Une salade qui s’affaisse d’un coup, des fraisiers qui végètent, une touffe qui jaunit sans prévenir… et, sous terre, une grosse larve blanche en forme de virgule : le scénario sent bon le « ver blanc ».
Dans cet article, je vous propose une approche simple : reconnaître correctement la larve de hanneton (et éviter la confusion avec la cétoine), comprendre quand et pourquoi elle attaque, puis agir de façon cohérente avec un jardin vivant.
Si vous êtes pressé : dès qu’un plant flétrit brutalement, déterrez-le tout de suite et fouillez la terre autour des racines. Si la larve est encore là, vous pourrez la récupérer (et l’éloigner de la zone de culture).
La larve de hanneton est de retour !
La larve de hanneton, communément appelée « ver blanc », est en recrudescence dans les jardins.
Nous verrons comment limiter les risques, sans transformer le potager en zone sinistrée… ni la biodiversité en dommage collatéral.
Mais avant cela, assumons nos responsabilités.
Car oui : « c’est la faute aux bios ! »
Enfin… façon de parler. Pendant des décennies, notamment grâce à ce « merveilleux » produit qu’était le DDT (aujourd’hui interdit), ce ravageur avait pratiquement disparu des jardins.
Mais en préservant la biodiversité (et en faisant pression pour l’interdiction de ce type de substances), on a aussi laissé le jardin redevenir… un jardin. Avec ses équilibres, ses auxiliaires… et parfois ses ravageurs.
Vous l’aurez compris : le ton de cette introduction se veut un peu sarcastique. Il n’en demeure pas moins que le hanneton, bien qu’ayant aussi le droit de vivre, peut à nouveau engendrer de sérieux problèmes dans un potager naturel.
Grosse larve blanche dans la terre : que faire tout de suite ?
Si vous trouvez une grosse larve blanche en « C » dans la terre, ne partez pas du principe que c’est forcément une larve de hanneton. La bonne réaction, c’est d’abord d’identifier, puis d’agir selon le contexte.
- Au potager : si une plante flétrit brutalement, déterrez-la immédiatement et cherchez la larve près des racines. Récupérez-la et éloignez-la de la zone de culture.
- Dans le compost : méfiance : il s’agit très souvent d’une larve de cétoine dorée, utile, à ne pas détruire.
- Sur la pelouse : si vous observez des plaques jaunies, suspectez plutôt les larves du hanneton des jardins et adaptez vos pratiques (tonte, scarification, etc.).
Ensuite seulement, on peut décider : tolérer (souvent), limiter (souvent), ou intervenir plus fort (parfois), en gardant en tête l’équilibre global du jardin.
Hanneton : espèces, cycle et où il vit
Le hanneton est un coléoptère appartenant à la famille des Scarabaeidae (on en dénombre environ 240 espèces en France).
Dans nos contrées, nous rencontrons principalement le hanneton commun (Melolontha melolontha) , le hanneton des jardins ou horticole (Phyllopertha horticola), le hanneton de la Saint Jean (Amphimallon solstitialis), le hanneton foulon ou des pins (Polyphylla fullo) et le hanneton forestier (Melolontha hippocastani), en particulier dans l’est de la France.
Avant l’introduction des pesticides chimiques dans l’agriculture, et la destruction des habitats (haies agricoles) il était (parait-il) fréquent d’assister à des envols très spectaculaires.
Mais aujourd’hui, même si les hannetons réapparaissent ici ou là (on l’a dit, la faute aux « bios »), vous aurez peu de chance d’assister à un tel spectacle…
Au niveau des jardins, nous rencontrons principalement le hanneton commun et le hanneton horticole.
Hanneton commun : l’adulte et sa larve (ver blanc)

C’est un insecte difficile à voir, car il se déplace généralement à la tombée du jour.
Son vol, qui a donc lieu surtout en soirée, est bruyant !
Il est reconnaissable à ses élytres brun-acajou (les élytres sont les ailes antérieures dures recouvrant les ailes postérieures chez de nombreux insectes), parfois légèrement striées.
Ses antennes sont rouges et prépondérantes.
L’insecte adulte mesure entre 2.5 et 3 cm de longueur et environ 1,5 cm de largeur.
