Les doryphores sont une véritable plaie pour les jardiniers qui cultivent des pommes de terre ou des aubergines.
Ce coléoptère est en effet capable de ravager une plantation entière de pommes de terre ou d’aubergines en quelques jours.
Alors, ceux et celles qui me suivent régulièrement connaissent ma réticence à tuer un insecte ou tout autre animal, quel que soit son degré de « nuisibilité ». On s’engage alors dans une lutte sans fin, contre-nature.
Pourtant, dans mon potager naturel, s’il y a bien un insecte pour lequel je déroge sans trop d’états d’âme à cette règle, c’est bien celui dont nous parlons ici.
Plutôt que de dégainer des produits « bio » qui restent des insecticides et perturbent la biodiversité du potager, ou de s’en remettre aux remèdes miracles répétés un peu partout, j’ai mis au point une méthode naturelle, simple et complète, testée sur plus de 1000 m² de cultures. Depuis 2016, je n’ai plus jamais vu un seul doryphore dans mon potager.
Dans cet article, je vous explique pas à pas comment j’y suis parvenu, afin que vous puissiez, vous aussi, protéger vos pommes de terre sans produits chimiques.
Pourquoi éliminer les doryphores ?
- Cet insecte n’est pas indigène dans nos contrées. Il est arrivé de manière accidentelle et, de ce fait, a peu de prédateurs naturels ;
- Ses larves peuvent totalement détruire une plantation de pommes de terre ou d’aubergines en très peu de temps ;
- Leur destruction est légalement obligatoire !
Mieux connaître le doryphore pour le combattre plus efficacement
Originaire d’Amérique et importé accidentellement en Europe dans les années 1920 (dans la région bordelaise, semble-t-il), le doryphore de la pomme de terre (Leptinotarsa decemlineata de son nom scientifique) est un coléoptère (mesurant environ 10 mm à l’âge adulte) qui s’est rapidement étendu à toutes la France (dans les années 40).
Il se nourrit exclusivement de plantes de la famille des solanacées (en particulier les pommes de terre et les aubergines) dont il dévore les feuilles. Les larves sont particulièrement voraces et peuvent ravager une culture de pommes de terre en très peu de temps.
Les populations peuvent devenir très importantes lors de printemps particulièrement chauds.
Cycles de vie du doryphore
Les adultes passent l’hiver en hibernation dans le sol et sortent au printemps dès que la température dépasse 9°C.

La femelle pond rapidement – une semaine ou deux après sa sortie – en déposant ses œufs sous les feuilles par amas d’au moins 30 œufs. Les larves éclosent environ une semaine plus tard et s’attaquent tout de suite voracement aux feuilles.
Ces larves opéreront plusieurs nymphoses avant de devenir adultes. Adultes qui s’enfonceront à leur tour dans le sol en été pour ressortir au printemps suivant…
Une menace réelle
Bien que pratiquement éradiqué dans les régions subissant le plus de traitements chimiques des cultures, le doryphore demeure très présent, en particulier lorsque le printemps est chaud, dans les contrées mieux préservées, comme en Dordogne…
On observe par ailleurs un regain d’activité important depuis quelques années. Sans doute une autre conséquence du réchauffement climatique.
Les larves, beaucoup plus voraces que les adultes, peuvent ainsi détruire presque totalement une culture de pommes de terre.
Contrairement à ce que pensent de nombreux jardiniers (et ce fut longtemps mon cas…), il est tout à fait possible de se débarrasser naturellement de ce ravageur.
Voyons donc les principales techniques de lutte biologique :
Les traitements naturels contre les doryphores
Il existe des traitements dits « bio » contre les doryphores. Ils peuvent être efficaces, mais restent des insecticides, avec des conséquences sur la petite faune du jardin.
Les insecticides à base de pyrèthre, par exemple, détruisent les adultes. Ils n’épargnent cependant pas les autres insectes qui passent par là, y compris des auxiliaires précieux.
Un autre produit, à base de Spinosad (une bactérie naturelle), a également vu le jour (voyez par exemple ici). Il est apparemment efficace contre les larves et les jeunes adultes, mais son action reste large et il touche lui aussi d’autres organismes.
Pour ma part, je me refuse donc complètement à utiliser ces produits de traitement, fussent-ils d’origine naturelle. Ils vont à l’encontre de l’équilibre que je cherche à installer au potager.
Les larves peuvent aussi être détruites par un insecticide naturel, le Bacillus thuringiensis. Il existait un produit spécifique pour les larves de doryphores (BT Novodor), mais il ne semble plus commercialisé aujourd’hui. Il m’est arrivé, par le passé, d’en pulvériser (avec succès) sur mes pommes de terre en situation particulièrement critique.
Les BT étant sensibles aux ultra-violets, les traitements doivent être effectués en fin de journée pour rester efficaces.
Même si ce type de produit est plus sélectif et pose moins de problèmes sur la faune auxiliaire, je préfère désormais m’en passer et compter sur un plan d’action global qui respecte mieux la biodiversité.
Les poules
Vous avez des poules ? Lâchez-les au potager avant la mise en place des cultures.
Elles gratteront le sol à la recherche de nourriture.
Les indésirables, dont les doryphores seront ainsi en grande partie éliminés.
Les plantes répulsives
Certaines plantes (tanaisie, lin, haricots, souci, ricin*, ail ou encore raifort…) ont pour réputation de repousser le doryphore et peuvent donc être cultivées en association avec les pommes de terre et les aubergines.
Mais, si ces associations peuvent s’avérer efficaces tant que ces charmantes petites bêtes n’ont pas encore élu domicile dans votre potager, elles seront vaines dans le cas contraire…
Par contre, le datura semble réellement efficace, sans doute grâce à son odeur très puissante, pour l’éloigner. Mais cette plante est extrêmement toxique (D’ailleurs, les agriculteurs ont pour obligation de l’éliminer) et de plus très envahissante. Dès lors est-ce bien raisonnable d’en mettre dans son potager ?
