Utiliser le fumier en permaculture : guide pratique

Utilisé depuis des siècles, le fumier au potager reste l’un des meilleurs alliés du jardinier en permaculture. Riche en matières organiques et en nutriments, il améliore durablement la structure du sol tout en stimulant la vie biologique souterraine (vers de terre, micro-organismes, champignons). Mais attention : mal employé, il peut aussi brûler les racines, déséquilibrer la terre ou favoriser certaines maladies.

Dans cet article, nous allons voir pourquoi et comment utiliser le fumier en permaculture : quels types choisir (cheval, vache, mouton, volaille…), à quel moment l’apporter, et surtout comment l’intégrer pour nourrir vos cultures tout en respectant l’équilibre naturel du sol.

Qu’est-ce que le fumier en permaculture ?

Il s’agit d’un matériau organique (animal et végétal) issu d’élevages agricoles  ou familiaux.

Privilégiez les élevages bio et les ferme en élevage extensif (les animaux disposent d’un espace conséquent), moins enclins à bourrer les animaux d’antibiotiques notamment.

Composition : déjections + litière végétale

Le fumier est constitué de 2 matériaux distincts :

  • Les déjections animales, riches en azote et divers oligo-éléments (se libérant assez vite). Elles favorisent ainsi le développement des plantes ;
  • La paille, ou un autre matériau végétal (en général fibreux), utilisé en litière. De par sa teneur en carbone, ce matériau produira l’essentiel de l’humus issu de la décomposition du fumier.

Différence entre fumier, crottin et bouse

Il est déconseillé d’utiliser les déjections seules (Il s’agit alors de crottin pour les déjections de chevaux, de bouses pour celles de vaches… mais pas de fumier), sans paille (ou autres matériaux ligneux, comme du broyat par exemple), au potager.

En effet, trop azotées, elles risquent de brûler les racines.

De plus, elles se décomposent souvent mal… Ce qui aura possiblement des conséquences au niveau sanitaire (en particulier pour les légumes racines, mais aussi des légumes-fruits qui seraient en contact avec le sol).

Pourquoi utiliser du fumier au potager ?

Un amendement riche en humus et micro-organismes

Le fumier un amendement, dont le rôle est d’améliorer durablement le sol et de favoriser ainsi un meilleur développement des plantes cultivées (par opposition aux engrais qui ont pour objectif de nourrir directement les plantes).

Améliorer la structure du sol (terres lourdes ou légères)

Concrètement, il enrichit la terre en humus stable, dont les intérêts sont multiples :

  • L’humus constitue un support de culture riche et équilibré ;
  • Il rend la terre plus perméable et plus facile à travailler ;
  • Il améliore la structure du sol en allégeant les terres grasses (fumier de cheval) et en donnant plus de corps aux terres légères (fumier de vache) ;

Favoriser la vie du sol et la fertilité naturelle

Fumier frais de vache prêt à être épandu au potager permacole.
Brouette remplie de fumier de vache frais pour épandage au potager.

Un sol vivant est la base d’un potager en permaculture. Le fumier, bien composté ou utilisé avec discernement, nourrit non seulement les plantes mais surtout la faune et la microflore du sol : bactéries, champignons, mycorhizes, collemboles, cloportes et bien sûr les vers de terre.

Ces organismes décomposent la matière organique et transforment progressivement le fumier en humus stable, véritable réservoir de nutriments. Contrairement aux engrais chimiques qui agissent rapidement mais appauvrissent le sol sur le long terme, le fumier entretient un cycle naturel de fertilité en stimulant l’activité biologique souterraine.

  • Les vers de terre aèrent la terre en creusant des galeries et mélangent la matière organique avec les minéraux du sol.
  • Les champignons mycorhiziens augmentent la surface d’absorption des racines et aident les plantes à mieux capter phosphore et oligo-éléments.
  • Les bactéries décomposeuses transforment l’azote organique en formes assimilables pour les cultures.

