par la suite. Dès que les plants sont suffisamment développés je paille, avec BRF, tontes de pelouse, paille d’hisbicus, etc… On verra ce que ça va donner; L’année dernière j’avais fait une lasagne dans laquelle j’avais planté des courges butternut, une catastrophe, que des fleurs mâles qui ont avortés très vite, un feuillage magnifique et pas de fruits. Donc, moi qui suis “bio à tout crins”, il faut s’adapter “au mieux” suivant son terrain, son temps disponible, et faire ses propres expériences. Je crois que je vais m’acheter une grelinette…

  • Bonjour Gilles,
    Pour ma part, je ” travaille ” la terre raisonnablement à la grelinette. De même, je désherbe manuellement raisonnablement. Je pratique la rotation de mes cultures sur 4 parcelle de 50-60 M2 chacune sachant que je n’en n’utilise que 3 chaque année pour en laisser toujours une au repos. Pour ces cultures en plein air je sème ou repique que des cultures pas trop gourmandes en eau. Les salades sont irriguées via un système de goutte à goutte (une mèche qui trempe dans une bouteille et dont une extrémité est posée sur le sol). Sous serre (un peu moins de 60 M2) je pratique par carrés et irrigue par des oyas et/ou des bouteilles semi-enterrées. Là, j’y mets des cultures qui réclament de la chaleur et pas mal d’eau (légumes du soleil comme on dit). J’habite dans les Monts du Lyonnais et si on veut avoir des tomates dès juillet la serre est indispensable. Je ne paille quasiment pas à l’extérieur dans mes parcelles (sauf les fraisiers) mais par contre je laisse les soucis (les fleurs pas les ennuis) volontairement m’envahir. J’ai remarqué que ces fleurs attiraient les pollinisateurs, se ressemaient toutes seules et ne demandaient aucun entretien. De plus, ça fait un couvert végétal qui ombrage le pied des cultures (haricots, pois, etc). Elles ont d’ailleurs migré également dans la serre et je les laisse vivre leur vie me contentant de les éclaircir pour limiter leur envahissement. J’oubliais, je cultive également un peu sous serre l’hiver (salades, pommes de terre, etc) et maintiens mon irrigation dans les carrés même s’ils sont vides.

  • bonjour,
    j’habite Garancières 78, au nord des Yvelines, terre compacte et argileuse, cette année j’ai attendu plusieurs fois la pluie (6 à 10 mm) pour Greliner (donc enlever liseron, potentille rampante et autres indésirables), puis passer mon Mantis (fraisage sur une epaisseur de 10 à 20 cm maxi)…
    Je fais un paillage d’hiver (10 cm) aux feuilles de tilleul, si possible mises fin octobre début novembre, quand elles veulent bien etre tombées à cette période (pas le cas en 2019 !), ensuite je couvre avec un voile (vent), et au printemps il ne reste rien, je peux alors passer un coup de croc, cela peut suffire… sauf si le printemps est trop sec ou mouillé !
    Je paille avec mes tontes de pelouses après séchage, mais parcimonieusement (après j’ai trop d’azote) autour des tomates, pommes de terre, haricots verts nains.
    Pour les salades, sans paillage donc, j’ai des campagnols, du taupin ou de la louvette, et des limaces que j’essaie de gérer avec du Ferramol, sinon je ne récolte rien.
    Ave 3 nids de mésanges charbonnières je n’ai pas beaucoup de pucerons, mais les grives ne sont pas assez nombreuses pour consommer escargots (sans doute meilleurs ?) et limaces.
    Mon potager fleuri est divisé en 13 planches de 1,10m par 5m (pour les rotations). Je connais des amis qui sèment des haricots qui ne lèvent pas, et ne récoltent donc rien à cause des campognols…
    Ma méthode me convient pour l’instant, je ne cherche pas des gros légumes et de grosses récoltes, mais plutot un “gout”. Les années fastes je fais profiter famille et voisins, et le congélateur si besoin, pas de conserves en bocaux c’est trop de boulot pour un gout “changé”… Mais la lactofermentation sera bientot essayée.
    Cordialement.