*Lorsque j’ai débuté, je fertilisais mes cultures de pommes de terre avec du tourteau de ricin. Mais ce produit est hautement toxique pour nos animaux domestiques (les chats et chiens en raffolent) et autres petits mammifères. Bien que mes cultures étaient alors préservées, sans doute de ce fait, des ravages du doryphore, j’ai donc décidé de ne plus en utiliser.
Bicarbonate de soude et autres « remèdes miracles »On lit souvent qu’il suffirait de pulvériser du bicarbonate de soude pour se débarrasser des doryphores, ou d’appliquer quelques « remèdes de grand-mère » censés tout régler.
À ce jour, je n’ai trouvé aucune étude sérieuse montrant une efficacité spécifique de ces méthodes contre le doryphore. Le bicarbonate est surtout intéressant comme fongicide doux (oïdium, mildiou…), mais rien ne permet d’affirmer qu’il protège vos pommes de terre de ce coléoptère coriace.
Plutôt que de miser sur un « remède miracle », je vous propose donc plus bas un plan d’action complet, testé sur plus de 1000 m² de pommes de terre, qui m’a permis d’éliminer durablement les doryphores de mon potager.
Pourquoi ces traitements naturels ne suffisent pas
Je ne vais pas vous mentir…
Les méthodes et traitements naturels qui précèdent sont soit insuffisants, soit nocifs pour la biodiversité.
Il m’a donc fallu trouver d’autres solutions.
Et, en associant différentes actions que je vais vous présenter maintenant, j’ai finalement pu venir à bout des doryphores.
C’était en 2016. Je n’ai plus jamais vu un seul doryphore dans mon jardin depuis !
Comment je me suis débarrassé définitivement des doryphores, et comment vous pouvez en faire autant ?
Préservez la biodiversité
Je le répète : le doryphore n’est pas indigène dans nos contrées. Ses prédateurs naturels sont donc peu nombreux et peinent à le réguler seuls.

Néanmoins, les coccinelles, les carabes ou encore certaines guêpes se nourrissent volontiers de ses larves. J’ai souvent observé ces insectes en plein repas sur mes rangs de pommes de terre.
La présence de l’un de ces auxiliaires sur vos cultures doit d’ailleurs vous inciter à regarder de plus près. Il se pourrait bien que le doryphore ne soit pas très loin…
Il est donc essentiel de favoriser leur présence, en préservant par exemple des zones plus sauvages en bordure et même au sein de votre potager.
La biodiversité est une excellente protection face à de nombreux indésirables. En revanche, pour le doryphore, elle reste clairement insuffisante.
Il faut donc compléter cette approche par un processus d’élimination systématique plus complet.
Arrachez les repousses de pommes de terre de la saison précédente
Lorsqu’ils sortent du sol au printemps, les doryphores n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent (façon de parler, car je ne pense pas qu’ils en aient), sauf les repousses spontanées d’une culture de pommes de terre de l’année précédente.
En éliminant systématiquement ces plants, vous les privez dès le départ de leur nourriture favorite.
Les traitements au Doryphora 30 CH (mode d’emploi)
Un grand merci à Claude pour sa recette partagée en commentaire en bas de cet article !
Appliquez ensuite des traitements préventifs homéopathiques, avec pour objectif principal de repousser les adultes mais aussi les éventuelles larves.
Voici comment opérer :
- Procurez-vous en pharmacie homéopathique DORYPHORA – 30 CH (c’est l’équivalent de la D8 de Maria Thun)
- Mettez 5 granules par litre d’eau et laissez dissoudre (plusieurs heures)
- Agitez pendant 1 minute (dynamisation)
- Diluez au 1/10° puis agiter pendant 1 minute (on obtient donc 10 litres de préparation)
- Pulvérisez le matin (ciel voilé) sur les pommes de terre et aubergines ainsi qu’aux alentours et ce dès la sortie des premières pousses
- Renouvelez l’opération après chaque pluie et au moins tous les 15 jours
Le premier traitement est le plus important car les doryphores sortent de terre en même temps que les pommes de terre.
Le traitement éloigne les adultes qui ne viennent pas pondre.
Si les larves sont déjà présentes, avec ce traitement, on voit la plupart des petites bêtes rouges fuir hors du champs.
Faute de pommes de terre, le doryphore adulte s’attaquera parfois aux carottes ou d’autres plantes sauvages, sans pouvoir vraiment se reproduire.
Mais ces traitements préventifs seuls ne seront sans doute encore pas suffisants…
Le ramassage systématique des doryphores adultes (et larves)

Malgré les traitements homéopathiques promulgués auparavant, ma visite quotidienne de ma parcelle de pommes de terre me faisait découvrir chaque jour quelques doryphores adultes, voire des larves.
Il est donc impératif d’éliminer immédiatement ces indésirables avant qu’ils ne pondent.
Différentes méthodes sont possibles : l’écrasement radical avec les doigts… mais ce n’est pas très ragoutant ; aussi les plus sensibles auront à la main un récipient rempli d’eau dans lequel ils noieront les doryphores.
Mais évidemment, lorsque je trouvais un adulte, j’inspectais également le feuillage du plant sur lequel j’avais trouvé l’intrus, mais aussi ceux alentour.
Il n’était en effet pas rare de trouver alors quelques pontes récentes… que j’éliminais avec les doigts.
Mais quelques doryphores peuvent malgré tout échapper à notre vigilance… il faut donc aller encore plus loin…
L’inspection du dessous des feuilles
Le but de cette inspection minutieuse est d’éliminer tous les œufs de doryphores avant qu’ils n’éclosent.
Sachant que les œufs mettent en moyenne une semaine pour éclore et que ce travail de recherche est très fastidieux (d’autant plus quand le feuillage est déjà bien développé), j’ai divisé ma parcelle de pommes de terre en 6 tranches.
