Excès de matières organiques au jardin : pourquoi vos semis et jeunes plants végètent

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Vos semis végètent ? Dans bien des cas, l’excès de matières organiques en est la cause. Au stade de la levée, les besoins sont minimes. La plantule réclame un substrat fin, aéré, plutôt pauvre, et une humidité maîtrisée. Un terreau trop riche ou trop grossier retient l’eau et mobilise l’azote. Résultat : faim d’azote, fonte des semis et levées irrégulières.

Dans cet article, je vous aide à identifier un substrat inadapté : texture, odeur, tassement, excès d’humidité. Nous ferons la différence entre terreau de semis et terreau de plantation. Je vous montre aussi comment corriger sans tout recommencer. Au menu : choix du bon terreau, mélange maison, arrosage juste.

En pleine terre, nous verrons comment semer dans un sillon de terreau. Nous parlerons aussi d’aération du sol et de gestion de l’eau. Vous saurez quand éviter les apports frais et comment utiliser le compost mûr sans freiner la levée.

Objectif : des levées régulières et des jeunes plants vigoureux. Et profiter des apports organiques au bon moment, au bon endroit.

Comprendre l’excès de matières organiques : ce qui se passe vraiment

Définition : matières organiques décomposées vs non décomposées

J’appelle « matières organiques décomposées » les matériaux arrivés à maturité (compost mûr, terreau de feuilles bien transformé) : leur texture est fine, l’odeur est agréable, la nutrition est libérée progressivement sans perturber la levée.

À l’inverse, les matières non décomposées (morceaux de bois, écorces, pailles fraîches, fumier pailleux récent, BRF jeune) se comportent encore comme des « matières premières ». Elles retiennent beaucoup d’eau, immobilisent l’azote et peuvent asphyxier les racines des jeunes plantules.

Effets sur l’eau et l’azote : « éponge », faim d’azote, asphyxie racinaire

Effet « éponge » : les matériaux grossiers se gorgent d’eau et la relarguent lentement. Utile l’été pour des plants bien installés, mais défavorable au stade des semis où l’excès d’humidité favorise la fonte des semis.

Immobilisation de l’azote : les micro-organismes consomment l’azote disponible pour dégrader ces matériaux. La jeune plantule n’a plus assez d’éléments nutritifs : elle végète, jaunit, s’étiole parfois.

Asphyxie racinaire : le tassement et l’eau stagnante chassent l’air des pores du substrat. Racines et germes respirent mal, la levée devient irrégulière.

Signes d’alerte : odeur, texture, tassement, humidité persistante

  • Odeur forte ou « lourde » après arrosage.
  • Texture hétérogène, présence visible d’éclats de bois/écorce.
  • Tassement marqué du substrat après 1 à 2 arrosages.
  • Surface qui reste humide « en permanence » et verdit facilement.

Excès de matières organiques : attention avec les terreaux de semis

Terreau de semis vs terreau de plantation : la différence qui change tout

Comme je le précise dans la formation « Faites vos plants », il est important de distinguer les terreaux de semis des terreaux de plantations.

Précisons d’entrée que je parle ici de terreaux « utilisables en agriculture biologique », donc « non enrichis » en engrais chimiques (Il en va autrement pour les terreaux chimiques, ne contenant pas, ou peu de matières organiques autres que la tourbe, et dont la fertilité repose sur des engrais chimiques, sources de déséquilibres ; mais c’est là une autre question).

Malheureusement, les dénominations prêtent souvent à confusion.

Et trouver des terreaux « bio » n’est apparemment pas évident partout, même si les choses changent peu à peu (lorsque je me suis installé en maraîchage bio, j’ai dû faire le forcing auprès de la coopérative agricole locale pour qu’ils s’approvisionnent en terreaux biologiques…).

Mais essayons justement d’y voir plus clair… en commençant par les risques encourus si vous n’utilisez pas un terreau adapté pour vos semis.

Risques au semis : faim d’azote, fonte des semis, levées irrégulières

En utilisant un terreau grossier contenant des matières organiques non décomposées, vos semis risquent d’être fort compromis. Voici pourquoi :

plants de tomates végétant dans un terreau trop riche
Ces jeunes plants de tomates végètent depuis des semaines dans un terreau bien trop riche en matières organiques brutes
  • Contrariée par des matériaux durs, épais, la levée sera très probablement irrégulière.
  • La faim d’azote : les micro-organismes normalement chargés de libérer les éléments minéraux se retrouvent accaparés à décomposer les matériaux solides. Les jeunes plantules ne disposent alors même pas du d’éléments fertilisants dont ils ont besoin… et ne croissent pas !
  • La fonte des semis : cette maladie cryptogamique est la conséquence d’un excès d’humidité. Les terreaux de plantation ont la capacité à se gorger d’eau. Aussi, en utilisant ce type de terreau pour vos semis, vous créez des conditions favorables au développement de cette maladie.

Caractéristiques des différents terreaux

Pour mieux comprendre, comparons les différents types de terreau disponibles sur le marché.

Les terreaux de semis

Les terreaux de semis, également souvent appelés terreaux de semis & repiquage (ce qui engendre déjà de la confusion), sont fins, et ne contiennent pas, ou peu, de matières organiques non décomposées.