Il vit principalement dans les haies et les arbres, mais les femelles déposent les œufs dans le sol, de préférence chaud et meuble, à une vingtaine de centimètres de profondeur.
Ce qui fait des potagers un lieu de ponte parfait…

La larve de hanneton, jaunâtre et annelée, mesure de 3 à 4.5 cm de longueur.
Sa tête, de couleur brune, est plus large que l’extrémité de son corps.
Elle possède de longues pattes (3 paires situées à l’avant du corps).
Elle présente des points orangés (stigmates respiratoires) sur les côtés.
Le ver blanc peut vivre 3 ans sous terre avant de se transformer, au mois de juillet de la troisième année, en adulte. Mais ce n’est qu’au printemps suivant que le hanneton prendra son envol.
Particulièrement vorace, c’est la larve de hanneton commun qui pose le plus de problèmes au potager…
Si vous voulez faire plus ample connaissance avec cette ravissante petite bête, consultez le site insectes-net.fr.
Hanneton des jardins : surtout un problème de pelouse

Le hanneton des jardins, également appelé hanneton horticole, est plus petit que le hanneton commun puisqu’il mesure de 0.8 cm à 1.1 cm de long.
Ses élytres sont de couleur brun-roux, presque rouges (certains l’appellent d’ailleurs communément le hanneton rouge).
Mais son thorax (pronotum) est noir (avec des reflets verts) tout comme ses pattes et ses antennes (ce qui fait qu’il est aussi parfois nommé hanneton noir…).
Il demeure fréquent dans toute l’Europe.
On le trouve notamment dans les herbes (pelouse ou spontanées), en lisière de forêts ou encore de vergers…
Vers la fin juin et le début du mois de juillet, les femelles pondent sous terre (entre 5 et 20 cm de profondeur).

L’éclosion a lieu 2 à 3 semaines plus tard.
La larve est également plus petite que celle du hanneton commun. Elle mesure 1,5 cm maximum.
De couleur blanc laiteux, elle reste en position arquée lorsqu’elle est immobile. Elle présente également des stigmates respiratoires sur les flancs.
Les larves vont immédiatement commencer à se nourrir avec les racines des végétaux se trouvant autour d’elles. Mais elles privilégient les racines de graminées et de céréales, et à un degré moindre de légumineuses.
À la fin de l’été, les larves commencent leur hibernation.
Elles ressortiront au mois de mai ou juin suivant, sous leur forme adulte.
Au jardin, la larve peut engendrer des problèmes principalement au niveau de la pelouse (graminées) ou sur une culture d’engrais verts (composés notamment de céréales et de légumineuses). Attention également aux fèves, pois et haricots (des légumineuses).
Larve de hanneton ou larve de cétoine : éviter la confusion
Ne confondez pas la larve du hanneton avec celle de la cétoine dorée ! Les deux se ressemblent beaucoup… et c’est justement là que les ennuis commencent.

Dans le compost, on trouve très souvent des « vers blancs » avec des points sur les côtés (stigmates respiratoires). Beaucoup de jardiniers pensent aussitôt « hanneton » (qui ont également ces stigmates)… alors qu’il s’agit fréquemment de larves de cétoines, utiles et inoffensives pour les cultures.
Le test le plus simple (et le plus fiable) : posez délicatement la larve sur une surface plane.
- Larve de cétoine : elle a tendance à se déplacer sur le dos (oui, c’est déroutant, mais pratique).
- Larve de hanneton : elle se déplace plutôt sur le ventre (ou en « ramant » sur le côté), grâce à des pattes plus développées.
Autres indices utiles (à croiser entre eux) :
- La tête et les pattes : plus petites chez la cétoine ; plus « costaudes » chez le hanneton.
- La forme du corps : la cétoine a souvent l’arrière plus gros et arrondi ; le hanneton a plutôt l’inverse (tête plus large, arrière plus fin).
- Le contexte : la cétoine est typique des matières en décomposition (compost, vieux terreau, bois pourri) ; le hanneton est plus associé aux sols où il y a des racines vivantes à grignoter.
Conclusion : si vous en trouvez dans le compost, ne les détruisez pas. Dans l’immense majorité des cas, vous rendez service au jardin en les laissant faire leur travail de décomposeur.
