Rongeurs au potager bio : comment les éloigner naturellement

Des trous qui apparaissent du jour au lendemain, des galeries sous le paillage, des carottes grignotées, des pommes de terre évidées… Si vous reconnaissez ce tableau, vous avez probablement des rongeurs qui se sont invités au potager.

Au jardin, c’est un grand classique… et, au potager, ça peut vite tourner au buffet à volonté. Dans un potager entretenu naturellement, on évite les solutions chimiques : c’est une excellente nouvelle pour la vie du sol… mais c’est parfois le revers de la médaille quand campagnols, mulots ou rats-taupiers s’installent.

Le bon réflexe, ce n’est pas de chercher « la » méthode miracle (elle n’existe pas), mais de combiner plusieurs leviers : rendre le terrain moins accueillant, protéger les cultures les plus vulnérables, et favoriser la régulation naturelle par la biodiversité. En clair : on limite les dégâts sans déclarer la guerre à tout ce qui remue.

Parce qu’il est franchement décourageant de découvrir ses carottes complètement grignotées ou sa récolte de pommes de terre réduite à peau de chagrin.

Dans cet article, je passe en revue les solutions naturelles les plus utilisées, avec leurs avantages et leurs limites. Et comme chaque jardin a ses « locataires » et ses conditions, vos retours d’expérience sont les bienvenus : ce qui marche très bien chez l’un peut être décevant chez l’autre.

Comment tenir les rongeurs éloignés des cultures potagères ?

Des moyens préventifs naturels sont à notre disposition pour éloigner les rongeurs du potager, à commencer par des plantes répulsives.

Avant d’agir : identifier le rongeur en cause

Avant de multiplier les « trucs », essayez d’identifier le coupable. Vous gagnerez du temps, et vos carottes vous remercieront (silencieusement, certes).

IndiceDégâts typiquesSuspect fréquent
Galeries dans la terre, racines et tubercules grignotésCarottes attaquées, pommes de terre évidées, plantes qui « fanent » sans raisonCampagnols (dont rat-taupier/campagnol terrestre)
Semis disparus, graines et jeunes plants grignotésDégâts irréguliers, surtout au démarrage des culturesMulots (parfois souris)
Gros trous près du compost, abris, remises, nourriture accessibleDégradations variées, présence plutôt « opportuniste » autour des ressourcesRats (souvent rat brun/surmulot)
Tiges sectionnées, écorce grignotée, jeunes arbres attaquésDégâts visibles au-dessus du solLapins et lièvres (pas des rongeurs, mais même problème au potager)

Et si vous êtes près d’un point d’eau (fossé, étang, rivière) avec de gros terriers et des dégâts « massifs », on peut être sur un tout autre gabarit (ragondin) : l’approche n’est pas la même.

Dans tous les cas (bord d’eau ou non), ces trois observations simples vous aideront à y voir plus clair avant de choisir une méthode :

  • Repérez où se situent les dégâts : planches paillées, bordures, compost, serre, haies.
  • Observez tôt le matin ou au crépuscule (quand ça bouge le plus).
  • Notez si les dégâts touchent surtout les racines/tubercules ou plutôt les semis.

Plantes réputées répulsives : efficacité variable

Certaines plantes, de par leur odeur notamment, sont réputées pour éloigner les rongeurs.

L'euphorbe n'éloignera peut-être pas les campagnols... mais elle embellira au moins votre jardin
L’euphorbe n’éloignera peut-être pas les campagnols… Mais elle embellira au moins votre jardin.

Citons l’Euphorbe (plante toxique), l’Épurge, la Rue, la Couronne Impériale, les Fritillaires, les Scilles, les Jacinthes, les Mélilots ou encore l’Incarvillea.

Ainsi, on conseille de planter un peu partout dans le jardin des pieds de ces plantes répulsives ou d’en placer des branchages directement sur les planches de cultures.

Mais voilà : si certains jardiniers arrivent à éloigner les rongeurs en plantant quelques plantes répulsives, chez d’autres, il faut bien avouer que les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances… Et ces gentilles petites bêtes continuent à ravager les cultures.

Notons également l’effet répulsif du tourteau de ricin (utilisé en engrais biologique)… mais également fortement toxique en particulier pour les petits mammifères (si vous avez chiens ou chats, évitez absolument d’utiliser du tourteau de ricin).

Paillage : un abri apprécié des campagnols

Les rongeurs aiment nicher dans un bon paillage...
Le paillage peut être problématique pour ce qui concerne les rongeurs…

Bien que présentant de nombreux avantages, le paillage présente un inconvénient majeur.