Ils peuvent néanmoins contenir du compost, mais parfaitement décomposé (ou mûr si vous préférez).

En début de croissance, les besoins en fertilisation d’une jeune plantule sont quasiment nuls.

Les matériaux organiques non décomposés nuisent à la germination et peuvent « barrer la route » à la levée de la jeune plantule.

Ces terreaux de semis, de par leur texture fine, sont donc parfaitement adaptés à la levée.

Vous pouvez bien sûr utiliser ces terreaux de semis pour vos repiquages. Je vous conseille alors d’y ajouter un peu de compost.

Les terreaux de plantation

Les terreaux de plantation sont plus grossiers et enrichis de matériaux non décomposés.

On y trouve en particulier très fréquemment des petits morceaux de bois ou d’écorces.

Ces matières organiques non décomposées vont permettre une meilleure rétention de l’eau et donc réduire les besoins en arrosage.

En se décomposant progressivement, elles fourniront également à vos plantules la nourriture nécessaire à leur croissance.

C’est un avantage réel au jardin, ou pour des cultures en pot. Mais si vous utilisez ces terreaux pour vos semis, non seulement la germination risque d’être compromise, mais surtout, vous exposez vos plantules aux phénomènes de faim d’azote et de fonte des semis dont nous avons parlé plus haut.

Les choses sont claires : pour vos semis, évitez absolument les terreaux de plantations !

Ces terreaux sont à utiliser :

  • pour les repiquages (mais évitez quand même les terreaux trop « grossiers ») ;
  • pour les cultures en pots, ou en carrés surélevés ;
  • pour les cultures en pleine terre (Bon, je trouve de loin préférable d’enrichir sa terre. Mais ça peut être utile pendant un an ou deux si vous mettez en culture une terre pauvre, ou ingrate, par exemple très argileuse ou sans profondeur).

Les terreaux universels

Le terme est certes « vendeur ».

« Super, je peux utiliser ce terreau pour tout »… C’est pratique !

Ok…

Mais, à mon sens, c’est une bêtise, car justement, les besoins pour une levée ne sont absolument pas les mêmes que pour le développement des plants…

Les terreaux à base de fibres de coco

Depuis quelque temps, les terreaux à base de fibres de coco ont fait leur apparition.

Dans un contexte où la tourbe se fait de plus en plus rare (Les tourbières disparaissent, notamment du fait de l’utilisation de ce matériau pour les terreaux), cela peut sembler une bonne chose d’un point de vue écologique.

Et on voit un peu partout l’éloge de ce produit.

Mais à mon avis, les choses ne sont pas aussi simples.

Nous pourrions déjà parler du coût écologique lié à l’importation de ce matériau exotique.

Disons également que les terreaux « bio » classiques comportent certes de la tourbe, mais ils intègrent aussi aujourd’hui de plus en plus de compost (issu de différents matériaux, végétaux et animaux)… Les choses s’améliorent donc, même si c’est encore loin d’être parfait.

Mais surtout, et c’est du coup le constat fait par une lectrice du blog sur l’article « Faites vos plants de légumes bio » qui m’inspire cette réflexion, je ne suis absolument pas certain que ce type de terreau soit adapté aux semis…

Dans son commentaire, Aurélie m’explique que ses plants de tomates, après avoir levé sans problème, ne se sont plus développés.

Elle me demande si ce terreau de fibres de coco peut être en cause.

Je lui ai répondu que, bien que n’ayant personnellement aucune expérience avec ce terreau, je pensais que c’était tout à fait plausible… Et qu’à mon sens, les fibres de coco constituaient un matériau trop grossier, non décomposé, donc, et on y revient, susceptible de provoquer une faim d’azote.

Mais, n’ayant même jamais eu sous les yeux un terreau de fibre de coco (je vais y remédier…), je me trompe peut-être…

Ce terreau est peut-être plus fin que je ne l’imagine… dites-le moi alors dans les commentaires.

Recettes maison fiables : feuilles mûres, compost tamisé (proportions)

Je ne peux que vous féliciter de faire vous-même votre terreau.

Mais pour vos semis, veillez à utiliser un terreau là encore parfaitement décomposé.

Faire son terreau de semis

Pour obtenir un bon terreau de semis, laissez simplement un tas de feuilles à se décomposer pendant au moins 2 ans.

Vous pouvez également fabriquer votre terreau de semis en mélangeant, à parts égales, du compost avec de la terre de jardin. Tamisez au préalable ces 2 matériaux pour éliminer les éléments grossiers.

Voici une petite vidéo expliquant très clairement comment faire un terreau maison :

Notes toutefois que le terreau de semis « fait maison » comporte un inconvénient : il a de fortes chances de contenir des graines d’adventices.

Et ces graines peuvent germer avant celles que vous aurez semées.

Aussi, si vous ne savez pas reconnaître les cotylédons des espèces que vous semez, vous risquez d’être perdu(e).

Il est alors assurément préférable d’utiliser un terreau du commerce.