Dégâts : comment la larve de hanneton attaque vos cultures
Le hanneton adulte n’engendre pas de dégâts majeurs au jardin, même s’il se nourrit notamment de feuilles d’arbres et d’arbustes.
La larve de hanneton est bien plus active et problématique, puisqu’elle met 3 ans à s’épanouir (pour le hanneton commun), bien à l’abri de la terre.
En hiver, qui est une période d’hibernation, il n’y a pas de dégâts dus aux larves…
Ce n’est qu’au printemps et en été que les vers blancs se nourrissent goulûment de racines.
La larve du hanneton commun apprécie tout particulièrement les légumes racines, mais s’attaque aussi également aux racines de salades ou de fraisiers. Ou encore aux massifs de fleurs.
Tout comme avec une attaque de taupin ou de louvette, les plantes attaquées flétrissent brutalement.
En arrachant le plant, on peut constater que les racines sont dévorées… Et si vous avez réagi assez vite, vous pourrez capturer directement le ver blanc « coupable ».
La larve du hanneton des jardins va quant à elle privilégier les racines de céréales, de graminées ou de légumineuses.
Dans une pelouse, les dégâts des larves provoquent l’apparition de plaques jaunies.
Solutions naturelles : limiter les larves de hanneton sans nuire au jardin
Avant d’entrer dans les méthodes, un repère important : contre les vers blancs, le bon moment fait souvent plus que « le bon produit ».
Repère : quand agir contre la larve de hannetonLa larve est surtout vulnérable quand elle est jeune et proche de la surface, généralement en fin d’été. Au printemps, elle est souvent plus grosse, plus profonde, et les résultats peuvent être plus aléatoires.
| Période | Ce qui se passe | Ce qui marche le mieux |
|---|---|---|
| Avril à juin | Reprise d’activité des larves (selon météo), dégâts possibles | Surveillance + actions mécaniques (déterrage, binage) et travail sur la biodiversité |
| Fin juin à début juillet | Ponte (selon espèces et régions) | Éviter les travaux qui laissent le sol « parfait » pour la ponte (sol très meuble et nu) |
| Fin juillet à septembre | Jeunes larves plus sensibles, sol souvent assez chaud | Meilleure fenêtre pour une action biologique (si nécessaire) + maintien d’un sol humide |
| Automne / hiver | Descente en profondeur, hibernation | Peu d’intérêt à traiter ; miser sur l’équilibre du jardin |
Favoriser les prédateurs naturels pour réguler les vers blancs
Or, la larve de hanneton a de nombreux prédateurs naturels, notamment des oiseaux (rapaces, corneilles, étourneaux, mésanges) ou encore les chauves-souris, les mulots, les hérissons, et même les taupes et courtilières.
Aussi, mais c’est là une recommandation essentielle en jardinage naturel, favorisez au maximum l’installation d’auxiliaires dans votre jardin :
- En implantant des haies diversifiées (pas une haie uniforme de thuyas…) pour y héberger notamment des oiseaux ;
- En disposant des tas de bois afin d’y attirer un hérisson ;
- En laissant des zones en « jachère » (c’est-à-dire au repos, en laissant les plantes spontanées se développer) ;
- En acceptant les taupes dans votre jardin… Car elles nettoient le sol de nombreux « parasites », dont le ver blanc ;
- En vous abstenant d’utiliser tout pesticide, fut-il « bio », afin d’éviter de rompre les fragiles équilibres en place.
Gestes pratiques : déloger les vers blancs au potager et sur la pelouse
Avant de parler « traitements », il y a une réalité toute bête : quand on intervient vite, on règle parfois le problème en deux coups de transplantoir… et sans déséquilibrer tout le jardin.
Protocole express quand une plante flétrit brutalement
- Déterrez tout de suite le plant (sans l’arracher comme un forcené : on veut voir l’état des racines).
- Inspectez la motte et la terre autour des racines : la larve est souvent à quelques centimètres.
- Récupérez la larve si vous la trouvez, puis éloignez-la de la zone de culture (ou détruisez-la si vous choisissez cette option).
- Replantez si possible (ou remplacez), puis surveillez les plants voisins les jours suivants.
