Mildiou : prévenir et traiter naturellement sur tomates et pommes de terre

Le mildiou fait partie de ces maladies qui transforment un potager plein d’espoir en scène de film catastrophe… souvent juste après quelques jours de pluie et de fraîcheur.

Sur la tomate et la pomme de terre, il peut progresser très vite. Mais bonne nouvelle : on peut vraiment réduire les risques avec des gestes simples, et limiter la casse avec des approches naturelles, à condition d’agir au bon moment.

Dans cet article, je vous propose une méthode pragmatique : comprendre comment le mildiou fonctionne, savoir le reconnaître, puis mettre en place des mesures préventives (abri, aération, choix variétal, sol vivant) et, si besoin, des traitements naturels en complément.

Qu’est-ce que le mildiou ?

Le mildiou est une maladie dite « cryptogamique », c’est-à-dire liée à un micro-organisme qui se développe et se propage surtout quand l’humidité s’installe durablement.

Sur la tomate et la pomme de terre, l’agent le plus fréquent est Phytophthora infestans. On parle aussi de mildious proches sur d’autres plantes, par exemple Peronospora parasitica chez certaines crucifères, ou Plasmopara viticola sur la vigne.

Ce qui rend le mildiou redoutable, ce n’est pas seulement sa présence, mais la combinaison « météo favorable + végétation dense + feuilles humides longtemps ». C’est pour ça que la prévention (sol vivant, aération, protection de la pluie) pèse souvent plus lourd que le « traitement miracle ».

Justement, en travaillant sur la vitalité globale du potager (je détaille cette approche dans Mon Potager au Naturel), vous donnez à vos plants un net avantage au moment où la pression maladie monte.

Comment reconnaître le mildiou ?

Souvent, le scénario est le même : quelques jours de pluie (ou de fortes rosées), une certaine fraîcheur derrière… et vous découvrez des taches « pas nettes » sur les feuilles de tomates ou de pommes de terre.

Plant de tomate ravagé par le mildiou
Plant de tomate sévèrement atteint par le mildiou

Le mildiou commence généralement par des taches brunâtres (parfois irrégulières), souvent entourées d’un léger liseré plus clair/verdâtre, avec un aspect qui peut sembler un peu « gras » ou « huileux » sur la face supérieure des feuilles.

  • Sur le dessus des feuilles : taches brunes qui s’agrandissent rapidement, puis noircissent.
  • Sur le dessous des feuilles : un feutrage blanchâtre peut apparaître (souvent visible tôt le matin, quand l’humidité est maximale).
  • Évolution : les zones touchées finissent par se nécroser, et le feuillage peut sécher en quelques jours si la météo reste favorable à la maladie.

Mais le mildiou ne touche pas seulement les feuilles. Sur les tomates comme sur les pommes de terre, des taches brunâtres peuvent aussi apparaître sur les tiges. Elles fragilisent la plante et peuvent provoquer le brunissement et le dépérissement des extrémités (les bouquets terminaux, notamment).

Sur la tomate, on observe aussi des fruits atteints : des zones brunâtres qui durcissent, puis finissent par pourrir. Quand l’attaque est forte et que la météo reste humide, la plante entière peut se dessécher et mourir en peu de temps.

Mon conseil pour ne pas passer à côté : inspectez d’abord le dessous des feuilles (idéalement le matin), surtout après des nuits fraîches et humides. C’est souvent là que les premiers signes « parlent » le plus clairement.

Attention enfin aux confusions possibles : un coup de soleil, une carence, ou d’autres maladies peuvent aussi marquer le feuillage. Ce qui oriente vraiment vers le mildiou, c’est la combinaison taches qui progressent vite + humidité persistante + feutrage blanchâtre sous les feuilles.

Qu’est-ce qui favorise le mildiou ?

Le mildiou explose rarement « par hasard ». Il a besoin d’un cocktail assez précis : humidité durable, feuilles mouillées longtemps et températures douces. Quand ces conditions sont réunies, la maladie peut progresser très vite.

Concrètement, voilà ce qui lui déroule le tapis rouge :

  • Pluies répétées, rosées, brouillards : tout ce qui maintient le feuillage humide pendant des heures.
  • Températures modérées : la maladie est souvent la plus active quand il fait doux (et que l’humidité reste élevée). À l’inverse, une période chaude (températures supérieures à 26-28°C) et sèche freine nettement sa progression.
  • Végétation trop dense : plants serrés, feuillage qui sèche mal, circulation d’air insuffisante.
  • Arrosage sur le feuillage (ou le soir) : vous prolongez la durée d’humectation… exactement ce qu’il attend.
  • Abri mal aéré : sous serre, sans ventilation, l’humidité reste piégée et le feuillage ne sèche pas.

À propos de l’origine : sur tomate et pomme de terre, le risque vient très souvent de tissus contaminés (repousses de pommes de terre, tubercules oubliés, résidus végétaux, plants atteints) et de la dispersion par l’air quand la météo est favorable. Autrement dit, ce n’est pas seulement « le sol » qui est en cause : ce sont surtout les conditions météo et les sources proches qui font la différence.

À retenir : vous ne contrôlez pas la pluie… mais vous pouvez agir sur tout le reste (aération, densité, abri, arrosage). Et c’est là que la prévention devient vraiment efficace.

Météo à risque : quand se mettre en alerteLe mildiou profite surtout d’un feuillage qui reste humide longtemps. Dès que vous enchaînez pluies ou fortes rosées + douceur, considérez que le risque grimpe d’un cran.

  • Après une pluie : vérifiez le dessous des feuilles le lendemain matin.
  • Sous abri : aérez au maximum pour accélérer le séchage.
  • Au moindre doute : supprimez immédiatement les premières feuilles suspectes.

Prévenir le mildiou

Check-list express anti-mildiou (5 minutes)Quand la météo devient humide, ce sont ces petits gestes répétés qui font la différence.

  • Arroser au pied, jamais sur le feuillage.
  • Espacer davantage les plants et tuteurer pour aérer.
  • Retirer les feuilles basses qui touchent le sol si besoin.
  • Surveiller le dessous des feuilles, surtout le matin.

Un traitement « magique » qui guérit le mildiou n’existe pas. En revanche, on peut réduire très fortement les risques en combinant quelques leviers simples : un sol vivant, moins d’humidité sur le feuillage, plus d’aération, et des gestes cohérents dès la plantation.

Une terre vivante et fertile

Une plante pleine de vitalité résiste mieux aux maladies qu’une plante frêle et carencée. Le premier traitement, au fond, c’est donc le sol.

En mettant en œuvre des actions visant à obtenir une terre vivante, riche et fertile, vous limiterez déjà fortement les risques de mildiou.

Protéger de la pluie

La méthode la plus efficace consiste à protéger les plants de la pluie, tout simplement parce que c’est l’humidité durable sur les feuilles qui déclenche souvent l’attaque.

Que ce soit avec un simple auvent transparent, une housse spéciale à tomates ou plus simplement une serre, le fait de cultiver sous abri limite très fortement les risques, à condition de suffisamment aérer.

Sans ventilation, l’humidité reste piégée, le feuillage sèche mal, et vous recréez des conditions idéales pour les maladies cryptogamiques.

Pour assurer une production, je cultive aujourd’hui une quinzaine de plants de tomates sous serre, le reste étant à l’extérieur, soumis aux aléas climatiques.

Sélectionner des variétés plus résistantes au mildiou

Des hybrides ont été créées pour une meilleure résistance au mildiou. On trouve aussi aujourd’hui des plants greffés dans ce but, même si, sauf à greffer vous-même, ce n’est pas donné.

Mais si, comme moi, seules les variétés anciennes trouvent grâce à vos yeux, certaines semblent mieux tenir que d’autres selon les années et les conditions.

J’ai ainsi pu constater chez moi que les tomates Saint-Pierre, la Rose de Berne ou encore la Golden Jubilee étaient moins facilement atteintes que la Cœur de bœuf ou la Noire de Crimée, par exemple.

J’ai également noté que certaines (en particulier la Golden Jubilee) continuaient à produire sans problème des fruits sains malgré la présence de la maladie.

Je tiens toutefois à préciser qu’une variété peut mieux résister dans certaines conditions, mais pas forcément dans d’autres. La meilleure approche consiste donc à tester différentes variétés au fil des ans et à en tirer vos propres conclusions.

Ne pas tailler

Les plaies engendrées par la taille sont des portes d’entrée pour les maladies cryptogamiques. Le fait de ne pas tailler limite donc les risques de contamination par ces blessures.

La contrepartie, c’est un feuillage potentiellement plus dense. D’où l’importance d’espacer davantage les plants et de viser une aération maximale (tuteurage, conduite claire, et arrosage au pied).

Traiter en préventif contre le mildiou

Un traitement contre le mildiou ne « guérit » pas la maladie. En revanche, certains gestes et préparations peuvent aider en préventif, et parfois freiner une attaque débutante, surtout si la météo redevient plus sèche et plus chaude.