Faire son terreau de repiquage et de plantation

Le principe demeure le même, avec quelques nuances :

Pour un terreau à base de feuilles mortes, ajoutez-y du compost (mûr pour un terreau destiné aux repiquages, alors qu’il peut l’être un peu moins pour un terreau destiné aux plantations en terre ou à en pots) pour apporter de la fertilité.

Pour un terreau à base de compost et de terre, le tamisage peut être plus grossier (mailles plus larges) pour des repiquages. Et pour des plantations, il n’est pas utile.

Bien choisir son terreau de semis : caractéristiques et labels utiles

Pour les semis, privilégiez un terreau fin, tamisé, léger, pauvre à modérément fertile, avec une part de compost bien mûr et peu ou pas d’éléments grossiers.

Un pH neutre à légèrement acide convient bien.

La mention « utilisable en agriculture biologique » est un bon repère lorsqu’elle est disponible.

Tests express du substrat : poignée, infiltration, tassement à l’arrosage

Vous avez des doutes sur votre terreau ? Testez-le :

  • Poignée : serrez une poignée de terreau humide. Elle doit se tenir sans coller et s’émietter facilement. Si elle colle ou forme un « pâté », le mélange est trop fin et/ou trop humide.
  • Infiltration : arrosez doucement en surface. L’eau doit pénétrer sans faire « flaque » persistante. Si l’eau perle longtemps, le substrat est saturé ou trop chargé en fibres grossières.
  • Tassement : après 2 arrosages, observez le niveau. Un affaissement prononcé trahit un mélange instable et trop organique.

Que faire si ça végète déjà : surfaçage, rempotage, aération, arrosage ajusté

Quelques gestes simples vous permettront de corriger le tir si besoin :

  • Surfaçage : grattez délicatement 1 cm en surface et remplacez par un terreau de semis fin et propre. Cela améliore l’aération et limite l’humidité au collet.
  • Rempotage : pour les plantules capables d’être manipulées, rempotez dans un mélange plus fin et moins organique. Manipulez par les cotylédons, jamais par la tige.
  • Aération et arrosage : ventilez mieux, espacez les arrosages mais arrosez « franc » quand c’est nécessaire, de préférence le matin.

Avertissement

Évitez d’ajouter des engrais rapides pour « relancer » des semis en difficulté. Vous risquez d’aggraver l’excès d’humidité et le stress des plantules.

  • Privilégiez d’abord la correction du substrat et du régime d’arrosage.
  • La fertilisation viendra plus tard, au repiquage ou à la reprise en pleine terre.

Excès de matières organiques en pleine terre : semis et jeunes plants

Quand le sol est « trop riche » en matières non décomposées

Radis ne grossissant pas
Les radis n’apprécient pas une fertilisation organique importante…

Au jardin aussi, trop de matériaux organiques dans le sol peuvent être préjudiciables, plus particulièrement pour ce qui concerne les semis directs ou les jeunes plants.

Par exemple, comme vous pouvez le voir sur la photo, les radis ne se développent pas…

C’est tout simplement parce que ce légume n’apprécie pas du tout les matériaux non décomposés.

En fait, le radis n’a pratiquement pas besoin de fertilisation (Comme d’autres d’ailleurs… je précise tout cela dans Mon Potager au Naturel).

Et personnellement, je ne mets rien avant une culture de radis (mais, si votre terre est encore pauvre, vous pouvez éventuellement mettre un peu de compost bien mûr).

Par ailleurs, comme pour des semis en pépinière, un excès de matières organiques non décomposées, peut être une cause de fonte des semis.

Des morceaux de bois, d’écorces, du fumier pailleux frais, ou autres matériaux non décomposés vont servir d’éponge. Ils retiendront l’eau en quantités importantes, et la libéreront dans le sol.

La terre risque alors de rester constamment humide, provoquant une fonte des semis.

C’est un avantage en plein été, sur des plants déjà bien développés.

Mais cela peut être fatal pour de jeunes pousses.

Feuillage pomme de terre boursouflé
Le feuillage de ce plant de pomme de terre est boursouflé…

Et, là encore, ces matières non décomposées ont de fortes chances (ou malchances plutôt) de provoquer une faim d’azote.

Prenons enfin l’exemple de la photo de cette culture de pommes de terre.

Il s’agit du même potager dans lequel poussent, tant bien que mal, les radis précédemment vus.

Cette terre est excessivement enrichie.

Et comme vous pouvez le voir sur la photo, le feuillage de certains plants de pommes de terre a tendance à se boursoufler.

La cause en est probablement cette mouche des semis (ou plus précisément sa larve)… Un insecte appréciant ces matières non décomposées ainsi que l’humidité.

Or, nous avons vu que ces deux paramètres étaient liés (les matériaux organiques retiennent l’eau).

Nous avons donc là des conditions parfaites pour l’apparition de cette mouche des semis…

Je pourrais trouver d’autres exemples… Mais retenez simplement ceci : pour des semis, n’apportez pas de matières organiques non décomposées.

Et si ces matières organiques sont déjà présentes dans le sol, il pourra être judicieux d’aménager un sillon que vous remplirez de terreau de semis.

Semis directs malgré tout : réaliser un sillon de terreau de semis

Tracez un sillon de 2 à 3 cm de profondeur. Remplissez-le d’un terreau de semis propre et fin sur toute la longueur.