Au potager :
Si vous travaillez le sol (plantations, binages, récoltes), profitez-en pour repérer et retirer les larves rencontrées. L’objectif n’est pas de « tout nettoyer », mais de limiter les dégâts au bon endroit, au bon moment.
- Supprimez manuellement les larves rencontrées lors du travail du sol (évitez par contre de travailler la terre durant les périodes de pontes – fin juin/début juillet – car vous ne feriez alors que favoriser les pontes…).
- Binez régulièrement pour offrir les vers blancs à leurs prédateurs naturels.
- Les larves appréciant particulièrement les sols meubles et humides, essayez autant que possible d’arroser copieusement, mais moins souvent (ce qui est en total accord avec mes recommandations sur l’arrosage).
- N’enfouissez pas de matières organiques non décomposées (très attirantes pour les larves de hannetons), mais laissez-les en surface.
- Si vous avez des poules, pendant l’hiver (sinon gare à vos cultures…) chargez-les de nettoyer votre potager.
Et si votre sol est couvert en permanence ?Avec une couverture permanente du sol, on limite le travail du sol (logique)… mais on limite aussi l’extraction mécanique des larves. Si vous constatez des dégâts, le plus efficace est souvent une approche mixte : repérer vite les plants qui flétrissent, soulever localement le paillage pour inspecter au pied, puis remettre en place. À plus long terme, c’est surtout le travail sur la biodiversité qui produit ses effets.
Pour la pelouse :
Au niveau de la pelouse, l’objectif est d’éviter d’offrir un « hôtel 4 étoiles » aux femelles au moment de la ponte, tout en gardant un gazon plus résistant.
- Abstenez-vous de scarifier en été (vous créez un sol idéal pour la ponte).
- Ne tondez pas à ras : laissez au contraire au moins une dizaine de cm de hauteur (un gazon plus haut souffre moins et garde un microclimat plus stable).
- En cas de plaques jaunies, arrosez plutôt moins souvent mais copieusement, puis observez : si l’herbe se décolle « comme un tapis », une attaque de larves est possible.
- Si vous le pouvez, favorisez une pelouse plus diversifiée (trèfle, plantes spontanées tolérées) : en général, ça encaisse mieux les aléas qu’un gazon « moquette ».
Nématodes et champignons : utiles parfois, à utiliser avec discernement
Je le rappelle : même si le hanneton est de retour, c’est une espèce qui a sa place dans le vivant. Sa destruction systématique et massive constituerait une atteinte de plus à la biodiversité.
Cela dit, en cas d’infestation lourde (plantes qui s’effondrent en série, pelouse qui jaunit par plaques), il existe des solutions utilisées en agriculture biologique : l’introduction de nématodes auxiliaires (souvent Heterorhabditis bacteriophora) ou, selon les produits, un champignon entomopathogène (ex. Beauveria brongniartii).
Nématodes : les 4 conditions qui font la différenceLes nématodes sont vivants : si on les applique au mauvais moment ou dans de mauvaises conditions, on obtient… un arrosage cher.
- Température du sol : viser un sol suffisamment chaud (souvent à partir d’environ 12 °C, avec de meilleurs résultats quand il fait plus doux).
- Humidité : appliquer sur sol déjà humide, puis maintenir le sol humide après (sinon ils ne se déplacent plus).
- Pas de plein soleil : appliquer tôt le matin ou le soir (les UV leur sont défavorables).
- Bon timing : meilleurs résultats quand les larves sont jeunes, souvent en fin d’été.
Concrètement, si vous choisissez cette option, je vous conseille une démarche très simple : arroser la zone la veille (ou traiter juste après une pluie), appliquer le produit en soirée, puis arroser légèrement après application pour « rincer » vers le sol. Ensuite, maintenir le sol humide pendant plusieurs jours.
Concernant les champignons entomopathogènes, l’idée est similaire : ils ont besoin de conditions favorables pour s’installer (sol suffisamment humide, températures douces) et ils doivent être placés à l’abri de la lumière, car l’action se fait dans le sol.
Mais même si ces solutions sont relativement sélectives et ne présentent pas de danger direct pour les plantes, elles ont un effet « écosystème » : en tuant en masse les larves, on prive aussi leurs prédateurs naturels d’une partie de leur alimentation. Et des auxiliaires qui ont faim… finissent parfois par aller dîner chez le voisin.
