Bien arroser son jardin, ce n’est pas seulement apporter de l’eau quand les plantes baissent le nez. C’est surtout savoir quand intervenir, quelle quantité donner, et comment aider les cultures à s’enraciner en profondeur pour obtenir de belles récoltes au potager naturel.
L’eau joue un rôle vital dans le développement des plantes, mais elle devient aussi une ressource à gérer avec bon sens. Entre les sécheresses plus fréquentes et les restrictions locales, mieux vaut apprendre à arroser juste plutôt qu’à arroser beaucoup.
Une gestion réfléchie de l’eau fait d’ailleurs partie des bases d’un jardin vivant et résilient. C’est aussi un principe de permaculture très concret : observer, stocker l’eau quand elle tombe, limiter les pertes, puis adapter les gestes aux cultures, au sol et à la météo.
Dans cet article, nous allons voir comment arroser son jardin sans gaspiller : les besoins en eau des principales cultures, les bons moments pour arroser, la fréquence à adopter, les erreurs à éviter et les méthodes les plus simples pour garder un sol frais plus longtemps.
Les différentes techniques de paillage, avec la paille, le mulching, le BRF ou d’autres matériaux naturels, aident déjà beaucoup à réduire les arrosages. Le choix de variétés adaptées à votre région joue aussi un rôle important : une plante bien choisie réclame moins d’assistance qu’une diva méditerranéenne installée en plein vent du nord.
Besoins en eau au jardin : cultures, sol et météo
Pour bien arroser, il faut d’abord accepter une petite vérité qui complique la vie du jardinier : toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins. Une salade en plein été, un jeune pommier planté au printemps et une lavande bien installée ne demandent évidemment pas la même attention.
L’arrosage doit donc s’adapter à trois éléments principaux : la culture concernée, son stade de développement et les conditions du moment. La pluie, le vent, la chaleur, le type de sol et la présence ou non d’un paillage changent fortement la donne.
Au potager : des besoins très variables selon les légumes
Les besoins en eau des légumes peuvent aller de presque rien à une dizaine de litres par m² et par jour, selon l’espèce cultivée, la saison et le stade végétatif. Les légumes-feuilles, comme les salades, les épinards ou les choux, apprécient généralement une humidité régulière. Les légumes-fruits, comme les tomates, les courgettes, les concombres ou les aubergines, demandent surtout de l’eau au moment de la floraison, de la formation et du grossissement des fruits.
À l’inverse, certaines cultures supportent mal les excès d’eau, notamment en fin de culture. L’ail, l’oignon et l’échalote n’aiment pas les arrosages tardifs, sauf sécheresse marquée. Trop d’eau à l’approche de la récolte peut nuire à la conservation.
Les chiffres moyens sont utiles pour se repérer, mais ils ne remplacent pas l’observation. Dans un sol bien couvert, vivant et riche en matière organique, les besoins réels peuvent être nettement plus faibles que dans une terre nue, compacte ou très sableuse.
Fleurs, arbustes et jeunes arbres : arroser moins souvent, mais en profondeur
Les fleurs n’ont pas toutes les mêmes besoins. Les fleurs de rocaille, les vivaces rustiques et les espèces méditerranéennes supportent mieux les périodes sèches que les annuelles gourmandes ou les fleurs cultivées en pot. En pleine terre, un arrosage espacé mais profond vaut mieux qu’un petit arrosage de surface qui s’évapore avant d’avoir servi.
Pour les arbustes et les arbres fruitiers, l’arrosage est surtout important les deux premières années après la plantation. Le temps que les racines s’installent, un manque d’eau prolongé peut freiner fortement la reprise. Ensuite, un arbre bien implanté devient beaucoup plus autonome, sauf en cas de sécheresse sévère ou de sol très filtrant.
Lorsqu’un jeune arbre a besoin d’eau, mieux vaut apporter une bonne quantité en une seule fois, dans une cuvette d’arrosage, plutôt que de mouiller légèrement la surface tous les deux jours. L’objectif est d’encourager les racines à descendre, pas de les inviter à faire la sieste juste sous la croûte du sol.
Adapter l’arrosage à la pluie, au sol et au paillage
Avant d’arroser, regardez d’abord ce que le ciel a déjà offert. Un pluviomètre est très utile pour mesurer les quantités d’eau tombées, car une pluie qui mouille les feuilles ne suffit pas toujours à humidifier la terre en profondeur.
Le type de sol change aussi la fréquence d’arrosage. Un sol sableux se réchauffe vite, mais retient peu l’eau. Un sol argileux garde mieux l’humidité, mais il peut se tasser ou se gorger d’eau si les apports sont trop brutaux. Dans les deux cas, l’idéal reste d’arroser lentement, pour que l’eau pénètre au lieu de ruisseler.
Le paillage joue ici un rôle majeur. En couvrant le sol avec de la paille, des tontes sèches, des feuilles mortes, du mulching ou du BRF, vous limitez l’évaporation, vous protégez la vie du sol et vous gardez une humidité plus régulière au pied des cultures. Avec un bon paillage, on arrose moins, mais on arrose mieux.
À retenirUn bon arrosage ne se décide pas seulement au calendrier. Il se décide en observant la plante, la météo et le sol.
- Arrosez davantage les cultures gourmandes et les jeunes plantations.
- Réduisez les apports si le sol reste frais sous le paillage.
- Évitez les petits arrosages superficiels, peu utiles en période chaude.
Tableau d’arrosage du potager : repères pratiques
Les besoins en eau des légumes varient beaucoup : de presque rien pour certaines cultures sobres ou en fin de cycle, jusqu’à plusieurs litres par m² et par jour pour des légumes gourmands en pleine production.