Au fil du temps, l’apport régulier de fumier bien intégré améliore la fertilité naturelle et durable du sol, réduit la dépendance aux intrants extérieurs et favorise la résilience du potager face aux aléas climatiques (sécheresse, excès d’eau, maladies).

Les différents types de fumier et leurs usages

Chaque fumier présente des caractéristiques différentes.

Dans l’idéal, choisissez donc l’un ou l’autre en fonction de la nature du sol de votre jardin, de son état, de la période d’apport et des besoins particuliers des plantes cultivés.

Je présente ici succinctement les différents fumiers… Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus sur chacun d’entre eux.

Fumier de vache : idéal pour terres légères

Le fumier de vache, et plus largement de bovin, est un matériau froid, lourd, humide et compact.

Il donnera plus de corps aux terres légères et leur conférera une certaine fraîcheur (intéressante pour les chaleurs estivales).

Fumier de cheval, allège les terres lourdes

Le fumier de cheval, et plus largement d’équin (ânes, mulets), est un matériau chaud et léger.

Il est idéal pour les terres lourdes, argileuses, qu’il allégera et réchauffera.

Du fait de sa rapide et forte montée en température, c’est celui que l’on utilisera de préférence pour la constitution des couches chaudes.

Fumier de mouton ou de chèvre, riche en potasse

Les fumier ovins sont secs, chauds et particulièrement riches en potasse (ils sont donc notamment profitables pour les légumes-fruits).

En cas d’apport au printemps, ils doivent impérativement être compostés, car ils risquent de brûler les racines.

Fumier de porc, utilisable en mélange

Celui de porc n’est en général pas recommandé, car extrêmement froid.

Toutefois, un apport automnal de fumier porcin composté (seul ou mélangé à d’autres fumiers et/ou à divers déchets végétaux), apportera au sol une grande fertilité, parfaite pour les courges ou les concombres par exemple.

Fumier de volaille, booster azoté puissant

Le fumier de poule est très chaud et particulièrement riche en azote (il doit ainsi être utilisé avec précautions : risques de brûlures des plantes) et en potasse.

Pauvre en humus, il est plutôt considéré comme un engrais qui pourra être utilisé pour booster les plantes à croissance rapide. Mais, de préférence, on l’intégrera au compost.

Fumier de lapin, améliore les sols légers

Il améliore les sol légers. Vous pouvez l’utiliser au moment du bêchage de votre terrain.

S’il est parfaitement décomposé, épandez le fumier de lapin en fine couche sur la terre, ce qui ne pourra que l’améliorer.

Type de fumierEffet sur le solCultures adaptéesPrécautions / Remarques
Fumier de vacheRefroidit et allège les sols légers, améliore structure et humiditéLégumes racines, légumes-feuilles, généralisteComposté de préférence, évite brûlures
Fumier de cheval / âne / muletChauffe et allège les sols lourds, stimule décompositionButtes chaudes, légumes-fruits, cultures densesBon pour compost ou couches chaudes, attention azote élevé si frais
Fumier de mouton / chèvreChaud, sec, riche en potasse, favorise floraison et fruitsTomates, poivrons, aubergines, légumes-fruitsÀ composter avant usage direct, risque de brûlure des racines si frais
Fumier de porcTrès froid, humus modéréCourges, concombres (mélangé à d’autres fumiers ou compost végétal)Peu recommandé sans compostage, risque de lente décomposition
Fumier de volailleTrès chaud, riche en azote et potasse, faible humusLégumes à croissance rapide, boost de culturesToujours composter ou diluer, risque de brûlure si frais
Fumier de lapinChaud, léger, améliore sols légersLégumes-feuilles, sol préparé au bêchageÉpandage fin si bien décomposé, sinon composter

Comment utiliser le fumier en permaculture ?