Ne faites pas ça : le gros sel au jardinOn voit parfois ce « conseil » : mettre du gros sel pour éliminer les vers blancs. Oui, ça peut être efficace… mais ça détruit aussi une grande partie de la vie du sol. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Je ne pense pas… Mais vous, qu’en pensez-vous ?
Et la larve de hanneton est-elle un problème dans votre potager naturel ?
Vos commentaires sont utiles pour faire avancer nos connaissances communes… alors n’hésitez pas !
FAQ – larves de hanneton (ver blanc) : comment les limiter ?
Qu’est-ce qu’une larve de hanneton ?
La larve de hanneton, souvent appelée « ver blanc », est une grosse larve blanchâtre à jaunâtre, en forme de « C », avec une tête brune et des pattes bien visibles à l’avant. Elle vit sous terre et se nourrit surtout de racines. Selon l’espèce, elle peut rester plusieurs années dans le sol avant de se transformer en adulte.
Quels dégâts causent les larves de hanneton ?
Les larves de hanneton grignotent les racines : les plantes peuvent jaunir, ralentir, puis parfois flétrir brutalement. Au potager, on le voit notamment sur des salades, fraisiers et légumes racines. Sur la pelouse, elles peuvent provoquer des plaques jaunies, puis des zones qui se dégarnissent.
Comment prévenir l’apparition des larves de hanneton ?
On ne « bloque » pas totalement le hanneton dans un jardin vivant, mais on peut limiter les dégâts en jouant sur l’équilibre du milieu :
- Favoriser les prédateurs naturels (oiseaux, hérissons, taupes, etc.) en travaillant la biodiversité.
- Éviter de rendre le sol très meuble et nu pendant les périodes de ponte (souvent fin juin / début juillet selon les régions).
- Au potager, rester attentif aux plantes qui flétrissent brutalement et intervenir vite.
- Sur la pelouse, éviter la scarification en été et ne pas tondre trop ras.
Comment lutter contre les larves de hanneton ?
La méthode la plus simple, quand on intervient à temps, reste l’action mécanique : dès qu’un plant flétrit, on le déterre et on cherche la larve dans la terre autour des racines (puis on l’éloigne de la zone de culture).
En cas d’infestation importante, des solutions utilisées en bio existent (nématodes entomopathogènes, parfois champignons), mais elles demandent de bonnes conditions pour fonctionner :
- Sol humide avant et après l’application.
- Application plutôt le soir ou par temps couvert (sensibilité aux UV).
- Sol suffisamment doux (souvent à partir d’environ 12 °C, avec de meilleurs résultats quand il fait plus chaud).
- Meilleurs résultats quand les larves sont jeunes (souvent fin d’été).
Comment différencier la larve de hanneton de la cétoine dorée ?
C’est un point essentiel : la larve de cétoine dorée est utile (décomposeuse) et, la plupart du temps, elle se trouve dans le compost ou la matière organique en décomposition. Pour éviter les erreurs, le test le plus parlant est celui du déplacement sur une surface plane.
| Caractéristique | Larve de hanneton | Larve de cétoine dorée |
|---|---|---|
| Lieu typique | Sol avec racines vivantes (potager, pelouse) | Compost, vieux terreau, matières en décomposition |
| Tête | Plus grosse, brune | Plus petite |
| Pattes | Plus longues et visibles | Plus courtes |
| Déplacement (sur surface plane) | Plutôt sur le ventre (ou sur le côté) | Souvent sur le dos |
| Risque pour les cultures | Oui (racines grignotées) | Non (décomposeuse) |
Si vous en trouvez dans le compost, ne les détruisez pas : il s’agit très souvent de larves de cétoines, précieuses au jardin.






Un exemple concret : Quand je trouve un ver blanc qui a croqué les racines d’une salade, je l’écrase et je met une autre salade dans le même trou . Je récolterai une superbe salade sans soucis d’une possible nouvelle attaque.