Une couverture du sol constitue en effet un gîte de choix pour certains rongeurs, notamment les campagnols.

Pour ma part, je m’abstiens donc de pailler les légumes racines (ou alors je paille tardivement), car ceux-ci se trouvent alors directement à portée de dents des animaux qui ont élu domicile dans le coin…

Protéger les cultures : barrières, grillage et paniers

Protection physique contre les rongeurs au potager
Protection proposée par Agathe (voir les commentaires plus bas)

Quand les rongeurs sont bien installés, les « répulsifs » seuls sont rarement suffisants. La méthode la plus fiable, c’est souvent la plus simple : empêcher l’accès aux parties comestibles (racines, tubercules, collets).

  • Pour les cultures sensibles, installez une barrière sous la zone de culture : un grillage à mailles fines posé à plat avant de remettre la terre (utile surtout contre les campagnols).
  • Au moment de planter, utilisez des paniers grillagés (ou des protections) autour de la motte pour les jeunes plants, surtout si les dégâts sont récurrents.
  • Sur les bordures « à risque » (haies, tas de bois, compost), une bande moins accueillante et mieux surveillée limite souvent les incursions.
  • Sur les planches les plus touchées, évitez d’offrir des cachettes permanentes : paillage épais au mauvais moment, amas d’herbe fraîche, abris trop « confortables ».

Et le purin de sureau ? Il est souvent cité comme répulsif (odeur forte), mais les résultats sont très variables. Vous pouvez tester en arrosage localisé autour des galeries et des zones d’accès, en gardant en tête que l’effet est généralement temporaire et qu’il faut souvent combiner avec des barrières et/ou de la régulation.

Comment réguler les populations de rongeurs dans le jardin ?

Plan d’action simple pour réguler

Quand les rongeurs reviennent malgré la prévention, je conseille une approche en trois temps. L’idée est de combiner habitat, protection et régulation, sans tomber dans l’acharnement (qui finit souvent par déplacer le problème plutôt que de le résoudre).

  1. Réduire les cachettes au plus près des cultures : un paillage trop épais au mauvais moment, des herbes couchées en bordure, un tas de végétaux collé aux planches… ce sont des hôtels 4 étoiles pour campagnols. Gardez les zones de culture « lisibles » et surveillables, surtout pour les légumes sensibles.
  2. Protéger les zones à enjeux : si une planche « prend tout », on sécurise en priorité (barrières, paniers, surveillance plus régulière). Mieux vaut protéger 20 % du potager qui souffre que multiplier les recettes partout.
  3. Favoriser la régulation naturelle : c’est souvent ce qui fait la différence sur le long terme. Rapaces, renards, mustélidés, couleuvres… et, à sa façon, le chat, peuvent limiter les explosions de population.

Astuce bio : 5 gestes concrets pour aider les prédateursSans « attirer un renard sur commande », on peut rendre le jardin plus accueillant pour les régulateurs naturels, surtout à la campagne ou en lisière de zones sauvages.

  • Laissez ici et là des tas de pierres, de branchages ou de broussailles, loin des zones de passage : c’est parfait pour les couleuvres et une petite faune utile.
  • Conservez des bordures un peu sauvages (haie, bande enherbée) mais évitez qu’elles soient collées aux planches les plus sensibles.
  • Limitez l’éclairage nocturne inutile : la nuit, ce sont aussi les heures de chasse de nombreux auxiliaires.
  • Si vous avez un chat, laissez-le circuler, mais gardez en tête qu’il peut aussi chasser des oiseaux : l’idéal est qu’il soit surtout actif près du potager quand les rongeurs posent problème.
  • Évitez les solutions « coup de massue » qui éliminent tout : un jardin vivant fonctionne mieux avec des équilibres qu’avec des désertifications.

Quand un prédateur s’installe durablement (couleuvre, rapace de passage, renard en périphérie), les dégâts deviennent souvent plus gérables. Ce n’est pas magique, mais ça remet de la pression sur les populations de rongeurs, et ça suffit parfois à sauver une saison.

Pour aller plus loin, voici maintenant les leviers de régulation les plus intéressants au jardin, avec des idées très concrètes pour les mettre en place selon votre contexte.

Favorisez la biodiversité dans votre jardin

Pour ce qui concerne les rongeurs, la biodiversité animale joue là encore un rôle essentiel.

Couleuvre, régulatrice de populations de rongeurs
Ce n’est pas ma couleuvre (elle ne veut pas se laisser photographier)… Mais celle-ci est aussi bien jolie !

Ainsi, les rapaces, les renards ou les couleuvres sont de redoutables prédateurs de petits rongeurs.