Compostage du fumier : une étape clé

Tas de fumier de mouton en cours de compostage
Montée en température d’un tas de fumier de mouton (compostage)

D’une manière générale, il est préférable de le composter, car il contient des germes pathogènes et des graines d’adventices qui ne demandent qu’à germer.

Il peut être composté seul, mais le mieux est de le mélanger avec d’autres matériaux végétaux (compost plus équilibré).

Outre la quantité de matières organiques supplémentaires, il aidera le compost à chauffer plus vite et accélérera ainsi le processus de décomposition.

Les quantités à apporter dépendront du type de fumier et des exigences de la culture (voyez le tableau plus bas)

Épandage de fumier frais directement au sol

Il est également possible de l’utiliser comme amendement, pour améliorer un sol.

Epandage de fumier au potager en permaculture
Epandage automnal de fumier frais

À l’automne, épandez le fumier “frais” (c’est à dire non décomposé… et souvent chaud en fait) sur une terre grossièrement travaillée, et laissez en surface, car ce matériau, surtout s’il est bien pailleux, a besoin d’oxygène pour se décomposer.

Quelques semaines plus tard (donc en hiver), vous pourrez éventuellement (mais ce n’est pas obligatoire comme nous allons le voir un peu plus bas) l’intégrer superficiellement au sol (pas trop profond, car l’oxygène est encore indispensable) par un léger griffage.

Mais avant cela, veillez à ce que le fumier soit suffisamment décomposé, sans quoi vous pourriez avoir pas mal de souci de larves parasitaires (taupins, vers blancs, tipules…)

De même, s’il est insuffisamment décomposé lors de son intégration au sol, les organismes décomposeurs auront besoin de beaucoup plus d’azote, qu’ils puiseront dans les réserves du sol, au détriment des cultures.

Fumier en surface + paillage : approche permacole

Une approche, plus “permacole” est possible.

Elle est moins risquée et, selon moi, préférable. Laissez-le en surface puis recouvrez-le de diverses matières plus ou moins ligneuses (paille, foin, feuilles mortes, BRF…).

Au printemps, continuez à pailler régulièrement par-dessus, avec pour objectif une couverture permanente du sol.

En procédant ainsi, vous vous inscrirez dans une pratique de jardinage naturel sans travail du sol (vous laisserez en fait les vers de terre travailler pour nous…).

En résumé – Fumier frais vs fumier composté

CritèreFumier fraisFumier composté (mûr)
PoidsPlus lourd (riche en eau)Plus léger (perte d’eau et de volume)
ManiabilitéPlus encombrant, difficile à épandrePlus facile à manipuler et à stocker
Richesse en éléments nutritifsAzote rapidement disponible (risque de brûlure)Nutriments plus équilibrés et stables
Effet sur le solStimulation rapide mais parfois brutaleApport progressif, améliore l’humus
RisquesMauvaises odeurs, adventices, brûlures des plantesPeu de risques, mieux toléré par les cultures
Utilisation idéaleApport à l’automne puis paillageApport direct au printemps ou en entretien

Tableau utilisations des différents types de fumier au potager

Type de fumierRichesseAutomne (fumier frais / peu décomposé)Printemps (fumier composté / mûr)Précautions d’usage
ChevalÉquilibré, riche en fibre (paille)~1 à 3 kg/m²~1 à 3 kg/m² ou couche de 2-5 cmSèche vite, bon pour sols lourds. Très apprécié en couches chaudes.
Vache / bovinPlutôt froid, équilibré~1 à 3 kg/m²~1 à 3 kg/m²Se décompose lentement, améliore la structure des sols sableux.
Mouton / chèvreTrès riche, concentré~0,5 à 1 kg/m²~2 à 3 kg/m²Utiliser composté de préférence. Très “chaud”, à manier avec prudence.
Poules / volaillesExtrêmement riche en azote~150 à 200 g/m² (max.)~Jusqu’à 1 kg/m² bien compostéToujours composter plusieurs mois. Risque élevé de brûlure sur jeunes plantes.
Porc“Froid”, moins nutritifPeu utilisé seul, à mélanger1 à 2 kg/m² s’il est compostéÀ mélanger à un compost végétal ou à associer avec d’autres fumiers pour équilibrer. Décomposition lente.
LapinRiche, surtout en azote0,5 à 1 kg/m² (souvent composté)1 à 2 kg/m²S’utilise parfois frais en paillage léger, mais mieux composté.