Pour vous repérer, retenez cette équivalence simple : 1 mm de pluie correspond à environ 1 litre d’eau par m². Une pluie de 10 mm apporte donc à peu près 10 litres d’eau par m². C’est une base pratique pour ajuster vos arrosages après une averse, au lieu d’arroser “par habitude”.
Comment lire les quantités d’eau sans se tromper
Les quantités indiquées dans les tableaux d’arrosage sont des moyennes. Elles donnent un ordre d’idée, mais elles doivent toujours être adaptées à votre sol, à la météo, au paillage et au stade de développement des plantes.
D’une manière générale, les légumes réclament davantage d’eau au moment où ils forment les parties que l’on récolte : fruits, pommes, bulbes, tubercules ou racines. À l’inverse, certains légumes gagnent à recevoir moins d’eau en fin de culture, notamment pour améliorer leur conservation.
Si vous arrosez une fois par semaine, vous pouvez multiplier par 7 les besoins journaliers moyens. Mais attention : cela ne veut pas dire qu’il faut suivre les chiffres au litre près. Chez moi, en sol bien paillé, j’arrose nettement moins que les besoins théoriques, parfois autour de la moitié, tout simplement parce que le sol garde mieux l’humidité.
| Situation au potager | Repère d’arrosage | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Semis en pleine terre | Petits apports réguliers, pour garder la surface fraîche jusqu’à la levée | Éviter de détremper, sinon les graines peuvent pourrir |
| Jeunes plants repiqués | Arrosage copieux à la plantation, puis apports espacés progressivement | Ne pas habituer les racines à rester en surface |
| Légumes-feuilles | Humidité assez régulière, surtout en période chaude | Le manque d’eau peut provoquer une montée à graines rapide |
| Légumes-fruits | Apports plus soutenus pendant floraison, nouaison et grossissement des fruits | Éviter les à-coups brutaux, qui favorisent parfois éclatement ou stress |
| Ail, oignon, échalote | Arrosages limités, sauf sécheresse marquée | Réduire fortement en fin de culture pour favoriser la conservation |
| Sol bien paillé | Arrosages plus espacés, mais toujours profonds si le sol est sec dessous | Vérifier l’humidité sous le paillage avant d’arroser |
Astuce simple pour déciderAvant d’arroser, ne vous fiez pas seulement à la surface du sol. Elle peut être sèche alors que la terre reste fraîche quelques centimètres plus bas.
- Écartez le paillage et enfoncez un doigt ou un petit outil sur 5 à 10 cm.
- Si la terre colle légèrement et reste fraîche, attendez encore.
- Si elle est sèche en profondeur, arrosez lentement et copieusement.
Télécharger le tableau des besoins en eau des légumes
Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger le document PDF récapitulant les besoins en eau des légumes. Il donne des repères plus détaillés par culture, à ajuster selon votre climat, votre sol et vos pratiques de paillage.
tableau-besoins-eauArroser selon le stade de développement des plantes
Une plante n’a pas les mêmes besoins en eau du semis à la récolte. C’est l’une des clés pour bien arroser : ne pas appliquer la même règle à une graine qui germe, à un jeune plant repiqué et à une courge en plein grossissement.
Le bon arrosage accompagne la plante au bon moment. Il aide d’abord la levée, puis l’enracinement, puis la production. À chaque étape, l’objectif change légèrement.
Semis : maintenir l’humidité sans détremper
Au moment du semis, la surface du sol doit rester fraîche jusqu’à la levée. Une graine qui commence à germer puis se dessèche peut être perdue. À l’inverse, une terre saturée d’eau favorise la pourriture des graines, surtout si les températures sont encore fraîches.
Pour les semis en pleine terre, arrosez en pluie fine, avec une pomme d’arrosoir à petits trous. Le but est d’humidifier la couche superficielle sans déplacer les graines ni former une croûte compacte en surface.
Sur les semis délicats, mieux vaut apporter un peu d’eau régulièrement qu’un gros arrosage brutal. Dès que les jeunes plants sont bien levés, vous pouvez espacer peu à peu les apports pour les encourager à chercher l’eau plus bas.
Plantation : aider les jeunes plants à redémarrer
À la plantation, un jeune plant a besoin d’un bon arrosage pour reprendre contact avec la terre. L’eau chasse les poches d’air autour des racines et aide la plante à redémarrer sans stress excessif.
Arrosez copieusement au pied, juste après la mise en place. Ensuite, espacez progressivement les apports. C’est important : si vous arrosez un petit peu tous les jours, les racines restent en surface et la plante devient plus dépendante.
Dans un sol paillé, vérifiez toujours l’humidité sous le paillage avant d’arroser. Le dessus peut sembler sec alors que la terre reste fraîche en dessous. C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’un bon paillage : il vous évite bien des allers-retours avec l’arrosoir.
Croissance et maturité : espacer les apports, mais arroser en profondeur
Lorsque les plants sont bien installés, l’arrosage doit devenir plus espacé, mais plus profond. Un apport superficiel mouille seulement les premiers centimètres du sol et s’évapore vite en période chaude. Un arrosage lent et généreux descend plus bas, là où les racines peuvent vraiment l’utiliser.
Selon les cultures, le sol, la météo et le paillage, on peut arroser tous les 4 à 15 jours. Certaines cultures réclament toutefois une humidité plus régulière en été, notamment les salades, les concombres ou les radis. J’en parle plus en détail dans cet article sur les légumes à arroser plus fréquemment en été.
Au moment de la formation des fruits, des pommes, des racines, des tubercules ou des bulbes, les besoins augmentent généralement. Les tomates, courgettes, concombres, aubergines, choux, céleris ou pommes de terre apprécient alors des apports réguliers, sans à-coups trop marqués.