Pour augmenter les chances de « visites utiles », un détail simple peut aider : installer un ou deux perchoirs (un piquet solide en hauteur, placé à distance des cultures) afin que les rapaces puissent surveiller et chasser. Autre point souvent efficace : garder quelques zones dégagées (herbe courte, sol visible) près du potager, car les prédateurs repèrent mieux les rongeurs quand tout n’est pas couvert.

Et de fait, dans les régions où la vie sauvage est encore relativement présente, les ravages liés aux rongeurs sont en général moindre qu’en zone péri-urbaine par exemple.

Il n’est certes pas envisageable d’héberger un renard dans votre jardin, et encore moins d’y attirer des rapaces. Par contre, pour peu que vous viviez à la campagne, il est tout à fait possible d’y favoriser la venue d’une belle couleuvre ; laissez des tas de branchages, des pierres, des broussailles…

Une superbe couleuvre a ainsi élu domicile dans l’une de mes serres, et une autre, plus petite, a colonisé un autre coin de mon potager. Par ailleurs, les buses survolent tous les jours mon jardin… Et j’ai finalement peu (en tout cas par rapport à certains témoignages que j’ai pu recevoir) de problèmes de rongeurs…

J’en profite pour rappeler que la couleuvre n’est absolument pas dangereuse pour l’homme…

Mais encore faut-il qu’une couleuvre veuille bien s’installer au sein du potager. Ce qui n’est peut-être pas forcément évident en ville…

Laissez votre chat se promener dans le potager

Les chats sont de formidables régulateurs de rongeurs
Piège à rongeur…

Les chats sont de formidables régulateurs de rongeurs.

Quand l’activité des rongeurs est forte, les passages du chat au petit matin et au crépuscule sont souvent les plus « rentables ». Pour éviter d’attirer des rats près de la maison, mieux vaut aussi éviter de laisser de la nourriture accessible dehors (gamelles, restes, graines au sol), surtout la nuit.

Certes, un chat engendrera parfois quelques dégâts dans le potager, notamment en retournant quelques semis pour faire ses besoins. Mais l’éduquer à ne pas utiliser les planches de cultures pour cela est possible… en faisant preuve de patience et de persévérance.

Alors, n’hésitez pas à le laisser faire le travail de régulation pour vous…

Erreurs fréquentes qui entretiennent le problèmeSans s’en rendre compte, on peut parfois offrir aux rongeurs exactement ce qu’ils cherchent : un abri, de la tranquillité, et un garde-manger à proximité. Voici les pièges les plus courants.

  • Paillage très épais et permanent au pied des cultures les plus sensibles (surtout racines et tubercules) : c’est une excellente cachette.
  • Tas d’herbe fraîche, de végétaux ou de cartons collés aux planches : abri immédiat, discret, et rarement dérangé.
  • Compost « trop accueillant » : déchets alimentaires accessibles, zones creuses, abris juste à côté du potager.
  • Graines et nourriture disponibles au sol (mangeoires, poules, gamelles) : effet buffet garanti, surtout la nuit.

En pratique, éloigner les tas (bois, branchages, compost) des planches les plus touchées, et garder un peu de « visibilité » autour du potager, suffit parfois à faire baisser la pression.

Les pièges à rongeurs

Les mulots, campagnols ou autres petits rongeurs vous posent encore des problèmes ?

Bien que ne cautionnant pas forcément cette méthode, sachez que des pièges à rongeurs existent.

Si vous choisissez malgré tout cette option, le plus important est de rester le plus « propre » possible : cibler l’animal visé, limiter les prises accidentelles, et éviter de faire souffrir inutilement.

  • Placez les pièges uniquement là où l’activité est évidente (galeries, passages, bordures), pas « au hasard » dans le potager.
  • Vérifiez très régulièrement (idéalement chaque jour), surtout pour les pièges à capture.
  • Évitez de laisser traîner des appâts qui attireraient d’autres animaux (et surtout évitez absolument les poisons).

Pour les pièges « vivants » (ceux qui capturent l’animal sans le tuer) : relâcher ensuite un rongeur ne se fait pas n’importe où. Selon l’espèce et la commune, il peut y avoir des règles, et relâcher trop près… revient souvent à le revoir rapidement. Le plus prudent est de vérifier ce qui est autorisé chez vous et de relâcher dans un milieu adapté, assez loin des habitations et des jardins, sans déplacer le problème chez un voisin.

Vous en trouverez en jardinerie ou sur le web.