⚖️ Les doses sont données à titre indicatif : ajustez selon votre sol, vos cultures et le degré de compostage du fumier.

Utilisation dans les buttes vivantes et couches chaudes

C’est également un matériau très intéressant pour la constitution de buttes vivantes.

Utilisez aussi du fumier de cheval (frais) pour constituer vos couches chaudes.

Conclusion

Le fumier au potager est une ressource précieuse lorsqu’il est utilisé avec discernement. Bien décomposé, intégré au compost ou appliqué en surface sous forme de couverture, il nourrit la terre, favorise la vie biologique et améliore la fertilité naturelle du sol. Chaque type de fumier possède ses spécificités : il est donc essentiel de choisir celui qui correspond à la nature de votre sol et aux besoins de vos cultures.

En permaculture, l’objectif n’est pas seulement d’enrichir rapidement la terre, mais de créer un écosystème vivant, équilibré et durable. En utilisant le fumier de manière réfléchie, vous transformez un déchet animal en véritable moteur de fertilité pour votre potager naturel.

 

À retenir – Utiliser le fumier en permaculture

Bonnes pratiques :

  • Utiliser du fumier bien décomposé ou composté.
  • Adapter le type de fumier à la nature du sol (cheval pour sols lourds, vache pour sols légers, etc.).
  • Épandre en automne ou hiver pour une meilleure assimilation.
  • Associer avec paillage ou matières carbonées pour un équilibre durable.

⚠️ Erreurs à éviter :

  • Apporter du fumier frais directement sur les cultures.
  • Surdoser (risque de brûlure et déséquilibre du sol).
  • Oublier de varier les sources de matière organique.

Meilleures périodes :

  • Automne : apports principaux pour laisser le temps au fumier de se décomposer.
  • Hiver : complément possible avant la saison de culture.
  • Printemps : uniquement fumier bien mûr ou intégré au compost.

 

FAQ – Erreurs à éviter avec le fumier

Quelles quantités de fumier ne pas dépasser ?

Un excès de fumier peut brûler les plantes et déséquilibrer le sol. Il est conseillé d’appliquer une couche fine et d’adapter la quantité selon la richesse du sol et les besoins des cultures.

Peut-on utiliser du fumier frais directement sur les cultures ?

Le fumier frais est très riche en ammoniac et peut brûler les racines ou les jeunes plants. Il est préférable de le composter ou de le laisser se stabiliser avant utilisation.

Quelles cultures sont sensibles au fumier ?

Les semis, jeunes plants et certaines cultures comme la laitue ou les radis sont sensibles aux excès de fumier frais. Pour ces cultures, utilisez du fumier bien décomposé ou en petite quantité.

Comment corriger un excès de fumier ?

Si trop de fumier a été appliqué, incorporez du compost mûr ou de la matière sèche (paille, feuilles) pour diluer l’azote et éviter les brûlures des racines.

Quand appliquer le fumier pour éviter les risques ?

Le meilleur moment est l’automne ou l’hiver, pour que le fumier se décompose avant le printemps. Évitez les apports juste avant les semis ou plantations sensibles.