Mais attention, les œufs de coccinelles (plutôt pointus au sommet) peuvent être facilement confondus avec ceux de doryphores (sommet plus arrondi)…


Chaque jour (sauf le dimanche), j’inspectais donc ainsi seulement 1/6ème de ma culture de pommes de terre. Mais chaque semaine (donc le temps d’éclosion) tous les plants étaient donc scrutés de près.
Et les œufs et les éventuelles larves encore présentes sous les feuilles étaient détruits sans plus de pitié…
Ne confondez pas doryphores et coccinellesLors de l’inspection du dessous des feuilles, ne confondez pas les larves de doryphores et les nymphes de coccinelles en fin de mue. Éliminer ces dernières serait vraiment dommage…
Les larves de doryphores ont des points noirs sur les côtés, mais pas sur le dos. Les nymphes de coccinelles, elles, présentent des points noirs sur le dos (et parfois aussi sur les côtés, selon les espèces).
En cas de doute, prenez le temps d’observer quelques secondes ou de comparer avec des photos avant d’écraser quoi que ce soit.


La dernière année pendant laquelle j’ai vu des doryphores (car oui, je n’en vois maintenant plus aucun !), bien que ramassant quotidiennement les adultes, je nettoyais environ une dizaine de foyer d’œufs par semaine, ceci sur une surface totale de 1000 m² environ de pommes de terre.
Cette inspection s’avérait donc nécessaire. Car si j’avais laisser faire, les larves auraient pu éclore en nombre… et là, cela serait devenu beaucoup plus difficilement gérable !
Les traitements à la consoude
J’appliquais également des traitements au purin de consoude, à l’origine non pour chasser les doryphores, mais dans l’objectif de renforcer mes cultures et de les fertiliser (la consoude est très riche en potasse, un élément utile notamment au grossissement des tubercules).
Mais force était alors de constater que les jours suivants un traitement à la consoude, je ne trouvais pas d’adultes de doryphore. Ceci s’explique sans doute par une certaine odeur un peu répulsive…
Toujours est-il que j’incorpore donc ce traitement à ma panoplie d’actions anti-doryphores.
- Préservez la biodiversité au sein de votre potager
- En début de saison, arrachez les repousses spontanées de cultures de pommes de terre de l’année précédente
- Traitez préventivement au Doryphora 30 CH, ce dès les premières levées puis répétez l’opération après chaque pluie et sinon au moins tous les 15 jours
- Tous les jours, faites le tour de vos plantations de pommes de terre et d’aubergines en éliminant systématiquement les adultes et larves que vous verrez. Profitez-en pour inspecter le dessous des plantes sur lesquelles vous aurez découvert un doryphore, mais aussi celles alentour
- Une fois par semaine (ou tous les jours en établissant un plan de rotation), inspectez minutieusement sous les feuilles et éliminez les colonies d’œufs qui s’y trouvent
- Complétez ce plan par des traitements réguliers à la consoude
Récapitulatif de mon plan anti-doryphores
| Étape | Action | Période clé | Objectif |
|---|---|---|---|
| 1 | Préserver la biodiversité (haies, zones sauvages, refuges) | Toute l’année | Installer et maintenir les auxiliaires qui mangent les larves |
| 2 | Arracher les repousses de pommes de terre de l’année précédente | Début de printemps | Priver les premiers adultes de leur nourriture dès la sortie de terre |
| 3 | Mettre en place les traitements préventifs au Doryphora 30 CH | À partir des premières levées, puis après chaque pluie | Repousser les adultes pour limiter la ponte dans la parcelle |
| 4 | Ramasser systématiquement adultes et larves sur les plants | Chaque jour pendant la période de risque | Éviter que les adultes ne pondent et limiter la pression de larves |
| 5 | Inspecter le dessous des feuilles et détruire les œufs | Au moins une fois par semaine | Casser le cycle en éliminant les foyers avant l’éclosion |
| 6 | Renforcer les cultures avec des traitements à la consoude | En cours de saison | Fortifier les pommes de terre et contribuer à repousser les adultes |
Si vous êtes arrivé-e jusqu’ici, vous l’aurez compris : le doryphore est un adversaire redoutable, mais il n’a rien d’invincible. Ce coléoptère peut faire des dégâts impressionnants, pourtant il reste gérable dès lors que l’on combine observation, prévention et quelques gestes réguliers au jardin.
La méthode que je vous propose repose sur plusieurs piliers : préserver la biodiversité, supprimer les repousses de pommes de terre de l’année précédente, intervenir tôt avec des traitements préventifs adaptés, ramasser adultes et larves dès leur apparition, traquer les œufs sous les feuilles et renforcer les plantes avec, par exemple, des préparations à base de consoude. Pris séparément, ces gestes peuvent sembler modestes ; mis bout à bout, ils font toute la différence.
Sur mon propre potager, il m’a fallu deux saisons pour venir totalement à bout des doryphores sur environ 1000 m² de cultures. C’est beaucoup de régularité, un peu de patience, mais aucune potion miracle ni insecticide de synthèse. Sur quelques dizaines de mètres carrés, avec une vraie vigilance au bon moment, vous avez toutes les chances d’obtenir des résultats encore plus rapides.
Au-delà du cas du doryphore, cette approche s’inscrit dans une vision plus globale du potager : un lieu vivant, où l’on cherche à favoriser les auxiliaires, à préserver la biodiversité et à intervenir le plus légèrement possible. Chaque fois que nous renonçons à un insecticide, même « bio », nous laissons un peu plus de place aux équilibres naturels.
En agissant ainsi, j’ai totalement éliminé le problème des doryphores dans mon jardin. Et je suis convaincu qu’en respectant scrupuleusement ce plan d’action, vous pourrez, vous aussi, ranger ce ravageur dans la catégorie des mauvais souvenirs plutôt que dans celle des fatalités.
Et vous, comment réagissez-vous face à une attaque de doryphores ? Connaissez-vous d’autres techniques naturelles efficaces que vous avez testées dans votre potager ? N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire : elles aideront sans doute d’autres jardiniers à mieux vivre avec — ou sans — ces fameux doryphores.
Bon courage !