En fin de culture, il faut au contraire savoir lever le pied. L’ail, l’oignon et l’échalote ne doivent pas être arrosés à l’approche de la récolte, sauf sécheresse exceptionnelle. Les courges et les pommes de terre demandent aussi un arrosage plus mesuré en fin de cycle, pour favoriser la qualité et la conservation.
Attention aux excès d’eauUn manque d’eau affaiblit les plantes, mais un excès peut faire presque autant de dégâts. Les racines ont aussi besoin d’air pour fonctionner correctement.
- Évitez de garder la terre constamment gorgée d’eau.
- Arrosez en profondeur, puis laissez le sol respirer entre deux apports.
- Réduisez les arrosages en fin de culture pour les légumes de conservation.
Quand arroser son jardin ?
Le bon moment pour arroser dépend surtout de la saison, de la température du sol et du type de culture. Arroser au bon moment ne sert pas seulement à économiser l’eau : cela limite aussi le stress des plantes et certains risques de maladies.
Avant de sortir l’arrosoir, observez trois choses : la météo annoncée, l’humidité réelle du sol et l’état des plantes. Des feuilles un peu molles en plein après-midi ne signifient pas toujours que la plante manque d’eau. Par forte chaleur, certaines cultures se protègent temporairement, puis se redressent en fin de journée.
Faut-il arroser le matin ou le soir ?
De l’automne au printemps, arrosez plutôt le matin. Le sol commence à se réchauffer, les plantes peuvent utiliser l’eau dans la journée, et les feuillages ont le temps de sécher si quelques éclaboussures les atteignent.
Lorsque les nuits sont fraîches, évitez les arrosages du soir, surtout par aspersion. Une humidité prolongée sur le feuillage peut favoriser les maladies, notamment sur les cultures sensibles comme les tomates, les courges, les concombres ou certaines salades.
En été, l’arrosage du soir reste souvent le plus efficace en pleine terre, surtout lors des périodes chaudes. L’évaporation est plus faible, l’eau pénètre mieux, et les plantes profitent d’un sol frais pendant la nuit. Le bon compromis consiste à arroser en fin de journée, juste avant ou après le coucher du soleil, sans mouiller inutilement les feuilles.
En cas de nuits très humides, de brouillard ou de pression importante de maladies, je préfère parfois arroser tôt le matin, même en été. Le jardinage n’aime pas les règles gravées dans le béton : il préfère les jardiniers qui regardent ce qui se passe vraiment.
Faut-il arroser son jardin tous les jours ?
Dans la plupart des cas, non. Arroser tous les jours en petite quantité entretient des racines superficielles. Les plantes deviennent plus dépendantes, supportent moins bien les coups de chaud et réclament de l’eau au moindre stress.
La bonne stratégie consiste à arroser moins fréquemment, mais plus profondément. L’eau doit descendre dans le sol, là où les racines peuvent aller la chercher. Selon les cultures, le type de sol, le paillage et la météo, un arrosage tous les 4 à 15 jours peut suffire pour des plants bien installés.
Il existe cependant des exceptions. Les semis doivent rester frais jusqu’à la levée. Les jeunes plants repiqués demandent une surveillance plus attentive les premiers jours. Certaines cultures gourmandes en eau, comme les salades, les concombres ou les radis d’été, apprécient une humidité plus régulière, surtout en période chaude.
Pour résumer simplement : arrosez régulièrement si la plante en a besoin, mais évitez l’automatisme du petit arrosage quotidien. Le sol, lui, vous donnera généralement la meilleure réponse si vous prenez le temps de regarder sous la surface.
Arroser en période de chaleur, de vent ou de restriction d’eau
En période de forte chaleur, le sol se dessèche vite, mais ce n’est pas une raison pour arroser n’importe comment. Un arrosage lent, au pied, sur un sol paillé, sera toujours plus utile qu’un arrosage rapide sur une terre nue et brûlante.
Le vent assèche parfois plus vite qu’une journée très chaude. Après plusieurs jours de vent sec, vérifiez l’humidité sous le paillage, en particulier près des jeunes plants et des cultures à grand feuillage. Les courges, concombres, choux ou salades peuvent souffrir rapidement si leurs racines restent dans une zone sèche.
En cas de restriction d’eau, respectez les règles locales. Elles varient selon les départements, les périodes et le niveau de sécheresse. Dans ce contexte, concentrez l’eau disponible sur les cultures prioritaires : jeunes plantations, légumes en production, cultures en pot et arbres récemment plantés.
Prioriser quand l’eau manqueQuand l’eau devient rare, tout le jardin ne peut pas être servi comme au restaurant. Il faut choisir les zones où l’arrosage aura le plus d’effet.
- Arrosez d’abord les jeunes plants, les cultures en pot et les légumes en pleine production.
- Laissez patienter les plantes bien enracinées, les vivaces sobres et les zones déjà paillées.
- Reportez les semis sensibles si une période sèche durable est annoncée.
Comment arroser concrètement ?
Bien arroser, ce n’est pas seulement choisir entre un arrosoir, un tuyau ou un goutte-à-goutte. C’est surtout amener l’eau au bon endroit, au bon rythme, et assez profondément pour qu’elle profite vraiment aux racines.
Dans un jardin naturel, l’objectif n’est pas d’avoir un sol mouillé en surface tous les jours. L’objectif est d’obtenir une humidité utile en profondeur, tout en limitant les pertes par évaporation et ruissellement.
Arroser au pied, lentement et en profondeur
Dans la plupart des cas, arrosez au pied des plantes. C’est plus efficace, plus économe, et cela évite de mouiller inutilement le feuillage. Cette précaution est particulièrement utile pour les tomates, courges, concombres, pommes de terre et autres cultures sensibles aux maladies cryptogamiques.