 

Comme d’habitude, vos remarques, questions ou partages d’expérience sont bienvenus. Utilisez les commentaires ci-dessous…

Crédit photos : https://depositphotos.com/fr/

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74 Commentaires
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Julien
Julien
9 mars 2025 12 h 44 min

Bonjour
Selon Vous, un jardin Permacole Équilibré ou l Autosuffisance sont ils Envisageables sans Élevage d’Animaux (et donc sans Fumier Animal) ou Sans Manger d Animaux ? C est à Dire peux t on Joindre Veganisme et Permaculture ?
En espérant une réponse de votre part.
Cordialement
Julien

Ma région
Normandie
Geoffray
Geoffray
30 janvier 2024 9 h 19 min

Bonjour, et merci pour toutes les info.
J’ai une question concernant l’age du fumier. J’ai la possibilité de récupérer du tres vieux fumier (10 ou 20 ans peut etre plus…) qui était stocké a l’abris dans une bergerie abandonnée.
Y a t il un interet a l’utiliser ou n’y a t il plus rien qui puisse etre interessant dedans ?
D’avance merci beaucoup pour votre reponse !!
Geoffray d’ardeche

Ma région
Ardeche
Geoffray
Geoffray
30 janvier 2024 10 h 18 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

J’avoue que je n’ai pas de reponse claire… A mon avis il a été laissé tel quel dans la bergerie, il n’a jamais été sortie. Il n’a pas été composté volontairement en tous cas. Est ce qu’il est vivant ? Il est completement sec et tres tres tassé. Plus aucun animal ni personne ne va dans cette bergerie depuis des decennies.

jean-claude
jean-claude
9 octobre 2023 20 h 56 min

Bonjour Gilles,
J’ai du fumier de cheval composté (environ 6 mois) je voudrai l’utiliser cet automne sur mes parcelles non cultivées avec des légumes d’hiver.
Voici comment je voudrai procéder:
1) couche de compost fin (Compost vert n°4 conforme à la norme NFU 44-051) acheté dans une plateforme,
2) couche de fumier de cheval composté,
3) feuilles mortes,
4) foin,
5)paille
Pouvez-vous m’indiquer approximativement l’épaisseur des différentes couches et surtout faut’ il réaliser les différentes couches à la suite ou bien attendre entre certaines
En vous remerciant
Cordialement

Ma région
Midi-Pyrénées
jean-claude
jean-claude
10 octobre 2023 20 h 03 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

Merci Gilles pour ces précisions. Pour info, malheureusement dans la région Toulousaine vu les sècheresses à répétition on est obligé d’abandonner les semis d’engrais verts. Dommage car cela apportait beaucoup de volume sur place.

DJIMU
DJIMU
20 novembre 2021 10 h 48 min

Bonjour,
Jardinier débutant, je n’ai commencé un potager que cette année avec des cultures d’été (tomates, poivrons, haricots verts, salades, …)
Depuis que j’ai terminé la culture de ces légumes d’été, mon petit potager est vide.
Là, j’ai possibilité d’avoir du fumier de cheval décomposé (+ d’un an) de bonne qualité.
Par ailleurs, je dispose de compost “maison” (épluchures de légumes, marc de café, feuilles mortes, gazon, etc …) qui est lui aussi assez mûr.
Sachant que je ne vais rien mettre au potager de tout l’hiver, comment dois-je apporter ces 2 éléments : fumier et compost ?
J’envisage d’étaler le fumier de cheval maintenant (avant l’hiver), et de le couvrir avec des cartons (par exemple) pour éviter le lessivage.
Puis, au printemps, avant mes plantations, d’ajouter le compost.
Est-ce que c’est bon ? …… Ou bien est-ce qu’il faut faire différemment ?
Merci beaucoup.

Bernard
Bernard
11 novembre 2021 11 h 02 min

bonjour
en septembre, j’ai fait un tas de fumier d’à peu près 1 tonne. aujourd’hui, j’ai voulu l’épandre. les 10 premiers cm ressemble encore à du fumier, tous le reste a brûlé. ce fumier brûlé a t-il encore des qualités ? puis-je aussi l’épandre ?