Il existe 2 types de pièges :

  • Les classiques pièges à tapette. Ces pièges sont évidemment mortels. Il est donc à mon sens difficile de classer cette technique comme moyen de lutte bio ; car, même si les rongeurs sont nuisibles à bien des égards, ils participent néanmoins à la chaîne de vie de notre jardin-potager. Ainsi, d’autres nuisibles risquent de proliférer outre mesure. Éliminer totalement les rongeurs est donc contre-productif…
  • Les pièges à capture : les animaux capturés sont alors relâchés là où ils ne poseront pas de problème. Cette solution est à mon sens à privilégier par rapport à la précédente (voyez ici des exemples de pièges à capture).

Les ultra-sons

Les ultra-sons sont souvent présentés comme la solution simple contre les rongeurs. Dans la réalité, les retours sont très partagés, et au jardin (en plein air), l’efficacité est généralement limitée : le son se disperse, les obstacles « cassent » la propagation, et certains animaux finissent par s’y habituer.

Si vous voulez tester malgré tout, je vous conseille de le faire comme une petite expérience, sinon on ne sait jamais si ça marche… ou si c’est juste une accalmie temporaire.

  • Testez sur une zone précise, pendant une durée définie, et observez si les dégâts diminuent réellement.
  • Évitez d’en attendre un effet « à distance » au potager : ça fonctionne (quand ça fonctionne) surtout dans des espaces plus fermés.
  • Si vous avez des animaux domestiques, soyez prudent : certains peuvent être gênés.

Alors, avez-vous déjà testé les ultra-sons au jardin ? Et qu’avez-vous constaté sur la durée ? Merci de partager votre expérience en utilisant les commentaires plus bas.

Les dératiseurs professionnels

Reste la possibilité de faire appel à des professionnels de la dératisation.

Le coût est certes élevé, mais les résultats peuvent être au rendez-vous, surtout si l’infestation est importante ou si les rongeurs viennent d’un bâtiment, d’un compost, d’une haie dense ou d’un voisinage difficile à maîtriser.

Avant de signer, posez clairement le cadre : au jardin, l’objectif n’est pas de « tout empoisonner », mais de réduire les dégâts en limitant au maximum les impacts sur la faune utile.

Quelques conseils pour faire votre choix :

  • Choisissez un dératiseur proposant des solutions écologiques (pièges mécaniques, pièges « vivants » selon les cas, sécurisation des accès) et refusez les interventions basées uniquement sur des appâts toxiques.
  • Précisez bien que votre demande concerne un jardin : tous les professionnels n’interviennent pas en extérieur.
  • Demandez ce qui est prévu pour éviter le retour (suppression des points d’abri, sécurisation des sources de nourriture, conseils de prévention), sinon le problème revient souvent.
  • Si un résultat est garanti, faites préciser noir sur blanc les conditions (durée, périmètre, ce qui est inclus ou non).

Vous pouvez chercher un professionnel près de chez vous via un annuaire spécialisé, par exemple annuaire de dératisation.

En résumé : l’ordre logique pour limiter les dégâts

Pour éloigner ou réguler les rongeurs au potager, il n’y a pas de recette miracle, mais une logique qui fonctionne souvent mieux qu’une « astuce » isolée.

  1. Observer et repérer : où sont les dégâts, à quel moment, et sur quelles cultures ?
  2. Réduire les cachettes au plus près des planches sensibles (paillage épais au mauvais moment, tas collés aux cultures, compost trop accueillant).
  3. Protéger les zones à enjeux (barrières, grillage, paniers, zones dégagées autour du potager).
  4. Favoriser la régulation (biodiversité, prédateurs, chat) pour un effet durable.
  5. En dernier recours, envisager des pièges ou une intervention professionnelle, en restant cohérent avec l’esprit « jardin vivant ».

Pour des cultures saines, cliquez ici

Et vous, qu’est-ce qui a vraiment fonctionné chez vous ? Plantes, protections, prédateurs, pièges « vivants », habitudes de paillage… Merci de partager votre expérience en utilisant les commentaires plus bas.

FAQ : questions fréquentes sur les rongeurs au potager

Comment reconnaître le rongeur responsable au potager ?

Commencez par observer le type de dégâts : racines et tubercules grignotés (souvent campagnols), semis et graines disparus (souvent mulots), gros trous près d’un compost, d’un abri ou d’une remise (souvent rats). Repérez aussi l’endroit où ça attaque le plus (bordures, haies, serre, planches paillées) : cela donne souvent la meilleure piste.

Que faire si vous découvrez un trou de rat dans le jardin ?

Ne vous focalisez pas sur le trou seul : cherchez ce qui attire et abrite (compost accessible, nourriture au sol, abris, tas collés au potager). Mettez le jardin « au clair » autour des cultures sensibles, supprimez les sources de nourriture faciles, puis choisissez une réponse cohérente : protections, régulation naturelle, et éventuellement pièges si la pression est forte. Si l’activité est importante et proche d’un bâtiment, un professionnel peut être utile.