Bouillie bordelaise et produits à base de cuivre

Les produits à base de cuivre sont communément utilisés depuis longtemps pour prévenir du mildiou. Je ferais 3 remarques :

  • Les souches les plus récentes semblent plus virulentes et la bouillie bordelaise n’est plus toujours suffisante.
  • Le cuivre est phytotoxique et nuit en particulier à la floraison (lisez les recommandations d’emploi sur les emballages).
  • Le cuivre s’accumule dans le sol avec des conséquences importantes sur la vie de celui-ci et notamment sur les populations de vers de terre.

Pour ces raisons, je me refuse depuis maintenant quelques années à utiliser du cuivre au jardin.

Traitement au bicarbonate de soude contre le mildiou

Bicarbonate de soude : traitement préventif mildiou.
En préventif, le bicarbonate de soude est une alternative à la bouillie bordelaise.

Le bicarbonate de soude est une alternative intéressante pour protéger vos cultures du mildiou et plus largement des maladies cryptogamiques.

  • Versez 1 cuillère à café de bicarbonate de soude dans 1 litre d’eau.
  • Ajoutez éventuellement 1 cuillère à café de savon noir (ou de Marseille).
  • Dès la plantation, vaporisez le mélange sur la plante entière.
  • Répétez l’opération une fois par semaine durant deux mois et après chaque pluie.

Notez toutefois que, tout comme la bouillie bordelaise, le bicarbonate de soude nuit à la floraison. Il convient donc de traiter hors floraison ou, en période de floraison, en veillant à ne pas atteindre les fleurs en plein épanouissement.

Pour cela, dirigez la buse de pulvérisateur sous la dernière floraison.

Traitement au lait contre le mildiou

Lait en traitement contre le mildiou
Le lait peut aider à préserver les cultures du mildiou.

Le lait demi-écrémé ou entier (mais odeur désagréable avec ce dernier) peut être utilisé en traitement antifongique. Il est plus couramment utilisé contre l’oïdium, mais certains témoignent de son intérêt également sur le mildiou.

Mélangez 1 volume de lait pour 9 volumes d’eau et pulvérisez rapidement sur toute la plante.

Purin de prêle

Des traitements répétés au purin de prêle ont une certaine efficacité pour prévenir du mildiou.

Purin de consoude et purin d’ortie

Des arrosages avec du purin de consoude, voire du purin d’ortie, vont renforcer les défenses naturelles des plantes.

Ils les rendront ainsi plus résistantes aux maladies, et notamment à celle qui nous intéresse ici.

Décoction d’ail

L’ail a des propriétés fongicides. On peut donc l’utiliser, sous forme de décoction, pour protéger nos cultures des maladies cryptogamiques, et notamment du mildiou.

Voyez ici la recette de la décoction d’ail.

Éliminer les parties atteintes

Supprimez le feuillage et les branches atteintes par le mildiou (évidemment, si cela ne concerne pas tout le plant). Cela évitera la propagation immédiate.

Concernant les déchets : vous pouvez les composter si, et seulement si, votre compost monte vraiment haut en température (au-delà de 65 °C). À défaut, mieux vaut détruire les parties atteintes plutôt que de prendre le risque de disséminer la maladie. Pour aller plus loin, voyez aussi mon article sur le compost.

Ne pas cultiver au même endroit ?

Si la maladie a sévi chez vous, il est souvent recommandé de vous abstenir de cultiver à nouveau des tomates au même endroit pendant au moins 5 ans.

Mais dans nos climats, le gel a généralement raison du mildiou sur les résidus exposés. Ce n’est pas parce que la maladie a sévi durement une année que ce sera le cas l’année suivante.

Ce sont surtout les conditions climatiques de fin de printemps et de début d’été qui provoqueront l’apparition de cette maladie cryptogamique.

Erreurs fréquentes qui aggravent le mildiouOn peut parfois faire « tout ce qu’il faut »… sauf un détail qui ruine l’effort. Voici les classiques.

  • Arroser le feuillage ou arroser tard le soir.
  • Planter trop serré.
  • Traiter en plein soleil, ou sur feuillage déjà brûlant.
  • Surdoser ou traiter trop souvent, notamment avec le bicarbonate.
  • Manipuler et tailler des plants mouillés, puis toucher d’autres plants.

Tableau récapitulatif des actions à effectuer en priorité en cas de risque ou d’apparition du mildiou

SituationObjectifActions prioritaires
Météo à risque (pluie, rosées, douceur)Éviter l’installationProtéger de la pluie, aérer, arroser au pied, espacer, surveiller le dessous des feuilles
Premières taches sur quelques feuillesFreiner la propagationSupprimer les parties atteintes, améliorer l’aération, agir avec un traitement naturel adapté (bicarbonate, lait, prêle) sans surdoser
Attaque qui progresse viteSauver ce qui peut l’êtreTomate : enlever les axes atteints, garder des rejets sains, protéger de la pluie si possible. Pomme de terre : faucher le feuillage et récolter au bon moment

Comment traiter le mildiou lorsque la maladie est déjà là ?

Quand le mildiou est installé, l’objectif n’est pas de « guérir » la plante, mais de casser la dynamique : limiter la propagation, sauver ce qui peut l’être, et récolter au bon moment.

Dans tous les cas, agissez si possible par temps sec (ou au moins quand le feuillage est sec), et évitez de manipuler les plants quand ils sont mouillés.

Traiter le mildiou de la pomme de terre

Tige de pomme de terre atteinte par le mildiou
Tige de pomme de terre touchée par le mildiou

Mes pommes de terre ont été fortement touchées en cette fin de juin (2016). Ma première réaction (après la désolation) a été d’éliminer les parties atteintes, et en l’occurrence j’ai tout fauché.

Ensuite, j’ai récolté tout de suite les plants les plus atteints, avant que la maladie ne se propage aux tubercules. Avec une belle surprise : très belle récolte. Il faut dire que les plants étaient très bien développés.

L’inconvénient, c’est que la peau est encore très fine : ces pommes de terre ne se conserveront donc pas très longtemps.

J’ai pris le risque d’en laisser une partie en terre (les plants les moins atteints), mais après avoir aussi fauché le feuillage.

Puis j’ai prévu quelques traitements à la prêle sur le sol, en espérant que les tubercules ne soient pas contaminés.

En pratique, si vos pommes de terre sont touchées, les deux réflexes les plus utiles sont souvent : couper le feuillage pour freiner la progression, et récolter au bon moment (vite si l’attaque est forte, plus tard si l’attaque est légère et maîtrisée).

Traiter le mildiou de la tomate

Sur la tomate, si les plants ne sont pas complètement atteints et que la météo devient plus favorable (chaleur et temps sec), il est parfois possible de stopper la propagation.

Chez moi, les températures sont rapidement montées au-dessus de 30 °C, ce qui freine nettement le développement de la maladie. Après avoir éliminé les parties atteintes (feuilles et quelques branches), j’ai effectué un traitement au bicarbonate de soude.

Un traitement combiné purin d’ortie / purin de consoude a suivi dès le lendemain (vous pouvez d’ailleurs tout mettre ensemble).

Je renouvellerai ces traitements tous les 5 jours environ, tant que la pression maladie reste élevée.

Important : le fait de ne pas tailler mes pieds de tomates me permet souvent de retrouver des rejets sains sur une partie des plants, même quand certains axes sont touchés. C’est une des raisons pour lesquelles je garde cette approche.

On verra ce que ça va donner…

Conclusion

Le mildiou est redoutable, oui, mais il n’est pas invincible. En pratique, ce sont rarement les « produits » qui font la différence : ce sont les conditions. Un feuillage qui sèche vite, une culture bien aérée, un sol vivant, un peu d’anticipation avant les périodes humides… et vous changez déjà complètement la donne.

Si malgré tout la maladie arrive, gardez le cap : supprimer vite les parties atteintes, adapter vos gestes (abri, arrosage au pied, surveillance), et utiliser les traitements naturels comme des coups de pouce, pas comme des baguettes magiques. Sur la pomme de terre, faucher et récolter au bon moment sauve souvent l’essentiel. Sur la tomate, la chaleur et une réaction rapide peuvent parfois stopper la propagation.

Et chez vous, ça donne quoi ? Le mildiou a-t-il touché vos tomates ou vos pommes de terre cette année ? Dites-moi en commentaire votre région, votre météo au moment de l’attaque, et ce qui a le mieux fonctionné (lait, bicarbonate, prêle, abri, variétés…). Vos retours aident vraiment tout le monde.

En complément de cet article, je vous recommande vivement la lecture de la « Des tomates sans maladies » présentée par Nicolas Larzillière.

FAQ : questions fréquentes sur le mildiou

Le bicarbonate de soude est-il efficace contre le mildiou ?

Le bicarbonate peut aider en prévention ou au tout début d’une attaque, surtout si la pression maladie n’est pas trop forte. L’idée n’est pas de « guérir », mais de compliquer la vie du champignon et de freiner la propagation.

Respectez les doses (1 cuillère à café par litre d’eau) et évitez de traiter en plein soleil. En période de floraison, faites attention à ne pas toucher les fleurs, car le bicarbonate peut nuire à la floraison.

Peut-on mélanger lait et bicarbonate contre le mildiou ?