Albert Ambrosino
Albert Ambrosino
21 juillet 2021 6 h 50 min

Bonjour Gilles…
On m’a déconseillé, pour une oliveraie, l’utilisation du fumier de cheval (provenant de haras) au motif qu’il contiendrait des vermifuges et, ce qui serait plus grave, des antibiotiques. Qu’en pensez-vous ?

Pascale
Pascale
15 mars 2021 12 h 29 min

Bonjour,

J’utilise du fumier de bovins.
Je pratique la rotation des cultures (légumes feuille, racine, legumineu).
Je voudrais savoir si il est toujours nécessaire de faire cette rotation tout les ans vu qu’il y a un apport avec le fumier ?
Je vous remercie d’avance pour votre réponse.

Pascale.

Yo-1
Yo-1
4 février 2021 12 h 02 min

Bonjour.
J’ai un sol lourd et pauvre,
de l’argile… le promoteur retire la bonne terre, la vend et nous remet de la terre “premier prix”
Est-il possible d’alterner du fumier de bovin, comme j’ai mis cette année dans ma terre et du fumier de cheval l’an prochain ?
Combien d’année de “pause” entre chaque épandage ?
Merci

Richard
Richard
3 décembre 2020 16 h 40 min

Que penser du fumier avec pellets de bois qui remplace souvent la paille dans les litières ?

Amandine
Amandine
27 novembre 2020 11 h 38 min

Bonjour Gilles, j’espère que vous saurez me renseigner.

J’ai cette année fait un “paillage” de fumier de cheval frais dans ma serre (tomates tous les ans, la terre s’épuise), et sur 1/4 de mon potager (rotations en 4 ans).

J’arrose régulièrement le fumier dans la serre pour qu’il se décompose bien, et tout semble bien parti.

Je me pose juste une question par rapport à ma rotation. Je pensais mettre mon compost avant la culture des pommes de terre, mais d’autres sites semblent conseiller de mettre le fumier après, qu’en pensez-vous?

Mon idée était celle-ci

1 : apport de fumier à l’automne puis culture des pommes de terre
2 : semis d’engrais vert après les pommes de terre puis légumineuses et courgettes
3 : répartition de cendres sur la parcelle et paillage de feuilles mortes pendant l’hiver puis choux et céleris
4 : rien pendant l’hiver (la parcelle reste occupée par les derniers choux), et poireaux, oignons et carottes

Ma manière de faire semble-t-elle correcte?

Teddy
Teddy
21 avril 2020 9 h 19 min

Bonjour, très intéressant comme toujours, mais une question bête : à quoi reconnaît-on que le fumier est bien décomposé, et donc utilisable?
Si je comprend bien donc, pas de fumier dans les trous de plantation comme tous mes voisins me disent de faire donc?

seb
seb
5 avril 2020 9 h 08 min

bonjour je viens de récupérer du fumier de mouton qui était dans une écurie, couverte.mais cette agriculteur n a plus de bête depuis 4 ou 5 ans donc ce fumier fait des plaques bien sèches d une petites dizaine de cm d épaisseur très compacte.je voudrais savoir si ce fumier et toujours utile a mon jardin ou si il ne sert plus a rien au vue de sont age merci.

seb
seb
5 avril 2020 16 h 54 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

merci de votre réponse qui plus est rapide merci bonne journée a vous

CatHibou
CatHibou
26 mars 2020 21 h 20 min

Bonjour,
Oui, le mieux (ou le trop) est l’ennemi du bien, c’est ce que je constate à la lecture de vos commentaires, et je sens que mon potager va en faire les frais… C’est ma seconde année de potageuse donc j’ai bien peu d’expérience, et j’ai une terre sableuse et pas très riche, donc. Un gentil voisin, éleveur de vaches à viande a déversé devant mon jardin une remorque de fumier haché demi-composté l’automne dernier. J’ai étendu, paillé. Puis ce printemps, désireuse de bien faire et ayant constaté l’absorption de mon épandage…j’ai recommencé. Si je comprends bien, je vais au-devant de graves désillusions… mais si sur ces parcelles je ne plante que courgettes, courges, tomates, poivrons et concombres, qui sont assez gourmands, aurai-je une chance de récolter quand même?
Merci pour vos articles, et merci à l’avance de votre réponse !

