Potager, mes ratés en 2020

Réussir toutes ses cultures d’une saison complète est très rare.

Tout jardinier connait quelques ratés, moi y compris.

Dans un potager naturel, les causes d’échecs peuvent être diverses : temps, ravages animaux ou maladies, mauvaises façons de procéder, manque ou excès d’eau, manque ou excès de fertilisation, blocage du sol…

L’important est alors de se poser, en fin de saison (comme je le fais là en direct avec vous).

Puis de déterminer et analyser les causes de ces échecs…

Et bien sûr, en tirer des enseignements pour l’année suivante.

Car c’est ainsi que l’on progresse !

On appelle cela l’expérience…

Bon, allez, on y va pour mes ratés.

Les cultures potagères ratées en 2020

L’ail

Cette année ma récolte d’ail a été lamentable.

C’est pourtant une culture que je réussis habituellement très bien !

Les têtes sont restées petites et se sont à peine divisées…

La cause “visible” a été une attaque de rouille, alors que les plants étaient encore peu développés.

La croissance des plants et le développement des têtes s’en sont trouvés fortement compromis.

Peut-être aurais-je pu freiner le développement de la rouille, avec des traitements au bicarbonate de soude par exemple ?

Je ne l’ai pas fait, faute de réactivité (en d’autres termes… c’est de votre faute ! trop occupé que j’étais au printemps à préparer des choses pour vous…).

Mais la véritable cause est à chercher ailleurs.

Et je la connais.

Ou plus précisément, je connais les 2 causes :

Mes semences

Chaque année, une partie de ma récolte est destinée à la plantation.

C’est une bonne chose.

Ainsi, la semence s’adapte à nos conditions de culture (climat, sol) et devient plus résistante…

Jusqu’à un certain stade…

Car, à un certain moment, les semences dégénèrent.

J’avais d’ailleurs pu en observer les prémices l’an passé, notamment, déjà, par une (légère) attaque de rouille en fin de saison.

C’était un signe.

J’aurais dû alors renouveler mes semences d’ail, pour repartir sur quelque chose de plus sain.

Je ne l’ai pas fait (par souci d’économies)…

Mais évidemment, c’est fait pour cette année.

J’ai acheté de nouvelles têtes d’ail bio pour ma nouvelle plantation, déjà en place depuis quelques jours..

La période de plantation

Habituellement, je plante mon ail à l’automne…

Et, comme je le disais plus haut, je suis en général très satisfait de mes récoltes.

Mais cette année, rien n’était prêt à l’automne (donc en réalité l’an passé, en automne 2019), encore une fois à cause de vous !

J’ai donc planté mon ail en fin d’hiver…

Avec les résultats que l’on connait.

Si j’avais fait ma plantation à l’automne, comme d’habitude, la rouille aurait sans doute quand même sévi (la faute aux semences)…

Mais cette attaque aurait alors eu lieu sur des plants déjà bien développés.

Et la rouille n’aurait alors eu que peu de conséquence sur la récolte.

Bon, cette année, je suis prêt…

Vous ne m’y reprendrez plus !

Les haricots

Cette année, j’ai décidé de semer des haricots à rames (alors que je cultive normalement plutôt des haricots nains).

Outre bien entendu les récoltes de haricots (que j’espérais abondantes), l’objectif était principalement de créer des zones ombragées (derrière la culture de haricots) pour en faire bénéficier en particulier des salades (enseignement des étés caniculaires précédents).

Sachant qu’une rame met du temps à se développer, j’ai semé ces haricots assez tôt dans la saison, vers la mi-avril (normalement, je ne les sème qu’à partir de la mi-mai).

Mal m’en a pris…

Le début du mois de mai fut fortement pluvieux et plutôt frais chez moi.

Or le haricot apprécie une certaine chaleur du sol.

Ce n’était pas le cas.

Le début de croissance a alors été fortement compromis…

Et, de ce fait, toute la saison (un bon développement en début de culture étant d’une importance capitale pour la suite de la culture).

Certains grains ont même pourri en terre… je les ai remplacés, assez tardivement du coup.

Bon… j’ai bien fait quelques récoltes pendant l’été… mais pas de quoi faire mes habituelles conserves pour l’hiver…

Un échec donc.

Quel enseignements en tirer ?

Rien ne sert de semer trop tôt les haricots… même si je referai probablement des haricots à rame l’an prochain, j’attendrai la mi-mai pour les semer…

Les navets

Bon, il s’agit d’un légume finalement peu apprécié chez moi…

J’avoue avoir délaissé cette culture : à peine quelques arrosages, pas d’entretien…

Et, vu la canicule en été, il n’y aura tout simplement pas de récolte.