  • Bonjour à tous,
    Dans le Pas de Calais sur une terre argileuse lourde (30%) le paillage perpétuel est un non sens. Au printemps il faut penser à réchauffer la terre mais aussi à la ressuyer. Avec un paillage c’est perdre plusieurs semaines voire plusieurs mois les printemps pluvieux.
    Et je ne parle pas des limaces qui y trouvent un terrain hyper favorable.
    La grenillette est utile pour décompter le sol qui reçoivent des cultures à enracinement profond.
    Comme bien souvent les excès sont souvent néfastes…

  • Bonjour à tous,
    Voilà 2 ans que je jardine dans ce potager du Lot et Garonne, dans une terre argileuse, que j’amende en feuilles et avec mon composte l’hiver .
    Au printemps, je retire le chiendent (déjà moins présent que la 1ère année) puis je plante ou sème en écartant les feuilles pas complètement décomposées.
    Mais j’ai fautée il a 15j : les températures dépassant les 30°, j’ai recouvert mes planches de foin (herbes coupées de mon jardin).
    La pluie est depuis revenue et les escargots avec : 2/3 de mes plants de haricots dévorés entièrement …
    En soulevant le foin, j’en ai ramassé des dizaines !
    Je suivrai désormais votre conseil : pailler une fois que les plantes sont bien développer !

  • Bonjour Gilles,
    merci pour tes articles forts instructeurs.
    J’ai repris un potager au nord de Grenoble, cultivé de façon raisonné mais motoculté chaque année et jamais paillé.
    Pour cette première saison j’ai utilisé la grelinette (sinon sol bien trop compact), j’ai paillé avec beaucoup de feuilles mortes l’hiver et de la paille au printemps.
    -Très bons résultats pour les tomates, les pommes de terre, les potirons, potimarrons, les petits fruits, les fraises.
    – Résultats mitigés pour les petits pois et les pois gourmands (délicieux mais récoltes faibles – j’ai oublié de les butter et ils ont été attaqués par les limaces), ainsi que pour les radis également attaqués par les limaces.
    – Résultats catastrophiques pour les salades, haricots et betteraves rouges semées directement en terre. En une nuit, les limaces ont tout mangé à chaque fois. Et peut etre un peu les oiseaux aussi.

    Donc l’année prochaine j’adapterai sans doute un peu en paillant moins et en préférant le repiquage des plants aux semis là où c’est possible

  • Bonjour à Gilles et a tous “les potageurs” joli terme qui me plait bien.
    Je suis adepte de la couverture du sol mais pas avant l’été, les plants sont en général bien partis, et pour préserver des périodes sèches.

    Je suis aussi de Gilles, il est important de ne pas “rester intégriste” sur quelque méthode que ce soit. J’ai eu des déconvenues avec le BRF, et aussi avec l’outil sensationnel, La grelinette, avec un bémol pour certaine période ou ma terre très argileuse est ou trop sèche, ou trop mouillée.

    Voilà ma petite participation à l’interactivité.Effectivement n’hésitons pas à communiquer entre “Potageurs” surtout quand on a un “coach” comme Mr Gilles.

  • Bonjour Gilles, les jardiniers et jardinières.
    J’ habite dans la région centre et ma terre est plutôt sableuse et légère; donc ça sèche vite mais c’est très facile à travailler. J’ai bêché et passé le motoculteur pendant des dizaines d’année comme mon grand-père me l’avait appris. De bons résultats, mais engrais chimique, désherbage à outrance et toujours en retard dans les plantations. Depuis 8 ans j’expérimente toutes les techniques de la permaculture (pour faire simple) et j’utilise la grelinette pour aérer la terre qui est recouverte de paille, feuilles, tontes, broyats… Je constate que la terre s’enrichit et devient souple. Les légumes poussent bien. Je mélange les légumes, fleurs et plantes aromatiques mais je fais toujours des rangs la plupart du temps.
    Évidemment, je suis attaqué par les limaces et les escargots. Donc, ma méthode consiste à prendre ma pile électrique et partir en chasse à la tombée de la nuit. C’est contraignant mais très efficace, et la population se régule au fil des jours. J’utilise aussi les bouteilles en plastique de 5 litres. Pour le non travail de la terre, je n’ai que l’expérience d’une butte (branchage, déchets bruns et verts, fumiers et terreau) ou je plante des cucurbitacées, tomates et arroches depuis 2 ans; ça se passe bien, mais pas de semis. Ensuite j’ai dans une forêt-jardin des légumes perpétuels (artichauts, raifort, oseille, rhubarbe, oignons, ciboule..)ou je ne travaille pas la terre du tout juste des apports de déchets verts et bruns. Ca se passe plutôt bien. Mais ce n’est pas un potager normal.
    Pour l’instant j’en suis là mais tout est possible. il faut juste essayer!
    Cordialement
    Philippe