Questions fréquentes sur les doryphores
Comment reconnaître les doryphores aux différents stades ?
L’adulte est un coléoptère jaune orangé avec des bandes noires sur le dos. Les œufs, jaunes à orangés, sont pondus en amas sous les feuilles de pommes de terre ou d’aubergines. Les larves sont rouges ou orangées, avec des points noirs sur les côtés mais pas sur le dos, à distinguer des larves et nymphes de coccinelles.
Le bicarbonate de soude est-il efficace contre les doryphores ?
Je n’ai trouvé aucune étude sérieuse montrant une efficacité spécifique du bicarbonate de soude contre les doryphores. Cette substance est surtout utilisée comme fongicide doux (oïdium, mildiou), pas comme insecticide ciblé. Mieux vaut donc ne pas compter sur cette méthode et mettre en place un plan d’action complet : surveillance, ramassage, destruction des œufs et renforcement des cultures.
Peut-on manger les pommes de terre après une attaque de doryphores ?
En général, oui : les doryphores s’attaquent surtout aux feuilles et aux tiges, pas directement aux tubercules. Les pommes de terre restent consommables si les plantes ont été simplement défoliées. Comme toujours, éliminez les parties abîmées ou pourries à la récolte et ne consommez pas les parties aériennes, naturellement toxiques chez la pomme de terre.
Que faire si la culture est déjà fortement envahie ?
Si la pression est forte, commencez par un ramassage intensif des adultes, des larves et des œufs, au moins une fois par jour. Sur les plants trop attaqués, il peut être plus efficace de les arracher et de les sortir du potager plutôt que d’essayer de tout sauver. Ensuite, renforcez les plantes restantes (par exemple avec des traitements à la consoude) et maintenez une surveillance très régulière.
Les insecticides « bio » sont-ils une bonne solution contre les doryphores ?
Certains insecticides à base de pyrèthre, de Spinosad ou de Bacillus thuringiensis peuvent être efficaces, mais ils restent des insecticides, avec des impacts sur d’autres insectes parfois utiles. Dans un potager naturel, je préfère les réserver aux situations vraiment extrêmes et privilégier d’abord la biodiversité, le ramassage manuel, l’inspection du dessous des feuilles et la destruction des œufs.
Comment limiter le retour des doryphores d’une année sur l’autre ?
Les adultes passent l’hiver dans le sol. Pour limiter leur retour, arrachez les repousses de pommes de terre de l’année précédente, surveillez de près les premières levées et intervenez rapidement dès les premiers individus observés. Combiné au ramassage, à l’inspection des œufs et au renforcement des cultures, ce suivi régulier permet de faire baisser fortement la pression d’une année sur l’autre.






Bonjour Gilles.
J’habite dans le NOORD, au delà de la frontière, en Belgique, Haute Ardenne.
Les doryphores sont apparus dans mes pommes de terre en y faisant de sérieux dégâts, il y a déjà quelques années. J’ai donc essayé plusieurs “trucs”.
La récolte, tant des adultes que des larves, est assez harassante et surtout abîme les fanes. Les larves tombées remontent très facilement jusqu’aux feuilles ; jetées dans du vinaigre, elles meurent très rapidement.
L’insecte passe l’hiver, enterré, à l’état adulte ; même les grands froids (plusieurs nuits à -20°) ne peuvent l’éliminer.
La manière radicale pour les faire disparaître, tout à fait écologique (aucun produit de synthèse depuis les 27 ans de mon potager), est l’utilisation de l’homéopathie.
Doryphora 30 CH (granules).
Faire fondre 5 granules dans de l’eau de pluie (de préférence) ou de puits. La fonte peut prendre un certain temps, plusieurs heures.
Agiter pendant 1 minute (dynamisation).
Diluer à 1/10 ième et agiter pendant 1 minute.
Verser dans le pulvérisateur.
Traiter par temps calme et couvert.
Traiter dès l’apparition des feuilles des patates.
Répéter tous les matins, jusqu’à la disparition des doryphores. 3 pulvérisations suffisent.
Le traitement éloigne les adultes qui ne viennent pas pondre.
Si les larves sont déjà présentes, avec ce traitement, on voit la plupart des petites bêtes rouges fuir hors du champs (spectaculaire).
Faute de patates, le doryphore adulte s’attaquera parfois aux carottes ou d’autres plantes sauvages, sans pouvoir vraiment se reproduire.
La tomate lui plait aussi ; c’est une solanacée comme la pomme de terre ou la douce amère…
Naturellement, Claude.
Bonsoir Claude,
Merci infiniment pour ce partage. J’ignorais l’existence de cette préparation homéopathique.
Je note donc la technique et la testerai l’année prochaine…
A bientôt,
Gilles
Bonjour à vous tous, jardiniers de toutes plantes
Je cultive un jardin partagé avec une dizaine de jardiniers. Nous serions partisans de cette solution homéopathique, nous avons cependant plusieurs interrogations suite à l’utilisation de “Doryphora 30 CH (granules)” pour faire fuir les doryphores.
Si je reprend les explications:
1) “Faire fondre 5 granules dans de l’eau de pluie (de préférence) ou de puits. La fonte peut prendre un certain temps, plusieurs heures.”
–> quelle quantité d’eau pour 5 granules? 1 fond de verre ou 1 L d’eau, 10L?
–> quelle surface de patates est couverte par la dilution de ces 5 granules?
2) “Traiter par temps calme et couvert”
“Traiter dès l’apparition des feuilles des patates”
“Répéter tous les matins, jusqu’à la disparition des doryphores”
–> C’est pas très clair : faut il appliquer la solution dès l’apparition des feuilles (vierges de doryphores), ou bien est-ce lors de l’apparition des doryphores sur les feuilles? (ce qui ne correspond pas du tout à la même période)
–> En lisant tout ça je me dis que c’est au moins aussi lourd que le ramassage, sinon +!
3) “Tous les matins”
“Par temps calme et couvert”
-> Ces conditions météo ne sont malheureusement pas en place tous les matins!