Bonjour
J’avais un pied de thym magnifique, au printemps, je l’ai trouvé tout sécher!
j’ai déterré le plant et j’ai trouvé un ver blanc au pied! J’ai jeté celui-ci dans la haie mais j’hésite à en mettre un autre au jardin! Pourtant j’en consomme énormément en tisane, je suis asthmatique! Est-ce que cela va se reproduire??
Bonjour Luce,
Je ne suis malheureusement pas devin… Il peut y avoir d’autres larves dans le sol… ou pas… Désolé.
Mais par précaution, je choisirais un autre endroit pour en planter un nouveau (ce qui n’exclut pas non plus totalement de nouveaux dégâts).
C’est l’occasion de vous rappeler que le jardinage inclut des risques (maladies, ravages animaux)… C’est la vie.
Cordialement,
Gilles
C’est bien une larve de hanneton. Elle a bouffé 1/3 de la racine de mon magnifique chamaecyparis obtusa (arbre d’ornement). C’est ma faute. Je l’ai laissé pousser sous une bâche couvre sol. Mon arbre a 20 ans. Que faire? Est il foutu? Cet arbre a une très grosse racine sous la bâche en plastique d’un mini jardin japonais oú se sont épanouies deux graminées devenues énormes. Dois-je aussi enlever la bâche qui la recouvre? Et enlever les pierres qui la cachent? Bref détruire ce décor orienté sud et tres protégé
Bonjour,
J’ai plusieurs larves d’hanneton (et non de cétoine vu les photos présentées dans l’article) dans le pot de mon rince bouteille qui, je ne sais pas si ça vient de leur présence, a les 3/4 de ses feuilles, toutes sèches, tachetées, en train de tomber. Ci-joint une photo, qu’en pensez-vous ?
Bonjour Fabienne,
D’après ce que vous dites, c’est possible… La maladie cryptogamique observée (tâches) serait alors une conséquence (effet secondaire dû à l’affaiblissement de la plante) de l’attaque.
Vous pouvez éliminer les larves et rempoter la plante, après une bonne taille dans un nouveau terreau… Mais si les racines sont sérieusement attaquées, il n’y a à mon avis plus grand chose à faire.
Cordialement,
Gilles
Merci de votre réactivité, je vais voir ça 🤞. Bonne journée
Bonjour, vous écrivez que les envols spectaculaires sont devenus très rares… Je suis bien étonnée : chez moi en sud Gironde au printemps c’est la folie durant 10 jours environ ts les soirs à la même heure 21h-22h c la fooooolie je ne peux sortir de chez moi sans être multi-heurtée par ces insectes au vol lourdeau !!! Mes chats adorent le spectacle et moi je slalome comme je peux… C impressionnant !
Dans mon jardin d’une superficie de 1500m2 , acquis il y a 2 ans (terrain en friche pendant 5 ans avant ça) il y en a littéralement dans chaque M2 de terre, ce n’est pas pour grossir la chose, mais on peu mettre un coup de pelle a n’importe quel endroit on est sur d’en sortir au moins 1 ou 2.
Pourtant les dégâts causés à mes cultures sont extrêmement faibles, 5/6 salades de perdues a cause d’eux sur plus de 200 plantées cette année, 2/3 pieds de pois mange-tout qui ont eu des racines sectionnées et plus de difficulté à pousser, mais sinon ce n’est a mes yeux pas un problème, je pense que la quantité de plantes sauvages sur place leur convient, et qu’ils préfèrent s’en sustenter, en revanche si j’enlève toutes ces zones sauvages, je suis sur que les larves de hanneton deviendrait un gros problème.
Tout ça pour dire que tant qu’il y a de la biodiversité, un équilibre fini toujours par s’installer. Nul besoin de pesticides ou toutes ces choses en « ide », la nature a toujours réussi à s’adapter, elle y arrive aujourd’hui, et elle y arrivera encore demain.
Merci Swann !
Bonjour Gilles le Jardinier Bio j’ai beaucoup de larve dans mes lasagnes potagers et je ne sais pas si ce sont des hannetons ou des cetoines ? Vous pouvez m’aider s’il vous plaît
Bonjour Corinne,
Désolé, je ne suis pas devin… Mais les photos et les descriptions des 2 larves devraient vous permettre de les distinguer.