Quelle leçon en tirer ?

Ne cultivez que ce que vous aimez !

Le persil

Je me suis aperçu, au printemps, que je n’avais plus de semences de persil.

Par facilité, j’ai donc simplement décidé d’acheter 3 plants de persil à la coopérative agricole (bon aujourd’hui, c’est plus une jardinerie qu’autre chose…) proche de chez moi.

3 beaux plants !

Je les ai mis en terre rapidement…

En 4 ou 5 jours, ils avaient totalement “blanchi”…

Et sont morts quelques jours après !

Les plants achetés en jardinerie, c’est de la merde !

Ils végètent des semaines en pépinière, puis sont boostés aux engrais chimiques, jusqu’à qu’un couillon comme moi, les trouvant beaux, les achète…

Bon, je le sais pourtant.

On ne m’y reprendra plus !

Les plants qui vont dans mon jardin, ce sont des plants que je produis moi-même (soit en pépinière, soit en semis directs), ou éventuellement ceux d’un (ex) collègue maraîcher bio… mais plus jamais des plants de jardineries !

Voilà pour les échecs.

 

Il y a eu aussi quelques cultures aux résultats mitigés…

Les cultures mitigées en 2020

Les pommes de terre

Tout comme pour l’ail, chaque année, je conserve une partie de ma récolte comme semences.

Mais ces semences “maison” commencent vraiment à dater.

Et les variétés dégénèrent…

Récoltes assez moyennes donc.

Je renouvellerai mes plants de pommes de terre cette année.

Les fèves

Là aussi, je n’étais pas prêt à l’automne, période à laquelle je sème les fèves…

Je les ai donc semées en fin d’hiver…

Avec des récoltes moyennes, comme à chaque fois que je sème à cette période.

Les aubergines

On en a récolté suffisamment.

Mais, avec la canicule, les fruits ont eu beaucoup de mal à mûrir (le mûrissement est stoppé quand il fait trop chaud…).

Les choux

Les premiers semis de choux, notamment des choux rouges, effectués en avril, sont très beaux (une partie a d’ailleurs déjà été consommée).

Il n’en va pas de même pour les semis effectués en mai.

A peine mis en terre (à partir de la mi-juin), ils ont souffert de la canicule…

L’an prochain, il faut absolument que j’ombrage au maximum les cultures de choux, tout comme je le fais pour les salades.

 

Allez, passons aux réussites…

Les cultures potagères réussies en 2020

Les oignons et les échalotes…

J’ai récolté de superbes oignons, ainsi que de très belles échalotes…

Avec un stock suffisant pour tenir jusqu’au printemps prochain

Les radis

De belles récoltes pendant tout le printemps.

Pour cela j’effectue des semis réguliers tous les 15 jours environ au printemps… et je les arrose au moins tous les 2 jours.

Notez qu’il y a bien longtemps que je n’essaye même plus d’en cultiver en été… ils durcissent bien trop vite !

Les petits pois

Nous nous sommes régalés de petits pois pendant une bonne partie du printemps…

Les tomates

Bon, j’ai hésité à les mettre en “cultures mitigées”…

Car les tomates sous serre ont terriblement souffert de la canicule très longue cette année (en général, on a une semaine autour de 40°C chez moi… mais là on en a eu 3… au bas mot).

Malgré une aération maximale de la serre, les plants ont en partie “cramés” sur pied…

Mais globalement, ma culture de tomates est quand même une réussite.

Même si les tomates ont parfois eu un peu de mal à mûrir (elles n’y arrivent plus en gros au-dessus de 35°C), les plants en extérieur ont bien donné… et donnent encore.

De belles récoltes donc, largement suffisantes pour ma consommation familiale, des conserves, et même en donner…

Le paillage, en permettant de garder quand même une certaine fraîcheur dans le sol, est probablement pour beaucoup dans cette réussite.

Les concombres

La variété maraîchère (le Généraux) que je cultive depuis longtemps a bien donné en fin de printemps/début d’été mais a ensuite vraiment souffert de la canicule… la récolte a été écourtée.

Mais je cultive également des Rollison’s Telegraph, une variété ancienne précoce… qui produit beaucoup plus longtemps que la plupart des variétés (chaque plant a donné pendant plus de 3 mois !) et ce sans que les concombres deviennent amers (malgré plusieurs absences pendant l’été, et sans arrosage à ces périodes, de gros concombres sont restés très doux).

Je crois que je vais cultiver uniquement cette variété dans les prochaines années (bon, je dis ça tous les ans… mais à chaque fois je sème quand même quelque “Généreux”).