  • salut Gilles, j’ai 64 ans(Belgique) et pour moi il est nécessaire de travaillé la terre du potager( terre Arable) mais sans la retournée (grenillete ou bêche-fourche) ne fusse que pour l’aérée et pour que l’eau entre plus facilement dans le sol puis j’étale mon composte sur toute la surface du potager 1 bon mois avant les plantations ou semis directe , je ne couvre pas totalement entre les ligne juste au pieds des plants avec touts déchets ménager ,pelouse, feuilles ect…et j’ai toujours de cette façon bien réussi à profusion ,pour donner à boire au plants je donne +- 1/2litre 1à2 fois selon le temps( forte chaleur) j’ai toujours de trop mais je donne à mes enfants et amis , pour les tomates je creuse un trous assez profond +-2 bêches je met +-10cm d’ortie puis par dessus du fumier de poule puis +-10cm de terre ensuite je met la plante de tomate , 2fois par mois je met à boire avec du purin d’ortie à 5% ,pour ce qui est des petites bestioles de nouveau purin d’ortie à 2% que je pulvérise sur tous sauf bien sur les tomates ,voilà en gros ma façon de procédé et je ne changerais pas ,mais toujours un plaisir de te lire ainsi que les commentaires des affiliés(e) bon jardinage et bon week-end

  • bonjour,
    j’ai constaté que des ravageurs -limaces,escargots, (etc?) venaient la nuit “brouter” divers plants que je venais de mettre en place à différents endroits du jardin (courgettes, concombres, passiflore) avec ou sans couverture mulsh : j’ai extrait rapidement certains plants pour les mettre à l’abri en pots , puis j’ai mis en place la solution très simple et efficace de bouteille plastique sur les plants : au bout de quelques jours, plus d’attaques !
    cordialement
    Etienne près de Ribérac

  • bonjour Gilles et tous les jardiniers, je suis dans le sud, j’essaie de jardiner le plus naturellement possible,sans produits chimiques, même pas de la bouillie bordelaise,la terre est très argileuse, j’essaie depuis deux ans,de couvrir de feuilles l’hiver, mais c’est beaucoup de travail de ramasser et transporter les feuilles,le jardin n’est pas accessible en voiture , et pour l’instant,il n’y a pas d’amélioration! j’ai semer de l’engrais vert,sur une parcelle, ça a l’air d’être légèrement mieux, il y a aussi,beaucoup de liserons, je paille,en été, avec ce que je peux avoir, là,c’est de l’herbe fauchée,par le voisin, par contre,tout est dévorer par les escargots et limaces! salades, semis, je vais a la chasse ,le soir,avec la frontale!! mais rien y fait! tout est manger, les coins “sauvages ” ne manques pas,le tas de déchets, pour le composts est a l’air libre, je laisse les herbes arrachées,sur place, je ne sais plus quoi faire!! même les feuilles des patates sont mangées! c’est la cata!! j’ai des orvets ,des lézards vert et un crapeau au jardin,mais ça suffit pas, et je ne peux pas avoir de poules, j’utilise aussi,les bouteilles,pour protéger les plants,mais certains sont quand même manger!! je n’arrose que quand c’est nécessaire, j’habitue les plantes a résister et a se débrouiller, un minimum, voilà, ma façon de m’occuper du jardin.bonne saison a tous au jardin!! cordialement, Édith, a 35km de perpignan

  • Merci beaucoup pour votre article qui permet de réfléchir au travail du sol.
    Concernant le paillage du sol avez vous essayé la laine de mouton? Un matériau peut être moins aimé des ravageurs?