4) “3 pulvérisations suffisent”
–> Toujours pas très clair au niveau de la mise en oeuvre : “3 pulvé” ou “tous les matins”??
5)”Le traitement éloigne les adultes qui ne viennent pas pondre.
Si les larves sont déjà présentes, avec ce traitement, on voit la plupart des petites bêtes rouges fuir hors du champs (spectaculaire).”
–> Ah là c’est sûr que ça fait envie!! 🙂
6) Dans le cas ou vous seriez en mesure de répondre à toutes ces questions, ou pourrait-on se procurer cette solution homéopathique?
Merci pour les précisions que vous pourrez apporter et le temps que vous y consacrerez
BIORAF
Bonjour Bioraf !
Voici ce que j’ai pu trouver sur le net (source : site n’existant plus), ça me semble en effet un peu plus clair :
– Se procurer en pharmacie homéopathique DORYPHORA – 30 CH. ( c’est l’équivalent de la D8 de Maria Thun )
· Mettre 5 granules par litre d’eau et laisser dissoudre.
· Agiter pendant 1 minute (dynamisation).
· Diluer au 1/10° puis agiter pendant 1 minute. (on obtient donc 10 litres de préparation)
· Pulvériser sur pommes de terre et terrain environnant.
· Renouveler l’opération tous les 15 jours ou après la pluie.
· Le premier traitement est le plus important car les doryphores sortent de terre en même temps que les pommes de terre.
Voilà, moi en tout cas, je teste ça cette année…affaire à suivre !
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles,
merci pour cette recherche apportant quelques précisions d’utilisation
Je vais consulter mon groupe de jardinier et pourquoi pas essayer cette solution sur une partie des pommes de terre, de manière à constater de l’efficacité sur une zone traitée par rapport à une zone qui ne le serait pas
Merci de nous tenir informé des résultats, je ne manquerais pas d’en faire autant!
Bonne saison, avec ce beau temps, ça commence fort!
Bonjour.
Avec cet hiver doux, nous aurions tendance à commencer tôt nos travaux de jardinage.
Donc, une certaine fébrilité nous fait vibrer.
Gilles (le jardinier Bio) a bien repris les consignes, et son commentaire est correct.
Pour compléter et rassurer un maximum BIORAF :
1) Pour respecter la concentration (même si elle est homéopathique) la fonte des 5 granules se fait dans 1 litre d’eau (de pluie ou de puits : eau vivante).
Puis, on rediluera cette préparation dans 10 litres (moi, mon pulvérisateur fait 5 litres, donc je dilue 1/2 litre de préparation dans les 5 litres) et on pulvérise.
2) Il faut traiter dès l’apparition des 2 premières feuilles, sans attendre de voir de doryphores. De cette manière, on éloigne les insectes (même si ils étaient déjà présents dans le sol durant l’hiver) dès leur sortie. 2 feuilles à traiter, c’est vite fait et on couvre, avec 10 litres, une sacrée surface.
Si on doit pulvériser parce qu’on a trouvé des larves sur des plants de patates déjà bien développés, il va falloir et du temps, et du produit (traiter le feuillage recto verso) ; ça marche, mais c’est beaucoup plus fastidieux.
Et des granules, dans le petit tube, il y en a 240…
Par expérience, je traite 3 fois (1 cycle) ; sans attendre de voir de doryphores (j’en ai eu trop souvent), et ça suffit.
C’est beaucoup moins difficile que de ramasser les insectes adultes ; pour les larves ou les oeufs, c’est encore bien pire…
3) “Le matin, par temps calme et couvert.” Comme pour toute pulvérisation, pour éviter le lessivage par la pluie, la dispersion trop importante par le vent, les brûlures par le soleil (effet loupe des gouttes d’eau), l’excès de rosée.
En traitant les toutes petites feuilles sortant du sol, on évite presque toutes ces contraintes. 3 matins successifs suffisent (1 cycle).
4) Pour voir fuir les grosses larves, il faut avoir tardé à faire le traitement (ce qui m’est arrivé lors de mes débuts dans cette technique ; maintenant je traite suffisamment tôt).
Le doryphore reste un très joli insecte, mais que de dégâts ; à croire qu’il n’a pas de prédateur…
Bonne récolte.
Claude.
Merci beaucoup Gilles pour ce forum et ta réponse.
Merci Claude pour ces précisions qui me conforte dans la démarche à suivre.
Je vous donnerais des nouvelles
BIORAF
Merci beaucoup pour tous ces renseignements. Gilles n a plus de doryphores après 2 années de traitement…et vous, vous continuez d’en avoir tous les ans. Nous venons juste de trouver des doryphores. Nous allons malgré tout tester votre traitement et l’année prochaine nous débuterons le traitement des la culture commencée. J ai bien pris notes de toutes vos informations. Merci beaucoup
Bonjour Claude,
Combien de temps peut on conserver la préparation avant dilution ?
Je vais commencer pour la première fois ce traitement.
Merci
Florence
Bonjour,
je reviens vous donner quelques nouvelles concernant le traitement homéopathique
Nous n’avons malheureusement pas pu traiter toutes les patates dès l’apparition des feuilles (le climat en a décidé ainsi!)
Malgré cela, les premiers résultats sont encourageants, les doryphores ont l’air moins présents que les années précédentes pour le moment.
Les pommes de terres sont déjà a un stade bien avancé et je n’ai pu effectuer qu’un cycle, je vais essayé un nouveau cycle car il était conseillé d’en faire 1 tout les 15j…cela fait un mois que je n’ai pu pulvérisé…
Donc, étant donné le peu de rigueur que j’ai pu appliqué pour ce premier essai, nous ramassons les doryphores régulièrement, sans parler d’invasion pour le moment.
J’espère pouvoir réiterer l’expérience la saison prochaine
L’efficacité du traitement semble être au rendez-vous, les plants sont magnifiques et déjà en fleurs!