Le paillage attire-t-il vraiment les rongeurs ?

Le paillage n’ »attire » pas toujours, mais il peut offrir un abri confortable, surtout aux campagnols, et rendre les dégâts moins visibles. Le bon compromis consiste souvent à éviter un paillage épais et permanent sur les cultures les plus vulnérables (racines, tubercules), ou à pailler plus tard, quand les légumes sont moins exposés.

Les plantes répulsives fonctionnent-elles contre les rongeurs ?

Certaines plantes sont réputées « répulsives » par leur odeur, mais les résultats sont très variables selon les jardins. Elles peuvent aider en complément, mais elles suffisent rarement quand les rongeurs sont installés. L’approche la plus fiable reste généralement de combiner plusieurs leviers : réduire les abris, protéger les cultures et favoriser la régulation naturelle.

Comment poser un grillage anti-rongeurs au potager ?

L’idée est simple : empêcher l’accès aux racines et tubercules. On peut poser un grillage à mailles fines sous une zone de culture (avant de remettre la terre) ou utiliser des paniers grillagés autour des plants les plus sensibles. C’est souvent plus efficace que de chercher un répulsif unique, surtout en cas de dégâts récurrents.

Le purin de sureau éloigne-t-il les rats et les campagnols ?

Il est souvent cité comme répulsif, mais l’efficacité est inconstante et plutôt temporaire. Si vous testez, faites-le de façon simple : application localisée autour des zones d’activité, puis observation sur la durée. En pratique, les meilleurs résultats viennent presque toujours d’une combinaison avec des protections et de la régulation.

Les ultrasons sont-ils efficaces contre les rongeurs au jardin ?

En extérieur, les retours sont très partagés : le son se disperse, les obstacles limitent l’effet, et certains animaux finissent par s’y habituer. Si vous essayez, considérez cela comme un test sur une zone précise, et vérifiez si les dégâts diminuent réellement. Ne comptez pas dessus comme solution principale au potager.

Comment protéger les carottes et pommes de terre des rongeurs ?

Ce sont des « cibles » classiques quand les campagnols sont présents. Priorité aux mesures qui empêchent l’accès : protection par grillage (sous la planche ou en paniers), réduction des cachettes proches, et surveillance renforcée sur les zones qui « prennent tout ». Adapter le paillage sur ces planches peut aussi faire une vraie différence.

Un chat suffit-il à régler le problème ?

Un chat peut contribuer à la régulation, parfois de façon très efficace, mais ce n’est pas garanti et cela dépend du contexte. Pour éviter d’entretenir des rats près des maisons, le plus important est aussi de ne pas laisser de nourriture accessible dehors (gamelles, restes, graines au sol). Le chat fonctionne mieux comme un levier parmi d’autres, pas comme une « solution miracle ».

Piège « vivant » : que faire après la capture ?

Avec un piège qui capture sans tuer, relâcher ensuite un rongeur ne se fait pas n’importe où. Selon l’espèce et la commune, il peut y avoir des règles, et relâcher trop près revient souvent à le revoir rapidement. Le plus prudent est de vérifier ce qui est autorisé chez vous et de relâcher dans un milieu adapté, assez loin des habitations et des jardins, sans déplacer le problème chez un voisin.

S’abonner
Notification pour
guest
110 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Joce
Joce
15 août 2026 20 h 39 min

J’ai une petite parcelle de 25 m2, dans un jardin partagé en pleine ville (150 parcelles).
Je me suis débarrassée de quelques campagnols en utilisant une fois un piège topcat, et ensuite du tourteau de ricin (en granules et en poudre grossière). Pas mal efficace car je ne les ai pas revus. Ils sont partis ailleurs, sur des parcelles peu ou pas cultivées. Nous avons comme alliés une renarde et deux petits, j’espère que notre couleuvre est encore là…

Ma région
Hate-Savoie
Chantal
Chantal
31 octobre 2021 15 h 44 min

bonjour, j’ai lu quelque part qu’on pouvait, dans un potager pas trop grand, commencer par installer sur la terre un grillage comme pour faire un poulailler au sol avant de planter. (j’avais l’intention de faire des buttes), mais je n’ai rien commencé encore.
ce grillage est supposé empêcher les rongeurs de s’installer au potager.
Qu’en pensez vous ? ça coûte quand même assez cher ce type de grillage, est-ce efficace contre les rongeurs ?
Merci de votre réponse.