FirstLaurent
FirstLaurent
16 mars 2020 18 h 55 min

J’ai lu beaucoup de choses sur l’utilisation de crottin de cheval frais.
Comment peut on l’exploiter correctement pour améliorer la croissance de la plante, sans lui nuire par une mauvaise utilisation.
On lit beaucoup sur les forums, qu’il ne faut pas l’enfouir, qu’il faut attendre pour qu’il soit exploitable, qu’il n’est utilisable qu’après mélange avec du compost,…
Qu’en est il réellement ?
Entre autre sur le sujet ”j’enfouis ou pas le crottin de cheval’, j’ai l’impression que tout dépend d’où provient le crottin de cheval, j’entends le crottin frais, pas celui acheté chez un professionnel, en sac.
Si il est récolté par exemple derrière le passage de chevaux ou si il est récupéré dans des box de chevaux, dans le premier cas il n’y aura pas d’urine, donc logiquement pas d’ammoniaque, donc moins de risque que ça brûle les plante ; Dans le second cas l’urine sera mélangée au crottin donc l’ensemble sera très ”corrosif” pour les plantes et nécessitera un long temps de pause…
Trouvez vous cela logique ? Dîtes moi.
Dans le premier cas, quel process idéal serait à suivre, pour l’utilisation du crottin de cheval sans urine ?
Quel délai pour l’utiliser ?
Un détail qui peut avoir son importance, je suis citadin et mes plantations sont en pots, j’ai une très grande terrasse.
Merci pour votre aide.

lily
lily
27 février 2020 7 h 41 min

bonjour, cette année je repique les graines de poivrons, tomates, aubergines, qui viennent de germer, dans du crottin pur déjà composté, est-ce une bonne idée ? ensuite je mettrai les plants au jardin

lily
lily
27 février 2020 8 h 42 min
En réponse à  Gilles le Jardinier Bio

merci pour la réponse 🙂 c’est ce que je pensais mais sans en être sûre, maintenat que je sais, je file rempoter, merci Gilles

Didier
Didier
19 février 2020 22 h 10 min

Bonjour,
Depuis plusieurs années je faisais du jardinage à mes rares moments de disponibles et très peu d’apports en fertilisant. Maintenant, je suis beaucoup plus disponible et j’ai reçu ces jours une remorque de fumier (non composté) pour mes 300 m² (fumier de bovins élevage extensif). Je vois avec les différents articles que j’aurais dû m’y prendre (mais ce n’étais pas possible) à l’automne plutôt que maintenant.
Toutefois, si je passe à la grelinette mon jardin endormi et que j’étends sur le sol le fumier, est-ce que je fais une bêtise ou pas ? Je compte sur le froid (je vis à une altitude de 600 m) pour que les gelées s’occupent des germes éventuels. Merci

Alain AIMEDIEU
Alain AIMEDIEU
23 juillet 2019 3 h 44 min

Une question à propos du fumier (frais) de cheval : plutôt que l’apporter à un tel dosage en fin de saison, n’est-il pas possible d’en épandre, à faible dosage au fil de la période de culture ? Et, si oui, quid dudit dosage ?