Cordialement,
Gilles
J’adore les hannetons même si dérangent les envahisseurs humains ,( il faut avoir cet angle de vision )ils étaient là avant nous et longtemps avec nous , jusqu’au moment ou nous avons trop envahis la planète et entré en conflit d’interêts avec les autres vivants , j’adore jardiner j’en ai trouvé dans mon érable et azalee .. je les ai déplacés .. bio et ecologie devraient être appliqués avec le respect de la vie ( le Bio existait depuis l’origine du monde jusqu’à la la création des pesticides ) le respect de tout être vivant mais l’homme veut faire mieux que nature et uniquement a son avantage quand l’univers et la terre sont en éternel recherche de équilibre et sur terre nous l’avons rompus par nos actions
A réfléchir !
Bjr que faire pour mon citronniers qui a des gros vers blancs…
Une petite précision pour distinguer la larve de cétoine de celle du hanneton: la cétoine s déplace sur le dos . Plus moyen de se tromper avec cet indice 😉
Merci Gilles pour ces explications sur les hannetons et les larves de cétoines dorées. Je ne savais pas faire la différence. Je rejette les larves sur la terre quand j’en trouve… Ne risquent-elles pas de retourner dans la terre?… sinon je les donnerai à mes poules…
Anne
Bonjour à tous. Moi aussi, incapable de « tuer », je les « jettes » dans l’espoire qu’elles soient attrapée par prédateurs. est-ce qu’elles retournent en terre?
Bonjour Anne et Michael
Oui, si ils ne sont pas attrapées par leurs prédateurs, les vers blancs vont essayer de retourner dans la terre… et y parviendront si celle-ci est assez meuble.
Ho ca va je pense que la terre du voisin est bien tassée 😀
Je rigole. c’est pas les prédateurs qui les font disparaitres alors.. 🙁
C’est pas sympa de tout envoyer chez le voisin… moi je n’envoie que les limaces !
Mais si, il est tout à fait possible que les prédateurs s’en chargent… mais il est aussi possible que les larves pénètrent dans le sol avant d’être capturées… il faudrait installer une caméra pour voir ce qu’il se passe réellement…
bonjour gilles….les insectes causent des dégàts énorme dans mon potager alors il faut trouver une solution ou les piéger ,chez nous en jette les peaux de mouton chaque année ,et en enfouissant la laine arracher de la peau très énergique pour la végétation et une disparition des vert blanc . merci
Bonsoir à vous,
En récupérant la terre de mon compost, j’ai découvert une bonne vingtaine de larves de hanneton … je les ai mis dans le gros tas de bois mort, écorce, où vivent 5 capricones rhinocéros .
😕 j’espère ne pas en avoir oublié car la terre a été mise au potager …
Quand aux tipules, j’en ai vu énormément ces 2 derniers mois, surtout accouplés, mais ne connaissais pas les ravages de leurs larves 😮
Bonjour Marie-Alix,
Dans le compost, ce serait probablement des larves de Cetoine, très utiles. Vérifier sur internet les différences entre ces 2 larves qui se ressemblent.
Bonjour Henri,
Il se trouve que je présente les différences (avec photo) entre larves de cétoine et de hanneton dans cet article même (la longueur des pattes, courtes chez le cétoine et longues pour le hanneton, étant particulièrement significatives)… donc pas besoin d’aller chercher bien loin.
Cordialement,
Gilles
les larves de hannetons attirent d’autres animaux qui font beaucoup de dégats je veux parler des blaireaux .Ma pelouse fraichement refaite n’est plus qu’un champ de labour,alors il faut que je choisisse.
Bonjour et merci Gilles pour ces échanges utiles.
Pour ma part, dans mon potager familial, je trouve quelques larves de hanneton mais plus souvent celles de cétoines que je garde précieusement. Quand on a pris le temps de les observer, on arrive facilement à faire la différence entre les deux et conserver les cétoines est important effectivement.
J’ai constaté aussi, comme le dit Marc, plus de larves de tipules cette année et je trouve régulièrement des louvettes ou hépiales, encore ce matin.
Pratiquant le couvert permanent, les limaces sont très nombreuses (les minuscules noires par centaines surtout cette année et quelques moyennes beiges), par contre pas de grosses oranges cette année. Alors, je sème des salades régulièrement et comme j’en ai toujours trop, j’en plante partout, dans les moindres espaces. J’ai donc du « rab » pour fournir les limaces et je détecte les larves de louvettes dès l’attaque pour les éliminer manuellement.