Arrosez lentement, surtout si votre sol est sec, tassé ou en pente. Un gros débit peut faire ruisseler l’eau en surface, alors qu’un apport plus doux lui laisse le temps de pénétrer. Si l’eau part chez le voisin, même très sympathique, elle ne servira pas beaucoup à vos légumes.
Après un arrosage important, vous pouvez vérifier la profondeur d’humidification avec un transplantoir ou une petite pelle. Si seuls les deux premiers centimètres sont mouillés, l’arrosage est insuffisant. Il vaut mieux arroser moins souvent, mais assez longtemps pour humidifier la zone explorée par les racines.
Arrosoir, goutte-à-goutte ou asperseur : quelle méthode choisir ?
- L’arrosoir reste très pratique pour une petite surface, les jeunes plants, les semis et les arrosages ciblés.
Pour les plants repiqués, arrosez plutôt au pied. Pour les semis, utilisez une pomme à petits trous afin de ne pas déplacer les graines. - Le goutte-à-goutte convient bien aux potagers plus grands ou aux rangs de légumes-fruits. Vous pouvez utiliser des gouttes-à-gouttes, à condition de ne pas les faire fonctionner trop souvent. Placez les lignes à proximité des cultures, sans forcément coller l’eau au pied : des racines qui cherchent un peu l’humidité deviennent plus solides.
- Le programmateur peut rendre service lors des absences, surtout avec un goutte-à-goutte bien réglé. Un programmateur d’arrosage ne remplace toutefois pas l’observation : après une pluie ou une baisse des températures, pensez à ajuster les apports.
- Les asperseurs, ou arroseurs mécaniques, sont à réserver à des usages précis. Ils peuvent convenir à certaines cultures qui supportent mieux l’eau sur le feuillage, comme des salades ou des choux, mais ils consomment davantage d’eau et favorisent l’évaporation. Si vous les utilisez, évitez les heures chaudes et les périodes venteuses.
Les erreurs d’arrosage à éviter
La première erreur consiste à arroser trop peu, trop souvent. Un petit arrosage quotidien donne bonne conscience, mais il mouille surtout la surface. Les racines restent en haut, et les plantes deviennent plus fragiles dès que la chaleur arrive.
La deuxième erreur consiste à arroser en plein soleil, sur une terre chaude et nue. Une partie de l’eau s’évapore rapidement, et le sol peut se refermer en surface. Si vous devez vraiment intervenir en journée pour sauver une plante en souffrance, arrosez au pied, doucement, puis protégez le sol si possible.
La troisième erreur est d’arroser toutes les cultures de la même manière. Une salade en été, une tomate bien paillée, un jeune arbre fruitier et une planche d’ail en fin de cycle ne demandent pas le même traitement. C’est là que le jardinier reprend la main : il observe, il ajuste, et il évite les recettes automatiques.
Les mauvais réflexes à corrigerUn arrosage mal adapté peut gaspiller beaucoup d’eau sans vraiment aider les plantes. Quelques ajustements suffisent souvent à faire une vraie différence.
- Évitez les petits arrosages de surface en période chaude.
- Ne mouillez pas inutilement le feuillage des cultures sensibles.
- Ne laissez pas un programmateur arroser après une bonne pluie.
Réduire les arrosages sans mettre les plantes en souffrance
Économiser l’eau au jardin ne consiste pas à priver les plantes. Il s’agit plutôt de mieux garder l’eau dans le sol, d’aider les racines à descendre et de choisir des cultures adaptées à vos conditions. En clair : moins de gaspillage, mais pas de jardin au régime sec.
Un arrosage bien pensé commence donc avant même de remplir l’arrosoir. La structure du sol, la couverture du terrain, l’exposition au vent et le choix des variétés influencent directement les besoins en eau.
Paillage, binage, ombrage léger : les gestes qui gardent l’humidité
Le paillage reste l’un des gestes les plus efficaces pour limiter les arrosages. Une couche de paille, de feuilles mortes, de tontes sèches, de broyat ou de BRF protège la terre du soleil, réduit l’évaporation et garde une humidité plus régulière.
Le paillage doit toutefois être posé au bon moment. Sur un sol très sec, il peut ralentir la réhumidification si vous arrosez trop vite en surface. Dans l’idéal, arrosez d’abord correctement, puis paillez sur une terre déjà fraîche. Ensuite, vérifiez de temps en temps ce qui se passe dessous : le paillage est un allié précieux, pas une nappe magique.
Le binage peut aussi aider, surtout sur une terre nue ou légèrement croûtée. En cassant la croûte superficielle, vous limitez une partie de l’évaporation et vous facilitez la pénétration de l’eau lors du prochain arrosage ou de la prochaine pluie. Sur un sol paillé, ce geste devient moins nécessaire, car la couverture joue déjà ce rôle protecteur.
Lors des périodes très chaudes, un ombrage léger peut sauver des jeunes plants, des salades ou des semis récents. Une cagette retournée, un voile d’ombrage ou quelques branches posées temporairement évitent parfois un stress inutile. L’idée n’est pas de mettre tout le potager sous parasol, mais de protéger les cultures les plus sensibles au bon moment.
Choisir des variétés adaptées à votre climat
Le choix des variétés compte beaucoup. Une variété adaptée à votre région, à votre sol et à votre saison de culture demandera moins d’arrosages qu’une plante mal placée ou semée au mauvais moment.
Dans une région chaude et sèche, privilégiez des variétés reconnues pour leur rusticité, leur précocité ou leur bonne tenue en été. Dans un secteur plus frais ou plus humide, l’enjeu sera différent : il faudra parfois éviter les excès d’humidité et favoriser une bonne circulation de l’air autour des cultures.