Il y a aussi les concombres du Kenya (Kiwano), un fruit très particulier, plein de graines, que ma fille adore (pas moi)… mais là elle n’en peut plus (3 pieds ayant donné plus d’une trentaine de concombres).

Les courgettes

Qui veut des courgettes ?

Avec 3 plants, et même en faisant des conserves… je n’arrive pas à suivre.

Comme d’habitude… trop de courgettes… y’a un moment où on en peut plus !

Tiens, une petite “astuce” au passage : en fin de saison (pas avant, sinon, ce sera au détriment de la production), laissez quelques courgettes grossir et arriver à totale maturité sur pieds… ces fruits se conserveront beaucoup plus longtemps que les petites courgettes (certes meilleures), un peu comme des courges. Vous en aurez alors à disposition pour des périodes où on est moins saturés…

Les salades

Là aussi, malgré la canicule, je récolte de belles salades depuis le printemps… et j’aurai de quoi faire cet automne et même cet hiver…

Bien entendu, les laitues d’été ont été cultivées à l’ombre de tomates, ou des haricots à rame… sans quoi elles n’auraient pas résister aux canicules durables et seraient probablement montées à fleur très précocément…

Et je fais des semis environ toutes les 3 semaines…

Les courges

Potimarrons, butternut… en stock pour l’hiver

Les melons

Le problème, c’est qu’ils murissent tous en une quinzaine de jours…

Bref, on en a eu trop.

Les poivrons

Nous avons consommé des poivrons verts pendant tout l’été…

Et consommons maintenant de délicieux poivrons matures (rouges et jaunes)…

Quelques ratatouilles maison (donc avec courgettes, tomates, aubergines, poivrons, ail, oignons) sont en conserve.

Les physalis

3 plants… et de quoi régaler ma fille.

Les physalis donnent encore…

Petite remarque au passage (valable aussi pour les autres légumes fruits) :

j’ai gardé l’un des 3 plants de physalis en (grand) pot.

Pot que j’ai mis à l’ombre, près de la maison (afin de pouvoir y picorer facilement)…

Mais c’est un endroit mi-ombragé… 

Le plant s’est développé de façon exubérante (presque 2 mètres de haut !)… mais seulement 3 fruits s’y sont formés…

Comme les autres légumes fruits, les physalis ont besoin d’un bon ensoleillement pour donner des fruits…

C’est donc un dilemme…

Avec le réchauffement climatique et les canicules qui n’ont plus rien d’exceptionnelles, on pourrait être tentés d’ombrager les légumes fruits… mais, par manque d’ensoleillement, ce serait forcément au détriment de  la fructification…

J’ai ainsi fait, à plusieurs reprises, des essais de culture de tomates à mi-ombre… qui n’ont rien donné.

Et j’ai pu voir quelques vidéos qui confirmaient cela…

Les carottes

Bien que mon dernier semis de début juillet ait eu de grosses difficultés à se développer (encore la canicule… un dernier semis à ombrager l’an prochain peut-être ?), nous aurons des carottes à manger pour l’automne et l’hiver…

C’est donc pour moi une réussite.

Les poireaux

De beaux poireaux, indemnes d’attaques de vers (teignes) ou mouches (mineuses) du poireau…

En quantités suffisantes pour tenir jusqu’au printemps prochain.

Super !

Les céleris-rave

Les céleris-rave continuent de grossir tranquillement…

Les betteraves

Des betteraves à disposition depuis plusieurs semaines… et pour l’hiver.

Les blettes…

Quelques plants de blettes nous donneront suffisamment de côtes pour l’automne et l’hiver.

 

Bon, j’oublie très certainement quelques cultures… mais l’essentiel est là.

Ah oui…

Mes semis de mâche et épinards démarrent bien… à suivre.

Le bilan de mon année potagère

Soyons clairs : les enseignements que je tire de mes échecs ne sont là qu’à titre d’exemple.

N’en tirer aucune conclusion hâtive chez vous !

Non.

Vous devez vous-même analyser vos propres échecs, à la lumière de vos conditions de culture (je peux éventuellement vous y aider en accompagnement personnalisé, si vous le souhaitez, et afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs l’an prochain).

Mon bilan alors ?

Commençons par affirmer que le réchauffement climatique en cours, caractérisé notamment par des périodes caniculaires de plus en plus fréquentes (c’est tous les ans chez moi) et longues, implique de s’adapter.

L’ombrage est une solution pour certaines cultures… c’est plus compliqué pour les légumes fruits, pour lesquels un certain ensoleillement est quand même nécessaire.

Cela dit, même si j’ai connu quelques déceptions, comme tous les ans, le bilan de mon année au potager est globalement positif.