Semez dans ce « rail » stable, tassez très légèrement, puis arrosez en pluie fine. Le sillon sert d’environnement tampon le temps de la levée.

Paillis et arrosage : éviter l’humidité constante au contact des semis

Écartez le paillis à 5 à 10 cm du rang le temps de la levée, pour éviter une humidité permanente au collet. Arrosez moins souvent mais plus franchement, le matin, pour que la surface ressèche en journée.

Corriger sans tout retourner : temporiser les apports, privilégier le compost mûr

Suspendez les apports frais (fumier pailleux, BRF jeune, herbes non pré-décomposées) tant que les semis ne sont pas établis. Si besoin d’un coup de pouce, apportez une fine couche de compost mûr tamisé en surface, entre les rangs, sans contact direct avec les tiges.

Ravageurs et maladies favorisés : mouche des semis, limaces (prévention douce)

Limitez l’excès d’humidité, aérez, et, si nécessaire, posez un voile anti-insectes sur les rangs sensibles. Contre les limaces, préférez le ramassage, les abris-pièges ; et écartez le paillis puis remettez-le une fois les plants renforcés.

Astuce pratique

Sur sols « trop riches », semez en planches légèrement bombées. Le ruissellement évite la saturation en eau à la surface et accélère le ressuyage.

  • Conservez des allées plus basses et drainantes.
  • Réinstallez le paillis au pied seulement après la levée.

À retenir

Au semis, simplicité et finesse gagnent toujours face à la « richesse ».

  • Fin, aéré, propre pour lever ; plus nourrissant plus tard.
  • Humidité maîtrisée, jamais stagnante au collet.
  • Apports organiques frais : attendre l’installation des plants.

Tableau comparatif : substrats et usages au jardin

SubstratTextureUsage principalRisques au semisNotes
Terreau de semisFin, tamisé, aéréLevée et premiers joursFaibles si bien drainéUne faible part de compost mûr suffit
Terreau de plantationPlus grossier, morceaux organiquesRepiquage, pleine terre, potsFaim d’azote, fonte des semisÀ éviter pour la levée
Terreau « universel »Variable selon lotsEntretien généralIrréguliers selon lotsPeu fiable au semis
Fibres de cocoLéger à parfois grossierMélange pour pots, testsPossible faim d’azote si grossierTester sur quelques godets d’abord
Terreau maison (semis)Fin, bien tamiséLevéeGraines d’adventicesBien tamiser et observer 7 jours
Terreau maison (plantation)Plus grossierRepiquage, pleine terreExcès d’humidité si trop fraisParfait une fois les plants établis

Check-list avant de semer

  • Substrat fin, aéré, sans morceaux visibles d’écorce/bois.
  • Test de la poignée : tient sans coller, s’émiette facilement.
  • Infiltration correcte : pas de flaque persistante en surface.
  • Odeur neutre/agréable : pas de fermentation ni de moisi.
  • Arrosage prévu le matin et bonne aération.
  • En pleine terre : sillon de terreau de semis prêt si sol « trop riche ».

FAQ — excès de matières organiques et semis

Comment reconnaître un terreau trop riche pour les semis ?

Présence de morceaux d’écorce/bois, tassement rapide après arrosage, surface qui reste humide longtemps et odeur lourde. La levée devient irrégulière.

Puis-je utiliser mon compost maison pour les semis ?

Oui s’il est parfaitement mûr et tamisé fin. Sinon, réservez-le aux repiquages et plantations, et utilisez un terreau de semis pour la levée.

Les fibres de coco conviennent-elles pour les semis ?

Selon la finesse. Certaines préparations sont trop grossières et peuvent immobiliser l’azote. Testez toujours sur quelques godets avant d’y aller à fond.

Que faire si mes semis ont la fonte des semis ?

Éclaircissez, surfaçez avec un terreau fin, aérez mieux et espacez les arrosages. Recommencez si besoin dans un substrat plus drainant.

Faut-il fertiliser les semis ?

Non. Les semis ont des besoins très faibles. La fertilisation intervient après le repiquage, sur plants établis.

En pleine terre, comment semer si mon sol est très « organique » ?

Réalisez un sillon rempli de terreau de semis fin. Écartez le paillis du rang le temps de la levée et arrosez le matin.

En conclusion

Au stade des semis, l’excès de matières organiques freine la levée plus qu’il n’aide. La règle est simple : un substrat fin, aéré, peu nourrissant, et une humidité bien maîtrisée. C’est ce qui évite les blocages précoces et met vos jeunes plants sur de bons rails.

En pratique, vérifiez la texture (test de la poignée), semez dans un sillon de terreau de semis quand le sol est « trop riche », écartez provisoirement le paillis du rang et arrosez le matin. Vous limiterez ainsi la faim d’azote et la fonte des semis, deux causes fréquentes de stagnation.

Vos retours m’aident à préciser les conseils : quel terreau utilisez-vous, avez-vous observé des levées irrégulières, dans quelle région jardinez-vous ? Dites-moi tout en commentaire : je lis et je réponds, et vos expériences profitent à toute la communauté.