Les dates de semis jouent aussi un rôle important. Semer ou planter au bon moment aide les plantes à s’installer avant les grosses chaleurs. Un plant déjà bien enraciné résiste mieux qu’un jeune plant repiqué en pleine période sèche, quand le jardinier transpire autant que ses tomates.
Trois leviers simples pour arroser moinsAvant d’augmenter les quantités d’eau, regardez d’abord ce qui peut aider votre sol à mieux la conserver.
- Couvrez le sol dès qu’il est suffisamment réchauffé et humide.
- Arrosez en profondeur pour encourager les racines à descendre.
- Choisissez des variétés et des périodes de culture adaptées à votre climat.
Pour aller plus loin sur la gestion de l’eau au jardin
Un bon arrosage ne dépend pas seulement du geste du jour. Il se prépare aussi avec un sol couvert, des réserves d’eau, des cultures adaptées et quelques réflexes simples pour éviter le gaspillage.
Pour compléter cet article, voici quelques lectures utiles selon votre situation au jardin :
- Pour limiter les besoins dès le départ : économiser l’eau au jardin et mieux organiser vos pratiques en période sèche.
- Pour stocker l’eau quand elle tombe : récupérer l’eau de pluie et l’utiliser au bon moment.
- Pour garder la terre fraîche plus longtemps : pailler le potager et adapter les matériaux à votre sol.
- Pour les cultures qui réclament plus d’attention en été : savoir quels légumes arroser plus fréquemment.
- Pour mieux comprendre la réaction de votre terre : identifier la nature de votre sol et adapter vos arrosages.
- Pour ne pas attendre de miracle d’un geste ancien : comprendre ce que vaut vraiment le binage.
- Pour gérer les excès d’eau dans les terres lourdes : améliorer le drainage d’un sol de jardin.
- Pour éviter une mauvaise interprétation liée au stress hydrique : comprendre l’enroulement des feuilles de tomates.
Arroser juste, c’est déjà jardiner avec bon sens
Bien arroser son jardin ne consiste pas à suivre une règle fixe, valable partout et tout le temps. Il s’agit plutôt d’observer votre sol, vos cultures, la météo et le stade de développement des plantes.
Retenez surtout ceci : mieux vaut arroser moins fréquemment, mais plus profondément, plutôt que de mouiller un peu la surface chaque jour. Les plantes s’enracinent mieux, le sol garde davantage de fraîcheur, et vous économisez une eau devenue précieuse.
Le paillage, le choix de variétés adaptées, un arrosage au pied et une bonne lecture de l’humidité du sol font déjà une grande différence. Et avec un simple pluviomètre, vous évitez bien des arrosages inutiles après une pluie qui a vraiment pénétré la terre.
Si vous voulez aller plus loin dans une approche globale du potager naturel, avec un sol vivant, des cultures adaptées et des gestes sobres, vous pouvez découvrir mon guide pratique Mon Potager au Naturel.
Et chez vous, quelle est votre plus grande difficulté avec l’arrosage : savoir quand arroser, combien apporter, ou gérer les périodes de sécheresse ? Partagez votre expérience en commentaire, elle pourra aider d’autres jardiniers et jardinières.
FAQ sur l’arrosage du jardin
Comment savoir si la terre manque vraiment d’eau ?
Le plus fiable est de vérifier sous la surface. Écartez le paillage, grattez ou enfoncez un doigt sur quelques centimètres : si la terre est encore fraîche et légèrement humide, attendez. Si elle est sèche en profondeur, un arrosage lent et copieux sera utile.
Que faire si l’eau ruisselle sans pénétrer dans le sol ?
Arrosez en plusieurs passages espacés de quelques minutes, avec un débit plus faible. Sur une terre très sèche ou croûtée, commencez par casser légèrement la surface, puis apportez l’eau doucement pour lui laisser le temps de s’infiltrer.
Faut-il arroser les plantes en pot comme celles en pleine terre ?
Non. Les plantes en pot disposent d’un volume de terre limité et sèchent beaucoup plus vite, surtout en été ou par vent sec. Elles demandent donc une surveillance plus régulière, tout en évitant de laisser l’eau stagner dans les soucoupes.
Peut-on arroser avec de l’eau de pluie stockée depuis plusieurs jours ?
Oui, si l’eau est propre, sans odeur suspecte et stockée dans une cuve fermée ou protégée. Évitez surtout l’eau stagnante souillée par des feuilles en décomposition, des déjections ou des larves en grand nombre.






Bonjour Gilles, Pour l’arrosage des tomates, désormais je privilégie un arrosage en profondeur; à la plantation j’installe un tuyau souple, type gaine pour travaux, l’ong d’environ 60 cm, soit plus bas que le pied de tomates, (2 bouteilles d’eau minérale emmanchées l’une dans l’autre pour allonger le système, conviennent aussi); je laisse dépasser d’au moins 10-15 cm en surface pour faciliter l’arrosage après installation du paillage. Avec des étés désormais souvent secs, je pense que c’est plus profitable que le goutte à goutte; d’une part cela permet un arrosage abondant en une fois, d’autre part, il me sembke que l’humidité devrait rester plus longtemps surtout avec un bon paillage , et en plus je trouve que l’on peu mesurer plus précisément le volume d’eau apporté. Ce n’est qu’un ressenti qui me convient bien.