    • Salut Isa,
      j’en ai mis l’hiver au pied certains arbustes, mais pas dans les planches. Ce n’est pas un matériau facile à dégager le jour où l’on veut faire une raie de semis… mais ça tient bien au vent, ça protège bien. Il me semble que ça ne gêne pas les mulots, je vois des galeries quand j’enlève la laine. Mais les mulots ne me dérangent pas, à cet endroit. je n’ai pas remarque q’il y avait plus de vers ; il faut dire que je n’ai pas remué le sol autour de ces plantations.

  • Bonjour, très intéressant comme article je vous en remercie. Je m’appelle Daniel je suis jardinier Amateur dans la Loire atlantique, j’ai un petit potager d’environ deux cents mètres carrés que je travaille que a la grelinette. 1* car j’ai une terre lourde et argileuse, 2* je suis envahie par le liseron, 3* par respect de la biodiversité . Pour ma part j’ai essayé le 《non travaille du sol 》, je n’ai pas trouvé une grande satisfaction à cette méthode car le liseron et autres pissenlits et herbes indésirables ont pris le dessus, je n’ai sûrement pas dû faire les choses correctement. Donc je suis revenue à la grelinette et je paille juste le strict nécessaire. Bonne journée à vous.

  • Que des jardiniers qui doutent et peinent à abandonner des millénaires de mauvaises pratiques, ils qualifient de gourous ceux qui ont adopté avec succès et pratiquent le non travail du sol depuis des dizaines d années; dommage ils ne m’apprennent rien!.Il faut le temps pour reconstituer une terre fertile dans un jardin épuisé par les mauvaises pratiques ancestrales; 3 ans au minimum voir plutôt 7 ans pour les jardins démolis par nos pères et grand pères. Au fait, plus la terre est déséquilibrée plus il y a de limaces. En juin juillet août il n’y a pas de limaces, mais semer en avril mai c est chercher à être ravagé. On fait croire que jardiner est facile, alors que non quand on veut être en accord avec la nature que l’on connait très mal.
    J’en suis à ma 2eme année sans travail du sol, j ai les résultats prévus par mes gourous préférés et je suis fier d avoir abandonné ma grelinette…

    • Bonjour,
      Tout le monde dit bonjour… sauf vous.
      Evidemment, en semant en été, on a moins de problèmes de limaces… j’irais même plus loin, ne semez pas du tout, vous n’en aurez aucun !
      Vous avez simplement contourné le problème, en vous passant d’une grande diversité de légumes au printemps et en été (alors que la grande majorité des légumes se sèment justement en avril/mai – et ceci est bien “en accord avec la nature”; car à ma connaissance, c’est bien au printemps que germent la plupart des plantes spontanées… pas en été… première contradiction, vous qui pensez connaitre la nature…)…
      Bon, c’est votre choix… qui démontre justement que problème il y a !
      Et personne ici ne prétend que jardiner est facile (et certainement pas moi)… c’est justement vous qui chercher la facilité en ne cultivant qu’un période très favorable…
      Alors oui ne pas travailler le sol est bon pour la vie du sol. Personne ne remet cela en question ici. Mais prouvez-moi déjà que la Grelinette détruit la vie du sol… des dizaines d’années de pratiques de millions de jardiniers semblent bien démontrer le contraire.
      Cela dit, vous avez raison : rétablir un certain équilibre demande du temps…
      Mais justement beaucoup de jardiniers ont pour objectif de se nourrir de leurs propres légumes, pas seulement en été… et pas dans 10 ans (car l’année prochaine, cultivez au printemps… et on verra si tout va bien – j’ai personnellement des planche non travaillées depuis 5 ans… et les limaces sont toujours aussi nombreuses. Alors qu’il y en a très peu sur les planches “détruites” par un travail à la Grelinette… tiens bizarre… puisque que vous affirmez que “plus la terre est déséquilibrée, plus il y a de limaces”… donc soit ma terre travaillée à la Grelinette depuis très longtemps n’est pas si déséquilibrée que cela… soit votre affirmation est fausse… mais comme je suis plutôt d’accord avec cette affirmation, je pencherais donc personnellement plutôt pour la première proposition).
      Ajoutons enfin que toutes les terres ou tous les climats ne se prêtent pas à une couverture permanente… mais, vu le ton de votre commentaire, je doute que vous puissiez avoir suffisamment de recul et d’objectivité pour reconnaître cela…
      Bon dimanche
      Gilles