Bonjour, je suis au Québec.J’ai passé des heures à chercher le Doryphora-30ch??? C’est embêtant car c’est le même nom que l’insecte qu’on veut prévenir??
Le principe de l’homéopathie est de traiter le mal par le mal, en administrant un produit qui à forte dose, provoque le symptôme. Donc Doryphora est une dilution de doryphores qui imprègne les granules. C’est Boiron qui fabrique.
Bonjour Claude, j’ai acheté du Doryphora 30 ch cette année! Dans quel volume tu fais fondre les granules? Merci
La réponse est juste au dessus Zicorat…
Merci, j’étais resté sur le com d’aout 2013!
Je voudrais savoir dans quelle quantité d’eau faire fondre les granule de doryphora.
Merci d’avance.
MLPJ
Bonjour,
Combien de granules pour 5 litres d’eau dans le pulvérisateur,
je produis les légumes pour la famille en bio avec un cheval de trait,voir la page FACEBOOK”PENSEE de LE HAMEL”
Pour le mildiou,j’utilisais la bouillie bordelaise mais, je vais essayer le bicarbonate de soude sur 5 rangs.
Merci.
Merci pour vos conseils, car c’ une vraie calamité ces doryphores, je vais tester votre méthode mais je pars 3 semaines en juillet que faire sur cette période
Bonjour, je lis votre explication sur la lutte contre les doryphores avec un grand intérêt, certains plans de patates sont couverts de larves que j’ai détruites à la main sans état d’âme !! J’ai pulvérisé de la terre de diatomée (problème très coûteux) ; j’ignore si cela sera efficace.
Ou peut on se procurer les granules de doryphorea 30 ch ;
Quelles quantités sont nécessaires ? Quelle est la fréquence du traitement ?
Merci de vos réponses
Cordialement
Bonjour,
En pharmacie… il faut qu’ils commandent auprès du laboratoire boiron car c’est une préparation…
Pour l’instant j’en ai mis… il y des doryphores mais moins on dirait…
combien d’eau pour 5 granules ??merci d’avance
Bonjour,
Merci pour ce conseil .Dans quelle quantité d’eau de pluie mettez vous les granules?
Cordialement
S.Latour
la réponse figure juste un peu plus haut…
madame 5 granules dans combien d’eau?
diluer i/10ème donc 10x plus
l’homéopathie comme insecticide? puisqu(i n’y a aucune trace de la moindre substance avec une dilution a 30ch, votre truc serait de pulvériser de l’eau sucré sur les plante… je doute fort que cela fasse partir ses petites bêtes, ce n’est pas sérieux. Un conseil à ceux qui s’y risqueraient, crosez les doigts et invoquez satan en espérant qu’elles déménagent chez le voisin.
Je vous laisse à votre scepticisme Pit… ça fonctionne très bien !
les granules ne sont pas en sucre mais en lactose me semble-t-il !
Des globules de saccharose
pour plus de précision sur cette pseudo-médecine, vous pouvez consulter la page wikipédia qui est très bien sourcée, ça évitera de se baser sur témoignage personnel et ainsi évier de propager des fake-news.
Votre ton est fort déplaisant pit.
Et wikipedia ne détient pas la vérité, ni vous !
On ne vous retient pas sur ce blog.
Au revoir
Concernant Wikipedia, c’est vous et moi qui l’alimentons donc pas forcément scientifique….
L’INRA a démontré que 1g de sucre dans 10Ld’eau, en pulvérisation , permet aux arbres fruitiers de mieux se défendre contre insectes et maladies.
L’INRA est-il à mettre en doute….!!!!
Alors Pit ???
Merci d’avoir partagé votre expérience avec Doriphora. Je vais faire cette préparation dès que j’ai le tube de granules.
5 granules dans quelle quantité d’eau?
Merci,
Claude Bellier
ou peut t’on trouver du doryphora 30 ch merci ?
En pharmacie (je ne publie pas les adresses mails sur le blog… vous risqueriez d’être envahi de spam)
Ce qui est très intéressant c’est de prendre de la sauce tabasco ( 1ml /l d’eau) et les doryphores disparaissent tout simplement je ne sais d’ailleurs pas où.
Bonjour Claude
Merci pour cette bonne formule.
Mon jardin est envahi de courtilières. Je ne sais pas comment m’en débarrasser, bio bien sûr. Si tu as une formule du type doriphores, je suis preneur.
merci
Eric.
Bonjour Claude, merci beaucoup pour ces explications précises.
S’ils s’attaquent à d’autres plantes, peut-on aussi traiter avec doryphora de la même manière ?
Frédérique
Bonjour Freddy,
Le doryphora tient le doryphore éloigné, quelle que soit la plant hôte… donc oui.
Merci pour ce partage, on oeut donc pulvériser toutes les plantations avec ?
Bonjour j’ai du purin de consoude fait maison mais quelle dose faut il pour le traitement ? Quelle dilution svp ? Merci
Bonjour Sabine,
Pulvérisez sur toute la plante (il y n’y a pas de dose… le but est que la plante soit entièrement traitée) du purin dilué 20 fois.
Voyez aussi l’article sur la consoude : https://www.un-jardin-bio.com/consoude-jardin-permaculture/
Cordialement,
Gilles
Merci beaucoup !
Bonjour Gilles, penses tu qu’il soit bénéfique de traiter mon sol avec le doryphora 30CH avant de mettre en place mes plants.
Merci pour ta reponse.
Bonjour Stéphane,
Je ne pense pas que cela serve à grand chose, car les insectes sont alors encore dans le sol. Comme il est dit dans l’article, on commence à pulvériser du doryphora à partir de la levée des plants.
Merci Gilles pour ta reponse, encore une petite question s’il te plaît.
Lorsque que tu pulvérises avec la consoude, c’est du pur jus ou du purin de consoude ?
Sinon tu pulvérises donc le feuillage entier, à quel stade commences tu et combien de fois ?
Encore merci pour les reponses.