Certains jardiniers mélangent ou alternent les deux, mais ce n’est pas une garantie de résultat. Le plus important reste de traiter au bon moment, sur feuillage sec, et de mettre en place la prévention (aération, protection de la pluie, arrosage au pied).

Si vous testez un mélange, restez prudent sur les dosages, observez vos plants, et évitez les traitements trop rapprochés.

Quel dosage de lait contre le mildiou sur tomate ?

Le dosage le plus courant est 1 volume de lait pour 9 volumes d’eau. Pulvérisez sur l’ensemble du feuillage, plutôt le matin, sur feuillage sec, et renouvelez après les pluies si la météo reste à risque.

Le lait est surtout cité pour son intérêt antifongique sur certaines maladies. Sur le mildiou, les retours sont variables : considérez-le comme un coup de pouce, pas comme un bouclier absolu.

Pourquoi la serre peut-elle aggraver le mildiou ?

Sous serre, si l’aération est insuffisante, l’humidité reste piégée et le feuillage sèche mal. Or le mildiou profite justement d’un feuillage humide longtemps.

Une serre peut être très efficace contre le mildiou si elle protège de la pluie et si vous ventilez largement.

Faut-il arracher un plant de tomate dès les premières taches ?

Pas forcément. Si l’attaque est limitée, vous pouvez supprimer immédiatement les feuilles atteintes, améliorer l’aération et agir avec un traitement naturel, tout en surveillant de très près.

En revanche, si la maladie progresse rapidement malgré vos actions, arracher un plant très atteint peut éviter de contaminer le reste de la culture.

Le mildiou survit-il dans le sol et faut-il attendre 5 ans avant de replanter ?

Dans la plupart des jardins en France métropolitaine, le gel met généralement fin au problème sur les résidus exposés, et ce sont surtout les conditions météo de la saison suivante qui font la différence.

Par prudence, éliminez les repousses spontanées (notamment de pommes de terre), ne laissez pas traîner de résidus contaminés, et privilégiez une prévention solide plutôt qu’une règle « 5 ans » appliquée mécaniquement.

Peut-on mettre des feuilles atteintes par le mildiou au compost ?

Oui uniquement si votre compost monte vraiment haut en température (au-delà de 65 °C), ce qui aide à détruire les germes. Si votre compost reste tiède, mieux vaut détruire les parties atteintes plutôt que de prendre le risque de disséminer la maladie.

Un compost « bien mené » (équilibré, aéré, qui chauffe) n’a rien à voir avec un simple tas qui ne monte pas en température.

Que faire si le mildiou touche les pommes de terre ?

Le réflexe le plus utile est souvent de faucher le feuillage pour freiner la propagation, puis de récolter au bon moment. Si l’attaque est forte, récoltez plus tôt pour limiter la contamination des tubercules.

La conservation des pommes de terre récoltées tôt est souvent plus courte, car la peau est encore fine.

À partir de quelle température le mildiou s’arrête-t-il ?

Le mildiou se développe surtout avec des températures modérées et une forte humidité. Quand il fait chaud et sec, sa progression ralentit nettement.

Dans l’article, je mentionne qu’au-delà de 26 à 28 °C, la maladie cesse généralement de se développer, surtout si le feuillage sèche rapidement.

Crédit photo image à la une : https://depositphotos.com/

130 commentaires sur « Mildiou : prévenir et traiter naturellement sur tomates et pommes de terre »

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  1. Je ne sais pas si c’est une bonne idée mais pour être sûr de tuer le champignon, j’emballe les plants malades dans un sac à terreau retourné (face noire vers l’extérieur) et je le place dans un châssis, inoccupé l’été. Sous la fenêtre tous les thermomètres claquent, il y fait donc plus de 60 degrés (j’y ai déjà mis de l’eau, elle est brûlante). Après, je mets à composter. Ça nettoie les plants, mais pas le sol d’où les plants ont été arrachés. Ça m’évite de brûler ou de me débarrasser des plants.

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  2. Bonjour, tout d ‘abord merci pour vos conseils. Au sujet de la consoude, j’ai beaucoup de mal à la cultiver car les limaces et autres ont l’air de bien l’aimer, elles ne me laissent que les nervures et les tiges. Merci

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  3. Bonjour et merci Gilles pour toutes ces recettes alternatives au cuivre! Une petite question: j’ai 6 pieds de tomates atteints par le mildiou. J’ai arrache celui qui était trop atteint et vais tenter de sauver les autres avec le bicarbonate. A quelques mètres de là, jái une mini-serre avec 3 pieds de tomates. Ils sont encore beaux. Est-ce que le champignon risque de se propager si je laisse les pieds qui sont atteind?
    Il me reste 4 petits semis de tomates, est-ce qu’il est encore temps de les planter a la mi-juillet?
    Belle saison a tous malgre l’humidité, profitons des salades….

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    • Bonjour Sylvie,
      Pour la propagation, il y a toujours un « risque »… je ne peux deviner ce qu’il adviendra…
      Pour une plantation mi-juillet, à moins d’un automne très beau et chaud, ces plants ne donneront probablement rien.
      Cordialement,
      Gilles

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  4. Bonjour Gilles, chez moi le Mildiou s’est installé dans les pommes de terre.
    Pour les primeurs moins grave je vais les récolter.
    Pour les autres c’est mort.
    Et toi Gilles comment ça se passe?
    Peux tu me donner des variétés très résistante au Mildiou.
    Les avis d’autres jardiniers sont les bienvenus.
    Merci à vous tous.
    Bon courage

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  5. Bonjour Gilles. Merci de ces conseils précieux. En ce qui me concerne, après 15 jours d’absence, tomates et pommes de terre étaient totalement déssechées. comme celles de mon voisin qui, lui, était bien présent. Pluie et fraicheur ont permis au mildiou d’agir. Je vais regarder ce qu’il reste des patates. Quant aux tomates, c’est cuit …

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  6. Bonjour Gilles. j’habite en Haute Vienne ouest, limite Charente.
    Je cultive en permaculture depuis plusieurs années maintenant.

    J’avais planté 7 pieds de tomates pyros F1 achetées en jardinerie, car bien avancées, plus une partie de mes propres semis plus petits. Les 7 pyros et 8 plants perso, situées dans la même parcelle, ont rapidement pris le mildiou mi juin, la base des tiges surtout a pourri en quelques jours, j’ai dû tout arracher. Je traite habituellement au bicarbonate/savon noir/lait, mais je ne l’avais pas fait à la plantation, il faisait si beau ! j’arrose ou vaporise aussi avec du purin de consoude, d’ortie, tanaisie, etc.

    J’ai 12 plants perso sur une autre parcelle pas très éloignée ( 15/20 m environ) qui ont eu quelques taches sur feuilles, coupées aussitôt, mais les tiges ne semblent pas atteintes pour l’instant. J’ai traité aussitôt plusieurs fois. J’ai aussi 10 plants sous une petite serre, qui ne semblent pas touchés.

    Q : Il me reste quelques plants perso bons à planter : je suppose que je dois impérativement changer la zone de plantation, par rapport au plants arrachés ?

    Merci de ton avis ou du retour d’expériences d’autres abonnés.

    PS : mes pdt sont aussi atteintes, les feuilles cramées pour beaucoup, j’ai commencé à récolter mais encore petit…

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  7. Bonjour Gilles, pas de souci pour le moment. Il pleut toujours beaucoup en Belgique et les températures ne dépassent pas les 17°c de moyenne. Pour les pdt, j’utilise des « sharpo mira » qui sont résistantes au mildiou. Pour les tomates, j’en ai en serre et en extérieur non couvertes. Ces dernières sont des semences de chez Pascal Poot. L’année passée, elles n’ont été atteintes par le mildiou qu’au bout de 7 semaines de pluie quasi en continu. Merci pour tous tes partages et bel été, Jean-Baptiste

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  8. Bonsoir
    C’est vrai qu’en Moselle le printemps 2024 est particulièrement pourri, et ça continue…
    Pour ma part, depuis quelques années je pulvérise 1 à 3 fois par mois les tomates, pommes de terre, vigne et cucurbitacées avec un mélange composé de décoction de prêle à 8%, petit lait à 8%, bicarbonate de potassium à 3g/litres et savon noir à 20g/litres. Les résultats sont nettement plus concluant que ceux de tous les jardiniers de mon quartier.
    En cas d’attaque virulente, il y a 3 ans, cela n’a pas suffit. La mort dans l’âme, j’ai utilisé la bouillie bordelaise, mais à ma manière. J’ai réalisé une bouillie super dosée que j’ai passé au pinceau sur les seules parties nécrosées (en enlevant toutes les feuilles atteintes). J’ai dû renouveler le traitement plusieurs jours lorsque les nécroses dépassaient les zones traitées la veille ou que de nouvelles nécroses apparaissaient.
    J’ai sauvé ma production !
    Notez que mon mélange semble efficace sur le mildiou et l’oïdium. Pour ceux qui se demande où trouver du petit lait sachez que la faisselle est mon unique fournisseur, et en plus c’est bon…