  • Salut tous les jardiniers,
    Je jardine depuis quelques années dans le sud. Comme mon rapport avec les engins thermiques sont un peu difficiles (jardin en pente, difficultés de démarrage, de tenue de l’engin), j’ai préféré cartonner les parcelles à défricher, et encore maintenant , je cartonne les allées et sous les arbres. . Comme Gilles, je ne paille pas s’il fait froid, mais il nous arrive des hivers secs, alors je suis obligée de pailler les patates, oignons, aulx et pois. Que j’enlève parfois quand on bascule en période humide. C’est pas trop contraignant, il suffit de tirer l’herbe à côté dans le sillon. Les patates ne craignant pas les bestioles, elles sont paillées en permanence, et je vois que les patates se développent plutôt dans le creux du sillon qui a une bonne couche de feuilles, plutôt que dans leur butte de plantation.
    Chaud et humide, ça craint pour le reste. J’aime bien les feuilles de chêne en paillis, j’en ai en abondance et en récupère à la déchetterie. Et quand ça commence à se décomposer, les limaces n’aiment pas trop, j’imagine qu’elles n’avancent pas là-dessus. J’ai quand même une débroussailleuse qui me permet de récupérer pas mal de foin, et pour mon terrain bien exposé à la tramontane, ça vole pas comme de la paille. Je récupère aussi toutes sortes de feuilles, enfin presque, et des poubelles de mauvaises herbes, ce qui me permet aussi l’introduction non volontaire d’autres plantes, des fleurs surtout. Un voisin me laisse du gazon qui une fois sec, convient bien à mes semis. J’utilise pour eux aussi des voiles de récup (jute, feutre filtrant). Les aiguilles de pin : j’en ai mis sur mes fraisiers, mais ça filtre trop l’eau, et je me demande si ça n’acidifie pas le sol, que je trouve compacté à cet endroit. Avec tout ça, le désherbage est assez plaisant (sauf fraisiers). Et j’arrose très très peu, en comparaison avec les autres jardinières de cet espace partagé. Et si une parcelle est vide, engrais verts.
    Les buttes que j’avais faites ont été transformées en planches que je mulche régulièrement , j’y suis très peu pour l’entretien, et elles utilisent encore moins d’eau que les autres parcelles.
    Merci aux jardiniers pour leurs conseils. Je vais rajouter quelque cloches en bouteilles, du coup, pour favoriser la repousses des choux broutés par les rampants, que j’avais réussi à tenir à distance avec des puvérisations de décoctions d’ail tous les jours ou presque, puis j’ai relâché mon attention…

  • Moi je fais le jardin au naturel je n’ai rien contre la permaculture mais ça devient une mode; c’est mon avis. depuis que je fais mon jardin, 30 ans de jardinage, jamais mis un produit et ça pousse très bien

  • Bonjour tous,
    Je jardine en Bretagne. La limace bretonne est tenace, têtue et ravageuse à souhait ! J’ai voulu couvrir la terre autour de mes fraisiers avec un résidu de tonte : bilan, 0 fraises. Je vais employer la technique de Marie-Sylvaine, les feuilles de chênes. Pour le reste (choux, laitues, courgettes, concombres…), je ne couvre pas ma terre avant les jours de grand soleil et j’emploie simplement le système des cloches, que je pose pour la nuit. Et souffrant parfois d’insomnies, plutôt que de me retourner encore et encore dans mon lit, je me munis d’une lampe torche, je pars visiter nuitamment mes petits plants et je m’offre d’extraordinaires tableaux de chasse à la limace ! Dans les bons jours, je les emporte dans un bois à quelques centaines de mètres de là. Sinon, j’avoue : je les noie dans une eau vinaigrée. Enfin, en simple amateur (teuse ?) que je suis, je partage sans me poser plus de questions.