Aujourd’hui, je ne fais plus que du pur jus. Mais sinon peu importe… Et pour la fréquence et la quantité, c’est plutôt à l’instinct… Mais disons 2 ou 3 traitements étalés sur la durée de la culture en feuilles.
Merci Gilles pour la consoude répulsif des doriphores ça marche très bien je viens de l essayer et mes pdt sont propres et net et bien vigoureuses. Vos conseils sont très précieux Merci beaucoup
Bonjour Gilles , je n’arrive pas a trouver Doryphora 30 CH en pharmacie .
As tu une solution ?
Merci .
Amicalement .
Bonjour Stéphane,
Il faut leur demander d’en commander…
Bonjour, C’est amusant car je tombe sur ce blog et commentaires sur les invasions de doryphores seulement ce jour, car je recherchais des informations suite à une invasion de larves dans mes 40 plans de pommes de terre. Ils sont plantés depuis mi-mai, et les larves sont apparues seulement fin juin, alors que les feuilles étaient déjà assez hautes, belles et fournies. C’est la première fois que je fais des patates, et je pense donc que des doryphores adultes se sont posés lors d’un vol sur les feuilles et ont pondu. J’ai déjà ramassé (et tué bien évidemment) environ 150 larves, manuellement. Depuis 3 jours, nous ramassons entre 5 et 12 larves, pas plus. Je pense que le danger est passé, car aucun adulte en vue. Le problème, c’est que les feuilles sont très abîmées, fânées (on a aspergé de l’eau vinaigrée sur les feuilles, sans doute une erreur,)recouverte d’excréments, et le haut de certaines tiges a parfois été attaqué. Ma question: les feuilles vont-elles repartir? La pomme de terre va-t-elle continuer à se développer? Ne mieux vaut-il pas que je ramasse dans très peu de temps de petites pommes de terre plutôt que d’attendre fin juillet?
Petite note : cela est certain: les larves remontent bien du sol vers le haut des plants, en une demi- journée à peine. Et j’ajoute que les larves sont difficiles à noyer. Mieux vaut les brûler, avec précaution. Merci et bonne récolte aux vrais jardiniers, ceux qui respectent la nature.
Doryphora: Une belle connerie, j’ai aspergé soir et matin et plus j’aspergeais les sales bêtes grossissaient. Donc j’ ai repris la bonne recette de ma voisine : une bassine et un bâton et 2X par jour plus de 100 doryphores que j’ébouillante! je pense que les commentaires pro doryphora sont sponsorisés par les labo!!!
Bonjour…
Une belle connerie… qui fonctionne chez moi (et je ne suis sponsorisé par personne), et chez une multitude de jardiniers… mais il est impératif de commencer les traitements en préventif, avant une prolifération.
” larves tombées au sol sont incapables de remonter sur le feuillage”
Bonjour Gilles,
J’ai testé votre affirmation avec des toutes petites larves (taille d’une tête d’épingle) et des moyennes et grosses, toutes remontent sur le feuillage en très peu de temps.
J’ai mis ma “récolte” de larves du matin dans une boîte et une branche de pomme de terre, l’ascension n’a pas tardé.
Sauf si on ne parle pas de la même chose…
Cordialement
Merci pour la discussion.
Effectivement j’ai moi-même utilisé le produit novodor et cela a été efficace. J’avais très peu de doryphores les années suivantes. Mais ce produit est interdit aux jardiniers amateurs. Pourquoi?
Je cherche donc d’autres méthodes et je vais tester la méthode homéopathique que je ne connaissais pas.
Maintenant, mes poules grattent toute l’année dans le jardin mais je ne suis pas sur à que cela soit efficace 100%. J’ai toujours peur d’être dépassè.
Jai découvert l huile de Neem,(margousier)il y a de ca une 15n d année.Apres 2 ou 3 applications,finit les doriphores.J en ai eu quelques un il y a 2 ans,une application,et plus jamais.Vous devez maintenant chercher dans les produits cosmetiques,car aucune compagnies ne veut payer pour son homologation en botanique.
Bonjour Stéphane,
Oui… mais j’huile de neem est un insecticide aussi catastrophique pour la vie animale qu’un insecticide chimique…
Je commence cette année un atelier de permaculture et votre article m’a passionné. Pour ma part, j’ai utilisé avec succès l’an dernier le savon noir (dilué bien sur), mais il faut le faire dès la sortie des plans (en préventif en quelque sorte). Mon jardin personnel étant en plein village, j’ai été l’un des seuls à ne pas faire de “l’élevage de doryphore”. Les pulvérisations de savon noir répétées toutes les semaines sont efficaces.
Pour l’atelier de permaculture, je vais essayer d’alterner les soucis, les pommes de terre, les haricots. Intervenant sur un terrain isolé et qui n’était pas cultivé depuis plus de vingt ans j’espère que cela suffira.
Bonjour Jean-Claude,
Le savon noir est un produit létal, et pas vraiment sélectif. De nombreux y insectes succombent.
Ce n’est donc à mon sens pas une bonne solution.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles
Combien de temps peut-on conserver la préparation initiale (5 granules dans le litre d eau) ?
Ce sera ma première expérience avec Doryphora.
Bonjour,
La question ne m’est pas adressée, je me permets tout de même de vous répondre.
J’utilise l’homéopathie depuis environ 10 ans contre les doryphores dès leur apparition. Il me semble que le mélange se conserve très peu de temps,
il vaut mieux préparer juste ce dont on a besoin. Le coût du traitement n’est finalement pas très onéreux. Je pulvérise tous les jours ou un jour sur deux tant qu’il y a des parasites. En général, 3 ou 4 interventions suffisent.
Bonjour,
après avoir eu durant plusieurs année des attaques de doryphores (l’année dernière il a fallu que je brule touts les plants avant récolte), j’ai décidé de suspendre ma production de pommes de terre.
Donc j’aimerai savoir durant combien d’années je vais devoir attendre pour être sûr que la grande majorité de ces indésirables a fichu le quand de mon potager.
Merci d’avance pour vos raiponces.