J’ai des (bons) légumes à consommer pour toute l’année et de quoi en donner un peu… et c’est bien là mon objectif.

Mais l’intérêt de cet article est ailleurs (vous vous en fichez pas mal de savoir que j’ai des légumes pour l’année !).

Ce que j’aimerais que vous en reteniez, peut se résumer ainsi :

“Nos échecs découlent toujours (ou presque) d’une erreur de notre part”.

Erreur d’appréciation (par exemple, des apports inappropriées sur un sol donné… ce qui est très fréquent), erreur au niveau de l’organisation, réaction inappropriée…

Les causes réelles (ne vous cantonnez pas aux causes “visibles”) peuvent être nombreuses et variées…

Alors, chaque année, essayez d’analyser au mieux les causes profondes de vos échecs pour en tirer des enseignements positifs pour l’année suivante

C’est ainsi que vous progresserez vraiment (plus encore que par la lecture de mon guide pratique… même s’il constitue une bonne base pour faire le moins d’erreurs possible).

 

J’espère enfin que vous ne m’en aurez pas trop voulu de vous rendre responsable de certains de mes ratés… c’était de l’humour (avec une part de vérité… le blog me prend beaucoup de temps) !

 

Comme d’habitude, vos commentaires sont bienvenus !

Alors n’hésitez pas à partager plus bas vos échecs de l’année, mais également vos réussites…

 

 

35 commentaires au sujet de “Potager, mes ratés en 2020”

  1. Bonjour,
    Très intéressant et instructif !
    J’essaie de faire mes graines moi même depuis l’année dernière et je n’avais jamais pensé à la dégénérescence. Ce qui est pourtant logique : moins il y a de plants qui donnent des semences, plus la diversité génétique est faible et donc l’adaptabilité, ce qui est une cause d’extinction des espèces en voie de disparition !
    Pour palier à ce problème, pourquoi ne pas renouveler chaque année 1/4 des portes graines ? (plutôt que tout d’un coup ?)
    Ainsi, les plantes s’adapteraient au sol et au climat local mais sans pour autant perdre toute leur diversité génétique ?
    Qu’en pensez-vous ?

    Répondre
    • Bonjour Alice,
      Désolé, mais j’ai du mal à saisir votre raisonnement…
      Chaque année, ce sont de nouveaux porte-graines (en tout cas pour des cultures annuelles).
      Mais vous avez raison sur le fond : plus on a de plants porte-graines, mieux c’est.
      Et donc, pour plus de diversité génétique, on pourrait en effet envisager de semer chaque année des semences issues de récoltes de graines de plusieurs années (plutôt que des graines de la même année).
      L’idée me semble à priori intéressante… mais j’avoue ne pas être suffisamment compétent en la matière pour vous en dire plus.
      Cordialement,
      Gilles

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  2. Bonsoir, merci à vous pour vos conseils
    J’ai démarré l’expérience en permaculture dans la region Bordelaise cette année. Les cultures ont vécu leur vie libre. Je voulais connaitre leurs réactions au climat, à la terre et à mes modes de fonctionnements de totale novice. Je pense que l’expérience en stage est primordial avant la lecture d’un livre. L’échange direct prend à mon sens toute sa vérité car nous parlons de climat dans une région, de nature de terre bien évidemment et de savoir faire, comme vous l’expliquez si bien.
    Je suis dans la totale découverte dont je rêve depuis des années
    Vive la retraite et cette liberté de créer, d’apprendre et d’essayer
    La nature est généreuse (plus que beaucoup d’humain), alors apprenons…
    merci
    très sincèrement
    EB

    Répondre
  3. Merci pour toutes ces analyses, moi aussi j’ai eu beaucoup de ratés cette année dans mon potager. Pas grave, c’est comme cela que l’on apprend! J’avais pourtant bien démarré l’année en faisant appel à un équipe de pros pour déblayer mon jardin, enlever les encombrants et gagner de l’espace. Grâce à vos conseils, j’espère faire mieux cette année.

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  4. Bravo à tous, moi ma culture ce résume à un mot “catastrophe”, des plants magnifiques, des feuilles magnifiques, une plante splendide!! ben alors!!!!!!
    Rien, nada, que tchi pas de fruits, aucune tomate, aucune aubergine, aucune laitue, aucun radis, pas de patate, les aubergines ont aussi fait la gueule, les courgettes j’attends encore, aucune tomate, 3 framboises ouf!!, les betteraves rien que de belles feuilles, bref! le basilic est devenu beau oui!!
    Je me suis renseignée auprès de mon jardinier et il m’a fait une révélation électrochoc ! (j’ai fait le potager chez une mamie, nous devions partager la production…) près du potager se trouve une piscine et les bonhommes de l’entretien vidaient l’eau dans le potager donc le chlore était bien présent. Ignorant ce détail j’ai planté, bien entendu j’ai nourri la terre avec du fumier, des feuilles de la tonte du jardin car rien n’est traité, mais le résultat CATASTROPHIQUE, et en plus découragée comment nourrir cette terre si polluée depuis des années!!!va t elle reproduire?