  • Merci pour cet article qui fait du bien ! Un peu marre de voir le travail du sol comme une hérésie, à croire que l’on détruirait tout. Et le paillage comme ce qu’il faut faire absolument car “dans une forêt c’est comme ça que ça marche !”. Oui sauf que dans une forêt ça fait des centaines d’années que c’est le cas. Quand vous partez d’un sol de jardin de pavillon qui est en général de la pelouse, on est pas du tout dans le même cas, et la couche de paillage ne transformera pas votre sol en 1 ou 2 années, même avec des milliers de vers de terre au m².
    Concernant le paillage, c’est un truc que l’on voit partout comme la chose incontournable à faire absolument et la solution miracle. Malheureusement, pour l’avoir tenté, il faut faire quand même attention à certaines choses.
    Le sol a dû mal à se réchauffer au printemps s’il est couvert, certaines herbes sauvages ne sont pas arrêtées par le paillage (liseron, potentille) et ils représentent de formidables hôtels à limaces/escargots.
    La solution/compromis que j’ai finalement mis en place, c’est de dépailler au printemps, fin février/mars, être vigilant aux herbes sauvages et les enlever au fur et à mesure de la pousse, semer/planter tout en continuant à surveiller limaces et herbes sauvages, quand les plantes sont bien parties et que le soleil arrive (ça tombe bien c’est à peu près au même moment), pailler pour retenir l’humidité dans le sol et empêcher les herbes sauvages de se développer. Normalement suffit de repailler à l’automne pour que ça passe l’hiver tranquille et roulez jeunesse !
    En partant d’un sol argileux comme ici en Bretagne, en travaillant en surface avec beaucoup de compost chaque année, j’arrive enfin à avoir une terre agréable à travailler et faire ce qu’on peut voir dans beaucoup de vidéos, lever le paillage et plonger sa main dans la terre. (bon courage pour le faire la première année)
    Merci encore pour cet article !

  • Bjr, Michel: ancien paysan, retraité. Après 10 années de direction d’un grpt en production porcine,j’ai mis en application mon savoir:créé mon élevage de porcs en “sélection” et cultivé mes terres en céréales pour approvisionner mon atelier de fabrication d’aliments à la ferme Après deux années de labour,j’ai arrèté cette pratique au profit du non labour.Ceci pr des raisons d’érosion du sol,de respect de la vie microbienne du sol et de développer au maximum la production de vers de terre qui assuraient le travail du sol sans dépenses d’énergie.Cette pratique je l’ai pratiquée pendant 30 années et mème accentuée par l’application de l’agro écologie: pr le mais par exemple,je ne travaillais plus que la bande de semis.Parallèlement à ce travail,je n’ai jamais laissé un sol nu: tjrs une dérobée pr les sols ensemensables au printemps.Quant à l’emploi des phyto sanitaires, j’avais mis en place avec la chambre d’agriculture,un groupe de travail qui représentait une centaine d’agriculteurs,en vue de réduire les doses d’emploi.Ns étions arrivés à les réduire de 50% tt en obtenant les mèmes performances(comparaisons établies avec le centre de gestion départemental).Ce groupe est tjrs très actif aujourd’hui.Malgré ttes ces pratiques qui tendent à se développer par le biais de l’agroécologie,je regrette de voir encore autant de charrues ds les champs et des pratiques culturales qui y sont associées.C’est vraiment oublier l’élément fondammental qu’est l’AGRONOMIE. Depuis 5 ans je suis donc retraité avec un jardin potager de 250m°.Mais,voilà qd je suis arrivé,il n’était plus travaillé depuis 3ans.Je le trouvais complètement enherbé.Néanmoins, j’ai eu la chance d’avoir mon voisin qui me demandait s’il ne pouvait pas abattre des grosses branches de tilleul vers notre jardin car c’était compliqué pr lui de son coté. J’ai répondu favorablement à condition de garder les copeaux de bois déchiquetés.Tt le monde était satisfait.J’ai donc épandu ces copeaux ds mon jardin sur une épaisseur de 10cm.L’hiver est passé et au printemps,je suis venu ensemensé mon jardin.Pr semer,j’ai dégagé la largeur de ma bande de semis,l’ai travaillée avec ma fouche à doigts sur une profondeur de 15cm sans jamais retourner la terre.Cette pratique je l’applique depuis plus de 20ans et peux vs assuré que mes rendements st comparables à tt jardinier qui bèche.Je peux vs préciser également que pr la plantation de mes p de terre je les enterrent pr qu’elles soient recouvertes seulement et ensuite je les recouvre de 25cm de paille.Une fois l’opération terminée je reviens les récolter à maturité ss aucune autre intervention. Comme vs pourrez le constater,je n’ai aucun scrupule à promouvoir ou le non labour ou la non bèche.Ce n’est que de l’agronomie et du bon sens paysant. J’ai oublié de préciser que j’habitais la communauté urbaine alençonnaise.