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  9. oui, ce matin, après une bonne pluie, tout allait bien dans ma cabane à tomates. mais ce soir, j’ai découvert une branche… pleine de mildiou, tout d’un coup. comme c’était sur une plante où j’avais coupé quelque chose, j’ai pensé que c’était à cause de ça. mais…….cette branche est sous l’ouverture d’air en haut et apparemment, il a plu dessus avec le vent cette nuit. c’est étonnant que cela puisse aller si vite. je l’ai enlevé et j’ai traité les plantes avec de la solution de bicarbonate/du savon noir. j’espère que cela ne va pas plus loin et que j’aurai encore quelques tomates. la forte pluie, le vent et l’humidité, tout cela est cruel chez nous en ce moment. cette nuit, il va encore pleuvoir fort. merci pour cet article gilles

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  10. La Bourdaine très efficace sur mildiou déclarée
    Macération:
    Broyat d’écorce (150g/5Ld’eau) de bourdaine laissé à macérer dans l’eau froid pendant 24h avant
    de filtrer la préparation. Diluer à 10 % dans la bouillie.
    Décoction :
    Macération chauffée pendant 20 à 30 min
    à petit bouillon (90-100°C) à couvert. Laisser refroidir sans enlever le couvercle et filtrer. Diluer à
    10 % dans la bouillie.
    Dynamiser 20 minutes avant emploi augmente son effet curatif

    Répondre
  11. Bonjour
    Je suis en Dordogne proche de Mussidan. Après une plantation plus que tardive due aux pluies intenses et au froid, j’ai eu la maladie sur mes tomates quasi immédiatement. Ce n’était pas le mildiou mais de l’alténariose. Comme je n’ai pas lu votre article avant, je me suis précipitée à la jardinerie et on m’a conseillé de faire 2 passages de bouillie bordelaise à 15 jours d’intervalle. La maladie a semble t il été stoppée. Par contre, j’ai acheté du plastique spécial tomates et les ai couvertes en laissant beaucoup d’espace au pied pour que l’air circule.
    A priori (je touche du bois), cela semble fonctionner malgré la pluie qui a repris.

    Répondre
  12. Bonjour,
    Mise à part la corvée arrosage, 2 fois par sem., car pas une goutte depuis un mois et rien à l’horizon.
    Pour l’instant, sans traitements, tomates en serre et pommes de terre sont en parfaite santé, mais si le climat devait changer, je m’empresserais d’essayer vos recettes.
    Merci à toutes et tous.
    Bonne continuation, j’apprécie !

    Répondre
  13. Bonjour,
    Pour nous en Touraine, c’est plutôt la grande sécheresse engendrée par ce vent d’est parfois à la limite du supportable.
    La pression atmosphérique étant très élevée pas une goutte d’eau depuis plus d’un mois. J’avais un peut d’espoir avec le temps devenu très orageux depuis 3 jours, malheureusement c’est très décevant, quelques gouttes dans notre secteur !
    Donc pas de maladie pour le moment, pour les tomates je couvre et arrosage au purin d’ortie et ensuite de consoude 👍.
    Bon jardinage à tous.

    Répondre
  14. J habite à Dunkerque et j essaie de trouver des traitements autre que la bouillie. Actuellement j utilise le bicarbonate+savon noir ou prêle ou consoude+ortie bref des traitements le plus naturel possible. En ce moment on a alternance de pluie et soleil et en moyenne 20° ou plus.

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  15. Bonsoir à tous,
    Je lis tous les commentaires ce soir, et j’en viens à regretter l’époque (quoique je n’en ai pas beaucoup connu) où il y avait des problèmes avec cette maladie…. La pluie chez nous (sud est de la France) n’est plus qu’un souvenir, ma source est sèche depuis fin mai, je n’ai plus d’eau dans mes cuves il fait plus de 30° l’après midi et franchement, le mildiou me semble anecdotique quand la seule préoccupation est: comment je vais faire pour arroser encore mes tomates et mes patates? Sans compter le reste…..Et même Pascal Poot ne pourrait pas grand chose pour remédier à cette situation catastrophique…. J’en viens à penser que je serais heureuse de devoir lutter contre le mildiou, et pas contre la sécheresse et les acariens qui l’accompagnent(autre plaie gravissime)

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  16. Bonjours Gilles bonjour à tous, un vieux jardinier m a conseillé le purin de sureau contre toutes ces maladies , qu’ en pensez vous ? Merci d avance pour votre retour.

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    • Bonjour Bernard,
      Le purin de sureau est surtout utilisé pour ses vertus répulsives (rongeurs, taupes, insectes…) et stimulantes.
      Il va donc renforcer les défenses des plantes (ce qui est une bonne chose), mais ce n’est pas à proprement parlé un fongicide.
      Cordialement,
      Gilles

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  17. Bonjour Gilles et merci pour tes conseils toujours judicieux …
    Un collègue m’a conseillé de pulvériser de la Lécithine contre le mildiou et l’oïdium ( Tomates, pomme de terre, vigne, …)
    Qu’en penses-tu ?
    Cordialement,

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    • Bonjour Louis,
      On trouve en effet aujourd’hui des produits fongicides à base de lécithine.
      Mais je ne connais pas… je ne peux donc donner un avis (j’espère juste que ces produits ne sont jamais issus de cultures OGM…)
      Cordialement,
      Gilles

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  18. Bonjour à toutes et tous
    N’étant pas fan de traitement, je me contente en début de saison de « peindre » mes tuteurs à la bouillie bordelaise, car c’est souvent au point de contact tomate-tuteur que se situe le début de l’attaque. Ce n’est pas la panacée, mais ça limite un peu la casse.

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  19. Bonjour Gilles,
    Je m’étais intéressé au bicarbonate de sodium comme antifongique (ne pas dépasser 10g/l).
    Cependant il est préférable d’utiliser le bicarbonate de potassium pour 2 raisons:
    – il n’apporte pas de sodium, néfaste pour le sol.
    – il apporte du potassium (K) qui lui est essentiel pour les plantes.

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  20. Bonjour Gilles, est-ce que je peux récupérer des graines de tomates sur un fruit partiellement atteint de mildiou…..Plusieurs personnes me le déconseillent, et vous, qu’en pensez-vous ?

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  21. Bonjour Gilles et toutes, tous,
    J’ai toute une planche de tomates qui a attrapé une maladie, je pensais au mildiou au départ mais j’ai des doutes, ça commence par les tiges qui deviennent noires, ensuite les feuilles et les tomates.
    Les quelques années où j’ai eu du mildiou, il me semblait (comme le dit Gilles ci-dessus) que ça commençait par les feuilles.
    Ça ressemble toutefois à la photo du haut de Gilles mais en plus noir et toute la tige, avant ensuite de toucher les feuilles et fruits.
    J’ai 2 planches de plants à quelques mètres l’une de l’autre, l’une est touchée mais pas l’autre.
    Précision, même si c’est déconseillé de le faire (la preuve) par manque de temps j’ai arrosé la moitié du potager et donc la planche de tomates qui a la maladie par aspersion (eau de pluie) les 2 fois où il n’a quasiment pas plu pendant une semaine – si, si c’est arrivé 🙂
    Je pense, sauf avis contraire ?, traiter en préventif la planche saine (pour l’instant) et arracher celle qui est en très mauvais état.

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  22. Bonjour à vous toutes et tous.
    Dans l’urgence, étant également absent, j’ai tenté une pulvérisation de décoction de prêle sachant que c’est plutôt destiné au préventif mais je l’avais sous la main, ça a bien freiné la propagation mais avec la pluie incessante et des températures assez basses dans le nord-est je suis mitigé mais pas mal de tomates restent saines pour le moment . Demain j ‘assainie de nouveau les pieds et tente une nouvelle pulvérisation. Le bicarbonate de soude est efficace pour le mildiou mais après les tomates restent absentes….

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  23. Bonjour Gilles, j’ai lu votre article et vous dites: Le mildiou HIVERNE DANS LE SOL et ses germes sont transmis par voie aérienne…etc…Puis plus loin: Ce sont les conditions climatiques qui provoquent l’apparition de cette maladie, PAS LA PRESENCE DE GERMES DANS LE SOL … Heuh, je ne comprends pas bien, pouvez-vous m’expliquer ? En ce moment je fais une recherche sur cette maladie et je pense, peut-être à tort, que les spores sont dans le sol et contaminent les cultures l’année suivante. J’habite en Bretagne sud, le climat est tempéré, plutôt humide…surtout cette année !

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    • Bonjour Mana,
      Pas facile à expliquer… mais je vais essayer.
      En gros, même si les germes sont présents dans le sol, si le temps est sec, le champignon responsable du mildiou ne se développera pas.
      Par contre, si le temps est pluvieux et relativement frais pour l’été (comme un peu partout cet été), la maladie a de fortes chances de sévir, que les germes soient présents dans le sol de notre jardin (dans ce cas, ce sont les éclaboussures de la pluie sur le sol qui vont « propulser » les germes vers les feuilles les plus basses)… ou pas (ces germes peuvent tout à fait provenir, par voie aérienne, d’autres jardins…).
      D’ailleurs, vous pouvez tout à fait cultiver des tomates pour la première fois, dans un nouveau potager (il n’y a donc à priori aucune raison pour que des germes soient présents dans le sol de ce potager…) ou pratiquer une rotation de cultures… et que les plants soient quand même atteints par le mildiou.
      Ce sont donc bien les conditions climatiques qui vont être la cause du mildiou…
      Cordialement,
      Gilles

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      • Merci bien Gilles pour votre réponse rapide, j’ai tout compris, vous êtes très clair ! Le climat est donc prédominant, je vais me lancer dans la greffe de tomates pour l’année prochaine et réduire ainsi le risque d’avoir le mildiou ! Bonne journée à vous !