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    • Oula, en effet heureusement qu’il n’y a pas eu de fruits…
      Les deux principales raisons pour lesquelles les plantes végètent : soit il y a trop d’azote (le fumier est très riche), soit la plante n’est pas assez stressée (pas d’eau pendant 1 semaine / coupure des extrémités…).
      A noter, quand il y a trop d’azote, les pucerons ont tendance à délaisser les plants qu’ils apprécient habituellement (capucine, absinthe…) pour ces plants ultra azotés

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  5. Merci Gilles pour votre article.
    Personnellement, une saison pas vraiment glop.
    Comme vous, je suis en Dordogne et nous avons souffert de la canicule.
    Mes échecs sont dus à la chaleur comme pour beaucoup et je vais remédier à cela en ombrageant l’année prochaine.
    Par contre, mon principal échec a été la proximité de deux arbres qui ont pompé toute l’énergie de mes légumes et fleurs en devenir. Donc, une récolte très bonne dans mes bacs et quasi nulle au sol à cause de ces arbres.
    J’ai remarqué et vous me l’avez confirmé que les semis qui restent trop longtemps en petites barquettes sont chétifs et ne donnent quasiment rien. Je serai plus vigilante l’année prochaine.
    Encore une fois, merci pour vos conseils précieux
    Catherine

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  6. En ce qui concerne tes physalis en pot qui n’ont pas donne, n’est-ce pas parce qu’il etait tout seul?. Par experience et apres verification, cette plante n’est pas auto-fertile contrairement au tomates et un seul plant ne fait que grandir, produire feuilles et fleurs qui tombent infertilisees. Isabelle.

    Répondre
  7. Merci pour vos “expériences” ! Cela fait plusieurs années que je fais des haricots verts “à rames”, je les démarrent en godets sous chassis froid en même temps que je sème ma première bordée de Haricots verts nains précoces (T° de nuit > 12°C). Je cultive ensuite en tipis avec 6 godets (quand il font 8 à 10 cm) par tipi de 1m x 1m. Celà me permet d’éviter le passage des campagnols et de bien les démarrer. Cet ombrage n’a pas été suffisant en 2020 pour avoir des laitues en plein été ! Cordialement. MLx.

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  8. Bonjour et merci pour ce blog que je suis régulièrement,
    Une petite astuce encore (trop) peu employée !
    Comme vous, j’ai eu beaucoup de courgettes et, pour éviter la saturation, je me suis lancé dans la lacto-fermentation (vous savez, le principe de la choucroute) et ses côtés bénéfiques pour la santé.
    Une réussite !
    Peu de travail
    Pas de stérilisation
    Courgettes qui gardent une certaine tenue (pas comme la congélation)

    En espérant que cela puisse servir à quelque uns !
    Bien cordialement
    Pierre

    Répondre
    • il y a toujours trop de courgette. Une autre solution est de les manger sans s’en rendre compte :
      la courgette est un légume très onctueux au goût pas trop prononcé, de fait, il remplace très bien le beurre ou les oeufs dans pas mal de recettes végan.
      C’est un collègue qui nous a fait goûter un gateau au chocolat, excellent, quand on a demandé la recette, on appris qu’il y avait de la courgette ! et pourtant, on a rien senti en mangeant, sinon que c’était délicieux !

      Dans ces astuces, il y a aussi la betterave pour limiter le sucre

      Répondre
  9. J’avais mis des pommes de terre germées de deux origines différentes, récupérées de notre consommation. Plantées, paillées, arrosées mais peu vu la paille puis, pour ménager mes forces, butées encore avec de la paille, et pas arrosées car le sol, malgré la chaleur, restait légèrement humide. Plants superbes. Puis le mildiou s’y est mis. J’ai fini par récolter des pommes de terre pour plusieurs repas au lieu de plusieurs mois. Par contre les tomates un peu plus loin, n’en ont pas souffert. Elles étaient paillées de tonte et paillis de lin. Les haricots non plus mais ceux à rames ont eu beaucoup de difficultés à pousser. En sept-octobre, j’ai semé des épinards mais rien ne sort de cela apparemment. Je me demande pourquoi.

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