Tristan.
faire des essaies avec l amanite phalloide , essaies enfumoir d apiculteur , essaies piqué chaque pomme de terre avec produit répulsif
Bonjour Gilles demain demain je dois pulvériser mes pommes de terre contre le mildiou est-ce que je peux mélanger le doryphora 30CH car il me reste assez un mélange pour 5 litres est-ce que je peux bien mélanger les deux ensemble en tout cas merci de tes conseils j’ai beaucoup de moins de doryphore maintenant tous les jours je les ramasse quelques-uns
Pour plus d’informations sur moi je reste dans le nord du côté de Saint-Amand-les-Eaux merci encore pour tes conseils l’année prochaine je mis prendrais au début de la pousse des plants de pomme de terre. Merci encore
Rebonjour
Vous ne parlez pas du purin d’ortie contre les doryphores.?
Merci
Bonjour,
Parce que le purin d’ortie n’est pas un produit “miracle” qui résoudrait tous les problèmes au jardin… c’est juste un fortifiant, éventuellement capable d’éloigner aussi certains insectes… mais pas le doryphore. https://www.un-jardin-bio.com/purin-ortie/
Bonjour Gilles je suis nouveau sur le forum je voudrais savoir une fois qu’on a éliminé éloigné les doryphores est-ce qu’il faut traiter tous les ans merci de me répondre et à bientôt.
Bonjour Dédé,
tant qu’il y en a oui… mais personnellement, depuis plusieurs années je n’ai plus vu un doryphore, et je ne fais maintenant plus rien (évidemment, si j’en voyais ne serait-ce qu’un seul pointé le bout de son nez, je reprendrais le protocole)…
Cordialement,
Gilles
Ok merci Gilles
Bonjour ,c’est la 3eme année de suite que la grande sauterelle verte (téttigonia viridissima) ou sauterelle sabre s’invite dans mon coin pommes de terre ,elle raffole de larves de doryphores. Depuis je ne pratique presque plus la chasse à ces bestioles en faite c’est le prédateur de ces bébêtes .Si vous avez la chance un jour dans voir dans vos patates ne les chassez pas.
Bonjour , je souhaite apporter mon témoignage :
Utilisé en Ukraine sur un champs de pomme de terre 2 ha entouré d’autre champs de pomme de terre non traités , DORYPHORA 30 CH utilisé selon le protocole décrit ici s’est révélé extrêmement efficace car il n’y avait plus du TOUT DE DORYPHORE alors que DORYPHORA avait commencé à être utilisé tardivement fin juin. Quel satisfaction d’autant que la-bas c’est une vraie calamité depuis que les doryphores ont débarqués dans les années 1950-1960.Ma belle famille a bien constaté l’amélioration. Je précise que j’ai commandé sur internet.
Merci à Gilles le jardinier bio , une pensée émue à la science de l’homéopathie notamment le Professeur MONTAGNIER et BENVENISTE.
Je viens de tester une méthode que je trouve très efficace si c’est fait méthodiquement : l’aspirateur
aspirer les larves c’est très facile , peu fatiguant, il faut juste être à proximité d’une source électrique et gérer l’aspiration pour ne pas abimer la plante.
Oui… mais il n’y a sans doute pas que les larves de doryphores qui sont aspirées… mais probablement pas mal d’insectes (des insectes jouant un rôle essentiel dans la biodiversité).
Bonjour Gilles, merci pour votre retour. Le traitement homéopathique les fait fuir mais pas quand les doryphores sont installées?
Je viens de passer ramassé les mères, tuer quelque jeunes doryphores et trouver quelque larves. Je passe tous les 2 jours donc je ne suis pas envahie actuellement. Mes pommes de terres sont désormais bien levée, si je traite est ce qu’il y aura tout de même un impact sur elle. Je pars 3 semaines en vacances j’aimerais bien qu’elles soit parti plus loin en même temps que moi hi hi.
Le Doyphora 30CH est PARFAITEMENT INEFFICACE. j’ai testé et j’ai de plus en plus de doryphore à croire qu’ils se nourrissent de ce TRUC. La
Bonjour (déjà, un minimum de politesse est apprécié sur ce blog… petit rappel général au passage).
Ensuite, ne tirez pas de conclusion aussi tranchée… quand avez-vous testé ? avez-vous commencé avant même la mise en place de la culture, comme préconisé ? ou après, alors que les doryphores étaient déjà bien présents (dans ce cas c’est en effet insuffisant) ? l’avez-vous fait plusieurs fois ? avant des pluies ?
Bref, personne ne prétend que le Doryphora va vous débarrasser des doryphores en 2 temps/3 mouvements… c’est un travail de persévérance, à allier au ramassage manuel et à l’élimination des oeufs…
Quant à croire que les doryphores se nourrissent du Doryphora sous prétexte qu’ils soient de plus en plus nombreux, cela montre bien votre manque de discernement… les doryphores se multiplient à une vitesse incroyable (cherchez les oeufs sous le feuillage et vous comprendrez…
Cordialement,
Gilles
Bonsoir, si j’ai bien compris le traitement avec l’homéopathie fais fuir les doryphores mais est ce que cela les empêche de revenir l’année suivante? Doit on repasser au niveau du traitement si on prend une averse pluvieuse sur les pommes de terre?
merci pour votre retour
Bonjour Julien
Oui, les traitements homéopathiques au Doryphora 30 CH es éloignent… mais évidemment, si il y en a dans les environs, ils sont susceptibles de revenir l’année suivante (les doryphores sont capables de parcourir des centaines de mètres). Il est donc recommandé d’en faire un nouveau dès la plantation des pommes de terre chaque année… et de faire un ramassage manuel des premiers individus qui seraient éventuellement encore là.
Concernant les pluies, si l’averse vient le jour même (ou le lendemain du traitement), mieux vaut en effet recommencer. Mais tout cela passe avant tout par l’observation : si il y a encore des doryphores après un traitement (et un ramassage), renouvelez le traitement.
Bonne journée
Gilles