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      • Bonjour Gilles,

        le mildiou, cette année a eu une voie royale, il est même rentré dans ma serre….est_ce vrai que fermé la serre pour atteindre une heute température quelques heures pourrait tuer le mildiou.? quelle température ? pendant combien de temps.
        j’ai quelques concombre, aubergine et poivrons, je pense qu’il devrait tenir le choc ?

        qu’n pensez-vous?

        Hugues

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        • Bonjour Hugues,
          Comme indiqué dans l’article le mildiou cesse de se développer au dessus de 26-28°C (ce qui est une température très courante en été dans une serre…), mais ne « tue » pas le champignon.
          Pour détruire réellement la champignon responsable du mildiou, il faudrait des températures beaucoup plus élevées (je dirais au-dessus de 55-60°C, comme pour un compost en pleine fermentation), probablement pendant plusieurs jours… bref des conditions excessives qui nuiraient par ailleurs à la plante…
          Mais je prendrais le problème dans un autre sens. Si le mildiou sévit dans une serre, c’est qu’il y a trop de condensation (ou alors des arrosages sur le feuillage… ce que je déconseille). Aussi, plutôt que de chercher à faire monter la température, il est préférable d’aérer la serre au maximum en été. Ainsi, il n’y a pas d’humidité due à une forte condensation, et normalement pas de mildiou (chez moi la serre est grande ouverte tout l’été et il n’y a jamais de mildiou, même lors d’une année comme celle-ci).
          Cordialement,
          Gilles

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  24. Bonjour je pense que mes plants de tomates sont atteints du mildiou pfff cata ils sont rempli de tomate je râle hihi.. faut dire que cette année la pluie a été plus qu abondante.. que puis tester si pas trop tard évidement.. merci pour votre réponse..

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  25. Bonjour Gilles,
    A l’entrée de la serre, le premier pied de tomate face à la porte (donc plus humide??…) a les feuilles qui sont jaunes, la nervure restant verte…c’est quoi??
    D’avance merci de ta réponse!
    Bonne journée!
    Sophie

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    • Bonjour Sophie,
      Il s’agit probablement d’une chlorose (conséquence d’une carence pouvant avoir diverses causes : blocage ou manque au niveau de la fertilisation, mauvais enracinement, présence de produits polluants, PH très faible ou très élevé, refroidissement brutal, manque ou excès d’eau…)
      Dans ton cas, si ce pied de tomate a bénéficié de la même fertilisation que les autres plants, j’aurais tendance à valider la thèse d’une humidité excessive (proximité de la porte, donc soit pluies pénétrant, soit humidité du sol extérieur s’étalant dans ce secteur), ou alors éventuellement celle d’un refroidissement (température bien moins élévée à l’entrée de la serre).
      La chlorose fera sans doute le sujet d’un prochain article… Merci pour l’idée.
      Cordialement,
      Gilles

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  26. BONSOIR GILLES,
    Comme chaque année, le persil vient blanc et jaune. Cela veut dire quoi???C’est désespérant, mais quoi faire???
    MERCI D’AVANCE GILLES POUR VOS LUMIERES.
    andré RAFFANEL

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    • Bonjour André,
      Cet article est consacré au mildiou…
      Par ailleurs, il peut y avoir de multiples raisons au problème que vous soumettez (maladies, carences, ravages animaux…). Il m’est donc impossible de vous répondre sans une étude approfondie de la situation (ce que je ne peux faire qu’en accompagnement personnalisé).
      Cordialement,
      Gilles

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  27. Bonjour
    En Gironde c’est la cata aussi. J’ai dû jeter une grosse partie de ma future récolte de tomates après une absence de 10 jours. Je n’avais pas fait de traitement préventif- bon , on apprend avec l’expérience! Ce n’est pas pour rien que ça s’appelle la bouillie bordelaise.
    En dépit du bon sens, je pars maintenant admirer les beaux jardins anglais avec leurs tomates sous serre. Je ferai mieux l’année prochaine.
    Merci Gilles de votre blog, il est vraiment excellent.

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  28. Bonjour Gilles, sur 30 pieds de tomates grosse attaque de mildiou et malgré de nombreux traitements au bicarbonate c’est la cata, pas de tomates cette année. Bon Dimanche.

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  29. Bonjour Gilles,

    A la période de plantation des tomates j’ai abîmé un pieds d’andine cornue.Sa tige principale était cassée à mi hauteur.
    Je l’ai laissé de coté m’occupant des autres pieds.
    Puis quelques jours après je lui ai donné sa chance en le plantant. Je ne regrette pas: c’est actuellement un des plus beaux pieds et sacrément chargé de grosses tomates !!!
    Et indemne de mildiou

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  30. bonjour Gilles , chez moi (Belgique Liège) aussi le mildiou à fait des ravages pourtant j’avais pulvérisé et re-pulvérisé après les grosses pluies mais rien n’y à fait le sol était gorgé d’eau , j’ai du enlever toutes mes tomates en extérieur pour ne pas endommagé mes pommes de terre et légumes, j’ai fait la récolte des pommes de terre(hâtives) à ma surprise belle récolte mais comme toi fine pelure ,mes deux plants de courgette également pourrie au niveau de la racine « désolant « , en serre les tomates vont bien et commence à rougir ,les aubergines et poivrons vont bien également « ouff!!! »,j’ai pris la peine de re semer des tomates en serre en espérant que cela ira mieux par la suite et quelques poivrons mon épouse adore les poivrons .
    bien à toi

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  31. J’utilise avec succès la décoction de prêle en pulvérisation. Je fais macérer la prêle une nuit puis bouillir 20 minutes, laisser refroidir, filtrer. A utiliser diluée à 20%.

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  32. bonjour gilles,super t es commentaires et merci ,içi en belgium c est aussi la cata ,en desespoir de cause,j ai installer une serre tunnel de 8m sur 4,j ai recuperer quelque plants atteint et les ais replanter en serre,apparement ils reprennent

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  33. Bonjour Gilles merci pour vos précieux conseils je les ai suivis je n ai pas taillé mes plants de tomates qui poussent bien en exterieur et pour l instant pas de mildiou (J utilise ortie et bicarbonate en prévention ) mais il pleut beaucoup depuis 24h (bretagne!..) donc je vais essayer de bacher demain…Après le passage des rafales!… par contre les tomates de ma voisine (jardins partagés) qui poussent sous serre ont le mildiou… est il possible qu ils contaminent les miens situés à quelques mètres?

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  34. Bon jour
    Je ne sais pas si c’est le mildiu…
    Feuilles un peu recroquevillées… un peu brillantes…
    mais restent vertes.
    Faim d’azote? (butte)
    Merci

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  35. Merci pour ce partage de connaissances.

    Ne voulez-vous pas dire que l’ail a des propriétés « fongicides » plutôt que fongiques ?

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  36. bonjour
    vous préconisez de ne pas tailler les pieds de tomates à cause des maladies.
    j’élimine les gourmands systématiquement mais en appliquant ensuite à la plaie ,avec un pinceau, de la bouille bordelaise assez concentrée et ainsi je n’ai aucun plant atteint.

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  37. Pour les tomates, je confirme de ma longue expérience que malgré mildiou (pas total évidemment), les plants continuent à porter des fruits sains si la météo le permet donc ne pas trop vite arracher tout en veillant à ne pas « contaminer » les autres plants. Variétés anciennes, prêle et orties (en purin ou juste en mulch), espacement suffisant des plants, pas de taille, assurent (sauf catastrophe violente) une bonne récolte, variée (14 variétés différentes) en plein sol et sans aucune protection en plastique-pétrole-poison, ceci sous climat du Nord-est. Coopérer avec la Nature et accepter quelques pertes, voilà ce qui fonctionne le mieux.