Si vous souhaitez aller plus loin, retrouvez mes explications détaillées dans la formation « Faites vos plants » et l’article dédié aux semis en pépinière. Vous y verrez pas à pas comment choisir un terreau adapté, ajuster l’arrosage et réussir des levées régulières.

À vous : quelles sont vos astuces pour éviter l’excès de matières organiques au semis ? Partagez-les ci-dessous.

68 commentaires sur « Excès de matières organiques au jardin : pourquoi vos semis et jeunes plants végètent »

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  1. Merci Gilles, pour ce recap très clair.

    Cependant pour terreaux de plantation, au moment de la plantation en pleine terre pour de jeunes plants en motte ou repiqués dans la fosse de plantation;faut-il éviter d’enterrer les élements non décomposés pour éviter un pourrissement des racines ou cela à une influence minime ?

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    • Bonjour Geoffroy,
      Au stade de la plantation, cela ne pose pas de problème.
      Ces terreaux sont justement prévus pour la plantation.
      Et même si il y a quelques matières « brutes », il ne s’agit pas de fumier, ou autres déchets qui ne serait pas décomposés, mais de morceaux de bois ou autres petits matériaux ligneux, donc sans risque de pourriture pour des plants déjà démarrés.
      Bonne journée,
      Gilles

      Répondre
  2. Merci beaucoup pour vos conseils, je m’aperçois que le terreau universel favorise la fonte des semis. A l’inverse je devrais m’assurer d’un minimum d’humidité avec un terreau à semis lors des périodes chaudes et lors de mes absences : programmation d’arrosage ?

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  3. Bonjour et merci pour votre blog et tous vos conseils tellement utiles.
    Le jardinage, c’est passionnant et ça fait du bien ! Mais c’est aussi bien plus complexe que ça en a l’air….
    Nos semis ne sont pas toujours aussi beaux qu’on le voudrait, vraiment pas. A vous lire, je comprends mieux pourquoi ! Pour l’année prochaine je ferai mon terreau à semis.
    Encore merci pour cet éclairage !

    Répondre
  4. Bon, ça tombe bien,je n’ai encore rien mis dans ma terre dans laquelle je n’ai encore rien planté ni semé.Du coup,cette 1ère année se sera sans aucun apport,sauf un peu de paillage au foin pour réduire l’arrosage;ça va me laisser le temps de constituer un bon compost pour la suite.Merci

    Répondre
  5. bonjour Gilles
    merci pour tout vos articles
    je les lis le plus attentivement possible.
    depuis notre petit jardin (64 m²) est plutôt pas mal.
    bien sur je ne peux pas tout mettre vos conseil en oeuvre mais je m’y efforce au maximum.

    cordialement
    Pascal

    Répondre
  6. Bonjour.
    j’ai besoin d’une précision.
    j’ai à côté de moi un centre équestre. j’ai envie d’utiliser le fumier du cheval déposé il ya plus d’un an comme terreau pour les semis. est est-ce que ce dernier est considéré comme organique non décomposé et a éviter.
    Merci de votre disponibilité.

    Répondre
    • Bonjour Fouad,
      ça dépend de son évolution… et ça je ne peux pas le deviner.
      En fait, s’il a un aspect de terreau, sans matières non décomposées visibles, c’est devenu un compost bien mûr et vous pouvez alors l’utiliser pour vos semis (mais je le mélangerais quand même à de la terre, comme vous pouvez le voir sur la vidéo figurant dans cet article)
      Mais si des crottins ou de la paille sont encore bien visibles, c’est à éviter.
      Cordialement,
      Gilles

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  7. J »ai la chance de disposer d’un enclos de 20 m2 avec murets de 60 cm de haut et j’y dépose les tontes d’herbes du bord du chemin communal, faites par la mairie en automne et au printemps (elles servent aussi de litière pour mes chats). J’y plante des pommes de terre. C’est un énorme travail et l’herbe se tasse, mais au bout de 3 ans j’ai enfin une belle hauteur et je peux même récupérer un beau terreau, une fois passé au tamis. Anecdote : un voisin viandard est venu m’invectiver violemment et a failli me frapper (un passant est fort heureusement arrivé), me disant que puisque je ne le laissais pas chasser sur mes terres il ne voulait pas que je ramasse ces tontes le long des siennes (cloturées et où je n’entre pas) ! Hara Kiri titrait « Chasseurs tout dans la douille rien dans les c… ».

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  8. Deserperée par les montagnes de pucerons que j’ai sur les feuilles de mes arbres fruitiers ,la vaporisation de savon noir n’y a rien fait .

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    • Ne pas s’inquiéter s’il y a de minuscules points blancs autour des pucerons : ce sont des larves (j’ai oublié le nom de l’insecte) qui dévorent les pucerons. Ceux-ci ont l’air entiers et vivants mais en réalité ils ne sont plus que des enveloppes vides ! … inutile, donc, de les enlever : vous risqueriez en plus de tuer les petites larves blanches.