flo
flo
10 septembre 2024 8 h 02 min
En réponse à  Chantal

c’est pas bête mais tu ne pourra plus travailler le sol, les techniques de maraichage sur sol vivant seront bienvenues, et le diamètre du maillage doit être de 13mm et et la durabilité du grillage dans le sol ? pour le prix un rouleau de 25m*2m doit couter entre 50 et 100 euros je crois

Ma région
rhone alpes
Véro
Véro
31 octobre 2021 14 h 26 min

bonjour,
Depuis que je verse du purin de sureau dans les galeries( il faut parfois bien gratter avant d’arriver au trou) les rats taupiers décampent.Ouiii,ça marche! je ne m’embête même pas à le filtrer, tout y passe jus ( beueerk ) et feuilles pourries! (environ 1kg de feuilles pour 10 l d’eau, c’est prêt quand ça ….pue ,hihi.)
Plantez un sureau dans un coin, c’est tout bénéf: limonade et beignets de fleurs au printemps, gelée ou autres préparations aux fruits à l’automne ( si les oiseaux vous en laissent) et s’il reste des feuilles, c’est super pour le compost ou pour étaler sur la terre avant l’hiver (compostage de feignante)

Jojo
Jojo
17 mars 2021 17 h 02 min

J ai essayé les ultrasons sons pour faire fuire des rats ,aucune efficacité

Jean pierre
Jean pierre
18 juin 2023 14 h 25 min
En réponse à  Jojo

Même experience. Aucune utilité

Ma région
Yvelines
Alain
Alain
7 mars 2021 17 h 10 min

Pièges à ultra sons = nuls , à Infra sons = Ok

BERNARD
BERNARD
29 juillet 2020 17 h 04 min

Bonjour, j’utilise depuis des années le tourteau de ricin sous forme de semoule. Il n’est pas appétant pour les chiens et s’incorpore au sol très facilement. C’est à la fois un engrais de fond et un répulsif contre les rongeurs. Associé au purin de fougères il est très efficace contre les larves de taupin (moins avec les vers de hanneton). Je l’incorpore directement aux semis car sans danger pour les graines et les racines. Il faut parfois renouveler le traitement.

Didier
Didier
26 juillet 2020 15 h 18 min

Pour moi, la solution à 100% d’efficacité a été le supercat, même si toujours gênant de tuer ces petites bêtes, mais quand ils mangent la totalité des 2 raies de panais, passent ensuite aux radis noirs, ensuite les pommes de terre, ensuite… Tout ça en 2 ans de suite on est obligé de trouver une solution radicale. Il en reste quelques uns que je laisse tranquille mais ce n’est plus l’explosion démographique, c’est maintenant gérable.

Laurence
Laurence
18 mai 2020 20 h 17 min

Bonjour , potager en brf depuis trois ans , l’an dernier des galeries de campagnols partout , du coup au printemps , retour motoculteur pour fraiser partout , … j ai planté , mis du paillis lin , j étais ravie …mais de courte durée ! A l arrosage , ma salade s effondre sous terre , j enfonce le tuyau d arrosage jusqu’à 40 cm !!! Impossible d avoir une galerie .. tout s effondre à peine on y touche – donc je noie à l arrosage pour que les galeries s effondrent et qu’en la planté puisse retrouver la terre pour s enraciner – je ne sais plus quoi faire ? J ai acheté le piège campagnol mais c est très difficile de trouver une galerie , et pas de trou d entrée , … ( ce sont des carrés potagers , de 5 à 9m2 ) merci de votre aide …

Dany
Dany
12 mai 2020 4 h 47 min

Bonjour
Déjà enfant je voyais mon père mettre des boîtes de conserves en metal, donc, retournées sur le haut de ses piquets,..
Cela pour faire du bruit au moindre vent et déranger les taupes …je continue.
Je n’aime pas le plastique dans mon jardin.
J’ai aussi arrosée ma butte avec de la tisane de feuilles de sureau. Par précaution, je fais ça de temps en temps.
Je trouve un trou de ci de là, ils viennent visiter mais on dirait qu’ils ne s’installent pas…

Bonne continuation à tous.

alexou
alexou
3 mai 2020 18 h 33 min

bonjour
j’ ai fait l’ expérience des ultras sons pour des rats dans mon toit…. Surement un début de nid. Au bout de trois semaine plus un bruit, à savoir que je ne le branchais que le week end dans la pièce en dessous des bruit des rongeurs..
Je suis en village à la campagne et même durant la journée je peut les voire se balader dans le jardin de mon voisin, poules + grains ça les attirent.