Chantal
Chantal
12 mars 2019 11 h 14 min

Bonjour
Je suis étonnée de lire certains commentaires et je comprends qu’on puisse s’y perdre .
Il faut savoir qu’un fumier qui n’est pas compost a besoin d’oxygène pour “mûrir” , donc ne pas le recouvrir de terre . Surtout si votre terre est argileuse comme chez moi . L’intérêt de le mettre vers le mois de novembre , fin du mois environ , car les pluies , le gel , et le temps…permettront à ce fumier d’enrichir la terre . Oui cela modifie en bien la terre mais c’est long , plusieurs hivers sont nécessaires . Mais attention ensuite n’importe quel légume n’appréciera pas cet apport . Seuls les gourmands l’apprécierons .
C’est pour cela qu’il ne faut pas recouvrir de fumier toutes ses parcelles mais les faire se succéder est une excellente idée , ainsi il sera gardé des parcelles plus appauvries dont les haricots verts apprécieront car ils ont horreur du terreau et fumier et engrais , où ils vont pourrir donc ne pas lever . Nous sommes nombreux à avoir vécu cela .
Pour en revenir au fumier , personnellement je n’utilise pas de fumier frais dont les formes de crottés sont visibles mais celui qui a déjà maturé ou on peut voir encore de la paille mais où les excréments sont délités et mêlés à la paille . Je le pose sur ma terre et durant l’hiver le temps fera le reste : il entrainera les éléments nourriciers et il évite de laisser une terre à nu .
Il est intelligent de faire une réserve de fumier glané par ci par là et de le stocker en tas , il pourra ainsi attendre la fin de l’automne pour refaire ce que j’ai écrit plus haut , ou bien de le garder un an de plus et obtenir du terreau . Dans ce cas tout ayant disparu , crottes , paille .
Un tas de fumier peut se garder 2 ou 3 ans si au départ on a un énorme tas dans lequel s’organisera une vraie vie . Pas besoin de le recouvrir .
Il y a quelques années j’ai découvert cela avec un paysan qui déversait ses litières de vaches avec son tracteur . Un endroit a fini par ne plus être accessible et au bout de trois ans c’est devenu un terreau . Mais attention il est trés fort , donc en mettre sur son jardin avec parcimonie et ne pas oublier que certains n’aiment pas les apports .
Sur le tas de fumier il est intéressant de cultiver la citrouille ou le potimarron . Les artichauts aiment la proximité du tas de fumier . Le planter à proximité peut s’avérer intéressant , ainsi que la rhubarbe .
Voilà j’espère vous avoir éclairé avec mon expérience .
Un jardinier ne doit pas être pressé et bien connaître sa terre . N’étant partie de rien j’ai mis une dizaine d’années à comprendre les bases du jardinier car je me suis entêtée à apprendre en lisant plutôt que par mon expérience .
Donc laissez parler votre fibre de jardinier et n’oubliez jamais qu’avec le fumier le trop est l’ennemi du bien .
Amusez vous et jardinez , c’est une excellente thérapie contre tout .
Pensées amicales à ceux qui me liront .

Gégé
Gégé
21 décembre 2018 18 h 43 min

Bonjour, je souhaiterais apporter du fumier a mes buttes de culture qui contiennent beaucoup de bois et de broyat. Est ce que je peux le faire maintenant (avec du fumier frais de vaches ) ou bien est ce que c’est déjà trop tard ?… Je pensais le laisser simplement en surface, il y a beaucoup de vie dans les buttes ! Merci pour vos articles ! Bonne soirée. Géraldine

Yolène
Yolène
22 août 2018 11 h 58 min

Bonjour,
Ne voyant pas les commentaired après celui de Martine datant du 11 février 2018, je ne peux répondre à votre réponse et suis obligée de faire un nouveau commentaire.

Merci pour votre réponse rapide ! Une amie à moi a 2 ânes et je vais voir si elle peut me donner un peu de fumier cet automne.
Mon compost est assez jeune et n’a pas plus d’un an. Pourrais-je le mettre au prochain printemps juste avant les plantation même s’il n’est pas complètement fini ? Il me semblait que ça ne posait pas de problème car ce qui n’était pas encore décomposer le ferait lentement en pleine terre…

Pour le paillage : d’accord mais dois-je pailler avant ou après avoir mis mon compost si je le met ? Et si après, dois-je retirer le paillage puis repailler ?

Un grand merci pour tout vos conseils ! 🙂