Bien sûr, je ne suis pas contraint par des impératifs économiques comme Marc et je me garderai bien de juger d’autres pratiques…
Bon jardinage à tous et un bel été.
Gilles
Bonjour,
Je trouve des vers blancs de temps en temps dans mon potager.
Mais, dans le même temps, il y a, autour de chez moi, des chevêches d’athena dont les hannetons sont une des principales nourritures. Je le constate en examinant les pelotes de réjection de ces rapaces.
J’ai donc choisi, je laisse les vers blancs tranquilles.
Et les chouettes font leur travail
J’avais rentré du fumier de cheval à l’automme et lorsque j’ai voulu l’épandre au printemps, j’ai remarqué la présence de vers de hanneton. Je les ai récupérés et mis au compost. Le résultat de leur travail dans le compost à été impressionnant, le compost est devenu terreau en peu de temps et il est facile de separer les vers.
Ne s’agit-il pas plutôt de larves de cétoines justement ?
Je suis maraicher en AB, mes cultures sont donc mon moyen de subsistance. Je n’ai pas à me plaindre des hannetons. S’il y a dégât par le taupin c’est très marginal. En revanche comme je travail presque exclusivement en non travail du sol j’utilise beaucoup de paillage ( paille / engrais vert ) je suis obligé d’utiliser du produit anti limace. Et cette année j’ai eu la très grande surprise de constater une surpopulation de tipules ! Ils dévastaient 75% de mes plantations en quelque jours… Alors dans ces deux cas la pérennité de mon exploitation est mise en jeu, je dois donc faire appel soit a l’orthophosphate de fer, soit à la lutte biologique avec les nématodes.
Bonjour, pardon mais c’est quoi « les stipules » ?
Bonjour Michel
Tipules, pas stipules…
C’est le cousin, dont la larve peut causer des dégâts… voyez ici par exemple : https://www.terrevivante.org/355-les-larves-de-tipules.htm
Bonjour Marc,
Merci pour votre témoignage… qui démontre là les limites du non-travail du sol…
Le couvert permanent n’est peut-être finalement pas aussi bénéfique que ce que l’on veut parfois nous dire : d’un côté on favorise la vie dans le sol… et de l’autre il faut traiter… et donc au final nuire à la vie…
Et cela concerne aussi les jardiniers qui veulent nourrir leurs familles avec les légumes du jardin (même si l’enjeu est quand même moindre que pour un maraîcher).
Alors, le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
Chez moi, les planches en couvert permanent sont réservées à l’implantation de plants déjà bien développés… et, après quelques tentatives désastreuses sur plusieurs années (limaces et rongeurs principalement) je suis revenu au travail du sol (Campagnole et Grelinette) pour les semis directs ou les salades (je paille seulement lorsque les plants sont déjà développés et le sol suffisamment réchauffé)… Alors, certes, professionnellement, avec une surface conséquente, travailler à la Campagnole représente un sacré boulot…
Mais ceci me donne l’idée d’un article…
Bonne continuation,
Gilles
Bonjour Gilles,
»Potageur » depuis seulement 3 ans, j’ai été envahi de limaces l’an dernier après avoir laissé en place (et en permanence) le BRF et autre paillis de tonte et de feuilles mortes.
Impossible de faire pousser une salade, replantation intégrale de tous mes plants de courgettes après que les premiers furent tous dévorés…
Cette année je l’ai retiré intégralement en fin d’hiver, d’une part pour laisser la terre se réchauffer et également pour éviter le problème des limaces. Je remets le paillage uniquement lorsque les plants ont bien démarré.
Résultat spectaculaire : pas une limace en vue !
Pourvu que ça dure 😉
Bonjour, Cette année, contrairement à l’an dernier, mon petit potager (30 m2) été envahi par les taupins (j’ai perdu 9 salades sur 12) et je viens de découvrir beaucoup de larves de hannetons, parfait pour les oiseaux
Excellent document, qui répond à mes interrogations. Je comprend maintenant pourquoi mon papa faisait « disparaître » ce genre de bestiole.