christian
christian
29 avril 2020 10 h 43 min

Concernant l’utilisation des ultra-sons je me suis débarrassé une fois pour toutes des taupes et rat taupier grace à ce système mais après avoir détruit complètement les galeries

benoit
benoit
11 avril 2020 9 h 58 min

Depuis deux ans je plante des pieds de ricin autour de ma parcelle, environ un pied tous les trois ou quatre mètres, et je n’ai pas de rats taupiers alors que d’autres parcelles de nos jardins partagés subissent les dégâts de ces rongeurs…Faire germer des graines de ricin vers la mi février et les mettre en place en avril. Est ce un hasard ou pas…en tout cas cette année j’ai replanté des pieds de ricin.

pirato
pirato
1 juin 2020 16 h 52 min
En réponse à  benoit

Bonjour benoît dans quelle région habites tu pour les planter en place en avril je suis dans le nord et en avril j’ai encore des gelée pour te dire cette année je ne plante mes pied de ricin qu actuellement ( en début juin )

fauvette
fauvette
18 août 2019 20 h 04 min

Bonjour,
J’ai utilisé et abandonné les ultra-sons dans la maison : nous ne les entendons pas, il faut modifier les fréquences de façon aléatoire pour être efficaces. Mais ils agissent sur nous : maux de tête entre autres. Ils sont donc probablement nocifs aussi sur la faune (vers de terre, qu’en pensez-vous ?) et sur la faune (oiseaux, chats, couleuvres, …)

Bertrand
Bertrand
28 juin 2019 10 h 21 min

J’expérimente x 4 émetteurs ultrasons depuis x 2mois pour mes rats taupiers, ils s’installent moins sur zone mais passent ponctuellement au potager boulotte des racines de salades et haricots….plus surprenant ce matin un pied de tomate, là c’est moins drôle…je laisse vipères et couleuvres vivre sur mon terrain, un Milan royal planne au dessus tous les matins mais pas de nocturnes… J’envisage le piège guillotine réputé efficace….

pascal27
pascal27
17 octobre 2018 9 h 41 min

Bonjour, nous avons une belle production de pommes cette année; la quantité est là et la conservation semble moins bonne, la récolte est plus précoce et le temps est doux … Bref je distribue quelques pommes ça et là au pied des perchoirs installés pour les rapaces dans le jardin. Les mulots et autres rongeurs aiment ce fruit. C’est aussi le moment de se débarrasser des quelques rongeurs qui vont passer l’hiver et seront ennuyeux dès le printemps. Les rapaces régulent ainsi plus facilement la population de rongeurs…
nb: plantez de l’ail en quantité afin de faire des purins d’ail l’an prochain pour incorporer dans les galeries, c’est très efficace et assez persistant…
cordialement, pascal

Mathilde
Mathilde
17 octobre 2018 6 h 59 min

En cherchant « prédateurs des rongeurs » on trouve des liens assez utiles comme celui-ci : https://www.semaille.com/fr/les-maladies-et-ravageurs/1692-les-rongeurs-qui-est-qui-et-qui-mange-quoi-et-quels-sont-les-moyens-de-lutte.html. Les viandards ont tué tous les renards de mes bois et je suis envahie de rats et même d’écureuils (la canicule les prive aussi des fruits et graines habituels des forêts).

Mathilde
Mathilde
22 septembre 2018 8 h 50 min

Je reviens, excusez-moi, pour dire qu’en donnant à manger et à boire aux oiseaux et insectes dans un coin du potager, on a relativement la paix : mes guêpes et frelons sont sur des restes de fruits, et habitués à me voir passer, et aussi bien occupés à renifler les « filets de séchage pour poissons » où je fais sécher mes fruits et légumes (j’ai vu sur internet un allemand apprivoiser des frelons, qui viennent se poser sur ses mains, sa langue enduite d’un peu de miel !).

SEIGNOUR
SEIGNOUR
21 septembre 2018 9 h 54 min

Bonjour, J’accuse les mulots de manger mes tomates dès qu’elles commecent à rougir ! il y a des trous un peu partout dans le sol … les mulots sot-ils capables de grimper le long des tiges des pieds de tomates ? c’est la 1° anée que cela arrive ! ! !

Mathilde
Mathilde
21 septembre 2018 15 h 10 min
En réponse à  SEIGNOUR

Ce sont souvent aussi des trous de serpents, lézards … les punaises ont très soif et ont bien attaqué mes tomates cet été.