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      • Bonjour,
        d’une part, veiller à avoir des plants sains et vigoureux (les meilleurs sont ceux réalisés soi-même à partir de graines bio saines) à planter dans un sol sain et à bonne exposition (je préfère le plein Sud mais un jardin exposé aux quatre directions convient à merveille). On peut mettre au fond du trou de plantation, quelques feuilles de consoude et d’ortie et par la suite, la prêle (et l’ortie) fortifient la plante, sous forme de purin pulvérisé à intervalle hebdomadaire en gros, ou plus simplement, de plante séchée déposée au pied paillé (mulché) pour que lors de l’arrosage (ou pluie), les nutriments soient absorbés. Enfin, en matière de résistance au mildiou, je n’ai constaté que peu de différences dans les variétés, c’est la qualité des plants, leur exposition, les soins apportés et surtout, la météo qui jouent le rôle principal. Aussi, veiller à ne pas planter trop près pour éviter que les plants ne se touchent (et se contaminent le cas échéant) Par ailleurs, j’utilise avec parcimonie l’engrais urine (impérativement saine, sans aucun résidu médicamenteux) avec cendres de bois, environ 2/3 pour 1/3 de cendres et après, coopérer avec la Nature donne les meilleurs fruits. Je mets les variétiés que j’aime, Rose de Berne, Noire de Crimée, Ananas, Green Zebra, en grappes, russes prune noire, Cornue des Andes, un peu de coeur de boeuf, Roma et des cocktails. Bonne chance pour votre prochaine récolte et bonnes récoltes !

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        • Merci pour votre réponse. Région très humide (Béarn) la rosée est toujours là le matin. Cette année j’ai fait des boutures de tomates Marmande et cornue des Andes, les plants sont plus vigoureux que les pieds mères et sont beaucoup plus résistants au mildiou. Traitement au bicarbonate alterné avec huile essentielle (sarriette des montagnes+origan d’Espagne+ arbre à thé+ romarin à cinéole + sauge sclarée).

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  38. Bonjour à tous.
    Le mildiou, je connais depuis plus de 25 ans.
    Je n’utilise plus la bouillie bordelaise ni les solutions à base de cuivre. Je traitais depuis quelques années avec des Huiles Essentielles.
    Cette année 2016 à été difficile, mais j’ai découvert un « truc » qui fonctionne bien. J’ai utilisé de la teinture d’iode à 5 g d’iode et 3 g d’iodure de potassium pour 100 ml (mélange alcoolique que j’ai acheté en pharmacie).
    Je traite au pulvérisateur avec une solution à 500 ppm de teinture d’iode sur tomates et pommes de terre.
    Bon ! d’accord, ça à l’air compliqué, mais voici la formule pour 1 pulvérisateur de 5 L.
    -Verser 50 ml de teinture d’iode dans le pulvérisateur.
    -Verser 1 cuillère à soupe de liquide vaisselle bio.
    -Compléter à 5 L avec de l’eau de source ou de pluie, ou à défaut avec de l’eau plate (la moins chère) achetée au super marché en bonbonne de 5 L.
    Bien mélanger et vaporiser dessus et dessous les feuilles.
    J’ai parfaitement contrôlé le mildiou en 4 traitements depuis le début juillet. Je n’ai eu que très peu d’attaques à ce jour.
    J’ai encore beaucoup de belles tomates a cueillir.
    Bonne journée à tous.
    Yves

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    • Bonjour Yves,
      je souhaiterai vous contacter pour avoir des renseignement sur les traitement à base de teinture d’iode.
      Je précise juste que je suis viticulteur en bio et que je recherche des produit naturel qui pourraient m’aider à lutter contre l’oidium le mildiou et le black rot.
      Patrick

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      • bonjour Yves , bonjour Patrick
        je suis intéressé par vos discussions concernant la teinture d’iode . je suis maraicher bio aussi et aurait voulu savoir vos dosage a l’usage agricole car 50ml pour 5l d’eau. cela me fait 5litre de teinture pour 500 litre à peu près . N’y a t’il pas un risque de brulure sur la pomme de terre. enfin je sais la teinture d’iode est autorisé seulement pour le soin des animaux mais sur les plantes je ne trouve rien. ( Patrick est peut être plus au courant?)
        sinon concernant le bicarbonate j’ai pu radicalement bloqué du mildiou sur de la tomate mais le feuillage semblait trop asséché quand même !
        j’attends vos réponses avec impatience !
        Cédric

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          • Salut Gilles.
            Exact, ce n’est pas autorisé en Bio.
            Désolé, mais je ne suis qu’ un particulier avec un petit jardin de 65 M² et qui ayant quelques modestes connaissances en chimie et biochimie tente d’en faire profiter tous ceux qui refuse à des degrés divers le recours systématique aux produits de synthése de la chimie organique.
            Meilleures et amicales salutations.
            Yves.

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        • Salut Cédric.
          Je suis conscient que l’emploi de l’iode (symbole chimique I dans la classification de Mendelev) qui appartient à la classe des halogènes comme le fluor, le chlore et le brome c’est un peu déconcertant. O.K. mais je rappelle que la Bétadine, composé iodé est utilisée en médecine pour désinfecter le corps humain avant une opération. Alors, si ça « marche » avec l’humain, pourquoi ne pas s’en servir avec le végétal ?
          Je précise que je suis un ancien chimiste et un peu biochimiste à la retraite.
          Comme je l’ai déjà dit, j’ai eu de bons résultats sans aucune brulure. Il faut savoir que l’iode est très sensible aux U.V. et à la chaleur et qu’il s’évapore assez vite de la surface où il se situe.
          Si tu redoutes d’utiliser 5 l de teinture d’iode pour 500L de mélange, divise par 2 et n’emploie que 2,5 L de teinture d’iode, qui je le rappelle ne contient que 50 g d’iode par litre de teinture. Observe le résultat au jour le jour et tiens-moi informé du résultat, car ça m’intéresse beaucoup étant un adepte du « moins possible ».
          Meilleures et amicales salutations.
          Yves

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      • Salut Vincent.
        Je réponds très tardivement et je te prie de bien vouloir m’excuser pource retard.
        Je ne peux pas te conseiller en viticulture bio, car je ne suis qu’un modeste amateur n’ayant qu’un tout petit jardin de 65 M².
        En revanche, j’habite dans le vignoble des Cotes de Nuits en Bourgogne et je ne peux que t’inviter à prendre contact avec Arnaud de Villaine co-gérant du prestigieux Domaine de la Romanée-Conti qui est un passioné de la bio-dynamie et qui pourra te conseiller sur des pratiques culturales en bio.
        Meilleures salutations.
        Yves

        Note de Gilles : je ne peux publier des coordonnées personnelles sans l’autorisation de la personne concernée… si tu les souhaites Vincent, je te les communiquerais en privé

        Répondre
  39. Bonjour à tous,

    J’en suis désolé mais il m’est matériellement impossible de répondre à toutes les questions posées ici (et ailleurs sur le blog), notamment les plus complexes ou particulières…

    J’ai en effet déjà énormément à faire avec les membres de l’espace formation, qui sont de fait prioritaires.

    Sinon, j’en profite pour préciser qu’à ce jour, mes pieds de tomates se portent bien.
    Les premières récoltes n’étaient pas en avance, mais c’est parti ! On se régale enfin de délicieuses tomates fraîches.

    Bonne journée à tous
    Gilles

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  40. Bonsoir Gilles, je pensais que le tanaisie etait tres bien contre les pucerons, altise , pieride de choux?
    J’aimerai en semerce printemps pres de mes futur artichaud et pourquoi pas peut etre dans mes culture de haricots etc….
    Dans mon idéal comme j’ai pas de grand jardin c’est d’y associer des fleurs plus que utiles qui seront de bon repulsif du coup je continue a fouiner votre super blog!!
    une question les purins ont une durée de vie de combien de temps?
    Merci bonne soirée

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  41. Bonjour Gilles,

    Habituellement mes tomates sont cultivées sous serre et ne tombent pas malades, mais cette année de nombreuses pousses se sont spontanément développées un peu partout dans le jardin, où j’avais mis du terreau (sans doute quelques tomates tombées au sol en fin de saison l’année passée qui ont fini dans le tas de compost/herbe/ »déchets de jardin »).
    Première fois donc que j’ai affaire à un pied de tomate en extérieur. L’un d’eux a décidé de pousser sur une butte au milieu des fraises et des potirons, il semblait s’y plaire alors je l’ai laissé. Il allait bien jusqu’à ce que je l’arrose avec du PURIN DE PRÊLE dans l’idée de le prévenir du mildiou… et le lendemain il était malade ! Je pense que c’est ma faute, j’habite déjà une région humide et le fait de l’arroser (sûrement trop) alors qu’il pleut souvent a dû favoriser le développement du mildiou ou la sensibilité de ma plante.
    En curatif j’ai vaporisé une INFUSION DE SAUGE, je ne sais plus où j’ai lu que ça fonctionnait mais comme j’en avais un beau massif j’ai voulu tester. Avez-vous déjà entendu parler de cette méthode ou même essayé ?
    J’ai l’impression que la maladie ne se développe pas davantage, mais comme il m’arrive d’être absent.e plusieurs jours je ne surveille pas régulièrement la propagation. Sans traitement efficace, savez-vous à peu près combien de temps le mildiou met-il pour atteindre toute la plante ? (j’ai traité avec la sauge et une semaine plus tard j’ai retrouvé mon pied de tomate avec des fleurs, des petits fruits, des parties saines et d’autres atteintes, il me semble un peu malade mais loin d’être mourant)
    Aux premiers signes de maladie après avoir retiré les parties atteintes que je pouvais, j’ai aussi planté un bout de FIL DE CUIVRE dans la tige principale, proche de la base du pied. Connaissez-vous cette astuce ? Cela fait deux ans que je le fais systématiquement en préventif sur tous mes pieds de tomates et elles ne tombent pas malades (mais habituellement elles poussent en serre). Je n’ai jamais constaté d’impact négatif sur la floraison. Pensez-vous que cette méthode puisse comme ce que vous décrivez pour la bouillie bordelaise permettre au cuivre de s’accumuler dans le sol et avoir des conséquences néfastes sur les verres de terres ? (ce n’est qu’un petit bout de cuivre planté dans la tige, j’imagine que les particules qu’il produit ne peuvent pas aller bien plus loin qu’au bout des racines de la plante, et n’avoir qu’un impact négligeable… mais ce n’est qu’une supposition et j’aimerais avoir votre avis)
    Dernière question, j’ai retiré les parties malades, mais il me reste deux tâches sur la tige principale, je ne peux donc pas couper en dessous, mais serait-il possible de « gratter » la partie infectée pour retirer toutes les souches de mildiou ? Ou alors le champignon se répand-il dans toute la plante par la sève et ne se situe pas qu’au niveau des tâches ?
    (c’est par curiosité, je ne vais pas tester de « gratter » tant que ma plante reste bien portante)

    Je vous remercie pour la lecture de ce long message, et pour votre blog riche d’information !