Bonjour, Gilles, j’apprécie énormément vos post et j’en apprends. Merci. Juste une question, vous allez dire que je suis bête….mais dans le tableau ci-dessus , vous dites par exemple 4,5 litres/jour, en fait est ce qu’il faut multiplier par le nombre de jour où on n’arrose pas, puisqu’il est préférable d’arroser une fois par semaine? 5×7 Ou cette quantité c’est une fois / semaine pour certains légumes ?Merci
Bonjour Hasmik,
La réponse est juste au-dessus du tableau (oui, il faut multiplier… théoriquement… personnellement j’arrose beaucoup moins que ça)
Merci Gilles quelle inattention de ma part. Vraiment désolée et merci pour votre gentil reponse
C’est encore moi, juste pour avoir une idée s’il vous plaît Gilles, combien de temps environ laisserez vous couler le système goutte à goutte je sais qu’il n’y a pas de réponse précise mais j’aimerais avoir une idée si on arrose qu’une fois par semaine. Merci
Je ne peux répondre comme cela… ça dépend du débit, de la terre, du climat, de la météo, de la culture…
Merci quand meme
Bonjour Gilles , un grand merci pour tout ces conseils sur l arrosage,ainsi je m apperçois que j avais la main un peu lourde sur ce point étentiel.
Merci encore une fois pour vos conseils avisés? Cela m’a rappelé que mon père arrosait son potager abondamment mais de façon espacée et toujours après 22H !
Bonjour Gilles, bonjour la Dordogne!
Ah!! L’arrosage! Question essentielle mais pas moins délicate et épineuse pour les jardiniers!
De combien diviser la quantité d’eau de votre tableau récapitulatif en cas de planches paillées? (10 cm de paille et/ou foin)
Je lis souvent qu’il ne faut pas arroser les oignons. Or, de mon expérience, sur une terre argilo-calcaire de Haute Provence, j’ai remarqué qu’un apport d’eau, dans des petites rigoles, surtout en période de grossissement de bulbes leur était grandement profitable (contrairement à l’ail par exemple).
Autre culture: la pomme de terre: faut-il arrêter les apports d’arrosage lorsque les plants sèchent ou garder une humidité constante jusqu’à la récolte?
Enfin, …. combien de temps le paillage peut-il garder la fraicheur et l’humidité et … envisager de m’absenter quelques jours 🙂
Merci pour vos lettres,
A bientôt!
Bonjour Pépita,
Désolé pour le temps de réponse…
Bon, vos questions sont complexes, car il n’y a pas de généralités… Il faut surtout apprendre à ressentir les besoins des plantes.
Comme je le précise dans l’article, en sol paillé, je divise en gros par 2 les quantités recommandées dans le tableau… mais ça dépend du temps, du sol…
Dans certaines conditions sèches, l’arrosage des oignons peut en effet être profitable au grossissement des bulbes, mais cela nuira à la conservation (surtout en cas d’arrosages en fin de culture).
Oui, mieux vaut arrêter les arrosages des pommes de terre au moins une ou deux semaines avant la récolte (également pour une bonne conservation).
Il est impossible de répondre à votre dernière question… Tout dépend du temps, du sol, des quantités d’eau apportées, de la fréquence des arrosages (si vous avez pour habitude d’arroser fréquemment, les plantes se seront habituées à cette fréquence et réclameront de l’eau plus rapidement…), du matériau utilisé pour pailler, de l’épaisseur du paillage, etc…
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles,
“Le mieux est l’ennemi du bien” ! Je vais apprendre à mieux observer, comprendre et ressentir … mais pas toujours facile
Tous mes remerciements pour le temps accordé et la réponse personnalisée que vous m’apportez! 🙂
Très bel été à vous!
Cordialement,
Bonjour,
Dans un premier temps merci pour conseils et l’esprit avec lequel vous les préconisez. Je suis un débutant et j’ai récupéré un jardin qui fait 4,5 ares dont la terre est bien nourrie car elle a été entretenu par un jardinier qui avait une forte réputation et quelque décennies d’expérience et argileuse. Mon terrain se situe à proximité du canal de la somme à Saint Quentin dans l’Aisne.
Je cumule l’expérience et les conneries avec l’arrosage. J’ai des céleris rave dans ma serre dont les feuilles sont couchées comment leur redonner du moral. Je suis tenté comme tout un chacun à l’économie d’eau et je me demandais si mettre au pieds de mes tomates une bouteille d’eau pleine comme moyen de goutte à goutte et aussi élargir cette méthode à d’autres légumes. J’ai planté petit pois, radis, carotte de printemps et d’hiver, courgette, potimarron,laitue, fraise et j’aimerai rajouter haricot vert, navet, panais, betterave.
Merci pour vos futurs conseils
Cordialement
Merci d’avoir partagé cet article. Je crois aussi que pour gérer au mieux les indispensables économies d’eau, il est bon de collecter l’eau de pluie. Quand on voit toute cette eau gratuite et de bonne qualité disparaître dans les gouttières puis le tout-à-l’égout, c’est désolant.
en automne quand doit-on cesser les arrosages des jardins d’ornement
Bonjour,
Je ne sais pas si ce sujet est toujours suivi, cependant je me permets de demander un avis sur le sujet de l’arrosage goutte à goutte : j’envisage la mise en place d’un système goutte à goutte avec d’une part des tuyaux avec goutteurs intégrés et d’autre part , pour les tomates, un tuyau avec goutteurs à installer.
Ma question concerne les goutteurs à mettre au pied des tomates: faut-il en prévoir 2 ou 3 , autour du pied ? merci de vos avis et commentaires,
Bonjour,
Un goutteur à chaque pied est suffisant.
Je m’étonne que dans les systèmes d’arrosage on ne parle pas des Oyas (ou jarres). Ce système ancestral naturel permet un arrosage régulier et (régulé) qui pour moi n’a pas d’égal (j’ai tout essayé).
Lien supprimé par Gilles
Je suis en train de l’expérimenter et je suis assez bluffé. De plus, on peut facilement les fabriquer.
Bonjour… (pour reprendre votre tournure de phrase : “je m’étonne que”… la politesse ne fasse pas partie des habitudes de tout un chacun…).