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    • Je suppose que les coquilles d’oeufs qui évitent la cloque du pêcher soignent de façon générale et que leur efficacité est due à la fine pellicule bactériologique qui les recouvre (protégeant ainsi leur contenu « futur poussin »). Je garde donc l’eau de rinçage de mes oeufs « maison » et j’en bois, en donne à boire à mes animaux, arrose mes plants avec et dépose aussi des coquilles non rincées au pied de mes fruitiers, les broie sur la terre du potager … si ça ne fait pas du bien ça ne peut pas faire de mal !

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  9. Merci pour ces précisions cette année j’ai completement rater mes semis ,tant pis et tant mieux pour le maraîcher chez qui j’irai les acheter demain bonne nuit et á bientot.
    Dominique
    Cette année j’ai équipé certain de mes arbres avec des Ollas ,j’espère que cela va leur réussir .

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    • Mes semis sont semés en caissette et pour éviter les désagréments je pile du charbon de bois ‘(reste de mon insert) et je saupoudre le dessus de ma terre je mets aussi un peu de suie. Mes parents dans le temps le faisaient aussi je reproduis sans trop savoir mais les semis sont bien.

      Un avantage : Les graines que j’ai semées ne sont pas des graines achetées je garde toujours 3 pieds pour la reproduction.

      Courage il y a encore des semis à faire.

      Répondre
  10. Bonjour,
    Merci pour vos conseils précieux, cet article est particulièrement intéressant et je comprends pourquoi chez moi j’ai un souci avec le semi de radis car le sol est jonché de feuilles mortes et déchets alimentaires en décomposition (c’était un mystère qui vient enfin d’être résolu car rien de plus simple comme plantation !!!)

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    • Je laisse des radis, choux, salades, betteraves etc monter en graines (jusqu’à 2m de haut !) et « broute » leurs feuilles tendres, fleurs, siliques (cosses de graines encore tendre) ou j’en fais de la moutarde (radis + sel + cucurma), les mets dans mes salades, un régal !

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  11. Merci Gilles pour tes précieux conseils … longtemps j’ai cru qu’il fallait un milieu nutritif pour que les semences germent … alors que les graines contiennent assez de réserves pour lever sans problème … depuis, j’ai moins de soucis, je réutilise en effet des « vieux » terreaux qui sont en fait des mélanges terre/terreau ayant déjà servi, je les retamise et y ajoute un peu de poudre de lave qui renforce et désinfecte. La poudre de charbon de bois est aussi efficace paraît-il, contre la fonte des semis, elle est en effet elle aussi désinfectante et permet de lutter contre les maladies fongiques des semis.
    Mon souci reste les tomates, je pense que je ne les ai pas repiquées dans un bon mélange. Merci de me conseiller !
    Belle semaine, enfin printanière chez nous en Belgique …

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  12. Bonjour Gilles, j’ai utilisé pour la premiere fois du terreau de semis en barquette, en vaporisant consciencieusement la surface tous les jours. En plus de trois semaines, aucune levée…le substrat etait poudreux et sec à coeur. De guerre lasse, j’ai « noyé » ma barquette en remuant le terreau, donc en mélangeant toutes les graines, qui ont fini par lever. Mais je fais maintenant face à des plants allongés et fragiles. Qu’ai-je mal fait au début ? Je précise que c’était un terreau du commerce. Mon fils a eu la même expérience. Qu’avons-nous mal fait ? Merci de votre réponse et pour l’article détaillé et précieux

    Répondre
    • Bonjour Nadine,
      Malheureusement, je ne suis pas devin…
      Certaines espèces, comme notamment les aubergines, poivrons, céleri, poireaux ou même les tomates… mettent fréquemment 2 ou 3 semaines à lever, en particulier si les conditions ne sont pas favorables.
      Mais justement, j’ignore tout des conditions de semis (températures ambiantes, luminosité, arrosages, où ?).
      Et quel terreau ? de semis ou de plantation ?
      Mais si j’ai créé une formation sur la production de plants (que je ne peux évidemment pas résumer ici…), c’est justement pour vous aider à réussir vos semis en pépinière.
      Cordialement,
      Gilles

      Répondre
    • Il faut bien mouiller le terreau avant de semer, il prend mal l’humidité avec une vaporisation par un pulvérisateur s’il n’a pas été mouillé avant.

      Répondre
  13. Bonjour Gilles
    Merci pour vos conseils que j’essaie de suivre depuis quelques saisons.
    Comment savoir si mon compost « fait maison » est suffisamment mûr pour le considérer comme un terreau bénéfique pour mes semis ? A quoi doit-il ressembler ?
    Mon compost est réalisé principalement de reste de légumes, de cendres de bois, de café, de feuilles, de tontes d’herbes … le travail étant réalisé par de grosse larve blanche et de vers gris.
    Merci

    Répondre
  14. Salut Gilles

    je viens de créer un nouveau carré de potager en y mettant tout mon tas de compost sur 20 cm d’épaisseur…

    Je pense y installer des plants de courgettes et autres cucurbitacées…

    Qu’en penses-tu?