    Bonne journée à vous

    Répondre
  42. Bonjour à tous,

    Comme la plupart de mes amis jardiniers belges, le mildiou a décimé toute ma production de pommes de terre.

    Tous mes pieds de tomates ont également été touché. J’ai patiemment enlevé toutes les feuilles atteintes par le mildiou et j’ai pulvérisé ensuite avec du bicarbonate de soude. De plus, une fois par semaine, tôt le matin, je pulvérise un mélange d’extraits d’ortie, consoude, prêle et fougère. L’idée étant à la fois de protéger et de renforcer les plants. Je n’enlève jamais les gourmands afin de limiter l’entrée des maladies. Enfin, pour les pieds de tomate dont les tiges étaient aussi atteintes, j’ai eu l’idée d’entourer les parties atteintes avec des feuilles de consoude avec l’espoir d’arrêter la propagation du mildiou sur la tige. Travail de fourmi, certes, mais qui semble payant. Tous mes pieds de tomate portent des fruits et il semble que la propagation du mildiou soit stoppée.

    Gardez l’espoir.

    Merveilleuse journée à tous.

    Répondre
  43. bonjour,
    merci pour vos conseils, j’ai tout de même une question supplémentaire
    j’ai vu il y a 1-2semaines que mes plants de tomates cultivés en serres étaient atteint du mildiou
    Comme vous, grande desolation, j’ai traité à la bouillie bordelaise et purin d’orties, j’ai enlevé les premieres parties touchées, et retraité mais rien y fait la maladie se propage de jours en jours
    je me suis fait une raison pour la recolte de cette année, mais que dois-je faire pour l’année prochaine? ma serre ne fait que 8m²je ne sais pas faire de rotation
    comment des plants cultivés en serre peuvent etre contaminés?
    un grand merci
    bien à vous jessica

    Répondre
  44. Bonjour et d’abord, merci pour votre site 🙂 c’est une mine d’or !

    Ici c’est l’hécatombe… c’est la première année que ça m’arrive et je ne sais plus où donner de la tête. Tout mes plants hors serre sont atteints mais on dirait que ça c’est stoppé avec la chaleur des derniers temps y’aurait il un espoir… je l’espère !! J’ai traité un peu avec bicar et savon noir mais l’invasion a été tellement rapide, il faut dire qu’avec toute la pluie qu’il est tombé… bref, questions : est ce que les plants vont continuer à donner ? Et est ce que les tomates seront bonnes du coup ?

    Et puis mon soucis est que j’ai un mini jardin donc difficile de planter ailleurs l’année prochaine :/ je suis un peu dépitée. Mais bon il fallait bien que ca m’arrive une année :p

    Une jeune jardinière qui apprend tous les jours 🙂
    Merci! Belle soirée 🙂

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        • Quand l’exceptionnel devient la norme… de plus en plus difficile la vie de jardinier !
          Face aux aléas climatiques, il devient je pense essentiel de diversifier un maximum les variétés mais aussi les modes de culture, d’effectuer des semis et plantations échelonnés… assurant ainsi une certaine production quoi qu’il arrive… ou presque (je pense notamment à ceux qui ont vu leur jardin complètement inondé ce printemps).
          Je te souhaite également une belle journée

          Gilles

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          • Bonjour,
            très intéressantes toutes ces discussions! 🙂

            Personnellement cultivant sur buttes paillées ou recouvertes avec tout autre végétal, en Belgique et pour la première année, j’ai eu du mal avec mes tomates
            et certaines variétés de pommes de terre mais …
            Pas toutes et un beau résultat avec les blettes (poirées), arroche, céleri livèche, sariettes, haricots, petits pois, choux palmier, capucines, bourraches énormes, roquette, … J’ai un peu échelonné, mélangé les variétés. J’ai quand-même un beau et « gustatif » résultat! Je dois dire que j’ai bien eu du mal au début avec toutes ces pluies et températures basses, notamment les courges, maïs au semis.

            Je ne met pas de compost, j’ajoute juste mes déchets de cuisine directement sur les buttes.

            Les plants de tomates et pommes de terre touchés par le mildiou, je les remet sur la butte, et en plus, l’année prochaine, je les planterai au même endroit. Je fais beaucoup d’expérimentations 🙂

            Avez vous déjà écouté les cours de jardinage des fraternités ouvrières? C’est très intéressant!
            https://fraternitesouvrieres.over-blog.com/2015/03/cours-jardinage.html

            Bonne soirée!

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  45. Bonjour Gilles,

    Je reviens à vous car dans une précédente remarque, vous me disiez que les serres pour particuliers ne possédait pas assez d’aerations, si j’ajoute des aérateurs, du style grille d’aerations dans une ou des vitres, ne pensez vous pas qu’il y a un danger lors de grand vent……en ce moment, le mildiou sur les plants de tomates est toujours présents, mais à l’air contenu….espérons….pulvérisation de solution au bicarbonate de soude, arrosage au purin de consoude, le purin de prêle est en train de se faire et j’ai fait une pulvérisation à l’huile essentielle d’origan. L’aération est au maximum de ce que je peux faire, porte grande ouverte et châssis de toit aussi, mais au petit matin, les feuilles des plants de tomates sont quand même trempés(?)….vaut-il mieux pailler, mettre un tissus spécial sur le sol, ou rien ? Merci beaucoup pour vos conseil.
    Jo

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    • Bonjour Jo,

      Vos observations confirment que votre serre manque d’aération (mais ce n’est pas une généralité; bien que ce soit en effet souvent le cas).
      Ajouter des ouverture peut être une solution. Mais celles-ci doivent aussi pouvoir se refermer (notamment si une tempête est annoncée)
      Le paillage est de toute façon une bonne chose pour éviter les projections de terre sur le feuillage (arrosage ou pluie), mais cela n’est pas suffisant pour se prémunir du mildiou.

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      • Bonjour,

        Ce peut être, car j’ai eu le même problème malgré une aération suffisante, la conjonction d’un arrosage important avec un différentiel de température entre l’extérieur et l’intérieur de la serre.

        En d’autre mot, de la condensation. Belle journée

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        • C’est bien de condensation dont on parle Christophe (voir plus haut),
          Mais si l’aération est réellement suffisante, la différence de température reste justement raisonnable, et il n’y a pas de condensation… Ajoutons que les plants éventuellement humides sèchent aussi beaucoup plus vite.

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  46. Bonjour,

    Comment pulvériser le bicarbonate sans bruler les fleurs.
    Suite au magnifique temps, j’ai pulvériser deux fois mais les fleurs ont brulé.

    Je ne vois pas comment pulvériser le feuillage en évitant les fleurs.

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      • Merci,

        Avec les gourmands on a des fleurs au bas du plats aussi.

        J’ai comme l’impression qu’il faudrait trouver un moyen d’arriver à un plant avec assez de fleurs fécondées avant d’utiliser le bicarbonate. Sinon ça reste quand même compliqué pour la Belgique car on doit traiter déjà en juin et à ce stade peu de fleurs sont fécondées.

        Bonne réflexion et récolte à tous.

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        • oui, chez moi aussi il y a un peu de fleurs sur les gourmands plus bas… certaines sont brûlées ; mais celles du haut sont alors tout de même préservées, assurant une belle production.
          Du coup, les gourmands servent plus à la photosynthèse, un peu moins à la production

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  47. Bonjour Gilles ,
    je decouvre ton site en cherchant des solutions sur le mildiou
    mes pdt sont ravagées depuis une semaine alors que nous avions traité avec de la bb 3 jours avant . principalement sur de la charlotte . j’ai prelevé un pied pour voir . les pdt n’on rien mais pas encore à maturité (70 jours ) j’hesite à raser les feuilles
    qu’en penses tu
    j’habite Limoges

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    • Bonjour,

      C’est également ce que j’ai fait pour ma dernière plantation de pommes de terre (cela peut éviter une propagation rapide aux tubercules…)
      J’ai récolté quelques pieds pour voir… tout va bien, donc je laisse encore en terre. Je continue également quelques traitements au sol à la prêle.
      La récolte future devra être surveillée de prêt pour éliminer rapidement les quelques tubercules qui ne manqueront pas d’être atteints par le mildiou (tâches brunâtres et pourrissement rapide).