Bon, oui ce sont des systèmes intéressants si on s’absente, ou si on n’a pas le temps pour arroser…
Mais globalement, je ne pense pas que ce soit une bonne chose.
Je m’explique : en fournissant de l’eau en continu à une plante elle ne va pas chercher à développer son système racinaire… ce qui de fait la fragilise.
Donc, bien qu’à la mode, ce n’est pas une solution que je préconise.
Il est de loin préférable d’habituer une plante à des arrosages espacées.
Cordialement,
Gilles
PS : bien vu le lien transitant pas wikipédia… pour finalement nous mener à un site vendant ces systèmes… dont je ne doute pas que vous y ayez des intérêts… publicité indirecte retirée donc… bon j’ai perdu mon temps à répondre à quelqu’un dont le seul objectif était en réalité de se faire de la pub…
Bonjour Gilles,
Je possède un jardin assez grand 900 m² environ avec des cultures variés : framboises, fraises, fruitiers, asperges, légumes d’été et d’hiver, semis, petits fleurs utiles au potager…
Enfin une grande surface à arroser.
Je suis dans une région chaude 30 à 39 degrés tous les jours.
Je n’ai qu’un forage à la maison (pas d’eau de ville).
J’ai déjà un système de goutte à goutte, mais cela fait démarrer ma pompe de forage toutes les 2 minutes (ballon certainement trop petit). Et cela me pose des difficultés pour l’usure de la pompe.
Avez-vous une idée pour relier mon système goutte à goutte à un bassin qui se trouve au jardin tout en intégrant des programmateurs ?
L’eau sanitaire de la maison est aussi uniquement sur le forage, faut-il un système pour p”protéger” le réseau de la maison ?
Merci d’avance.
Bonjour
Nous avons fais planter*un savonnier en novembre.
À ce jour le débourrement est difficile
Un toupet seulement sur qq, branches.
La jardinerie nous conseille de l’arroser tous les deux jours de 5 arrosoirs (10l)
Nous pensons aussi à un “chignon” dans la motte…
*Planté en notre absence.
Merci de vos réponses
Cordialement.
Bonjour Robert,
50 litres d’eau tous les 2 jours pour un arbre planté en novembre (et qui a donc très certainement bénéficié de pluies depuis) me parait complètement délirant !
D’autant plus que le savonnier n’apprécie pas l’eau en excès (alors qu’il supporte par contre très bien la sécheresse…).
Et, en arrosant aussi souvent, outre le risque de pourriture racinaire, vous rendez l’arbre dépendant des arrosages.
Si le temps est chaud et sec chez vous, je partirais tout au plus sur un bon arrosage tous les 10-15 jours (vous pouvez mettre cinquante litres). Plus in bon paillage…
Après, si il y a un chignon dans la motte… et si c’est le même pépiniériste qui a planté cet arbre… qu’il change de métier !
Cordialement,
Gilles
bonsoir!
merci pour votre site très instructif
ou est le tableau des besoins en eau il n’apparaît pas sur la page et je ne vois pas de lien pour le télécharger
pouvez vous faire quelque chose svp?
Merci… le tableau avait disparu… c’est rectifié
merci bcp
Bonjour Gilles,
Je ne trouve pas le tableau malgré vos rectifications.
J’ai changé de navigateur pour voir si le problème venait de la mais rien n’y fait…
Pouvez-vous le remettre, ou me l’envoyer si le problème vient de moi s’il vous plait? J’aimerai beaucoup pouvoir appliquer vos conseils!
Alexis
Bonjour Alexis,
Il y avait visiblement un souci avec le mode d’affichage du tableau.
Je viens de corriger cela grâce à vous.
Merci de me l’avoir signaler.
Cordialement,
Gilles
Bonjour Gilles
Une question dont la réponse intéressera aussi Marie-Mad :
Mon GAG en est à sa 2è année, avec une eau calcaire.
Il goutte assez bien mais çà me semble un peu plus faible que l’année dernière.
Y a-t’il une méthode , ou des produits , en dehors des filtres sur l’admission, pour les maintenir propres et prévenir un entartrage progressif vraisemblable?
(J’ai ouvert un trou de GAG “pour voir” , c’est très fin le passage d’eau, sans doute pour réguler la pression…)
Bonjour Michel,
Il y a probablement des produits naturels permettant de nettoyer les GAG (avis à ceux qui connaissent…), mais personnellement je n’en utilise pas.
Je me contente, chaque début de saison, de faire tourner le système en laissant ouvert au bout des tuyaux GAG , pendant quelques minutes… avec l’appel d’air les impuretés sont évacuées.
Amicalement,
Gilles
Bonjour Gilles
Je voudrais partager mon expérience en matière d’arrosage.
J’ai installé cette année un réseau de tuyaux goutte à goutte sur tout le jardin potager.(250 m2) un goutte à goutte tout les 30 cm et du 2litres/h.( coût 300 euros)
avantages : installation facile et modifiable, gain de temps énorme pour vous ou pour une tiers personne, efficacité de l’arrosage ciblé sous le paillis, programmable éventuellement.
inconvénients : quantité d’eau identique pour tous les légumes, tenir compte à la plantation des écarts de 30 cm, trop de tuyaux fait baisser la pression.
Pour palier aux inconvénients, je vais diviser mon réseau en trois avec un maillage et des vannes O/F pour permettre des arrosages un peu plus ciblés selon les plantes et à partir de maintenant je tiens compte de l’emplacement des tuyaux pour planter ou semer.