Valerie
Valerie
21 juillet 2020 9 h 46 min
En réponse à  SEIGNOUR

Oui les mulots grimpent partout! En ce moment ils mangent aussi mes tomates pas encore mûres Et il parait que c’est toxique la tomate verte 😳et les épis de maïs

jean-philippe
jean-philippe
5 septembre 2018 13 h 33 min

oui Pascal, mais il faut admettre que les prédateurs envahissent très très rapidement, beaucoup plus vite que les déprèdateurs, alors sans vouloir tout éradiqué, il faut les limité, et surtout les éloigné .

pascal27
pascal27
6 septembre 2018 12 h 57 min
En réponse à  jean-philippe

Bonjour, c’est vrai que les prédateurs envahissent rapidement d’où le terme prédateur. Mais c’est de notre fait, d’un déséquilibre provoqué par nos pratiques sur la nature ! Comme le travail du sol pour simplifier les semis et l’entretien, la monoculture avec des légumes ou autre rangés en ligne et végétaux pas toujours compagnes (effets allélopathique), l’éradication de certaines plantes (dites mauvaises herbes) qui rééquilibre le sol par le travail des racines (pivotantes ou fasciculées, leur capacité d’extraction des minéraux, de capter naturellement l’azote de l’air, la plantation d’arbres fruitiers productifs mais sensibles aux pathogènes sans intercaler des variétés non sensibles, planter des végétaux utiles aux prédateurs afin de les concentrer et de développer ainsi les déprédateurs… Bref il y a beaucoup d’exemples encore où notre pratique ordonnée est à revoir. Quand on regarde une forêt naturelle (mélange de feuillus et de résineux) ou une prairie naturelle : on constate que biotope, faune et flore s’équilibrent depuis des années et que les cycles (Feuilles/fleur/graine) de ces végétaux s’effectue de façon à ce que le système perdure depuis le début de l’évolution ! C’est un modèle qui ne produit pas de déchets et qui est résilient. l’équilibre prédateurs et déprédateurs y subsiste sans excès tant que l’on ne modifie pas cet environnement ! Voilà une piste de réflexion qui m’a poussé à m’orienter vers la permaculture, et c’est vrai que j’ai de moins en moins de prédateurs, enfin c’est ce que j’observe. Là où je constate un échec j’essaie de comprendre (j’essaie !!) et soit je laisse la nature corriger soit j’implante autre chose ! C’est long mais intéressant et sans ordre !
Bonne continuation à vous
pascal

pascal27
pascal27
5 septembre 2018 11 h 31 min

Bonjour
Aucun système d’éradication n’est efficace à long terme ! La disparition des prédateurs fait disparaître les déprédateurs et ainsi de suite la chaîne naturelle de la vie s’oriente vers des excès des envahissements sur d’autres domaines et c’est sans fin. La piste de la répulsivité est la seule méthode durable, le chat protège des rongeurs dans une maison ainsi qu’autour de l’habitation, il est à la fois destructeur et répulsif par sa présence. Toutes les astuces répulsives employées au jardin favorisent la persistance de la biodiversité des prédateurs et déprédateurs autour du jardin… La nature est un équilibre fragile, elle s’adaptera bien plus que nous. Il est normal que là où il y a nourriture, il y ait des consommateurs ! A nous d’imaginer des systèmes de protections « locaux » et non destructeurs !
Sans être « bio aux œillères définitives » je pratique la permaculture, c’est à force d’observation que je respecte tout ce qui vit. Je constate qu’un certain équilibre s’instaure au bout de 5-6 ans sans la moindre utilisation de chimie et je continue à pailler le sol et à ne pas pratiquer de retournement de la terre… Chat, arbres, perchoirs, pierre, branches sont des abris pour les déprédateurs même si je partage encore une partie des légumes avec les prédateurs… Soyons patients et observateurs pour que nos enfants puissent exister après nous.
cordialement pascal

Fabrice
Fabrice
10 octobre 2018 13 h 59 min
En réponse à  pascal27

Chez moi mon chat, bon chasseur au demeurant, n’éloigne absolument pas les souris de la maison! Quand au potager, c’est la cata cette année malgré les nombreux rapaces que je vois! Même les poules sont de la partie pour éliminer les rongeurs, mais cela ne suffit pas…
Je vais essayer quelques solutions mentionnées ici, mais avant tout je vais essayer de comprendre comment j’en suis arrivé là (je suis très inspiré permaculture) !
Il y a eu de nombreuses battues au renard (j’habite en pleine campagne) mais les renards sont toujours là, et eux non plus ne m’aident pas; enfin à moins que me voler mes poules soit m’aider? Reste les couleuvres, mais je n’en vois pas beaucoup autour de chez moi… les poules peut-être? Ou les rapaces…
Bref l’équilibre naturel d’un écosystème est difficile à trouver et plus encore à maintenir!
Cordialement, Fabrice