    A bientôt

    Seb

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  15. Merci,
    Cet article (comme tous les autres) nous apprend beaucoup de choses, aussi bien à faire qu’à ne pas faire, dans un langage clair et parfaitement compréhensible par tout le monde.
    C’est très appréciable…

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  16. Bonjour.
    Je comprends que je fait cette erreur notamment en pépinière, en effet je couvre ma terre un maximum en essayant de le faire toute l’année, mais alors s’il reste des feuilles non décomposées au printemps faut-il les retirer pour pratiquer les semis en pleine terre par exemple (hormis le fait pour réchauffer la terre) ? Et tant que j’y suis une deuxième question ensuite le compost à la plantation faut-il le mélanger à la terre ou bien le laisser en surface et pailler ensuite. Bon jardinage à toutes et tous.

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    • Bonjour Pascal,
      Il est toujours mieux d’écarter la couverture (provisoirement) pour les semis (réchauffement, limaces, faim d’azote…).
      Personnellement, je préfère laisser le compost en surface (comme dans la nature…). La couleur noire favorise notamment le réchauffement du sol; et les vers de terre et autres travailleurs du sol vont se charger de l’incorporer progressivement.
      Amitiés,
      Gilles

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  17. Bonjour, un grand merci pour vos conseils si précieux. J’ai entendu dire que la terre des taupinières était excellente pour les semis. L’avez vous expérimenté? Faut il l’utiliser telle quelle ou enrichie?

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    • Bonjour Agnès,
      En effet la terre des taupinières est très bien pour les semis (pas besoin de l’enrichir), avec un seul inconvénient : elle contient des graines d’adventices en quantités (certaines sont remontées par les taupes).
      Cordialement,
      Gilles

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  18. Depuis plusieurs années les fleurs de notre cognassier tombent toutes! Pourtant tronc passé à la chaux plus papier gluant pour faire barrage aux insectes . Que faire? Merci de bien vouloir prendre en compte ma demande.

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    • Bonjour Annick
      Il peut y avoir de multiples causes : ravageurs, gelées, maladies, arbre en fin de vie…
      Même s’il s’agit d’insectes, lesquels ?
      J’ignore tout cela.
      C’est typiquement le genre de question qui demanderait une étude approfondie (ce je ne peux faire en commentaires, mais uniquement en accompagnement individuel.
      Cordialement,
      Gilles

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  19. Un grand merci pour cet article. Ma terre étant argileuse, j’ai semé mes radis dans une ligne de terreau à semis et c’est parfait ils n’ ont jamais été aussi beaux.

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  20. Très instructif , merci. Je m’étais toujours demandé ce qui différençait terreau de semis et terreau de plantation ! Me voilà fixé. Et je comprends mieux maintenant la fonte des semis.
    Tous ces conseils sont très judicieux. Merci encore !

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  21. Un grand merci.. j’ai compris toutes les erreurs faites.. pour les radis notamment .. ! Et pour les arrosages trop fréquents..
    J’utilisais souvent ( conseils trouvés sur le web) du marc de café pur ou mélangé avec du vieux terreau mais j’ai l’impression que ce n’est pas recommandé ( trop riche?) merci encore

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  22. Merci pour ces conseils, je comprends mieux pourquoi certains de mes semis végètent. Je pensais que l’appellation terreau de semis était surtout du marketing …. message reçu

    je vais recommencer certains de mes semis….

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  23. Merci bcp pour cet article, je comprend mieux pourquoi mes semis ont raté ! Compost maison utilisé. Pourtant bien décomposé, car il a plus de 10 ans, mais certainement trop riche ! J’étais fière d’avoir fais tous mes semis. Certains ont levé mais on arrêté de pousser au stade plantule. D’autres n’ont jamais levé. J’ai du refaire 3 fois mes semis de concombres et courgettes et le ratio de graines levées et ridicule….

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  24. Culture des tomates ratee.
    Elles ont bien poussées pendant 15 jours. Puis au fil du temps elles ont fondues jusqu’à la disparition.

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  25. Bonjour Gilles, merci pour cet article très intéressant. Je pense que son sujet répond à une vraie demande d’informations : c’est peut être anecdotique, mais j’ai travaillé dans une jardinerie la semaine dernière, et je ne me doutait pas qu’autant de personnes achetaient du terreau sans en connaitre « vraiment » son utilité (ses caractéristiques) spécifique, notamment selon les différents types : terreau pour semis/horticole/bio-pas bio/de cheval/de tourbe…
    Je trouve que tu répond là à la plupart des questions 🙂

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  26. Bonjour,

    Merci pour cet article et tous les précédents forts utiles pour nous.
    Notre potager est en carré mais surtout, notre terre est argileuse et lourde.
    Cela fait maintenant 5 ans que nous travaillons à l’améliorer en l’enrichissant de compost entre autre. Mais aussi en veillant à ce qu’elle ne soit quasiment jamais à nu.
    Je viens d’apprendre que mes radis auront du mal à être au top.

    Merci encore

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  27. Je vous remercie pour votre article qui est cette année le bienvenu car j’essaie d’orienter mon potager en permaculture et je me pose beaucoup de questions…

    J’ai rempli mes bacs de culture d’un mélange de feuilles séches, broyat et tontes de gazon qui est actuellement en cours de décomposition. Je me demandais si j’allais mélanger cette préparation avec la terre qu’il y a en dessous pour y repiquer mes salades ou mes tomates. Ou si j’allais enlever momentanément ce mélange pour atteindre la terre, repiquer mes salades ou mes tomates puis remettre progressivement ce mélange pour pailler. Que me conseillez-vous ?