Avec cette chaleur, je suis bien content d’avoir installé ce système qui distribue surement autant d’eau mais avec une efficacité incomparable.
salutations de jardinier
Bonjour Gilles,
Un maraîcher m’a conseillé de privilégier l’arrosage plutôt le matin car selon lui l’arrosage le soir favoriserait le développement des maladies cryptogamiques ( humidité résiduelle la nuit) de plus des plantes peuvent donner une impression de soif après une chaude journée et être pimpantes après la rosée du matin.
Puis-je avoir ton avis sur ce conseil ?
Merci
Bonsoir,
C’est vrai si on mouille le feuillage… si on arrose au pied, il n’y a pas plus de risques de maladies cryptogamiques.
Mais surtout, en été, lorsqu’il fait chaud, un arrosage le matin est largement moins bénéfique car l’eau est rapidement évaporé… alors qu’en arrosant le soir la plante a toute la nuit pour l’absorber.
Quant au observation sur l’état de la plante, c’est vrai… mais on peut observer le matin et arroser le soir.
Gilles
Bonjour Gilles,
Je me suis laissé dire q ‘en plaçant des tuiles plates tout autour des pieds de tomates
ont pouvait garder une certaine humidité , en plus la chaleur emmagasinée dans la journée est restituée la nuit. Q’ en pensez vous ?
Merci pour vos bons conseils.
Salutations
Christian.
Je pense que c’est assez juste Christian
Bonjour Gilles,
L’an passé, 7 mois sans une goutte de pluie et la consommation d’eau a explosé. Cette année, j’ai décidé de choisir avec soin les graines, certaines sortes sont plus résistantes, et j’ai décidé de tester un nouveau système: les ollas.
Voici comment je m’y suis prise:
1. Aérer la terre avec soin, en retirant les adventices trop nombreuses
2. une couche de tontes de gazon presque sèches
3. par dessus, paillage de 10 cm min de BRF
4. enterrer des pots de fleurs en terre, dont j’ai bouché le trou du bas du pot, les remplir; fermer avec une coupelle (l’eau reste propre)
5. planter les jeunes plantons tout près des pots
6. remplir chaque jour mes pots avec de l’eau (impossible d’avoir de l’eau de pluie, donc de l’eau que je laisse reposer 2-3 jours. Comme c’était un essai, j’ai pris des pots de 2 litres environ; plus grands, ils tiendraient plus longtemps.
7. j’ai mis au point un système de remplissage relié à des bacs en ligne, c’est très très simple et très rapide!
8. Je remets régulièrement des tontes de gazon ou de consoude sur le BRF à cause de l’effet “non azote” de la première année de BRF.
Résultat: la terre reste fraîche sous le paillage, et les racines des plantes sont toujours “humides” mais pas du tout détrempées. Le basilic explose, les tagettes grandissent parmi les légumes, le tout autour des pots.
Pour le moment je suis très très contente. Mon grand regret était que les systèmes de goutte à goutte se bouchaient à cause du calcaire. Je reverrai mon système cet automne pour voir si le problème du calcaire est résolu ou presque!…
Bonne lecture et merci pour toutes ces idées et ces conseils!
Bjr Gilles M.
Gilles a tout dit sur la bonne méthode d’arrosage.
Ne pas oublier aussi pour certaines plantes la grosse disproportion entre surface foliaire (évaporation possible++ en pleine chaleur) et surface racinaire (apport d’eau)…Pour un oyat pas de Pb , pour une tomate 10 fois plus de surface foliaire , pour un potiron 20 à 40 fois plus!
En pleine chaleur la plante perd momentanément la partie et se “flapit” (on aurait envie de la noyer) …A 9H du soir elle a tout rétabli, donc il n’y avait pas besoin d’arrosage . Si elle est encore flapie le lendemain aux aurores , là seulement il y a urgence.
Quant à la culture en bac , faussement miraculeuse et à la mode partout chez les néophytes du jardinage , pour le moment, je la pratique depuis 5 ans sur 3 bacs de 5m sur 1,20m, que je compare à ma culture au sol :
Je n’y vois que 2 avantages
-culture plus facile car surélevée,
-drainage contrôlé sur excès d’humidité en terre grasse (c’est mon cas)
J’y vois aussi bcp d’inconvénients
-un gros boulot pour les installer,
-paillage épais permanent indispensable (j’ai de quoi le faire …ce n’est pas le cas pour bcp d’autres),
-prolifération des limaces, taupes, mulots, campagnols bien plus abondants que dans le reste du potager,
-déséquilibre progressif du sol par la surabondance des paillis en pourriture , excès d’humus par rapport à la terre présente, convient à certains légumes mais pas à d’autres qui redemandent le jardin. S’y rajoute la pourriture anaérobie du bois de fond (bûches et branchages) aux avantages incertains et inconnus dans le temps,
-surveillance exigeante de la bonne hydratation du sol (un GAG est presque indispensable), très instable par temps chaud, surtout en sol sablonneux et drainant en raison de la surélévation
-rendement au mieux égal , souvent inférieur aux mêmes cultures en potager au sol…..
Je ne démonte pas, mais quand çà sera mort je ne referai pas.
Sauf cas particulier, mon expérience m’incline à penser que la permaculture ne gagne rien à la surélévation.
Bonjour Gilles,
Cette année j’ai choisi d’investir dans du goutte à goutte avec programmateur 3X/jours chaque fois 5 minutes. J’utilise cela aussi bien sur chaque pieds de salade n’aimant pas la pluie dans ces feuilles (pourriture) que pour les choux, céleri et autres. Le résultat me plaît bcp. Pourrais tu me diresi cela est du aux conditions climatiques plus de pluie depuis avril ou au système combiné?
Merci et bonne journée à toi
Bonjour Vincent,
La réponse est dans l’article : 5 minutes d’arrosage au goutte à goutte est équivalent à pas d’arrosage… ce sont donc les pluies qui ont assuré l’approvisionnement en eau nécessaire aux plantes