  • Bonjour à tous
    Je pratique depuis 3 ans et depuis deux ans, je paille tout l’hiver (+ feuilles) après avoir laisser une partie de mes plants pour nourrir les insectes du sol et enrichir la terre. Cette année au printemps, j’ai enlevé toute la paille pour réchauffer le sol, l’ai un peu travaillé la terre à la grelinette pour l’aérer. J’ai ensuite planté puis après de bonnes pluies j’ai repaillé et remis les feuilles. Je n’ai pour l’instant malgré les pluies incessantes aucun problème de limaces et mes plants se portent super bien. Ah, j’ai aussi ajouté du BRF au pied de certaines cultures sous la paille (fraises, framboises, tomates, aubergines…).
    Certes, tout cela demande quand même du boulot mais le résultat est là et je n’ai pas de déception pour le moment.
    Merci à Gilles pour ses précieux conseils.

  • bjr a tous
    tout d’abord merci pour votre travail d’observation et de remise en question permanente, les certitude ne font guere avancer!
    je permaculte par état d’être depuis toujours et je ne suis qu’au debut de ma compréhension en effet pour moi la difficulté est en nous et dans ce que nous cherchons….
    posons nous les bonnes questions:
    connaissons nous bien notre environnement?
    notre quète (la productivité) est elle en accord avec cet environement ici et maintenant?
    cet endroit a t il besoin de produire ce que nous souhaitons qu’il produise?
    et si non, comment faire pour qu’il devienne le prolongement de nous même? la solution est elle dans la technique, dans l’energie, ou dans l’harmonie de tous ça?
    la réponse a ces question prend souvent toute une vie je ne prétend pas apprendre quoi que ce soit a qui que ce soit simplement partager des pistes de refflexion
    bon courage a tous, permacultez vous bien.

  • Félicitation pour cet article plein de délicatesse ! 😉 Finalement, il n’existe pas (ou il ne devrait pas exister de dogmes dans le jardinage), il faut toujours s’adapter à la situation de SON jardin, de SON climat, etc… Le travail du sol est un très bon exemple.
    Amicalement
    Valérie