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  48. Gilles,

    TAILLE de la tomate : pour ma part, je taille les tomates en serre, mais il y a taille et taille… Et ici en Limousin, à cause du climat, une taille douce permet d’augmenter les rendements. Mais effectivement, tout dépend de la variété et du terroir.

    MILDIOU de la pomme de terre : j’ai abandonné certaines variétés type Ratte ou Institut de Beauvais à cause de leur hypersensibilité à cette maladie chez moi. Aujourd’hui je cultive et développe une excellente variété précoce au goût noisette qui est 100 % RÉSISTANTE AU MILDIOU. Et c’est bien agréable…

    Belle journée

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  49. Bonjour Jean-Marie,

    Ne pas tailler les plants limite les portes d’entrée de la maladie, mais en effet, dans dès conditions telles que celles de cette année, ce n’est pas suffisant.
    Pour ce qui concerne le maintien des plants, il faut faire preuve d’imagination :
    – certains entoure les jeunes plants d’un coffrage en grillage;
    – d’autres, comme moi, se contentent, au fur et à mesure du développement, de relier (avec du raphia) les nouvelles pousses soit à la tige centrale soit à d’autres tiges.
    Ce n’est pas parfait car cela s’écroule plus ou moins sous le poids des nombreux fruits… mais si la production est là peu importe.
    – d’autres enfin laissent carrément le plant s’étaler à terre (possible en serre mais très risqué en extérieur).
    Bonne journée,
    Gilles

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      • Bonjour Gilles.
        J’ai suivi tes conseils de ne pas tailler les tomates afin d’éviter la contamination de mes plants. Pour ceux dans la serre pas de soucis par contre ceux en extérieur cela n’a pas fonctionné mais vue l’année, cela n’est pas surprenant. Mon interrogation concerne le tuteurage des plants devant le développement exubérant de la végétation. Comme avant, j’ai attaché une ficelle au pied du plant, elle passe au dessus d’un fil de fer en haut de la serre puis je fais un nœud coulissant pour ajuster la tension de celle ci. Mon problème viens du développement de nombreux pousses. Comment fixer toute cette végétation sans abimé la végétation et surtout les nombreux bouquets de fleurs ?
        Merci d’avance pour ta réponse et merci pour tes nombreux conseils.
        Jean-Marie

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  50. Bonjour.1er potagé pour moi cette année.Mes pommes de terres ont le mildiou,pour l’instant juste les feuilles sont atteintes je les enlèvent au fur et a mesure mais a cette vitesse là dans quelques jours il n’y aura plus de feuilles.Toutes mes pommes de terres n’ont pas encore fleuries.Puis je récolté quand même ?
    Merci

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  51. Bonjour,

    oui, ici en Belgique c’est la catastrophe. La météo (vent, pluie+températures autour de 15-16°c )de cette anné ne permet pas assez de temps sec longtemps pour les tomates et pommes-de-terre. Je cultive (dehors sans protection)pour ma première année en Belgique,
    ça allait jusqu’à maintenant le mildiou était limité mais maintenant, il fait un retour en force! Les tiges sont atteintes et donc j’ai dû enlever plusieurs plants de tomates et pommes de terre. J’ai fait comme vous, pour les pommes de terre, je les ai récoltées et en ai laissé quelques unes en terre, on verra bien.

    C’est vraiment désolant …
    (sans parler des limaces qui sont apparues en masses avec cette météo, elles se sont délèctées des plants de pommes de terre,
    je suppose que cela a dû favoriser l’entrée du mildiou aussi.)

    Sinon, j’avais encore quelques pommes de terre à planter fin juin.
    Je teste. Mais bon, si la météo reste la même et avec mes foyer de mildiou présents … J’ai bien peur que ce soit la catstrophe.
    Même avec des traitements naturels.

    A noter que je suis pratiquement tout le temps dans mon jardin et potager, j’enlève les parties contaminées dès que j’en vois.

    Il paraît que les plans contaminés émèttent des sécrètions défensives par leurs racines, et donc l’année prochaine, je vais re-tenter de planter au même endroit, mais peut-être avec une protection pour la pluie.

    Que d’expérimentations, d’observations et de … Constatations:
    positives et négatives!

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  52. Ça y est, le mildiou commence dans la serre …..j’ai retiré les feuilles atteintes et je pense pulvériser avec l’extrait de tanaisie que j’ai fabriqué l’an dernier sur vos conseils….qu’en pensez vous ? Nous habitons la belgique, t° moyenne 15° le matin….humidité énorme, et des que le soleil arrive : orage et temps humide et très lourd, bref l’idéal pour le mildiou….nous sommes désolés ….
    Jo

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    • Bonjour Jo,

      La tanaisie est un insectifuge: A ma connaissance cette plante n’a pas d’intérêt pour protéger du mildiou…
      Dans une serre, on ne doit pas avoir de problème de mildiou si l’on aère suffisamment (en fait à cette époque de l’année, la serre doit être grande ouverte en permanence pour éviter la condensation et donc une humidité importante)

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      • En fait la serre est toujours ouverte et aérée par une moustiquaire toujours mise à cause d’invasion de merles curieux et de chats errants….les fenêtre de toits, toujours ouvertes aussi, sauf quand il pleut à verse (c’est le cas tous les jours chez nous depuis 1 mois….) et aussi par vent fort (c’est aussi malheureusement le cas pratiquement tous les jours…), pour l’instant, j’enlève les parties malades et j’enlève le feuillage inutile, je vais traiter, comme vous le conseillez, au bicarbonate de soude et purin d’ortie/consoudes qui poussent abondamment chez nous(on ne peut pas avoir tous les malheurs !). je pense bien aussi avoir repéré des prèles dans la belle nature qui nous entoure. j’ai relu votre article sur la tanaisie et je vois que la décoction de tanaisie est bonne en traitement préventif du mildiou, j’y penserai l’an prochain….
        merci pour vos précieux conseils.
        jo

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        • En fait c’est la macération de fleurs de tanaisie qui est recommandée en préventif contre le mildiou… j’avais oublié cette propriété car non confirmée par ma propre expérience.
          De mon côté, après avoir nettoyé les pieds des parties malades, j’ai effectué, depuis la parution de cet article, 2 traitements combinés à 4 jours d’intervalle (bicarbonate, ortie, consoude, prêle) et à ce jour les plants continuent leur croissance sans nouvelle atteinte… je vais en effectuer un autre ce soir;
          Les premiers fruits seront récoltés dans les jours qui viennent.
          Pour l’aération, concernant les serres de petite taille, les aérations prévues ne sont pas toujours suffisantes… en fait, si au petit matin, il y a de la condensation et donc de l’eau ruisselant sur les cultures, c’est un problème.

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  53. Ça y est, depuis quelques jours il s’installe sur mes pieds de tomates en Poitou-Charentes… J’ai protégé mes tomates en arrosant avec du purin d’ortie dilué et même enfoui de l’ortie fraiche au moment de la plantation mais la météo tellement humide n’en a que faire !
    J’ai de la prêle en décoction et je me demandais si une pulvérisation est bienvenue, vu la fragilité déjà installée par le mildiou sur les feuilles ?

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      • Merci pour votre réponse,
        j’ai déjà enlevé toutes les parties atteintes et c’est parti pour les pulvérisations ! (heureusement que j’avais un peu de prêle en réserve !)

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  54. Bonjour Gilles,

    Ici, pas encore beaucoup de mildiou.
    Je pense que les températures très fraîches du mois de juin (on a rallumé la cheminé!) ont limité son développement.
    Mais c’est maintenant qu’il va arriver donc je commence les traitements préventifs au bicarbonate.

    Une question : est-ce que les aubergines peuvent être atteintes par le mildiou?

    A bientôt!

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  55. Bonjour Gilles,
    Tout comme Damien : pas de mildiou pour l’instant. Il faut dire que j’ai mis mes plants en terre assez tardivement à cause de la pluie un peu trop présente.
    Allez on va y croire !

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  56. C’est mon premier commentaire alors tout d’abord bravo pour votre site que je consulte régulièrement 🙂

    J’ai démarré mon potager cette année donc je suis complètement débutant mais pour le moment pas de mildiou, on va dire qu’il s’agit de la chance du débutant 😉 pourtant je pense que j’ai fait l’erreur de trop serrer mes plants de tomates comme mes plants de pomme de terres, ça commence à ressembler à une vraie jungle.

    Cela dit j’imagine que d’être parti d’une zone qui était engazonnée pendant les 30 dernières années, de ne pas avoir taillé mes pieds de tomates et d’habiter plus nord (50km au nord de Lyon) limitent pour le moment la maladie. Mais il est vrai que je scrute le ciel et le thermomètre avec une petite pointe d’angoisse au moindre nuage gris 😉

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