    Je vous remercie du conseil pour les radis.

    J’ajouterai que les haricots verts n’ont pas besoin de terreau enrichi ou de compost pour pousser.

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  28. J’ai mis 2cm de BRF sur les carrés de mon potager l’automne dernier. Je pensais passer la grelinette puis semer. Serais-je mieux de faire un sillon puis de semer comme vous le suggérer? Ou de faire les deux? Je suis du Québec donc le BRF a bien gelé cet hiver!

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  29. Comme beaucoup d’internautes qui suivent votre blog, je vous remercie pour les explications claires de ce nouvel article . Novice au potager malgré mon âge (65 ans), j’ai jusqu’à présent utilisé du terreau de semis et du terreau universel avec, je dois dire, un certain succès pour mes 4 premières années au jardin. Je vais donc garder précieusement vos conseils pour qu’à l’avenir, mes semis et plantations soient encore plus beaux.

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  30. Merci pour cet article très éclairant.
    Avez-vous déjà écrit un article sur la bonne utilisation du compost ? Cela m’aiderait 😏🍀

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    • Bonjour Laure,
      Voyez ici : https://www.un-jardin-bio.com/le-compost/
      J’en profite pour rappeler qu’il y a un champ de recherche sur ce blog (pour les ordinateurs, il se situe en haut de la colonne à droite des articles – pour les appareils mobiles, c’est en tout en bas, après les commentaires). Par exemple, on tapant « compost » dans ce champ de recherche, vous auriez trouvé facilement cet article, et d’autres en rapport).
      Cordialement,
      Gilles

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  31. Merci beaucoup pour vos précieux conseils: je suis une lectrice assidue des articles du samedi!!
    Une petite question: je garde depuis qq temps le marc de café. J’ai lu qu’il était judicieux de l’utiliser ds les semis de carottes et radis. Vous confirmez? Et peut-on l’utiliser pour tous les autes semis ou replants??
    Merci d’avance pour votre réponse et bravo pour vos mails!!

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    • Bonjour Catherine,
      Le marc de café est un engrais relativement équilibré… donc oui, il peut être utilisé pour toutes les cultures.
      Cela dit, contrairement à une idée couramment répandue, il n’est pas vraiment efficace pour tenir éloigner les limaces.
      Bonne journée,
      Gilles

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  32. Bonjour,

    Pour éviter les adventices dans le terreau maison. les tabaculteurs de la Semois cuisent leur terreau à semis à la vapeur
    Merci pour vos conseils

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  33. Bjr J’ai enfin compris pourquoi mes radis ne grossissaient pas 😀 Le compost de semis est cher et j’ai utilisé cette année du terreau de plantation Gamm vert Et pas de succès cette année, rien ne pousse… J’ai compris avec votre article aujourd’hui pourquoi…
    Merci du temps que vous passez sur ce blog J’ai acheté votre livre le WE dernier et je suis en cours de lecture 👍

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    • Bien le bon jour à toutes et tous .Article très bien venu ,la photo des radis pourrait être celle des miens . Je ne réussi que très difficilement mes radis. Je vais donc modifier ma façon de faire .

      Merci beaucoup Gilles

      Bon jardin à tous . Bernard

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  34. bonjour et merci encore pour cet article .Je decouvre l’importance de faire une différence entre les « terreaux ».J ‘ai la chance d habiter en bord de mer et le peux enrichir ma terre avec le goëmon à l ‘automne pour qu il se décompose l ‘hiver et enseveli au printemps. Il m’a été dit que l’apport de sel par les algues pouvait nuire .Quand pensez-vous?
    Je fais mon composte avec des feuilles mortes , des tontes de pelouse, et des déjections de mes trois poules, je le retourne pour bien mélanger mais le « guano » de poules n’est -il pas trop riches?
    J ‘espère ne pas exposer des sujets dont vous avez deja parlé. Si c ‘est le cas , je vous prie de bien vouloir m’ en excuser.
    Merci encore pour tout vos bons conseils.
    Pierre

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    • Bonjour Pierre,
      Si vous n’en abusez pas, le sel contenu dans les algues ne nuira pas à vos cultures.
      Le guano de poules est trop riche pour être utilisé frais et pur au jardin… mais composté comme vous le faites, c’est parfait !
      Bonne fin de journée,
      Gilles

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  35. Bonjour et grand merci pour cet article. J’ai toujours utilisé du terreau multi usage sans problème d’ailleurs mais je vais partir à la recherche de terreau bio de semis. A priori vers où commencer mes recherches ? Petites jardineries ou grosses type Gam**** ou magasins type Bot**** ?

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    • Bonjour Pascale,
      Je ne fréquente jamais les grosses jardineries…
      Mais pour les petites, essayez et demandez à ce qu’ils se fournissent en terreau bio si ce n’est pas encore le cas (ça profitera à vous et à d’autres, y compris la jardinerie en question… ).
      Cordialement,
      Gilles

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