  • Nous habitons dans l’est à Reims, aujourd’hui climat entre continental et plus doux. Depuis 4 ans que nous nous adonnons au jardinage, ici le problème est la sécheresse. Donc pour limiter les arrosages, préserver l’eau et apporter de l’organique nous couvrons un maximum la surface avec du foin l’été, feuilles mortes à l’automne, engrais verts (phacélie) sur parcelle libre pas trop tard (au printemps les feuilles envolées sont prises dans la phacélie ), cultures paillées encore en place (choux, poireaux…), cette année nous avons essayé à l’automne aussi le carton avec par dessus des tailles de troène récupérées, maintenu sur les parcelles où le liseron s’en donne à coeur joie(il pousse tout de même avec des racines en accordéon mais s’enlève facilement) le carton se désagrège en matière carbonée ( les encres utilisées n’étant plus nocives) et même des journaux régionaux sur le sol des pépinières avec du compost par dessus et puis de la tonte de gazon, du broyage de thuyas aux parcelles de fraise et framboise, de la tonte de gazon sur les sentiers, tout cela toujours sur un sol humide et tiède. Comme ravageur nous avons eu des taupins ? ( trou en terre d’environ 5 cm de diam.) sur les conseils de Gilles nous avons mis des bouteilles plastique sur des morceaux de fer à béton générant du bruit, pas trop efficace au début mais en les laissant tout l’hiver je n’ai vu aucune trace cette année et des petites limaces blanches qui se logent dans les choux pommés vers octobre. Et pour l’instant rien d’autre…de grave. Nous travaillons la terre uniquement à la grelinette pour la décompacter, notre prédécesseur étant un adepte du motoculteur, la terre était très dure au début dès qu’elle séchait un peu et il y avait peu de vers de terre mais tout s’améliore petit à petit, nous avons tracé des planches de 1,2 m par 5 ou 6 m et des sentiers de 40 cm entre que nous laissons en permanence enherbé où j’ai remarqué que les vers de terre se logeaient sous les racines.Par contre je ne plante que des plants déjà bien grossis que je sème avant dans une petite serre de 2m/2m/2m trouvée chez [bip] ou en pépinière , et mes semis en pleine terre se font dans une terre nue que je couvre après une taille de plant déjà conséquente. Pour finir nous ne couvrons jamais les salades, les légumes racines , les aulx, les oignons, les échalotes et cette année je découvre les choux tout l’automne et au printemps nous découvrons tout en poussant sur les sentiers en attente du réchauffement. Nous avons toujours hésité avec la paille de céréales de peur des pesticides résiduels ?!.Voilà, un peu long, désolés.

  • Bonjour Gilles et bonjour à tous,
    J’ai lu, presque, tous les commentaires et je me réjouis du bon sens dont ils regorgent: cela rassure en cette période troublée.
    J’ai 10 années d’expérience de jardinage, pour cause retraite. Cette pratique me procure beaucoup de plaisir.
    Je suis en Côte d’Or, sur une terre à tendance argileuse, mais travaillée en potager depuis très longtemps par mon beau père, donc une bonne terre de jardin.
    Gilles , je suis régulièrement vos conseils et au sujet du travail du sol je partage pleinement votre avis. A mon avis, il ne faut pas confondre non retournement de la terre et non travail du sol. Comme vous, je travaille avec la grelinette, je pratique le semis d’engrais verts systématique pour occuper la place l’hiver. Par contre, je ne suis pas trop adepte de la technique du couvert par le carton; la vie microbienne sous ce couvert me semble moins naturelle qu’au pieds de phacelie, moutardes et autres .
    Le confinement m’a bien rendu service, car ne pouvant pas aller à mon jardin avant le 12 mai, je n’ai pas pu faucher mes engrais verts comme je le fais habituellement début avril, et cela a été bénéfique; très grands ils m’ont procuré une masse de végétaux, et surtout j’ai constaté l’absence totale de liseron ! Je suis convaincu du paillage conséquent et systématique à partir du début des grandes chaleurs. Outre le maintient de la fraîcheur, cela laisse une terre souple, et facilite aussi la suppression du liseron.
    Mon principal soucis , ce n’est pas les limaces peu nombreuses cette année, mais les mouches de toutes espèces, qui attaquent poireaux, choux, radis et autres … j’utilise les filets, mais je les trouvent peu pratiques, couteux, fragiles. Je vais tenter la présence de plantes odorantes ( basilic, menthe,) cultivées en pots pour pouvoir les poser à proximité des légumes concernés, on verra bien.
    Bonne continuation à tous les passionnés du jardinage,

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